
C’est ce mercredi 22 avril à Bruxelles que se tiendra le grand congrès politique de la Global Sumud Flotilla (GSF) — l’association qui joue à la Croisière s’amuse en prétendant briser le blocus de Gaza (mais aussi le capitalisme, tant qu’à faire) avec quelques dizaines de bateaux de plaisance. Elle appelle aussi à « mondialiser l’intifada », autrement dit, à généraliser un soulèvement sanglant contre Israël et les Israéliens. Si ses activistes continuent à réclamer individuellement l’annihilation d’Israël en prônant une Palestine « from the river to the sea », la GSF a mis la pédale douce sur cette thématique, histoire probablement d’apparaître plus fréquentable. Mais ses exigences profitent évidemment au Hamas, et pas à la paix.
Chose d’emblée curieuse, le site consacré au congrès ne mentionne pas le lieu de l’événement. Seule une photo permet de supposer qu’il s’agirait du Square, somptueux complexe de congrès du mastodonte de l’événement mondial GL Events, situé au Mont des Arts, à proximité de la Bibliothèque nationale, dans le cœur historique de la ville.
Convertir l’activisme en action politique
L’événement s’intitule The Global Sumud Parliamentary Congress — Le Congrès parlementaire du Sumud mondial. Sumud, en arabe, signifie ténacité, persévérance. La GSF entend « aller à Bruxelles et s’associer à des parlementaires, des diplomates et des leaders de la société civile [pour] forger un nouveau réseau Sumud mondial. » Comme le dit l’un des invités-phares, l’ex-dirigeant travailliste Jeremy Corbyn, maintes fois accusé d’antisémitisme y compris dans son propre parti, il s’agit de « convertir cette mission historique en changement politique durable ».
L’antenne néerlandaise de la flottille, citée par Carel Brendel, le spécialiste local de l’entrisme islamiste, annonçait ce week-end quelques orateurs, en un bouquet tout à fait représentatif de la nouvelle vague de l’israëlophobie de gauche : Rima Hassan, Francesca Albanese, Jeremy Corbyn et Mustapha Barghouti.
À ceux-ci se joindront la députée LFI Manon Aubry, l’avocat belge et président de la Ligue internationale des Droits Humains Alexis Deswaef, Jan Fermon (ex-PTB, communiste, proche de Michel Collon), le député PTB Marc Botenga, Sira Rego, la ministre espagnole de l’Enfance (Parti communiste), ainsi que quelques islamistes et conservateurs, tels deux députés turcs de l’AKP d’Erdogan et un député bosniaque de Serbie.
Quatre rapporteurs de l’ONU au service de l’activisme palestiniste
Ils seront flanqués de trois rapporteurs spéciaux de l’ONU (en sus de Mme Albanese). En d’autres termes, le lancement de ce congrès particulièrement partisan, sinon fanatisé, se fera sous l’égide de quatre rapporteurs de l’ONU, censés pourtant adopter une certaine neutralité dans leurs actions. La flottille Sumud n’hésite d’ailleurs pas à présenter le congrès sous l’égide de l’ONU ! Eh oui, depuis la nomination de Francesca Albanese comme rapporteuse, tout est désormais possible.
La majorité des députés européens qui interviendront lors de cette journée anti-Israël relèvent du groupe de la gauche radicale au Parlement européen (GUE/NGL) (1), mais il y a aussi une écologiste et deux socialistes. Plusieurs sont des militants propalestiniens de longue date, embrigadés dans des organisations parlementaires pro-Palestine, y compris la présidente de la Délégation du Parlement européen pour les Relations avec la Palestine, l’Irlandaise Lynn Boylan (Sinn Fein, GUE/NGL)

Et last but not least, on attend Saif Abukeshek, coordinateur de la Global Sumud Flotilla. Selon Israël, documents à l’appui, il serait membre du PCPA (Palestinian Conference for Palestinians Abroad – Conférence palestinienne pour les Palestiniens à l’Étranger), un système « d’ambassades » du Hamas à l’étranger. Tout comme l’homme à l’origine des flottilles, Zaher Birawi, qu’Israël considère comme le représentant du Hamas au Royaume-Uni et qu’on a effectivement vu dans le sillage de hauts responsables de l’organisation terroriste. Selon des comptes pro-Israël, Saif Abukeshek posséderait une flotte de quelques dizaines de bateaux, via deux sociétés domiciliées à la même adresse — un local dans un immeuble de bureaux de Barcelone. Mais parmi elles, Cyber Neptune n’affiche qu’un capital de 3 000 euros et Menorca Yachting, une société dormante, repose sur deux actions d’une valeur d’une livre sterling chacune.
