Houellebecq : la Soumission fait la farce.

Vision terrible de deux minarets concurrents, à Bruxelles.

Vision terrible de deux minarets concurrents, à Bruxelles.

L’annonce d’un nouvel opus de Michel Houellebecq est en soi un événement. De temps en temps, le plus grand romancier français du moment pense en plus à mettre un peu de soufre dans sa com. Pour Soumission, il fait fort : donner corps à ce fantasme — populiste par excellence — d’une France gouvernée par un parti musulman. Au moment où l’Organisation « État islamique » met la Syrie à feu et à sang, crucifie des chrétiens, décapite complaisamment des hommes et des femmes pour impressionner nos médias, c’est une provoc puissante : Houellebecq s’approprie ici un thème cher aux xénophobes les plus virulents, qui voient dans la seule présence musulmane en Europe la preuve d’un prochain « grand remplacement ». Qu’il écrive un excellent roman ou un pamphlet médiocre sur le sujet, il sait qu’il va attirer l’attention, et bien vendre.

Houellebecq s’approprie un thème cher aux xénophobes.

Il sait aussi qu’il clivera. Roman islamophobe pour les uns, excellente satire de notre société pour les autres, il semble impossible de ne pas se placer d’un côté ou de l’autre de la ligne de rupture que l’auteur a tendue, comme un piège, aux médias et aux chroniqueurs de tout poil. D’autant que, même s’il tirait à autant d’exemplaires que Zemmour, la com autour de l’œuvre fait de toute évidence plus de bruit que le contenu lui-même. C’est d’ailleurs le problème.

Pas besoin de lire pour être soumis.
Un livre d’un auteur aussi connu a deux vies. L’une est purement médiatique. La très grande majorité des citoyens qui ont entendu parler du livre « comprennent » qu’il évoque une France soumise à la charia, dans sept ans. Seuls les lecteurs de l’ouvrage auront une idée plus nuancée. Soit, au mieux, quelques centaines de milliers de personnes. D’où la question de la responsabilité de l’auteur : l’idée de promouvoir un livre qui part du principe que l’Islam puisse gouverner la France à plus ou moins courte échéance est islamophobe en elle-même, parce qu’elle ne correspond à rien d’autre qu’à un fantasme qui effraie : à Bruxelles, une ville qui compterait un quart de musulmans aujourd’hui, le seul parti islamiste, Islam, n’a recueilli, aux dernières élections, que 1,5 % des voix sur l’ensemble de l’électorat (francophone et néerlandophone). Soit un peu plus de 6.000 personnes. Or, dans Soumission, en 2022, la Belgique sera, comme la France, dirigée par les islamistes (modérés) ! Cela impliquerait tout de même que tous les musulmans belges votent pour eux, mais aussi que la bagatelle de 80 % des électeurs pro-islam soient… non-musulmans !

Chez Houellebecq, 80% des électeurs du parti islamique sont non-musulmans. Ça fait peur, en effet.

Houellebecq a beau se défendre en disant qu’il est très peu probable que ça arrive en 2022, il a néanmoins choisi cette date-là dans son livre. Cette potentialité à si brève échéance satisfaisait immanquablement les fantasmes de certains excités et adoube les peurs d’un petit tiers des citoyens. En soi, alimenter la peur de l’Islam ou des musulmans, c’est une forme d’Islamophobie. Michel Houellebecq a choisi ce thème, il en a choisi les articulations et non, la liberté de l’artiste ne l’exempte pas de responsabilité. Il est en effet libre de publier un brûlot, mais il est responsable de ses effets, particulièrement quand il choisit un angle aussi sulfureux.

Houellebecq soumis à censure ?
Mais choisir un thème cher aux islamophobes ne signifie pas que Houellebecq puisse être considéré comme islamophobe lui-même. Le traitement du concept explosif qu’il manipule est fondamental. Et à ce niveau-là, qu’en est-il ? À lire Soumission, on se dit d’abord que Houellebecq n’a pas cherché le climax. Nul suspense ni recherche de sens. Houellebecq cherche plutôt à procurer un passe-temps qu’il construit sur ses propres déviances et fantasmes. La soumission est ici aussi celle des lecteurs, et partant, des médias, priés de se soumettre, le temps d’un livre, à l’univers désenchanté et pessimiste, presque antibiotique de l’auteur. Il n’y a nulle catharsis dans Soumission. Seuls les pervers, les frustrés de la bite, les misogynes au cinquantième degré ou les cinq fanatiques de Joris-Karl Huysmans (Charles Marie Georges de ses vrais prénoms), épars sur la planète, trouveront de quoi libérer leurs affects. Les autres s’amuseront de temps en temps d’une bonne trouvaille ou d’une critique bien radicale des partis traditionnels, des médias ou du pauvre François Bayrou, crucifié dans le bouquin.

Houellebecq est un auteur antibiotique.

Chacun se fait son idée de la littérature. Il y a des auteurs qui écrivent pour faire avancer une idée, dénoncer une injustice, changer le monde, imposer une philosophie. Il y a ceux qui plongent plus légèrement leurs lecteurs dans une aventure sentimentale, policière, une épopée surréaliste ou extra-terrestre où la fin est incertaine tant qu’on n’en possède pas les clés. Soumission n’est d’aucune de ces catégories-là. Mais puisque not’ Michel ne cherchait pas une révélation à soumettre au lecteur, ni la mobilisation de ses émotions, il aurait pu être analytique, partir de l’idée d’une France islamisée — puisque l’idée est dans l’air, pourquoi ne pas l’explorer vraiment ? — et tenter de la décrire intelligemment. Oui, mais pour un tel exercice, il eût fallu s’en tenir à un minimum d’honnêteté intellectuelle, et par ailleurs, s’informer un chouïa. Ce que Houellebecq n’a visiblement pas eu envie de faire.

Un soumis qui n’est en fait qu’un ré.
Il faut dire qu’il a commis une erreur médiatique en déclarant que Soumission était « un roman » : ce n’est pas du tout un roman, mais bien une farce, au sens littéraire du terme. Ce livre est un exercice de dérision plutôt surréaliste, basé sur les fantasmes, souffrances, errements de l’auteur. Cet angle change complètement la donne. L’exercice en devient même plaisant par moments. Il le sera même tout le long pour ceux qui trouvent rigolo de considérer que le foyer est la vraie place de la femme, ou que peu importe le cul d’adolescente (quatorze ou quinze ans) qu’on reçoit de la marieuse, pourvu qu’on puisse le gamahucher et le pénétrer — l’auteur n’a même pas eu le courage de dire clairement « un trou, c’est un trou », ce qui aurait au moins eu le mérite d’être à la fois délicieusement graveleux et foncièrement honnête.

Si au moins, on était sûr que Houellebecq était au second degré quand il « joue » le professeur de littérature, François, quadra désabusé, déjà lassé par le sexe, sauf toutefois quand on lui lèche abondamment les couilles (ce qui peut l’amener à tomber éperdument amoureux de la bouche exécutrice et, éventuellement, à éprouver un certain manque quand l’être qui entour l’orifice bucal s’absente — un manque qui finit par ressembler à tout l’amour dont le héros semble capable de souffrir).

Le héros tombe amoureux d’une bouche. Au moins, ce n’est pas trop loin du cerveau qui va avec.

