Le peuple est con.

Photo CC0 Pixabay by https://pixabay.com/fr/users/eak_kkk-907811/

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Je vais me faire traiter d’élitiste. On va me dire arrogant, antisocial, monsieur je-sais-tout. Mais voilà, je n’y peux rien : le peuple est con. On en a la preuve. Le minimum est de le lui dire.

Oh, quand je dis « le peuple », je ne vise pas chaque électeur, pas vous, pas moi, pas le voisin, même pas Gérard-la-Casquette du Café du Commerce d’à côté qui a la solution à tout. Non.

Je parle de cette masse informe et influençable que nous constituons ensemble. Nous, le peuple, en tant que collectif. Nous, le peuple, qui avons si bien montré au fil des âges que nous étions très forts pour lyncher autrui tous ensemble, ou pour ne rien dire et ne rien voir tous ensemble, ou encore pour nous cacher hypocritement tous ensemble. Mais si rarement pour résister.

Nous le peuple, nous la populace, nous, la proie des populistes, nous avons fait notre introspection, et nous avons toutes les preuves. La conclusion est claire.

Le peuple est con.

Il élit un milliardaire pour lutter contre l’establishment, la haute-finance, le pouvoir excessif de l’argent. C’est Louis XVI à la tête des sans-culottes.

Il applaudit un homme qui ne paye pas ses impôts quand il lui explique qu’il va tout rénover, les autoroutes, les bâtiments, les écoles, sans se demander qui va payer. Le peuple, c’est Alice Coupeur au pays des merveilles fiscales.

Il se pâme devant un hystérique qui lui promet de travailler plus pour gagner plus, juste après avoir promis aux entreprises de baisser le coût du travail. Le peuple, c’est Lucy in the sky bouffant ses diamonds.

Il vote pour celui qui va le débarrasser de la racaille, tout en réduisant l’impôt et donc le financement de la police et de la justice. Le peuple veut du cuir au prix du skaï. Et puis, il se plaint que tanneur, ça eût payé, mais ça ne paye plus.

Il avale tout cru l’idée qu’en isolant le Royaume-Uni, il s’enrichira. Et hurle au Polonais, qui bosse deux fois plus que lui, qu’il est mauvais pour l’économie. Il donne son suffrage les yeux fermés au premier membre de l’élite qui lui racontera qu’il va le débarrasser de l’élite. Il jouit quand on lui promet d’arrêter le flot des réfugiés, des immigrés, par peur de l’Autre, pour s’étonner ensuite qu’on doive reculer l’âge de la retraite parce qu’il n’y a plus assez de jeunes travailleurs.

Il est en extase quand on lui chante qu’il faut en finir avec les multinationales. Surtout s’il travaille dans l’une d’entre elles. Le peuple veut le beurre, l’argent du beurre, le sourire de la crémière et un aller-retour gratuit pour Bora-Bora. Sans que ça pollue.

Il vote à reculons aux élections européennes pour ensuite se plaindre que le Parlement européen ne le représente pas. Il se livre et se soumet tout entier à ceux qui lui promettent la liberté. Il croit les mensonges les plus grossiers pourvu qu’ils soient assortis du mot vérité.

Bref, le peuple est con. Mais ce n’est pas nouveau.

Donald Trump a été élu parce que les médias ont fait leur boulot.

C’est lui qui a permis à Adolph Hitler de briguer le poste de chancelier. C’est lui qui a donné un quart de ses voix au Vlaams Belang en 2004, en Flandre. C’est lui qui a fait passer Jean-Marie au second tour en 2002. C’est lui qui continue à regretter le communisme dans des pays qu’il a appauvris, écrasés, torturés.

Il vote régulièrement contre celui qui lui a ramené de l’emploi. Ou l’a libéré du joug. Alors oui, le peuple est vraiment trop con. Ou alors, il est mal informé. Ou mal formé.

Aujourd’hui, Donald Trump, qui a tiré à boulets rouges sur les médias, est élu grâce à la caisse de résonance qu’ils lui ont, involontairement, prêtée. Et chaque fois que les ceux-ci ont fait preuve de responsabilité, et attaqué l’ahurissante bêtise des arguments trumpeurs du canard républicain, le peuple a trouvé qu’ils empiétaient sur son intelligence.

Le peuple est si con qu’il n’est content que quand il n’est pas content.

Mais au final, Trump n’a pas été élu parce que les médias ont failli mais parce qu’ils ont fait leur boulot. Et que ce boulot est devenu un piège. Ils doivent rendre compte, le plus vite possible. Parce que s’ils ne le font pas, un autre le fera à leur place, et on leur reprochera de ne pas faire leur métier. Mais chaque fois qu’ils publient des déclarations de politiciens avant d’avoir pu en vérifier le contenu, ils permettent à la démagogie de se propager.

Chaque fois qu’un journaliste de bonne volonté se laisse convaincre par une « preuve » fuitée d’un parti sans avoir tout vérifié en toute indépendance — y compris le fait que cette preuve ne puisse servir à des fins bassement politiques —, il permet à la démagogie de se propager.

Chaque fois qu’il accueille un politicien notoirement populiste avec le sourire, parce que ça se fait, ou qu’il l’épargne parce que c’est le seul moyen de s’assurer qu’il revienne la semaine suivante plutôt que de privilégier la chaîne concurrente, il permet à la démagogie de se propager. Et il n’y peut absolument rien.

Car s’il ne le faisait pas, le peuple n’achèterait plus son journal. D’ailleurs, est-ce que le peuple achète encore un journal ? Peu importe : même le peuple qui le fait est devenu con. Et pas parce qu’il n’est pas informé. Mais parce que, très souvent, l’information vient directement des partis et que, crise aidant, ils se sont tous lancés bille en tête dans des combats démagogiques et enragés. Tous. Et je re-précise : TOUS.

Tous, ils ont lâché la politique pour le spectacle. Et comme le peuple aime le spectacle, il n’y a pas de solution pour les journalistes. On ne peut pas informer autrement.

Mais peut-être peut-on rêver. Que des médias osent la dinguerie de retarder l’information de un, deux ou trois jours, le temps de confronter les interviews des politiques à la réalité des choses.

Qu’ils aient la folle audace de ne jamais rien publier avant d’avoir pu lever les lièvres que les politicien-ne-s lâchent l’air de rien dans leurs discours, qui grignotent petit à petit l’opinion.

Rêver que le fact-checking ne soit plus une activité journalistique parmi d’autres, mais l’essence même du journalisme. Avant chaque article. Rêver que tout soit mis au conditionnel. Rêver qu’il n’y ait plus de guerre des titres. Rêver qu’on donne aussi les bonnes nouvelles. Et que le peuple les lise. Et sorte, peut-être, enfin, de la morosité.

Rêver qu’on n’attribue plus un crime à un Arabe tant qu’on ne sait pas. Rêver qu’on ne promeuve plus un livre rempli d’erreurs factuelles. Rêver qu’on ne confonde plus Zemmour et penseur.

Rêver que la presse ne considère plus que relayer une déclaration politique est une obligation. Rêver qu’on bloque systématiquement les attaques des uns envers les autres pour ne publier que le factuel. Rêver qu’on ferme la salle de spectacle politique et qu’on ouvre la classe des vrais débats.

Parce que dans le maelström médiatique qui nous inonde, nous renverse et nous noie, il n’est plus possible pour les politiques honnêtes de régler quoi que ce soit. Et il y en a, et ils sont désespérés, et la discipline de partis les tétanise.

Mais le peuple est con. Il leur préfère ceux des politiques qui sont suffisamment avides, et bons clients en télé, et ceux-ci ont fini par ne plus chercher à séduire l’électeur autrement qu’en alimentant sa connerie, plutôt que d’élever le débat.

Le peuple est con. Mais il n’est pas responsable.

Quant aux médias, ils ne sont que les témoins abrutis par un processus infernal dont on n’ose imaginer où il nous mènera. Ils le savent. Ils le voient. Ils en débattent sans arrêt. Ils cherchent des solutions. Mais y en a-t-il une ?

Vous le saurez peut-être en mai 2017.

