Emploi : la Belgique de Charles Michel est dans les limbes.

Capture d’écran 2016-10-05 à 16.41.59Quand un gouvernement doit fouiller les fonds de tiroir pour trouver de bons chiffres à brandir au citoyen, c’est qu’il a un problème. Surtout si c’est une coalition qui a promis le changement et des « jobs, jobs, jobs ». Rappelez-vous : la « Suédoise » de Charles Michel allait nous transformer l’emploi belge très cher en travail compétitif, rendre les salariés faciles à engager, attirant ainsi les entreprises étrangères et favorisant l’exportation. Car oui, l’emploi est trop cher en Belgique, et non, les petites entreprises n’ont pas le moindre intérêt à engager du personnel. Mais surtout, quand on fait la promesse de révolutionner le monde du travail au prix d’une perte (relative ?) de pouvoir d’achat, il y a un moment où on doit montrer ses résultats. D’autant que les annonces de licenciements de ce début d’automne font peur. 

MR vampireDu coup, le MR a tant besoin de prouver par tous les moyens que la politique gouvernementale est productive qu’il en arrive à vampiriser les résultats des gouvernements précédents pour se donner bonne figure. Ainsi, ce twit du MR où le parti se vante de 12 trimestres de création d’emploi nette, alors qu’il n’est en place que depuis 6 ou 7 de ces trimestres et que ses mesures n’ont pu avoir d’effet avant deux ou trois d’entre eux ! Bref, tout fait farine au moulin pour prétendre qu’il y a un changement.

Alors qu’une évolution annuelle est la façon la plus crédible de présenter ses accomplissements, le gouvernement s’est donc employé à cumuler les années. Le besoin d’un tel cumul montre qu’il n’a pas de quoi ébouriffer le citoyen avec les chiffres sur un an. Ainsi, il brandit comme une belle réussite le fait d’avoir créé quelque 80.000 emplois nets depuis son arrivée au pouvoir. Soit en près de deux ans. En 2015, le gouvernement pouvait déjà se targuer d’avoir « créé »(1) 41.000 nouveaux jobs. Selon la BNB, Sur 2 ans pleins (du 2e trimestre 2014, sous Di Rupo) au 2e trimestre 2016), on est en fait à 83.000 emplois, dont 44.000 sur la dernière année— un léger mieux, sans plus.

On ne voit donc pas de grosse évolution (pour l’instant). Mais bien pire encore, ce chiffre ne tient pas compte de l’accroissement de la population. Et il n’est comparé au résultat d’aucun autre pays. Or, si l’on veut connaître sa performance, il faut la comparer aux autres.

Voyons par exemple le taux d’emploi dans notre pays et dans quelques économies voisines. Il a l’avantage de tenir compte de l’accroissement de la population et de permettre une comparaison au moins basique avec d’autres pays. Pour rappel, le bureau du plan prévoyait pour 2015-2020 la création de la bagatelle de 200.000 emplois. Mais surtout, selon lui, le taux d’emploi allait passer de 67,3% en 2014 à 70% en 2020. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Eh bien à 67,1 (Eurostat) ! Sur le graphique ci-contre (taux d’emploi des résidents de 20 à 64 ans, corrigé des différences saisonnières), la Belgique est en fait toujours à son niveau du 2e trimestre 2010. Sa courbe est atone. Pour tout dire, même la France (métropolitaine) nous distancie.

Taux d'empoi residentsLa courbe de la zone euro, elle, se redresse clairement depuis 2014. Pas la belge. L’Allemagne cartonne et frôle désormais les 79% (contre 75% il y a 6 ans), le Royaume-Uni fonce, certes au prix de jobs très mal payés. Mais le  fait est là, depuis début 2014, tous les pays progressent, sauf la Belgique ! Y compris le Danemark,  un pays où la pression fiscale est assez similaire à la nôtre.

Allons un pas plus loin et examinons la croissance du taux d’emploi en Belgique par rapport à ceux de l’Allemagne, de la France (métropolitaine), et de la zone euro. Clairement, nous sommes de moins en moins performants. Nous sommes même doucement largués par la France. Si la situation s’est légèrement améliorée pendant l’ère Di Rupo par rapport à la zone euro, c’est la chute libre depuis l’arrivée de Charles Michel : la Suédoise a même plus perdu par rapport à l’UE en 5 trimestres que Di Rupo en 12 !

