Mélenchon, l’insoumise trumperie.

Depuis mes 14 ans, ils ont essayé de me convaincre. Je les ai toujours trouvés amicaux, généreux, beaux, sympathiques. Ils ont le monopole du cœur, mais plus en chœur encore que les socialistes. Ils vont changer le monde. Je les croise à chaque décennie, ces militants de l’un ou l’autre gauchisme radical. Mais ils n’ont rien changé du tout. Jamais.

C’étaient les maos, d’abord, que j’ai beaucoup fréquentés. Ils m’expliquaient que la révolution culturelle était un formidable outil d’émancipation. Je lisais les magazines venus de Chine qu’ils me donnaient. La Chine en Construction, si je me souviens bien. C’était bien écrit, en Chine, parfois remarquablement, et ça ne coûtait rien. Je n’y voyais pourtant qu’une seule opinion, trop enthousiaste pour être vraie. J’appris plus tard que ces magnifiques messages de liberté, de solidarité et de progrès cachaient une hideuse oppression, un million de morts. Tout cela accompagné d’une haine systématique des libertés à l’occidentale et surtout, toujours, toujours, toujours, de l’Amérique.

Quand on leur faisait remarquer, une décennie plus tard, qu’ils avaient soutenu sans le savoir un régime totalitaire, oppressif et meurtrier, on se faisait traiter d’imbécile, de traître ou de facho.

Avant-guerre déjà. Fascinés par le soviétisme, de grands intellectuels français ont découvert trop tard l’horreur stalinienne. Mais ce n’était pas la faute aux soviets, à les entendre ensuite. C’était la faute à l’Amérique. Puis, il y eut Budapest. Prague. Mais ce n’était pas la faute au communisme. Puis il y eut Pol Pot. Mais ce n’était pas la faute aux… Et ça n’a jamais arrêté.

Mélenchon, Canada Dry du communisme

Jean-Luc Mélenchon n’est que le énième avatar de cette chanson sempiternelle qui finit toujours de la même façon. Ah, je vous entends : il n’est pas « communiste ». OK. Mais c’est toujours la même rengaine. Elle a muté. Ils ne se disent plus communistes, en effet. Mais crient toujours haro sur l’entreprise, l’Amérique, le patronat, les journalistes, etc. Et ils vont toujours vous sauver grâce à une autre révolution socialiste, plus à gauche que le socialisme passé à droite (Marchais disait ça, déjà, en 1980…), et à peine moins communiste que le communisme. Ça a le goût du communisme, le programme du communisme, mais ce n’est pas du communisme, c’est du mélenchonisme.

Je perçois mal la différence.

Voyez Cuba. Aujourd’hui, pour les mélenchonistes, tout ce qu’on dit sur le régime est évidemment faux, ou alors, c’est pas la faute à Castro. La presse n’y est pas libre, mais c’est la faute aux Américains. Les syndicalistes continuent à subir des arrestations arbitraires, des menaces, des pressions. Mais ça aussi, c’est la faute aux Américains ! Et au pire, quand on leur met le nez dans le caca vénézuélien, après avoir tenté de défendre l’indéfendable pendant deux heures, après avoir accusé Obama, ils vous lancent « mais pourquoi vous nous emmerdez avec ça, on ne défend pas le Vénézuéla » ! Haha ! Pendant que leur patron, sur BFMTV, ne nie pas qu’il défend Maduro, mais hurle plutôt qu’on devrait l’interroger sur autre chose.

Quand un politicien dit à un journaliste quelles sont les bonnes questions à lui poser, c’est qu’il n’a pas de bonnes réponses. Ou qu’il n’admet pas qu’on le critique. Ce qui est pire. Georges Marchais, un leader communiste français répondait de la même façon à ce genre de questions, en haussant la voix, en plaisantant, en criant à la manipulation, en exigeant qu’on change de sujet. Ou alors, en rejetant la faute sur la presse, comme dans cette vidéo (à partir de 1’00) où il nie les révélations de Sakharov et Soljénitsine ! « Ce n’est pas parce que je suis prosoviétique que j’aime Brejnev ! », aurait-il pu dire ensuite. Remplacez soviétique par chaviste et Brejnev par Chavez et vous aurez la version Mélenchon. Et vogue la galère.

Pourtant, j’ai toujours été fasciné par l’idéal communiste. Une société où tout le monde est égal, où le travail est universel, où l’argent n’est pas nécessaire pour faire le bonheur, quel bel idéal !

Sauf que jamais, nulle part, ça n’a marché. Probablement parce que l’homme a une autre organisation sociale dans les gênes. Pire : ceux qui ont, de tout temps, payé le prix fort de cet idéal, ce n’étaient tant les « millionnaires », les grands banquiers, les vrais riches, que le communisme prétendait éliminer. Eh non ! Parce que ceux-là sont généralement partis à temps, quitte à perdre leur fortune, mais pas la vie ! Pire : ces régimes ont ensuite — tous — créé leurs propres millionnaires en produisant inconsciemment une Nomenklatura fidèle au leader. Les familles Chavez et Castro ne sont que des clones de leurs prédécesseurs. Et Mélenchon, un clone de Marchais.

La Nomenklatura profite, les petits payent.

Non. De tout temps, ce sont les petits, les paysans, les travailleurs, les ouvriers, les indépendants qui ont payé. Cher. Parfois horriblement cher. De leur faim, de leur sueur, de leur peur de la délation, de leur confort, devenu sommaire, enfermés dans des appartements communautaires, privés de vie privée. Et parfois de leur vie. Holodomor, pour ne citer qu’une des innombrables abominations des régimes soi-disant populaires.

Quand l’oppression était plus ou moins supportable, ce sont les petits, et non les gâtés du régime, qui ont cherché à fuir. En Albanie, ils grimpèrent sur les bateaux pour l’Amérique dès que le régime s’assouplit. En RDA, ils rêvaient de voir les boutiques d’Allemagne fédérale et, pour la première fois de leur vie, de manger… une banane ! En Roumanie, la fuite. À Cuba, la fuite, en Hongrie, la fuite, en Pologne, la fuite, au Viêt-nam, la fuite, en Chine, la fuite… Et toujours, absolument toujours, à cause de l’Amérique !

Aujourd’hui, Mélenchon part du même principe que ces prédécesseurs : la haine de l’Amérique d’abord, tout le reste ensuite. Et il nous rappelle son soutien à Castro et à Chavez, dont on voit les ruines fumantes et les victimes futures : Maduro, successeur de Chavez, va armer 400 000 civils pour disposer d’une milice capable de tenir tête au peuple. Au peuple, bordel ! La semaine dernière, une gamine de 16 ans a été tuée par balle dans une manifestation. C’est la cinquième ou la sixième victime. Qu’un seul militant mélenchoniste se fasse simplement regarder de travers par un flic dans une manif, et c’est du fascisme ! Mais quand, à l’autre bout de la planète, on bute des gosses au nom d’un régime longtemps soutenu par ce même Mélenchon (s’il ne l’est pas toujours), et c’est une simple bavure, un détail, et celui qui oserait faire remarquer qu’il y a comme une incohérence se voit qualifier… de fasciste !

Dans le populisme, il y a toujours un leader charismatique qui a toutes les réponses


Eh oui, la solidarité merveilleuse du mélenchonisme s’arrête au peuple de gauche radicale, et à l’océan. Solidarité ? Ah, interdire les délocalisations, c’est évidemment indispensable. Tous les travailleurs sont unis, n’est-ce pas. Mais faudrait pas que des chômeurs d’ailleurs viennent prendre le travail des Français, môssieur ! L’internationale sera hexagonale surtout, ou ne sera pas !

Fantastique ! Le peuple de Mélenchon approuve, exulte, jouit, et insulte le reste du peuple qui ne succombe pas à la totale nécessité d’adorer Mélenchon. Je suis abasourdi.

« Tu n’es pas de gauche ! » me hurle-t-on alors. Et arrivent les attaques ad hominem ou à personam en réponse à des questions pourtant simples : comment Mélenchon peut-il affirmer qu’il va faire modifier les traités européens alors qu’il faut l’accord de 26 autres pays pour le faire et qu’aujourd’hui, aucun n’est demandeur, et la plupart y est même farouchement opposé ? Réponse : tu es un suppôt du grand capital !

Question : comment les 32 heures à salaire égal peuvent-elles redresser la France sachant que le coût de l’emploi n’y est déjà pas compétitif ? Réponse : tu as mal lu programme ! Question : Comment espérer taxer les revenus qui dépassent 390 000 € à 95 % sachant que la libre circulation des personnes permet à ces revenus de s’échapper dans l’heure ? Réponse : écoute le Maître.  Question : Comment empêcher ça en taxant les Français sur leur nationalité et non leur résidence alors qu’une telle double taxation est contraire, à nouveau, à la libre circulation des citoyens en Europe ? Réponse : on sort de l’Europe, alors. Question : Et la France payera des droits de douane pour exporter chez tous ses voisins, elle qui n’exporte déjà pas assez ? Réponse : ta gueule ! Question : comment fera-t-elle avec, en plus, une main d’œuvre plus chère qu’en Allemagne ? Réponse : en sortant de l’euro, évidemment, réfléchis, décérébré de droite ! Question : la France ferait donc ce que la Grèce (de Tsipras, excusez du peu) a renoncé à faire parce que cela impliquait une véritable catastrophe humaine ? Réponse : facho !

Question : qui d’autre qu’un fou furieux serait prêt à faire prendre à 65 millions d’êtres humains un risque pareil ? Réponse : faaaachoooooooo !

Le dégoût dans la bouche

Non. Je suis de gauche, ne vous déplaise. Et c’est parce que je suis de gauche que Mélenchon me dégoûte. Parce que si sa politique (si tant est qu’elle puisse être appliquée : avec quelle majorité ?) mène à la catastrophe, ce n’est pas lui qui payera, mais ceux qui, justement, voient en lui l’homme qui les sortira de leur misère, de leurs problèmes, des licenciements secs et que sais-je !

Il me dégoûte parce qu’il n’en a rien à glander du travailleur : son assiduité au Parlement européen montre qu’il se fiche même de son employeur, à savoir, le contribuable. Autrement dit : vous !

Et ça me débecte profondément qu’il y ait à gauche des clones inversés de Donald Trump ou de Marine Le Pen, aussi faussaires, aussi manipulateurs. Et qu’il y ait là aussi des électeurs qui, comme ceux des deux populistes, plongent leur bulletin de vote dans leur rancœur ou leurs peurs, pissent leur colère dessus, le chargent de tous leurs problèmes, puis vont dans l’isoloir, qu’ils prennent pour le réceptacle de tout ce qu’ils haïssent — les immigrés pour Le Pen, les Américains pour Mélenchon, les musulmans pour Le Pen, les patrons pour Mélenchon. La haine des élites, des journalistes, des opposants, ils l’ont en commun. Les solutions faciles, aussi. Le bouc émissaire, aussi. L’agitation et la peur, aussi. Aussi.

Aussi.

Oui, chez les électeurs de Le Pen, Trump ou Mélenchon, la colère est la même, il n’y a que les cibles qui divergent. Le rejet est identique, brutal, inargumenté, violent, hystérique, pour tous ceux qui pensent différemment. Les mélenchonistes ont, en plus la mauvaise habitude de brandir son programme (qu’ils n’ont pour la plupart pas lu du tout, ils ne réagissent qu’à des slogans) comme preuve de la bêtise d’autrui. On se croirait revenu au temps du Petit Livre rouge !

La gauche se cherche et ne trouve plus

Cela dit, je peux comprendre. On ne sait plus ce qu’est la gauche, en effet. On ne le sait plus depuis que le mur est tombé. Auparavant, le communisme était un coin sous la porte, qui effrayait les puissants. Une menace psychologique diablement efficace qui en faisait un excellent outil de contrepouvoir face aux excès du capitalisme, au thatchérisme et aux multiples formes du (néo)conservatisme. En même temps, les épouvantables nouvelles de l’Est limitaient le développement des partis communistes. Aujourd’hui, certains prennent de l’ampleur et visent le pouvoir. Il sera absolu ou ne sera pas. L’indispensable aiguillon est alors une menace. Poutou est nécessaire. Arthaud est nécessaire. Mélenchon, lui, est dangereux parce que sa conception de la liberté déteint sur ses militants. Elle est exclusive, déjà !

Aujourd’hui, la gauche traditionnelle a gagné ses combats fondamentaux. Les vacances. La retraite. La sécu. La semaine de cinq jours, les 35 heures. Ses valeurs s’affichent même fièrement dans le traité européen. Pas de discrimination. Droits pour les LGBT. Salaire égal à travail égal. Égalité des sexes. Droit au travail. Droits syndicaux.

Le vrai combat ne consiste plus à révolutionner la société, mais à prévenir ses dérives et à la guérir de ses excès. On est passé de la refondation à de la mécanique. Ajuster les inégalités, installer un turbo qui assure le travail universel, améliorer la sécu et lui adjoindre un dispositif antigrignotage, bâtir un système parallèle d’abris-SDF. Démonter ce putain de plafond de verre que les femmes doivent encore se farcir 50 ans après la révolution « sexuelle ». Contrer les dérives des trop grandes entreprises et des banques.

Tiens, les banques. C’est ce qu’a fait le Parlement européen en 2013-14, sous la houlette du député vert belge Philippe Lamberts, en adoptant des mesures financières indispensables qui « faisaient peur à la City ». Pendant ce temps, Mélenchon, comme Le Pen, ronflait dans le fond de la classe. Assis sur votre pognon. Rien à foutre.

Être de gauche, c’est tout, sauf se pavaner et lancer des chocolats gratis aux électeurs en extase.

Être de gauche, aujourd’hui, c’est agir pas à pas, bloc par bloc, le plus efficacement possible, et là où c’est nécessaire. Ce n’est pas exterminer le capitalisme, immuable au fond, parce qu’il colle au fonctionnement des sociétés humaines — même les Chinois ont fini par le comprendre ! Mais c’est l’aménager, l’améliorer, le subvertir, l’équilibrer. Être de gauche, c’est bosser. Être de gauche, c’est émanciper tout le monde en protégeant les plus faibles. Ça requiert qu’on comprenne d’abord la société. Ce n’est (plus) jamais une révolution. Aucune n’a bien fini.

Être de gauche, c’est tirer petit à petit l’énorme bateau démocrate vers le bien-être pour tous, tout en sachant qu’on ne l’obtiendra probablement jamais. C’est faire mieux, pas pire. C’est surveiller nos représentants et être encore plus sévère avec eux qu’avec ceux « d’en face », plutôt que de les soutenir dans leurs pires errements sous prétexte de solidarité.

Être de gauche aujourd’hui, c’est être volontaire, borné, patient, inquisiteur, et surtout, cohérent. C’est rechercher la synthèse plutôt que l’affrontement. Ça n’a rien d’enthousiasmant. Ça n’a rien d’une fête. Ça n’a même rien d’héroïque. Être de gauche, c’est ne pas s’approprier plus que nécessaire à titre personnel. Être de gauche, au fond, c’est franchement chiant.


Après, je ne me fais plus d’illusion : ce papier ne servira à rien. Les fanatiques du mélenchonisme ne comprendront pas. La valise est bouclée. Car ce n’est pas de la politique qu’ils veulent, c’est de l’engouement, des cris, des chants, des coupables à pourchasser, des opposants à connardiser, la certitude de bâtir un monde nouveau et le Nirvana pour demain.

