Crowdfunding : aidez-moi à défendre le droit d’utiliser le mot « antisémite ».

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Depuis avril 2018, Michel Collon me poursuit au civil pour l’avoir, sur bases factuelles, qualifié d’antisémite. Les conclusions des avocats ont été échangées. Les plaidoiries ont lieu le 25 janvier 2019. Même si je gagne, mes frais d’avocats s’élèveront à quelque 5000-6000 euros.

Derrière cette attaque juridique se niche la volonté de « créer une jurisprudence » qui rende difficile sinon impossible l’utilisation du terme antisémite dans un débat public. À l’heure où l’antisémitisme remonte partout, à l’heure du procès Nemmouche — où les défenseurs ont médiatiquement convoqué le « complot », forcément juif —, à l’heure où l’on découvre que le président de la Ligue des Imams belges a eu un discours antisémite (j’ose à peine l’écrire…) il y a dix ans, la censure du mot antisémite constituerait une victoire immense pour les vrais antisémites, parce qu’elle conduirait la « communauté juive » à ne plus être en mesure de se défendre verbalement. C’est déjà la seule minorité en Belgique obligée de se barricader dans toutes ses institution. Une anormalité insupportable dans un État de droit.

Beaucoup semblent croire que ceci ne regarde que « les Juifs ». On a hélas pris l’habitude de laisser la « communauté » se défendre seule, croyant qu’elle « fait ça si bien ». Deux fois hélas, parce que quand elle le fait seule, les antisémites se précipitent pour lui reprocher d’activer un « lobby ».

C’est au contraire toute la société qui est concernée. Ceci n’est pas « mon » procès. Ce n’est pas le procès du sionisme. Ceci est un procès contre la liberté d’expression, contre le journalisme citoyen et le droit de bloguer librement. 

Ceci est, surtout, un procès contre la justice et l’équité due aux minorités, et contre le droit universel de tous les citoyens de vivre ou de se sentir en sécurité. C’est pourquoi je fais appel aux dons pour financer les frais d’avocats.

Comment contribuer ? (1)
Vous pouvez, soit :

– faire un don sur mon compte PayPal.

 

– si vous voulez participer à hauteur de plus de 50€ par virement, vous pouvez me contacter à l’adresse marcelsel@gmail.com pour que je vous donne mes coordonnées bancaires.

– faire un don via GoGetFunding (cartes de crédit, PayPal, etc.)


L’affaire
Je suis cité au civil par Michel Collon, l’animateur d’Investig’action, en diffamation. Il me réclame 10.000 € de dommages et intérêts pour l’avoir qualifié d’antisémite. Mes frais d’avocat seuls dépasseront les 5.000 €. Mon blog n’est pas une activité commerciale, mais de journalisme dit « citoyen ». Mon revenu est celui du Belge moyen. Comme celui de beaucoup de gens qui s’expriment sur les réseaux. Ce genre de poursuites vise selon moi à décourager l’expression libre de jugements de valeurs en matière d’antisémitisme.

J’avais qualifié Michel Collon (PTB) d’antisémite dans un article qui ne le visait pas directement. J’y interpelais en fait la Ligue des Droits de l’Homme sur la présence annoncée de son président d’alors, Alexis Deswaef, lors d’un événement « propalestinien » radical organisé par Michel Collon, avec un nombre impressionnant de personnalités sulfureuses. L’article s’appuyait sur ma consultation de plus de 300 sources. J’ai aussi rappelé que la Ligue des Droits de l’Homme était née de l’affaire Dreyfus et que voir son président côtoyer des antisémites notoires nuisait gravement à l’engagement originel de la Ligue, c’en devenait même son contraire.

Le nom d’Alexis Deswaef a été retiré de la liste des participants après la publication de cet article. Mon billet a donc probablement été efficace. Aucun autre média n’a évoqué l’affaire alors même que plusieurs personnalités politiques (PS, Ecolo, PTB), étaient reprises sur la liste des participants. Mon blog comblait donc objectivement un vide sociétal. 