On l’aura compris, dès les premières pages, le personnage central du livre est conditionné pour glisser doucement vers l’idée que beaucoup de Français se font de la femme en Islam, confortés — il faut bien le reconnaître — par certaines pratiques de musulmans d’aujourd’hui, comme se promener la chemise ouverte sur un torse velu, accompagné d’une femme en niqab, tout en regardant les jambes des jeunes filles qui passent « aux » Champs Élysées. Le problème, c’est quand on généralise le préjugé, et c’est bien ce que Houellebecq sous-entend. Mais ne soyons pas bégueules, cette prédisposition du héros est à peu près la seule approche un tant soit peu scénaristique sur les 300 pages du bouquin (soit 299 pages plus une ligne.)

Pas de soumission aux faits !
Car pour le reste, tout dans Soumission est absurde. Les affrontements armés entre extrême droite et islamistes à Paris, passe encore. Mais un carnage entre identitaires et « maghrébins » à la lisière du Périgord, sur la station-service de Pech Montat (qu’il orthographie Pech-Montat…) au sud de Brives, c’est franchement kitsch. Ayant besoin d’essence, François-le-prof-spécialiste-ès-Huysmans quitte donc la station de Pech Montat, où la vendeuse a été assassinée, et plutôt que d’aller à Cressensac, où une pompe l’attend à 5 km de la sortie suivante (en 2022, on suppose que les automobiles seront équipées de GPS qui pourront vous dire où se trouve la station la plus proche), il en parcours plus du double parce que, pour les besoins de l’histoire, c’est à Martel qu’il doit être : ça lui permet de rappeler que le bourg tient son nom et son écusson de Charles Martel, qui a définitivement vaincu les Maures à quelques encablures de là, et non pas à Poitiers, comme on le croit naïvement chez les historiens : eh oui, la bataille fut plus longue et plus dure qu’on ne le dit, figurez-vous. L’Islam, c’est forcément plus menaçant qu’on ne le croit… Quoique. L’histoire de Martel serait, selon certains, une légende, le bourg étant né 400 ans après la bataille si mal renseignée dans les manuels d’histoire. Insidieusement, Houellebecq reprend là un thème cher aux identitaires, qui veut que Charles Martel aurait arrêté les musulmans qui, c’est évident, allaient envahir l’Europe. Sans se soucier une seconde de l’anachronisme d’une telle affirmation. Mais soyons justes, il ne le fait pas dire au héros, mais à Alain Tanner, un « espion ».

Un mauvais scénario de série B. Ou une épopée réduite aux à quais.

Un Tanner dont la rencontre vaut son pesant de cacahuètes : arrivé dans le village de Martel, à des centaines de kilomètres de Paris, François va boire un verre dans un café et devinez quoi ? il y tombe nez à nez avec Alain Tanner, le mari d’une de ses collègues (la première qui apparaît dans le roman) de la Sorbonne ! Et devinez quoi en plus ? le mec est un ancien de la DGSI, le type qui sait tout, et même le résultat des élections avant que celles-ci n’aient lieu ! François avait d’ailleurs déjà discuté de la situation politique et sécuritaire avec ne NostraTanner, à Paris. Mais voilà, ce dernier, agent de la DGSI, crucial pour la bonne compréhension du lecteur, a bien sûr une maison à Martel, et il s’y trouve au même moment que François qui descend la France à l’aveugle. Il faut dire que Tanner vient d’être viré car, bon sang, mais c’est bien sûr, son analyse était trop juste pour être supportable par sa hiérarchie ! Qu’est-ce que c’est con, les services secrets français, ma bonne dame !

Dans Soumission, le hasard fait donc terriblement bien les choses… Au cinéma, ce genre de ficelle passe toutefois pour une corde trop épaisse. Mais on sent l’héritage affirmé de Céline : dans Voyage au Bout de la Nuit, le héros retrouve aussi des gens dans les endroits les plus improbables, jusqu’à un relais au fin fond de la jungle. Sauf que voilà, le Voyage de Céline est un roman, de un, immense, de deux, avec un style totalement inédit à l’époque, de trois. Vous devinerez que je ne pense pas la même chose de Soumission. Sur aucun des trois plans.

Voyage au bout de la soumission
Cet héritage célinien expliquerait toutefois l’amoncellement d’invraisemblances auquel Soumission nous soumet. Houellebecq aurait donc voulu rédiger une sorte d’Odyssée sarcastique dans une France fantasmatique. Un voyage au bout de l’ennui (qui aurait été un bon titre, en fait). Car il y a trop d’imprécisions, d’incohérences pour penser que le romancier ait pu se rater à ce point. Ainsi, lorsqu’il rentre à Paris après quelque temps passé à Martel et à Rocamadour, le héros est bien marri de découvrir que, depuis l’arrivée au pouvoir de Mohammed Ben Abbès, toutes les femmes sont désormais en pantalon ! François constate, dépité, qu’il ne peut plus se rincer l’œil en devinant le pubis sous les jupes, en bout de course de longues jambes dénudées. Ah ! le malheureux ! En plus, les filles ont désormais pris l’habitude de mettre des sortes de chemises longues qui cachent même leurs fesses moulées par les jeans. Crévindieu que cet Islam est cruel ! Mais nulle part, il n’est question d’une telle obligation faite aux femmes par le pouvoir islamisé. On imagine que spontanément, ces connes qui n’ont même pas de zizi se soient décidées à devenir stupidement pudiques ! Comment voulez-vous juger de la marchandise promise dans un tel accoutrement ?

La France brusquement envahie de femmes arabes.

Plus comique (ou plus révélateur) : toutes les épouses des gens qu’il rencontre portent des noms arabes. À croire que la transformation politique de la France a brusquement envoyé les Simone, Marie, Jeannette ou Valentine dans un univers parallèle. Et bien sûr, les étudiantes, ce vivier où François avait l’habitude de pêcher ses plans cul, sont désormais toutes voilées, si pas en niqab. Du reste, dès les premières pages, on apprend que son cours sur Huysmans n’intéresse pratiquement que trois musulmanes voilées, ce qui compliquait déjà le renouvellement de ses amourettes. Par contre, en ville, le voile reste tout de même minoritaire, nous apprend François. Allez comprendre !

Même le musulman converti qui monte dans la hiérarchie boit de l’alcool à volonté. De l’alcool, oui, mais de figues !

À côté de cette révolution vestimentaire, peu d’autres choses ont franchement changé dans la France islamique : on y boit toujours du vin et on s’en met toujours plein la panse. Même Rediger, le musulman converti qui monte, qui monte, sert et boit de l’alcool de figues à volonté — on suppose que le Cognac, lui, est trop haram pour les musulmans de France. D’ailleurs, hormis le droit d’avoir jusqu’à quatre femmes — une polygamie qui enthousiasme notre héros (une plus vieille pour la popote, des gamines pour la petite culotte, la belle vie, quoi) — on n’a pas trop l’impression d’être plongé dans un univers invivable. Du moins, pour un mec. Ou du point de vue de François. Tout ça l’arrange finalement plutôt bien. On est bien payé, on mange pas mal, plus besoin de maîtresse, l’ordre règne, l’économie tourne bien, vive le salafisme !


Un sou mis est un sou bien mis.
Il n’aurait d’ailleurs qu’à se convertir à l’islam pour toucher un salaire mirobolant et avoir droit à quatre moukères, qui seront choisies pour lui par une marieuse qui ne manquera bien sûr pas de les foutre à poil pour voir si elles correspondent physiquement bien aux souhaits du professeur (le souhait de la biche n’ayant ici pas cours). On imagine qu’une paire de loches un peu trop petite ou trop grande disqualifiera les candidates les plus volontaires. Ou qu’un léger strabisme les amènera à l’école de cuisine où elles pourront s’entraîner à devenir la vieille épouse plutôt reléguée aux fourneaux, comme disait Landru. Ben oui, il faut de la meuf qui baise, mais aussi de la meuf qui cuisine.