Le seul problème, c’est qu’aucune société n’a jamais rien offert qui ressemble à ça. Et qu’ils cherchent donc la réponse à leurs questions existentielles au plus mauvais endroit : celui où se conçoit le bien commun. Mais comme tous ceux qui un jour se sont entichés d’un tribun qui les gavait de réponses attirantes, ils iront jusqu’au bout et, si Mélenchon est élu, face à la catastrophe ou au néant prévisible, ils s’écrieront, comme Georges Marchais sur Ceaucescu : « nous ne savions pas ! »

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159 Comments

  1. u'tz
    avril 21, 00:51 Reply
    j'ai pas tout lu votre post , c'est trop tendance pour moi, je vous m'imagines comme un mr ex-trotskyste dans son enfance comme yen a plein dans ma génération, ça sent trop la haine fatigante à lire, melenchon coco chavez venezuela eux zon le pétrole nouzona les idées etc etc... bvonjour tritesse... vous feriez mieux d'écrire d'autres romans... suis d'autant plus triste que pour la première fois depuis des lustres j'ai reçu votre mail d'annonce, tout ça pour ça
    • marcel
      avril 21, 08:14 Reply
      Je n'ai jamais adhéré à rien. Ni au trotskisme hier, ni au MR aujourd'hui.
    • u'tz
      avril 21, 19:41 Reply
      finalement je vous ai lu, j'ai eu dur à ne pas arrêter, je n'ai pas du tout le même avis que vous ... le ceta et sa wallonie ras le bolchevik , nous mélenchons tout nous les bas de plafond propol pot ... bof bof je vous trouvais plus inspiré avec bdw mais finalement vous êtes peut-être totalement tout aussi nonpertinent sur la tache flamingante, de toute façon l'islamisme va ramener les votes d' RF vers ses salauds d'FR de droites dont vous ne pensez jamais rien à écrire
      • Laurent75013
        avril 25, 12:30 Reply
        "ce papier ne servira à rien. Les fanatiques du mélenchonisme ne comprendront pas" Voilà. Tout est dit.
        • u'tz
          avril 27, 22:00 Reply
          "les fanatiques" tout est dit , ça sent le débat ici...
    • Tristan
      avril 22, 11:56 Reply
      "J'ai pas lu mais voici mon avis" ... Profond.
      • Nat
        avril 22, 21:00 Reply
        Ah ah ah ah mais TELLEMENT. C'est un peu l'ambiance générale du reste.
      • u'tz
        avril 22, 21:24 Reply
        une superficielle odeur suffit parfois...
  2. inconnu au bataillon
    avril 21, 00:56 Reply
    Merci du fond du cœur (qui pulse bien à gauche sous mes côtelettes), m'sieur Sel. Ça fait du bien de vous lire. Les chonnistes, ils me sortent par les trous du nez tout pareil et pour les mêmes raisons que vous. Ils n'ont pas assez d'intelligence pour réaliser qu'on est au 21ème siècle, et non plus dans le dernier siècle mort qui sent le rat crevé et les habits neufs du président Mao.
    • u'tz
      mai 01, 00:55 Reply
      si mon leys sent l'xxe c'est dur pour les trous de nez
  3. Joss
    avril 21, 01:03 Reply
    Si votre article était pertinent, peut être les gens ne l'ignoreraient pas et y aurait-il des commentaires. Ah, ben si, il y a le mien du coup... Votre article n'est pas pertinent. Jamais on ne parle d'autre chose que de votre pathos ; Une V2 en argumentant sur le programme peut être ? Allez, au revoir maintenant.
    • marcel
      avril 21, 08:13 Reply
      Oh, il y a des commentaires, sur Facebook et Twitter. Ici, il faut le temps que je les approuve. Encore un argument à côté de la plaque. (il y a au moins trois points du programme dans le texte).
    • Laurent75013
      avril 25, 12:32 Reply
      On ne l'ignore pas, on le lit, et on applaudit. Moi qui suis de droite (oui, vous vous rendez compte, il y en a), pour la première fois de ma vie, je me suis demandé si je n'allais pas passer à gauche. Vous n'avez rien compris. C'est normal, Sartre non plus.
      • jb
        avril 30, 11:06 Reply
        lire : "moi qui suis de droite (oui, vous vous rendez compte, il y en a)" en dit long sur l'état actuel du principe de réalité. la droite est au pouvoir quasi partout...
  4. Sophie
    avril 21, 02:24 Reply
    Bravo pour l'analyse et merci pour la clarté. Je reste de gauche comme vous!!!!
  5. lievenm
    avril 21, 07:52 Reply
    On a détruit la Bastille Et ça n'a rien arrangé :)
  6. papaguy51
    avril 21, 07:58 Reply
    Pourquoi "trumperie" ? quel lien entre Trump et Mélenchon ?
    • marcel
      avril 21, 08:12 Reply
      C'est précisé dans l'article.
  7. Ze ph11 (@ph11)
    avril 21, 08:10 Reply
    Hello, Ce qui est difficile dans un débat avec eux, c'est qu'ils fonctionnent selon les principes sortis par Bronner dans la démocratie des crédules. Tout d'abord, ils sont nombreux à se mobiliser, provoquant un ad nauseam, une saturation de la part de leurs adversaires. Ce sont des croyants, des prêcheurs, ils ont la motivation de passer du temps pour cultiver leurs idées, de chercher des arguments, peu importe qu'ils soient faux ou vrai, ça n'importe pas. Vu ce temps investi, ils se créent un millefeuille argumentatif, c-a-d une multitude d'arguments qui, pris séparément sont faibles et faux, mais ont l'apparence de la robustesse à cause de leur nombre. Ou alors, on réfute chaque argument de leur part, le moment où on est mis en difficulté par un argument, ils considéreront avoir gagné. Ils fonctionnent aussi selon les principes de la loi de Brandolini : c'est qu'émettre une idée fausse prend moins d'énergie cognitive et se répand plus facilement que la réfutation de cette idée. Et ces idées sont reprises de façon litanique… C'est le même processus que pour tout idéologue, qu'un conspirationniste ou croyant face à ses contradicteurs, et on peut toujours se sentir à un moment ou un autre frustré. Je vois aussi beaucoup de tentatives de détourner les questions, notamment sur des points qui les arrangent mieux, où ils se sentent plus forts. Un communiste, plutôt que de chercher à prouver que son système fonctionne, préfère exiger de l'autre de prouver qu'il n'existe pas (tout comme demander la preuve de l'inexistence des licornes) ou préfère s'attaquer sur les problèmes du capitalisme en se disant que si le capitalisme a des problèmes ou est simplement imparfait, cela justifie son modèle et le rend de facto valide… On sait pourtant d'expérience que leurs idées sont fausses, ont été réfutées, qu'ils promettent monts et merveilles, pratiquent la pensée magique et que ça tournera mal, ces débats se sont déjà produits et on sait comment ça a tourné. Des gens comptant bien des crédules, mais aussi beaucoup de gens qui justifient la violence… Juste l'agressivité de Mélenchon… Ce n'est pas pour rien si ça tourne à l'autoritarisme.
    • Tristan
      avril 22, 12:04 Reply
      Exactement. Deja avant cet article j'essayais d'argumenter en ce sens aupres d'amis Melenchonistes, helas , c'est un culte, rien y fait. Tout comme pour Trump peu importe ce que dit ou fait le gars, tout va bien. Tout ceux me critiquant sont des "fake news" ( http://www.ozap.com/actu/jean-luc-melenchon-attaque-le-monde-liberation-bfmtv-france-2-rtl-franceinfo-le-point-le-figaro/524699 ) , a la Trump. Pas de problèmes, c'est normal. Et ils nous diront : "On ne savait pas".
  8. Bearez
    avril 21, 08:37 Reply
    Mes respects. J'ai décidé de voter Mélenchon, il y a bien longtemps maintenant. Je ne changerais probablement pas d'avis. Mais vous êtes probablement le 1er qui a eu un contre argumentaire un temps sois peu fournie et cohérent. Et donc, Merci a vous.
    • marcel
      avril 21, 08:42 Reply
      Merci à vous de prêter l'oreille. Vous rattrapez beaucoup de monde :-)
  9. Didier Thomas
    avril 21, 09:20 Reply
    J'ai découvert votre article par hasard sur FB. Je ne vous connais pas mais votre expérience me parle. J'ai longtemps milité dans le syndicalisme et j'ai souvent croisé ces militants sûr de leur analyse, tapant à tour de bras sur les patrons et appelant à la convergence des luttes. Je pense qu'il n'y a malheureusement rien à faire pour qu'ils se posent quelque question que ce soit. Il faut les ignorer et continuer à creuser son sillon, aller vers les gens, les écouter, prendre en compte ce qu'ils disent et passer tout cela au filtre de l'intérêt général pour proposer des solutions concrètes et réalisables qui améliorent le quotidien des gens.
  10. coppola christian
    avril 21, 10:11 Reply
    En total accord avec cet article.....apparaissent alors les critiques, les doctrinaires, Les adeptes de la pensée unique "pseudo révolutionnaire"
  11. Aurore
    avril 21, 10:17 Reply
    La politique ne me fascine pas, j'ai même tendance à m'en foutre. Sauf que cette année, la campagne est différente, et cristallise toute sorte de peurs. J'ai donc mis le nez dedans, moi qui viens d'une famille foncièrement à droite, mais qui aurait des idées bouddhistes friendly, est-ce incompatible, je ne sais pas . Et puis, j'ai lu le programme de Mélenchon et me suis laissée happer parce que pour une fois ça ne parlait pas de peur, ça ne jouait pas sur la menace représentée par l'autre. Depuis, je réfléchis. C'est bien aussi de voir des papiers divers et variés, où chacun peut exprimer son opinion, ses peurs, et ses raisonnements. Merci pour cet avis donc :)
  12. Trolilol
    avril 21, 10:28 Reply
    Beaucoup de mauvaise foi dans cet article... Je ne pense pas que vous ayez mauvais fond, mais on dirait par moment que votre pensée a été ravagée par les délires du "tout ou rien". Vouloir réduire les inégalités ne veut pas dire le communisme Soutenir des pays ne veut pas dire qu'on va faire comme eux Quand au passage sur les questions/réponses, c'est du délire complet. En cherchant un peu vous auriez eu vos réponses simplement en lisant le programme.
    • marcel
      avril 21, 11:09 Reply
      Justement, non, le programme ne m'a pas donné les réponses.
  13. Tournaisien
    avril 21, 10:50 Reply
    Le mélenchonisme est un avatar, typiquement français, de la maladie qui a touché en Occident un grand nombre d'intellectuels dévoyés. Une maladie qui trouve dans l'Hexagone, hélas, un humus particulièrement fécond (il est loin le temps de Montesquieu). Qui se souvient encore aujourd'hui de la crapule de Jacques Vergès, cet avocat glauque dont il a été prouvé qu'il avait résidé à Phnom Penh sous le régime de Pol Pot (dont il aurait été un proche conseiller), et qui n'avait pas craint de se faire le porte-bannière des droits de la défense d'un certain Claus Barbie. C'est cela aussi la France, c'est cette chienlit, une chienlit qu'avait si bien décrite Alain Finkielkraut (excusez du peu) dans "La décadence de la pensée". ... Myiovo aurait-elle un petit commentaire à rajouter, peut-être ?
    • miyovo
      avril 21, 13:09 Reply
      miyovo, elle se tait parce qu'elle sait pas ce qui va se passer dimanche soir et que si jamais c'est Mélenchon qui passe vous ferez une drôle de tête. En attendant elle écoute Hélène Grimaud qui est française et joue bien du piano
      • Tournaisien
        avril 21, 17:36 Reply
        Et Miyovo a entièrement raison. Bien malin qui sait ce qui adviendra dimanche, et il n'est pas exclu, de fait, que Mélenchon se retrouve au second tour ... ce qui n'arrangerait absolument rien, que du contraire. Je vous rejoins mille fois également sur Hélène Grimaud. Se pourrait-il donc qu'on soit d'accord là-dessus également ? My God. I'm so sorry that it has to end this way.
    • Hilarion Lefuneste
      avril 22, 12:47 Reply
      Il a été "prouvé" que Vergès a résidé à Phnom Penh. OK, vous les montrez, ces preuves ? Ou est-ce, une fois de plus, une affirmation gratuite étayée par des sources non crédibles qui alimentent votre délire paranoïaque ? Quant à invoquer la Banque Rotschild dans votre réponse à Miyovo ("un banquier de chez Rotschild, peut-être"), c'est d'un anti-sémitisme lamentable. Je ne comprends pas que Marcel Sel soit à ce point tolérant à votre égard.
      • marcel
        avril 22, 15:31 Reply
        Pour la banque Rothschild, j'ai pris ça comme une plaisanterie et mis un avertissement. Je ne vois pas des antisémites dès qu'on cite une banque.
        • Tournaisien
          avril 22, 16:36 Reply
          Merci, Marcel. Pour mémoire, j'ai de la famille qui est juive et israélite, et je revendique non seulement mon anti-antisémitisme, mais même mon opposition à toute forme d'antisionisme qui est tôt ou tard la porte ouverte à un antisémitisme larvé. Hilarion Lefuneste, il faudrait savoir ce que vous voulez. Tantôt, pour vous, je suis antisémite, tantôt islamophobe et anti-arabe. Une fois paranoïaque, une fois délirant (ce qui n'est pas la même chose). Quant à Vergès, voici un florilège qui devrait vous la claper. Allez, on commence par son négationnisme du génocide khmer (http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/pour-me-verges-il-n-y-a-pas-eu-de-genocide-au-cambodge_713347.html) ... et on poursuit avec ceci (http://www.lepoint.fr/societe/le-dernier-secret-de-jacques-verges-16-08-2013-1714661_23.php) ... on n'a de fait jamais eu la preuve qu'il avait été au Cambodge durant sa disparition subite de plusieurs années. Des informations convergentes tendaient cependant à le laisser penser. Quoi qu'il en soit, ce personnage sentait plus que le soufre. Sa complaisance pour des causes recourant à une violence aveugle n'est plus à démontrer ; il ne s'en cachait pas lui-même. ... La vérité, c'est que pour vous, tout est bon dans le cochon : quand vous pouvez clasher ceux que vous avez pris en grippe, il n'y a pas de raison de vous priver de quoi que ce soit.
        • miyovo
          avril 22, 19:15 Reply
          I hadn't read the bit about the Rothschild Bank, now I've read it, and it is obvious that I haven't got the same sense of humor as some
          • Tournaisien
            avril 27, 21:07
            Je me suis aperçu de ma méprise ... je voulais écrire mon "anti-antisémitisme", ce qui a été perçu comme de l'humour déplacé (ce que je peux comprendre). A bien y regarder avec du recul, je m'aperçois que cet humour décalé ne manquait pas d'à-propos. Mais non, je rigoooole.
          • Tournaisien
            avril 27, 21:25
            Women love us for our defects. If we have enough of them, they will forgive us everything, even our gigantic intellects. (O. Wilde)
        • u'tz
          avril 22, 21:46 Reply
          Peut être que Tourn' est partisan de marx, car lui aussi associait juifs et banque avant de trumper ce peuple si con qui comprend pas que macron est le révolutionnaire qui va le racheter à rackham le rouge
          • Tournaisien
            avril 27, 21:16
            Macron ? Mais c'est le Tintin de Spielberg. Ut'z, toch, vous ne l'aviez pas compris ? ... et moi je suis le capitiaine Haddock. Là-dessus, je vais m'en resservir une.
          • u'tz
            avril 30, 20:20
            le tintin de spielberg, formé chez les jésuites, qui à epousé la castafiore et la méthode coué etc etc, être positif sur le fond! être positif sur le fond! être positif sur le fond! bonne chimay bleue
  14. Salade
    avril 21, 11:24 Reply
    Oui, le simplisme populiste de Mélanchon est à dénoncer. Mais vous écrivez: "Aujourd’hui, la gauche traditionnelle a gagné ses combats fondamentaux. Les vacances. La retraite. La sécu. La semaine de cinq jours, les 35 heures." N'est-ce pas un peu simpliste? Vous n'avez jamais entendu parler de recul social dans ces matières?? Les inégalités se creusent à cause d'une politique plus droitière, non? N'est-il pas??
    • marcel
      avril 21, 12:11 Reply
      Oui mais ce recul social peut se combattre sans changer fondamentalement la société et la démocratie.
      • Salade
        avril 21, 18:08 Reply
        Fondamentalement = Révolution? . Vous pensez qu'un changement fondamental serait impossible sans révolution? Ou bien que fondamental veut dire révolution? Exemple: Vous pensez que la morale politique belge, le fonctionnement des intercommunales (et en particulier chez les socialistes) ne doiventt pas changer fondamentalement? Par aailleurs tout cela n'enlève rien à ce que j'ai écrit.
        • marcel
          avril 22, 13:42 Reply
          Un changement fondamental en 5 ans est impossible sans révolution. La conduite du programme de Mélenchon lui-même est impossible sans révolution. Voilà.
          • Salade
            avril 23, 20:10
            Oui oui. La question sous-jacente est: une politique démocrate a-t-elle déjà changé quelque chose de fondamental en 40 ans (ou 50) pour réduire les inégalités?
          • marcel
            avril 27, 12:33
            Oui. Le taux de pauvreté dans le monde a été ratiboisé.
          • Salade