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150 Comments

  1. moinsqueparfait'
    novembre 09, 20:10 Reply
    Clinton a dit qu'il fallait laisser sa chance à Trump. Sages paroles préventives d'une qui risque bien d'avoir à négocier une amnistie prochainement... Si ce discours n'est pas déjà le résultat de cette négociation (mais chut, hein, ça reste entre nous). Pour le reste, on se calme. Il y a déjà eu bien plus pourri que Trump et Trump n'est que président du pouvoir fédéral. Il y a aussi... un gouvernement, deux chambres, 50 gouverneurs et 50 congrès d'Etats fédérés, une justice fédérale, 50 justices d'Etats fédérés et la Fed qui interviennent dans le decision-making. Et je ne cite que les pouvoirs "officiels", bien sûr. Les 6 dernières années nous ont montré qu'un président of the USA sans Congrès derrière lui n'a, concrètement, à peu près rien à dire. Enfin si, il peut dire bien des choses, mais de là à ce qu'on l'écoute, c'est une autre histoire.
  2. Capucine
    novembre 09, 20:19 Reply
    Une chose positive à cette ????,les politiciens européens vont devoir bouger leur cul. Putain de merde. Je parle vulgaire puisque cela marche si bien ????‍♂️
  3. Pije
    novembre 09, 20:34 Reply
    Une piste de solution: éducation, enseignement, responsabilisation. Mais les politiques non "populistes" mettent-ils le paquet? On se rappellera L.Onkelinx qui voulait des bilingues en 2000, on attend toujours. Donc le peuple est con, mais ça arrange bien les politiciens non "populistes", mais très "carriéristes" et pour qui tout est louable tant que le parti progresse.
  4. Salade
    novembre 09, 20:39 Reply
    Texte intéressant. Le début est artistique! Cependant vous ne dites rien sur les actionnaires des médias, me semble-t-il. Il y a quand même des collectifs qui fonctionnent, comme les coopératives... Le peuple pour être moins con devrait suivre des cours de citoyenneté?
  5. Salade
    novembre 09, 21:13 Reply
    Mais peut-être Trump sera un despote éclairé? Après tout il a le bras long. Et donc c'est nous qui étions cons?
    • marcel
      novembre 10, 12:33 Reply
      Un despote éclairé qui a promis de déporter 2 millions d'étrangers en 100 jours, donc. Mais oui, mais oui.
      • Salade
        novembre 10, 15:30 Reply
        http://www.lesoir.be/1364866/article/actualite/monde/usa-2016/2016-11-10/l-interdiction-l-immigration-des-musulmans-disparu-du-site-trump Et que les choses soient claires, je ne soutiens en rien ce virus!.
      • moinsqueparfait'
        novembre 11, 10:54 Reply
        C'est très simple, Marcel. S'il essaie de jouer au despote, il sera destitué séance tenante. S'il a le concours de sa majorité parlementaire, ce sera autre chose, mais alors on ne pourra pas le traiter de despote. Le système médiatique fait du président des USA tout ce qu'il n'est pas: un individu surpuissant et omnipotent. Le président est en réalité une des figures les plus faibles du pouvoir: d'abord, la très grosse majorité du pouvoir est au niveau des États. Le mariage homosexuel, par exemple, est apparu consécutivement à l'action d'acteurs locaux qui ont délibérément adressé un bras d'honneur au pouvoir fédéral de G. W. Bush à l'époque et n'en ont subi absolument aucune conséquence, ce qui indique le rapport de force. Ensuite, au fédéral, le président ne peut pas dissoudre le Congrès, mais le Congrès peut virer le président en une journée s'il le faut. Les juges de la Cour suprême sont bien plus inamovibles que le président. G.W. Bush n'a PAS attaqué l'Irak. Les USA ont attaqué l'Irak. C'est parce que le Congrès était d'accord à la quasi-unanimité qu'il a pu le faire. Sinon, rien du tout, il pouvait aller jouer au golf comme son successeur. Alors, les coups de gueule de campagne, on verra ce que ça donne mais j'ai comme à l'idée que bien peu de tout cela ne va résister à la réalité. Ceci dit, par contre (et là nous sommes en plein dans son domaine de compétence), M. Trump a déjà pris contact avec Theresa May pour parfaire les relations. Mais attention, hein, on nous a tous dit qu'avec le Brexit, l'Angleterre allait finir au fond du basket of deplorables. Eh, bin, c'est encore raté. Ils sont les premiers appelés, tandis que la Mère Merkel et Savamieux n'ont même pas été contactés (D-jay R€ynd€r$ non plus, bien sûr...). La première humiliation est déjà tombée...
        • marcel
          novembre 12, 14:24 Reply
          Vous imaginez l'effet d'une destitution de l'élu du peuple sur celui-ci ? Heureusement, l'Amérique a des gardes-fous, mais ça n'empêchera pas d'augmenter encore le pouvoir des possédants. Trump est l'ennemi N°1 du peuple à mon avis. C'est pourtant celui qu'il a élu.
          • moinsqueparfait'
            novembre 12, 22:17
            Vous vous souvenez de Bill Clinton, assis la tête rouge comme une pivoine devant une rangée de sénateurs qui l'interrogeaient comme un gamin de 6 ans surpris en séance de touche-pipi, lui le soi-disant homme le plus puissant du monde? Moi je me souviens de ma famille aux USA qui me décrivait sa situation comme étant infiniment plus grave que cette de Richard Nixon (incompréhensible pour nous ici, un tel foin pour une histoire de Q... mais il avait MENTI, ce qui était perçu comme impardonnable). Il était élu du peuple aussi. Mais les sénateurs aussi étaient des élus du peuple. La Chambre (élus du peuple) vote l'ouverture de la procédure et le Sénat conduit l'instruction. Tous élus du peuple. Même s'il fut en définitive acquitté, l'effet fut de reconfirmer le principe de base de la démocratie fédérale aux USA, et il ne s'agit même pas à proprement parler d'un "garde-fou": le Congrès prime toujours. Personne ne conteste ça aux USA. La Nation, c'est le Congrès, pas la présidence. La procédure d'impeachment est absolument exceptionnelle évidemment mais un président qui ne tient pas compte de son infériorité face au Congrès n'a aucune chance de survivre politiquement. Ici, il a un colistier (M. Pence) qui risque bien de devenir un des vice-présidents les plus influents de l'histoire: il va faire le lien avec le Congrès, car après les fanfaronnades, la réalité est là: Trump a tous les Démocrates contre lui, mais il est loin d'avoir tous les Républicains avec lui pour autant. Donc, il continuera peut-être à faire le grand clown en chef mais pour ce qui est du contenu derrière le show, il sera loin de pouvoir faire ce qu'il veut. L'infléchissement isolationniste des USA (qui n'est qu'un retour à une politique qui a dominé une bonne partie de leur histoire!!!!!) est perceptible depuis plusieurs années déjà et Trump en sera le x-ième symptôme probant, bien plus qu'il n'en sera la cause. Il faut sans doute avoir fait l'ENA comme Flamby ou le droit à l'Ulg comme D-Jay pour ne pas l'avoir perçu ou avoir cru que Clinton allait pouvoir guerroyer toute seule et foutre la m... partout avec un Congrès qui représente une population usée et exaspérée par toutes ces expéditions qui l'appauvrissent voire la tuent, et pas au figuré. Quant au "bouton nucléaire" aux mains du clown, ne vous inquiétez pas: ce bouton n'existe probablement pas (là je ne suis pas dans le secret mais je pense bien que ce n'est pas comme dans les films). Le président est bien sûr la personne qui a une voix décisive et tranche la question mais la délibération est collégiale. S'il s'amène le matin en disant "balancez-moi deux bombes ici et une là", le général à qui il dira ça n'obéira pas et entendra vite d'autres voix qui lui disent "il déconne, ne faites rien, on s'occupe de lui"...
          • Jester
            novembre 15, 11:58
            C'est le collège électoral qui a élu Trump. Je suis assez d'accord avec moinsqueparfait: Trump a beau se présenter comme anti-establishment, pour pouvoir agir, il devra tenir compte de la majorité GOP au congrès. Et les membres du congrès, eux, sont l'establishment. Peu de choses vont changer, seul le discours sera plus musclé. Après, ce n'est que mon avis.
        • moinsqueparfait'
          novembre 12, 22:16 Reply
          Vous vous souvenez de Bill Clinton, assis la tête rouge comme une pivoine devant une rangée de sénateurs qui l'interrogeaient comme un gamin de 6 ans surpris en séance de touche-pipi, lui le soi-disant homme le plus puissant du monde? Moi je me souviens de ma famille aux USA qui me décrivait sa situation comme étant infiniment plus grave que cette de Richard Nixon (incompréhensible pour nous ici, un tel foin pour une histoire de Q... mais il avait MENTI, ce qui était perçu comme impardonnable). Il était élu du peuple aussi. Mais les sénateurs aussi étaient des élus du peuple. La Chambre (élus du peuple) vote l'ouverture de la procédure et le Sénat conduit l'instruction. Tous élus du peuple. Même s'il fut en définitive acquitté, l'effet fut de reconfirmer le principe de base de la démocratie fédérale aux USA, et il ne s'agit même pas à proprement parler d'un "garde-fou": le Congrès prime toujours. Personne ne conteste ça aux USA. La Nation, c'est le Congrès, pas la présidence. La procédure d'impeachment est absolument exceptionnelle évidemment mais un président qui ne tient pas compte de son infériorité face au Congrès n'a aucune chance de survivre politiquement. Ici, il a un colistier (M. Pence) qui risque bien de devenir un des vice-présidents les plus influents de l'histoire: il va faire le lien avec le Congrès, car après les fanfaronnades, la réalité est là: Trump a tous les Démocrates contre lui, mais il est loin d'avoir tous les Républicains avec lui pour autant. Donc, il continuera peut-être à faire le grand clown en chef mais pour ce qui est du contenu derrière le show, il sera loin de pouvoir faire ce qu'il veut. L'infléchissement isolationniste des USA (qui n'est qu'un retour à une politique qui a dominé une bonne partie de leur histoire!!!!!) est perceptible depuis plusieurs années déjà et Trump en sera le x-ième symptôme probant, bien plus qu'il n'en sera la cause. Il faut sans doute avoir fait l'ENA comme Flamby ou le droit à l'Ulg comme D-Jay pour ne pas l'avoir perçu ou avoir cru que Clinton allait pouvoir guerroyer toute seule et foutre la m... partout avec un Congrès qui représente une population usée et exaspérée par toutes ces expéditions qui l'appauvrissent voire la tuent, et pas au figuré. Quant au "bouton nucléaire" aux mains du clown, ne vous inquiétez pas: ce bouton n'existe probablement pas (là je ne suis pas dans le secret mais je pense bien que ce n'est pas comme dans les films). Le président est bien sûr la personne qui a une voix décisive et tranche la question mais la délibération est collégiale. S'il s'amène le matin en disant "balancez-moi deux bombes ici et une là", le général à qui il dira ça n'obéira pas et entendra vite d'autres voix qui lui disent "il déconne, ne faites rien, on s'occupe de lui"...
  6. Wallimero
    novembre 09, 21:16 Reply
    @ Marcel, non, seulement de gauche franco incapabe de sortir de sa bulle franco qui traite le peuple de con parce qu'il refuse de gober ses mesures pourries imposées au nom de grands principes qui ne servent à élever son égo déjà surdimensionné. Lisbonne, Schengen, Constitution, migration etc, à chaque fois le peupe dit qu'il n'en veut pas, mais la gauche est prête à dire qu'il faut faire le contraire, on vote Vlaams Belang? Bradons la nationalité, défense de parler d'Arabe tout court. On casse la tirelire d'Arco? c'est le peuple qui trinque. De l'amateurisme à tous les étages et le reigne de l'approximatif. Tu cherches un con? Prends Julian Assange, un idiot utile qui se fait instrumentaliser par le KGB afin de réussir la plus grande attaque hybride de l'histoire humaine. Et c'est la gauche qui l'érige en héros. Joli Marcel, vraiment joli VV
  7. François
    novembre 09, 21:47 Reply
    "Mais au final, Trump n’a pas été élu parce que les médias ont failli mais parce qu’ils ont fait leur boulot". Trump a été élu car les électeurs ont voté pour lui. Pourquoi affirmer que les médias ont une responsabilité dans l'affaire? Les médias ont d'ailleurs mis sont images au plus mal, vu le dégoût des propriétaires des journaux en question (presque toute la presse "capitaliste") à l'encontre du gus. Ben, oui, un populiste a été élu ! Mais le peuple n'est pas con. Le peuple en a raz la casquette! Alors le peuple prend le gars qui va exploser le système pour essayer de sortir de toutes les conneries que les "gouvernants" veulent leur faire bouffer. Le peuple n'a pas le choix, en l’occurrence (il n'y avait que deux candidats affirmés), il a mis un nouveau type de renard dans son poulailler, mais il n'en a plus rien à foutre, car entre subir l’Établissement ou crever avec un espoir, le populo à choisi ce dernier. Le peuple se trompe peut-être de combat, mais il en a soupé des partis traditionnels qui pointent tous vers le même objectif. C'est le retour de balancier. Le peuple con va sûrement en souffrir, mais il se débat avec le peu qu'on lui laisse. Rendez-vous pour le commentaire sur les élections françaises et MLP...
  8. Salade
    novembre 09, 21:49 Reply
    Avec de l'argent on peut facilement faire de la propagande facebook + twitter
  9. paul
    novembre 09, 22:44 Reply
    Vous êtes déconnecté de la réalité votre analyse est a coté de la plaque comme ont dit .Mais votre but est de provoquer probablement.
    • Pfff
      novembre 10, 14:18 Reply
      Même cela, il ne sait pas faire: DSK Président, DSK Président !
  10. Tournaisien
    novembre 09, 22:48 Reply
    Réducteur ... D'abord, c'est oublier que l'Amérique a toujours été divisée, que les lignes de fracture d'aujourd'hui sont celles d'il y a déjà 30 ans, voire 60 ou davantage. C'est oublier que l'Amérique profonde, celle du Wyoming, de l'Idaho ou du Kentucky, que le candidat républicain s'appelle Bush, Reagan ou Trump, a toujours vu, parlé et raisonné républicain. C'est oublier la vraie nature sociologique d'une Amérique qui bascule, d'un mandat à l'autre, de la droite au centre (les Démocrates ne sont pas des gens de gauche !), de même que celle d'un système électoral, qui avec le mécanisme de ses grands électeurs, permet de faire tomber à droite ou gauche, dans une quasi parfaite alternance. C'est oublier encore, et surtout, que c'est précisément parce qu'à mi-mots, la presse ne cesse de dire à ce "peuple" qu'il est con, que le con de service en déduit : "ah, c'est comme ça, je suis con ? Et bien, vous allez voir ce qu'il va vous faire le con !". C'est oublier enfin toute la souffrance qu'il y a dans cette Amérique profonde, désoeuvrée, souvent désertée, telle la ville de Seattle devenue une cité-fantôme, alors qu'elle était la capitale de l'automobile aux States. Que croyez-vous qu'un gars qui merde en a à foutre de ne pas passer pour un "con", dès lors que de toute façon il rame et se trouve sur le bord du chemin ? ... Marcel, vous avez le droit d'être démocrate, de ne pas aimer Trump (qui n'est à moi non plus ma tasse de thé), mais qu'est-ce qui vous autorise à considérer que le "peuple" est con, que ce "peuple" est con ? Et puis, au passage, un petit rappel quand même : ce qui s'est passé s'appelle tout simplement la démocratie. À quoi assisterait-on si le seul choix moral possible était le vote démocrate ? Pourrait-on encore parler de démocratie ? C'est ça la démocratie, Marcel, qu'on le veuille ou non, c'est ça ... c'est l'alternance, tout simplement, même si le candidat d'en face est un beauf (ce qu'en l'occurrence il est probablement).