Une jurisprudence pour censurer le terme antisémite
Auparavant, Michel Collon avait déjà obtenu la condamnation d’un « simple » internaute suisse qui l’avait qualifié d’antisémite dans un statut Facebook. Cet internaute n’avait pas eu les moyens de payer un avocat, ce qui explique peut-être en partie sa condamnation.

Dans une interview publiée sur son blog Investig’action, Michel Collon a affirmé que ce succès judiciaire créait « une jurisprudence très importante qui dit qu’accuser d’antisémitisme une personne critiquant la politique d’Israël, c’est de la diffamation injurieuse. »

Il est donc raisonnable de penser que la manœuvre vise in fine à (auto-)censurer l’usage du mot antisémite lui-même pour ne l’autoriser qu’envers des gens qui auraient déjà été condamnés pour antisémitisme. Ce serait en tout cas le résultat obtenu si j’étais à mon tour condamné. C’est pourquoi j’ai fait appel à un avocat spécialisé dans la liberté d’expression et les nouveaux médias, Jacques Englebert.

Car, selon cette logique, on n’aurait pas pu qualifier Dieudonné d’antisémite avant sa première condamnation. On n’aurait pas pu reprocher à Faurisson son négationnisme tant qu’un tribunal n’aurait pas tranché. Plus récemment, le débat sur l’antisémitisme présumé de Ken Loach ou du Labour aurait été muselé d’avance. Il serait aussi périlleux, au risque de se voir assigner, poursuivre voire condamner, d’affirmer que les propos de 2009 du président de la Ligue des Imams belges, Mohamed Toujgani, étaient antisémites. On hésiterait même à qualifier d’antisémite un avocat faisant la quenelle avec Dieudonné. Ne plus avoir de mot pour parler d’antisémitisme, c’est servir les antisémites.

Le champ libre aux antisémites les plus virulents
En revanche, qualifier Israël d’État « le plus raciste du monde » (comme le fait Michel Collon très régulièrement), ne poserait pas de problème. Tout comme qualifier telle ou telle personne d’islamophobe ou de raciste. 

Le blog de Michel Collon (Investig’action) n’hésite d’ailleurs pas à qualifier, par exemple, l’immense écrivain Boualem Sansal d’islamophobe. 

Alors que les minorités ont intérêt à se battre ensemble contre les racismes et les discriminations, ceci amènerait un déséquilibre insupportable où certains prétendus-défenseurs d’une minorité pourraient continuer à alimenter l’antisémitisme sous prétexte d’antisionisme, tandis que la minorité juive, dix fois plus réduite, et déjà littéralement assiégée, serait amputée de sa défense verbale élémentaire, soit la possibilité d’accuser une personne publique d’antisémitisme en vertu de ses déclarations ou de son attitude. 

Avant d’écrire « Michel Collon [est] un antisémite », j’ai dûment recueilli des faits. Je me suis basé sur la définition de l’antisémitisme de l’IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance), adoptée en 2017 par le Parlement européen à une très large majorité. J’ai trouvé 34 occurrences où les déclarations ou l’attitude de Michel Collon correspondaient aux exemples d’antisémitisme potentiel proposés par l’IHRA. Pas une ou deux. Pas cinq ou six. Trente-quatre !

Quelques exemples : Michel Collon qualifie très régulièrement Israël « d’État le plus raciste du monde » sans fondement objectif. Des minorités font en effet l’objet d’un traitement bien plus dur dans d’autres pays du monde. Il suffit peut-être de rappeler les génocides soudanais et rwandais, le sort des Kurdes en Iraq (50.000 à 180.000 civils gazés selon les sources), les Rohingyas au Myanmar ou les Ouïghours en Chine, le traitement assassin de musulmans en Centrafrique, ou plus généralement, les chrétiens qui seraient (selon l’organisation protestante Portes ouvertes) pas moins de 215 millions à subir de « graves oppressions », dans la bagatelle de cinquante pays. 