            avril 27, 15:10
            Avec des taux de pauvreté de 15% en Belgique et aux USA, vous êtes vite content.
          • marcel
            avril 27, 16:16
            Il n'y a pas que la Belgique et les USA dans le monde… Ou alors, ne faut-il être solidaire que de nous-mêmes ?
      • u'tz
        avril 22, 21:54 Reply
        Quand j'essaye de vous comprendre, je comprends que pour vous ce «recul social» c'est «la société», c'est «la démocratie» donc seul les soumis sont pas trumper.
  15. Salade
    avril 21, 11:28 Reply
    Ca fait toujours plaisir d'avoir le point de vue d'un indépendant de gauche :-)
  16. Salade
    avril 21, 11:32 Reply
    Comparer Mélanchon à Trump, c'est un peu comme si un juif traitait de nazi celui qui est pour la protection animale, même si elle est utopique...
    • u'tz
      mai 08, 23:47 Reply
      dysutopique comme un nazi végétaryen traitant un juif d'animal ?
  17. Pfff
    avril 21, 11:47 Reply
    Si le maoïsme n'avait fait qu'un million de mort, comme le prétend Marcel, on pourrait le traiter de fascisme. En fait, il fut infiniment plus meurtrier que cela, et ce n'est pas fini. Comme le disait Simon Leys, dire que le maoïsme est fasciste : autant comparer la férocité d'un tigre et d'un chat.
    • marcel
      avril 21, 12:11 Reply
      Je n'ai pas dit le maoïsme, mais bien la révolution culturelle.
      • Pfff
        avril 21, 19:50 Reply
        https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_culturelle#Pertes_humaines Un million ou trois. D'autre part, après avoir subi les sévices des gardes rouges, un très grand nombre de victimes se sont suicidés, courageusement, pour échapper à une seconde ou troisième séance de tortures et d'humiliations.
        • u'tz
          mai 08, 23:45 Reply
          faut aussi comptabiliser la grippe espagnole avec tous ces poulets chinois
  18. Frandon
    avril 21, 12:45 Reply
    Donc si on comprends votre article il faut voter macron ?? Bravo !! Je ne prendrais pas le temps de vous faire le meme genre d article foireux pour denoncer ce genre de personnage ! Merci a vous de tenter de faire foirer l espoir de certains sans donner de solutions alternatives ....
    • marcel
      avril 21, 16:32 Reply
      À gauche, voter Macron donne une chance d'avoir un choix centre-gauche / droite ou extrême droite au second tour. Sinon, en vote moins utile, il y a Hamon (pour éviter le déshonneur du PS), Poutou, Arthaud (dans les deux cas, pour donner une voix à l'opposition communiste active plutôt qu'à celle qui prétend séparer banques d'affaires et banques, mais n'est jamais là quand on en parle, au point qu'elle fair croire que c'est son idée alors que l'Union européenne y travaille déjà depuis plusieurs années : http://www.consilium.europa.eu/fr/policies/banking-structural-reform/) ça me semble déjà pas mal comme potentiel de choix.
      • jean-Marie pillon
        avril 21, 20:23 Reply
        Je n'ai toujours pas compris ce qu'il y avait de gauche dans le programme de Macron. Que j'ai lu. Merci d'éclairer ma lanterne puisque vous êtes dans la pédagogie
        • Salade
          avril 24, 11:07 Reply
          Bah, Macron c'est comme un indépendant de gauche :-)
      • u'tz
        avril 22, 22:01 Reply
        Voter macron donne une chance à la gauche flamby d'être encore plus de droite,
      • Amz
        avril 23, 10:34 Reply
        Alors ok pour l'article. pourquoi pas. Mais je viens de lire que vous "proposez" macron comme alternative sous prétexte qu'il a plus de chance de passer au second tour!! d'abord : et si mélenchon était celui qui avait le plus de chance de représenter la gauche ? que faire ? voter quand même pour un des autres ?? Puis, "proposer" comme ça froidement macron sans cas de conscience comme si c'était un candidat "normal", sachant que derrière lui, une "armée" est au pied de guerre, prête à en découdre pour défendre ses intérêts? Pour moi, ça vide votre article de toute sa substance et déçoit profondément, démontrant ainsi qu'en l'absence d'un hamon, le seul choix est ... melenchon! dommage!!
  19. fwdd
    avril 21, 14:15 Reply
    Communisme en parlant d'un programme de relance économique keynésien qui se base sur la création de marchés publiques pour lancer un cadre propise d'entreprises privées (soit ce qu'a fait les USA avec la Silicon Valley mais dans un cadre énergétique et écologique), c'est déjà d'une bêtise tellement abyssale. Bon comme le reste doit être du même niveau, je vous souhaite une bonne désinformation partisane à tous!
    • marcel
      avril 21, 17:02 Reply
      Je n'ai pas dit qu'il était communiste, mais tout de même, il y a quelques louches ; quelques repères dans les mesures (qui ne sont pas forcément mauvaises en soi) : 1. il s'inspire de l'expérience vénézuélienne (ou affirme qu'elle serait une inspiration, disons), une version revisitée plus ou moins inspirée des expériences communistes, notamment celle de Cuba. 2. il prétend organiser une référendum menant à une constituante dont seraient exclus tous les représentants du peuple actuel, autrement dit, de retirer aux élus démocratiquement placés le pouvoir de légiférer sur ce qu'il y a de fondamental, soit la Constitution. Sans majorité, son recours à un référendum sent déjà le coup de force de Lénine contre le gouvernement légal en Russie, mais il y a pire : il contourne carrément les assemblées désignées par la Constitution française pour établir « sa » constitution. 3. L'échelle de revenus de 1 à 20 dans les entreprises est très supérieure à celle nominale de l'URSS (1 à 5, très globalement), mais il est difficile d'estimer ce que la Nomenklatura percevait, notamment en avantages divers. En soi, ce n'est pas marxiste, mais ça se dirige vers le marxisme. 4. Le droit de préemption des salariés en cas de vente de leur entreprise a un parfum de nationalisation ou, disons, de collectivisation : l'outil n'appartient pas à l'entrepreneur mais au travailleur, ce qui est une distorsion grave des faits. 5. Créer de l'emploi dans l'agriculture paysanne rappelle des choses (foireuses) dans pas mal de régimes communistes. 6. Le refus des traités de libre-échange est devenu très à la mode, mais ça tire légèrement vers une économie régulée et protectionniste. 7. Aider les initiatives de logement participatif ou collectif. Hem hem. 8. Limiter le potentiel héritable revient à nationaliser une partie du patrimoine privé. 9. Nationalisation de EDF et GDF ainsi que de l'énergie marine et de l'eau, eût pu figurer au programme communiste de 1980. 10. Créer 300.000 emplois paysans revient à partiellement nationaliser le marché agricole. 11. Plafonner les marges des distributeurs revient à interférer dans l'économie privée. 12. Sortir de l'OTAN, vieux rêve gaulliste mais aussi communiste. 13. médecine gratuite et médecins fonctionnaires de l'État… On pense à ? Hmmm ? 14. Comme les partis communistes, tout ce qui est américain est mauvais. Mise en pratique : OTAN, TAFTA, intervention en Irak et en Syrie (sans lesquelles on aurait assisté à un génocide yézidi et peut-être à un génocide kurde), etc. Et je ne parle même pas de l'inapplicable, comme la déclaration des produits et des valeurs aux frontières de la France, interdites par Schengen. Bref, comme je le disais, Mélenchon, ce n'est pas du communisme, mais ça a un goût de communisme, et il s'est souvent référé à Cuba et à l'ALBA qui en est une émanation. Mais le plus grave, c'est le culte de la personnalité, unique en son genre.
      • Octavien
        avril 21, 22:48 Reply
        Bonjour Monsieur Sel, Français et lecteur occasionnel de votre blog que je trouve toujours stimulant même si je ne suis pas toujours d accord avec vos développements, je ne résiste pas à pointer certaines erreurs de votre commentaire : 1. JL Mélenchon n'a jamais caché son intérêt pour les expériences de la gauche sud américaine. Il a pourtant toujours précisé qu'aucune de ces expériences n'est directement transposable et à toujours reconnu que Cuba n'était pas une démocratie et qu'il n'ambitione pas d'importer son système. 2. Assimiler un référendum à un coup de force est très abusif. Le principe de la démocratie est fondamentalement la souveraineté populaire, et donc si le peuple est souverain il peut choisir d exprimer sa souveraineté par des élus ou directement par référendum. Cette option est d'ailleurs prévue par notre constitution, il n'y a là rien que de très normal et il ne retire donc rien aux élus. Concernant la non participation des élus de la Veme à la constituante il n est pas besoin de chercher une influence soviet ou communiste, il s'agit juste de la réédition de la mesure adoptée par la constituante de 1789 (à l initiative de Robespierre) encore une fois ou est le coup de force? 4. Je pense préférable que des salariés puisse préempter leur entreprise,c est à dire avoir le droit de l acheter et non la réquisitionner, plutôt qu un investisseur qui ne fera que la découper et la vendre en morceau au détriment de l emploi et pour unique souci le bénéfice à court terme. 5. Créer des emplois dans l agriculture ou les favoriser c'est ce que font tout les gouvernements raisonnables sans distinction de couleur politique 6. Les traités de libre échange doivent faire l'objet de réflexion approfondies les accepter par principe n'est raisonnable ni économiquement ni politiquement 7 Hem hem??? 8. La fiscalité sur les héritages a surtout pour but de freiner la transformation du capital productif en situation de rente improductive. Voilà un instrument de politique économique des plus classique. 9. EDF et GDF sont des sociétés issues des nationalisation de 1945 quand de Gaulle était président du GPRF. Ces nationalisations ont permis de construire un réseau moderne de production et de distribution ce n est que très récemment qu elles ont été partiellement (EDF) ou totalement (GDF) privatisé ce qui a d ailleurs entraîné des surcout nombreux. 10. Comment la création d emploi peut elle être assimilée à une nationalisation ? 11. Tous les États même les plus libéraux interfèrent avec le privée. Je ne pense pas que laisser le privé faire n importe quoi sur les produits alimentaire soit une si bonne idée sauf si on veux voir disparaître toute agriculture raisonnée et qui a pour but de nourrir la population. 12. L OTAN ne peut pas être un horizon indépassable c est une alliance d États si on y rentre on peut en sortir et cela est tout à fait légitime. Sauf à considérer que l adhésion est obligatoire mais là on glisse doucement vers autre chose qui ressemble plus au pacte de Varsovie de la grande époque. 13. En quoi est ce mal de vouloir que la santé ne soit pas une marchandise ? Barack Obama avait des objectifs sinon des méthodes similaires. Bon je m arrête la et c' est déjà pas mal. Au plaisir de vous lire. PS je me suis relu mais comme je suis une bille en orthographe désolé pour les fautes.
        • marcel
          avril 22, 13:39 Reply
          Merci pour vos remarques. Enfin un peu de débat :-) <blockquote>1. JL Mélenchon n’a jamais caché son intérêt pour les expériences de la gauche sud américaine. Il a pourtant toujours précisé qu’aucune de ces expériences n’est directement transposable et à toujours reconnu que Cuba n’était pas une démocratie et qu’il n’ambitione pas d’importer son système.</blockquote> Exact mais il fait explicitement référence au Bolivarisme (Chavez) en brandissant l'ALBA et par ailleurs, à plusieurs reprises, il a refusé ou évité de se joindre à des critiques unanimes envers Cuba, comme lors d'un prix Sakharov dont il est sorti pile au moment où un dissident cubain allait être honoré. Il est aussi ambigu quand il dit que l'expérience chaviste est intéressante même s'il ne la défend pas. Un peu comme si Fillon disait que le régime de Poutine est intéressant même s'il ne le défend pas. Tout le monde comprend que ce sont surtout des précautions de langage ou du moins, je pars du principe qu'on doit oser le comprendre comme ça dans les deux (ou multiples autres) cas. Mélenchon sait que s'il adoubait ouvertement un régime comme Cuba ou le Vénézuela, il se couperait d'une masse d'électeurs. Il n'est pas fou. <blockquote>2. Assimiler un référendum à un coup de force est très abusif. Le principe de la démocratie est fondamentalement la souveraineté populaire, et donc si le peuple est souverain il peut choisir d exprimer sa souveraineté par des élus ou directement par référendum. Cette option est d’ailleurs prévue par notre constitution, il n’y a là rien que de très normal et il ne retire donc rien aux élus. Concernant la non participation des élus de la Veme à la constituante il n est pas besoin de chercher une influence soviet ou communiste, il s’agit juste de la réédition de la mesure adoptée par la constituante de 1789 (à l initiative de Robespierre) encore une fois ou est le coup de force?</blockquote> Le coup de force serait qu'un président ne disposant pas d'une majorité parlementaire (ce qui sera de toute évidence le cas de Mélenchon) impose un référendum contre la majorité démocratiquement élue (même si l'on considère que le système actuel n'est pas parfait mais ça, c'est une opinion, pas un dogme) pour imposer une constituante dont serait exclue la majorité tout aussi démocratiquement élue pour, in fine, pondre une constitution hors la majorité encore démocratiquement élue. De Gaulle avait déjà utilisé le subterfuge de l'article 11 pour un référendum constitutionnel, mais dans son cas, il s'agissait bien d'exclure l'assemblée au départ de l'action (ce qui était déjà un coup de force), mais pas à l'arrivée ! Donc, je maintiens coup de force. Notez aussi que 1. il n'est pas sûr qu'il récolte 1/5e de l'Assemblée et 10% de votants pour déjà mettre en route un référendum. 2. il n'est pas sûr que son référendum soit approuvé 3. Il est à peu près sûr que les résultats de la Constituante ne seront pas confirmés par les parlementaires (cf. Islande) tout simplement parce que cela ne se fera que sous une nouvelle législature (penser que tout ça peut se faire en moins de 5 ans est ahurissant - Cf. aussi l'Islande). Bref, je ne crois pas une seconde que ça fonctionnera, et je sais au contraire que ça va prendre beaucoup de temps, coûter bonbon et pomper une énergie colossale. Mais c'est une autre thème. <blockquote>4. Je pense préférable que des salariés puisse préempter leur entreprise,c est à dire avoir le droit de l acheter et non la réquisitionner, plutôt qu un investisseur qui ne fera que la découper et la vendre en morceau au détriment de l emploi et pour unique souci le bénéfice à court terme.</blockquote> Sauf que des salariés n'ont pas le pouvoir financier de la maintenir, par exemple, en temps de crise, que ça fait prendre un risque colossal à des travailleurs, et pour avoir été entrepreneur, je sais ce qu'il signifie. Oui, l'entreprise licencie, extrernalise, exporte, mais voyez l'Allemagne, le Danemark ou la Suède : à l'arrivée le bilan peut être plus ou moins positif, même en Europe. Ensuite et surtout : rien n'empêche les travailleurs d'une entreprise de se constituer en coopérative ou en SA et de constituer un capital permettant d'acheter leur entreprise. S'il fait mention d'un droit de préemption, cela signifie qu'il propose de les avantager. J'en déduis qu'ils auraient alors un avantage financier à un tel rachat, autrement dit qu'ils seront privilégiés même si leur offre est inférieure à celle d'autres acheteurs. C'est dans cette perspective que je considère qu'il y a une interférence. Ensuite, rien ne prouve qu'une entreprise gérée par ses travailleurs favorise mieux l'emploi qu'une autre. Mais ça, c'est un détail. <blockquote>5. Créer des emplois dans l agriculture ou les favoriser c’est ce que font tout les gouvernements raisonnables sans distinction de couleur politique</blockquote> Ils disent tous le faire, mais ce ne sont pas les gouvernements qui créent l'emploi mais les entreprises et/ou les opportunités économiques. Le faire en suspendant les versements français à l'UE, d'une part, et en exigeant de revoir la PAC (qui est à l'avantage des paysans français) me paraît incohérent et me semble impliquer une intervention de l'État au-delà de ses prérogatives. <blockquote>6. Les traités de libre échange doivent faire l’objet de réflexion approfondies les accepter par principe n’est raisonnable ni économiquement ni politiquement</blockquote> Mais les refuser par principe est très à la mode à gauche (y compris au PS belge) mais ne repose pas non plus sur une réflexion approfondie. Par ailleurs, la lutte acharnée de la « société civile » (très teintée politiquement) contre le CETA avec force arguments fallacieux montre qu'on ne privilégie pas la réflexion. En d'autres termes, à gauche comme à droite, on brandit des symboles en se fichant éperdument de leur valeur réelle. En revanche, le protectionnisme est pour un pays comme la France une folie. <blockquote>8. La fiscalité sur les héritages a surtout pour but de freiner la transformation du capital productif en situation de rente improductive. Voilà un instrument de politique économique des plus classique.