La faute identitaire d’Emmanuel Macron.

Photo CC0 Pixabay.com

Lors du discours d’Emmanuel Macron en réponse à la contestation des gilets jaunes, l’Obs a relevé une séquence malheureuse (c’est le moins qu’on puisse dire) hélas bien dans l’air du temps :

« Je veux aussi que nous mettions d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde. Que nous abordions la question de l’immigration. »

En associant, pour la première fois, l’identité française, qui plus est profonde, et l’immigration, le président tombe dans un piège tendu par la répétition, au cours de ces dernières décennies, d’un concept venu de l’extrême droite qui, à supposer qu’il ne soit pas raciste en lui-même, satisfait l’oreille xénophobe et l’alimente.

Opposer l’identité d’un État et l’immigration, c’est considérer que l’une peut être altérée par l’autre. Qu’au fond, accueillir des personnes venues d’autres cultures et continents a une influence potentiellement négative sur « l’identité profonde » de la France. Or, celle-ci n’est pas fondée sur la couleur, l’origine, la culture ou la religion de sa population, mais sur un nombre infini de réalités. L’identité de la France — ou de n’importe quel État — est définie par toute son histoire, depuis l’homme des cavernes, par tout ce qui la compose (géographie, régions, philosophie législative, et quelques milliards de rues, maisons, monuments, biens, œuvres etc.) et par ce qui la fait vivre, comme la population, les débats, la culture en mouvement, les drames, les réalisations économiques, etc.

L’identité d’un pays est d’une telle dimension qu’on ne pourrait même pas commencer à la décrire, encore moins la gérer. On peut tout au plus en citer quelques réalisations, quelques héros qui l’ont marquée, quelques objets culturels ou personnalités populaires (la baguette, le croissant, le french kiss, Paris, Napoléon, Brigitte Bardot…) qui ne peut que l’évoquer très superficiellement dans un abus constant de simplismes.

La population n’en est qu’une des composantes et elle l’est dans sa diversité. Elle l’a toujours été. Cette identité nationale est en perpétuelle évolution et se transforme justement par l’apport de nouveaux aspects culturels. Les Celtes ont remplacé des tribus dont nous ne savons pratiquement plus rien. Des Germains ont traversé le pays de part en part. Puis, des Romains. Des Francs. Les Grecs ont apporté leur philosophie, transcrite par les savants Arabes et Berbères, musulmans. La culture française a été fondamentalement transformée par les colonies, qui ont influencé sa cuisine au point que son féculent le plus courant s’appelle pomme de terre et provient d’Amérique du Sud. De même pour la tomate, le cacao, tandis que les épices nous sont venues des Indes. Le riz est mentionné pour la première fois en 1393 en France. Venu d’Asie, il est passé par l’Afrique du Nord. Ce sont les Arabes qui l’ont introduit en Espagne. Et que serait l’identité culinaire ibère sans la paella ? Ou l’identité culinaire belge sans ses frites de baraque ?

Juste retour, après que nous avons cessé d’occuper des territoires lointains dont nous ramenions les ressources pour de fructueuses distributions commerciales, ce sont à présent les migrants qui apportent leur culture culinaire chez nous. En Belgique, autrefois, dans les cafés, on servait des tartines de fromage blanc, des toasts « cannibales » (pain grillé garni de steak tartare appelé américain), des assiettes de fromage ou du saucisson. Les échanges y ont ajouté le plat désormais traditionnel : le « bolo » des cafés, une distorsion de la recette des pâtes au « ragoût » de Bologne, avec des influences napolitaines, un peu d’adaptation française, et le remplacement du bœuf par un mélange de porc et de veau. L’identité culinaire belge a-t-elle été dépossédée ? Non, elle s’est enrichie.