Financement mystère pour une campagne d’ampleur mondiale
Mais alors, qui donc paye les divers événements et les salles de congrès ? Les bateaux, le carburant, le ravitaillement ? La colossale campagne de communication, les attachés de presse, les clips soignés, les dépliants, les innombrables avocats ? Voilà le mystère qui permet effectivement de soupçonner que les accusations israéliennes d’un financement, sinon par le Hamas, au moins par les frères musulmans via le Qatar, ne sont pas dénuées de logique.
Car l’objectif de la flottille — plombée par un esprit de secte fanatisée qui ne respecte même pas la liberté des journalistes présents, même convaincus — sert effectivement l’organisation terroriste et, plus globalement, tous ceux qui ont décrété qu’Israël devait disparaître corps et biens, comme le Hezbollah et l’Iran des mollahs. Il s’agit d’isoler l’État hébreu économiquement et militairement, en l’empêchant de (continuer à) s’armer dans la guerre entamée le 7 octobre 2023 par — justement — le Hamas (et ses associés locaux), le Hezbollah, les Houthis et, derrière tous ces proxys, l’Iran.
Certes, les armes utilisées par Israël sont dévastatrices, mais une partie non négligeable de cet armement sert aussi à protéger les civils israéliens via le dôme de fer. Par ailleurs, on peut douter que l’État hébreu eût obtenu les résultats qu’il a engrangés sans une action massive, voire démesurée, forcément tragique en termes de pertes humaines, surtout innocentes. Car il a effectivement fallu raser la plus grande partie de la bande Gaza pour obtenir la libération des otages et, faute de mieux, l’espoir que le Hamas soit un jour contraint de déposer les armes. Il a bien fallu ratiboiser le sud du Liban et liquider des dirigeants du Hezbollah jusqu’au cœur de Beyrouth pour que le gouvernement libanais accepte enfin de négocier directement avec Israël — une première depuis 1948 !
Sans une armée extrêmement bien équipée, Israël — entouré de pays hostiles au départ, certains l’étant toujours — n’existerait plus depuis longtemps, et le destin des Juifs qui l’auront habité aurait été, au mieux, de s’exiler, comme ils l’avaient déjà fait dans tous les autres pays de la région. C’est la valise. Le pire ayant été précisé par les Frères musulmans et le Hamas. C’est le cercueil. Ce n’est pas nouveau, « la valise ou le cercueil » était déjà la promesse faite aux Israéliens par Diab Abu Jahjah, initiateur de la Fondation Hind Rajab, voici une petite décennie.
Priver Israël de pétrole au nom… du droit international
Et c’est toujours le plan du Hamas. Aujourd’hui, ses défenseurs (ce que sont les activistes de la Flotille Sumud Mondiale qui ne le critiquent jamais) ont ajouté une nouvelle idée à la cessation de toute collaboration avec Israël depuis l’Occident notamment : un embargo total sur le pétrole. Or, sans énergie, il n’y a pas de vie possible dans une société moderne. La privation d’énergie est même l’un des arguments que les palestinistes utilisent eux-mêmes pour accuser Israël de « génocide » en prétendant maintenir « le droit international ». L’on peut donc imaginer que, dans leur esprit fanatisé, le « génocide » tel qu’ils le conçoivent serait autorisé par ce droit humanitaire lorsque les victimes potentielles sont juives.
On notera aussi que ces accusations de « génocide », communes à tous les acteurs de la Sumud, se font de plus en plus nombreuses et affirmées depuis que le conflit, du moins à Gaza, ne fait pratiquement plus de victimes — déjà que celles-ci étaient en grande majorité des hommes en âge de combattre, ce qui excluait d’emblée l’idée même de « génocide ». Du 27 mars au 16 avril, le ministère de la Santé du Hamas a compté 79 morts à Gaza, sans préciser combien d’entre eux étaient des combattants, ni combien avaient été tués par des tirs israéliens.