Ah oui, j’oubliais, la Sorbonne impose aux professeurs d’être musulmans. On ne sait trop pourquoi, c’est comme ça.

Donc, pour les mecs, le régime islamisant est franchement sympa, vu de chez Houellebecq. Pour les femmes, on s’en fout un peu, hein. D’ailleurs, savent-elles lire, hein ? Franchement ?

Un sous-mislamophobe
Effectivement, comme il le dit dans ses interviews, Michel Houellebecq n’est donc pas islamophobe au sens strict. Son livre ne l’est pas non plus. Il est juste aussi misogyne qu’un Islam un chouïa radical. Il semble même applaudir l’arrivée de cette nouvelle pudibonderie qui remplace avantageusement le laisser-aller individualiste qui a fleuri depuis que le catholicisme n’impose plus la sienne, de pudibonderie, dans nos belles contrées. Ah oui ! J’oubliais ! Depuis que les gens ne croient plus, la société va à vau-l’eau. Donc, l’islam, nous dit Houellebecq, c’est franchement mieux que rien. À moins qu’il ne raille les Français qui, par sens pratique, se soumettent au régime un rien oppressif (mais franchement pas tant que ça) pour ne pas avoir de problème, un peu comme les BOF pendant la collaboration ?

Un héros aussi peu à la hauteur d’Huysmans que Houellebecq n’est à la hauteur de Céline.

Le choix de Karl-Joris Huysmans comme modèle — un quasi inconnu au bataillon même de bons (anciens) élèves de la Sorbonne (si, si, j’ai demandé) — comme dada du héros de Soumission n’est pas un hasard. François est fasciné par la décision d’Huysmans, athée, de se convertir au catholicisme. Il suit lui-même un chemin assez similaire, sauf que le héros de Houellebecq ne semble pas franchement sincère. Il fait des choix pratiques qui ne dérangent pas trop ses habitudes. C’est là que Soumission, la farce, dévoile une petite charge symbolique : François finit par en avoir fini avec Huysmans au moment où il s’apprête à se convertir lui-même à l’islam, mais sans le mysticisme qui a habité son « modèle » qui visiblement l’encombre désormais — non, je ne spoile pas, la fin est à ce point téléphonée qu’on la pressent dès le second chapitre, et d’ailleurs, la quantité de suspense dans ce livre tient sur un confetti.

Lecteur, soumets-toi. Lectrice, plus encore !
Alors, que reste-t-il pour le lecteur ? Eh bien, il sourira de temps en temps à ses facéties politiques. Sur Marine Le Pen qui fait tout pour ressembler à Angela Merkel ; sur la mollesse de la gauche mais aussi de la droite (il a dû rater un épisode) ; sur le sex-appeal de Jean-François Copé, qui nous vaut une remarque vraiment hilarante, ou sur les deux quinquennats épouvantablement mous de François Hollande (au point qu’on se demande comment il y a pu en avoir deux). Bref, quelques touches satiriques bien senties mais pas toujours bien informées. Car dans son délire, Houellebecq voit le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et même la Syrie adhérer à l’Union européenne en moins de temps qu’il n’en faut pour lire les conditions d’entrée (sans parler du parcours d’adhésion). Et si ça cadre encore assez justement dans une farce, on se demande s’il s’est renseigné sur les langues de travail de l’Union européenne, quand le secrétaire d’État Rediger explique au héros que, grâce à l’entrée de tous ces pays francophones de Méditerranée, une directive européenne pourrait bientôt imposer le français comme nouvelle langue de travail de l’UE, à côté de l’anglais. Pour info, le français et l’allemand sont déjà deux des trois langues de travail de l’Union…

Du style ? Quel style ? Juste des houellebecqueries très épisodiques.

Un peu comme François ne parvient pas à s’approprier le mysticisme sincère d’Huysmans (il tient à peine une soirée dans le monastère où son « modèle » a vécu des années), Houellebecq ne parvient pas à s’approprier un talent stylistique digne de son modèle à lui, le docteur Destouches. Du style ? Quel style ? Il y a bien quelques Houellebecqueries très épisodiques (un recours à l’anticyclone des Açores pour dire qu’il y a du soleil ; quelques achats inutilement détaillés…), mais d’invention littéraire, rien. Que dalle. Nihil. Les discussions politiques ressemblent plus à des thèses écrites — un peu fumeuses d’ailleurs — qu’à du langage parlé. Des dialogues sont parfois lourdingues, plus crédibles chez OSS 117 que chez le plus grand romancier français du moment… comme quand il discute avec madame Tanner qui lui apprend que son mari est à la DGSI :

«— C’est un service secret ? Un peu comme la DST ?
La DST n’existe plus. Elle a fusionné avec les Renseignements généraux pour former la DCRI, qui est ensuite devenue la DGSI.
— Ton mari est une sorte d’espion ?
— Pas vraiment, les espions, c’est plutôt la DGSE, et ils dépendent du ministère de la Défense. La DGSI fait partie du ministère de l’Intérieur. »

Bigre !

Sous-mission.
Si Soumission manque de style, il ne manque pas de grivoiserie. L’auteur gâte ceux qui n’ont pas Youporn par des enculages sans joie, des triolismes chers payés, et le souvenir de la compagne idéale qui, hélas, a dû partir pour Israël juste avant les élections (non pas par peur de l’islamique Ben Abbès, mais bien terrorisée par la possible victoire de Marine Le Pen ; quand je vous dis que Houellebecq n’est pas islamophobe…) Cette brave Myriam, mignonne, qui faisait de si bonnes pipes et savait contracter la chatte à volonté, chose qu’elle faisait en variant les vitesses et les moments. En somme, la vingtenaire parfaitement expérimentée qui aurait fait une parfaite épouse de polygame si au moins elle n’avait pas, en plus, des idées.

Sinon, toutes les autres intellectuelles du bouquin, passez votre chemin, elles sont franchement laides.

Ça se laisse lire. Ce qui pourrait être la pire chose qui puisse arriver au plus grand auteur français du moment.

Bon, allez, soyons gentils. Il y a bien un peu de style, par ci, par là. Ça se laisse lire, mais ça n’impressionne pas franchement. Les interventions sur Huysmans sont mal équilibrées et alourdissent l’histoire. On aurait largement pu les réduire de moitié. D’autant qu’on a parfois l’impression qu’il a choisi cet écrivain-là parce que personne d’autre n’y aurait pensé et que ça donnait quelques lettres de noblesse littéraires à un texte raté d’avance. La caution intellectuelle, quand on est à ce niveau, c’est important, m’sieur. Dans la troisième partie, Houellebecq semble même réaliser qu’il emmerde le lecteur avec son romancier du XIXe dont le plus grand mérite aura probablement été de promouvoir les impressionnistes, et il abrège. À raison.

Le meilleur côté du livre, celui qui pourra séduire les lectrices qui n’en ont pas encore ras le bol de la goujaterie de l’auteur, c’est sa drôlerie épisodique. On rit au détour d’une page. Ou plutôt, on ricane, surtout. Le coup du micro-ondes m’a même arraché un éclat de rire (mais c’est sa phrase sur Coppé qui m’a le plus fait marrer). Et je ne vous en dis pas plus parce que vu le manque de suspense, au moins, les gags rendent ce Houellebecq pas si chiant que ça. Enfin, pour ceux qui n’ont pas Youporn, du moins.