Aujourd’hui, la cuisine classique française existe toujours et brille tout autant. On peut facilement s’offrir un bœuf mode ou un cassoulet. Mais elle n’est plus obligatoire. Les immigrés ont importé leur vision plus intime du manger, avec le tajine, les plats vietnamiens, chinois, les mezze libanais, le couscous, les dürüm, pitas, hamburgers du quotidien. Le choix s’élargit, les possibilités d’évolution de la grande cuisine, aussi.

Regardez la nouvelle cuisine française. Elle a importé des techniques culinaires, des produits, des goût, pour innover, et c’est cette innovation qui a fait briller la France dans le monde. Il n’y a pas de nouvelle cuisine sans apport extérieur. Il se dit ainsi que la première fois que Gault et Millau y ont été confrontés, ils ont été séduits par des haricots cuits al dente. Une pratique italienne dont l’origine s’est perdue, mais pourrait être chinoise, par exemple. Pourquoi j’insiste tant sur la cuisine ? Parce que c’est la partie la plus vivante et courante de la culture, avec la langue. Dès le matin, nous buvons du thé, du café ou du cacao, tous importés, à l’origine, de pays lointains.

Si la langue a de tout temps eu ses ardents défenseurs puristes, elle a aussi toujours évolué grâce aux apports étrangers, notamment dans l’argot. Toubib, clebs, smala, zob, fissa (arabe) bistro, robot, paletot (langues slaves), les apports sont innombrables et continuent à enrichir (et non appauvrir) la langue. De même, des mots de français (d’origine celte, grecque, latine, germanique, arabe…) se répandent dans le monde entier et enrichissent d’autres idiomes. La langue vit et brille parce qu’elle continue à se transformer. Elle n’en perd pas pour autant son identité qui, au passage, n’a pratiquement plus rien de gaulois, et beaucoup plus de latin aux influences germaniques. Autrement dit, l’évolution de la langue, c’est son identité.

Et si l’on veut aborder la « grande et moyenne » culture française, de Picasso à Aznavour, de Boualem Sansal à Enrico Macias, elle n’est que métissage, métissage et encore métissage. Arrêtez le métissage et elle ne sera plus que stagnation, appauvrissement, réduction. La culture n’est pas un fait, c’est un mouvement. Sans carburant, il se grippe et meurt. C’est l’évolution constante et presque sautillante de sa culture  qui fait de la France un lieu si particulier, où sont nés un nombre ahurissant de nouveaux mouvements qui ont ensuite fasciné le monde (pensez aux mouvements en peinture, nés en France ou dont celle-ci a été le poumon : impressionnisme, fauvisme, dadaïsme, surréalisme, cubisme…) Pensez aux masques africains qui ont fasciné Picasso, transformant radicalement son dessin.

L’identité nationale est d’une ampleur indescriptible. La faute originelle des xénophobes est de l’avoir associée à un concept qui n’a aucun rapport avec elle, mais porte le même nom : l’identité personnelle. Si l’on revient à la période pré-migratoire, mettons le XIXe siècle, on pouvait pourtant être français sans parler un mot de français. Les Catalans, les Ligures, les Occitans, les Flamands, les Allemands, les Bretons, les Corses l’ont eux aussi enrichie de l’intérieur, par un métissage intrinsèque qui a fini par s’épuiser, figeant le français qui a dû attendre de nouveaux métissages pour retrouver enfin son dynamisme. Mais tous ces locuteurs « nationaux » de langues étrangères, avec une identité personnelle qui n’avait pas grand chose de français, et paraissait même totalement étrangère à un Parisien ou un Normand (le mot Normand rappelle l’immigration scandinave), ont bel et bien fait l’identité nationale française.

De même, aujourd’hui, le fonds culturel évolue toujours grâce aux nouveaux arrivants sans menacer l’identité nationales, au contraire :  quoiqu’on fasse, le fonds culturel et identitaire de la France est d’une puissance telle qu’il continuera à accumuler les nouveautés, comme une planète attire les objets, astéroïdes ou météores, qui l’approchent, et dont les cratères la redéfinissent constamment. Mais aussi superficiellement, en couches successives, sans atteindre la planète elle-même. Arrêtez cet apport, et vous aurez une planète morte.