    • marcel
      novembre 10, 12:35 Reply
      Voter pour un homme qui promet de déporter 2 millions d'étrangers et de construire un mur de 160 km aux frais du Mexique, de rénover tout en réduisant les impôts d'un tiers, tout en n'en payant pas un centime lui-même… con est encore bien gentil.
      • Tournaisien
        novembre 10, 13:02 Reply
        Le problème n'est pas là ... hélas, serais-je tenté d'ajouter. Le problème est en amont. Bien sûr que vous trouverez (et ce n'est pas difficile) nombre d'arguments pour affirmer que l'élection de Trump a quelque chose de révulsant, de choquant, mais la vraie question qu'il faut se poser n'est pas celle-là, c'est bien celle qui a conduit une presque majorité d'électeurs (avec le système des grands électeurs, cela a fini par donner un ticket gagnant au républicain) à voter pour lui. Pourquoi ? Pourquoi 40 % de femmes, pourquoi 30 % de latinos, pourquoi 15 % d'Afro-américains ? Pourquoi surtout la grande majorité de la middle class américaine ? Quel ressentiment a-t-il conduit à cela ? Le problème est bien celui que je vous écrivais : une perte de contact avec le monde réel d'un "establishment" d'avec le monde réel ? Une incapacité à entendre, à se remettre en question, à rebattre les cartes. Tous les maux de nos systèmes politiques que j'ai énoncés plus haut sont aujourd'hui identifiés de façon de plus en plus nette par une majorité de gens, qui ne se reconnaissent plus dans ces innombrables politiciens qui font de l'exercice politique, non plus un engagement pour la collectivité, mais une véritable profession, qui y voient des rentes de situation, des rentes qu'ils s'assurent d'autant mieux qu'ils cadenassent par tous les moyens. Lisez plutôt cette analyse, d'une étonnante pertinence : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/11/09/31002-20161109ARTFIG00422-editorial-la-colere-des-peuples.php
      • serge
        novembre 10, 13:44 Reply
        un peu court votre mur, non?
        • Antoine Dellieu
          novembre 14, 15:33 Reply
          Surtout qu'il y a déjà un "mur" (des grillages- barbelés en fait) le long de cette frontière...
      • Tournaisien
        novembre 10, 22:15 Reply
        Marcel, je m'étonne que vous n'ayez pas pointé la signature de l'éditorial du Figaro que je vous ai mis en lien. Alexis Brézet aurait pourtant dû vous faire tinter les oreilles. Bigre, un journaliste de Valeurs Actuelles ... brrrrr brrrr, et qui plus est l'artisan d'une droitisation du Figaro ... rebrrrrrr brrrrr ! Vous êtes fatigué, Marcel. Ne venez pourtant pas dire : je vous tends de belles perches.
        • marcel
          novembre 12, 14:28 Reply
          Non, mais avec des centaines de commentaires par jour ici et sur Facebook, j'atteins mes limites.
      • u'tz
        novembre 10, 23:34 Reply
        "un homme qui promet de déporter 2 millions d'étrangers et de construire un mur de 160 km aux frais du Mexique," ok Marcel le bouffon élu cette fois-ci a promis des trucs plus difficilement tenable que la promesse de fermer guantanamo...
      • Antoine Dellieu
        novembre 14, 14:26 Reply
        Bno ils avaient le choix entre ça, ou une des principales artisanes de la déstabilisation du moyen-orient, une des personnes qui a réellement eu son mot à dire dans les décisions de l'invasion de l'Irak et de la Lybie. Autrement dit entre la peste et le choléra (je suis personnellement entièrement acquis à la cause du candidat Vermin Supreme ). Je ne me prononcerais pas en ce qui concerne la politique interne des US que je connais mal, mais en ce qui concerne la scène internationale je suis largement rassuré que ce ne soit pas cette folle qui ait été élue. Sa réaction à la mort de Kadhafi (assassiné sans procès, je vous renvoie à cet article du Huffigton Post Maroc "repose en paix Kadhafi" pour comprendre à quel point ce sujet précis est clivant et délicat) en dit long sur la moralité du personnage. Alors, est-il vraiment si con le peuple ? Aussi, a-t-il vraiment le choix ? Vous l'avez dit la politique est devenue un spectacle lamentable. Les pitres squattent l'estrade, le peuple cherche les alternatives. La Belgique, pays particratique où quelques chef de partis se partagent le pouvoir depuis des décennies, n'est-elle pas un magnifique exemple de l'absence réelle de démocratie dans le monde occidental ? Et aussi : nos élites sont connes. Les experts se plantent plus souvent que le contraire, au point que cela devient une méthode de prédiction fiable. Les académiques pérorent et répètent des sophismes, sûr que leur autorité bétonnera leurs arguments alors même que la réalité les infirme. Les politiques tous partis confondus nagent dans l'incohérence et parviennent à peine à assurer une facade crédible. Les acteurs du monde économique, seuls à comprendre un peu mieux que tout le monde les grandes ficelles du merdier mondial, roulent pour eux-mêmes, sans comprendre qu'ils minent les bases de leur propre pouvoir, ou pire, en s'en foutant complètement et en comptant sur le fait qu'ils arriveront toujours à tirer leur épingle du jeu (cfr surexploitation des ressources, pollution, surproduction, finance internationale). Le monde culturel ferme sa gueule, effrayé par les hauts cris des objecteurs de conscience de tout poil qui dénoncent beaucoup les languages, mais trop peu les actes. Alors là-dessus il a bon dos le peuple. Mais il y a une chose qu'il comprend de mieux en mieux : on ne peut pas faire la même chose qu'avant et espérer que les choses changent.
    • Rivière
      novembre 10, 13:12 Reply
      "C'est oublier la vraie nature sociologique d'une Amérique qui bascule, d'un mandat à l'autre, de la droite au centre (les Démocrates ne sont pas des gens de gauche !)" Moi, je dirais plutôt de l'extrême droite à la droite
    • serge
      novembre 10, 13:28 Reply
      Seattle? Detroit, non?
    • Degenève
      novembre 10, 15:00 Reply
      « Seattle devenue une cité-fantôme ». Petite précision en passant, Tournaisien, il me semble que vous confondez Seattle qui est le siège d’Amazon, Microsoft, Starbucks et quelques autres qui comptent avec Detroit qui était la capitale de l’automobile…
  11. Démocrate
    novembre 10, 01:14 Reply
    NON le "peuple"(encore un terme réac qui veut faire croire qu'il est homogène, ce qui est faux et dada réac pur) n'est pas "con" (encore concept réac). Et vous êtes très loin d'être un penseur ou idéologue. Ni "élitiste", mot dévoyé comme d'habitude ici (c'est le fonds de commerce) Faudrait d'abord cesser de vouloir vous assimiler à une quelconque "élite" (au sens propre du terme), car écrire est de l'ordre petit-bourgeois, et pire encore de l' "opinion" qui, par essence, ne vaut rien car acritique et sans méthode analytique (base requise pour tout adolescent de rhétorique, en dissertation) "Toutes les opinions se valent" d'ailleurs. En effet. Puisque sans méthode. Soupes aux sophismes, raccourcis, clichés et biais cognitifs (le tout nappé de ton pontifiant faussement "gentil") et conclusions erronées. Irrationnelles. Mais a b a n d o n n é Par tous les réacs (of course) dits de "gauche" (fiction) ou de "droite" (l'autre fiction) qui "gouvernent" en pilotage au nom d'une s e u l e classe, ceux qui un jour défendent les multinationales et leurs accords commerciaux (dignes de la politique de fusion intérêts marchés oligarchiques et de l'Etat par Mussolini, idem Hitler d'ailleurs) , avec fallacieux et sophismes que les bas de front prennent pour de la "pensée" sophistiquée et les carencés idéologiques et historiques manipulés par du discours de généralisation, banalisation (réactionnaire donc) FAITS. Il est abandonné tant par la criminelle de guerre H. Clinton ou Obama (idem 7 guerres illégales à son actif, plus tueurs que...Bush, faut le faire! 3Millions de déportés sous Obama- plus que Reagan-Bush-B.Clinton réunis, le mur du Mexique construit dans les années 90 par.. Bill Clinton, le "démocraaate" déjà 6000 morts...au compteur. IDEM en Europe, sud Espagne: mur, barbelés) que par les Bush reaganiens et autres ploucs au service d'une seule "classe" (souvent sans classe) FAITS Quand la "gauche" (mot vide de sens en idéologie et c'est fait exprès, d'où son emploi récurrent pour enfumer) ou les faux socialistes font du réactionnaire plus virulent que celui des conservateurs, voilà. Clinton millionnaire amie des banquiers a u s s i et gouvernant pour eux. Obama idem que Bush La RUST BELT abandonnée et la classe des salariés disparue et niée, s'est retournée. Ils crèvent de misère et vous les traitez de "cons". Typique méthode réactionnaire (plus réac qu'un vrai bourgeois qui, lui, a une petite notion de décence et savoir-vivre, contrairement aux boutiquiers) de mépris épicier. Au bon beurre. On vous lit et on revoit Mme et Mr Poisonnard
    • marcel
      novembre 10, 12:38 Reply
      Ce sont majoritairement les salaires de plus de 25.000$ qui ont voté Trump, d'après CNN. Et le niveau de vie de la Rust Belt a augmenté sous Obama. Les crève-misère, eux, ont voté Clinton. La gauche de la gauche a décidément le chic pour se tromper de combat.
      • Démocrate
        novembre 10, 13:15 Reply
        FAUX MEDIATIQUE CNN une source "scientifique" un média est tjrs une plaisanterie C'est la RU S T BELT (ohio traditonnellemet "démocrate"la m version du fascisme impérialiste) OUVRERS sans emplois et miséreux. POINT. Un type vient et leur dit qu'on les a oublié. ET niés. 100MILLIONS de chômeurs ont attendu et crevé Le fascisme "parti démocrate" (7 GUERRES ILLEGALES, 3MILLIONS de déportés par Obama, les latino n'ont pas voté Clinton DONC) est "meilleur" que le fascisme "parti républicain"? Clownesque. Le cirque médiatique continue. Un business pour demeurés et proto fascistes. FAITS sont là
      • paul
        novembre 10, 17:43 Reply
        Si vous faites confiance a CNN qui était le soutenait les démocrates et qui ont été pris en flagrant délit de mensonge . CNN a du licencier donna Brazile qui avait donnée les questions du débat a Hilarie (indiscrétion wikileaks). le revenue médian americain 1999 est de 58000$ ,2014 est de 56500$ donc le revenue a baissé J'ai de la famille qui vie aux état unis ,j'ai vu la désindustrialisation j'ai vu les grèves les conflits que la presse européenne refuse de parler la classe moyen disparaît petit a petit .les américains aujourd'hui ont vu les conséquences de l'ultra libéralisme ou libre échange sauvage (délocalisation ,appauvrissement) Les américains demandent du protectionnisme aujourd'hui pour les démocrates (sanders) une protection sociale et trump plus de filtre aux frontière et une modification des traités type aléna qui a voté pour tump il est trop tôt pour le savoir
        • marcel
          novembre 10, 18:37 Reply
          CNN, c'est un journal, ce sont des journalistes. Ils peuvent se tromper, mais ils font leur boulot sérieusement. Et Wikileaks s'est joliment fait manipuler par Poutine. Si c'est ça, votre préférence, libre à vous.
          • paul
            novembre 10, 20:08
            CNN est une télévision orienté politiquement nous le savons tous .Le los Angeles times a donner le même scoop est il manipuler par poutine ?soyons sérieux . Un journaliste qui donne les questions a un candidat avant un débat vous dites elle se trompe ,nous sommes ici dans oui oui et le journalisme Vous dites"Wikileaks s'est joliment fait manipuler par Poutine. Si c'est ça, votre préférence, libre à vous" ou avez vous trouvez que poutine était derrière Wilkileaks sauf en répétant comme un perroquet les informations d'un parti politique dans le cadre d'une campagne électoral. Il y a aucune source fiable aujourd'hui qui incrimine la Russie sous entendre que je serai un pro poutine est une manœuvre que je qualifie de fascisante qui a pour but de clore le débat de la part d'une personne qui n'a pas de contre argument sérieuse.Je n’utilise pas se genre de procéder avec vous .
          • u'tz
            novembre 10, 23:39
            "CNN, c'est un journal, ce sont des journalistes." juste des mecs payés pour écrire un récit adapté aux délires de leurs dominants
          • marcel
            novembre 12, 14:27
            Vous confondez CNN et Breitbart.
          • Rivière
            novembre 11, 00:56
            Bardaf ! Poutine, l'argument massue sensé clore tout débat ! Oubliés tout vos articles sur ces journalistes qui ne vérifient plus rien et courent après le scoop ? Oubliées vos diatribes contre les propagandes ?... Mais bon si vos sources se résument aux médias occidentaux faut pas s'étonner que vous régurgitiez vous aussi de la propagande... Avant que vous ne me vouiez au gémonies en m'accusant de ce qui vous passe par la tête : oui, Poutine est un despote, apparemment, pas trop stupide, oui les médias russes et aussi chinois sont plein de propagande mais je pense qu'en confrontant les vision d'un côté et de l'autre vous arriveriez mieux à faire la part des choses... Vous devriez pourtant savoir que seuls les gros nuls font une propagande avec des infos totalement fausse, quand c'est bien fait, c'est comme la pub, il doit y avoir une part de réel derrière le masque...
          • Jeronimo
            novembre 11, 17:23
            CNN a fait suffisamment confiance aux wikileaks que pour licencier Donna Brazile. Clinton elle même a reconnu implicitement l'authenticité des leaks lors des débats après avoir vainement essayé de faire porter le chapeau à Poutine. Il y a zero preuve que les Russes aient joué le moindre rôle dans les wikileaks. Pas le début d'une preuve.
          • marcel
            novembre 12, 14:14
            Wikileaks a dévoilé des affaires importantes, c'est un fait. Mais Assange joue aussi une partie personnelle, ce qui rend ses révélations suspectes. Par exemple, quand il prétend que la Suède le poursuit pour faire plaisir aux USA en réfutant que pénétrer une femme sans préservatif pendant qu'elle dort ou sans le lui demander est normal/moral.
          • Rivière
            novembre 13, 00:23
            Marcel, bon sang, d'où est ce que vous tombez ? TOUT LE MONDE joue une partie personnelle tout le temps ! Même vous !
          • Jeronimo
            novembre 13, 05:44
