La frite au patrimoine de l’UNESCO ou la coluchisation des Belges.

IMG_1212N’avons-nous rien de plus important à faire ? Sommes-nous à ce point petits que nous n’identifions plus la Belgique qu’à ce bâtonnet frit qu’on accompagne de mayonnaise ? Dans quelle sauce pataugeons-nous ? Samurai ou Andalouse ? Haha ! Vous savez quoi ? On n’a même pas été fichus de créer une sauce « belge » pour nos French fries si tellement de chez nous !

Mais, oyez, oyez, les communautés françaises et germanophones de Belgique ont décidé de s’unir à la communauté flamande pour faire inscrire la frite au patrimoine immatériel et culturel de l’Humanité à l’UNESCO. Rien que ça ! Ou plutôt : tout ça !

La frite relève d’un seul patrimoine immatériel, celui de l’Obésité.

Bien sûr, la frite avec de la mayonnaise dans un cornet est un des innombrables éléments de la « belgitude ». Mais qu’on arrête, bon sang, de nous faire croire que c’est ça, notre gastronomie ! Qu’on s’empêche, par pitié, de faire les zouaves avec le monde pour témoin en proposant ce bâtonnet de tubercule huileux au patrimoine culturel d’une institution planétaire. Je sais, le Belge doit impérativement se moquer de tout, sinon, c’est un faux belge, un pisse-vinaigre, un empêcheur de zwanzer en rond. Ce salaud-là, qui oserait critiquer l’universalité de la belgicité fritière, nuit à notre potentiel de sympathie à l’étranger. Un Belge qui se respecte n’a pas le droit de se prendre au sérieux. C’est un crime de lèse-belgitude.

Le Belge ne se prend pas au sérieux. Haha ! En gâ gelûft da !

Y’a qu’à voir le cinéma qu’on fait à chaque victoire des diables, et les larmes, aux défaites. Y’a qu’à voir les insultes que je me suis prises quand j’ai osé écrire sur Twitter que je n’en avais rien à f… de l’équipe nationale. Le Belge ne se prend pas au sérieux ? Y’a qu’à voir le tintamarre qu’on fait chaque fois qu’un gars ou une fille du pays prend des gallons à l’étranger. Alors que c’est là le signe que nous ne sommes pas capables de valoriser nos talents ici même ! Parce qu’au moment où nos édiles cassent la culture, vandalisent notre vrai patrimoine, crachent à qui mieux mieux sur les plus prometteurs de nos artistes, ils ne trouvent rien de mieux que de promouvoir, à la place, la sempiternelle frite !

Quel manque d’imagination ! Quelle démonstration que le Belge se prend à ce point au sérieux qu’il ne parvient plus à rire de lui-même, il rit d’un légume à la place.

Oh, c’est vrai, on a ri aux « blagues belges » de Coluche — même si ce n’était pas de si bonne grâce que ça. On a aussi souri systématiquement à la première « blague belge » qu’un Français nous racontait spontanément juste après qu’il eut repéré notre nationalité. Comment rendre un Belge fou ? Mettez-le dans une pièce ronde et dites-lui qu’il y a une frite dans un coin. Haha ! On a hoché la tête à la dixième. Que met-on dans le biberon des enfants belges ? Des frites ! Hoho ! On a crié « au secours » à la centième. Pourquoi les Belges longent les murs ? Parce que les murs s’effritent. Huhu ! Et on a hurlé qu’on était de Luxembourg à la suivante.

La blague sur la frite était si facile à dégainer qu’on a fini par s’en accommoder au point de se l’approprier. Voilà, nous sommes des frites. Un peu comme si les Français mettaient le béret et la baguette au patrimoine immatériel de l’Humanité. Ou les Bretons, le chapeau rond. Ou les Turcs, le loukoum.

