Les écologistes radicaux sont des religieux. La preuve par la Joconde.

Image par Thomas Staub de Pixabay

Vous trouvez le lancement de soupe ou de purée sur des œuvres d’art ridicule ? Contre-productif ? Absurde ? Vous pensez que c’est un acte fou ? C’est probablement parce que vous cherchez une logique militante là où elle est tout simplement religieuse.

Instinctivement, certains comparent les écologistes radicaux à une secte. Ils agiraient comme les adeptes d’une religion, celle de la déesse Terre. Et de ce point de vue, la projection de soupe — un mets réputé vulgaire — sur la Joconde serait la dernière manifestation en date d’un activisme religieux. Serait ? Cette thèse tient en fait très bien la route.

 

Apocalypse Now

Déjà, ces groupuscules iconoclastes ont une vision apocalyptique digne des Saints des Derniers Jours. Leurs noms font d’ailleurs souvent référence à la fin des temps : Extinction Rébellion, Dernière Rénovation, Dernière Génération. Ou alors, à leur déesse, la Terre (Les Soulèvements de la Terre). De ce point de vue là, cibler l’art est logique : ils prêchent le dépouillement. La peinture est pour eux de l’ordre du superflu.

Certes, ils affirment qu’ils s’en prennent aux grands tableaux parce que l’art serait inutile sur une planète inhabitable. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas attaquer la littérature, le théâtre, le cinéma (ils le font, mais uniquement dans un but de censure, ce qui devrait vous rappeler Le Nom de la Rose) ? Ou pourquoi n’entartent-ils pas les influenceuses mode, ou la mode elle-même ?

La raison de cette obsession pour la peinture est cultuelle. De tous les arts, elle seule est iconique, c’est à dire, à la fois représentative, immobile et immuable. Des critères qui permettent justement son culte. Car la célébration de ces œuvres est elle-même aussi une forme de religion, ou du moins de rituel. Ce n’est donc pas la peinture en elle-même que les iconoclastes ensoupent, mais bien son culte, en tant que religion concurrente. Précisément comme les religions du livre s’en sont prises au paganisme en détruisant ses idoles. 

Les musées eux-mêmes sont des temples où l’on révère, non pas une ou plusieurs divinités, mais bien « le meilleur » du génie humain. Et comme en plus, des croûtes se monnaient parfois à des prix absurdes, les écologistes radicaux associent volontiers la peinture au capitalisme. Art = riche = inutile = luxure.

Mais étonnamment, ce ne sont pas les œuvres vendables qu’ils visent, mais bien les pièces les plus iconiques de Van Gogh, Monet, Botticelli, Vinci. Et celles-là n’ont justement plus aucun rapport avec l’argent ou le capital : elles n’ont littéralement plus de prix ! Ils visent donc bien le panthéon de la peinture, celui qui relève du domaine du sacré. Celui qu’on vient admirer du Japon ou du Brésil dans son écrin chatoyant, comme un hadj irait au pèlerinage de La Mecque ou un catholique au Vatican. La visite à la Joconde est un rituel.

C’est aussi pour ça que les adeptes du culte de l’art perçoivent ces jets de liquide vulgaire (soupe ou purée) sur le summum de leur « religion » comme une véritable profanation. Ils ont raison.

 

La vitre a bon dos

La logique proposée par les deux activistes qui ont exécuté le lancement de soupe sur Mona Lisa — et qui se réclament au passage de « Riposte alimentaire » — est que l’art ne servirait à rien sur une planète inhabitable. On retrouve bien ici la perspective de fin du monde de laquelle ils entendent nous sauver. 