            Wikileaks serait l'histoire d'un albinos australien enfermé, sans accès à Internet, dans une chambre de l'ambassade équatorienne à Londres, (pour se soustraire à une accusation de viol de la justice suédoise), qui a dévoilé au grand jour l'arrière cuisine sordide du clan Clinton pour faire élire, pour le compte des russes, Trump un homme impulsif, raciste et dangereux à la présidence des E-U parce que Poutine craindrait qu'une Clinton mette fin à ses ambitions hégémoniques en Crimée et en Syrie? Il faut un chausse pied pour faire rentrer tous ces éléments dans une seule lecture des événements. Ou alors de solides preuves ... ou simplifier le pitch. Wikileaks a publié des emails qui bien qu'évoquant la corruption du clan Clinton n'étaient pas assez décisifs pour l'ouverture d'une enquête. Bob Woodward du Watergate a commenté l'absence de conséquences des wikileaks comme la preuve que les E-U étaient devenus une république bananière. Assange n'est plus que le visage d'une organisation dont tous les membres sont condamnés à l’anonymat. De la même façon que Nelson Mandela avant lui, ou Gandhi. Wikileaks a fait quasi seule le travail d'information alors que les autres médias se sont contenté de tailler un costume de présidentiable à Clinton ... d'où la surprise. S'ils avaient fait leur boulot, contrairement à ce que vous racontez, ils auraient vu venir l'élection de Trump au lieu d'anticiper une large victoire de Clinton. Pour rappel les résultats étaient sérrés dans la plupart des swing states, pour rappel le Brexit, pour rappel Sanders, pour rappel la candidature aux primaires de Trump accueillie par des éclats de rires, pour rappel Trump a fait la course seul en tête lors des primaires au point que tous les autres candidats ont laissé tomber en cours de route, pour rappel le film de Michael Moore. Il n'y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Une victoire de Trump n'était pas inéluctable ni prévisible le résultat est beaucoup trop serré mais dans quel monde vivent les journalistes qui avaient annoncé une victoire de Clinton à 98.4% de certitude? Ce n'est pas le peuple qui est con c'est ses élites qui ne sont pas à la hauteur !
          • Rivière
            novembre 19, 18:06
            @Marcel : "Wikileaks a dévoilé des affaires importantes, c'est un fait. Mais Assange joue aussi une partie personnelle, ce qui rend ses révélations suspectes. Par exemple, quand il prétend que la Suède le poursuit pour faire plaisir aux USA en réfutant que pénétrer une femme sans préservatif pendant qu'elle dort ou sans le lui demander est normal/moral." Vous devez être fatigué et avoir oublié de vous relire car réfuter que (pénétrer une femme sans préservatif pendant qu'elle dort ou sans le lui demander) est normal/moral, ne dois pas être ce que vous vouliez dire. Sans doute qu'à force de faire des phrases fleuves, vous avez oublié une négation quelque part... Parce que si vous trouvez que réfuter (càd ne pas être d'accord avec le fait) "que pénétrer une femme sans préservatif pendant qu'elle dort ou sans le lui demander est normal/moral ", c'est vous qui devriez faire l'objet d'une enquête !
          • marcel
            novembre 27, 01:43
            Oui, en effet, je réponds vite, j'aurais dû écrire anormal/immmoral.
      • MUC
        novembre 11, 22:06 Reply
        En ce qui concerne les salaires aux USA ; "The US Census Bureau reported a median personal income of $30,240 for all workers over age 15 with income, and a mean personal income of $44,510 based on the Current Population Survey for 2015". Donc, ceux qui gagnent 25.000 ne sont pas vraiment les "riches". Les middleclass ont vôté Trump
        • marcel
          novembre 12, 14:09 Reply
          Mais les 250.000+ ont aussi voté Trump. Donc, voilà, ce n'est pas que la classe moyenne.
          • MUC
            novembre 14, 22:16
            Il y a aussi beaucoup d"Américains pauvres qui ont voté Trump. Pas mal de "Hispanics"....
  12. u'tz
    novembre 10, 01:49 Reply
    un tout grand merci Marcel (met de pet au handelcafe?) les bétas du peuple n'ont pas le niveau... grande nouvelle ! mais les alphas (avec un "ph" plus acide qu'adolf h.) du peuple ont le niveau peu-être? l'élite étasunienne du peuple trumpé n'a pas l'air d'avoir tellement le niveau, elle pensait sans faille que la clintonne qui a viré sander en trichant effrontément allait virer again un maquignon de la même race que la merkel... ok le peuple us n'a pas le niveau mais il suffit de voir la marine française pour douter d'autre peuple, ouf (ti) nous en cwb on a un paul magnettique solide
  13. Tournaisien
    novembre 10, 08:46 Reply
    Ce qui est en train de se passer, tant d'ailleurs en Amérique du Nord que dans notre vieille Europe, s'explique par la conjonction de deux phénomènes, à la fois une modification radicale de la culture de communication par suite des nouvelles technologies que sont la mobilophonie et internet (réseaux sociaux, blogs etc.) et une sclérose de nos démocraties qui ne parviennent pas à s'adapter aux changements consécutifs à cette même culture. Le modèle de la démocratie participative, qui avait très bien fonctionné durant plus d'un siècle et demi, montre aujourd'hui ses limites, des limites criantes. Les élus de la nation laissent dans la population l'image persistante et confirmée d'une caste au pouvoir, d'une sorte d'oligarchie, faute d'accepter de remettre en question nombre de leurs prérogatives. Les cumuls de mandats, les dispositifs bancals du type de l'"empêchement" maintenant néanmoins à l'élu la priorité et la jouissance du titre (cfr les "bourgmestres empêchés"), les conflits d'intérêts à répétition résultant des doubles casquettes et donc des cumuls, le refus obstiné de faire la part de plus en plus grande à la démocratie directe (votations, referendums) pour toutes les questions à forte charge symbolique à l'échelon local ou les questions éthiques notamment, à l'échelle nationale, la dérive parthénogénétique de l'exercice politique (combien de politiciens fils de politiciens ! ... cela en devient caricatural en Belgique), la collusion de plus en plus évidente des organes de presse avec le pouvoir (et il ne faut pas aller chercher le cas d'un Murdock pour s'en convaincre !), les compromissions constantes du pouvoir politique et du monde de l'argent, sous des formes diverses (un cas emblématique étant celui de la pratique admise du lobbying à la CEE à Bruxelles), ... j'en passe et des meilleures ..., tout cela concourt à faire gonfler de façon silencieuse le rejet du politique par le citoyen, son exaspération, son mépris. Les politiciens de notre pays ou d'ailleurs ont-ils seulement la moindre idée de l'opinion dans laquelle les tiennent les citoyens ? Si l'on devait, à grande échelle, procéder à une enquête d'opinion fine à ce sujet, on serait effaré. D'autant plus que l'obligation de vote, dans un pays comme le nôtre, continue à créer l'illusion. ... Tout cela, nos responsables politiques, devenus complètement autistes, sont aujourd'hui dans l'incapacité de le comprendre, et la vague de fond qui, de plus en plus, se lève, va finir par déferler. Le prochain rendez-vous sera celui des élections françaises l'année prochaine. Que les politiciens français ne s'y méprennent pas : il y aura dans l'Hexagone un remake du phénomène Trump en mai 2017, et la France ne parviendra à éviter Marine Lepen au second tour que si dans les deux grands partis que sont le PS et le PR, on ne se met pas à déconner plein tube. Or c'est bien parti pour le contraire. Déjà, Macron annonce sa candidature. On sait d'ores et déjà que Hollande, pourtant totalement démonétisé, maintiendra la sienne. Montebourg crachera probablement dans la soupe. À droite, si Juppé est désigné le candidat PR, il n'est pas du tout impossible que Sarkozy, plus fou que jamais, décide de créer sa liste. Et bien, cher Marcel, je vous l'annonce : si les choses se déroulent comme je viens de le décrire, alors Marine Lepen non seulement fera plus de 30 % au premier tour (déjouant les sondages qui, comme toujours avec l'extrême-droite ou la droite extrême, sous-évaluent), mais elle passera le second tour avec 51, 52 ou 53 % des voix et taux d'abstention record, scénario qui serait la conséquence de la désignation contre elle, audit second tour, du candidat PS ... pépère Hollande. Le même phénomène va également se mettre à prendre de l'ampleur en Allemagne, où le parti "alternatif de droite" de Fauke Petri risque fort de continuer à arracher lambeaux par lambeaux les différents Länder, en commençant par ceux de l'Est, avant de lorgner sur la chancellerie.
  14. Tournaisien
    novembre 10, 09:08 Reply
    Steve Mnuchin, ancien cadre supérieur de la banque Goldman Sachs, deviendrait le futur secrétaire au Trésor des États-Unis ... En définitive, quelle différence avec l'Europe, dont le président de la Commission était lui aussi si bien introduit dans ladite banque qu'il y fut engagé illico au terme de son mandat. ... vous voyez, Marcel, pourquoi s'exciter ? Barroso, l'alter ego de Mnuchin, n'était-il pas un ardent défenseur du CETA ... comme vous-même ? Vous allez voir, cher Marcel, je vous prends le pari : le secrétaire au commerce extérieur qui sera bientôt désigné, il va défendre ardemment lui-même le TTIP qui sera emballé et ficelé en un temps trois mouvements avec l'aide de Cecilia Malmström. Allez allez, faites un petit effort, passez au-dessus de cette appréhension que vous nourrissez à l'encontre de la presque vraie moumoute blonde de ce malheureux Donald. Vous allez voir, j'en suis sûr ... vous ne tarderez pas à vous découvrir des sympathies trumpiennes. Vous serez bientôt le "trumpettiste" de notre chère blogosphère noire-jaune-fritte.
    • moinsqueparfait'
      novembre 10, 16:25 Reply
      En effet, avec ce Steve Machin-Chose, si c'est ça le changement, ce tumulte médiatique n'aura été qu'une révolution de palais type noire-jaune-frite, en effet. Comme la NVA révolutionnaire, l'horrrrreur séparatiste (frissons dans las chaumières) devenue nouveau parti d'establishment belgo-flamand en moins d'une législature, soit encore plus vite que je ne l'avais annoncé sous les ricanements...
    • u'tz
      novembre 10, 23:56 Reply
      "le secrétaire au commerce extérieur qui sera bientôt désigné, il va défendre ardemment lui-même le TTIP", cher Tourn' vu qu'enfoncer le ttip est parmi les promesses faites la plus facile je suis moins sûr que vous... la soumission du bouffon à mêche au lobby du browning est bon pour les actions de la région wallonne... europe trumped ? les européens vont devoir payer plus pour l'otan ou réflechir à ce qu'elle a besoin, l'europe fait déjà mieux que ce dont trump est capable pour les émigrés transméditerranéens sans doute...
  15. moinsqueparfait'
    novembre 10, 10:30 Reply
    Craignant de se sentir proches de la défenestration, les traitres accélèrent le tempo, parvenant à l'exploit de réunir les voix de fédérations patronales et syndicales contre eux, mais persistant malgré tout. Y aurait-il un marchand de guillotines dans la salle? http://www.lalibre.be/economie/conjoncture/l-europe-change-son-calcul-anti-dumping-58237957cd70fb896a67708f //// http://www.la-croix.com/Economie/Acier-UE-affute-armes-contre-dumping-chinois-2016-11-09-1300802032 >>>> ""Nous avons donné une journée aux salariés qui souhaitaient se rendre à la manifestation et nous avons financé le transport", a précisé la direction d'Arcelor Mittal." Sans commentaire...
  16. Sylvie Kwaschin
    novembre 10, 10:37 Reply
    Prétendre pouvoir rassembler "le peuple" sous le vocable de la connerie est aussi populiste que prétendre savoir ce que "le peuple" veut ou prétendre réaliser la "volonté du peuple".
    • marcel
      novembre 10, 12:40 Reply
      Le peuple, moi inclus. Je ne vois pas où est le populisme.
  17. Pije
    novembre 10, 11:08 Reply
    Le peuple est con mais la démocratie (actuelle) ne lui permet pas non plus de donner son avis autrement que par oui ou non. Or il est possible qu'un citoyen ayant voté Trump n'aimait pas certains aspects de sa politique et aurait préféré, pour ces aspects, Clinton. Alors il est peut-être temps aussi de voir le citoyen autrement que comme une opinion binaire. La démocratie se contente souvent d'être directe ou representative, et puis? Et puis plus rien comme évolution depuis 2000 ans. On pourrait pourtant avoir des pistes de reflexion pour mieux savoir ce que le peuple (con mais pas toujours) veut vraiment. Par ex, au lieu d'une voix, pourquoi ne pas donner au citoyen 10 points à répartir entres des candidats, des questions de réferendum, etc.? Si difficile à imaginer?
    • de Saint-Do
      novembre 11, 16:32 Reply
      ça existe d'une certaine façon en Irlande, un peu différemment: on vote pour les candidats par ordre de préférence.
  18. Rivière
    novembre 10, 11:45 Reply
    "Rêver que tout soit mis au conditionnel" et rêver que les gens sachent encore que ce qui est au conditionnel indique que les faits décris ne sont pas forcément vrai, établi, vérifié,... Au fait, pourquoi n'avez-vous pas écrit toute votre diatribe procéta au conditionnel ? Parce que, vous, vous étiez le détenteur de la Vérité Ultime et que, vous, vous aviez compris tous les tenants et aboutissants de tout ce qui se trouvait dans le texte du traité et dans la tête de ceux qui allaient en constituer le socle de jurisprudence ? Ne seriez-vous pas un peu con sur les bords ?
    • marcel
      novembre 10, 12:41 Reply
      Je n'ai pas écrit au conditionnel parce que c'est une opinion, pas une information.
  19. Matricule 9456254
    novembre 10, 11:47 Reply
    On peut dire que vous aimez la provocation et les coups de bâton qu'elle va générer. Votre titre n'est que provocation: il ne vise que le peuple alors que l'article incrimine les journalistes tout autant que les politiciens. De plus, vous y avez sciemment tronqué votre message que l'on retrouve en bas d'article: le peuple est con mais non responsable. Personnellement, j'aurais plutôt dit que le peuple est essoré, épuisé par le système en place. Les abus s'accentuent et s'ajoutent les uns aux autres. Devoir se battre tous les jours pour garder la tête hors de l'eau alors que l'on vit dans un monde où l'argent coule à flots par ailleurs ne peut générer que la volonté de changer les choses. Le peuple est également épuisé par les contradictions (à titre d'exemple, le libre-échange qui permettra d'envoyer notre mayonnaise au Canada sans coûts ajoutés, pratique totalement contradictoire à la volonté de la COP21 de réduire le réchauffement - comme si la mayonnaise n'était pas exportée hors-CETA). Il y a bien plus qu'une poignée de bo-bos qui veulent plus d'équité, d'honnêteté, de respect, de productions locales plus saines, etc., non? Et puis, à y réfléchir, aux USA, le peuple n'a tout de même pas été con tout de suite: du côté des Démocrates, il a tenté de choisir Sanders qu'il percevait comme non gangréné par le système, pour modifier ou corriger le mode de fonctionnement du pays mais des manipulations auraient eu lieu pour l'écarter (bon, d'accord, j'ai pas trop fact-checké mais ai lu/entendu cela à plusieurs reprises). Pour le coup, le fautif n'était pas le peuple. Le même scénario peut se répéter en France car les médias pointent du doigt ou ne citent pas les candidats non issus des partis traditionnels, ne citent que le FN comme alternative montante et ne laissent pas les autres s'exprimer sur les mêmes plateaux ou dans les mêmes journaux. Polony est l'une des exceptions qui confirment la règle; elle leur a donné la parole. Cantonner les candidats non traditionnels à la presse plus confidentielle et à l'internet ne permet de cibler la même audience. Ensuite, on viendra incriminer le peuple (certains disent la populace). Des deux côtés de l'océan, le malaise est bien plus profond que l'on ne pense. Selon moi, il ne faut d'ailleurs pas forcément avoir du mal à boucler ses fins de mois pour ressentir ce même malaise. ... Ah oui, au fait, un très bref fact-checking sur internet m'apprend qu'Hitler n'a jamais été démocratiquement élu par ce con de peuple. Voici les articles que j'ai consultés: https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_allemande_de_1932 et http://www.investigaction.net/Prise-de-pouvoir-par-Hitler.
