Belgique

L’avenir de Bruxelles est masculin, blanc et néerlandophone.

C’est Dyab Abou Jahjah qui le relève à sa façon sur Twitter. Mardi 22 mars, De Morgen organise un débat intitulé « Bruxelles, qui va le faire ? Un débat ouvert sur une ville éternellement temporaire ». Le Twit de Dyab : « Débat : sept hommes blancs parlent de Bruxelles, la ville la plus cosmopolite d’Europe. Effectivement : qui va le faire ? » Il n’a pas tort bien sûr. Il a même doublement raison : ils sont sept, tous blancs, tous des hommes de sexe masculin possédant,

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Magritte, Milquet… les Francophones peuvent-ils encore exister ?

Les Flamands existent. En tant que concept. En tant que «peuple». Avec des mythes, des couleurs, un drapeau, des termes comme confédéralisme, la langue est tout le peuple, des héros, parfois contestables. La Flandre communique et réagit comme un État. C’est devenu normal, c’est même inclus dans le paquet standard. Mais quand les «Belges francophones» appliquent la même logique, c’est le tollé. À présent aussi dans De Morgen. Je pose donc la question : les Francophones peuvent-ils exister, Bart Eeckhout ? (hier

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Exclu : Lidl, occasion ratée de patriotisme wallon pour Magnette.

Mise à jour du 24 février à 23h, en gras. La photo interpelle. On y voit deux ministres fédéraux, dont le premier ministre, poser la première pierre du nouveau centre de distribution Lidl de Marche-en-Famenne. Outre le côté testostérone de l’inauguration (mais ça, on y est habitué), vous noterez comme moi l’absence de tout ministre wallon. Car les deux hommes que la plupart des lecteurs ne reconnaîtront pas sur cette photo sont Boudewijn van den Brand, le directeur général de Lidl

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Le gloubiboulga ou l’improbable projet francophone.

Les mauvais réflexes sont de retour. Il a suffi que la N-VA lance un nouvel assaut séparatiste début janvier. Plusieurs éditorialistes du Sud et quelques chefs de partis ont répondu : « Mayday, mayday, il faut réveiller le projet francophone ! » Cela s’est notamment traduit par le retour de l’improbable « front francophone ». Très concerné, Benoît Lutgen est illico monté avec sa truffe de sanglier en première ligne pour grogner qu’il fallait remettre ce front en route, en appelant, bien sûr, le

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2019 ou le retour de la Kamikaze.

Régulièrement, la N-VA sort un gros lapin de son chapeau. Les autres partis réagissent. Et certains Francophones leur crient de se taire ! Nan ! Ça favorise Bart quand vous répondez, godverdomme ! Et quoi ? Il faudrait les laisser dire que la Belgique est une abomination ? Que les Berbères sont un problème ? Que les réfugiés ont trop de confort dans les tentes du parc Maximilien ? Que Bruxelles est une catastrophe ? Que Viktor Orban est formidable ? Il faudrait se taire quand Bart et sa

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TVA sur l’électricité : le mensonge de Bart.

Dans De 7de Dag (vers 30’40 »), l’émission dominicale de débat de la VRT, Bart De Wever défend l’augmentation de la TVA sur l’électricité à 21% (de 6% précédemment) en affirmant que « c’est le taux dans tous les pays ».  En face de lui, John Crombez répond « et alors ? » Le problème, c’est évidemment que quand un politicien fait de telles affirmations, celui d’en face n’a pas le temps de vérifier. John, pour la prochaine fois, vous saurez qu’il ne faudra pas

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Le Noël du soldat en solde.

La solde est la rémunération du soldat. Le solde (et non la solde, comme on dit en Belgique) est ce qu’on vend à bon prix lors de périodes dites de soldes. On écrit donc des soldes pharamineux même si, avenue Louise, elles furent longtemps pharamineuses avant de devenir carrément Sales. C’est à ce niveau-là — pharamineux — que l’on solde aujourd’hui certains principes pourtant fondamentaux, réseaux sociaux aidants. L’histoire est banale : un soldat a acheté un cadeau à sa belle pendant ses

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Paniekvoetbal : le jour où la N-VA a fermé Bruxelles.

Dans Les Experts de ce samedi, Christos Doulkeridis (Ecolo) imaginait qu’un des facteurs de la fermeture de Bruxelles, du 21 au 25 novembre, était l’opportunisme de la N-VA. S’il est évident qu’une telle chape de plomb sur la ville arrangeait bien le parti de Bart De Wever, toujours vindicatif envers la Capitale et sa majorité francophone, la seule volonté de salir la ville ne peut expliquer la séance de paniekvoetbal (football panique) dont les Bruxellois ont été les témoins désolés.

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Le gouvernement Michel, forteresse infaillible d’un pays failli.

Dossier Niveau 4 – partie 2.  La fermeture de Bruxelles (appelons ça comme ça) est en partie due à une séance hystérique de paniekvoetbal de la N-VA, qui s’est arrogé les ministères sécuritaires et risquait de payer très cher tout attentat (voir article suivant). Mais si elle a été possible, et si aujourd’hui, Charles Michel peut maintenir une épaisse couche de secret défense sur les raisons concrètes qui ont amené à étouffer la « capitale de l’Europe » pendant une petite semaine,

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Dossier niveau 4 : c’est parce que le gouvernement refuse le débriefing qu’il faut le faire.

Alors que le pays vaque déjà à d’autres occupations, il en oublierait presque que pendant cinq jours, il a flippé suite aux mesures d’une ampleur inédite en Belgique, alors qu’on ignore toujours la nature réelle de la menace qui les a causées. Or, ce débriefing est indispensable. On doit savoir si la prise en otage des Bruxellois, et le vent de panique qui n’a fait qu’aggraver la piètre qualité de notre image à l’étranger, étaient justifiés. Tout a commencé à

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Marcel Sel est auteur, romancier, journaliste, chroniqueur et satiriste. 

 

 

Belge une fois, mais pas deux.

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Une émission satirique avec André Lamy et Olivier Leborgne, coécrite par Michaël Albas et Marcel Sel.

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