</blockquote> Mais il parle d'un héritage maximum pour les fortunes de plus de 33 millions. Comme pour la plupart des articles, je n'ai pas trouvé de précision (à combien s'élèverait cet héritage maximum ? 33 millions ? ) Cela reviendrait 1) à nationaliser toute fortune dépassant une certaine somme, et donc — comme elles sont forcément investies — les entreprises, biens, actions, obligations, etc. qui représentent cet héritage. 2/ à supprimer les capacités d'investissements de familles probablement trop riches, mais rompues à cet exercice de « sentir » les investissements productifs (cela dit, je ne les regretterais pas pour autant parce qu'ils croient tout acquis et tout permis, mais la gestion de capitaux est une culture) 3/ à provoquer une fuite massive, immédiate et irrémédiable des capitaux et des capitalistes. 4/ à couper rapidement toute initiative de financement d'entreprise en France (les capitalistes sont de grands trouillards) Eh oui, ça ressemble un peu à une communistisation progressive du régime. Maintenant, si vous voulez rendre l'argent plus mobile et productif, ce que je crois impératif, demandez à Mélenchon pourquoi il n'a pas participé aux travaux notamment de Philippe Lamberts au Parlement européen qui allaient dans ce sens ? Mais avec la lucidité d'un spécialiste du sujet. <blockquote>9. EDF et GDF sont des sociétés issues des nationalisation de 1945 quand de Gaulle était président du GPRF. Ces nationalisations ont permis de construire un réseau moderne de production et de distribution ce n est que très récemment qu elles ont été partiellement (EDF) ou totalement (GDF) privatisé ce qui a d ailleurs entraîné des surcout nombreux.</blockquote> Je n'ai pas l'analyse EDR et GDF sous les yeux et je préfère aussi que le nucléaire, par exemple, soit géré par les services publics. J'attirais juste l'attention sur les velléités de nationalisation. <blockquote>10. Comment la création d emploi peut elle être assimilée à une nationalisation ?</blockquote> Je ne l'ai sûrement pas dit comme ça. Il s'agit de quel passage ? <blockquote>11. Tous les États même les plus libéraux interfèrent avec le privée. Je ne pense pas que laisser le privé faire n importe quoi sur les produits alimentaire soit une si bonne idée sauf si on veux voir disparaître toute agriculture raisonnée et qui a pour but de nourrir la population.</blockquote> D'une étude à l'autre, on obtient des résultats différents. Certaines montrent qu'une agriculture raisonnée ne nourrirait plus la planète. Aujourd'hui, l'UE achèterait à l'étranger l'équivalent en production de celle d'une terre arable de la surface de l'Allemagne, et en majorité dans des régions en déficit aquifère. D'autres montrent qu'il est possible de produire autant avec une agriculture raisonnée (ce que je préfère, je ne mange presque que des légumes bios). Là, il y a donc incertitude : l'agriculture raisonnée ferait-elle ou non chuter de 30% la production française et grossir son coût de quelques % de plus ? Il y en a une autre : une telle évolution se fait, au minimum, sur 20 ou 30 ans. À moins que l'État intervienne en imposant des types de culture sur des terrains qui ne lui appartiennent pas. Là, on touche à la liberté d'entreprendre, il me semble, mais plus gravement, on compromet la rentabilité de l'agriculteur actuel (le méchant agriculteur qui n'est pas raisonnée kss kss sous prétexte que 90% des connards de citoyens n'achètent pas raisonné, mais le moins cher possible kss kss). La promesse de création d'emploi sur une législature est donc insensée ou alors, tient d'une tentation cachée qui me paraît inquiétante. <blockquote>12. L OTAN ne peut pas être un horizon indépassable c est une alliance d États si on y rentre on peut en sortir et cela est tout à fait légitime. Sauf à considérer que l adhésion est obligatoire mais là on glisse doucement vers autre chose qui ressemble plus au pacte de Varsovie de la grande époque.</blockquote> Non mais l'OTAN est ici un symbole de l'Amérique, le grand méchant. Quitter l'OTAN et le TTIP (tous deux incluant l'Amérique) pour examiner l'ALBA (l'association anti-américaine) me paraît relever de la détestation de l'Amérique que Mélenchon a en commun avec pas mal de communistes, sauf bien sûr quand il s'agit d'encenser Bernie Sanders (que j'aime bien, cela dit). <blockquote>13. En quoi est ce mal de vouloir que la santé ne soit pas une marchandise ? Barack Obama avait des objectifs sinon des méthodes similaires.</blockquote> Je ne crois pas avoir dit ça. c'est la gratuité totale qui me rappelle Cuba. Moi aussi, j'aime bien ne pas payer mes médicaments, ou en avoir l'impression. Parce qu'au final, nous ne faisons rien d'autre que mettre en place une cagnotte pour assurer les excès ponctuels personnels de besoins médicaux. Mais faire croire que c'est gratuit est une hérésie. c'est toujours le citoyen qui paye, directement, ou via la sécu à laquelle il cotise. <blockquote>Bon je m arrête la et c’ est déjà pas mal. Au plaisir de vous lire. PS je me suis relu mais comme je suis une bille en orthographe désolé pour les fautes.</blockquote> On s'en fiche des fautes, c'est le fond qui compte, donc merci :-)
          • Simple passant
            avril 30, 20:38
            "Il est aussi ambigu quand il dit que l'expérience chaviste est intéressante même s'il ne la défend pas. Un peu comme si Fillon disait que le régime de Poutine est intéressant même s'il ne le défend pas. Tout le monde comprend que ce sont surtout des précautions de langage ou du moins, je pars du principe qu'on doit oser le comprendre comme ça dans les deux (ou multiples autres) cas. Mélenchon sait que s'il adoubait ouvertement un régime comme Cuba ou le Vénézuela, il se couperait d'une masse d'électeurs. Il n'est pas fou." Si on part du principe que c'est un vil pseudo-communist alors oui, peut-être. Si on a pas d'a priori, je pense qu'il est tout de même plus raisonnable de penser que non ce ne sont pas des 'précautions de langage' et qu'il ne les défend réellement pas car comme vous dites 'Il n'est pas fou.' "Le coup de force serait qu'un président ne disposant pas d'une majorité parlementaire (ce qui sera de toute évidence le cas de Mélenchon) impose un référendum contre la majorité démocratiquement élue (même si l'on considère que le système actuel n'est pas parfait mais ça, c'est une opinion, pas un dogme) pour imposer une constituante dont serait exclue la majorité tout aussi démocratiquement élue pour, in fine, pondre une constitution hors la majorité encore démocratiquement élue. De Gaulle avait déjà utilisé le subterfuge de l'article 11 pour un référendum constitutionnel, mais dans son cas, il s'agissait bien d'exclure l'assemblée au départ de l'action (ce qui était déjà un coup de force), mais pas à l'arrivée ! Donc, je maintiens coup de force. Notez aussi que 1. il n'est pas sûr qu'il récolte 1/5e de l'Assemblée et 10% de votants pour déjà mettre en route un référendum. 2. il n'est pas sûr que son référendum soit approuvé 3. Il est à peu près sûr que les résultats de la Constituante ne seront pas confirmés par les parlementaires (cf. Islande) tout simplement parce que cela ne se fera que sous une nouvelle législature (penser que tout ça peut se faire en moins de 5 ans est ahurissant - Cf. aussi l'Islande). Bref, je ne crois pas une seconde que ça fonctionnera, et je sais au contraire que ça va prendre beaucoup de temps, coûter bonbon et pomper une énergie colossale. Mais c'est une autre thème." Un coup de force? Soit. Anti-démocratique? Je ne pense pas (je ne dit pas que vous ayez dit que c'est anti-démocratique, mais j'ai l'impression que c'est ce que vous sous-entendez. Je me trompe peut être). Je vais illustrer mon impression par un exemple fictif. Imaginons par exemple un pays qui soit une Belgique imaginaire avant l'instauration du suffrage universel. Cette Belgique, serait bien sure démocratique (aux normes de l'époque). Si un politicien imposait par un 'coup de force' le suffrage universel, pourrait-on dire que c'est anti-démocratique? Je ne pense pas. De la même manière, imposer une nouvelle forme de démocratie, plus démocratique que l'ancienne ne me semble pas anti-démocratique. Certainement moins quand il s'agit quand même d'un point essentiel d'un program et que si Mélenchon était élu, un majorite des Francais auraient voté en connaissance de ce point. La question est, je pense complexe, et ne me semble pas permettre d'accuser qui que ce soit d'anti-démocratique. Je peux biensure comprendre les arguments relatifs au temps effort et coût. Mais comme vous dites, il s'agit d'un autre sujet (pas de rapport avec la démocratie). "À moins que l'État intervienne en imposant des types de culture sur des terrains qui ne lui appartiennent pas. Là, on touche à la liberté d'entreprendre, il me semble, mais plus gravement, on compromet la rentabilité de l'agriculteur actuel (le méchant agriculteur qui n'est pas raisonnée kss kss sous prétexte que 90% des connards de citoyens n'achètent pas raisonné, mais le moins cher possible kss kss)." Pourquoi imposer des cultures ? il pourrait contraintre la vente de produits déraisonés. "Ensuite et surtout : rien n'empêche les travailleurs d'une entreprise de se constituer en coopérative ou en SA et de constituer un capital permettant d'acheter leur entreprise. S'il fait mention d'un droit de préemption, cela signifie qu'il propose de les avantager. J'en déduis qu'ils auraient alors un avantage financier à un tel rachat, autrement dit qu'ils seront privilégiés même si leur offre est inférieure à celle d'autres acheteurs. C'est dans cette perspective que je considère qu'il y a une interférence." Tout dépend évidemment des mesure dans lesquels il y a interférence, mais je ne vois pas en quoi cette interférence serait négative. "Mais les refuser par principe (les traités de libre échange) est très à la mode à gauche (y compris au PS belge) mais ne repose pas non plus sur une réflexion approfondie. Par ailleurs, la lutte acharnée de la « société civile » (très teintée politiquement) contre le CETA avec force arguments fallacieux montre qu'on ne privilégie pas la réflexion. En d'autres termes, à gauche comme à droite, on brandit des symboles en se fichant éperdument de leur valeur réelle. En revanche, le protectionnisme est pour un pays comme la France une folie. " Je trouve que de la même manière refuser toute idée "révolutionnaire, "pseudo-communiste" ou je ne sais quoi parce que tout simplement "ca n'a jamais marché dans le passé" n'est pas consistant. "Non mais l'OTAN est ici un symbole de l'Amérique, le grand méchant. Quitter l'OTAN et le TTIP (tous deux incluant l'Amérique) pour examiner l'ALBA (l'association anti-américaine) me paraît relever de la détestation de l'Amérique que Mélenchon a en commun avec pas mal de communistes, sauf bien sûr quand il s'agit d'encenser Bernie Sanders (que j'aime bien, cela dit)." C'est extrêmement simpliste ça ... Je ne me souviens plus des raisons pour lesquels il veut quitter l'OTAN, mais par contre, intégrer la Guyane dans une alliance de coopération locale n'est pas insensé. Vous me direz peut être que dans l'ALBA il y a le Venezuela. Certes, mais il y a de nombreux autres pays. Ce serait un peu comme critiquer la Belgique de faire part de l'union Européenne car la Hongrie de Viktor Orban en fait partie. Ce me semblerait farfelu (et je ne cherche certainement pas à comparer le Venezuela et la Hongrie mais a comparer les arguments) En ce qui concerne la santé et sa marchandisation, je ne suis toujours pas tout a fait d'accord. Evidemment c'est toujours le citoyen qui paye. Par contre, si ce n'était pas privatisé, on cotiserai comme vous le dites "pour assurer les excès ponctuels personnels de besoins médicaux" ce qui me semble plus raisonnable que pour de payer chacun pour soit le profit du privé qui suit a un souhait d'éviter les "excès ponctuel", s'expose d'autant plus a des "manque ponctuels" ce qui somme toutes est également fâcheux. Je clôturerai mon opinion en disant ceci. J'étais légèrement contrarié par votre article ou je vous trouve injuste. En effet, il y a beaucoup d'accusations injustifiées, exagérations etc sur des sujets qui, comme on le voit dans les commentaires sont beaucoup plus débatables, qui ne sont pas noire ou blanches, et pour lesquels ces accusations sont donc injustifiées. Je n’ai d’ailleurs pas la même vue de la gauche que vous. Votre idée qui me semble être ‘de ne pas faire de révolution mais de plutôt veiller au grain à ne pas perdre nos acquis’ est bien belle, mais je ne pense que c’est ce qui se passe non efficacement ces temps-ci. Pensez vous qu’aucune lutte soit plus nécessaire ? N’y a-t-il donc plus d’inégalités sur terre ? Je ne pense pas. Je pense d’ailleurs qu’il est heureux que les autres personnes ne se soient pas arrêtés au premier acquis. Ne me méprenez pas, je ne suis pas un partisan de la révolution, mais certaines causes valent la peine d’être défendues. Je trouve, par contre que vous êtes honnête dans les débats dans les commentaires, et c'est pourquoi j'y partage mon avis. Bonne soirée :)
  20. Monsieur
    avril 21, 16:25 Reply
    Je n'attends pas que Mélenchon fasse la révolution. Seulement qu'il mène une vraie politique de gauche cad un minimum redistributive et qui socialise certains secteurs clés type école, santé. Tout cela existe déjà, effectivement, mais est entrain d'être défait par les gouvernements de droite et de « gauche » PS. Ce pourquoi je ne peux pas voter PS – même repeint en vraie gauche par Hamon. Macron n'en parlons pas, c'est un libéral pur jus. Mélenchon renforcera le dispositif existant, c'est tout. Les procès en « chavisme » ou « castrisme » de mélenchon m'indiffère. Évidemment je ne veux pas d'un régime dictatorial en France. Mais ce n'est pas ce que Mélenchon propose, c'est meme l'inverse : une refonte démocratique du système politique. S'il veut devenir dictateur, eh bien je pense qu'il trouvera les 9/10 des « insoumis » sur sa route, moi en tout cas. Mais je n'y crois pas une seconde, ce truc n'est qu'un fantasme de droite.
    • marcel
      avril 21, 17:07 Reply
      Mélenchon propose de court-circuiter la démocratie française pour établir sa constituante, dont les partis et les politiques (représentants officiels du peuple) seront exclus. je crains qu'on ait quitté l'espace démocratique. Ensuite, il risque de ne pas avoir une majorité et ne serait donc pas en mesure de faire fonctionner une cohabitation (avec les Républicains, par exemple). Avec un tel homme à la présidence, je crains que ça ne dérape très vite. Mais c'est vous qui voyez.
  21. Martine-BXL
    avril 21, 18:36 Reply
    ...Petit pays, vue raccourcie... Marcel ...mon chichi rabougri, il est grand temps ,afin de sauver la planète et par la même occasion nos enfants ...d'instaurer une intelligence collective. Et même si à cet instant T " Cela t’en touche une sans faire bouger l’autre" sache qu'un jour très proche, tes enfants vont te demander des comptes ...
    • marcel
      avril 22, 13:42 Reply
      Mes enfants me soutiennent. Sauver la planète et nos enfants, oui, mais pas au prix de l'adhésion à une « intelligence collective » qui peut vite s'avérer autoritaire.
  22. Martine-BXL
    avril 21, 18:52 Reply
    http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/20170420.OBS8250/mehdi-medjaoui-le-gars-de-la-silicon-valley-qui-rentre-en-france-si-melenchon-passe.html Voiçi le futur de l'intelligence collective que propose Mélenchon, et non, ...y'aura pas les chars russes, et non y'aura pas de court-circuits (sauf avec le ronron bien établi).... et donc oui dérapage avec Fion Fion et le système ...Et NON vous n'allez pas continuer a nous vendre vos fades salades, et nous apprécions beaucoup ce qui vient et nous attendons la suite avec grande impatience !
    • marcel
      avril 22, 13:41 Reply
      Donc, UN entrepreneur soutient Mélenchon et le bonheur est à nos portes ? SVP, soyez un chouia plus critique que ça !