Differentiel taux d'emploi 20 64Mais soyons honnêtes : je prends ici la logique du gouvernement Michel lui-même, qui prétend que les effets de sa politique se ressentent dès son avènement. Ce n’est pas le cas : la baisse de performance de l’emploi belge en 2015 est plutôt imputable au gouvernement précédent. Mais ce qui est vraiment inquiétant, c’est qu’aucun redressement ne se profile !

C’est ce que montre mon troisième et dernier graphique (je ne tiens pas à donner totalement raison à Nordpresse). Ici, on prend le premier trimestre 2010 comme base 0. On compare donc la différence actuelle entre notre taux d’emploi et celui de nos voisins à celle de l’époque  Et là, les résultats sont juste tout à fait stressants : c’est la Berezina ! L’Allemagne nous largue à haute altitude. Et alors que dans la première moitié de l’ère Di Rupo, on a tenu la zone euro en respect, depuis 2013, elle se distancie aussi à toute berzingue. Et ça s’accélère depuis 2015 ! Enfin, la France, de sinistre réputation quant à sa capacité à créer de l’emploi, elle aussi nous dame gentiment le pion.

Teux d'emploi, différentiel evolution

Bien sûr, on parle de 5% de différence maxi. Et un gouvernement ne change pas les choses du jour au lendemain. Comme je le disais, la stagnation du taux d’emploi de 2015 peut être imputée au moins en partie au gouvernement précédent. Mais alors, la hausse des créations d’emploi, tant revendiquée par le MR, aussi ! 

Une chose est sûre, nous n’atteindrons pas les 70% de taux d’emploi en 2020. Pour rappel, l’objectif européen est encore 3,5% au dessus de ce chiffre. Bref, à l’heure qu’il est, le gouvernement Michel n’a encore absolument rien montré. Et cette fois, il peut difficilement mettre ça sur le dos de la gauche ou des syndicats. S’ils ont manifesté parfois sans pouvoir expliquer pourquoi, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’aucune de leurs revendications importantes n’a été prise en compte par l’équipe de Charles Michel.

Enfin, contrairement au slogan de la N-VA, ce n’est pas tant de la force du changement qu’il s’agit, mais bien de la puissance de l’immobilité. Comme quoi il ne suffit pas de crier fort et de se prétendre meilleur pour gérer un pays.

(1) J’avais mis crée entre guillemets, car un gouvernement ne crée pas d’emploi, hormis par ses propres commandes ou dans le fonctionnariat, il peut tout au plus créer les conditions d’une progression de l’emploi par les entreprises. [précision ajoutée suite à un commentaire pertinent de Riton laveur]