À farce de soumettre…
Soumission
est donc juste une farce moyennement bien construite ; une épopée fantasque sans souffle et sans fantasmagorie ; l’errance d’un misogyne désabusé (mais on n’avait pas besoin d’Huysmans et de l’Islam pour ça) ; une satire politique dénuée de toute finesse et de toute nuance, les deux choses qui rendent justement la critique politique intéressante. Tout ceci serait encore dégustable comme un caprice des Dieux dévoré seul et sans la plage ni cocotiers, si l’auteur s’était informé un tout petit peu plutôt que d’énoncer des poncifs convenus. Soumission est aussi un amas d’incohérences et de hasards préfabriqués sans pour autant qu’il y ait un univers vraiment fantasque ; bref, cet opus est beaucoup de choses, sauf un bon roman. Ce n’est même pas un livre honteusement entaché d’islamophobie. Il y en a bien un peu, mais si commune qu’elle ne vaut même pas la peine d’être relevée. Au final, on referme Soumission sans même avoir de quoi détester Houellebecq — un échec cuisant dans son cas —, ni de quoi l’aduler non plus, juste de quoi se dire qu’on ne voudrait pas avoir sa vision du monde. Une croix pareille, ça ne doit pas être facile à porter tous les jours.

Mais au fond, je suis de mauvaise foi. Insoumis en tout, je n’allais de toutes façons pas me soumettre à cette Soumission-là !