Quant à la famine qu’Israël aurait sciemment organisée, si quelques signes dans ce sens se sont manifestés à l’été 2025, il n’en est plus du tout question. Pour l’ONU (ochaopt.org), l’entrée des vivres n’est même plus vraiment un sujet. Elle enregistre de l’ordre de 20 000 à 30 000 tonnes d’aide alimentaire par mois provenant des organisations qu’elle couvre, sans compter le fret commercial ni les autres aides. Selon le COGAT (Coordinateur des Activités gouvernementales dans les Territoires), la bagatelle de 65 000 camions serait entrée dans Gaza entre le 10 octobre 2025 et février 2026. L’un parle de 600 camions par jour au total. L’autre d’une cinquantaine dont il aurait connaissance. On est réduits à présenter les deux chiffres sans savoir qui dit vrai. Mais aucun des deux ne permet de déduire qu’il y aurait une volonté d’Israël d’affamer les Gazaouis, encore moins une mise en œuvre, même embryonnaire, d’un tel plan. En tout cas, la flottille de 2025 avait à peine réussi à acheminer une cinquantaine de tonnes, soit un 500e de ce qui entre chaque mois à Gaza via l’ONU…
Un prétendu « génocide » comme justification à l’annihilation de l’État hébreu.
C’est pourtant ce prétendu « génocide » soi-disant toujours en cours qui constitue la justification principale de la GSF, brandie systématiquement par ses participants les plus en vue, Francesca Albanese, Rima Hassan, Jeremy Corbyn, Manon Aubry, etc.
L’objectif de la Conférence de Bruxelles est enfin de promouvoir et de signer une déclaration qui consacre trois points fondamentaux : le droit d’accès des Palestiniens à leurs eaux et territoires, le droit à l’autodétermination du peuple palestinien (et au retour de 5 millions de « réfugiés » en Israël), et enfin, le rejet de « l’impunité » — autrement dit, des poursuites pour ceux qui s’en seraient pris aux Palestiniens ; on comprend aisément que la qualification de « génocide » est sous-jacente. Mais il est entendu qu’une telle impunité resterait garantie pour les agresseurs, Hamas, Hezbollah, Jihad islamique, FPLP, Iran, dont on n’évoque jamais les crimes innombrables dans ces milieux-là, pas même les crimes actuels du Hamas envers les Palestiniens que la Sumud prétend défendre !
Selon la même rhétorique, la cérémonie d’ouverture aura pour thème « démanteler l’apartheid colonial : du droit international à la libération palestinienne ».
Là encore, c’est le point de vue et le programme du Hamas qui sont défendus par cette assemblée représentative de quelques marins d’eau douce en Méditerranée : à aucun moment, il n’est question du droit international dont pourrait bénéficier Israël, et pour cause : « l’entité sioniste » n’a qu’un droit à leurs yeux : disparaître.
Le droit international, oui. Mais pas pour les Juifs.
À aucun moment, la documentation ne mentionne les processus de paix en cours à Gaza et au Liban. Il n’est pas plus question du désarmement du Hamas, pierre d’achoppement de la paix que l’organisation terroriste repousse systématiquement sine die. Quant à la livraison d’armes, seul Israël devrait donc en être privé. Et le pire, c’est que ça fonctionne !
Correction : le pire, c’est que quatre rapporteurs spéciaux de l’ONU participent à un tel événement, dont l’objectif n’est absolument pas d’apporter la paix au Proche-Orient ou la justice aux Palestiniens. De telles choses ne sont possibles et même imaginables isolément. Il n’y aura jamais de paix ni de justice pour les Palestiniens tant que les Israéliens eux-mêmes ne pourront espérer une paix. Et ils ne pourront l’espérer tant que les islamistes et les fanatiques palestinistes seront choyés et financés par d’autres puissances mondiales.
La propagande du Hamas, diffusée avec beaucoup d’habileté et de professionnalisme (et donc d’argent) via les nouveaux antisémitismes, a déjà sérieusement altéré le soutien à Israël dans des États et des milieux où il constituait encore récemment une évidence. Le congrès de la Flotille Sumud Mondiale n’est qu’un pas soigneusement pensé, conçu selon une stratégie de haut vol, vers le but ultime : l’annihilation d’Israël. Si l’État hébreu a des choses à se reprocher quant à sa façon de se défendre et quant à son expansionnisme, ses ennemis en ont tout autant. À ceci près que seul Israël est, depuis sa création, en lutte pour sa survie, et qu’on est arrivé à un point où des députés européens souhaitent ouvertement la sacrifier, inconscients pour beaucoup des conséquences évidentes qu’aurait une victoire finale du Hamas et de ses alliés sur l’État juif, dont le 7 octobre n’a été qu’un petit aperçu. Et pour cause : il a été conçu pour !