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21 Comments

  1. Tournaisien
    octobre 05, 17:37 Reply
    Je n'ai pas lu, car le parti pris me semble on ne peut plus tendancieux. La situation, on la connaît ; elle est structurelle. Le fond du problème est lié à deux facteurs structurels, qui affectent d'ailleurs l'ensemble de nos pays d'Europe occidentale : (a) une économie en perte de vitesse dans un contexte de globalisation et qui se trouve par ailleurs toujours en attende de "révolution énergétique" ; (b) un déficit démographique entraînant un surcoût colossal au niveau du fonds des pensions, lié à l'allongement de la durée de la vie, au raccourcissement de la durée d'activité professionnelle dans les années '80, '90 et 2000 (prépensions favorables aux citoyens à l'approche de la retraite et aux entreprises qui ont ainsi pu se décharger d'une partie du coût social de l'écrémage des seniors) et à la baisse de la natalité. Il n'y a pas de miracle : le budget de la sécurité sociale, à cause des pensions, plonge dans le rouge et c'est le budget de fonctionnement de l'état depuis quelques années qui sert à faire tampon. Le résultat : coupes drastiques dans la fonction publique et les investissements (infrastructures, enseignement, recherche, culture ...). Eh oui, cher Marcel, nous en sommes à compter les deniers dans les fonds de tiroirs, mais ceci n'a rien à voir avec la couleur bleue, pas plus d'ailleurs qu'avec la rouge, la orange ou la verte. Il me semble que ce diagnostic se passe de toute tentation de confessionnalisation politicarde. Le problème, je le rappelle, est global et structurel, que ce soient les libéraux, les socialistes, les socio-chrétiens ou les écolos au pouvoir.
    • marcel
      octobre 05, 18:28 Reply
      Vous auriez dû lire, au contraire. Parce que justement, je compare la Belgique au reste de l'Europe, et aussi bien à la France qu'à l'Allemagne. Je conteste les chiffres lancés par le gouvernement parce qu'ils cachent un chiffre qui me paraît fondamental et ne cesse de baisser par rapport à ce même chiffre pour les pays voisins. La question est : comment se fait-il que nous faisions moins bien que tous nos voisins en terme d'emploi ? Et aussi : où est le changement promis ? Bref, lisez avant de critiquer, c'est plus sûr.
      • Tournaisien
        octobre 06, 05:12 Reply
        (6:07' ... j'en suis là pour le moment ... surbooké). C'est promis, je lirai quand j'aurai un peu de temps (ce soir sans doute, ou demain).
  2. Salade
    octobre 05, 18:20 Reply
    La droite ne comprend pas que si le pouvoir d'achat n'augmente pas, il diminue relativement. Donc les PME (et les indépendants) ne vendent rien. Et les grosses boites ne sont ici que pour les intérêts notionnels, les autres se barrent. L'Europe, avec ses taux à 0 maintenus artificiellement va faire exploser le système de la confiance des ménages. De plus ce pays n'a pas d'avenir. En effet l'insécurité y est totale d'abord à cause de l'instabilité de l'état suite à une meiose ratée voulue par les flamands, ensuite par une complexité kafkaïenne inouïe , notamment bureaucratique. Comme la Grèce. Surtout Bruxelles et la Wallonie. Mais un titanic, même solide comme la Flandre, peut AUSSI couler à cause de ces 2 icebergs. C'est une question de temps. Les compartiments étaient pourtant étanches! Eandis par ex.
    • moinsqueparfait'
      octobre 06, 08:44 Reply
      La Wallonie est, en quelque sorte, à la Flandre ce que la France est à l'Allemagne. L'Allemagne ne survivrait pas à un effondrement de l'économie française. Nos très chers amis compatriotes néerlandophones du nord du pays© doivent se tenir à carreau et Bart doit mettre une muselière à ses propres chiens: si la fameuse faillite wallonne survient, la première à couler avec elle, ce sera la Flandre. Au passage, ce n'est pas la Wallonie mais bien Alexandrie-sur-Senne qui détient tous les records de mauvaises performances en matière d'emploi dans sa population et les emplois "de qualité" du poumon économique de moins en moins accessible sont quasiment tous suspendus à un fil... On n'entend plus guère de chansonnettes sur la gréviculture wallonne ces derniers temps au nord et au centre du péyïs©... Il s'en est même trouvé un pour écrire dans la presse officielle que si leur site n'est pas repris, les futurs anciens de Cat' ont quasiment tous une bonne chance de retrouver du travail, ce n'est point le cas des super-kings de la nouvelle économie en orange, blanc et vert, etc. Vous savez ces messieurs-dames très propres sur eux qui analysent vos bilans et émettent des avis très éclairés sur les perspectives mais n'ont jamais fondé une entreprise de leur vie (et quand la leur foire, c'est encore vous qui crachez au bassinet pour la sauver d'ailleurs...), qui me menaçaient un jour de couper le robinet (alimenté par le fric des autres)... Comme je pleure pour eux... mais je les engagerai pas, gnac gnac gnac.