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Editor review

Style
4/5
Narration
3/5
Intérêt
2/5
Pertinence
1/5

2.5

Fair
2.5

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0 Comments

  1. Pfff
    février 09, 17:59 Reply
    "Au moment où l’Organisation « État islamique » met la Syrie à feu et à sang, crucifie des chrétiens, décapite complaisamment des hommes et des femmes pour impressionner nos médias" La décapitation, <a href="http://img48.xooimage.com/files/f/1/d/didi-17d7fac.jpg" rel="nofollow">une vue de l'esprit </a>, ou de l'anti-racisme en temps de déréalisation achevée. "Ce n’est même pas un livre honteusement entaché d’islamophobie. Il y en a bien un peu, mais si commune qu’elle ne vaut même pas la peine d’être relevée." On sent la déception de la Cucurma Police. Ils se mordent la joue. L'anti-islamophobe le plus con, c'est ? "Insoumis en tout, je n’allais de toutes façons pas me soumettre à cette Soumission-là !" Comme le disait mon Baltasar, les lauriers, c'est mieux quand on ne se les décerne pas soi-même. "si l’auteur s’était informé un tout petit peu plutôt que d’énoncer des poncifs convenus" Marcel va lui donner des leçons d'écriture. Commençons par poncifs et pensum. La peinture à l'huile et la peinture à l'eau.
  2. Pfff
    février 09, 18:33 Reply
    L'analyse, la thèse de fond, du livre de Houellebecq, que je n'ai pas lu, que je ne lirai pas, mais je me base sur ses interviews, est que les musulmans n'étant pas représentés en politique par un parti (le PSociétaliste, le Centrisme à poches vides, l'UMPSarkozyste et le Bas-du-Front-National, vous me dites pour lequel de ces partis un immigré du Maghreb, première, deuxième, troisième génération peut voter, en conscience ?), ils formeront fatalement un parti, qui s'imposera face à la déliquescence du reste. Cela plus les conversions sur fond de déshérence et de dhimmisation forcenée de la classe populaire (les immondes Dupont-Lajoie qui sont vomis par tous les trous de nez de la médiatico-politico-sphère : des repoussoirs, élevés dans la défiance et le dégoût de leur identité) par les soi-disant zélites : le compte est bon. C'est bien vu. C'est tout sauf con, et cela mérite sans doute mieux que de la commisération. D'ailleurs, on me souffle que quantité de leaders politiques du PSociétaliste sont d'accord pour en dire tout le bien qu'il en pense, en échange d'une petite pipe d'écume.
    • Marcel Sel
      février 09, 20:57 Reply
      Donc, selon vous, d'ici 2022, au moins 44% des Français vont se convertir à l'Islam et, ensuite, voter pour un parti islamique (c'est sûr, quand on est musulman dans votre esprit, on vote exclusivement pour un parti islamiste. C'est si vrai que même Enhadda en Tunisie a perdu les élections. Crévinzut, le crétin, c'est pas bibi;)
      • Guy Leboutte
        février 09, 21:23 Reply
        Trop long comme d'habitude. Houellebecq a ses obsessions et elles sont celles de son époque. Mais il sait écrire une histoire, ce qui est son boulot. Dire <em>« Au moment où l’Organisation « État islamique » met la Syrie à feu et à sang, crucifie des chrétiens, décapite complaisamment des hommes et des femmes pour impressionner nos médias », em>je ne vois pas le rapport. Houellebecq n'a pas commencé son bouquin la semaine passée! Et si ce n'étaient que nos médias, ils le veulent, être "impressionnés" et ramener du sang à la une! Surtout ne pas réfléchir mais juste vendre et faire des scoops. Nos médias (tels qu'ils sont) peuvent crever, l'humanité s'en porterait mieux! Houellebecq exprime la médiocrité du présent, la preuve en est qu'il vend, et beaucoup, mais votre critique ne fait rien avancer.
      • uit 't zuiltje
        février 10, 02:49 Reply
        "d’ici 2022, au moins 44% des Français vont se convertir à l’Islam et, ensuite, voter pour un parti islamique" perso ça m'inquiète pas plus que d’ici 2022, au moins 44% des Français vont se convertir à la marine, ensuite, voter pour un parti bas du front...
      • Pfff
        février 10, 12:32 Reply
        " quand on est musulman dans votre esprit, on vote exclusivement pour un parti islamiste" Pas islamiste, islamique. Quand on est musulman et turc, en Europe et, singulièrement, en Belgique, le vote pour le parti islamique est un plébiscite. Il ne faudrait tout de même pas se fatiguer beaucoup pour faire moins taré et plus acceptable que Sharia4Belgium. Islam is a problem ? "Islam is the solution," pour tous les anti-occidentaux, depuis, au minimum, les black panthers. Je ne voulais pas interrompre votre sieste par de mauvaises pensées de mon cerveau malade, milles excuses.
        • Pfff
          février 10, 14:05 Reply
          A propos de cerveau malade, comment pourrions-nous vivre sans RTL, qui, par la voix un brin vulgaire de Maîtresse Rutabaga, m'enjoint d'être "l'artiste de ma sexualité" ? On enchaîne avec un reportage sur DSK. Mais où est la logique ? Érection, piège à con. La question centrale du procès, est-ce que les femmes présentes étaient intéressées financièrement, voire vénales, donc victimes ? Suspense garanti.
        • Pfff
          février 10, 14:15 Reply
          Toujours à propos de cerveau malade, la vidéo sur Soral, à pisser de rire. On pourrait en faire un sketch quotidien ; y a matière.
        • Pfff
          février 10, 14:20 Reply
          Le journal de RTL se finit sur l'annonce de la sortie de la version cinématographique de 50 Shades of Grey. Si je dis godemiché, est-ce qu'il y a placement-produit ?
        • Pfff
          février 10, 21:53 Reply
          La presse, unanime : DSK a la barre. Quelle santé.
  3. Pfff
    février 09, 18:59 Reply
    "Bon, allez, soyons gentils. Il y a bien un peu de style, par ci, par là. Ça se laisse lire, mais ça n’impressionne pas franchement. Les interventions sur Huysmans sont mal équilibrées et alourdissent l’histoire. On aurait largement pu les réduire de moitié. D’autant qu’on a parfois l’impression qu’il a choisi cet écrivain-là parce que personne d’autre n’y aurait pensé et que ça donnait quelques lettres de noblesse littéraires à un texte raté d’avance. La caution intellectuelle, quand on est à ce niveau, c’est important, m’sieur. Dans la troisième partie, Houellebecq semble même réaliser qu’il emmerde le lecteur avec son romancier du XIXe dont le plus grand mérite aura probablement été de promouvoir les impressionnistes, et il abrège. À raison." Comme je l'ai déjà dit, Huysmans est une pièce centrale si on veut comprendre le 19e siècle (c'est-à-dire le nôtre, puisque nous n'en sortons pas). On peut préférer Hugo et Zola, mais alors, il faut craindre que Muray (ou n'importe lequel de ses lecteurs attentifs) ne vous mette le nez dans le caca viscéralement obscurantiste, illuminé, tourneboulé et maboul de ces zozos-là. <b>Huysmans est un (des très rares!) échappé de l'asile positiviste, naturaliste et soci(ét)aliste.</b> Toute notre éducation ment comme un arracheur de dents sur la santé mentale de Hugo, Zola, Comte, entre une bonne centaine d'esprits complètement et définitivement barrés qui nous proposés comme référence de la rationalité. Il ne fait pas de doute pour moi que Houellebecq a lu Muray. Ce n'est pas comme si les écrivains informés courraient les rues, en notre époque de saccage nihiliste.
    • Pfff
      février 10, 12:40 Reply
      C'est marrant que vous parliez des impressionnistes, je suis justement plongé dans la Gloire de Rubens, ou Muray parle de l'impressionisme comme d'une expiation de la peinture. Si seulement BDW pouvait lire ce livre, qui est ce qui se fait de mieux sur le premier des Anversois, il mépriserait peut-être un peu moins la culture française.
      • Pfff
        février 10, 12:42 Reply
        Il a peut-être développé une allergie à Rubens, suite à son régime. On sait que chez les psychopathes flamingants, le coupable, ce n'est jamais Bibi.
    • uit 't zuiltje
      février 22, 20:45 Reply
      "Il ne fait pas de doute pour moi que Houellebecq a lu Muray." peut-être s'est-il contenté comme d'autres d'écouter france-culture...
  4. Vincent Rif
    février 09, 22:27 Reply