Il suffit donc de constater à qui profite la flottille pour comprendre pourquoi cette assemblée réunit des « progressistes » antisionistes jusqu’au cœur du sternum, et des islamistes conservateurs. L’antisémitisme converti en antisionisme aura réussi à rapprocher ces deux extrêmes. Et à chanter ensemble « l’an prochain à Al Quds » sur les ruines espérées du seul État hébreu dont le Hamas s’est promis d’expulser ou de tuer — au choix — les seuls citoyens juifs. Lors d’une conférence de 2021, il avait même généreusement prévu de garder en otage les techniciens et savants juifs profitables après n’avoir tué ou expulsé que tous les autres.
Si ça vous rappelle quelque chose, vous êtes en bonne santé mentale.
Tant que vous êtes là…
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6 réponses
Désolé, je ne peux pas vous approuvez.
Bien sûr que cette flottille est infiltrée et dirigée par des anti-sionistes et donc des islamistes pro palestinien. Mais est-ce vraiment étrange et dérangeant ? Pourquoi faites vous ce raccourci: Palestinien = Hamas = terroriste = méchant ; Israël = gouvernement = gentil ? Pourtant si je défini méchant et gentil en comptant le nombre de victimes civiles (2000 Israéliens pour 72000 palestiniens) j’obtiens clairement l’inverse !
Ensuite vous dites « Le droit international, oui. Mais pas pour les Juifs. », et je dis oui en effet mais pas parce que comme vous dites les juifs n’ont pas le droit d’avoir le droit international mais parce qu’ils ne le respectent pas. Israël est l’un des pays du monde a avoir le plus enfreint le droit international en toute impunité. Israël est en violation de plus de 30 résolutions contraignantes du conseil de securité.
Bref, le Hamas est l’oeuvre des sionistes. Ils qui ont généré haine et désolation en persécutant un peuple. Plutot que de chercher l’apaisement, pour chaque victime israélienne ils en ont fait 30x plus chez les palestiniens. La haine crée la haine. Ils ont créé l’hydre (le monstre à 7 tête) du terrorisme. Et ils sont directement responsable de la montée de l’antisémitisme dans la région.
Et arrêtons svp d’assimiller Israël = Juifs ! Si on veut lutter contre antisémitisme, la communauté juive du monde devrais d’ailleurs d’avantage se désolidariser d’Israël. Israël qui est devenu un pays d’extrême droite. Ce que les juifs devraient pourtant rejeter !
1. Je ne fais pas de raccourci. Le Hamas est une organisation terroriste. Et je ne dis pas qu’Israël est « gentil ». Soyez moins manichéen, pour commencer.
2. La légitimité d’un État ou d’une action militaire ne se mesure pas au nombre de victimes civiles dans une guerre, sinon, nous serions nous-même illégitimes. Il n’y a eu ni 2.000 victimes civiles israéliennes, mais quelque chose comme 900, et pas 72.000 victimes civiles palestiniennes, mais entre 30.000 et 45.000.
3. Le fait qu’un pays ou ses citoyens ou les gens qui y sont assimilés ne respectent pas le droit international ne dispense pas leurs adversaires de le respecter. Par ailleurs, l’Iran, la Syrie, le Liban via le Hezbollah et le Hamas violent bien plus régulièrement le droit international qu’Israël.
4. Le Hamas est l’œuvre des Frères musulmans. Accuser des Juifs de tout ce qui leur arrive est l’un des plus vieux tropes antisémites. Vous devriez essayer d’éviter.
5; S’il y a autant de victimes palestiniennes, c’est pour deux raisons principales : Israël protège sa population et ses soldats à l’extrême ; les factions palestiniennes l’utilise comme boucliers humains et comme trophées quand ils sont tués. Si le déséquilibre créait la haine, pourquoi n’a-t-on pas haï tous les pays arabes qui ont attaqué Israël à plusieurs reprises ? (encore heureux).
6. Israël est un État juif. Exiger des Juifs qu’ils refusent de s’opposer à Israël, c’est déjà leur refuser un droit fondamental. On n’a jamais exigé des Arabes qu’ils renoncent à Al Aqsa.