  3. poubellications
    octobre 05, 20:12 Reply
    Sur ce sujet, ben qu'un peu plus difficile à trouver et reconstituer, un bon indicateur est le volume d'heures travaillées et la population occupée 15-64 ans (indépendant et salariés + demandeurs d'emploi 6+ inactifs). Si tu m'envoies ton mail, je t'envoie le fichier excel (avec les sources statbel et BNB)
  4. Démocrate
    octobre 05, 22:12 Reply
    Déjà le réactionnaire "eh oui l'emploi coûte trop cher gna gna gna gna". Et autre série de clichés suivis de raccourcis et de biais cognitifs dignes d'un boutiquier réac de base. En Espagne et en Grèce, les salaires sont b a s ET le chômage est élevé. Plus le salaire est b a s, plus il y a de chômage. POINT. Ce sont des FAITS. En v'là un qui a ZERO connaissance en économie politique qui nous pond une histoire à dormir debout. Quand il omet que ce "gouvernement" qui, comme TOUS les gouvernements, ne représente que l'intérêt d'une SEULE classe (divisée et en concurrence interne et qu'il unifie, son rôle strict). Le tout inscrit dans une structure impérialiste où les employés, que ce soit le Père Michel ou le Père Di Rupo ou la Mémère Machin Chose, ces acteurs gesticulatoires chargés de faire croire à la Démocratie à des millions de nigauds, à mémoire de poisson rouge, ont autant à dire que des perroquets. Ils sont chargés de maintenir l' "Illusio", cette base de faux problèmes invoqués - relayés par nos médias qui personnalisent le cirque-spectacle en accusant Machin ou Truc de partis différents - partis chargés d'entretenir l'illusoire façade "démocratique" - pour vendre une solution, tout aussi fictive Encore épicier. Le reste est à l'avenant et en découle toujours. Le chômage en capitalisme n'est PAS un problème mais une solution (le chômage STRUCTUREL n'est PAS résorbé depuis 40ans) (ajustement et pression) (et ce, dans le monde entier) (Avez-vous lu Charles Dickens? C'est nouveau?) 100 millions d' USAméricains sans emploi ou revenus. La faute au Père Michel-Di Rupo-Hollande-Merkel-Rajoy-Tsipras-May-Kirchner-Macri-etc... STRUCTUREL Et CONJONCTUREL Toi pas connaître. Le capitalisme est en "crise" perpétuelle. Avec de la CULTURE Historique, on le sait et on sait comment "on" règle toujours ces intérêts immenses. Via l'Etat et ses larbins chargés de faire passer le message réac (certains le font avec panache et culture, d'autres comme épiciers du fond des impasses et culs-de-basse-fosse tendance poujadiste avérée)
    • marcel
      octobre 06, 08:31 Reply
      L'emploi coûte trop cher, cher Démocrate, ne signifie pas « le travailleur coûte trop cher ». C'est l'ensemble : travailleur + impôts qui revient trop cher par rapport aux pays voisins. Mais même quand on réduit l'impôt, on le fait au détriment de la consommation ce qui, en définitive, fait perdre des revenus à l'État (nous) sans améliorer l'emploi.
      • Salade
        octobre 06, 10:14 Reply
        Croire qu'on peut relancer l'économie avec des salaires bloqués (impactant surtout les jeunes) et avec des taux à 0% (impactant surtout les seniors): ha ha!
        • Salade
          octobre 08, 17:07 Reply
          tax tax tax les riches ont logiquement TOUT leur argent à l'étranger, loin, où des taux sont meilleurs (pas difficile!) : et oui il suffit d'un clic d'internet pour le déplacer, et le déplacer encore... conclusion: un jour l'état surendetté,sans rentrée d'argent frais, fera faillite.
  5. Riton Laveur
    octobre 06, 07:23 Reply
    Puis-je me permettre un petit rectificatif de principe sur cette phrase : "Soit en près de deux ans. En 2015, le gouvernement pouvait déjà se targuer d’avoir « créé » 41.000 nouveaux jobs." ==> je voudrais juste attirer l'attention sur le fait qu'aucun gouvernement quel qu'il soit ne "crée" de l'emploi : ce sont les entrepreneurs qui créent de l'emploi. Un gouvernement peut, tout au plus, créer les conditions favorables à l'emploi et, sur ce plan là, je ne peux que partager votre constat final "ce n’est pas tant de la force du changement qu’il s’agit, mais bien de la puissance de l’immobilité." : les choses ont légèrement changé dans la forme mais, sur le fonds, les gouvernement qui se succèdent depuis le début de ce siècle pratique plus ou moins la même politique. Un exemple : au début de cette année, je crée, avec 3 associés, une petite société dans le Hainaut. Le premier courrier que nous avons reçu d'une instance publique après que nous ayons été inscrits à la banque-carrefour, c'est une lettre du fisc nous intimant l'ordre de remplir un questionnaire de plusieurs pages (dont la plupart des réponses étaient disponibles soit à la banque-carrefour, soit dans les publications au moniteur) avec menaces de poursuites pénales si nous n'y répondions