    • marcel
      novembre 10, 12:42 Reply
      investigation n'est pas une source.
      • Degenève
        novembre 10, 15:15 Reply
        Bien d’accord avec vous Marcel, mais le fait qu’on nous cite ce genre de site illustre parfaitement ce que j’expliquais plus tôt aujourd’hui : face à l’internet il devient difficile de faire un tri entre ce qui est réellement pertinent et ce qui ne l’est pas. L’article d’Investig’Action restitue manifestement les thèses de Grossweiler et Jacques Pauwels, mais oublie de préciser que si Hitler a pu bénéficier du soutien financier des industriels, il a aussi bénéficié du soutien électoral des classes moyennes et des agriculteurs. Un peu comme Trump (point godwin assumé) ?
        • marcel
          novembre 10, 18:35 Reply
          Investigaction, c'est Michel Collon, le maître à penser du PTB, et une vision du monde effarante de noirceur. Après un débat avec lui, un de ses supporters (qui mettent au passage une pression sur les autres intervenants digne d'Aube Dorée) a voulu me casser la gueule parce que j'étais « d'ultradroite » selon lui. Style, tu penses comme moi ou je te démolis. Le contraire exact de la démocratie.
          • Degenève
            novembre 11, 14:09
            Merci, Marcel, mais je n’ignore pas qui est Michel Collon qui promeut depuis les années les thèses rances, à peine recyclées (ou les musulmans sont désormais « l’avant-garde du prolétariat »), du PTB. Qu’il (ou ses partisans) ne soit pas un fervent défenseur de la liberté d’expression et de la démocratie n’est pas davantage surprenant. Le problème est que le web regorge de sites de ce genre où les termes d’extrême-gauche et d’extrême-droite n’ont plus beaucoup de pertinence tellement ils se rejoignent au niveau du contenu. Et ils alimentent en partie le fatras de bêtises dont s’abreuvent ceux qui ne font pas ou plus confiance aux médias dit « mainstream » parce que qu’ils vivent au quotidien ne correspond pas à ce que disent ces médias ou parce qu’ils ont l’impression que leurs inquiétudes ne sont pas prises en compte ou sont carrément considérées comme des idioties. Que ces inquiétudes soient justifiées ou pas n’est pas important. Ce qui compte, c’est le ressenti de ces personnes. Dont quasiment personne n’a pris le soin de se soucier, sauf précisément des personnages comme Trump, Orban, Farage, Le Pen. Et c’est bien là le problème…
    • Eridan
      novembre 11, 09:42 Reply
      Le vote Trump est aussi le résultat de la sanction de l'Establishment démocrate qui a préféré promouvoir Clinton plutôt que Sanders.
      • marcel
        novembre 12, 14:25 Reply
        Non, Clinton est clairement le choix du peuple démocrate, elle avait une large avance aux primaires. Par ailleurs, Sanders étant encore plus à gauche n'aurait pas eu la moindre chance face à Trump.
        • Eridan
          novembre 12, 14:48 Reply
          Toujours votre manie de décider de manière abrupte. Vous ne prenez même pas le temps de lire. J'ai parlé de "promotion". Quand à votre jugement concernant la comparaison de Sanders à Trump, je le situe au même niveau que celui qui, pendant des mois, dans la plupart des médias, donnait Clinton victorieuse : du vent.
        • Eridan
          novembre 13, 10:56 Reply
          Si on vous suit, c'est bien l'électorat démocrate qui endosserait la responsabilité. Je pense que c'est l'Establishment démocrate qui n'a pas éduqué son électorat (il a promu Clinton) parce qu'il n'y voyait pas son intérêt. On peut penser que les électeurs ont voté utile puisque, pas plus que vous, ils ne croyaient aux chances de Sanders. Mais peu importe : de toute façon, les USA ne sont plus qu'une caricature de démocratie où le pouvoir revient de facto à l'argent. On peut se demander si vous auriez publié le même genre de papier si Clinton avait été élue ; et pourtant...
    • Eridan
      novembre 12, 13:52 Reply
      L'une des références de l'article cité mentionne le commentaire de Didier Reynders : http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/2969830/2016/11/09/Reynders-compare-l-election-de-Trump-au-non-wallon-au-CETA-Du-simplisme.dhtml Tout le monde sait que Reynders est un homme intelligent. Comment peut-il alors se livrer à des comparaisons aussi grossières, qui ne semblent relever que du verbiage provocateur ? Il semble bien que ce soit le seul genre d'argument que la droite ultra-libérale soit encore capable d'avancer face à la montée du scepticisme citoyen. Une fuite en avant ? Ils commencent à flairer le retour de bâton ? Mais c'est une stratégie d'échec que Reynders pratique déjà depuis trop longtemps. A cela s'ajoute, pour le MR, la trahison de l'électorat francophone. Il va falloir que leur intelligence produise autre chose que de l'opportunisme et de la provocation...
  20. Degenève
    novembre 10, 12:25 Reply
    « Mais peut-être peut-on rêver. Que des médias osent la dinguerie de retarder l’information de un, deux ou trois jours, le temps de confronter les interviews des politiques à la réalité des choses ». Oui, on peut rêver, Marcel. Mais ces rêves ne nous mèneront nulle part parce qu’ils se briseront sur la réalité de ce qu’est devenue l’information. On pourrait en effet espérer que les médias « sérieux » pourraient se conformer à vos rêves. Mais ils seront alors inévitablement dépassés par les sites d’information dite « alternative » qui se feront un plaisir de relayer des informations retardées pour des questions de « fact-checking » ou autres et n’hésiteront pas en outre à tartiner sur le couplet du « on nous ment, on nous cache tout » qui a déjà beaucoup trop de succès actuellement. Avez-vous oublié que le dernier directeur de campagne de Trump, Stephen Bannon, était avant cela CEO de Breitbart News, un media d’information clairement lié à l’« alt-right » et dont le fondateur – aujourd’hui décédé – avait clairement fait part de son intention de « détruire la vieille garde des médias » ? Croyez-vous vraiment que des médias comme RT (Russia Today), que beaucoup considèrent comme des sources fiables « parce qu’elles donnent un autre point de vue » que la presse « mainstream », ne s’engouffreraient pas dans la brèche laissée béante par les médias traditionnels ? Et je n’ose pas imaginer quel boulevard cela laisserait à ces égouts de l’information que sont Infowars d’Alex Jones ou Réseau Voltaire de Thierry Meyssan, pour n’en citer que quelques uns. Nous vivons dans un monde étrange et inquiétant où beaucoup de gens pensent sincèrement que « mon ignorance vaut votre connaissance ». Comme disait Abraham Lincoln, « si vous pensez que l’éducation coûte trop cher, essayez l’ignorance ». Nous y sommes. Nous savons depuis longtemps que l’électeur vote avec ses tripes bien plus qu’avec son cerveau. Aussi longtemps que l’information était fournie par des médias sérieux, où la réflexion prenait le pas sur les slogans, on a pu – dans une certaine mesure seulement – canaliser les suffrages des électeurs vers des partis sérieux, sans empêcher des accidents parfois très graves. L’irruption de la télévision et son besoin d’informations immédiates et d’images fortes, sans recul, a commencé par modifier la donne dans un mouvement qui n’a cessé de s’amplifier au fil du temps. Et elle l’a fait précisément en faisant appel à ce qu’il y a de con en chacun de nous (puisque nous sommes tous électeurs). L’internet a fini le mouvement, puisque chacun est désormais confronté à un flot ingérable d’informations où chacun, en raison des biais de confirmation, ira chercher ce qui le conforte dans ses opinions, quelles qu’elles soient. Dans ce marigot, ce qui surnage n’est pas forcément de première fraîcheur, loin de là. Mais c’est de plus en plus ce qui forge les « opinions publiques », précisément parce que les analyses y sont sommaires, caressent le lecteur dans le sens du poil, confirment les lecteurs dans l’idée que les médias traditionnels mentent ou sont biaisés et font trop souvent appel aux sentiments les moins reluisants de leurs lecteurs. Ce n’est pas un hasard si Trump a reçu le support de toute l’extrême-droite américaine, du Ku Klux Klan aux néo-nazis en passant par les groupes survivalistes d’extrême-droite. La question qui se pose désormais est de savoir si l’internet est en train de tuer la démocratie telle que nous l’avons connue (je n’ose déjà plus utiliser le présent). Et comme vous, je me demande s’il existe une solution.
    • marcel
      novembre 10, 12:43 Reply
      J'ai bien parlé d'un rêve en effet :-)
  21. Poli
    novembre 10, 12:56 Reply
    Difficile d'apprécier ce qui se passe depuis quelques année déjà . Les réseaux sociaux ont globalisé les discussions de comptoire, où se lâchent tous les frustrés dès lors qu'ils se rendent compte qu'ils ne sont pas seuls, légitimant leurs rencoeurs, leurs haines, leurs peurs somme toute. Les média, pris dans la déferlante d'intox, en font plus le filtre et alimentent, de fait, médiocrité ambiante. Les commentaires haineux pullulent, là aussi, se légitimant les uns les autres. Et nos politiques, poussiéreux, largués, qui n'ont plus aucune vision même à court terme. Le nez dans le guidon, ils se gargarisent de leur propre discours. Certains tentent peut-être d'écouter les gens mais ne comprennent pas ce qu'ils leur renvoient. Les autres se contentent d'exercer leur petit pouvoir, souvent comme papa avant eux mais, dans la plus grande incompétence, cette fois. Il suffit de voir certaines personnes qui sont là, contre vents et marrées, depuis de décennies, successivement ministre de tout et, croient ils; élus pour ça ! ; Forcément déconnectés et intellectuellement malhonnêtes. Quant à la commission européenne, une administration, qui se permet, à son plus haut niveau d'organisation, de donner des instruction à notre pays quant à sa manière de fonctionner . N'est-ce pas une preuve de ce que plus personne ne sait exactement quelle est sa place ? C'est désepérant de voir à quel point il est nécéssaire de toucher le fond pour pouvoir rebondir ! Les gens sont cons mais voient bien qu'on se moque d'eux. Ils vont changer tout ça ! Et si les politiciens ne se mettent pas à jour, n'acceptent pas d'adapter la société, n'osent pas de nouvelles idées, n'osent pas de nouveaux paradigmes économiques, pour soulager les gens, plutôt que de tenter de tout réguler, tout taxer, avant même que l'on comprenne les phénomènes, exactement; Et bien, les gens agiront en fonction de leur peurs et nous précipiteront vers le fond. Au final, on rebondira peut-être d'autant mieux !? On doit rapidement virer ces politiciens incompétent et verreux, à moins qu'ils ne changent eux même radicalement ce qu'ils ont a proposer. Qu'ils prennent exemple. Que l'on regarde un peu vers la Norvège en matière d'éthique , vers le Danemark en matière de politque d'entreprise et de travail; vers la Finlande même. Il y a quelques bonne idées à prendre. Je crois que l'on devrait commencer par éduquer et instruire les gens . Commencer par mettre en place une politique d'excellence pour les jeunes et que, en 12-15 ans, le temps d'une génération d'étudiants, on remette à niveau nos jeunes, pour qu'ils aient, eux, la compétence et la créativité nécéssaire pour rebondir sans nous détruire. ?
    • Capucine
      novembre 12, 12:49 Reply
      Le peuple n'est pas con,on le rend con. Tout est mis en place pour nous non instruire,pour nous épuiser face à une élite dirigeante qui décide de tout en nous décourageant ,en nous humiliant quand on ose se rebeller. Trump représente ce pouvoir immonde,vulgaire,mal éduqué,mysogine,raciste primaire,riche mais tellement pauvre humainement. À t on élu ce comédien tragi-comique pour faire peur aux fous D'Allah dont ce triste sir à quasi les mêmes idéologies. Une chose est sûre,c'est que si on ne protège pas lEurope de ces faiseurs de haine,la vraie démocratie va s'envoler avec nos rêves. Je m'en vais écouter Léonard Cohen afin de me mettre un peu d'espoir dans le cœur.
      • u'tz
        novembre 14, 01:29 Reply
        si les grands airs de celui qui contrairement à bobama n'a pas été nobelisé vous met vraiment de l'espoir dans le coeur ... cap' vous êtes sauvée !
  22. Vous vous chargez d'un fardeau qui n'est pas le vôtre. Ce n'est pas les médias qui ont fait l'élection de Trump, le Brexit ou le rejet du référendum européen. Le peuple n'est pas con, il sait depuis longtemps qu'on ne rase pas gratis. Il le sait chaque fois qu'il passe à la pompe à essence et qu'on le taxe à 80 %, chaque fois qu'il achète une ampoule basse consommation qu'il paye 10 fois plus cher, chaque fois qu'on lui impose une nouvelle taxe ou une nouvelle réglementation pour le bien de la planète. Il sait bien que Trump, Farage ou les Le Pen lui racontent des bêtises. Il n'a pas besoin de grands articles dans les journaux avec plein de chiffres compliqués pour le savoir. Mais il voit ses proches – ou lui-même – au chômage. Il fait la queue dans les services publics dégradés et saturés. Il est contraint d'attendre des prestations sociales au lieu de vivre dignement de son travail, va déposer plainte dans les commissariats pour l'assurance et non pas dans l'espoir qu'on retrouve ses voleurs et qu'il en soit informé… Quand il allume sa télévision – dont le montant de la redevance est proche du prix de l'appareil – il voit la classe médiatique et les hommes politiques – professionnels et payés avec ses impôts – lui expliquer que si ça va mal, c'est la faute de l'Ultra-libéralisme, de l'Europe, de la Finance. Il les a cru, et il a voté pour Chirac (la fracture sociale), contre l'Europe en 2005, pour Hollande (mon ennemi c'est la finance) et, à chaque fois, une fois élu, il a vu ses candidats se détourner immédiatement de leurs engagements de campagne. Alors il se dit que c'est peut-être la faute des immigrés (Le Pen, l'UKIP), des "riches" (Mélenchon) de Washington (Trump). Et comme de toute façon, il faut que cela change, il votera pour celui qui aura le plus de chance d'enclencher un changement. Quel qu'il soit ! Il aimerait bien pouvoir faire comme les grandes âmes qui s'expriment à la télévision et qui assurent qu'ils émigreront si Trump, Le Pen ou Sarkozy sont élus. Mais, il n'est pas polyglotte et n'a jamais pris l'avion. Et finalement, il se dit que son pays – sans ses grandes âmes – irait peut-être mieux.
  23. Eridan
    novembre 10, 15:13 Reply
    Très juste : le peuple est con, et pas seulement depuis hier. Il l'est dès l'origine, par définition démocratique. Une définition imbécile qui suppose qu'il accepte de ne s'exprimer qu'une fois toutes les quarante lunes, par une onomatopée : « oui », « non », « blanc », « noir », et qui, le plus souvent, comme ici, lui demande de choisir entre peste et choléra, entre Cruela Clinton et Joker Trump ; plus près de chez nous, ce sont aussi d'autres clowns que l'on propose à nos suffrages, du genre Sarkozy ou Berlusconi. Une démocratie majoritaire dont le fonctionnement conduit à dresser la moitié de la population contre l'autre moitié ; de quoi l'occuper pendant que les rats s'engraissent. Comme si le concept de démocratie était incompatible avec ceux de consensus, de compromis, d'équilibre. Ici, on ne connaît que l'équilibre du tout ou rien. Votre propos souffre donc d'une confusion entre le sens social du mot « peuple » et le sens politique artificiel qui lui a été donné, dans la manière dont la prétendue démocratie, notamment américaine, l'a dénaturé. Cela ne doit pas pour autant occulter le fait que nous, européens, ne sommes pas nécessairement à même de comprendre comment raisonnent des Papous, pas plus que nous ne le sommes de comprendre des gens qui trouvent normal de se promener toute la journée avec un flingue à la ceinture ou de remettre en cause la théorie de l'évolution (entre autres). Ce peuple social-là n'a sans doute pas grand chose à voir avec nous, pas plus qu'avec la démocratie, de toute façon. Une référence intéressante : http://www.levif.be/actualite/international/trump-president-quatre-c4-et-un-bras-d-honneur/article-opinion-571395.html