7. La plupart des pays arabes sont des dictatures, beaucoup d’extrême droite. Le Jihad islamique, le Hamas, le Hezbollah, l’Iran des mollahs sont d’extrême droite, et bien plus gravement qu’Israël, qui est toujours une démocratie.
Là où votre raisonnement est erroné c’est que vous mettez sur un pied d’égalité Israël et la Palestine. Israël qui est un état souverain avec une armée (puissante), un gouvernement, une police, un territoire, … et toutes les fonctions régaliennes qui vont avec. Et la Palestine n’ayant ni armée, ni territoire clairement défini (les frontières sont fragmentées et changent en fonction des envies d’Israel), ni un contrôle total de son territoire et de sa sécurité (occupation israélienne), ni un gouvernement stable et reconnu.
Comme tout le monde le sait, il y a un conflit entre Israël et les Palestiniens. Mais comment les Palestiniens peuvent ils se défendre face aux agressions (justifiées ou non) des Israéliens ? Comment peuvent-ils se défendre alors qu’ils n’ont pas d’armée et qu’il leurs manques toutes les fonctions régaliennes citées plus haut ? Alors qu’Israël utilise sont armée pour occuper la Palestine, et détruire toute opposition ?
La réponse est simple :
– Par un mouvement de résistance armé. Resistance bien souvent appelé terrorisme par l’ennemi pour la discréditer. Mais dans le cas du Hamas, qui s’attaque a des innocents (et pas uniquement aux forces armées), on est d’accord c’est bien du terrorisme.
– Par la voix diplomatique, le droit international et l’influence. Et là, comme vous le dites, la Flottille Sumud pour Gaza est probablement utilisée. Mais est-ce tellement étonnant et dérangeant ? N’est-ce pas là un meilleur moyen que le terrorisme pour exprimer leurs revendications ? N’ont-ils pas le droit à la parole au point de vouloir discréditer cette flottille ?
Le problème d’Israël c’est qu’ils ont une telle peur qu’on veuille détruire et annihiler l’état hébreu qu’ils vont dans l’exagération. Cette peur, les font passer de victime à bourreau et les poussent à commettre crime de guerre après crime de guerre tout ça sous couvert que la survie d’Israël en dépend. Peur irrationnelle qui les poussent à commettre un probable génocide envers un autre peuple. Le comble pour un peuple ayant justement vécu ce genre de drame !
Et là, encore, dans votre article, on peut lire : « Un prétendu « génocide » comme justification à l’annihilation de l’État hébreu. ». N’est-ce pas excessif ?! N’ont ils pas le droit de se defendre sans pour autant réaliser un nouveau genocide envers le peuple juif ?
Et puis votre phrase : « « l’entité sioniste » n’a qu’un droit à leurs yeux : disparaître » pourrait facilement être retournée en « « l’entité palestinienne » n’a qu’un droit à leurs yeux : disparaître ». Ces années de conflits et de morts a engendré une telle haine dans les 2 camps que les 2 phrases sont vraies.
Et c’est ça que je reproche à Israël, c’est de ne pas avoir recherché la paix et l’appaisement, d’avoir continué de jeter de l’huile sur le feu par un mépris et une provocation continue du peuple Palestinien.
La flottille SUMUD est organisée par des partisans si pas des membres du Hamas. Elle joue un rôle dans la stratégie globale de l’organisation terroriste. Par ailleurs, toutes les organisations de « résistance » à Gaza ont largement adopté les méthodes terroristes les plus abjectes. D’où la qualification de « terroriste » qui les vise systématiquement.
Vous liez directement les revendications de la Flottille aux objectifs du Hamas. Si les proximités idéologiques ou les soupçons de financement que vous mentionnez sont des pistes, peut être, sérieuses, comment distinguez vous la défense des droits des civils palestiniens (portée par des juristes et des députés européens) d’un soutien explicite au terrorisme ? Ne craignez-vous pas qu’en amalgamant toute critique d’Israël à une volonté d’annihilation, vous fermiez la porte à tout débat politique sur le droit international ?
Vous évoquez un ‘financement mystère’ et des ‘soupçons’ concernant le Qatar ou les Frères musulmans. C’est un argument fort, mais il repose ici sur une déduction plutôt que sur des éléments concrets. Pourriez-vous préciser si des enquêtes financières indépendantes étayent ces liens, ou si cela reste une hypothèse basée sur la convergence d’intérêts ?