Or, la fin du monde n’a rien de proche. Et une société n’a pas à choisir entre la nourriture et l’art. Elle se nourrit des deux indifféremment. Les Bouddhas de Bamiyan ont vu passer des dizaines de guerres, de famines, la désertification, le réchauffement. On n’avait pas besoin d’être bien nourris pour les admirer. Jusqu’à ce que des fous d’Allah décident qu’il fallait empêcher les gens de les voir ou de les révérer. Sous d’autres prétextes. C’était un autre geste iconoclaste, bien plus violent, certes, mais la symbolique est la même : s’arroger l’exclusivité du discours au nom de sa cause suprême, de sa divinité suprême. En sacrifiant le culte abhorré.

Les activistes me répondront que seule la vitre qui protège la Joconde a été touchée et que donc, le tableau lui-même n’a pas été attaqué. En poussant ce raisonnement à l’absurde, ils auraient alors pu jeter de la soupe sur n’importe quelle autre vitre ! 

La réalité, c’est que même si l’agression est symbolique, c’est bien le tableau lui-même qu’ils visaient, en tant que figure ultime de « la religion de l’art ». Il s’agissait — comme dans tout abattage d’idole — de démontrer que Mona Lisa n’est ni sacrée ni inviolable. En d’autres termes, la symbolique du geste consiste à abolir la sacralité de l’œuvre. La présence ou non d’une vitre de protection ne modifie que le caractère délictueux du geste. Dans ce sens, elle ne protège pas tant la Joconde en tant que symbole que les lanceuses de soupe elles-mêmes, qui s’exposeraient sinon à de lourdes sanctions judiciaires.

 

Le culte du génie humain

Si l’on peut (ou même si l’on doit) se moquer de cet engouement pour les grands maîtres, la « religion » de l’art est parmi les plus innocentes. On ne commet aucun méfait en son nom. Aucun sacrifice. On se contente d’admirer. Et le sacré ne naît que de la maîtrise qu’on lui attribue. Si la place de la Joconde peut paraître surfaite, chacun est libre de révérer une autre œuvre, qu’il choisira dans la pinacothèque des plus grands, de l’auteur inconnu des fresques de Lascaux à Pablo Picasso. Si c’est une religion, elle est purement humaniste.

Et c’est bien ce qui dérange les adeptes de la religion écologiste, qui ne l’est pas. Car celle-ci vise à célébrer une divinité unique, la Terre, qu’elle entend « sauver ». Face à ce défi impossible, elle impose une adhésion, une discipline, et de l’action, fût-elle inutile ou contre-productive. Et il n’est pas question de critiquer ces actions et leurs méthodes, ni de les contester. Rien de ce que pensent ou font ces nouveaux croyants n’est discutable. Nous sommes dans le dogme. Un jusqu’au-boutisme qui entend imposer l’ascétisme : ils ne peuvent attribuer les plus hautes vertus qu’à la sobriété, la pauvreté, ce qui se traduit par un appel à la décroissance.

Sous le prétexte de lutter contre ce réchauffement qui pourrait rendre un jour lointain la planète inhabitable, ce n’est pas l’humain que ces nouveaux puritains défendent ou protègent — ne sont-ils pas antispécistes ? —, mais bien la Nature avec un grand N, sa flore, sa faune, ses minéraux. 

 

Le péché originel

Bien sûr, dans la réalité, il ne s’agit pas pour eux de littéralement sauver une planète (un truc balèze qui existera encore dans quelque cinq milliards d’années avant d’être ingurgité par le soleil). Ce qui les obnubile réllement, c’est la salvation de l’homme — et la leur en premier. La Nature qu’ils entendent préserver n’est pas celle qu’on connaît ou qu’on a pu connaître il y a deux cents ans, par exemple. Non, ce dont ils rêvent vraiment, c’est de revenir à sa version paradisiaque, celle qu’Adam et Ève ont dû quitter pour l’avoir « pervertie » en goûtant au fruit de l’arbre de la connaissance.