La proximité des deux termes, identité nationale et identités personnelles (au pluriel : nous portons tous de nombreuses identité, ne fût-ce que régionales, religieuses, de genre, culturelles, etc.) a induit beaucoup de monde en erreur, au profit des identitaires, qui ne portent pas ce nom pour rien. Pourtant, il est facile de l’éviter : il suffit de cesser de mettre sur le même plan deux concepts qui ne peuvent l’être : l’un, qui tente (à jamais en vain) de décrire une nation d’une complexité infinie ; l’autre, privée, qui ne concerne que chaque citoyen dans son cercle privé, et sa relation personnelle avec l’État (et non « la nation » ou son « identité »). Il fallait donc, il faut et il faudra lier exclusivement ce qui peut l’être, en partant de la relation entre le citoyen et l’État. Celle-ci est formelle, administrative, juridique. Et elle porte un nom : la citoyenneté.

L’on peut donc à présent reformuler correctement la phrase d’Emmanuel Macron :

« Je veux aussi que nous mettions d’accord la Nation avec elle-même sur la citoyenneté. Que nous abordions la question de l’immigration. »

Car l’on peut, l’on doit poser et reposer ces questions fondamentales : qu’est-ce qu’un citoyen. Comment devient-on citoyen. Qui en a le droit. Dans quelles conditions. Qui doit être écarté. Combien de nouveaux citoyens peut-on accueillir tout en maintenant l’ordre. Est-ce illimité ou non. Et si ça ne l’est pas, dans quelles conditions rend-on l’arrivée de nouveaux citoyens acceptable pour ceux qui le sont déjà, faute de quoi, on alimente les populismes.

Ces questions brûlantes qui devraient faire débat — un vrai débat, urgent — mais qu’on remise prudemment dans le hangar des pudibonderies parce que les uns refusent d’admettre qu’on ne peut ouvrir totalement les frontières et que les autres ont une peur panique d’un grand remplacement que rien ne permet d’évoquer, ni pour hier, ni pour aujourd’hui, ni pour demain. Entre ceux qui pensent pouvoir forcer la population « brute » à devenir humaine, se gargarisant eux-même de leur propre humanité, et ceux qui brandissent des dangers invisibles et impalpables pour refermer l’Europe sur elle-même, au risque bien réel et croissant de réveiller nos pires démons, il doit bien y avoir des gens raisonnables capables de débattre de ce point fondamental. Il doit même y en avoir beaucoup.

Parce que ce qui fait le succès du populisme aujourd’hui, ce n’est pas le racisme de certains, mais bien le sentiment de dépossession de beaucoup. Dites au Français que l’immigration ne dépossède personne et enrichit tout le monde. Et que le débat porte sur la manière de s’en assurer, et pas sur une pseudo-identité. Dites-leur qu’on peut parfaitement avoir peur des cultures qui nous sont étrangères, de l’arrivée de personnes qui nous paraissent différentes, les citoyens en ont le droit. Et en même temps, assurez-leur que l’État veillera à maintenir ce citoyen dans ses droits et ne galvaudera pas la citoyenneté qui est son patrimoine.

Et rappelez-leur que la qualité de l’accueil, surtout des plus faibles, les enfants, fait plus sûrement honneur à l’identité d’un pays que les lois répressives qui plongent quelques milliers d’êtres (une infime minorité) dans les affres de l’errance, entre Grèce, Italie et Royaume-Uni, parfois pendant des années. Et vous ferez un grand pas contre cette maladie du siècle qu’est le populisme.

Il est temps de donner la capacité aux citoyens de se départir de la peur d’être dépossédés de leur culture. Ils pourront alors se permettre ce luxe valorisant et nécessaire de la chaleur humaine et de la solidarité, qui n’est pas l’apanage de ceux qui s’en réclament le plus fort. Cette humanité qui fait honneur à tous, et assure mieux que tout débat « identitaire » la grandeur de la pensée française et européenne. Et qui est au cœur de « nos valeurs », les vraies, pas celles dont se réclament les identitaires. Et tout ira déjà un peu mieux.