      • Martine-Bxl
        avril 23, 04:33 Reply
        Heureusement que 169 docteurs en économie du monde entier (dont deux de Cambridge tout de même) et toutes les ONG principales sont là pour rappeler que Mélenchon a le meilleur programme (Amnesty International, Greenpeace, Secours Catholique, Oxfam, etc...)
        • marcel
          avril 27, 12:41 Reply
          20 ONG ne sont pas « toutes les ONG principales » et 169 économistes sur des dizaines de milliers ne m'impressionnent pas. Mais vous devriez moins répéter la propagande et réfléchir par vous-même : ces deux éléments sont absolument critiquables.
  23. Tournaisien
    avril 21, 20:13 Reply
    Marcel,il faut voir les choses en face. Pourquoi a-t-on Mélenchon aujourd'hui ? À mon avis, pour deux raisons essentielles: d'abord parce que la gauche de Hollande, en se sabordant et en torpillant au passage Hamon qu'avaient pourtant légitimé les primaires de la gauche, a créé un vaste vide, un vide que l'opportuniste de Macron a cru pouvoir s'approprier, à qui toutefois les vrais électeurs de gauche ne pouvaient se rallier ; ensuite parce que les dérives populistes à droite appellent logiquement leur contrepartie sur la gauche de l'échiquier politique, Le Pen engendrant en clair son double en miroir à l'opposé de son bord idéologique. La plus grande responsabilité, toutefois, est bien celle d'une gauche qui n'est pas parvenue à faire rêver et à gagner en crédibilité, et de cela, Hollande est probablement le plus comptable. Les erreurs accumulées par le président ordinaire furent énormes, d'abord une communication calamiteuse, où la vie privée n'a eu de cesse de venir interférer avec le champ politique, ensuite des promesses non tenues et qui ne pouvaient être tenues (le discours du Bourget fut de ce point de vue emblématique), également des postures idéologiques inutilement provocantes (cfr les sorties intempestives, méprisantes et hautaines de Taubira), enfin une pratique de gouvernance à la limite de l'autoritaire, en particulier depuis l'arrivée de Valls à Matignon (mais pas uniquement ... cfr le traitement du dossier de Notre-Dame des Landes par Ayrault). C'est Hollande, avant tout, qui a contribué à créer ce vide s'étendant des franges de la gauche de la gauche jusqu'au centre, et c'est Valls, avec ses ambitions personnelles et sa valse des 49.3 qui aura donné l'estocade. Or la politique, comme la nature, a horreur du vide. Mélenchon s'est donc engouffré, et avec d'autant plus de facilité que les lieutenants du Hollandisme, les Valls, Ledrian, Delannoé, etc., sentant la gamelle, se sont tous empressés de trahir la parole donnée le soir des primaires de la gauche. ... le problème, c'est que Macron est un succédané d'une pseudo-gauche, entre hollandisme et blairisme, qui ne convainc pas vraiment l'électorat de gauche. Ce sera là, je crois, la source de la grande surprise qui nous attend dimanche soir : un duel entre Le Pen et Mélenchon, à moins que Fillon, fort de tout ce que la France conservatrice compte encore comme réserves, ne parvienne à s'imposer. Il y a à l'évidence une sorte d'écran de fumée créé par des sondages sont, de plus en plus, on pressent qu'ils se tromperont à nouveau, après Trump, après la primaire de la Droite. La montée du sentiment "anti-système" n'attend qu'une chose : déjouer à nouveau, mais en France cette fois, ce que le "système" annonce comme inéluctable. D'ailleurs, vous-même, Marcel, vous l'avez bien compris, qui vous êtes fendu de ce papier à trois jours du vote. ... Le rendez-vous avec l'Histoire en ce printemps 2017 ne nous annonce pas des jours paisibles. Soit ce sera Mélenchon, et les vagues au niveau européen risquent d'être terribles, dont l'onde de choc se marquera en particulier en Allemagne et dans les ex-pays de l'Est, déjà passablement francophobes ... soit ce sera Fillon, et là, après les affaires révélées par le volatile, on peut s'attendre à un troisième tour social qui sera particulièrement décoiffant. Bref, du grain à l'horizon ... il va falloir tendre les haubans.
    • Didier
      avril 22, 21:00 Reply
      Bonsoir Tournaisien, Dans votre commentaire, vous parlez des "vrais" électeurs de gauche, comme s'il en existait des faux ! Je me considère de gauche car j'ai toujours voté à gauche depuis 1978 (sauf en 2002 pour le 2eme tour des présidentielles) et je m'apprête à voter Macron, demain.Je vous précise que nombre de mes amis de gauche vont faire pareil ! Pourquoi ? Parce que ni Mélenchon, ni même Hamon, ne représentent la gauche que nous aimons et qu'on appelle la gauche sociale démocrate. Celle qui ne cherche pas à rompre avec l'organisation actuelle de notre société, mais qui cherche à la faire évoluer vers plus d'égalité, de fraternité et de justice ! Certes, Je sais que vous n'êtes pas d'accord avec cette approche du vivre ensemble dans notre société, mais admettez tout de même qu'on peut être de gauche, d'une gauche moins révolutionnaire que la vôtre mais de gauche tout de même !
  24. Tournaisien
    avril 21, 21:23 Reply
    http://www.lesoir.be/1487780/article/actualite/france/2017-04-21/presidentielle-francaise-macron-grand-favori-selon-derniers-sondages ... depuis le début de la campagne, Le Soir, parangon de la presse politiquement correcte et paravent de la pensée unique, n'aura eu de cesse de servir par tous les moyens la soupe au fondé de pouvoir de chez Rotschild. Tout fut bon, d'abord pour discréditer copieusement Fillon, en relayant même des informations sans queue ni tête (du style de cette manchette qui annonça que la notice wikipédia sur Fillon avait été falsifiée par un opposant qui introduisit "Fillon, le plus grand escroc qu'ait jamais connu la République") ou en tapant dix fois de suite sur le même clou, ensuite pour jeter l'opprobre sur Le Pen, bien sûr, mais aussi sur Mélenchon. De ce point de vue, le Soir fut à l'unisson de la presse française, elle-même inconditionnellement ralliée au "jeune prodige" de la politique française (exception faite bien sûr du Figaro). Rien ne fut trop beau pour dérouler le tapis à Macron, faisant résonner les sondages à chaque hausse des intentions de vote pour le jeune premier. Et ce soir, voici que la feuille de chou du même nom nous remet une fois encore le couvert ... en grand, en large et en travers. Et on viendra nous dire après cela qu'il n'y a pas dans nos pays de presse du système ! Le Hollandisme qui ne dit pas son nom, le socialisme expurgé de ses valeurs de base, si l'on suit la ligne de ce torche-cul, a encore de beaux jours devant lui. Rien d'étonnant dès lors que la ligne éditoriale y soit squattée par un club d'encartés à ce parti frère qu'on nous dit socialiste, mais qui n'en a plus vraiment les valeurs. Le blairisme aura mis du temps à traverser la Manche, mais il connaît chez nous une virulence inversement proportionnelle à celle des maladies épidémiques telle la peste qui, à chaque extension, perd un peu plus de sa force. La panade pour les cons continue à faire recette ... de cela, il n'y a pas à douter.
  25. Gilles
    avril 21, 23:11 Reply
    Partons du principe qu'un programme n'est jamais vraiment appliqué et que Mélenchon qui ne vient pas de nulle part (socialiste pendant longtemps et très au courant de l'histoire française) s'adaptera pour rassembler et chercher à obtenir une majorité aux législatives (Car n'oublions pas qu'on vote pour un président et que La majorité parlementaire est loin d'être acquise pour celui-ci). Et bien on peut penser que Mélenchon est un choix qui vaut La peine et qu il est bien meilleur qu un Macron dont l'idéologie néolibérale ne correspond justement pas à l'idée de gauche. Être De gauche c'est aussi remettre en cause un système économique qui produit de flagrantes inégalités et protéger l'individu qui est happé par celui-ci. En imposant par ordonnance une loi travail qui affaiblit un corps intermédiaire comme un syndicat qui pense globalement La Défense du travailleur, En excluant du chômage ceux qui refuseraient deux jobs décents (qui En donne la définition?), Macron fait le choix du marché qui s'autorégule. Il veut juste offrir des chances à soi-disant tous mais refuse de voir que le marché génère toujours des perdants si on ne lutte pas contre lui. Macron est donc objectivement de droite et non de centre-gauche et je suis toujours étonné de voir que des gens qui se définissaient comme De gauche auparavant ne voient pas combien ils ont perdu de leurs idéaux car même si La gauche devra être social démocrate pour gouverner, elle ne peut perdre ses valeurs sous peine de disparaître (le tournant social libéral des partis de gauche européens a été un échec tant En Angleterre, en Allemagne et en France (et En cours En Italie)
    • marcel
      avril 22, 12:44 Reply
      La qualification néolibérale est devenue une insulte à gauche qui vaut bien le populiste que j'utilise pour Mélenchon. Une clause d'exclusion immédiate, sinon même une réduction à une sorte de fascisme mou forcément nocif pour le travailleur. Marron est peut-être un libéral. Il est probablement plus centriste que de gauche ou de droite, parce qu'il a une culture mixte. Centre, centre-gauche, centre droit, tout ça est cohérent mais néolibéral, non : il est pour une régulation et la protection des travailleurs, me semble-t-il. Ensuite, Mélenchon ne pourra pas appliquer un seul des points de son programme s'il est élu président. PAS UN SEUL. Tout simplement parce que, même s'il parvient à désigner un premier ministre socialiste, il fera tout au plus passer le PS de Valls à Hamon. Mais avec l'inconfortable position de celui qui a tout promis et ne peut rien donner. La présidence sera donc conflictuelle, faiblissime, à moins d'être en plus revancharde (le président Mélenchon criant à hue et à dia que son gouvernement ne lui obéit pas, ce qui est logique : le pouvoir en France reste dans les mains de l'Assemblée, on n'est pas en Turquie post-référendum). Et là, la déception de ceux qui auront cru en Mélenchon serait apocalyptique. Leur détournement de la politique, encore pire qu'aujourd'hui. Et pourquoi ? Pour permettre à un candidat d'une arrogance totale de faire son petit bout de chemin dans une présidentielle avec Bolivar (!) comme tête de pont. Il est un excellent outil à faire gagner Marine Le Pen. Son programme est infaisable. Il n'aura pas de majorité. Je ne comprends pas l'engouement autrement que du fait de ses méthodes qui, pour la gauche, me dégoûtent. Les brillants tribuns peuvent aussi être des brillants populistes. Vous me direz, il y a bien eu Sarko, qui n'a pas non plus révolutionné quoi que ce soit et vous aurez raison. Regardez les scores de Le Pen et vous comprendrez pourquoi il faut éviter que ça ne recommence.
  26. papaguy51
    avril 22, 01:29 Reply
    Fidèle lecteur de vos articles depuis pas mal de temps, je me suis demandé un bref instant en parcourant celui-ci s'il ne s'agissait pas d'un "facke"! Mais non, c'était bien écrit par vous, et je ne vous reconnaissais pas. Très dérangeant.Venant d'un journaliste de gauche bien planté dans ses bottes, me semblait-il,, votre attaque à l'arme lourde contre Mr Mélenchon me laisse pantois. Tournaisien d'origine, jeune retraité d'une profession libérale dans le monde médical pratiquée en France pendant douze ans, j'ai pu écouter, observer, sentir d'une manière très proche le cosmos français. Ma constatation est évidente: ceux-ci, sous la pression d'un monde où seuls l'économie de marché et la finance n'ont force de loi, voient se déliter petit à petit sous leurs pieds tous les acquis durement conquis par le socialisme, Mais ça, vous le savez, puisqu'il n'en est pas autrement en Belgique, en Europe et dans le monde entier. Suivant le principe de Peter, ce monde en est arrivé à son niveau d'incompétence et ne fonctionne plus que pour s'auto-entretenir. Les faits chaque jour nous le prouvent: changement climatique catastrophique, malbouffe, accroissement de la misère, chômage incontrôlable, menace terroriste, j'en passe, et des pires... Pour y répondre, le monde politique et les institutions impuissants ou muselés. Mais tout ça, vous le savez. Alors, quand un homme, quel qu'il soit et d'où qu'il vienne, propose dans un cadre démocratique de changer essentiellement la donne, et d'offrir aux français, pour revenir à un monde plus satisfaisant dans lequel ils pourraient se reconnaître, l'occasion d' une sixième république, outil nécessaire d'un changement profond et radical, je ne comprend pas que vous tiriez ainsi à boulet... rouges sur cet homme que je pense profondément droit, indépendant et honnête. Comme vous et moi d'ailleurs, mais pas comme d'autres, noyés dans le clientélisme, les conflits d'intérêts ou les ambitions personnelles.Tout ceci jusqu'à preuve du contraire évidemment. Vous dites avoir lu son programme. Mais avez-vous lu les quarante sept notes explicatives détaillant son propos? Vous y trouverez surement de quoi vous éclairer, ainsi que les nombreux belges qui vous lisent. De nombreux vents favorables m'ont informés de leurs regrets de ne pas avoir un Mélenchon en Belgique, Ne pas le voir me semble être une erreur. Ceci dit, je ne vois pas pourquoi je m'enflamme, n'étant pas français, je ne vote pas. Mais sans doute est-ce un exutoire à la bouffée d'adrénaline provoquée par la lecture de votre article...
    • marcel
      avril 22, 12:31 Reply
      Je conçois parfaitement que mon papier choque mais quoique j'écrive, j'ai toujours une position indépendante. C'est ça, le terme fondamental en ce qui me concerne : indépendance. Je vois en Belgique monter un mouvement qui a certaines caractéristiques de celui de Mélenchon, sauf qu'il est radicalement marxiste (ce que Mélenchon n'est pas). Et à la lecture du programme de Mélenchon, une chose me frappe : il est inapplicable. De A à 2, pratiquement. Et pourquoi l'est-il ? Parce qu'il n'est pas conçu pour révolutionner la France avec sincérité, mais pour susciter l'engouement des masses. Il y a évidemment la possibilité que je me trompe, et je me trompe volontiers. Mais quand je vois un politicien professionnel accumuler les impossibilités, je ne peux que penser que son programme est conçu pour sur-séduire (tous les programmes étant conçus pour séduire) le peuple. D'où ma qualification de populisme. À côté, celui de Macron semble mollissime, mais il se peut qu'il ait compris quelque chose en regardant la société non pas de façon conflictuelle (ce que font pratiquement tous les autres) mais de façon synthétique. On peut bien favoriser la petite entreprise, mais si on remballe la grosse, la petite crève, et toute la France (ou la Belgique), avec. Et tous les travailleurs avec. Et les plus faibles d'abord. La France n'est pas un État isolé, c'est au contraire un pays dépendant. Dépendant de la PAC, dépendant des investissements étrangers, dépendant des marchés étrangers, dépendant (hélas) de multinationales — à noter que, par exemple, Publifin est une multinationale. Or, Mélenchon, qui est tout de même député européen et est sensé connaître le fonctionnement de l'UE, présente un programme qui ne peut fonctionner que pour une France autarcique. Et quand ça ne fonctionne pas du tout (les 90% d'impôts au dessus de 390.000 euros de revenus), il invente des procédés approximatifs qui n'ont aucune chance de fonctionner, comme la taxation sur la nationalité. Ça pourrait passer pour du bricolage, mais je suis persuadé que c'est au contraire de façonnage : tout faire pour appuyer les mesures qui plairont. Et je suis pour une taxation très lourde des très hauts revenus, parce qu'ils sont forcément partiellement volés à la force de travail. Mais ça ne peut fonctionner que sur une base européenne, avec un retour massif à une culture de la véritable justice fiscale, perdue depuis Thatcher et Reagan. Je ne vois aucun candidat efficace aujourd'hui qui propose ce projet. Et le seul qui doit absolument le faire, Mélenchon, a plutôt fabriqué un programme qui pousse les jeunes à la détestation d'autrui et parfois à l'hystérie. Alors, je mords. Voilà tout.
  27. Juled
    avril 22, 08:49 Reply
    Merci pour ce texte. Je revois mon grand-père prévoir l'arrivée des chars russes avec l'élection de Mitterrand. Pour reprendre votre art de la comparaison ad hominem, il y a un moment où il faut choisir entre Trump et Sanders. Le prix de vos vieilles obsessions est affiché en grand de l'autre côté de l'Atlantique. Et pour évaluer ce prix là, Marcel Sel, vous ne devrez pas vous donner la peine de ressusciter tant de fantômes du passé.
    • marcel