Dans les faits, on ne « sauvera » toutefois pas la nature des nuisances dues aux activités humaines par un changement radical et immédiat du comportement des hommes (pourquoi 7 milliards d’êtres changeraient-il tout à coup tous de façon de vivre ?) Il ne reste donc que la technologie, les idées, le génie, bref, la connaissance. De ce point de vue, goûter à la pomme du savoir fut à la fois la pire et la meilleure chose qui soit jamais arrivée à l’humanité. Le progrès est une arme à double tranchant.

Mais cette dualité est trop peu manichéenne pour eux. Leur culte ne supporte déjà pas la contradiction, n‘allez pas leur demander de comprendre la nuance !

 

Le bon sauvage

L’humain idéal, le modèle dans cette religion terrienne, est bien entendu celui qui n’a pas cédé à la tentation de la richesse et du capital, et qui — surtout faute de moyens — ne s’est pas rendu coupable du réchauffement. Autrement dit, c’est celui qui vit dans des régions plus pauvres, ces pays émergents réputés vierges de tout péché. C’est le retour du « bon sauvage ». Et la démonstration que leur antiracisme est surtout fait de condescendance.

Ce n’est donc pas un hasard si la religion écologiste s’est entichée des thèses décoloniales. Ses adeptes voient dans les habitants des sociétés pauvres à la fois les victimes du Mal capitaliste et post-colonialiste, et les êtres vertueux qui, faute de moyens, n’ont pas contribué (ni pu contribuer) au Grand Réchauffement.

D’où leur passion, par exemple, pour les Indiens d’Amazonie en tant que peuple ascète par excellence. Ou, plus proche de nous, pour les musulmans, en tant que victimes autoproclamées d’un impérialisme dont pas mal d’États islamiques sont pourtant d’excellents représentants.

Plus récemment, Greta Thunberg et d’autres passionarias ont fait le lien entre l’écologie et les Palestiniens. Pourquoi ? Parce que ceux-ci sont une incarnation de la souffrance humaine après 78 ans « d’errance » apatride, et surtout, parce  qu’ils sont donc forcément innocents de la surconsommation qui a mené à la crise du climat. Les Israéliens étant, au contraire, forcément coupables.

 

Le diable boomer

On se moque aussi souvent spontanément de la propension de certains de ces sauveurs de la terre à faire tout le contraire de ce qu’ils recommandent. Tout en exigeant une taxation du kérosène, ils prennent un long-courrier pour aller « sauver la Planète » en Afrique du Sud, en Indonésie, au Congo, ou même en Amazonie ! 

C’est logique. Leur fétichisme pour les populations réputés pauvres, donc pures, cache leur propre incapacité à le devenir. D’où l’irascibilité des adorateurs de la soupe écologiste : ils portent une lourde croix. Ils ne peuvent même pas dissimuler qu’en tant qu’occidentaux, ils sont les héritiers des plus grands émetteurs de gaz à effet de serre de tous les temps et qu’ils ont beau chercher des solutions, ils font partie eux-mêmes du problème. Même leur grande-prêtresse Greta Thunberg continue à émettre bien plus de gaz à effets de serre que l’Indien d’Amazonie dont elle affirme pourtant vouloir sauver l’environnement.

Ces faux ascètes doivent donc trouver un moyen de se laver l’âme afin de simuler une béatitude à laquelle ils n’accéderont en fait jamais. Contrairement aux chrétiens, ils n’ont pas un Jésus qui rachètera tous leurs péchés. Et ils sont, comme tous ceux qui vivent un tant soit peu confortablement sur Terre, des insultes constantes à leur propre Credo. 

Le premier moyen de le dissimuler est la prétendue action, dont on constate jour après jour qu’elle ne sert pas à grand-chose.

Mais le plus sûr moyen de se laver de tant de péchés passés, présents et futurs est d’en accuser autrui. Ce n’est pas eux, ça ne peut être eux, ce sera donc toutes les générations qui les ont précédés, sauf bien sûr la leur, qu’ils blanchissent d’avance alors qu’il est démontré qu’elle est peut-être bien la pire ! Et peu importe s’ils commettent au quotidien les erreurs dont ils accusent les hommes qui les ont précédés, il leur faut un diable. De préférence vivant, pour pouvoir le faire expier. Ce sera le Boomer ! CQFD. Et peu leur chaut que ce soit justement celui-là qui a inventé l’écologie, l’écologisme, l’antiracisme, la lutte contre l’homophobie. Tant mieux, ça permet au passage de tirer tout cet arsenal à soi.