Mais bien sûr, je puis me tromper.

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23 Comments

  1. Dubois
    décembre 12, 09:40 Reply
    Vous avez raison, Mr Sel, l'immigration a apporté tant de richesses : cuisine, art, culture qu'avec les moyens actuels (internet) il n'est plus nécessaire de se déplacer, dans un sens comme dans l'autre d'ailleurs, pour apprécier le monde. Restons chacun chez nous : tous ces déplacements sont néfastes pour la planète. Bine à vous, A.D.
    • marcel
      décembre 12, 11:03 Reply
      Vous m'expliquerez comment vous faites pour manger un tajine par internet :-)
      • utz
        décembre 17, 23:57 Reply
        avec les doigts
      • Salade
        décembre 19, 21:15 Reply
        On demande la recette par internet puis on prend la semoule et l'agneau, des mets locaux...
  2. Yougoslavie 2.0, c'est la seule chose qui me vient à l'esprit. Mais à l'échelle de tout un continent cette fois-ci. Je suis 100% d'accord avec ce qu'écrit Marcel Sel. Cependant, je sais qu'il existe des forces et des intérêts bien plus puissants, et suffisamment d'idiots aveuglés par leur haine de tout ce qui est étranger (sauf la cuisine), qui feront que les choses s'orienteront inévitablement vers un scénario Yougoslavie 2.0. Et quand la prochaine crise économico-bancaire arrivera (la suite de celle de 2008, mais exposant 1000), alors on utilisera le bon vieux fusible que représente l'étranger. C'est à ça qu'il sert in fine. Comme le président yougoslave Milosevic a utilisé les autres "étrangers" (c'est-à-dire tous les non-Serbes de la fédération) comme boucs-émissaires à une situation économique insoluble. Et ça a marché. Et ça remarchera encore, n'en déplaise à notre sentiment de supériorité ouest-européen. Pour terminer sur une note humoristique, je dirai donc ce qu'à dit Homer Simpson à l'attention d'un étranger américain dans un épisode: "Je fais l'effort de manger votre cuisine, alors faites l'effort de parler ma langue !".
  3. Salade
    décembre 12, 15:49 Reply
    Oui. Citoyenneté surement. Mais ne pourrait-on remplacer identité par terroirS?
    • marcel
      décembre 14, 07:31 Reply
      Oui, si vous voulez. Vous pouvez aussi remplacé identité personnelle par lasagne.
      • utz
        décembre 18, 00:33 Reply
        carbonade flamande ferait plus indigène
  4. miyovo
    décembre 12, 17:19 Reply
    Very good piece, Mr Sel. Thank you.
    • marcel
      décembre 14, 07:30 Reply
      You're welcome, Mrs Miyovo !
    • utz
      décembre 18, 00:02 Reply
      = Bit reBit xxl
  5. Wallimero
    décembre 14, 06:25 Reply
    @ Marcel, c'est assez maigre justifier les bienfaits de l'immigration avec les recettes, quelques mots et des artistes, on peut commander une paella saucisse, dos cervesa por favor et visiter la poterie de Torre Molinos avec un sac Sunsnacks aussi. Pas besoin d'immigration pour ça. Et merci de mentionner la contribution à la culture française – y compris au Louvre – imposée à la baïonnette, un bel exemple d'immigration dont les espagnols, les allemands, les flamands et les hollandais se seraient bien passés. Merci aussi de rappeler que sans le parler on pouvait être français, mais impossible de devenir quelqu'un. ------ Plus sérieusement, je crois que ton analyse est juste. Un des éléments du mécontentement est le sentiment de dépossession et la relation brisée avec l'Etat. Mais tu ériges la cause en cure en réduisant cette relation avec l'Etat à une formalité administrative et juridique. Tu enlèves toute appartenance à une communauté et mets l'individu seul face à une machine bureaucratique incapable de lui apporter le moindre avenir. Il ne peut que constater