    Soumission est bien ambigu. Au début, Libé a consacré un dossier au livre. C'était juste avant les évènements de Charlie. Libé était contre ce livre, trop provocateur. Puis j'ai lu une interview de Michel Houellebecq dans le Inrocks consacré aux évènements de Charlie. La rédaction déclarait que si le livre crée la controverse, il vaut mieux donner la parole à l'écrivain. J'ai lu cette belle interview d'un romancier qui par hasard a placé la trame de son histoire dans une France sous occupation islamique. Donc, Houellebecq serait un saint homme, un pur intellectuel, un vrai romancier. Mais... le choix du titre est loin d'être innocent. puis que Soumission, explique Houellebecq, est le titre du film qui a coûté la vie à son réalisateur néerlandais Theo Van Gogh, poignardé par un musulman fondamentaliste. Le côté involontaire côtoie souvent le petit coup de marketing chez Houellebecq. Je vais finir par en lire un,... quand j'aurai fini "Le royaume" de Emmanuel Carrere.
  5. uit 't zuiltje
    février 10, 01:50 Reply
    well houelle ! M.H.: "...Je pense que Huysmans aurait pu m'aider à supporter mes conditions de vie plutôt minables: chambre humide et froide,repas médiocres au restaurant universitaire..." "Chesterton et Belloc étaient deux polémistes anglais, catholiques, qui avaient mis au point une philosophie politique et surtout économique qui leur paraissait compatible avec l'Église catholique." cf William Morris dans <i>le Retour de Don Quichotte</i> et aussi dans <i>la Carte et le Territoire</i> "On trouve dans les deux religions [islam et catholicisme] une vive méfiance pour tout ce qui consiste à gagner de l'argent avec l'argent. Méfiance le mot est faible, il y a même des formes de placements qui sont carrément interdites dans l'islam" "Ce qui est bizarre c'est que je n'ai jamais été aussi politisé qu'aujourd'hui et que ça ne joue aucun rôle dans ce livre." "Le plus invraisemblable dans ce livre, c'est qu'un parti musulman se crée,tant la mésentente entre musulmans est forte. Ou alors il faudrait qu'apparaisse une personnalité aussi brillante et politiquement habile que Mohamed Ben Abbes..." "...la situation que je décris ne se réalisera pas en 2022." "Je suis aussi contre les nations. On leur doit les catastrophes, les grandes guerres des 19e et 20e siècles. Je suis contre l'Europe avant tout parce qu'elle n'existe pas." "La vrai démocratie a toujours dérangé les hommes politiques, ils préfèrent s'arranger entre experts, ne pas associer la population aux décisions." "Le modèle de la chrétienté médiévale n'était pas mal. Il fonctionnait sur une base conflictuelle entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel, mais le conflit était équilibré. Ce modèle est impossible aujourd'hui, puisqu'il n'y a plus de chrétiens." "[Rediger] est très convaincant, comme peut l'être tout discours nietzschéo-guénonien." "Le protestantisme a beaucoup contaminé le catholicisme. On a du mal à imaginer ce qu'était la chrétienté romane. En tout cas, c'était une force spirituelle puissante." "Je suis resté comtien. Je pense qu'on ne peut rien construire au cours de la phase métaphysique.[...]L'humanisme n'est pas une religion, il ne réunit pas l'homme à un ordre cosmique." "L'idéologie n'y peut rien. Interrogeons-nous sur le succès de la "manif pour tous". Ce n'est pas que l'islam qu'est concerné par cette question. La démographie est une force puissante. Le conservatisme a le vent en poupe." "L'économie est une pseudo-science bidon et chiante.[...]Dans les pays musulmans, le débat politique porte presque exclusivement sur les moeurs; dans les pays occdentaux sur l'économie. Les moeurs c'est tout de même plus intéressant. [...]Il y a moins d'incompatibilités entre un musulman et un catholique qu'entre un musulman et un athée. La base est la même, et un musulman ne perdra jamais l'espoir de convertir un catholique." "...les djihadistes sont avant tout de mauvais musulmans, une lecture un tant soit peu honnête du Coran ne peut aboutir qu'à cette conclusion. S'il existait en Islam une autorité spirituelle analogue au pape, avec le pouvoir équivalent d'une excommunication, en moins de vingt ans le djihadisme serait éradiqué" (in <i>art press</i> n°419)
    • Pfff
      février 13, 22:30 Reply
      - L'autorité équivalente au Pape serait le Califat. Sur bases héréditaires, mais là, il y a un clergé Chiite, ce qui excite pas mal l'écrasante majorité Sunnite. Les candidats se bousculent au portillon. Même si DAECH arrivait à s'imposer comme référence (désolé, mais c'est le meilleur candidat en lice - je ne prétendrais pas que la violence est dénuée d'effets, et de succès dans ses buts), il faudrait encore environ 70 ans (temps que Machiavel estime nécessaire à l'établissement d'une lignée monarchique) pour pouvoir conclure qu'elle perdure. Il faudrait encore des siècles pour que cette dynastie évolue vers moins de littéralité et de violence. - Ignorance du caractère européen et catholique des sources de l'humanisme (désolé Tourn', mais je préfère Erasme et Bernard Gui ;^) ) - Négation frontale de l'Europe (chez Muray, idem). Fou le nombre de français intelligents qui refusent "la destinée manifeste" de l'Europe et de la France. La fôt à l'histoire française (je pourrais détailler - un livre de 500 pages n'y suffirait pas). Plutôt rien que l'Europe. Il prend au moins ses distances avec le nationalisme.
      • Tournaisien
        février 23, 09:27 Reply
        Préférer en même temps Erasme et Bernardo Gui ... là, Pfff, vous laissez très loin derrière vous les révolutions coperniciennes et darwiniennes ! Un peu comme si vous nous sortiez que vous adoriez d'un même engouement et d'un même élan de l'esprit et du cœur Mozart et Jean-Sébastien Bach. Quant à rechercher les sources de l'humanisme chrétien chez ... Bernardo Gui, ça, c'est encore beaucoup plus fort ! Pourquoi ne pas chercher à réconcilier Lacordaire et Torquemada, tant que vous y êtes !
  6. thomas
    février 10, 02:06 Reply
    Cet écrivain utilise la peur de l'islam pour gagner de l'argent. Vous utilisez la peur de la n-va pour gagner de l'argent. La différence est que jusqu'ici on ne coupe pas encore des têtes au nom de la n-va. Et que malgré votre haine profonde, aucun n-va n'a l'intention de vous clouer le bec.
    • thomas
      février 13, 09:57 Reply
      Het is natuurlijk uw blog, maar ik vind het raar dat u comments laat verschijnen die drie dagen jonger zijn dan nog niet verschenen comments
      • Marcel Sel
        février 13, 14:30 Reply
        Vous avez raison, Thomas. Tout ça est dû à l'application Wordpress pour iPad qui ne propose que le 20 derniers commentaires. Je me disais aussi qu'il y avait peu de commentaires. J'approuverai donc désormais les commentaires à partir du web, pour plus de sécurité. Désolé à vous et aux autres victimes de ce "bug".
    • uit 't zuiltje
      février 13, 23:05 Reply
      Cet écrivain parle de l’islam parcequ'il existe depuis 13 siècles (pour gagner de l’argent?)c'est un sujet comme un autre Gagner de l’argent sur la peur de la n-va? thomas pourquoi une telle connerie? personne n'a peur de la n-va (se prendraient-ils pour l'Éi de la belgique élus par des crétins ?) <del>"La différence est que</del> jusqu’ici <del>on ne coupe pas encore des têtes au nom de la</del> n-va." Et que malgré sa haine profonde, irrationnelle, l'n-va n’a aucune capacité à clouer le bec de qui que ce soit, pour le moment (quand ils tournerons l'armée contre les gens, on verra)
      • thomas
        février 17, 17:14 Reply
        "(pour gagner de l’argent?)" C'est quand même ce que Marcel insinue et dénonce? "Qu’il écrive un excellent roman ou un pamphlet médiocre sur le sujet, il sait qu’il va attirer l’attention, et bien vendre." Entre vos trentaine de commentaires par jour, essayez de trouver le temps de lire le texte aussi.
        • uit 't zuiltje
          février 18, 00:43 Reply
          nietszeggende Uit-‘t-Zuiltje-antwoord : "?" , "([...])" je ne jetterais pas perso la pierre à quelqu'un (je parle juste ici de houellebecq) qui vit de ses créations personnelles... je lis Marcel parce que c'est mon bon plaisir, pas parceque je suis toujours d'accord avec lui... ma "trentaine de commentaires par jour" qui ne veulent rien dire m'empêchent sans doute de lire ce qui veut dire quelque chose comme, par exemple, vos commentaires qui m'instruisent énormément :)
  7. uit 't zuiltje
    février 10, 02:24 Reply
    @Marcel "Vision terrible de deux minarets concurrents, à Bruxelles" la légende de votre illustration fait l'impasse sur l'horrible : des villó qui tournent leur derrière vers la mecque
    • uit 't zuiltje
      février 10, 22:11 Reply
      relayé par le de morgen: https://www.youtube.com/watch?v=Qz3oWmDUW1Q#t=19
  8. Roger, un blanc sec
    février 10, 09:37 Reply