Investig’action a également accusé Israël de « préparer un génocide » des Palestiniens, une manière traditionnelle d’établir une comparaison avec l’Allemagne nazie pour renvoyer la faute du génocide nazi sur les Juifs eux-mêmes. Là aussi, il n’y a aucune factualité : les seules attaques au gaz contre des civils kurdes en Irak ont été plus meurtrières en quelques mois que des décennies de guerre larvée entre Israël et les Palestiniens. Un exemple parmi des dizaines d’autres.

Il utilise aussi le « lobby pro-Israël » (variante indolore de lobby juif) à la moindre occasion. Il a ainsi affirmé dans une vidéo, contre toute vraisemblance, que la réservation d’une salle au Centre Maritime de Molenbeek avait été annulée suite à des pressions du « lobby pro-Israël ». Non seulement, rien ne le démontrait, mais en plus tout indiquait le contraire, selon mes sources : les « antennes » culturelles ou médiatiques juives ignoraient qu’une telle demande avait été formulée, et la commune de Molenbeek m’a confirmé que l’annulation émanait d’elle-même pour des raisons statutaires. Michel Collon en avait été informé et a donc sciemment accusé le prétendu « lobby » sans fondement. Comment qualifie-t-on quelqu’un qui fabrique des accusations fallacieuses envers une communauté ?

ll a encore affirmé, sur une chaîne libanaise proche du Hezbollah et du régime de Bachar Al-Assad, où il semble très apprécié, que la vente de ses livres sur le stand de la Fédération Wallonie-Bruxelles à la foire du livre francophone de Beyrouth avait été annulée suite à des pressions du « Lobby d’Israël » et a accusé la Belgique de « censure » (alors que la FWB n’a pas vocation à promouvoir, par exemple, un livre contenant un chapitre d’Éric Blanrue, apologue du négationniste Faurisson).

Or, il m’accuse par ailleurs d’avoir été à l’origine de cette « censure », pour avoir alerté la toile via Twitter de cette invitation. Pourtant, je ne fais partie d’aucun « lobby ». Je ne suis d’ailleurs pas juif. Et je suis très critique de la politique d’Israël quand je la juge inacceptable.

De plus, penser que le CCLJ (qui a soumis le dossier à Rudy Demotte et Alda Greoli, deux membres éminents du lobby d’Israël, suppose-t-on…), adhèrerait à un prétendu « lobby d’Israël », c’est déjà un amalgame : de très nombreux membres du CCLJ sont au contraire très critiques, eux aussi, de la politique d’Israël. 

Dernier exemple : lors d’une conférence à laquelle je participais, Michel Collon a crûment affirmé que presque tous les patrons de médias français « étaient marchands d’armes, liés à Israël ». Alors que sur trente-sept grands patrons de presse identifiés par Le Monde Diplo, l’avocat de Michel Collon n’est parvenu à en citer que trois qui auraient eu une telle relation, de près ou de (très, très) loin. Sa phrase revenait en réalité, ni plus ni moins, à accuser Israël de contrôler les médias français, liant judéité et pouvoir, une antienne très prisée chez les antisémites.

Pourquoi je fais appel aux dons
J’ai le revenu du Belge moyen, sans plus. Je ne peux pas me permettre de publier des papiers qui risquent de me coûter de telles sommes. Je ne suis pas dans le besoin. Mais je ne peux plus priver ma famille nucléaire (par exemple, de vacances) au prétexte que je donne mon opinion. Tout citoyen doit pouvoir le faire sans risque, faute de quoi, la liberté d’opinion serait réservée à ceux qui ont les moyens de payer. Une liberté de riche. Ce que Michel Collon obtiendrait, rien que par les frais de justice, c’est que je m’autocensure et qu’à (court) terme, je cesse de bloguer.

Cette menace ne concerne pas que moi. S’il obtenait gain de cause, c’est toute la société, toute l’opinion libre qui subirait un brusque coup de frein. Qu’il gagne ou non, la seule perspective de perdre des revenus importants en cas de poursuites serait extrêmement efficace. Le nombre de papiers que j’ai publié depuis cet été, ainsi que leur nature (aucune critique directe, du Sel « mou ») donne la mesure de l’autocensure que j’ai dû m’imposer, à mon immense regret. Pour des raisons similaires, j’ai dû cesser toute critique de Nordpresse. Or, là aussi, mon blog était le seul média belge à en parler.