que ses représentants se drapent de grands principes et déclarations creuses pour plaire à la prochaine minorité qui se présente afin d'assurer sa propre survie. C'est utopique de penser qu'un Etat formel, administratif et juridique peut veiller à n'importe quel droit. Hannah Arendt t'apprendra qu'un tel Etat ne veille que sur les portes de l'enfer. Ton Etat permet à des hyper-nationalistes venus d'ailleurs de faire la pluie et le bon temps dans les communes bruxelloises tant qu'ils promettent de prendre l'argent chez les riches et tu qualifie ceux qui osent poser des questions de populistes xénophobes. "Bouffez votre mitraillette sauce samouraï et fermez là!" Ton Etat juridique est un Etat sans valeur qui appartient au prochain qui sait se hisser au pouvoir. Car oui, les Celtes ont remplacé des tribus préexistantes, mais a-t-on demandé à ces tribus leur opinion sur les bienfaits de l'immigration? Est-ce cet avenir que tu proposes d'embrasser? L'immigration et la réunification familiale – notamment à Bruxelles – ont engendré un bouleversement sociologique fondamental au cours de ces 50 dernières années. Et jamais les politiciens de ton Etat administratif n'ont demandé l'avis de la population. On leur a fait croire que le vrai danger c'était le dynamisme économique, la réduction de la bureaucratie ou la limitation de la distribution aveugle et que l'immigration n'était pas importante. Ces "citoyens" se réveillent sans emploi, sans aide dans des cités ou villages où ils ne se reconnaissent plus. ----- Un bel example de cette folie de la gauche vient de Groen et de Bart Staes qui ensemble avec la gauche belge a voté pour le fait que les Bulgares et Roumains puissent bénéficier du chômage après une seule journée de travail: son vote ne veut rien dire, car il ne veut vraiment pas que ce pour quoi il a voté, ce sont les autres qui doivent empêcher que sa connerie soit réalisé et ceux qui ça choque et le dénoncent sont de méchants populistes qui jouent sur la perception et la communication! https://www.knack.be/nieuws/belgie/toegang-tot-belgische-sociale-zekerheid-na-een-dag-werken-dat-haalt-het-nooit/article-opinion-1406131.html Mais bien-sûr c'est une discussion interdite par la dictature médiatique de la gauche francophone… Joli Marcel, vraiment joli
    • marcel
      décembre 14, 07:29 Reply
      Je suis d'accord avec vous sur la sécurité sociale. Elle ne peut être immédiate, sans condition. Mais c'est justement le genre de débat que je propose. Ouvert. Exactement le contraire de ce que vous semblez me reprocher. Je vous ai interdit une discussion, moi ?
      • Wallimero
        décembre 14, 14:26 Reply
        nonnon, je te reproche rien, tu a eu l'expérience de ce que c'est de s'attaquer à la gauche francophone, on te pourchasse jusqu'au moment ou tu rejoins les extrêmes par lassitude pour ensuite utiliser leur propre résultat comme justification du harcèlement.
        • marcel
          décembre 18, 10:57 Reply
          Je ne rejoins aucune extrême, sinon l'extrême nuance.
  6. utz
    décembre 18, 00:27 Reply
    walli Marcel, vraiment walli, vous avez pas dit : "je suis d'accord avec vous sur "..."mais bien-sûr c'est une discussion interdite par la dictature médiatique de la gauche francophone" c'était si "tranquille quand il s'agissait de la N-VA, plus dangereux quand je m'attaquais au Voorpost, mais s'en prendre à des PTB ou des Ecolo, c'est franchement trop risqué pour le faire sans filet"... belle fautographie identitaire ce "d'accord avec vous sur la sécurité sociale" : "la gauche belge a voté pour le fait que les Bulgares et Roumains puissent bénéficier du chômage après une seule journée de travail"... le roman flamand avance !