Et ça marche. La frite fut brandie comme le symbole du fait que nous serions antisymboles. Prouvant que même notre sérieux n’est pas sérieux. C’est la démonstration surréaliste de notre incorrigible surréalisme, atavique si pas génétique !

Autant de misérables constructions qui occultent ce que nous avons dans le ventre — non, pas seulement une brique.

La frite nous a permis d’ânonner que le Belge n’était pas chauvin, pas nationaliste, même pas patriote, que ça a toujours été comme ça. Et on a fermé les yeux quand un Belge d’antan a envoyé une balle dans une enveloppe à un flamingant qui avait osé baisser le drapeau de notre nation si peu nationale dans sa commune ! C’était, voyez-vous, une exception ! Ben tiens ! Les journalistes étrangers à qui on prie de ne pas trop critiquer la Belgique sont sûrement une exception aussi…

Et on s’époumone « il est belge, hein ! » quand le moindre artiste plus ou moins de chez nous est catalogué français par un Frouze. Ah ! Qu’il a bien compris qui nous sommes, ce petit réalisateur français du Nord qui a concentré en un Poelvoorde la réalité que nous essayons de cacher sous d’épaisses couches de sympathie, de gentillesse, de soi-disant bonhomie ! Le Belge s’identifie par l’absurde : il n’est pas français (ouf !) ni hollandais (re-ouf!). Faute d’avoir osé, en plus de 180 ans d’existence, cherché à se définir lui-même. Il suffisait pourtant de récolter nos indices. Ils traînent sur nos sols comme les coquilles de moules sur la plage de Knokke-le-Zoute !

Mais même les signes de notre génie local, on préfère les chercher à l’étranger. Ainsi, juste après s’être pris la blague belge qui nous a presque fait rire sincèrement, on s’empresse d’énumérer, à l’audacieux franchouillard qui nous l’a servie, l’étourdissante liste de nos talents devenus internationaux grâce à un passage à Pêris. Dans les années 80, on lui récitait alors notre chapelet belgicain. Brel, Annie Cordy, Adamo, Lio, même Sœur Sourire, et quand on y pensait, on ajoutait Magritte… sans oublier aussi quelques intrus, qui avaient « nos » origines ou qui ont passé une semaine ou deux dans une de nos villes. Après avoir cité Johnny Hallyday, on osait un Raymond Devos, pourtant français, mais né à Mouscron, en Belgique ! J’ai même entendu un Belge affirmer que Brassens était très lié à Tournai parce que son ami André Tillieux y était né !

Et puis, pour bien enfoncer le clou, on rappelait que les grands auteurs français étaient venus se réfugier en Belgique, au XIXe, quand la France n’en voulait plus. Ah, ça en jetait. On balançait Hugo, Verlaine, Rimbaud, Baudelaire ! Et on taisait précautionneusement qu’ils avaient plus souvent haï la ville et notre « petit esprit » qu’apprécié la liberté, réelle, dans cette Belgique déjà moderne.

Aujourd’hui encore, bien des Belges vous referont la liste actualisée, chers Parisiens (pour un Belge, tout Français est forcément parisien), enrichie par Cécile de France, Benoît Poelvoorde, François Damiens, Philippe Geluck, Stéphane De Groodt, et les derniers arrivés qui vous font découvrir la radio à la Belge, Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek. Vous remarquerez que tous ces talents ne sont pas arrivés en France parce qu’ils mangeaient des frites au quotidien, ni parce qu’ils parlaient de frites, encore moins parce qu’ils sont nés dans un cornet. Mais parce qu’ils rafraîchissaient un paysage audiovisuel ankylosé, avec leur ton direct et leur humour qui, pour un Français, fait très décalé. C’est peut-être parce que leur (mauvais) esprit a quelque chose de flamand ! Et puis, leur attitude change du grandiloquent local : tous ces Belges ont en commun d’être parfaitement décomplexés. C’est peut-être parce qu’en Belgique, même les plus grands artistes grandissent avec l’idée qu’ils ne seront jamais vraiment si grands que ça. On se dit que ça n’est pas possible. Qu’il y aura toujours quelque chose qui nous ramènera à notre petit terroir, nos petites disputes, notre petit pays, ce petit esprit qui tente toujours de nous rattraper, cet esprit de province qui nous assomme, et qui nous forme. Chez ces gens-là, monsieur, on ne pense pas.