  24. michel
    novembre 10, 17:42 Reply
    "la foule trahit le peuple" avait dit Baudelaire. Ne confondez pas mon cher Marcel ces deux termes. Puis le peuple que vous décrivez, rejetait selon tous les sondages, à 82%!! les deux candidats, ce qui veut dire qu'il savait très bien repérer le vrai du faux. Leur choix est donc motivé par des raisons infiniment plus nombreuses et complexes. Il avait devant lui un non-choix terrible entre la peste et le choléra et face à ça n'a pas pu prendre une position claire (logique) car n'oublions pas qu'en termes des suffrages les deux candidats sont à égalité (avec légère avantage pour Hillary)
    • Pfff
      novembre 11, 17:44 Reply
      Baudelaire, bottes et gants crème, pendant la Commune : "Il faut fusiller le Général Aupick !" En voilà un qui ne perdait ni l'humour, ni le sens de l'à-propos.
      • Pfff
        novembre 24, 21:29 Reply
        La révolution de 1848. Pour la commune, Baudelaire était mort. Les gants et les bottes et pas crème, jaune : "porteur d’un beau fusil à deux coups et d’une superbe cartouchière de cuir jaune". Ma mémoire !
  25. Gilou
    novembre 10, 19:10 Reply
    Bien sûr qu'il y a une solution !! EDUCATION ! A tous les niveaux ! Réformer l'enseignement qui formate les gens à ce système en déclin ( mais il faut de l'argent ) Et élever le niveau des médias ( surtout la télévision ) Arte devrait presque être la norme Quand on voit ce qu'il y a en prime time 90 % du temps c'est à pleurer... La pire dans l'histoire c'est que nous sommes à une époque ou TOUTE la connaissance mondiale est accessible depuis chez soi.... il faut donc donner envie aux gens de s'y plonger ! :)
  26. François
    novembre 10, 19:35 Reply
    Re Marcel, j'ai trouvé une petite mise en scène qui résume mon point de vue. Celui que j'ai peut-être mal expliqué en réagissant trop rapidement. Voici le lien: https://odieuxconnard.files.wordpress.com/2016/11/le-candidat.png
  27. Tournaisien
    novembre 10, 20:45 Reply
    On se donne rendez-vous en mai prochain. Si Sarko maintient une liste contre Juppé, au prétexte du soutien de Bayrou à ce dernier, la droite éclatera en deux et ne parviendra sans doute pas au second tour. Pépère Hollande pourrait alors réussir son pari, celui de se retrouve audit second tour contre Lepen. Le problème, c'est que c'est ça le scénario, il n'y aura non seulement pas un citoyen de droite, voire du centre, pour aller voter contre lui, mais pire, certains à droite pourraient bien être tentés de voter pour Lepen. Je l'ai déjà écrit : c'est Sarkozy qui a les clefs du destin de la France en 2017 en mains. Le phénomène Trump jouant au passage, Lepen pourrait bien créer la surprise. Et alors, cher Marcel, la douche froide sera incomparablement plus glacée et glaçante que l'élection de Trump à la Maison blanche, vous pouvez m'en croire, car ce sera toute l'Europe qui va vaciller. La leçon à tirer des élections européennes, c'est aussi celle-là. Qu'auront compris nos politiques, en France en particulier, d'ici six mois ? Pour vous le dire franchement, je suis loin d'être convaincu qu'ils en auront tiré les leçons.
  28. Wallon
    novembre 11, 10:46 Reply
    Quelle brillante analyse ,Monsieur sel, oublierez-vous que vous aussi vous appartenez à la classe des " sans dents" ? Il est vrai que si « les gueux se mettent à raisonner, tout est perdu » affirmait déjà Voltaire. A vous suivre, Monsieur sel, le peuple doit être guidé et non pas instruit afin que son assujettissement soit si parfait que celui-ci présente l’apparence de la liberté de pensée. Toutes les Eglises et toutes les Gauches vous accompagnent dans votre logique, si le peuple est CON il lui faut des partis, des temples, des églises, des mosquées et des synagogues pour le formater, l'encadrer mais surtout éviter de lui ouvrir l'esprit. Pour ainsi dire c'est déjà gagné grâce aux programmes scolaires... Je lis qu'en Europe toutes les Gauches vont mettre les bouchées doubles afin de protéger leurs "territoires" d’un triomphe "populiste", sauf qu'il s'agit en fait d'un triomphe REPUBLICAIN. Navré mais le Président Trump n'est pas le Sieur Hitler et le parti républicain américain n'est pas national-socialiste. Bush fut plus proche de cette option par les "dégâts" inutiles provoqués à travers la planète pour l'accaparement de matières premières. Expliquez-nous, je vous prie, puisque vous êtes clairvoyant pourquoi : le besoin de frontières, la régulation de l’immigration, la nécessité de combattre le terrorisme islamique, la redistribution des richesses, la protection des classes moyennes relèvent de l'injurieux et de la "connerie" ? Pourquoi traiter des millions de citoyens américains, et à travers eux des millions de citoyens en Europe, de racistes, d' antisémites, d' homophobes, d' isolationnistes et autres adjectifs plus insultants les uns que les autres ? Il s'agit ici d'une jacquerie, d'un sursaut de révolte. Le candidat Trump, peu importe la façon dont il a attaqué SES adversaires, a dénoncé les problèmes simplement, clairement et cela a séduit des millions d'électeurs ET DE GRANDS ELECTEURS (ne pas éluder ce détail primordial !). Paul Magnette, hélas, se discrédita en critiquant le Président Trump alors que ce dernier repousse, tout comme lui, le mondialisme, l'internationalisme qui détruit le genre humain contrairement à l'antienne beuglée le poing gauche levé. Je suis bien triste de constater que vous faites vôtre la morgue et la condescendance des castes politiques traditionnelles européennes qui méprisent leurs peuples et ne s'en préoccupent que du bout des lèvres qu'au moment des élections. Voilà septante ans que le socialisme et assimilé éclairent l'Europe et même le Monde et qu'en est-il advenu ? Quant il fut allemand et national, il fit 50 millions de morts; quand il fut cambodgien, il fit 2 millions de morts et quand il se fait international, on ne compte plus les millions de morts économiques à travers la planète. Et vous trouvez que le peuple est "con" !
    • marcel
      novembre 12, 14:00 Reply
      Votre première phrase montre que vous n'avez pas compris l'article. C'est : « nous, le peuple, vous et moi inclus, sommes con ».
  29. olivier ruy
    novembre 11, 10:57 Reply
    Le peuple n'est pas con, il n'est simplement plus assez éduqué pour le niveau technologique actuel. Il se repose donc sur des gens qui lui apportent des solutions simples..simplistes..
  30. Michel
    novembre 11, 11:21 Reply
    « C’est lui qui a permis à Adolph Hitler de briguer le poste de chancelier. » Que 80 ans plus tard, alors que vous vous présentez comme bien informé, vous soyez capable d’écrire une bêtise pareille pose question. Cette affirmation fausse n’est pas anodine car c’est l’une de celles (et la principale en fait) qui fonde l’argumentaire élitiste en Europe (continentale) visant à jeter le doute sur la maturité suffisante du peuple pour mériter la démocratie. Et c’est très précisément dans ce contexte que vous l’utilisez. Pour rappel, début 1933, quand Hitler devient chancelier, son parti a perdu 2 millions de voix et plus de 30 sièges deux mois plus tôt aux élections de novembre 1932. Ce sont bien les élites et les autres partis qui l’amènent au pouvoir alors qu’il commence à être lâché par le peuple.
    • marcel
      novembre 12, 14:23 Reply
      Je recommence : s'il n'avait pas eu un tiers des suffrages, et que le NSDAP était resté un petit parti, jamais Von Papen n'aurait donné le poste de chancelier à Hitler. En novembre 1932, les partis nazi et communiste ayant obtenu ensemble la majorité absolue de sièges, aucune coalition sans l'un ou l'autre n'était possible. Toute autre présentation des faits est pure propagande.
      • Michel
        novembre 12, 16:08 Reply
        Une fois de plus, vous faites erreur. Von Papen ne donne rien à Hitler. D’une part, c’est Hindenburg qui nomme Hitler chancelier et, d’autre part, c’est von Schleicher qui est le prédécesseur d’Hitler à ce poste. À ce moment, Von Papen ne peut donc pas lui « donner » ce poste (il n’est que vice-chancelier). En revanche, vous avez bien raison de citer von Papen qui use de son pouvoir pour influencer Hindenburg afin qu’il nomme Hitler. Et c’est tout mon propos, l’influence et non le choix populaire. Mais comment passer sous silence l’influence plus forte sans doute de Carl Schmitt et en particulier (mais pas seulement) dans la période qui suit l’élection de novembre 1932 (je dis bien « suit », APRES que les électeurs se sont prononcés), notamment au cours de sa conférence du 23 novembre 1932 sur « État fort et économie saine » où il introduit le concept d’« État total » sur lesquels les Allemands ne pourront plus se prononcer démocratiquement (car introduit à ce moment !). Cette conférence n’est pas seulement importante sur un plan intellectuel pour ses conséquences sur le nazisme mais également opérationnel. En effet, à sa suite, 35 représentants de la finance et de l’industrie allemandes, présents à la conférence, enverront une pétition à Hindenburg pour soutenir le choix d’Hitler comme chancelier. Le choix, à ce moment, est fait par les élites et en connaissance de cause ! Je cite Jean-Pierre Faye : « La livraison du pouvoir d’État aux hitlériens le 30 janvier 1933, par la simple signature du Reichspräsident Hindenburg, est l’effet d’une précise manipulation, préparée par le groupe de l’ex-chancelier von Papen. Carl Schmitt, auparavant son avocat public devant la Cour constitutionnelle, est au noyau de cette manipulation. » (« Carl Schmitt ou le mythe du politique » Presses Universitaires de France). Mais je suppose qu’une fois de plus ces précisions historiques vont relever pour vous de la « pure propagande » et que « c’est la faute du peuple ». Visiblement, le fact checking, c’est surtout pour les autres. Au lieu d'user d'arguments aussi faibles que « Toute autre présentation des faits est pure propagande », informez-vous correctement de l'état de la connaissance sur cette question et alors la phrase « C’est lui [le peuple] qui a permis à Adolph Hitler de briguer le poste de chancelier. » vous apparaîtra pour ce qu'elle est, à savoir fausse.
        • marcel
          novembre 12, 18:19 Reply
          À nouveau : sans un blocage au Parlement, rien de tout cela n'aurait été possible. C'est bien l'électeur allemand qui a permis ce blocage au Parlement. Point.
          • Michel
            novembre 12, 23:10
            Il faudra que vous expliquiez à Angela Merkel qu’elle a tort et n’y connaît rien. "La montée du national-socialisme n'a été possible que parce que les élites et de larges pans de la société allemande y ont participé ou au moins l'ont cautionnée" (en 2013, pour les 80 ans de l’accession au pouvoir d’Hitler). Quelle propagandiste cette Angela de citer les élites ! Dans « La première guerre d’Hitler » de Thomas Weber (2014) : « Nous le savons aujourd’hui, si l’accession au pouvoir d’Hitler a reposé sur son électorat et sur les élites politiques conservatrices, la faiblesse de la résistance conservatrice (…) [s’ensuit une explication sur ce dernier point] » Enfin, même si l’on examinait votre idée de la responsabilité du peuple allemand dans son ensemble via le corps électoral de l’accession au pouvoir d’Hitler (mais j’ai assez montré à quel point votre thèse n’est plus suivie) et spécifiquement en suivant votre raisonnement, il est tout simplement et rapidement écarté par cette observation simple : c’est depuis le Cabinet Brüning et donc début 1930 que les gouvernements sont minoritaires dans la république de Weimar. À ce moment, le NSDAP d’Hitler ne représente que 14 malheureux députés. Il y a donc bien, dès ce moment, dans la république de Weimar, une impossibilité de la part des partis de former des gouvernements majoritaires alors que le parti nazi ne représente rien. Ce n’est donc pas la somme des sièges communistes et nazies qui est la cause essentielle du blocage (selon votre observation erronée), comme vous l’affirmez erronément, puisqu’il est préexistant. Voilà, j’espère vous avoir convaincu avec mes trois messages que votre phrase et votre vision de ce terrible moment de l’histoire sont erronés. Sinon, tant pis. Cordialement.
      • u'tz
        novembre 13, 22:18 Reply
        perso suis sans doute idiot et pas habilité vu que c'est 20 ans avant ma propre néssance : "les partis nazi et communiste ayant obtenu ensemble la majorité absolue de sièges" ça me paraît hyper tendance vu que kpd, spd et zentrum avaient tout autant la majorité des mots cratiques schleus... bon disons qu'adolf et iossif bronzaient ensemble en espagne...
  31. Pfff
    novembre 11, 11:51 Reply
    Plongeons-nous avec délice dans les subtilités byzantines du raffinement politique américain. Révisions : 1. https://youtu.be/YwntaQlX4iw 2. https://youtu.be/8Izwj6O3leo 3. https://youtu.be/qlDALjminQI C'était vraiment très intéressant ! Quel goût !
  32. Tournaisien
    novembre 11, 12:12 Reply
    http://www.lesoir.be/1365258/article/actualite/monde/usa-2016/2016-11-11/pas-mon-president-manifestations-anti-trump-continuent-travers-usa ... Un remake à l'américaine de mai 68 ? Une révolution de petits bourgeois, d'une jeunesse huppée et le cul dans le beurre, celle de la côté est, de New York, des grandes villes de Californie, de Long Island, des banlieues chic de Boston ? ... la chienlit comme disait De Gaulle ? ... Vous l'aurez compris, je ne suis absolument pas d'accord avec ça. La démocratie s'est exprimée. Je peux comprendre qu'on soit opposé à ce que représente Trump, aux idées qu'il défend et qu'il incarne, mais alors, du moins si l'on se dit démocrate et qu'on l'est vraiment, il n'y a qu'une voie à suivre, celle du combat politique dans le respect de ce que prévoient les institutions et la loi. ... quant à moi, je suis sur le fond très mitigé. Autant je me réjouis de ce que son élection va sans doute se traduire par une réelle décrispation avec la Russie, autant je suis circonspect par rapport à une fuite en avant du libre-échangisme et donc a priori satisfait qu'on y mette un frein, autant je ne peux que nourrir bien évidemment des craintes en ce qui concerne sa politique énergétique et son peu de prise en compte de la réalité environnementale et des questions sociales. ... Allez, Marcel, faites mon diagnostic. Je suis quoi au juste ? Un Ecolo de droite à la fibre néanmoins sociale ou un crypto-gauchiste ? Hmm hmm je suis curieux de voir ce que vous allez me sortir.
    • Pfff
      novembre 13, 16:04 Reply