      avril 22, 12:19 Reply
      Même s'il a parfois montré de l'intérêt pour le système vénézuélien (bolivariste), Sanders a qualifié Chavez de « dictateur communiste mort ». On attend de Mélenchon qu'il fasse de même. Par ailleurs, Sanders n'est absolument pas une figure autoritaire comme l'est Mélenchon.
  28. ACADAZ
    avril 22, 08:58 Reply
    Il y a peut être tromperie (Trumperie je ne pense pas : la guerre ne sert que les intérêts des marchands d'arme du capitalisme). Pourquoi abandonner l'espoir et accepter lâchement la société individualiste qui se construit actuellement et qui ne profite qu'à une minorité, sans protéger les plus faible. Non, Il n'y a pas de mélanchonisme... il dégagera lui aussi, s'il se la joue à la Staline... Il surfe juste sur un courant qui est né dans la rue à cause de la loi travail, les français qui soutiennent le programme de l'avenir en commun, ne soutiennent pas un bonhomme, il appuient une demande : un changement de société... Pour une Europe plus humaine et moins marchande et qui cesse de répondre à la demande de croissance financière et à la sur-gestion austère. Pour un avenir respectueux du peuple (des "gens" comme il dit) et de l'environnement ... pour un quotidien plus juste, plus équitable, protecteur de l'emploi et des l'entreprises locales, pour une simple qualité de vie qui donne un toit, du chauffage et "à manger" et "internet" à chacun ... Pour une véritable démocratie participative du citoyen qui exclue le professionnalisme en politique. Un programme qui répond simplement aux aspirations d'un grand nombre d'européens. L'auteur de ce texte, ne l'a pas lu ! Dans ce programme, il n'y a rien d'extrême sauf peut être de rédiger une nouvelle constitution qui dégagerait probablement Mélanchon lui même dans 2 ou 3 ans ?
    • marcel
      avril 22, 12:12 Reply
      Vous faites fausse route : Mélenchon profite d'un mouvement qui est effectivement né après la loi El Khomri sur lequel il s'appuie. Ça aurait pu être n'importe quel autre mouvement perçu comme insoumis, indigné, ou in… quoi que ce soit.
  29. Jerome
    avril 22, 10:06 Reply
    Liberté, paix, justice, santé publique, culture, vie privée, égalité hommes-femmes… moi j'écoute l'avis des ONG, comme Amnesty International ou Greenpeace France entre autres, qui plébiscitent le programme de la France Insoumise :) Revue des études de 20 ONG et experts, les avis sont unanimes : https://blogs.mediapart.fr/georges-ledoux-lanvin/blog/160417/presidentielles-2017-revue-des-etudes-de-20-ong-et-experts-les-avis-sont-unanimes?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66
    • marcel
      avril 22, 13:44 Reply
      20 ONG sur des dizaines de milliers… et les « experts » qui ont mené l'enquête, aussitôt reprise par Mélenchon et diffusée en masse sur les réseaux, n'ont pas osé signer mais ont mis l'enquête sur un blog de Mediapart pour faire croire qu'il s'agissait de journalisme. Bref, de la propagande.
  30. Flash
    avril 22, 13:41 Reply
    100% d'accord avec vous, Marcel. Le stalinisme n'a pas fonctionné, c'est bien la preuve que rien n'est possible en dehors du capitalisme néolibéral. Il serait temps que les pauvres l'admettent et retournent travailler. Les actions du CAC40 ne vont pas remonter toutes seules. Et Mélenchon = Lepen, en effet. Rien que de penser à son idée de demander leur avis aux gens, j'ai les genoux qui tremblent. Quel déni de démocratie. Alors que nos élites, planant loin au-dessus de la foule, font la preuve tous les jours de leur compétence, de leur honnêteté et de leur souci du citoyen lambda. Vive la gauche raisonnable !
    • papaguy51
      avril 25, 14:57 Reply
      c'est à prendre au second degré ,je présume..
      • Flash
        avril 27, 16:10 Reply
        Bien sûr. Je devrais avoir honte d'avoir répondu de façon aussi lapidaire à Marcel qui a consacré tant de temps et de soin à nous faire partager ses réflexions, mais j'ai eu envie d'opposer la caricature à la caricature (et j'avais un peu la flemme). Je cherchais en fait à exprimer que, d'après moi, il existe d'autres façons d'organiser son économie, plus équitables, que le capitalisme libéral débridé tel qu'on le conçoit de nos jours. Nous n'avons pas tout essayé : puisque notre système ne fonctionne pas, il faut tenter autre chose, quitte à se tromper et à chercher encore mieux. Que la gauche traditionnelle, en alimentant ce dogme du "rien d'autre n'est possible", si cher au Medef, fait le jeu des grands financiers, contre le peuple qu'elle est censée défendre. Dès lors, peut-on encore parler de gauche, même molle ? Enfin, que se tourner directement vers les vraies gens plutôt que vers des élus systémiquement (pas systématiquement, hein) corrompus, qui n'ont aucun intérêt au changement, me semble plutôt une avancée démocratique - que l'on trouve cela souhaitable ou pas. Ne confondons pas démocratie représentative et démocratie. La bise à tous.
        • marcel
          avril 27, 16:27 Reply
          Une autre économie, pourquoi pas ? Il faudrait déjà, pour commencer, la dessiner, parce que je n'ai pas encore vu de projet alternatif qui fonctionne (les alternatives testées au niveau d'un État étant, globalement, le communisme, le fascisme, et un embryon de collectivisme en Palestine et au début d'Israël, mais loin d'être généralisé). Dans mon livre Indignés de Cons, j'expliquais que les indignés espagnols proposaient en fait une simple variante d'une sorte de socialisme utopique et enthousiaste, mais pas de projet économique fondamental. À cela s'ajoute un autre problème : on ne peut pas réaliser une telle révolution dans un pays fût-il grand comme la France, parce que son économie est aujourd'hui étroitement imbriquée dans celle du monde occidental. Pour être grossièrement schématique : découragez les multinationales d'y produire, et vous obtenez un chômage de, mettons, 50 à 60 %. Je pense que l'exemple grec démontre qu'il est juste inimaginable de révolutionner l'économie capitaliste brutalement. Or, c'est ça, approximativement, le projet de Mélenchon. Je pense que la seule voie est l'amélioration de l'économie de marché (à laquelle même la Chine a eu recours pour sortir d'une misère souvent noire). Et c'est un long chemin, difficile, mais au moins ouvert, dès lors que le marché libre s'accompagne dans nos pays d'une liberté d'expression d'assez bonne qualité. Philippe Lamberts, député écologiste belge au parlement européen, a montré qu'il était possible d'avancer par la seule volonté politique. Mélenchon (et Le Pen) ne l'ont pa soutenu dans sa guerre contre les banques. Or,c'est bien au niveau européen que des mesures sont possibles. Ce moteur, Mélenchon le renie d'avance, prétendant se rendre à lui seul maître de l'Europe et de ses décisions (qui concernent 500 millions de personnes après le Brexit). Voilà, en gros, le problème : si la gauche (et plus encore la droite) se satisfait de la situation actuelle qui lui paraît confortable, tout en faisant mine de se battre contre certains excès, elle a au moins fait l'analyse des possibilités, et conclu qu'elles étaient maigres. Son action apparaît donc faible. Mais Mélenchon, lui, n'a pas analysé la situation, il ne voit qu'une autre situation à installer, oubliant que 1. rien ne dit qu'elle sera meilleure 2. la révolution que cela implique peut provoquer (et à mon avis provoquera) une chute brutale du PIB et de l'emploi en France.
  31. Eric
    avril 22, 14:52 Reply
    Un grand merci pour ce texte qui résume avec justesse l'illusion dangereuse du projet des "insoumis"...comme vous le dite à juste titre peu de gens le liront jusqu'au bout et c'est vraiment dommage !
  32. Veronique Bodson
    avril 22, 15:52 Reply
    J'ai toujours aimé vous lire mais là je suis déçue. Oui j'ai lu le programme jusqu'au bout, de fond en comble, j'ai regardé tous les meeting, les débats à la télévision et non je ne retrouve pas les points que vous mentionnez dans le programme de Mélenchon. Mais ce qui me déçoit le plus c'est que basiquement vous comparez le démocratique Mélenchon à la fachiste Le Pen ou à ce décérébré de Trump ... Que pensez vous donc des nombreuses ONG qui soutiennent Mélenchon ? Amnesty France ? Noam Chomsky ? Ces centaines d'économistes de 17 pays qui ont étudiés le programme et qui approuvent le programme ? Pourquoi n'en parlez vous pas ?
  33. Pfff
    avril 22, 16:31 Reply
    Surpriiiiise L'Allemagne a accueilli des MILLIERS de TALIBANS selon le Bureau fédéral allemand pour les migrations et les réfugiés. Joie des siècles à venir. Read more at http://www.atlantico.fr/pepites/allemagne-milliers-combattants-talibans-parmi-refugies-3026940.html#mJKwHYVODXhfhWlA.99
  34. Rémy
    avril 22, 23:22 Reply
    http://europe.jean-luc-melenchon.fr/ma-facon-detre-depute/absences-dois-je-mexcuser/
  35. greg960
    avril 23, 09:19 Reply
    "Comment espérer taxer les revenus qui dépassent 390 000 € à 95 % sachant que la libre circulation des personnes permet à ces revenus de s’échapper dans l’heure ? Réponse : écoute le Maître" - Faux, la réponse était "Impôt universel", comme aux USA, vous savez, le pays qu'il déteste tant.
    • marcel
      avril 27, 12:31 Reply
      Lire la question suivante : l'impôt universel est inapplicable en Europe.
  36. Wallimero
    avril 23, 09:39 Reply
    @ Marcel, Enfin, je vous ai compris!: être de gauche c'est être borné et chiant, et toi tu es de gauche! Car j'invite tous à regarder ce néant moral intergalactique sur http://bx1.be/emissions/070-lesexperts/ minute 48 où un professionnel de l'indignation s'exclame que cela ne nous regarde pas comment les Turcs votent pour la Turquie en Belgique. Non, surtout pas quand le Grand Turc appelle ses adeptes à prendre le pouvoir ici, cela ne nous regarde pas du tout. Et si la population Marocaine préfère un gouvernement islamiste avec une recrudescence de la polygamie à un point tel que même Radio PS se sent obligée d'en faire état, cela ne nous regarde toujours pas? D'après mon humble opinion, ce n'est pas que cela ne nous regarde pas, c'est plutôt que toi tu préfères ne rien voir, et avec une vision pareille, on peut dire que la gauche n'est pas encore sortie de l'auberge… -------- Il faut dire que cela se reflète dans le beau programme que tu nous décris: la gauche a presque tout réalisé et en somme il suffit maintenant d'en faire la police. Cette absence totale de vision sociétale pourrait expliquer pourquoi la gauche francobelge ressemble plutôt à une franchise McMao dans laquelle il faut apporter son fonds de commerce d'électeurs en gardant une façade uniforme extérieure.Pour le reste on peut être sectaire, totalitaire, identitaire, ultranationaliste, tout ce qu'on veut, et en prime en peut se mettre en poche une belle commission. Du fric pour la FGTB sur les alloc' de chômage, une belle commission pour Solidaris sur le dos des malades, une belle commission pour chaque siège de bourgemestre ou intercommunale, des postes, des ASBL, des fonctionnaires à nommer, etc etc… Et tout cela justifié par une floppée d'"intellos" se déclarant non-partisan mais bien de gauche sous perfusion d'ASBL publiques qui sont prêt à justifier ce trou noir moral pour le comfort d'un fauteuil universitaire au un aller-retour vers Paris. ------- Le drame c'est que le PTB dit maintenant qu'il feront la même chose en beaucoup mieux, pour un dixième du prix... ------- Pas joli, Marcel, vraiment pas joli, W
    • marcel
      avril 27, 12:33 Reply
      Non. Je préfère respecter nos valeurs (droit au secret du vote) et être efficace (ce que n'est pas le débat sur la double nationalité).
      • u'tz
        avril 27, 22:09 Reply
        "nos valeurs" marcel, sel queue n'ont pas ?
        • wallimero
          avril 28, 19:41 Reply
          @ u'tv, arrête de prendre la Chimay Bleue pour de la Viagra.
          • u'tz
            mai 01, 00:43
            jamais de chimay bleue, un truc de catho mr, seul un orval ou du vin, des trucs de théologien de la libération, le viagra toutes les fois où c'est nécessaire pour moi, plus souvent que pour toi semble-t'il pauvre vvalli, courage vvalli un jour peut-être quelqu'un t'aimera
      • wallimero
        avril 28, 20:45 Reply
        @ Marcel, personne n'a mis en cause le fait que le vote doit être secret. Suggérer le contraire ne sert qu'à dévier la discussion. Tu confonds "nos valeurs" avec "ton idéologie", celle de l'hyper-individualisme humanistoïde: comme si le fait qu'on ne peut pas individualiser le vote rend impossible une réaction qui impacterait un individu. C'est d'un dogmatisme suicidaire. Ce n'est pas parce que je ne peux pas identifier le vote de chaque personne que je dois rester aveugle pour les conséquences réelles d'une volonté collective à presque 80%. Ce n'est pas parce qu'il y a des gens qui n'ont pas voté pour Putin qu'il n'est pas utile de prendre des sanctions économiques qui touchent également des opposants éventuels.  ----  Tu préfères donc être "efficace". Et ça veut dire quoi? On a bradé la nationalité belge pour de basses raisons électoralistes, de grâce pas de leçons d'éthique si l'on veut la revaloriser: "particulièrement les écologistes et les socialistes francophones, ont voulu que l’assouplissement de l’accès à la nationalité marque ses effets avant les élections communales d’octobre 2000 afin que de nouveaux électeurs puissent y prendre part." http://www.ulb.ac.be/socio/germe/documentsenligne/2lou00.pdf   -----   Si tu fais réference aux "difficultés techniques", c'est une attitude assez ethnocentrique, difficile de voir en quoi l'attitude d'un état de ne pas autoriser l'abandon de la nationalité devrait limiter la souveraineté belge. On peut d'abord réfléchir au éléments concrets, comme le fait de vouloir porter les armes (service militaire) comme élément probant, mais in fine, mettre fin à la double nationalité précisément pour ces pays ferait p-ê en sorte que les choses changeraient de ce côté là, au lieu de renforcer les extrémismes des deux côtés comme maintenant. ----- Car voilà le drame de toute cette impuissance auto-proclamée: ceux qui choisissent de rester aveugle ici en Europe ont fait que de nombreux opposants là-bas se retrouvent en prison, car l'inaction ici a donné la confiance à des 'concitoyens' que le fait de faire basculer l'élection en faveur du totalitarisme ne peut avoir une conséquence pour eux. Voilà le résultat de tes valeurs... Joli Marcel, vraiment joli. VV
        • marcel
          avril 30, 15:04 Reply
          Ce ne sont pas « mes valeurs » mais les valeurs occidentales. Cela dit, elles posent parfois des problèmes, comme ici. Mais faire comme si les annuler (temporairement ou pour un groupe donné) était une solution me paraît tronqué. Je n'ai pas dit qu'il fallait laisser faire les Belgo-Turcs qui suivent Erdogan. j'ai au contraire écrit qu'ils « faisaient chier ». Une opinion que je maintiens. Mais la politique n'est pas le lieu où l'on peut ânonner qu'on va résoudre cette question, parce qu'on ne le pourra pas. Les Turcs qui ont déjà la nationalité belge ne peuvent pas la perdre (sauf si on veut 120.000 condamnations à la CJUE ou à la CEDH — je caricature à peine). C'est donc autrement qu'il faut s'y prendre politiquement. Mais socialement, je ne vois pas pourquoi on se retiendrait de leur dire « les gars, vous délirez complètement ». Et on peut parfaitement leur rappeler qu'Erdogan, c'est pire que ce que leurs parents ont fui pour venir travailler ici. Économiquement et socialement. Bref, tu me fais dire ce que je n'ai pas dit (et sur BX1, je contrais surtout Destexhe parce qu'il agite les bras comme un moulin sans aucune efficacité autre que recruter des haineux pour ses élections — j'aurais préféré pouvoir m'étendre sur le sujet mais le format ne le permettait pas).
          • wallimero
            mai 01, 08:09