  7. Salade
    décembre 22, 21:06 Reply
    https://www.lalibre.be/actu/politique-belge/jean-marc-nollet-ecolo-propose-au-federal-un-plan-national-d-isolation-5c1d315bcd70fdc91c1a6cb4 un plan national d'isolation de la NVA serait bienvenu
  8. Salade
    décembre 23, 19:41 Reply
    Je ne suis pas bruxellois, Dieu m'en garde. On peut le dire, ça?
  9. Salade
    décembre 24, 14:57 Reply
    Joyeux Noël Marcel! Ca rime, en plus:-)
  10. Serge
    janvier 03, 10:00 Reply
    Bonjour Marcel, vous avez raison: la notion d'identité profonde est floue. Bonne chance a celui qui tentera de faire une liste des caractéristiques qui en font partie. Meme la religion catholique, si souvent mentionnée par les défenseurs de la notion d'identité ouest européenne, me parait sujette á caution. Par contre, je crois comprendre ce besoin impérieux qu'ont beaucoup de gens de definir un corps minimal de regles, de caractéristiques, de comportements, d'habitudes culturelles sur lesquels ils ne veulent pas transiger. Beaucoup de vos exemples d'influences diverses sur notre culture sont des exemples d'influence douce, qui se sont déroulés sur la durée, ou de facon volontaire. L'introduction de la pomme de terre ou des pates n'a jamais rien eu de menacant. Les apports de la colonisation furent le fait des colons eux-memes, dans le cadre d'un pillage organisé par eux. Les premieres vagues migratoires étaient souhaitées par nous. Les phénomenes migratoires actuels sont rapides et ils sont imposes aux populations locales. Et ils se produisent dans un contexte de tension terroriste et de phénomenes d'extrémisme islamique. D'ou la peur, d'ou le besoin de redéfinir qui nous sommes. Je pense qu'il est indiscutable que l'habitant de Molenbeek, Belge de souche, ne reconnait plus sa commune, ne se sent plus chez lui. Il est en minorité, prisonnier d'un ghetto qu'il ne controle plus. Il se cabre et nous dit que sa commune a perdu son identité, qu'il a perdu son identité. Il a droit á notre empathie. Il a droit á des solutions. Le défi est celui de l'intégration. Cette integration me semble etre un échec monumental. La solution passe en effet par la question de l'acces á la citoyenneté. Mais cette derniere sera définie de la meme maniere que l'identité: il faudra imposer des regles qui précipiteront une relative acculturation des nouveaux arrivants, en s'arc-boutant sur certaines caractéristiques de notre maniere de vivre. Ces caractéristiques, certains les appellent "identité profonde". Je partage vos doute sur cette appellation mais ce probleme est presque sémantique. (Une maniere de definer ces caractéristiques (puisqu'en effet il est bien complexe de definer notre identité) serait de definir ce que nous ne sommes pas. Facile, tentant mais dangereux: cela implique le rejet aveugle de la difference pour la différence. Autant tenter de definir qui nous voulons etre.) Pardonnez la ponctuation: mon clavier exotique en est la cause. Les fautes dorthographe sont bien les miennes, par contre!
  11. Salade
    janvier 10, 14:08 Reply
    Si je dis que je vais tout casser, je fais de la tôle? Si je dis que je licencie 1900 personnes, je suis augmenté?
  12. Salade
    janvier 13, 14:33 Reply
    https://www.lesoir.be/200197/article/2019-01-12/emmanuel-macron-declare-que-beaucoup-trop-de-francais-nont-plus-le-sens-de l'effort Macron est flamand? https://www.lesoir.be/200263/article/2019-01-12/bart-de-wever-les-flamands-et-les-francophones-ont-droit-leur-propre-politique Ce qu'il y a de pire chez les flamands c'est leur propension à savoir ce qui est bon pour les autres.

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