      Causalité toujours. Pour sauver la démocratie, rappelons immédiatement Béatrice Delvaux, dont le voyage aux USA, aux frais de son journal (donc de nos impôts) a déjà occasionné la victoire de Donald Trump. Halte aux frais ! Les membres de Eagle of Death Metal refusés au Bataclan. Soyez traumatisés, le spectacle adore, mais traumatisés comme il faut, sinon le politiquement correct vous bottera le cul. On s'inquiétait pour rien. La dictature des bien-pensants est toujours sans complexe.
  33. Marc
    novembre 11, 12:28 Reply
    Au scrabble de la bien-pensance, vous venez de cartonner. Tous les mots qui rapportent gros sont présents : peuple, con, populiste, démagogie, réfugié, immigré, arabe. Mot compte double avec Zemmour et, l’apothéose, mot compte triple avec Hitler. Vous faites preuve d'un certain nihilisme. Et si je ne pense pas comme vous, alors je ne peux qu'être réactionnaire. "Donc on est réac, donc on est facho, donc on est vichyste, donc on est pétiniste. Donc, c'est Adolf Hitler, donc c'est la choas, donc on est à l'origine des 6 millions de morts" Michel Onfray.
  34. Tournaisien
    novembre 11, 16:56 Reply
    http://www.lesoir.be/1365447/article/actualite/union-europeenne/2016-11-11/selon-malmstroem-l-election-trump-pourrait-retarder-ttip ... La mine déconfite de la métulante suédoise (commissaire européenne d'un pays qui n'est même pas dans la zone euro !) contraste délicieusement avec l'arrogance de son annonce relative au TTIP au lendemain de la signature du CETA ! Une bonne leçon pour tous ceux qui s'imaginent pouvoir superbement ignorer le ressenti de toute une population, et surtout les mécanismes démocratiques conduisant à des décisions supposées rester sous le contrôle des représentants élus par le peuple européen.
  35. Tournaisien
    novembre 11, 18:12 Reply
    https://www.theguardian.com/environment/2016/nov/11/trump-presidency-a-disaster-for-the-planet-climate-change ... A disaster for the climate ? Undoubtedly ... but also the Shell Company which, by signing the CETA, will be able to accelerate the tar sands exploitation and in the process, the plight of the subartic forest ! Everything is in everything. Trump supports the coal-fired power, but he is against the free trade agreements which can only benefit fossil fuel use.
  36. Tournaisien
    novembre 11, 21:45 Reply
    [NOTE DU CENSEUR SEL : LE SITE RT.COM EST UN SITE DE PROPAGANDE AU SERVICE DU GOUVERNEMENT DE VLADIMIR POUTINE. IL IMPOSE UNE LIGNE STRICTE A SES JOURNALISTES. L'INFORMATION CI-DESSOUS DOIT DONC ETRE PRISE COMME LA POSITION DU POUVOIR RUSSE.] LE SOURIRE DU DIABLE : https://francais.rt.com/international/28446-julian-assange-daesh-financeur-fondation-clinton ... l'équation est décoiffante, et elle est connue, mais volontairement ignorée des médias occidentaux. L'administration de l'Amérique selon les Clinton et Barack Obama, mais également les Néo-con (clan Bush), c'est aussi un soutien au régime de Ryad, c'est son armement massif tandis que les Saoudiens sont occupés actuellement à perpétrer un véritable génocide contre les Houthis (chiites du Yemen) et ont financé dans des proportions hors du commun l'EIL (DAESH), ceux-là mêmes qui sont responsables des attentats terroristes de Paris et de Bruxelles. L'administration Clinton & Co, c'est encore le soutien apporté, via la fondation Soros (cfr le milliardaire Georges Soros, d'origine hongroise), à l'extrême-droite ukrainienne lors de la révolution de la place Maïdan, une révolution dont il s'avère qu'elle fut une gigantesque manipulation (cfr la controverse sur l'origine des tirs sur la foule ukrainienne de Maïdan). L'administration Clinto & Co, c'est enfin la montée de la pression dans les relations avec la Russie, l'organisation notamment de grandes manœuvres militaires de l'OTAN en Lettonie et en Estonie, à quelque 10 kilomètres seulement de la frontière russe. ... Vu sous cet angle, l'élection de Trump est incontestablement une bonne chose, pour autant bien sûr qu'il rompe de façon définitive avec cette politique qui ne pouvait que nous mener tous à la catastrophe.
    • Tournaisien
      novembre 12, 16:37 Reply
      J'entends ... mais dans mon commentaire, les allusions au massacre des Houthis, à la fondation Soros et aux manœuvres de l'OTAN en Estonie ne se trouvaient pas sur ledit site. Que ce site soit très orienté, soit, mais sur le fond, le problème reste grosso modo le même.
      • marcel
        novembre 12, 18:19 Reply
        OK, mais il faut mettre le massacre des Houthis dans une perspective plus large, incluant le soutien de l'Iran.
      • Degenève
        novembre 13, 11:11 Reply
        On verra tout ce qui sortira de cela. Trump ne serait pas le premier à manger ses promesses de campagne. J’ai même l’impression qu’il en mangera davantage que bien d’autres avant lui. Une première indication sur les directions qu’il compte prendre sera donnée par la composition de son administration. Mais au vu des noms qui sont pressentis pour son équipe de transition, j’ai l’impression que cela ne se présente pas très bien.
    • Antoine Dellieu
      novembre 15, 14:28 Reply
      J'ai lu un article très récent qui expliquait que 60% des exportations d'armes wallonnes allaient en Arabie Saoudite (C'est par là, mec). J'ai aussi lu un article sur un juge qui considérait que des recrutements forcés effectués par le PKK en Belgique ne seraient pas poursuivis car ils se sont produits dans le cadre d'un conflit armé (on croit rêver). Tout ça dans la presse mainstream. Un article pour creuser un peu ces infos ? Non ça j'ai pas trouvé. Pourtant ce serait intéressant de voir ce que cela cache. J'ai l'espoir que suite à l'élection de Trump, et le dynamitage de l'agenda géopolitique US que cela implique, l'Europe cessera de se laisser entraîner dans des magouilles qui nuisent à ses intérêts.
      • marcel
        novembre 18, 11:59 Reply
        Pas grand chose de cache de ce côté. Ce serait le cas si on déclarait qu'on ne vend pas à l'Arabie saoudite. Pour le PKK, il est en effet inadmissible qu'on pratique des recrutements forcés sur le territoire belge. Mais je n'en connais pas l'ampleur.
  37. Karine
    novembre 12, 07:02 Reply
    Je n'aime pas ce genre de commentaires "le peuple est con donc ne lui laissons pas le pouvoir " donc cce sont les élites seules qui doivent choisir , au mieux une oligarchie au pire une dictature . Non je suis désolée même si le peuple est con c'est à lui de choisir! On nous a fait le même topo avec le brexit (et il y a plus longtemps avec le referendum européen) , les gens ne savent pas , ils ne comprennent pas , ils sont trop cons mais nous on sait ce qui est bon pour eux .C'est vrai que grâce aux élites et ceux qu'ils ont voté nous vivons dans un monde merveilleux sans aucun problème ! Ensuite pour le Brexit on nous a prédit une invasion de sauterelles et là nous aurons droit à l'apocalypse!!! pff il ne va pas gouverner seul et isolé du monde !
    • marcel
      novembre 12, 14:08 Reply
      Oh non, surtout pas donner le pouvoir aux « élites » (un monstre indéfini du reste). Ce n'est pas du tout ce que je dis.
    • u'tz
      novembre 14, 01:49 Reply
      ""le peuple est con donc ne lui laissons pas le pouvoir " donc ce sont les élites seules qui doivent choisir , au mieux une oligarchie au pire une dictature." non Karine un peuple con élit des cons qui le représentent, il y a peu de chance qu'on détrône le roi des cons, l'élite détourne le choix des faiblesses du peuple con, la dictature exploite sa connerie, la démocratie assume une certaine connerie (it's my people) dans un monde où les winners ne seraient soi-disant pas des cons
  38. Tournaisien
    novembre 12, 08:13 Reply
    http://www.lesoir.be/1365711/article/actualite/monde/2016-11-12/juncker-trump-va-devoir-apprendre-fonctionnement-l-europe ... Quelle morgue ! ... pour qui se prend-il lui qui s'est trouvé impliqué jusqu'au cou dans le LuxLeaks et aurait dû en toute logique être déféré devant les tribunaux ? Quant en ce qui concerne l'OTAN, j'entends bien que l'Europe ne doit pas tomber dans une naïveté béate, mais encore une fois, je crains que ledit OTAN n'ait depuis déjà quelques années largement outrepassé ce que devrait être son rôle de vigile. Je l'ai déjà écrit : l'affaire de Maïdan, en s'appuyant sur les franges de la droite extrême ukrainienne, et les manoeuvres organisées en Estonie à moins de 10 km de la frontière russe, tout ceci n'a plus rien à voir avec une politique qui se voudrait strictement défensive. L'adjectif qui convient est bien celui d'"agressif". Imaginez un traître instant que la Russie, alliée du Mexique, organise des grandes manoeuvres militaires conjointes à 10 km du Texas ou de l'Arizona ! Je vous laisse imaginer la réaction des États-Unis.
    • u'tz
      novembre 14, 02:02 Reply
      @Tourn' perso je trouve juncker micronationaliste pseudocontinent, mais sans morgue dans son rôle et dans le cas présent, comme trump avec clinton vous voulez la foutre en prison... "Imaginez un traître instant que la Russie, alliée du Mexique, organise des grandes manoeuvres militaires conjointes à 10 km du Texas ou de l'Arizona" super le nouveau cuba... avec un buffer de 10 km
      • Tournaisien
        novembre 19, 09:06 Reply
        Pseudocontinent et cryptoincontinent ... indeed !
  39. Eridan
    novembre 12, 11:43 Reply
    Mais non, bien sûr, le peuple n'est pas con. C'est le principe de la décision démocratique qui est malade, grippé, dépassé. Il a fait son temps car toutes les forces perverses ont fini par le dévoyer à leur profit. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/reinventer-la-democratie-en-changeant-le-mode-de-scrutin-une-utopie_1849015.html A noter que cette référence ne parle même pas de la démocratie participative. Il y a du travail... On peut même espérer que l'élection de Trump sera une chance pour l'Europe, par réaction à l'absurdite. Le tout étant de la saisir, ce qui n'est pas gagnée d'avance, très loin s'en faut.
  40. Tournaisien
    novembre 12, 18:32 Reply
    Je serais tenté de résumer les choses ainsi : dans l'élection de Trump, il y a plusieurs aspects, qui ne sont pas nécessairement liés entre eux et qui doivent être appréciés différemment : (1) Il y a d'abord l'homme, avec ses outrances, certes, son côté caricatural, son apparente superficialité, mais aussi son vécu, ses blessures, celle d'un homme, fils de "commerçant" (même si commerçant de haut étage), qui n'a jamais réussi à se faire accepter par la jetset bon teint de la côte Est et singulièrement de New York, un homme contrasté donc, à la fois un pragmatique, mais aussi quelqu'un qui saura peut-être plus écouter qu'on ne le prétend, et dont je ne serai pas étonné qu'il tempère et ramène ses déclarations sur la réforme de la santé d'Obama à un niveau plus humain (on peut rêver) ; (2) Il y a aussi ce qu'il incarne à un niveau politique profond, ce rejet de l'establishment, du dictat d'une certaine forme de bienpensance qui ne profite toujours qu'aux mêmes. En une certaine mesure, cet aspect-là échappe en grande partie à Trump lui-même, si ce n'est que c'est précisément son style très âpre et provocateur qui a su semble-t-il toucher l'Amérique profonde, celle des laissés pour compte ; (3) Il y a ensuite le Trump protectionniste, celui qui reste viscéralement, avant tout, américain, qui connaît sans doute peu le monde hors States, celui surtout qui va réinstaurer les vieilles recettes d'un libéralisme intérieur doublé d'un protectionnisme à l'adresse de l'extérieur ; (4) Il y a enfin toute la question de la politique extérieure qu'il va incarner, or cet aspect-là est, pour nous, fondamental, car les équilibres du monde, si ils continuaient à être bousculés comme ils l'étaient depuis déjà quelque temps, risquaient fort de nous revenir en feed-back. La volonté d'un rapprochement avec Moscou n'est en soi pas une mauvaise chose; il est urgent en effet de décrisper et de faire retomber la pression sur le front oriental de l'Europe. De ce point de vue, Trump se range plutôt dans le camp de quelqu'un comme De Gaulle, qui reste à mes yeux un visionnaire.
  41. Martine - Bxl
    novembre 12, 19:41 Reply
    Marcel et les croutons.... Arrêtez de penser; nos enfants le font tellement mieux que nous !... https://www.youtube.com/watch?v=4egtarw11uA&feature=youtu.be
    • u'tz
      novembre 15, 23:44 Reply
      merci pour les croutons surtout si nos enfants pensent mieux que nous... perso suis rassuré côté réflexion de la reproduction du même, mais ne dites pas à nos enfants "la reproduction du même" c'est pas assez édifiant d'ailleurs ils ne peuvent être que meilleurs que nous
  42. Capucine
    novembre 13, 09:05 Reply
    merci à poli pour son intervention clairvoyante.
  43. Tournaisien
    novembre 13, 10:11 Reply
    https://en.wikipedia.org/wiki/Luxembourg_Leaks ... Ce qui est quand même fou, c'est de constater qu'après cette affaire révélatrice d'une totale déloyauté vis-à-vis de l'Europe en particulier, la Commission européenne n'a pas jugé bon écarter la candidature à la présidence de Jean-Claude Juncker, premier ministre luxembourgeois durant les faits incriminés et à l'évidence impliqué jusqu'au cou dans ce dispositif illégal, contraire aux dispositions juridiques des pays des multinationales concernées. Ceci en dit long sur la déphasage complet de la classe politique européenne d'avec sa base électorale. Après l'affaire de Barroso et de Goldman Sachs, tout est dit. Et après cela, on aurait le culot de s'émouvoir de l'élection de Trump ? L'élection de Trump est très exactement une réponse à ce genre de dérive et d'autisme politique, et l'Europe ferait vraiment bien de revoir sa copie si elle ne veut pas elle-même être confrontée à ce genre de déconvenue.
  44. Wallon
    novembre 13, 19:02 Reply
    Si vous jugez, Monsieur Sel, que je n'ai pas compris l'article, c'est votre liberté de vous reconnaître dans le miroir mais, comme tous les intervenants, pourtant "issus du peuple", il me semble qu'aucun d'eux, y compris moi, ne se reconnaissent dans les caractéristiques que vous attribuez gratuitement : Imbécile, idiot, bête, crétin, débile, imbécile, couillon, enflé, enflure, gland, niais, gland, etc. (lire le Robert, plus fiable que le Larousse). De plus, à lire les commentaires de vos contradicteurs, ces personnes ne me donnent pas l'impression d'être des électeurs "aveugles". Par contre, quel que soit la "qualité" du peuple, face au pouvoir les dés sont toujours pipés.
  45. Guillaume de Marnix
    novembre 13, 22:48 Reply
    Je n'irai pas jusque là, mais il faut dire qu'en voyant les braillards haineux qui soutenaient Hillary et avalaient ses mensonges refuser le résultat et appeler au meurtre,"nous étions très forts pour lyncher autrui tous ensemble" prend du sens et la question mérite d'être posée ;)
    • u'tz
      novembre 15, 23:30 Reply
      on en reparle si un braillard haineux bute l'american hero trump et qu'on aura pence comme président créationniste
  46. u'tz
    novembre 14, 02:21 Reply
    @Marcel [LE PEUPLE]"C’est lui qui a donné un quart de ses voix au Vlaams Belang en 2004, en Flandre. C’est lui qui a fait passer Jean-Marie au second tour en 2002." en plus il a donné en 2014 suffisamment (mais nettement minoritairement chez les FR) de voix au mr pour s'allier aux flamingants relativement plus présentable de l'n-va...dont le credo correspond exactement à la fille de Jean-Marie-2d-tour-2002. saloperie de peuple