pas dans les délais impartis. Oui oui, vous avez bien lu : des poursuites pénales ! Tant que la mentalité ne changera pas, tant qu'on considérera que l'entrepreneur est, par principe, un bandit de grand chemin (padamalgam hein!) ou, à la rigueur, une vache à lait qu'on peut traire à sa guise, que l'entrepreneur doit donner 50 % de ce qu'il gagne à la collectivité s'il réussit mais qu'il doit prendre 100 % de ses pertes s'il se plante, ... bref, tant qu'on aura pas remis l'esprit d'entreprise à l'honneur, il n'y aura que peu de constitution d'entreprises en Belgique et, par ricochet, peu de création d'emplois. Le gouvernement actuel est peut-être un gouvernement "de droite" mais certainement pas un gouvernement "business friendly" contrairement à ce qu'il prétend. Un gouvrenement de droite n'est pas nécessairement ami des entreprises et, comme vous le montrez justement, cela se voit dans les chiffres ...
    • marcel
      octobre 06, 08:29 Reply
      Merci Riton Laveur, c'est d'ailleurs pour ça que j'avais mis « crée » entre guillemets. J'ai ajouté une précision en vous citant.
  6. Salade
    octobre 06, 10:27 Reply
    Par ailleurs les prix, eux (surtout alimentaires d'ailleurs), ne cessent de monter. A ce petit jeu les consommateurs en sont réduits à rayer de leur panier chaque année quelques lignes dans leur liste d'achat. Biensûr l'économie va repartir...
  7. Capucine
    octobre 06, 11:16 Reply
    Cette situation a une incidence sur les familles,nos enfants sont obligés de quitter leur famille pour pouvoir trouver du travail afin de vivre décemment . L'éloignement d'un enfant et de vos petits enfants est bien difficile à vivre,vous me direz ,il y a Skype ,les transports etc mais tout cela à un coût et en tant que grand parents ,il vaut mieux avoir la santé et un grand degré de positive attitude. Nous devenons des familles digitales comme les banques en se disant "vaut mieux qu'il soit là bas plutôt que dans un fauteuil et au chômage.
  8. Wallimero
    octobre 06, 18:54 Reply
    @ Marcel, allez, tu nous joues encore la troisième guitare de l'orchestre du bal du bourgemestre PS qui se démène à plaire à son public. Oh oui, il y a un gouvernement qui utilise des chiffres en sa faveur! Quel scandale! oui, c'est ça, comme tout les gouvernements, et comme tous les partis politiques, depuis toujours d'ailleurs. Oh mais c'est un gouvernement MR! et pas un gouvernement à gauche! Méchant MR! Méchant! Et qu'est ce que tu nous débites? "Et cette fois, il peut difficilement mettre ça sur le dos de la gauche ou des syndicats." Non, bien-sur si on laisse faire la gauche franco on a un taux d'emploi de 100% avec une création de richesse de 0. Tout le monde fonctionnaire, Ah il y a le grand Emir du PS du a annoncé qu'il allait passer ses fonctionnaires au 4 jours avec salaire constant pour en engager encore plus! et on finance comment? bof, on passe la factuer aux flamands via le fédéral non? ah oui, il y les allocs de chômage, et en somme, tout fonctionnaire est un peu chômeur non? Donc pourquoi ne pas passer du chômage à vie aux fonctionnariat, c'est un peu la même chose... Tout cela nous fera un taux d'activité Bruxellois qui va crever le plafond. Quel bonheur! Ce ne serait pas un peu le problème de Belgique? Qu'on a rempli toutes les administrations de gens et qu'on a plus les moyens pour financer un encadrement décent? L'informatique, l'infrastructure, outils de travail... oui, mais à part ça continuons à fermer les yeux et les oreilles, et débiter tout haut ses propres vérités, c'est l'ouverture d'esprit de la gauche franco... joli Marcel, vraiment joli VV
  9. Meli-melo
    octobre 07, 22:59 Reply
    Allez Wallimero, tu fais quoi comme boulot pour avoir le temps de pondre un tel post?
  10. François
    octobre 09, 01:15 Reply
    Bon! Le chômage est une drôle d'affaire de "chiffres". On peut calculer le taux de celui-ci de manière différente selon des critères émis par divers organisations: l'OCDE, l'ONEM, le FOREM, la DH, ma grand-mère, le comptoir du Café du commerce, etc. Pas besoin d'aller bien loin pour comprendre qu'on peut s'arranger des chiffres en la matière. Exemple, le Gouvernement wallon voit son nombre de chômeurs en chute libre. Logique, vu que les règles d'admission à l'allocation ont été revues à la hausse et que le contrôle "dispo" et le litige FOREM expédie des actifs potentiels vers les CPAS en rigidifiant la réglementation du contrôle de la recherche d’emploi. Donc, pour faire bonne propagande, la "Wallonie" dit qu'il y a reprise de l'emploi, vu que le nombre de chômeurs diminue. Les autres gouvernements belges font de même ... Le bouchon est même poussé plus loin par les démagogues et les plus cons (n'aillons pas peur des mots), car ils affirment qu'il y a reprise économique et que les "entreprises" embauchent; ce qui est