    Bon, et maintenant, ce que nous attendons avec une impatience difficilement soutenable, c'est la contribution hautement prévisible de l'érudit de service, celui dont la pseudo-culture s'étale sans vergogne, toute acquise qu'elle fut dans une encyclopédie dont il manque pas mal de pages, le cerveau-choc, l'Achille Talon pédant et sentencieux, le professeur philologue un rien rasoir, j'ai dit, le seul, l'unique, j'ai dit, TOURNAISIEN !!!! (applaudissements à ma gauche) TOURNAISIEN qui a, bien entendu, une opinion à faire valoir et qui va se faire un plaisir de la partager avec nous...
  9. hilarionlefuneste
    février 10, 09:38 Reply
    Bon, et maintenant, ce que nous attendons avec une impatience difficilement soutenable, c’est la contribution hautement prévisible de l’érudit de service, celui dont la pseudo-culture s’étale sans vergogne, toute acquise qu’elle fut dans une encyclopédie dont il manque pas mal de pages, le cerveau-choc, l’Achille Talon pédant et sentencieux, le professeur philologue un rien rasoir, j’ai dit, le seul, l’unique, j’ai dit, TOURNAISIEN !!!! (applaudissements à ma gauche) TOURNAISIEN qui a, bien entendu, une opinion à faire valoir et qui va se faire un plaisir de la partager avec nous…
    • Pfff
      février 13, 23:16 Reply
      Que vous soyez rebuté par l'intelligence et la culture ne m'étonne pas de votre petit corps chétif doublé d'un esprit chagrin, Lefuneste, http://img.bd-sanctuary.com/bds/big/cubitus-bd-volume-2-integrale-21097.jpg
  10. alex
    février 10, 10:46 Reply
    C'était mon premier Houellebecq. C'est pas mal du tout, plutôt bien pensé. L'islamophobie villipendée par toutes les officines bienpensantes m'échappe: au contraire, c'est un livre fondamentalement anti-français, empreint de haine de soi et de son peuple, de désespérance, qui rejoue une énième fois la partition de la collaboration: c'est par lâcheté, par molesse, par cupidité que le monde académique se plie au diktats religieux des nouveaux maîtres. Il est aussi délicieusement ironique de lire que le recteur oeuvrant à l'islamisation de l'institution universitaire est belge... Quel pied-de-nez à ce royaume qui cultive l'aveuglement comme si elle était la tolérance, dont plus de 35 % de la population de la capitale est islamisé et est un des plus importants repères de l'activisme religieux intolérant. Ah, et à lire absolument cette semaine, dans Le Point: Marcel Gauchet, toujours excellent et lucide, "il faut parler clair avec les musulmans".
    • Pfff
      février 20, 11:15 Reply
      Marcel Gauchet : il faut en finir avec Marcel Sallegueule. Y a une fatwa progressiste en cours, vous n'êtes pas au courant ? Une fatwa progressiste, cela se respecte. Ils z'y mettent toute leur indignation, toute leur ferveur de meute d'indignés, toutes leurs espoirs féroces de punition assénée par le collectif à l'individu, tous leurs volontés de réprobation, d'humiliation, d'oost-racisme. Quand la gauche battre la campagne, la gauche toujours faire comme cela. « il faut parler clair avec les musulmans » Ce matin, Obama : "Nous ne sommes pas en guerre avec l'Islam". Voilà qui a le mérité de ne pas être clair. Le prochain stade, c'est "Pas-nous, Pas-nous", pour ressortir une vieille et horrible blague néo-colonialiste belge.
  11. Rita Bigoudi
    février 10, 11:03 Reply
    Cher Marcel , Vous ne pensez pas que toutes vos critiques auraient du sens si l'auteur était Emmanuel Todd et qu'il s’agissait d'un bouquin démographique visé par le seau de l'université ? Ici il s'agit d'un bouquin de Michel Houellebecq , le même qui nous décrivait la vie de Daniel via ses propres clônes dans "La Possibilité d'une Ile" . Noter les incohérences historiques et les faibles probabilités concrètes que les faits d'un roman se réalisent me laisse complétement abasourdie surtout quand elle vienne de quelqu'un comme vous, qui avez l'air de maitriser les faits de société . Rita
  12. alex
    février 10, 11:15 Reply
    "L’histoire de Martel serait, selon certains, une légende, le bourg étant né 400 ans après la bataille si mal renseignée dans les manuels d’histoire." Bien sûr, bien sûr. Ce qui nous rappelle le courant de "déconstructivisme anti-islamophobe" qui avait fait eu son petit succès dans les département d'histoire médiévale des unifs anglaises. Le déconstructivisme y était poussé à l'absurde et complété d'une admiration béate d'un al-andalus peint comme disneyland. Martel n'existait pas, Poitiers était juste une petite escarmouche d'arrière garde, le moyen âge chrétien une auge arriérée tandis que son pendant musulman le paradis de la Tolérance et de la prospérité. Ce sont les mêmes qui prononçaient l'ukaze d'auteurs ayant osé dire que l'apport musulman aux sciences et la transmission des sciences était nettement moins important que ce que l'imagerie bienpensante fourrait dans les oreilles du bon peuple. Et pourtant. Pendant que nos amis de la religion de paix et de tolérance réduisaient en esclavage des populations chrétiennes, ces salopards de moines occidentaux inventaient l'université. Une paille. "Cet héritage célinien expliquerait toutefois l’amoncellement d’invraisemblances auquel Soumission nous soumet." Ca s'appelle un roman, coco.
  13. Jester
    février 10, 11:42 Reply
    Marcel: en fait, la seule vraie critique que vous faites c'est que l'auteur a choisi de situer son histoire en 2022 et que cela ne vous paraît pas réaliste, ergo c'est "islamophobe" - soi dit en passant un concept vide de sens, inventé par des gauchos manipulateurs pour justifier le fait qu'ils s'acoquinent, ces "progressistes", avec les éléments les plus conservateurs de la société (et ils sont à présent dépassés par cela)... Je n'aime pas spécialement Houellebecq (j'ai lu les "particules élémentaires" et "la possibilité d'une île"): trop trash, trop de désespoir et trop de déterminisme. Mais le fait est qu'il a le droit d'écrire ce qu'il veut, quitte à ce que ce soit "islamophobe". On PEUT être "islamophobe" si on a envie, surtout à partir du moment ou, comme vous, on semble admettre que toutes les grilles de lecture du monde se valent et sont équivalentes. Ce qui est évidemment faux.
  14. Pfff
    février 10, 15:43 Reply
    Les islamophobes d'aujourd'hui sont les anti-communistes primaires des années 50. Je suis anti-communiste primaire, secondaire et tertiaire. Je suis islamophobe.
    • uit't zuiltje
      février 11, 17:38 Reply
      1aires des années 50 Pfff, sinon ça compte pas... maintenant si à l'époque vous étiez juste secondairement anti-sémite, alors oui peut-être auriez vous droit au t-shirt "je suis ichlarmophobie" sans vous faire tabasser à la récré :)
  15. Pfff
    février 10, 16:44 Reply
    Onfray : Fourier et Proudhon ; Houellebecq : Comte, Saint-Simon ; Zemmour : Barrès, Char, Maurras ; Finkie : Péguy Le retour de la ligue des plombs fondus. Que des azimutés perdus pour le formol ! <b>Je veux le rattachement de la Wallonie à l'Espagne, ou à l'Allemagne ! Au secours ! Rocroi !</b>
    • uit 't zuiltje
      février 13, 23:15 Reply
      le rattachement de la wallonie au népal alstublieft ! dikipa
  16. Tournaisien
    février 10, 18:14 Reply
    Marcel, J'ai lu ce livre, que j'ai rapporté de Paris où j'étais présent le 9 janvier (journée de la prise d'otages). Il y a dans ce livre beaucoup d'autres choses que ce que vous dites. À vrai dire, j'irais même plus loin: l'élection d'un président musulman n'est qu'un prétexte en filigrane pour aborder un autre propos, celui d'une forme de déliquescence contemporaine dans laquelle nos repères s'évaporent, qui entraînent comme une sorte de profonde langueur, d'incroyable tristesse, de sentiment de solitude. Car le héros de ce roman, c'est d'abord cela qu'il nous dit. Et le fil conducteur de ce roman, avant toutes choses, c'est bien celui-là, cette lente descente vers une forme de démission, d'abandon en forme de fatalisme, de soumission à une forme de morosité totale. D'ailleurs, le fait que ce même héros soit un universitaire, célibataire qui plus est, abandonné par sa petite amie juive partie en Israël, et grand spécialiste de Joris-Karl Huysmans, l'auteur d'"À rebours" avant de l'avoir été de "La cathédrale", est bien emblématique de cette ambiance sur le mode d'un "nouveau décadentisme". En contrepoint devant un tel propos, le contexte politique lié à la montée de l'Islam n'est qu'un pur décor ou, comme je le disais, un pur prétexte. Ne pas l'avoir compris, c'est tout simplement ne rien avoir compris à l'ensemble du livre. Et c'est surtout mal connaître Houellebecq. Il suffisait pourtant d'avoir lu avant cela "La carte et le territoire" pour disposer des clefs de compréhension du livre. Il n'y a donc en clair pour moi pas de quoi faire de ce roman, d'une qualité littéraire par ailleurs moyenne, un fromage !