En contribuant aux frais de justice, vous montrerez que de telles poursuites ne peuvent avoir pour effet de limiter sérieusement la liberté d’expression, pour moi, et pour tout-e autre.

(1) Je ferai régulièrement un état des lieux (factures/dons), en toute transparence. Les dons non utilisés seront remboursés proportionnellement.

D’avance, merci. Pour nous tous.


Image : CC0 Pixabay.com.

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19 Comments

  1. Anne-Marie Fautré
    janvier 14, 14:20 Reply
    Ben si M. Sel, on peut se priver de vacances et en priver les siens ! Enseignante, c'est ce que j'ai fait et fais toujours pour que le père de mes enfants soit condamné pour inceste. Cela a pris 12 ans et le suicide d'un des enfants. En plus de mon boulot, j'ai effectué des ménages (en noir bien évidemment). Alors 6000 euros, vous pouvez les gérer. A chacun d'assumer son combat. Respectueusement.
    • marcel
      janvier 14, 15:19 Reply
      Mes combats personnels, je les assume personnellement. Je n'en fais part à personne. Les vacances dont ils me privent, je les assume aussi. Ici, il s'agit d'un combat public. Ce qui est public se finance en public. J'espère que vous comprenez, et pour le reste, je suis désolé pour ce qui vous est arrivé.
  2. jp
    janvier 14, 22:55 Reply
    n'est-ce pas un délit de presse ? et donc passible de la cour d'assise ?
    • marcel
      janvier 15, 09:34 Reply
      Oui, c'est un délit de presse éventuel, passible de la cour d'Assises, mais comme elle ne s'est plus réunie à cette fin depuis des décennies, il n'avait aucune chance. Il m'a donc menacé au départ de correctionnelle (pour diffamation), mais là non plus, il n'avait aucune chance, la cour se serait déclarée non compétente. Il est donc allé au civil, seul endroit où il pouvait me faire citer d'office.
  3. Salade
    janvier 14, 23:38 Reply
    C'est si terrible 6000 EUR pour votre condition sociale, Marcel? Ou bien c'est juste une question de principe? Je trouve plus grave d'accuser une personne physique qu'un état, un parti, une chaine de TV, etc... Votre texte (pq levez-vous la "censure" juste maintenant?) me donne l'impression que vous paniquez un peu... Or vous devez garder votre calme pour ce procès.
    • marcel
      janvier 15, 09:43 Reply
      D'abord, c'est une question de principe, bien sûr. Ça fait dix ans que je dénonce ce que je crois devoir l'être dans la société, sans revenu (sérieux) et sans problème — tant que je ne touchais pas à une certaine gauche trop habituée à être choyée, qui ne supporte plus la critique. Sinon, 6000 €, pour ma « condition sociale », c'est trois mois de revenu net. Indépendamment de cela, c'est de très (trop?) jolies vacances pour 4. C'est une année de mobilité. C'est 4 mois de financement de ma petite maison ouvrière. C'est 4 vélos électriques de très bonne qualité. C'est ce qu'il me manque pour réparer ce qui doit l'être d'urgence dans ma maison. C'est douze semaines de nourriture pour ma famille nucléaire… Oui, 6000 euros, c'est beaucoup.
    • marcel
      janvier 15, 09:48 Reply
      Ensuite, Michel Collon n'est pas juste une « personne physique », c'est une personne publique, qui s'exprime lui-même avec virulence, et je ne l'ai pas accusé sans base factuelle. Par ailleurs, je ne panique pas du tout, j'ai un dossier solide, mais j'estime légitime de ne pas être le seul à financer ce cas, déjà simplement parce que Michel Collon peut, demain, s'en prendre juridiquement à n'importe quel autre internaute (comme il l'a fait en Suisse), un crowdfunding réussi lui montre qu'il ne s'attaque pas à une personne isolée, mais à des principes défendus par beaucoup de monde. Et je suis donc paaaarfaitement calme :-)
      • Salade
        janvier 15, 10:50 Reply