une fumisterie, sauf aux yeux des crédules (il y a effectivement de l'embauche chaque jour, mais aussi de la destruction d'emploi, c'est le différentiel qu'il faut avoir en tête et actuellement la valeur est négative pour l'embauche. Il y a un déséquilibre énorme entre l'offre et la demande d'emploi et je vous laisse deviner qui est dans le négatif vu que je viens de vous le dire plus haut pour les mal-lisants). La réalité économique est simple à cerner. L'UE, la Belgique (dans l'ensemble de ses institutions gouvernementales en charge de l'emploi) et les pays limitrophes ne vibrent plus que pour la doxa néo-libérale. Le système fonctionne à plein régime pour les multi-nationales et le secteur financier. Ces derniers profitent de la crise pour faire appliquer les différents plans d'austérité et thérapies de choc qui servent leurs intérêts à long terme (le long terme, c'est maximum 5 ans pour une grosse boîte...c'est dire). Disons le franchement, le monde politique n'est plus aux manettes et ne fait plus que suivre les injonctions de sociétés qui n'ont pour objectif que l'accumulation (un économiste dit maximisation) des profits. Naturellement, rien n'empêche les politiques de faire du flamenco sur la place publique quand ING ou Caterpillar ou AXA ou, etc., détruisent l'emploi. Gueuler dans le désert n'engage à rien et une fois ces affaires sorties des médias, on passera à autre chose. Que fait le Gouvernement fédéral pour l'instant ? Il liquide doucement la sécurité sociale, il "flexibilise" le marché du travail, il offre des réduction sur les "charges patronales" (on dirait plus justement les cotisations patronales; c'est-à-dire un salaire différé, mais invisible à la plus part des salariés ... "charges" d'ailleurs payées par le consommateur et facturées dans la rubrique main d’œuvre soit dit en passant ...). Le Gouvernement s’excite sur une diminution de l'impôt des sociétés qu'il voudrait amener en dessous de la barre des 30 % (on parle de 20 ou 25 %), alors que l'impôt réel des entreprises avoisine un chiffre alentour des 16 % (C'est une moyenne et il faut bien comprendre que ce n'est pas l'épicier du coin qui douille moins de 20 %; bien que ...). Bref, on vide les caisses, on s'étonne que les taxes ne rentrent pas et on redémarre un cycle pour "redynamiser" le bordel. Sans jouer à Madame soleil, je vous préviens déjà que l'année prochaine, il faudra encore trouver des milliards pour combler le "Trou". Le Tonneau des danaïdes, ça vous parle? En somme, on applique avec fanatisme les théories déjà invalidées, mais profitables aux super-riches, des Chicago-boys en profitant de la crise économique. Il est bien connu qu'une sortie de crise ne peut se faire que par l'offre et donc via les investissements entrepreneuriaux (pour info, les multinationales sont full en cash-flow, mais elles ne veulent pas investir car la demande est en berne ... ). On sait pertinemment que la demande des ménages, c'est de la couille et en boîte; quelle idée de croire que ce sont les dépenses des ménages qui offrent un revenu aux entreprises! C'est complètement con comme idée! C'est simplement la création d'entreprises et l'investissement (l'offre) qui par magie créent de l'emploi (c'est bien connu. J'ai moi même créé un société qui vend de l'espoir en boîte de conserve et j'ai déjà engagé 20 esclaves...heu salariés au chômage; je n'ai pas de clients, mais la magie de l'offre à par miracle fait apparaître du boulot. Enfin, jusqu'au moment où mon banquier va me dire d’arrêter les frais et de revenir sur terre...). Bref, on va arrêter les salades et constater simplement que le chômage et la précarité, ainsi que la diminution du pouvoir d'achat de la majorité des belges explosent. Il n'y a aucuns indicateurs sérieux et objectifs qui prouvent l'existence de création d'emploi dont le niveau serait supérieur à la destruction de ce dernier. A la rigueur, on peut constater un faible taux de croissance dont l'origine est l'accumulation de la richesse nationale par les parasites du système. Maintenant, libre à vous de vous faire une grosse branlette intellectuelle et d'avoir un bel orgasme arithmétique à la publication du moindre tableau dans les tabloïds belges tenu par des conglomérats (au service du peuple, de l'éducation et édification des masses ? MDR). Le Premier Ministre est d'ailleurs atteint de priapisme statistique depuis le début de sa prise de fonction; les indicateurs sont tous dans le vert et ses amis sont tous très satisfaits de la bonne évolution et marche des choses.. Bonne soirée à vous tous.
    • marcel
      octobre 10, 08:25 Reply
      C'est bien pour ça que je suis parti du taux d'emploi et non du taux de chômage. Les critères sont beaucoup plus directs que pour le taux de chômage, manipulable à merci.

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