La Bible immédiate

Néanmoins, ce culte de la Terre est assez neuf. Toujours en construction. La bible des Saints des Derniers Jours de Gaia se compose au jour le jour. Les règles naissent sous nos yeux. Abattre le « système ». Changer de « paradigme ». Abolir les énergies fossiles. Arrêter de prendre la voiture.

Et comme les Enfants de Dieu, cette secte du bonheur permanent (un peu forcé mais soit), il crient leur joie dès qu’un des leurs a posé un geste — fût-il le plus vain — pour la planète. Ils chantent. Ils piaillent. Les compliments mutuels des ministres écologistes sont des psaumes de béatification. Sancto subito ! 

Mais il n’est pas question pour eux d’observer leurs propres règles pourtant si urgentes à la lettre, cela leur coûterait beaucoup trop cher ! Alors, ils les observouillent. Ils se chauffent un peu moins que les autres. Ils roulent à vélo entre deux avions. S’ils ont les moyens, ils isolent leur maison, sans comprendre pourquoi le peuple, moins riche, ne fait pas pareil. Et puisqu’ils ne peuvent accuser les pauvres, dont ils sont évidemment les défenseurs, ils s’en prendront, à nouveau, au système, au capitalisme, à la mondialisation. Ou aux boomers.

Ils consomment bio, mais vont l’acheter en voiture. Ils se demandent, une banane ou une orange dans la main, pourquoi tout le monde ne mange pas local. Ils ont drastiquement réduit leur consommation de viande de bœuf, mais le poulet du dimanche est quand même gouleyant. 

Ils ressemblent à s’y méprendre à ces députés si catholiques d’antan qui proscrivaient l’adultère à la tribune du parlement, celui-là même qu’ils venaient de pratiquer dans un couloir sombre et discret.

Comme eux, ils exigent d’autrui le respect absolu de règles qu’eux-mêmes sont bien incapables de mettre en pratique. C’est probablement pour ça qu’ils se sentent proches d’autres croyants qui, eux aussi, ont acquis une expertise étonnante dans la fustigation des mécréants indésireux d’atteindre l’idéal qu’ils aimeraient atteindre eux-mêmes, tout en étant bien incapables de l’approcher. 

 

Les nouveaux puritains

C’est ainsi que s’est créé un nouveau puritanisme, une posture qui permet de dissimuler ses propres tares derrière une litanie d’exigences sévères lancées à autrui. Et qui dit puritanisme dit aussi inquisition et excommunication. 

Celles-ci sont remarquablement présentes dans cette dynamique, en particulier sur les réseaux sociaux, où ces nouveaux iconoclastes excluent prioritairement les tièdes, les modérés, les nuancés, les pragmatiques, tous présentés comme « fascistes », « climatosceptiques », « réactionnaires » ou encore « climato-négationnistes ». Avec des extensions qui révèlent leurs amitiés politiques ou religieuses particulières, comme « islamophobe », « capitaliste » ou « colonialiste ». 

La cancel-culture excommunie de plus en plus souvent des progressistes hostiles à l’érection d’un culte à la Terre parce qu’ils la considèrent improductive. Il est frappant de constater la ressemblance entre les hordes d’iconoclastes qui s’avalanchaient dans les villes mécréantes, et ces offensives de fidèles irascibles lancées sur les réseaux sociaux pour y sacrifier d’authentiques penseurs de gauche en les rangeant avec les Le Pen ou le Zemmour dans l’Alcatraz moral des « infréquentables ». Avec une pancarte infamante au col, au choix, réac, fasciste ou islamophobe.