    • Marcel Sel
      février 10, 23:20 Reply
      Si, j'ai compris ça, merci. Mais ce n'est pas comme ça qu'il a présenté le synopsis de son livre.
      • Tournaisien
        février 12, 00:14 Reply
        Les synopsis sont toujours réducteurs. Qui plus est, ils sont souvent à portée commerciale (il faut vendre la marchandise). Il ne fallait donc pas s'attendre à quelque chose d'autre du côté de la promotion ! Imaginez qu'on ait insisté surtout dans ce synopsis sur une relecture de Huysmans, ou une forme de déclinaison de Huysmans adapté à une notre époque contemporaine, ... personne, ou presque, n'aurait acheté le bouquin. Personnellement, ce n'est pas ma tasse de thé. Houellebecq ... c'est bon, j'ai donné. Il me semble quand même qu'il y a mieux à lire. ... pour en revenir à des classiques, Ivo Andric par exemple. Connaissez-vous ? Prix nobel de littérature de 1961 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ivo_Andri%C4%87). Lisez la "Chronique de Travnik" ou "Le pont sur la Drina" ... c'est absolument fantastique.
        • Marcel Sel
          février 12, 22:20 Reply
          J'y penserai. Merci pour la suggestion :-)
        • atanahan
          février 13, 22:03 Reply
          Aaaah, "Le Pont sur la Drina", authentique chef d’œuvre ! Conseil pour conseil : "Dernier amour à Constantinople" ainsi que les recueils de nouvelles de Milorad Pavic.
        • Tournaisien
          février 15, 23:02 Reply
          Bien sûr que c'est un authentique chef-d'oeuvre, et ce n'est pas pour rien que cet auteur, avec ce roman, ait obtenu en 1961 le prix nobel de littérature !
    • Pfff
      février 11, 14:35 Reply
      "Joris-Karl Huysmans, l’auteur d' « À rebours » avant de l’avoir été de « La cathédrale », est bien emblématique de cette ambiance sur le mode d’un « nouveau décadentisme »." J'avais déjà entendu parler de Jean des Esseintes, mais comme d'une personne ayant existé. Il y en a qui exagèrent, chez les écrivains. Cela m'a permis d'apprendre que Robert Schuman était oblat bénédictin. Quand je disais que l'Europe avait été fondée par des catholiques quasi-mystiques et qu'elle est en train de mourir de la médiocrité de ceux qui s'en servent sous couvert de la servir et la traitent comme un marâtre... Ô tempura, ô mores ! comme le disait une journaliste belge lors d'un célèbre dîner sushi.
    • uit't zuiltje
      février 11, 17:22 Reply
      @Tourn' je me doutais bien que ce bouquin avait été écrit pour vous :)
  17. Capucine
    février 10, 20:58 Reply
    je suis allée dans un club pour m acheter un bouquin mais je me suis heurtée a une colonne de livre de Z ,j ai failli y mettre mon pied ,ensuite ,j ai fait deux pas et H y était aveuglement présent j ai quitte le magasin fâchée de cette PUB dérangeante Allo ,maison!Allo maison.
    • alex
      février 12, 11:49 Reply
      Dommage, t'aurais du lire un bout de Zemmour, faut s'ouvrir un peu l'esprit des fois...
  18. xavier
    février 11, 12:41 Reply
    Michel Houellebecq m'a vraiment procuré un bon moment de lecture avec "La carte et le territoire". On peut le lire à plusieurs niveaux : il y a le côté provocateur, jouer avec les codes et les clichés mais il y a aussi une réelle empathie pour le héros à la dérive par exemple sentimentalement. Je suppose que dans "Soumission" il y a aussi plusieurs niveaux de lecture. Le fait que cela ce passe dans une France où est élu un président de confession musulmane est un décor. Mais cela pose aussi une bonne question : dans un pays à majorité musulmane ( ce qui n'est effectivement pas le cas en Belgique ou en France même dans un proche avenir) le politique n'est pas séparé du religieux et donc il est inconcevable que ces pays soient dirigé par un non-musulman. En Egypte par exemple la constitution prévoit que le président doit être un musulman. Dans la réalité et à ma connaissance il n'existe pas de pays musulman véritablement démocratique à ce point de vue et c'est même inenvisageable pour tous les musulmans que cela puisse changer. Ce qui est possible c'est de se convertir à l'islam. Comme disait un roi de France "Paris vaut bien une messe".
    • Pfff
      février 13, 22:53 Reply
      "( ce qui n’est effectivement pas le cas en Belgique ou en France même dans un proche avenir)" La semaine passée, les facéties de la SNCB m'ont envoyé à Schaerbeek. Je me suis retrouvé sur une place avec environ 50-60 personnes. J'étais le seul belgo-belge. J'étais à l'étranger. Il y a beaucoup de non-dits, comme pour tout (sixième réforme de l'État), dans la Sibérie welche. Par exemple : les flamingants nous soupçonnent d'avoir joué la carte "immigration" contre eux à Bruxelles. D'où ressentiment. Ils n'ont pas tout à fait tort. Bruxelles est déjà une ville arabe. Je prends mes distances avec le FDF (dont j'étais un des rares soutiens en Wallonie), parce que c'est un parti immigrationiste et "laïc" à la française, qui supprimerait la liberté d'enseignement au nom de l'Égalité. Égalité qui, dans les faits, persuade les immigrés et leurs descendants qu'ils ne doivent aucun égard à ce qui était là, avant eux, à la surface de ce pays. L'amour de l'Autre est la Haine de Soi, au point où les avançistes l'ont porté. La laïcité à la française, non merci. C'est un mensonge, une tromperie. Un programme d'extermination de la culture catholique.
      • uit 't zuiltje
        février 16, 02:40 Reply
        merci Pfff de nous communiquer cette expérience, perso en wallonie tout est étranger pour moi mais je trouve tout le monde plutôt cool, je trouve que l'accent wallons donne un charme exotique aux émigrés... "les flamingants nous soupçonnent d’avoir joué la carte « immigration » contre eux à Bruxelles"... je sais pas d'où vous sortez cette information, perso il me semble plutôt que les flamingants jouent la carte "allophone" contre les francophones,... vous devriez plus souvent venir dans le croissant fertile de bxl vous en rendre compte
        • Jester
          février 18, 11:24 Reply
          c'est bien mal connaître les idées des flamands... oups, flamingants. A tort ou à raison, c'est ce dont beaucoup sont persuadés.
        • thomas
          février 19, 14:19 Reply
          @Jester, Mais, de l'autre côté, quand le charia sera en vigueur à Bruxelles, les lapidations et décapitations etc., tout cela se déroulera en Français, donc avec une certaine classe quand même. Pour rappel, jusqu'au début du 20ième siècle, le Français fut encore machin sur le truc mondial.
        • uit 't zuiltje
          février 19, 23:24 Reply
          c'est qu'alors je connais sans doute plus mal que vous les flamingants, moins bien que l'intelligence flamande... bon nous vivons pour le moment la danish turbulence : ohlala un musulman né chez nous peut foutre le djihad chez nous, on est plus chez nous attendons la semaine prochaine proche chez nous
        • alex
          février 23, 12:53 Reply
          "je sais pas d’où vous sortez cette information, perso il me semble plutôt que les flamingants jouent la carte « allophone » contre les francophones,…" Tiens, c'est vrai ça, ça me fait penser à cette carte de bruxelles qu'avaient sortie deux chercheuses de la VUB, de mémoire, montrant les quartiers de la ville par "minorité" - toutes les minorités s'entend, donc ici les arabes, là les polonais, là les turcs, avec évidemment la réserve naturelle de la rue Dansaert, ou l'on trouve les quelques éléments d'une des populations les plus protégée au monde, les flamands de bruxelles. Tout cela pour nous dire que finalement, "Bruxelles n'est pas si francophone que ça, ma bonne dame". J'avoue que la manière dont les flamands s'agitent de tous les côtés pour nous démontrer que cette ville qui leur échappe n'est pas tellement dans le camp de l'autre ne laisse de me fasciner. Que certains de ses éléments les plus à gauche (mais tout de même "bons flamands", donc ne reniant pas le nationalisme rabique de sa vie politique, ce qui serait un péché mortel) tentent de séduire les "allochtones" ne me surprend par contre pas. Cela dit, c'est pas gagné. Quand on se souvient que l'insulte principale du muzz qui se respecte à BXL à l'encontre de n'importe quel toubab est "flamand"...
  19. mélanippe
    mars 03, 10:54 Reply
    Je n'ai jamais compris l'amitié de Michel Houellebecq et de Bernard Maris. De toute façon, je ne lirai jamais. Pas de temps à perdre. Mais il paraît qu'il a du succès en Allemagne. Un signe?!

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