            @ Marcel, Dire que la politique n'est pas le lieu où l'on doit résoudre les problèmes sociétaux me semble déjà assez simpliste, mais qu'il suffit de s'écrier "les gars, vous délirez complètement" pour contrer les adeptes d'Erdogan est d'une naïveté délirante et suicidaire. A presque 80% ils applaudissent le fait que de centaines de milliers de gens soient enfermés, torturés ou supprimés, ne crois-tu pas qu'ils s'en tapent que tu chies ou pas? Ils n'en ont rien à foutre de ta condition intestinale. La facilité avec laquelle tu acceptes qu'être Belge rime avec ça est incroyable, et en plus couvrir cette volonté totalitaire avec des valeurs occidentales est le comble de passivité coupable. ---- Mais je note avec satisfaction que tu fais référence à des valeurs "occidentales", car pour l'instant elles sont clairement tout sauf universelles, il faut donc les défendre avec les moyens qui sont adaptés à la menace. ----- Le Royaume Uni a démontré que la CJUE n'est pas une justice divine, je vois pas pourquoi il ne serait pas de même pour le CEDH, mais plus fondamentalement, que la CJUE où à la CEDH interprètent des droits occidentaux, c'est une chose, mais ce microcosme de juristes qui ont fait des droits humains leur gagne-pain et qui vit en autarchie semble vouloir définir ce que devraient être les valeurs occidentales, et ce n'est pas leur rôle, mais celui de la politique, il faut donc les recadrer. ----- Bref, j'ai dit ce que tu as dit, mais ce n'est pas de ma faute si tu dis des trucs insensés pour contrer qq dont tu détestes les positions raisonnables. Et si tu veux t'étendre sur le sujet, ce blog t'offre toute la place de l'internet. ---- joli Marcel, vraiment joli, VV
  37. u'tz
    avril 23, 19:12 Reply
    choueeette grâce à vous mélenchon n'a trumpé personne :)
  38. Degenève
    avril 23, 22:09 Reply
    Comme pour illustrer votre propos, alors qu’il est 23 heures en ce jour de premier tour des élections présidentielles, Mélenchon, au contraire de quasiment tout le spectre politique français, refuse toujours de soutenir Macron contre Le Pen pour le second tour. Il est vrai qu’elle est comme lui un fervent soutien de Vladimir Poutine. Les totalitaires savent se reconnaître entre eux. Mélenchon et Le Pen fournissent ainsi un excellent exemple de ce que les anglo-saxons appellent la théorie du fer à cheval (ou horseshoe theory : https://en.wikipedia.org/wiki/Horseshoe_theory ), selon laquelle sur l’éventail des positions politiques, extrême-droite et extrême-gauche sont en fait plus proches entre eux que de n’importe quel autre sensibilité. En français, on dit que les extrêmes se rejoignent.
    • Lachmoneky
      avril 28, 11:27 Reply
      ..."En français, on dit que les extrêmes se rejoignent..." et de plus, il y a (bien) plus longtemps, on disait aussi: "in medio stat virtus"... mais aux yeux de beaucoup, la "virtu" semble inodore et incolore. Et pourtant...
  39. Tournaisien
    avril 24, 08:37 Reply
    L'imposture en marche est en passe d'aboutir. Il faut dire que rien n'était trop beau pour encenser le petit prodige : l'unanimité d'une presse à la fois béate et contrôlée par des groupes financiers qui voient en Macron celui qui assurera la continuité, la complaisance, pour ne pas dire la complicité, d'un appareil judiciaire prompt à crosser certains candidats, mais étrangement peu réactif s'agissant des casseroles de l'ancien fondé de pouvoir de la banque Rotschild (cf. http://www.vududroit.com/), le ralliement inconditionnel de tout ce que Paris pouvait compter de directeurs de conscience (ou de bienpensance), d'Alain Minc à Bernard-Henri Lévy, en passant par Jacques Attali et les wonder-boys de l'économie française, la transmigration hémorragique d'un PS d'abonnés à la gamelle qui n'eurent même pas la décence d'attendre que l'encre des accords signés sur la primaire de gauche soit sèche pour filer à l'anglaise faire leurs offres de service, le phagocytage des arcanes du pouvoir organisé dans les règles de l'art par l'Élysée lui-même. La France aura donc son Macron comme le Royaume Uni eut son Blair, vous savez, celui qui, sous le masque d'un New Labour bon teint, avait engagé son pays dans la grande aventure scandaleuse de la guerre en Irak, à la recherche d'armes chimiques qu'on ne découvrit jamais (résultat : environ 1,5 million d'Irakiens morts, dont on paie aujourd'hui les conséquences). Si ce qu'on a pu admirer en cette fin d'hiver et ce printemps 2017 ne procède pas d'un système (médiatico-économico-politique), alors, il n'est plus rien qui vaille, ni la misère du monde, ni la pollution planétaire, ni le réchauffement climatique, ni les 3000 morts du 11 septembre, ... Même Rupert Murdoch, face à ce spectacle, doit aujourd'hui pâlir d'envie, se disant sans doute qu'il aurait dû pousser son cynisme encore beaucoup plus loin qu'il ne l'avait fait. Le clone franchouillard donnerait-il une leçon à son mentor anglo-saxon ?
    • Pfff
      avril 27, 13:33 Reply
      La fabrique du consentement tourne en plein. Nous aurons même droit à la quinzaine de la lutte contre la Haine, comme chez Orwell. Elle est pas belle la démocratie en toc ? Il est pas beau le coup d'État juridico-médiatique ? "Parce que le Parti socialiste ou Les Républicains ont été conçus pour et par la classe moyenne. Or, ces partis continuent de s'adresser à une classe moyenne qui n'existe plus, qui est mythique. Il ne reste plus que les retraités, cela a d'ailleurs été le problème de François Fillon, qui a perdu par son incapacité à capter le vote de la France périphérique, ces gens qui sont au front de la mondialisation. Il ne capte que ceux qui sont protégés de la mondialisation ; les retraités. C'est le même constat à gauche, dont le socle électoral reste la fonction publique, qui est aussi plus ou moins protégée de la mondialisation." Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/christophe-guilluy-posture-anti-fasciste-superiorite-morale-france-en-haut-permet-en-realite-disqualifier-tout-diagnostic-social-3031677.html Un tout petit peu de vérité au sein du mensonge perpétuel, avouez que cela fait du bien.
  40. Pfff
    avril 24, 09:19 Reply
    Marcel, le PCF et 80 millions de morts. Marcel salue l'attitude responsable du PCF, au sujet de je-ne sais-pas-quoi. C'est cela. Tout est pardonné.
    • marcel
      avril 27, 12:34 Reply
      Le PCF a ici une attitude responsable. C'est tout ce que je dis.
      • Pfff
        avril 27, 13:24 Reply
        J'espère que quand le Vlaams Belang ou le FPÖ fera un truc de bien, vous le signalerez avec le même enthousiasme.
  41. Eridan
    avril 24, 09:27 Reply
    « Depuis mes 14 ans, ils ont essayé de me convaincre ». Je n'ai pas l'impression que vos lecteurs soient plus convaincus que vous. La gauche-caviar de DSK a discrédité la gauche française de la même manière que la gauche-rapace de Stéphane Moreau s'y emploie en Belgique. C'est l'innocent Hamon, trop proche de la gauche traditionnelle, qui paie la note ; il est donc logique que l'électorat de gauche se tourne vers celui qui porte encore une telle étiquette, sans trop se préoccuper du détail du programme. Si l'on considère que (à la différence des nationalistes flamingants) l'extrême-droite française attire surtout des désabusés et que, nonobstant la nature du parti, elle est donc surtout l'expression d'un anti-centre, le paysage politique français est désormais fort proche d'une rose des vents parfaite : un petit quart à droite (disons l'ouest, vers l'Amérique), un gros quart à gauche (vers l'est et le fantôme de l'URSS), un quart au centre (le nord) et un quart à l'anti-centre. Par le principe de l'élection présidentielle française qui n'admet qu'un scrutin bipolaire, l'est et l'ouest vont désormais converger vers les deux autres pôles. L'issue du scrutin du deuxième tour ne devrait pas apporter de surprise. Ce que je me demande, c'est si le paysage politique va définitivement pivoter autour de ce nouvel axe nord-sud, à l'image de ce que va être cette élection qui démontre le caractère politiquement pervers du scrutin majoritaire, en donnant une audience disproportionnée (c'est le moins qu'on puisse dire) à des idées imbéciles.
  42. Pfff
    avril 25, 09:18 Reply
    En parlant de Trumperie, je trouve que le dernier produit marketing Bergé-Pigasse pour la ménagère de plus de 50 ans est chimiquement pur. C'était à prévoir. Je suis en train de relire La révolte des élites, de Christopher Larsch. Vu l'absence d'esprit critique qui va prévaloir pendant les cinq prochaines années, je ne saurais trop conseiller ce titre. Le ravi du marché, celui qui trouve que les ouvriers n'ont qu'à bosser pour se payer des costards de cadre sup, qu'il n'y a pas de culture française - étant français de culture, et pas d'histoire, cela me laisse pantois - on m'aurait menti ? - que les gamins doivent rêver de devenir milliardaires, que les massacres algériens du 5 juillet 1962 doivent être inscrits au patrimoine immatériel de l'humanité par l'Unesco, que les attentats en France, c'est de la faute des français, etc ... Et ce discours pour la France qui souffre au soir du premier tour, cette main molle surmontant péniblement son dégoût, tendue à la France périphérique, autant dire aux gémissements qui s'élèvent de l'étable. La chienlit, sans frein et sans complexes. Le seul espoir, que les gens finissent par se révolter, une bonne fois pour toute.
    • u'tz
      mai 01, 00:49 Reply
      zut Pfff , aucune satisfaction de comprendre de quoi vous parlez,
  43. Romain Circuse
    avril 25, 14:17 Reply
    Avec des titres comme " Mélenchon, Canada Dry du communisme ", vous pensez bien qu'on imagine dès l'entrée que vous n'allez pas critiquer le fond de son programme. Un bon blog de comptoire, en somme : intéressant pour comprendre sur quels arguments votent le français lambda. Toutefois, je vous encourage à continuer, il est toujours bon de réfléchir -- ce qui serait dangereux serait de prendre votre pensée pour aboutie.
    • marcel
      avril 27, 12:36 Reply
      Répondez aux questions qui sont dans l'article.
  44. Fanch
    avril 25, 15:55 Reply
    Article à charge. Peut-on faire la critique sans passer pour un endoctriné à l'esprit étroit ? J'en doute. Tant pis, j'essaie. Comparer Mélenchon à Staline ou Polpot est d'une malhonnêteté intellectuelle rare. Son programme est moins radical que celui de Mitterrand en 81 qui, à ma connaissance, n'a pas instauré le goulag. Mais passons. C'est vrai, la France Insoumise est pour le retour de l'interventionnisme, cet interventionnisme qui à travers le plan a reconstruite la France après guerre. Il s'agit simplement de pragmatisme, quand on constate depuis 30 ans que le laisser-faire conduit directement au laisser-couler. Nulle part il n'est fait mention de paradis terrestre. Par contre oui, on parle beaucoup du danger à continuer dans cette voie destructrice pour l'environnement et les sociétés, et de la nécessité de changer radicalement de paradigme productif pour éviter une catastrophe. Prophète de malheur ? lorsque la présence de Lepen au second tour n'étonne plus, et qu'on se réjouit qu'elle ne soit que deuxième, il faut vraiment avoir de la merde dans les yeux. Alors voilà. Mélenchon n'était pas le candidat parfait. Pas lisse, beaucoup d'aspérités. L'alliance bolivarienne n'était pas nécessaire, un point de détail (si si, j'insiste) sur la politique de l'outre mer qui aura coûté cher au final. Parfait pour une gauche caviar qui n'aura pas à se salir les mains, pourra se soulager d'être résignée à voter Macron "pour faire barrage au FN", candidat qui dit tout haut ce qu'elle pense tout bas, à savoir que les gueux sont vraiment des ingrats... Vous aurez sans doute Macron, en ayant au passage acquis la bonne conscience de ceux qui votent de manière responsable. Profitez bien de la fête, je doute qu'elle ne dure. Bisous
    • marcel
      avril 27, 12:37 Reply
      Non : son programme est plus radical.
  45. Adam
    avril 26, 09:53 Reply
    Bravo. J'ai beaucoup "d'Insoumis" dans mon cercle social, et j'ai été profondément choqué par leur fanatisme. Ils considèrent le vote Mélenchon comme le seul et unique vote moralement acceptable. Dès que je disais quelque chose contre leur candidat, alors c'était le déluge de commentaires pour chercher à me faire taire. Je me faisais étiqueter de "Macroniste" à la solde des grandes banques (ce qui est paradoxal, car je n'ai jamais caché mon affection pour Hamon, et n'ai tout simplement jamais rien dit sur Macron en dehors de "il est préférable à Le Pen" vus les résultats du second tour).
  46. vince01Vince01
    avril 26, 15:13 Reply
    Bonjour Marcel. Vous posez la barre très haut mais Mélenchon est encore meilleur tribun que vous.Vous dites "Pourtant, j’ai toujours été fasciné par l’idéal communiste. Une société où tout le monde est égal, où le travail est universel, où l’argent n’est pas nécessaire pour faire le bonheur, quel bel idéal !". C'est ce qu'on cru aussi les anarchistes qui ont d'abord fortement soutenu la révolution russe et en voyant ses conséquences l'ont combattu vivement, ce qui a entrainé une purge là aussi.Cela dit et sans prendre parti sur le fond, j'espère tout de même que vous vous souviendrez que notre Belgique est (ou a été plutôt...) considérée comme le laboratoire de l'Europe. C'est vrai qu'on l'entend de moins en moins souvent. De toute façon et on le voit chaque jour, le socialisme traditionnel n'a plus sa place dans un univers néo-libéral, où tous les marchés ont été ouverts sans limites pour parait-il faire tomber l'Urss, mission réussie, et sans du tout penser aux conséquences sur nos économies. Il s'agit aujourd'hui de sortir de ce cercle vicieux et remettre des balises à la finance. Les partis traditionnels en sont incapables, il faudra bien que d'autres s'y collent tôt ou tard. Personnellement je préfère tout de même un Mélenchon qu'une Le Pen - ou qu'un Dewever - pour y parvenir. Il y aura de la casse, espérons qu'elle sera limité. Alors vive la France et bonne chance à votre poulain Monsieur Macron qui lui n'aura pas le droit à l'erreur ou gare aux prochaines élections. Je suis très curieux de voir comment il va s'en sortir.
  47. Karim Chaudet
    avril 26, 21:05 Reply
    j adhère à la pondération de vos propos, mais il est difficile d accepter que les progrès social, économique et écologique avancent si lentement quand les inégalités sont aussi grandes et quand les conséquences du réchauffement climatique nous menacent en tant qu espèce....
    • marcel
      avril 27, 12:39 Reply
      Oui, c'est vrai. Sauf que les inégalités les plus gravent régressent au niveau mondial. Et par ailleurs, seul les verts se sont réellement battus, et depuis 40 ans, pour qu'on freine le réchauffement climatique.
      • Lachmoneky
        avril 28, 11:36 Reply
        j'écrirais "seuls les verts" http://www.francaisfacile.com/forum/lire.php?num=7&msg=48088&titre=Seul+ou+seuls+%3F --------- et "graves" plutôt que "gravent" --- visiblement, un problème de relecture et de temps pour répondre ;-)
        • marcel
          avril 28, 11:43 Reply
          Euh… pas trouvé ces mots… vous parlez de quoi exactement ?
        • marcel
          avril 28, 11:44 Reply
          Si c'est dans un commentaire, je n'ai absolument pas le temps de relire en effet.
          • Lachmoneky
            avril 28, 12:00
            oui, c'est dans votre commentaire, juste au-dessus de mon message ci-dessus --- le tout peut être effacé, sans problème... après correction, peut-être ;-)
          • marcel
            avril 30, 15:05
            Hélas, pas le temps. J'ai un hebdo à produire, moi :-)
  48. Eridan
    avril 27, 11:04 Reply
    Avec son abstention pour le second tour, Mélenchon s'est très gravement discrédité, conformément à l'avis de cet étudiant : http://www.liberation.fr/debats/2017/04/26/monsieur-melenchon-que-diable-allons-nous-faire-dans-cette-galere_1565440. On ne met pas en balance des préférences d'organisation sociale et économique quand l'heure est à la décision de faire barrage à l'extrême-droite. Mais cette attitude s'explique peut-être justement par ce qu'il y a de malsain et proche des thèses du FN dans le programme de Mélenchon ; dont le souverainisme, comme le souligne ce site partisan : http://www.causeur.fr/presidentielle-souverainisme-melenchon-le-pen-dupont-aignan-43608.html Autrement dit, ce ne serait pas une attitude de mauvais perdant qui expliquerait l'abstention de Mélenchon, mais la tentation d'une collusion au moins partielle avec les diverses mouvances inspirées par le repli nationaliste. Collusion qui s'organisera certainement davantage lors des prochaines législatives. Mélenchon se garde des marges de manoeuvre pour l'opposition à Macron à laquelle il participera certainement. Pas si innocent que certains veulent bien le dire ou le penser, le Mélenchon...
    • Flash
      avril 27, 18:48 Reply