À ce dernier propos, cette religiosité souvent inconsciente est aussi le ferment d’un rapprochement de ces prêcheurs écologistes avec d’autres religieux, auxquels ils attribuent d’autant plus de vertus qu’ils relèveraient, selon eux, des opprimés qu’ils cherchent à sauver tels des Jésus (H/F/X) extirpant Lazare de la paraplégie. 

Mais le catholicisme est trop proche des générations qu’ils fustigent. L’islam le plus rigoureux sera donc leur fratrie idéale, car perçu comme ascète et donc plus respectueux de l’environnement. Ils en oublient bien sûr dans quelle région du monde le pétrole est extrait… Mais ils sont fascinés par des pratiques radicales qui proscrivent la danse, la musique ou le chant et imposent un voile aux femmes. Sans y adhérer, ils y voient surtout un exemple d’un radicalisme non-symbolique, dont ils aimeraient armer leurs propres bras, tout en sachant qu’ils n’y parviendront jamais.

Sous cet angle, la comparaison entre l’activisme écologiste et la religion tient magnifiquement la route. Même s’ils restent dans la symbolique, ces écologistes « actifs » ont déjà adopté des pratiques religieuses radicales, de l’excommunication à l’inquisition en passant par l’autodafé. Symbolique, oui, mais   jusqu’à quand ? Ils pourraient devenir de plus en plus iconoclastes et puritains à mesure qu’ils seront confrontés à leur propre impuissance.

Bref, l’avenir ne sera pas triste. Seule consolation : la fin du monde, elle, n’est pas pour demain. 

Alleluia !

 


Si cet essai vous a intéressé, vous pouvez soutenir mon travail en me faisant un don. Notez qu’en-dessous de 2€, les frais sont prohibitifs.

© Marcel Sel, 2023. Reproduction interdite sans accord de l’auteur.

Previous Je marche contre l’antisémitisme ce 10 décembre.

You might also like

4 Comments

  1. Alain Reisenfeld
    février 05, 06:05 Reply
    Je partage votre analyse, Marcel Sel ! Loin des écologistes de la première génération d'il y a cinquante ans, dont beaucoup étaient des libertaires, ceux d'aujourd'hui, de la troisième génération, sont bien des sectaires apocalyptiques. Il faut lire leurs doctrines fourre-tout pour s'en convaincre tout à fait... Ils sont syncrétiques, faussement progressistes et dans leurs rangs, ont retrouve des courants fondamentalistes chrétiens (de gauche ou non), islamistes, marxistes-léninistes, new ages, etc. Le discours sur "l'écologie" (quel mot !) et le climat (quel concept !), le culte de la Terre dite "Gaïa" (quel prétention !), sont des véhicules plus porteurs auprès des masses que les vieilles idées. Je méprise aussi ces iconoclastes, ces censeurs, ces autodafés. En toute logique, dans la pratique (sauf exceptions), la gouvernance des écologistes radicaux est médiocre. Ennuyeuse, même. Et puis, ils sont en effet très "collaboratifs" envers certaines dictatures... Pour me résumer, ce sont de dangereux imbéciles. Moi aussi, dans une perspective transhistorique, je pense qu'il n'ont pas d'avenir. Cependant, dans nos vie à nous, il faut leur barrer la route. Au nom de la démocratie, de la liberté, du progrès et même de la préservation bien comprise de l'environnement, nous devons les circonscrire et convaincre leurs militants et leurs électeurs modérés ("tièdes"), les votants protestataires, de s'éloigner de cette pensée maladive de l'humanité ! Bonne continuation dans votre blog.
  2. Christophe Georis
    février 05, 08:53 Reply
    Ce que vous êtes bavard! Résumez ! On y verra plus clair ! Je vais vous aider: en somme, vous êtes contre. Contre tout.

Leave a Reply

Attention, les commentaires n'apparaîtront qu'après modération.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.