Vous opposez les chiffres du COGAT à ceux des organisations humanitaires concernant l’aide à Gaza pour nuancer l’idée d’une famine. Toutefois, la famine ne se mesure pas seulement au nombre de camions, mais à la distribution réelle et à l’état nutritionnel des populations constaté sur le terrain. En présentant ces deux chiffres sans trancher, n’évacuez vous pas un peu vite la crise humanitaire documentée par de nombreuses ONG indépendantes ?
Votre critique de la présence des rapporteurs de l’ONU est vive. Cependant, ces experts interviennent souvent dans des forums partisans pour rappeler les cadres du droit international. Considérez-vous que leur simple présence vaut adhésion au programme des organisateurs, ou est-ce le contenu spécifique de leurs mandats que vous remettez en cause ?
Votre texte utilise des expressions très « colorées » (marins d’eau douce, fleur des antisionistes, joue à la Croisière s’amuse). Ce ton pamphlétaire est efficace pour galvaniser votre lectorat déjà convaincu, mais ne pensez-vous pas qu’il affaiblit la portée de vos propos ?
Je n’amalgame justement pas toute critique d’Israël à une volonté d’annihilation, j’y assimile la volonté clairement exprimée d’annihiler Israël notamment à travers le slogan « from the river to the sea » qui est la négation de son existence et constitue à la fois le projet du Hamas et celui de la flottille, sans oublier l’adhésion de très nombreux partis. L’accusation de génocide ne vise absolument pas à arrêter ni même à réduire la souffrance des Gazaouis : elle n’a cessé d’augmenter après le cessez-le feu qui — s’il n’a pas arrêté les échanges de tirs — a tout de même réduit drastiquement le nombre de victimes. Cette contradiction démontre à mon avis que l’accusation de génocide est fabriquée pour justifier l’éradication de l’État d’Israël, ce qui ne peut se faire que par une sanglante razzia dans le pays. La flottille fait partie de la stratégie de dénigrement de l’État, en contraignant celui-ci à l’arrêter le plus tôt possible, ce qui permet ensuite aux activistes de convertir des actions policières d’une nature similaire à celles en vigueur dans nos pays en « tortures» et même « viols ». L’objectif étant de diaboliser Israël. Comparez la rhétorique sur des pays continuellement violents qui ne respectent aucun des droits humains comme l’Iran, et c’est à mon avis très clair.
Israël est responsable de l’entrée des camions et de la nourriture. Ensuite, c’est concrètement le Hamas qui distribue. La faim (réelle) découle non pas du blocage de la nourriture pas Israël mais de freins intérieurs à la distribution. L’épisode de deux mois où Israël a bloqué la nourriture me paraît révélateur. S’il n’y avait pas déjà de grandes quantités dans l’enclave, on aurait eu une famine ravageuse, qui n’a pas eu lieu. Cela montre que le Hamas stockait à son profit et ça, Israël n’en est pas responsable. Ensuite, on voit que Cogat a beau laisser passer des quantités colossales de biens et de nourriture, ça ne semble jamais avoir le moindre impact sur les accusations des ONG. Autrement dit, quoi qu’Israël fasse, il est accusé d’affamer les Gazaouis. Il en va de même pour l’eau, qui coulerait à flots, selon Cogat. Ceci me paraît démontrer que les ONG ne sont pas honnêtes et reprochent à Israël le résultat des pratiques du Hamas, qui se nourrit dans des restaurants aux tables plantureuses.
Je ne critique pas les rapporteurs de facto, je critique le choix qui est fait et le maintien de rapporteurs clairement engagés dans la haine, comme Albanese. L’ONU est devenu une machine à taper sur Israël et le nombre de résolutions qui le vise comparé à toutes les dictatures du monde réunies en est pour moi une preuve incontestable.
Je suis un satiriste. J’utilise donc des expressions « colorées ». Il y a bien d’autres auteurs qui restent dans un registre très sérieux. Chacun est dans son rôle. Par ailleurs, je pense que les convaincus ne sont pas accessibles et qu’ils ne liront même pas. En revanche, je pense qu’une lecture un peu plus animée, voire drôle par moments, peut intéresser ceux qui doutent. C’est à eux que je m’adresse.
Et merci pour vos excellentes questions !