        Personne publique. Voilà le coeur de la plaidoirie il me semble. Et en effet la liberté d'expression est importante. Je suis une personne publique dès que j'écris dans un blog, je suppose. Donc je dois accepter l'insulte? Jusqu'à quel point?
        • marcel
          janvier 16, 12:04 Reply
          Eh bien, en ce qui me concerne, j'accepte toutes les insultes sans porter plainte depuis déjà bientôt une décennie… Ensuite, on estime aussi la « capacité » médiatique d'une personne publique. Plus elle est publique, plus elle doit accepter la critique, y compris féroce.
  4. tilto
    janvier 15, 11:46 Reply
    Je trouve malheureux d'en arriver au procès. Mais je fait la distinction entre l'antisémitisme ( la haine de juifs) et la critique des actions politiques du gouvernement d'Israël. Certains israéliens se servent de ça pour faire taire toute opposition... si tu n'est pas d'accord avec notre politique c'est que tu hais les jufs donc tu est condamnable ... et la c'est un forme d'abus qui me dérange !
    • marcel
      janvier 16, 12:11 Reply
      Bien sûr, c'est une forme d'abus et je l'ai souvent dénoncé. Tout comme les iraniens qui qualifient d'islamophobe tout l'occident. Ou un ténor d'extrême gauche qui me présente comme un réactionnaire raciste. Etc, etc. Il y a des abus dès qu'un terme s'y prête : racisme, xénophobie, négationnismes, homophobie, etc. Certains sont plus organisés (par Israël, l'Iran, les frères musulmans, les adeptes de l'indigénisme, etc.) De même pour le racisme anti blanc, instrumentalisé par certains partis. Mais ceci ne peut modifier le point fondamental. On ne pourra jamais empêcher les abus. Mais on peut les critiquer, en débattre, et c'est très sain. En revanche, en tirer une raison pour "enfermer" un jugement de valeur et le réduire à un usage « criminalisé » (à savoir qu'ici, on cherche à créer une jurisprudence qui en "interdirait" l'usage envers toute personne qui n'aurait pas été condamnée par la justice) est non seulement abusif, mais aussi dangereux. On est obligés de vivre avec. Mais ça fait du débat. C'est déjà ça :-)
  5. utz
    janvier 15, 21:08 Reply
    salut Marcel, avant de passer à la caisse je voudrais savoir si t'as le même avocat que mehdi némouche, trop peureux perso -en bon propal anticolonialisse,et en plus suppôt du lobby de la bienpansence de gauche factuellement très mal à droite- que tu rates ton coup et que le mot "antisémite" soit finalement interdit... merde alors ! je m'étais habitué à assumer le qualificatif con trairement à ton con tempteur ècoloptbiste chaque fois que je pense tout haut qu'israel est une tragédie (et pas à cause des connards à torchon sur la tête) bon, je dis pas qu'adolf a gagné sa guerre chaque fois que je pense à israel... une tragédie ça peut être un bunker sans génocide et sans enfants goebbels suicidés par vader en moeder ... j'espère que ton procès sera relaté à l'rtbf par justine cats, ah ce regard expert de l'explication qui tue, un soutien pour ta cause ! Envoie-moi ton n° de compte sur mon mail, je sacrifierez pour ta décollonisation un morceau de corniche à remplacer dans ma maison bourgeoise du rand en pensant à théo et ses passeporcs humanitaires
    • marcel
      janvier 16, 12:11 Reply
      Si tu dois sacrifier un bout de corniche, je ne t'envoie pas mon mail :-)
  6. Pierre
    janvier 16, 07:15 Reply
    J’esperes Que dans leurs conclusions vos avocat ont réclamé l’équivalent devl’art 700 en france soit les dommages et intérêts plus les frais de justice et les dépends
    • marcel
      janvier 16, 12:17 Reply
      Hélas, le système belge est moins large. Dans ce contexte, la partie adverse ne peut être condamnée qu'aux dépens sur une base forfaitaire (1440 € frais de justice compris) et pas aux dommages.
  7. serge