  47. Pfff
    novembre 14, 22:33 Reply
    Dystopieland Ce n'est pas tout cela. Ce bon vieux tonton Walt sort un énième remake de La Belle et la Bête, histoire de rappeler à toutes les petites filles du monde qu'il faut savoir dépasser les apparences d'un surmâle disgracieux et un peu bougon pour voir la véritable beauté du propriétaire. Cela me rappelle quelque chose, mais quoi ?
    • u'tz
      novembre 15, 23:22 Reply
      si c'est juste ce bouffon efficace de trump le "surmâle disgracieux" mon cher Pfff je vous sens enfoui dans votre pensée magique
    • u'tz
      novembre 15, 23:25 Reply
      Dystopieland, le territoire de l'humanité ? l'est de l'eden ? poutine (frites au fromage)
      • Pfff
        novembre 18, 13:15 Reply
        Poutine, Trump, Erdogan, je pose la question : ne sommes-nous pas dirigés par des personnes épouvantablement vulgaires ?
        • u'tz
          novembre 20, 19:48 Reply
          vulgaire de vulgus = volks , et con en plus !
  48. Tournaisien
    novembre 15, 11:35 Reply
    http://www.lesoir.be/1368004/article/actualite/union-europeenne/2016-11-15/juncker-je-suis-inquiet-que-trump-mette-en-pratique-ce-qu-il-dit-en-campag ... Barroso était un salop, Juncker est une fripouille doublée d'un nain politique. Les Européens de cette génération, celle des donneurs de leçons et des va-t-en-guerre, les Hollande, Rasmussen, Tusk, Juncker, Barroso ... même Merkel, nous menaient droit dans le mur ; l'élection de Trump a déjoué fort heureusement ce scénario catastrophe. L'histoire se soldera tout au plus par une jolie déconvenue pour les Européens qui resteront à quai après avoir chié sur Poutine, l'avoir agoni de commentaires peu amènes et de sanctions (d'ailleurs contreproductives), et aujourd'hui sur Trump. Les vestales revêtues de leurs toges plus blanches que blanches se retrouvent nues dans la salle d'attente d'une gare de banlieue à devoir bouffer, faute de saumon norvégien ou de caviar de la Caspienne, leurs cheese-burgers vendus en promotion sur la piazza del Duomo à Florence. Il leur reste fort heureusement leurs sables bitumeux pour se talquer les fesses et leurs presse de corridors pour se faire une couche de fortune. Pendant ce temps, les Américains et les Russes se referont une santé sur notre dos ; ils règleront à leur manière le cas de la Syrie et ils dicteront à Erdogan leur propre politique commune, au bénéfice ou non des Kurdes qui, quoi qu'il en soit, auront vite compris où est leur intérêt, du côté des plus forts et non des moralistes en chambre qui n'ont de toute façon pas les moyens de leur politique. Les Saoudiens rabattront leurs prétentions et feront patte de velours, les seuls qui continueront à rester leurs débiteurs étant bien sûr les Européens qui resteront avec le problème d'un terrorisme larvé sur les bras. ... petit dicton en guise de piqûre de rappel : "les conseilleurs ne sont jamais les payeurs". Il serait peut-être temps de le rappeler aux cons qui tiennent lieu de classe politique en Europe.
    • u'tz
      novembre 15, 23:06 Reply
      le burn out ne vous sied point mon cher Tourn' et être explosé par une petite frappe de molenbeek passée via brigade internationale de daesh au sacrifice de blanc belge eurocrate etc ne devrait pas vous faire douter , quoique le doute vous siérait parfaitement avant le grand seoir
    • u'tz
      novembre 17, 20:25 Reply
      Tourn' sûr que vous avez une magnette avec la mêche à trump sur votre frigo, perso j'en ai une aussi sauf que c'est avec madame trump à poil, une très belle personne aussi... pour dans huit ans
      • Tournaisien
        novembre 19, 09:03 Reply
        Perso, je préfère Michele Obama ... je la trouve plus sympa, plus sexy et, ce qui ne gâche pas le plaisir, plus subtile.
  49. Manwe
    novembre 15, 12:34 Reply
    J'ai un secret pour vous Marcel surtout ne le répétez pas. Si les politiques font du spectacle ce n'est pas tant parce que cela fonctionne électoralement, c'est avant tout parce qu'ils n'ont plus de solutions à proposer face aux grands enjeux de ce siècle à savoir la transition énergétique et le déséquilibre entre gains de productivité et croissance. Le premier nous conduit à des changements climatiques au mieux catastrophiques et le second à un affaiblissement progressif de la classe moyenne pourtant fondement de nos démocraties. Où chercher une boîte à outil efficace quand le communisme a failli, le keynésianisme a failli, la mondialisation a failli et le néolibéralisme a également failli. Alors plutôt que de faire des promesses qu'ils ne peuvent tenir, ils ne promettent plus rien (la double portion de frittes comme programme électoral youpi) ou promettent tout et son contraire (ce qui reviens au même, le peuple est con mais il n'est pas bête). Tout cela laisse le champ libre aux populismes avec pour seuls réponse des démocrates: avec eux se sera la catastrophe mais avec nous se sera moins pire.
    • u'tz
      novembre 15, 23:16 Reply
      ..."promettent tout et son contraire (ce qui reviens au même, le peuple est con mais il n'est pas bête)" perso cher Manwe c'est le genre d'association pour lequel un peu de pédagogie aiderait mes manques... le contraire de tout quand on promet tout ? être con sans être intelligent est effectivement plus subtil...
  50. L'enfoiré
    novembre 15, 19:36 Reply
    "Je vais me faire traiter d’élitiste. On va me dire arrogant, antisocial, monsieur je-sais-tout. Mais voilà, je n’y peux rien : le peuple est con. On en a la preuve. Le minimum est de le lui dire." J'espère que tu ne l'as pas appris tout récemment. Tous les qualificatifs susmentionnés, m'ont été déjà servi sur un plateau d'argent. Le lui dire est-ce que cela servirait à quelque chose? Qui connaît son rôle de citoyen? Qui sort de la masse et qui ne veut jamais y entrer? Le peuple, il a son opium: voir le sport à la télé. Faut pas croire qu'il fasse autre chose que du sport en chambre. Enfin si cela peut te donner des commentaires en plus de le leur dire, Marcel... Cela peut servir. Ils mettent une tune dans le bastringue pour que cela continue...
    • u'tz
      novembre 18, 20:43 Reply
      https://www.franceculture.fr/emissions/lhumeur-du-matin-par-guillaume-erner/les-medias-nont-pas-donne-la-parole-aux-electeurs-de
  51. Tournaisien
    novembre 19, 12:34 Reply
    VENONS-EN À UNE AUTRE AFFAIRE QUI DÉFRAIE LA CHRONIQUE DEPUIS QUELQUE TEMPS : http://www.lesoir.be/1371455/article/economie/2016-11-19/kazakhgate-armand-decker-percu-741846-euros ... C'est du lourd, du très lourd, du très très lourd, du très très très lourd ... c'est même encore pire que ça. Nous sommes là en présence d'un cas on ne peut plus clair de "traffic d'influence" et de corruption publique. Cfr l'article 247, § £4 du code pénal (http://www.actualitesdroitbelge.be/droit-penal/droit-penal-special/la-corruption-en-droit-belge/le-trafic-d-influence) Cf. : http://www.vdelegal.be/wa_files/Quelques_20commentaires_20sur_20la_20r_C3_A9pression_20de_20la_20corruption.pdf : § 4. Lorsque la corruption a pour objet l'usage par la personne qui exerce une fonction publique de l'influence réelle ou supposée dont elle dispose du fait de sa fonction, afin d'obtenir un acte d'une autorité ou d'une administration publique ou l'abstention d'un tel acte, la peine sera un emprisonnement de six mois à un an et une amende de 100 francs à 10 000 francs. Lorsque, dans le cas prévu à l'alinéa précédent, la sollicitation visée à l'article 246, § 1er, est suivie d'une proposition visée à l'article 246, § 2, de même que dans le cas où la proposition visée a l'article 246, § 2, est acceptée, la peine sera un emprisonnement de six mois à deux ans et une amende de 100 francs à 25 000 francs. Si la personne corrompue a effectivement usé de l'influence dont elle disposait du fait de sa fonction, elle sera punie d'un emprisonnement de six mois à trois ans et d'une amende de 100 francs à 50 000 francs. » Les articles 248 et 249 du Code pénal aggravent la peine pour des personnes exerçant des fonctions spécifiques telles que fonctionnaire de police ou arbitre. ... ... Qu'on le foute en tôle, ce salopard prétentieux et méprisant ! C'est tout ce qu'il mérite. C'est une honte ! Honte au MR de couvrir des crapules de son espèce ...
  52. Tournaisien
    novembre 21, 08:20 Reply
    Il n'y aura pas d'effet Trump, en France. Depuis hier soir, on le sait. La désignation de François Fillon aura une conséquence évidente : Lepen a d'ores et déjà perdu son pari ; il n'y aura pas d'effet Lepen au premier tour. Certains analystes prévoyaient une Lepen qui aurait pu monter jusqu'à 30 % ; ce scénario était de fait très probable si Sarkozy avait été le candidat de la Droite, il l'aurait été tout autant si cela avait été Juppé. En revanche, la candidature de Fillon change complètement la donne. ... vous voyez, Marcel, le peuple (ici de droite) n'est pas forcément con. La démocratie a fonctionné et le choix qui a été fait a été celui d'une forme de modération et de la respectabilité. Il y aura donc un vrai débat gauche / droite ... à la gauche de se trouver un candidat crédible. En sera-t-elle capable ? Cela est une autre affaire.
  53. vince001
    novembre 21, 10:33 Reply
    Tu vois, j' suis pas un homme, Je suis le roi de l'illusion Au fond, qu'on me pardonne Je suis le roi, le roi des cons. C'est moi, le maître du feu, Le maître du jeu, le maître du monde Et vois ce que j'en ai fait, Une Terre glacée, une Terre brûlée, La Terre des hommes que les hommes abandonnent. Je suis un homme au pied du mur Comme une erreur de la nature Sur la Terre sans d'autres raisons Moi je tourne en rond, je tourne en rond. Je suis un homme et je mesure Toute l'horreur de ma nature Pour ma peine, ma punition, Moi je tourne en rond, je tourne en rond
  54. Tournaisien
    novembre 22, 15:49 Reply
    La demande de clarification sur l'avortement lancée par Juppé à l'adresse de Fillon ... Bel exemple, une fois encore, des adeptes de la doxa pour qui tous les coups sont bons, au prétexte du sacro-saint respect de la démocratie. Ces apôtres-là confondent au passage l'esprit et la lettre de la démocratie ; si ils en respectent en apparence la lettre, ils démontrent ce faisant le peu de cas qu'ils font de ce qui devrait en animer l'esprit, à savoir le respect de l'autre, avec ses convictions profondes. Qu'a dit au juste Fillon ? Qu'à titre personnel, il ne pouvait donner raison à l'avortement, mais que par souci du bien général, il ne remettrait pas en cause cette loi proposée au vote de l'assemblée par Simone Veil. Qu'y a-t-il donc là de répréhensible ? Il affirme ses convictions tout en sachant pertinemment qu'elles lui attireront les foudres de la majorités des "grands esprits", mais il reste soucieux dans le même temps, à la fois de l'esprit et de la lettre de la démocratie. La démocratie, ce n'est pas l'uniformisation des consciences, certainement pas ... si c'est ça, alors foutre à la démocratie. Non, la démocratie, c'est le respect du débat et de la chose publique, tout en laissant aux citoyens la liberté de leur conscience. Ce type d'attaque sous la ceinture est une preuve supplémentaire de ce que les "défenseurs de la liberté", ou du moins ceux qui en adoptent la posture à grands renforts de publicité et de médiatisation, sont souvent bien plus intolérants que ceux qui, tout en ayant des convictions fortes, sont prêts à admettre la différence et disposés à l'écoute. C'est cette imposture-là, notamment, à laquelle aujourd'hui de plus en plus de citoyens disent non.
  55. Salade
    novembre 23, 18:03 Reply
    Le peuple est con. Et les "élites" ? Xrump? Le Xen? De Xever? Xarcourt?
  56. u'tz
    novembre 23, 22:13 Reply
    cher Marcel, avez-vous promis à la femme de votre vie de ne plus vous occuper de ce con de peuple qui ment avec son vote utilement volatile, avec sa volonté honteuse, ce con de peuple blogué sur votre actualitée et commentée...même plus un petit mail pour annoncer un nouvel article... FR gekärchiseerd, gehümilieerd, vrij, vrijge, vrijgege, vrijgegeven ben ik
  57. Tournaisien
    novembre 25, 12:29 Reply
    Marcel, ... l'affaire Chodiev / De Decker prend un tour absolument délirant. Plus on creuse, plus on prend conscience d'accords pour le moins trouble entre le landerneau politique des années 2000 et ce gangster en col blanc. On vient ainsi d'apprendre que le montant de la transaction pénale, qui devait rapporter 23.000.000 € à l'état belge, ne se serait élevé en réalité qu'à 522.000 €, soit environ 45 fois moins (Chodiev et ses coreligionnaires n'auraient payé en définitive que quelque 2,5 % du montant qui avait été annoncé officiellement à l'époque). Quand on met cela en perspective avec l'affaire De Decker, on est littéralement halluciné. Cette affaire semble incomparablement plus grave que l'affaire Agusta dans les années '90. ... Vous comptez nous faire un papier là-dessus ?
    • marcel
      novembre 27, 01:40 Reply
      Non parce que la presse s'est emparée du problème (enfin) et j'y lis… ce que j'avais déjà écrit il y a un an et plus (notamment sur le faux qui a permis de donner la nationalité belge à Chodiev).
  58. Pfff
    novembre 25, 15:07 Reply
    Il n'y a pas mort d'homme. LA journée du féminicide qu'il ne fallait pas manquer. Je ne sais pas ce que cela veut dire, mais c'est probablement bien moins grave qu'un homicide.
  59. Pfff
    novembre 25, 15:20 Reply
    Sur Internet, il y en a qui défendent le fait que Avicene, gardien du zoo homonyme, était espagnol. C'est un peu tout le problème: on nous avait annoncé le choc des civilisations ; nous avons droit à la guérilla des incultes. Athées laïcards versus Jihad, combat au sommet de la taupinière.
  60. Pfff
    novembre 25, 21:58 Reply
    "Rappel : la révolution conservatrice était, sous la république de Weimar, l'un des préludes au fascisme." Le meilleur prélude au fascisme reste le léninisme. "Vous en tuerez autant dans tel village." Des ordres comme cela, signés de la main de Lénine, ont en trouve à la pelle, dès le début de la révolution russe. Le seul programme était la Terreur. Lors de l'arrivée de Lénine en gare de Moscou, on a chanté la Marseillaise (L'Internationale n'existait pas encore). L'obsession de Lénine et de ses successeurs: éviter un Thermidor. Leur panacée: le meurtre de masse. Mission accomplie: La Glasnost n'arrivera que 70 plus tard, trop tard pour des dizaines de millions de victime. Le fascisme et le communisme sont bonnet blanc et blanc bonnet, pile et face de la même fausse monnaie. Arrêtons de faire semblant de croire que le fascisme est autre chose qu'un socialisme qui a mal tourné. Marre de la Grande Parade et du négationisme de gauche, autrement plus virulent que celui de droite.
  61. Pfff
    novembre 26, 20:26 Reply
    Redoutable euphémisme Dans Libération "Ces explosions de joie après la mort d’un homme en disent long sur le ressentiment de ces exilés à l’égard d’un régime qui a tenu Cuba d’une main de fer au prix de redoutables privations de liberté." Le mot qui trahit et qui dit tout haut : "Je suis un suceur de jonc progressiste" ? Redoutable, qui ne veut rien dire du tout et qui aimerait bien taire l'ignominie du régime castriste. Redoutable couillon !

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