      Merci pour ces liens. À présent, quelques questions (rhétoriques, je vous rassure) : Est-ce normal de dire aux gens ce qu'il doivent voter ? Sont-ils si immatures ? Le vote n'est-il pas libre et secret, en France ? Puisqu'Emmanuel, le candidat des banquiers, va grosso modo mener la même politique que ses trois illustres (futurs) prédécesseurs, celle-là même qui est la cause du mécontentement général et de la montée des "extrêmes", cela a-t-il un sens de lui donner sa voix pour contrer le FN ? N'est-il pas ce qu'on appelle un pompier pyromane ? Sera-t-il un président si peu légitime qu'il aura besoin des voix de ceux qui le détestent pour gagner ? De ceux qui vont avoir pendant cinq ans la rage au ventre d'avoir voté pour lui ? Le vote utile, qui nous invite au premier et au deuxième tour à taire nos véritables opinions, n'est-il pas une perversion du processus démocratique ? A-t-il fait baisser le FN jusque maintenant ? Plus généralement, a-t-il fait autre chose que protéger le système en place ? Un système que tout le monde a l'air de détester, puisque tous les candidats prétendent le combattre. Jacques, en 2002, a fait mine de considérer ses 82% comme un plébiscite enthousiaste et unanime de sa politique, et a mené son mandat en fonction ; est-ce cela que nous voulons pour 2017 ? Une victoire autour de 55% ne serait-elle pas suffisante ? Ne serait-elle pas une façon de signaler à notre élite que le chantage au FN ne fonctionnera pas éternellement ?
  49. Salade
    avril 27, 14:58 Reply
    A propos de tromperie: http://www.lesoir.be/1491769/article/actualite/belgique/politique/2017-04-27/arabie-saoudite-et-droit-des-femmes-l-onu-charles-michel-regrette-oui-be Ces types (Charles et Didier, pour ne pas les nommer) se foutent de la gueule des belges.
    • Lachmoneky
      avril 28, 11:40 Reply
      "...se foutent de la gueule des belges...." ....mais, .....vous savez, c'est à l'insu de leur plein gré... sans doute un peu comme la plupart de ceux qui ont voté "pour" ----------------------- comment, vous insinuez qu'il y a quelque autre considération politicienne derrière ce vote? ---- voilà en tout cas, qui ne redorera pas le blason d'une certaine politique! ~~~~~~
  50. Karim
    avril 27, 21:30 Reply
    Mais le capitalisme au fond peut-il être régulé ? N est ce pas un modèle fondé sur l'accumulation du capital, la production et la vente en masse? le capitalisme a besoin d'une croissance infinie et les ressources de la planète, elles, ne sont pas illimitées. Y a t il vraiment une solution à l intérieur du système dans lequel on est?
  51. Karim Chaudet
    avril 27, 22:01 Reply
    le capitalisme peut-il vraiment être régulé? n est ce pas un modèle fondé sur l accumulation du capital, la production et la vente de masse? il a besoin d une croissance infinie et les ressources de la planète, elles, ne sont pas illimitées... une régulation est-elle vraiment réalisable ? je pense que si tous étaient de bonne foi, elle serait peut-être.. mais y a trop de requins là-dehors... je le crains.
    • marcel
      avril 28, 11:52 Reply
      Non, le capitalisme a besoin de consommateurs pour survivre. Sans eux, il périclite. C'est ce qui permet l'équilibre pourvu que ce consommateur soit conscientisé. Si le consommateur achète des panneaux solaires pour consommer plus vert, il modifie les priorités du capital. Le consommateur est représenté aussi par l'État (les entreprises n'ont pas le droit de vote, pour rappel). Si l'État décide de privilégier fiscalement l'énergie verte, le recyclage, etc, le capital foncera sur ces solutions parce qu'il y gagne. Le capital n'est pas qu'un ennemi, c'est aussi un moyen. Il est temps de l'utiliser. Ah oui : toutes les éoliennes qui se fabriquent aujourd'hui, c'est grâce au capital ET au consommateur, via l'État qui le représente. C'est pourquoi il faut sans cesse le subvertir pour rappeler aux politiciens qui ils représentent. C'est-à-dire nous tous. Autre exemple : Carrefour et autres focalisent de plus en plus sur le bio et proposent de plus en plus souvent des produits de l'agriculture raisonnée. Là encore, le capital s'adapte au consommateur. Quant à la production et à la vente en masse, je ne vois pas comment on pourrait faire autrement aujourd'hui et franchement, cela permet des économies d'échelle et donc environnementales. Au lieu de faire quinze adresses en camionnette, on fait une adresse en camion. Je ne dis pas qu'on ne peut pas faire mieux, mais on peut aussi faire pire !
      • Pfff
        avril 28, 13:14 Reply
        "Karl Marx le décrivait déjà dans le Manifeste du Parti communiste: la bourgeoisie, écrivait-il, a brisé sans pitié les liens complexes entre les hommes «pour ne laisser subsister d'autre lien, entre l'homme et l'homme, que le froid intérêt, les dures exigences du paiement au comptant» ; «elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d'échange» ; elle a «dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu'on considérait avec un saint respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages.». Elle a donné «un caractère cosmopolite à la production et à la consommation» et a «soumis la campagne à la ville». Avec son concept d'homme-entreprise, Macron - avec Marcel Sel, ndlr - poursuit la logique implacable du capitalisme qui réifie l'Homme et relègue la politique à un simple instrument de soutien aux intérêts privés." http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/04/24/31001-20170424ARTFIG00088-macron-le-pen-ou-le-retour-fracassant-de-la-lutte-des-classes.php Le vote Micro-Bourgeois, vote de classe, haine du peuple, voilà. Comme l'a très bien analysé Guilly, la seule chose qui reste aux "élites", c'est le mépris. Mépris d'autant plus furieux qu'il sait être la seule petite différence avec le peuple honni. (avec l'illettrisme, puisque, selon Macron, les ouvriers ne savent pas lire - et ces ingrats ne sont même pas satisfaits qu'on les exploite, ce qui revient à leur trouver une utilité, par pure charité, ah, les chiens !). A propos de réification de l'homme et de paiement au comptant, Bergé couine de joie : les caissières (explosion du nombre de caissière sous le mitterandisme, de centrales d'achat, shopping mallisation de la France, destruction de l'agriculture, des paysans et du paysage concomitamment - que Macron se propose d'aggraver en autorisant les affichages publicitaires dans les petites aglomération, tout en supprimant le repos domicinal, pour lequel des millions de gens se sont battu au 20ème siècle) pourront enfin se faire inséminer pour porter des enfants pour les folles du Marais ! Puisqu'il n'y aucune différence à louer son ventre ou ses bras, du moins pour une caissière - qui est, selon Bergé, une espèce de vache, en moins socialiste. Le mépris de classe, encore une fois.
      • Pfff
        avril 28, 20:47 Reply
        Ah, le consumérisme éco-responsable comme activité de subversion économique. Restreinte, forcément. Il fut un temps où la gauche voulait encore dire quelque chose. Mais le recadrage a eu lieu dès les années 70 ; lisez plutôt : "Que pouvait-il y avoir de commun, par exemple, entre la volonté des paysans du Larzac de conserver leur droit de vivre au pays et celle d'un Daniel Cohn-Bendit invitant les étudiants parisiens à abolir toutes les frontières et à célébrer le pouvoir émancipateur de toutes les formes de "déterritorialisation" ? De telles remarques seraient toutefois bien trop sommaires, si l'on ajoutait aussitôt que chacun des deux Mai 68 , ..., un pôle radical, que l'idéologie dominante allait s'empresser de marginaliser par tous les moyens (qu'on songe par exemple, aux critiques du consumérisme et aux différentes expériences d'autogestion, de vie communautaire ou de retour au monde rural)." Jean-Claude Michéa - La double pensée - Retour sur la question libérale En dehors de cette fiction politique assez merdique du consom-acteur, qui pue le vieux slogan publicitaire moisi des années 80, il y a quelque chose au programme ? Ah oui, le paquet de clope à 10 euro. Encore du mépris de classe bien ciblé. http://www.lepoint.fr/editos-du-point/pierre-antoine-delhommais/pierre-antoine-delhommais-le-cout-de-tabac-d-emmanuel-macron-21-03-2017-2113588_493.php
      • Salade
        avril 29, 16:49 Reply
        http://www.planetoscope.com/dechets/363-production-de-dechets-dans-le-monde.html faut arrêter ce discours vertueux qui n'est pas en phase avec la réalité.
      • denis dinsart
        mai 01, 12:01 Reply
        Le problème est d'abord de consommer moins. C'est inaudible dans le système de croissance actuel. Consommer bio n'empêche pas la surconsommation. Le but de Carrefour est d'abord de rémunérer ses actionnaires et non pas de nous faire consommer raisonnablement.
      • Salade
        mai 03, 13:52 Reply
        La production de masse permet de faire des économies environnementales Tout le goût du terroir et de la production locale quoi.
  52. u'tz
    avril 27, 22:10 Reply
    pourquoi ya la photo de la statue de poutou sur votre post?
    • Pfff
      avril 28, 14:00 Reply
      En fait, Uit', comme toujours, il y a deux écoles. Il y a la version "je vous l'avais bien dit" : https://www.lesechos.fr/09/01/2017/lesechos.fr/0211675035797_zygmunt-bauman--le-theoricien-de-la--societe-fluide---est-mort.htm et http://www.fypeditions.com/resoudre-laberration-du-solutionnisme-technologique-evgeny-morozov/ Et il y a la version positivement ravie de la crèche : http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-livre-du-jour/surfer-la-vie-vers-la-societe-fluide-de-joel-de-rosnay_1733413.html Les vieux croutons qui vénèrent "l'Internet" et les jeunes cons ignares - Macron appartenant aux deux à la fois, un exploit - sont partisans de la deuxième école. La suite au prochain crash boursier. Que les attentats ne vous minent pas le moral d'ici-là, surtout !
      • u'tz
        avril 30, 19:57 Reply
        en fait, Pfff...grâce à la marine française le clash est pour le 8 mai aux petites heures... (s'en prendre à mélenchon fait partie de cette connerie annonçable...) si on ne voit pas comment macron est dans le deni de la vie des gens non-nantis, y aura pas assez de moraline contre la fourbe FR d'RF aussi banalisée que bdw chez nous
  53. Karim Chaudet
    avril 28, 19:55 Reply
    je pense que les élections en france ou aux états unis témoignent d un profond malaise face à la mondialisation et à ses ravages. ce malaise il faut prendre au sérieux. nous somme tous d accord (enfin les gens de bonne foi et de bonne volonté) qu il faut plus de régulation et que le monde ne peut pas continuer à tourner rond avec cette frénésie des marchés. on a eu obama. il a fait ce qu il a pu, c est à dire pas grand chose. donc il faut bien reconnaitre que même nos élus sont impuissants face à ce malaise. donc que faire face à ce rouleau compresseur? c est là où les électeurs pètent un cable, et s apprêtent à voter pour des partis extrémistes et populistes. on dirait, malheureusement, qu on doit en arriver là, pour toucher le fond, et faire en sorte qu il y ait à nouveau de vraies volonté au pouvoir. au fond, l histoire est cyclique, et, peut-être, espérons le, spiralaire. mais il n y a sans doute pas de progrès possible sans rupture, même illusoire. on a coupé la tete d un roi. et combien de temps plus tard la démocratie fut effective en france? combien de têtes devra t on à nouveau coupé pour éviter ce retour à la violence? car nous avons les moyens de vivre en paix! plus que jamais. et plus que jamais, ce sont les guerres et les horreurs qui frappent à notre porte. les enjeux aujourd hui ne sont me^me plus nationaux, mais bien mondiaux! et les gouvermenet ne prennent pas la mesure de cela. car chacun vit reclus sur soi, sauf en matière de fric. c est terrible.
    • Pfff
      avril 30, 16:29 Reply
      "combien de têtes devra t on à nouveau coupé pour éviter ce retour à la violence?" Selon René Girard, on coupe toujours les tête pour éviter le retour de la violence, et après on s'étonne que cela ne marche qu'un temps. Très bonne question, quoiqu'un brin counterintuitive.
  54. Karim Chaudet
    avril 29, 14:59 Reply
    peut on arrêter une hémorragie avec des pansements? peut-on continuer à surconsommer meme en développant des énergies vertes?en plus on ne sait meme pas recycler les panneaux solaires ni détruire les blocs de béton qui maintiennent les éoliennes dans les champs. je me demande s il ne faut pas simplement revoir notre modèle sociétal... pour trouver un rapport sain à la terre et aux autres hommes... mais le déséquilibre est total en ce moment.. même si les gens sont globalement moins pauvres qu avant.... mais à quoi aspire t on ? et à quoi aspirent les gens????? c toujours plus, toujours plus... il y a pour moi un dérèglement de la raison qui ne va que s accélérant... le capitalismne n est il pas destructeur dans son essence?même en légiférant, les Etats ne pourront pas empêcher le fait que ce modèle a besoin d une croissance économique illimitée pour perdurer. toujours plus d efficacité, de productivité, de rapidité. est ce franchement tenable? on ne pourra pas produire ainsi indéfiniment, et surtout on en a pas besoin...
    • marcel
      avril 30, 14:58 Reply
      Ah, évidemment, si on ne peut même pas utiliser les énergies vertes (qui en effet posent certains problèmes), ça va être fun, le XXIe siècle. Retour au labour !
      • u'tz
        avril 30, 19:35 Reply
        au labour de corbyn ?
    • Pfff
      avril 30, 16:24 Reply
      "même si les gens sont globalement moins pauvres qu'avant" Cela, c'est ce que Marcel et Quatremer vous racontent, mon enfant. Je vous conseille la lecture de Christopher Lasch, de Christophe Guilluy (qui ne sont pas des excités gauchistes - contrairement à des Piketty, Todd et consorts) pour vous rendre compte combien la classe moyenne et la classe populaire se sont fait laminés depuis les années 80, en Europe occidentale comme aux États-Unis.
      • u'tz
        mai 09, 00:03 Reply
        Pfff, "qui ne sont pas des excités gauchistes - contrairement à"... piketty !..... pauvre Pfff vous n'avez pas pris la peine de le lire vous répétez le blabla de cons qui ne l'ont pas lu non plus... êtes-vous aussi superficiel? avez-vous d'ailleurs vraiment lu guilluy?
        • Pfff
          mai 12, 13:01 Reply
          Oui, Uit', j'ai lu Christophe Guilluy. Il est très convaincant., sauf quand il croit pouvoir prophétiser la fin des élites ... Je dirais plutôt comme Michéa qu'on ne voit pas poindre la fin du capitalisme ; la révolte contre l'hyper-modernité ne se trouve nulle part, dans aucun horizon. Pour Todd, Piketty, Bourdieu, des bouts, des extraits, des articles, des interviews : c'est toujours la même idéologie en boucle (chacun la sienne) et on peut très facilement repérer leurs fans, leurs discours stéréotypés, leurs éléments de langage, leur façon de congédier le réel pour ne pas entamer la doxa - donc on en bouffe même si on n'aime pas cela.
  55. Pfff
    avril 30, 16:13 Reply
    Ah, Marcel qui attaque le Pape François, qui ne sait pas d'où vient Macron (d'une officine). Il se pourrait bien qu'il s'en foute, aussi. Hier, il était à la Mosquée Al-Azhar où il s'est exprimé courageusement contre le vrai fascisme, celui qui tue, viole, pille des centaines de milliers de gens, y compris nos lointains cousins coptes, descendants directs de l'Égypte de Ptolémée. C'était émouvant de le voir entouré de tous ces enfants déguisés en pharaons, en Cléopâtre, par Isis et Osiris. Au fait, le vote catholique français en faveur du Front National (18 %) est moindre que ... chez tous les autres. Mais quand il s'agit de jouer à l'anti-fasciste en peau de lapin, tous les blaireaux sont de sortie. Marcel le compare à Pie XII. Vous connaissez la différence entre vous et Pie XII, Marcel ? Pie XII a sauvé des juifs.
    • u'tz
      mai 09, 00:08 Reply
      mrde alors françois est allé au caire, j'ai raté le film... est-il revenu vivant ?
  56. mélanippe
    mai 01, 13:21 Reply
    Atention: Mélenchon a avoué être chrétien. Pas très rationnalisme-marxiste tout cela...
  57. mélanippe
    mai 01, 13:29 Reply
    Mélenchon vire de plus en plus alter-mondialiste. Les figure du combat, c'est agréable de se les repasser. Moi aussi quand il fait gris je repasse en boucle:https://www.youtube.com/watch?v=86LSuXi5TLU. Toujours mieux que la vision de la femme selon la droite catholique (Pénélope), le nazisme (pauvre Eva Braun,...sans paler de la cousinne ou des fraulein SS). La femmes version républicain: Kim Kardash ou mieux Carla (vite rentrée dans le rang de la mama italienne avec son: Raymond, les visage amidonné par le botox- magazine photo oblige. C'est à la vision qu'un homme a de la femme que je le juge.
    • u'tz
      mai 09, 00:31 Reply
      https://www.youtube.com/watch?v=NNDgsw39m9s

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