    janvier 16, 11:32 Reply
    Bonjour Marcel, deux petites questions: si vous gagnez, votre adversaire ne sera-t-il pas condamné aux dépens, ce qui couvrirait une partie de vos frais juridiques? En d'autres mots, ne faudrait-il pas attendre le verdict avant de lancer votre crowdfunding? Deuxieme question, sur le fond: il me semble que votre adversaire prend grand soin de mentionner son hostlité á Israel, pas aux Juifs. C'est du moins ma conclusion á la lecture de vos exemples. N'est-il pas, en effet, plus anti-sioniste qu'antisémite? Existent-ils des exemples de veritable antisémitisme ou alors considerez-vous que l'anti-sionisme systématique confine á l'antisémitisme, (ce avec quoi je ne serais pas d'accord..)
    • marcel
      janvier 16, 12:43 Reply
      Les dépens ne couvrent que très maigrement les frais réels parce que la demande n'est pas évaluable (forfait de 1440 € indemnité de procédure incluse). De ce fait, j'ai sous-évalué le montant total que je relèverai en cas de nécessité au moment du verdict. Sur le fond, l'antisionisme au sens strict (à savoir l'abolition de l'État d'Israël) n'a de sens que dans une perspective antisémite. Pourquoi, aujourd'hui, refuserait-on aux Juifs le droit à un État alors que toutes les autres cultures (ou religions) en ont ? Je peux comprendre qu'on la critiquât en 1948, mais plus en 2018. On peut critiquer ses frontières, sa politique, l'influence exercée sur certains parlements étrangers (je pense en particulier aux USA) sans tomber dans l'antisémitisme. Mais la rage obsessionnelle contre Israël, le soutien systématique à ses opposants les plus violents, y compris terroristes (qu'on blanchit en dépit de toute factualité, je pense à Assad, l'Iran, le Hezbollah militaire, le Hamas, etc.), la comparaison avec le nazisme, l'invention d'influences inexistantes systématiquement corrélées à des termes comme « lobby », les deux poids deux mesures, la criminalisation systématique, la complicité avec des antisémites avérés, le mépris pour les conséquences de ses harangues lorsqu'elles touchent une population juive, etc. constituent à mon avis un ensemble qui ne peut être analysé de mon point de vue que comme de l'antisémitisme. La difficulté est bien sûr que seuls des fous se déclarent ou se reconnaissent antisémites. Il faut donc travailler en profondeur. Ici, j'ai publié quelques exemples. Mon dossier fait plusieurs centaines de pages. L'absence totale de toute forme d'empathie pour les victimes juives et le contraste avec compassion absolue pour les victimes musulmanes/arabes, jusqu'à blanchir les frères Kouaichi en reportant leur culpabilité sur un ministre français qui se trouve être identifié comme juif (Laurent Fabius en l'occurrence) a achevé de me convaincre que ma définition était la seule possible.
  8. JYVV
    janvier 16, 12:56 Reply
    S'il n'a pas essayé de te contacter et d'arranger le différent par un compromis (et pas seulement via un ultimatum autoritaire) avant de lancer son action au civil, il est peut-être possible de l'attaquer également pour procédure téméraire et vexatoire et de requérir donc des dommages et interets. Pour l'avoir fait moi-même dans le passé, je peux garantir que cela refroidi l'accusateur initial qui imagine qu'on peut lancer n'importe quelle action à n'importe quel moment sans impunité. Mais j'imagine que ton avocat y a songé.
    • marcel
      janvier 16, 18:43 Reply
      Non, il n'a pas essayé de me contacter, il a immédiatement exigé le retrait de tout l'article (ce que je ne pouvais évidemment pas accepter) sous peine de poursuites au pénal (ce que je savais voué à l'échec). Il m'a donc poursuivi au civil. Mais cela ne permet pas encore de prétendre à une procédure téméraire et vexatoire.

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