Alors, on danse.

Chez tous les artistes Belges qui réussissent ailleurs (contrairement aux businessmen), il y a une sorte de désarroi qu’on ne s’explique pas, une fragilité attendrissante. Ils se permettent de faire des fautes, figurez-vous. Et on les leur pardonne parce qu’ils étonnent. Parce qu’ils détonnent. Parce qu’ils ont l’air de s’en foutre. Parce même leur grosse tête — quand ils l’ont, et c’est rare — ne fait pas tout à fait sérieux. Parce que quoi qu’ils fassent, il y a toujours ce cordon ombilical qui les ramène à une petite rue, une petite famille, un petit coin de Flandre, de Wallonie ou de Bruxelles, un petit pays, un bel esprit.

Et puis, quand on a fini d’énoncer sa glorieuse liste au Parisien, qu’on est épuisé de s’extasier de nos talents si nombreux, on ajoute pour finir : « mais nous, on n’est pas chauvins, c’est ce qui nous différencie de vous » ! Et pan !

Cette négation de son propre chauvinisme, bien réel pourtant, et très répétitif — on n’a que peu de stars connues à l’étranger, du coup, on connaît la liste par cœur —, n’est-ce pas le pire de tous les chauvinismes ? Celui qui se minimise, prétendant faire mieux que l’autre ? Amis français, voyez-vous, nous les Belges, on a un truc que vous n’avez pas : on n’est pas du tout, mais alors, vraiment pas du tout chauvins ! Alors que vous, hein ! Ohlala !

Le pire, c’est que ça s’est aggravé depuis qu’une crise terminale s’est profilée, en 2010. Tout à coup, les Diables rouges sont devenus des symboles de notre talent, de notre unité. Et la frite est revenue à la charge. C’est le même mot ou à peu près dans les trois langues nationales. C’est bien la preuve que c’est un symbole fort, hein ! Et mettons le roi par-dessus tout ça, et hop, on obtient quoi ? La fameuse phrase d’Yves Leterme, en substance : « la Belgique n’est pas une valeur en soi, c’est le roi, le foot, la frite ». Ah, non, zut, il a dit « la bière ». Mais il aurait tout aussi bien pu dire « la frite ».

Depuis quelques décennies, les élites belges se sont donc acharnées à réduire la belgitude à des choses très basiques. La frite, la bière, le surréalisme, la bonhomie (y’a qu’à voir les manifs de dockers, comme elles sont bonhommes)… Et l’on est passé à côté de l’essentiel. On en est même venus à mépriser ce qui fait réellement la richesse de ce pays. Les langues et les dialectes, par exemple. On s’en moque. Pendant qu’à l’UNESCO, on avertit que notre patrimoine linguistique local est en train de disparaître. Le ouest-flamand, le picard, le limbourgeois, le gaumais, le brusseleir.

Il y a nos grandes luttes, les ouvrières au Sud, l’émancipation linguistique au Nord. Et le fait que, depuis 2007, on n’a pas seulement guerroyé, on a aussi commencé à comprendre les luttes passées de l’autre communauté. Vous savez, ces gens si bizarres, si différents de nous avec leur langue autre, qui roulent pourtant dans les mêmes voitures, qui ont les mêmes fauteuils, les mêmes banques, les mêmes supermarchés, les mêmes produits préférés et la même brique dans le ventre !

La frite nous a apparemment même fait oublier qu’en Belgique, il y a un incroyable patrimoine gastronomique, où chaque ville, presque chaque bourg, a sa spécialité. Waterzooi gantois, coucou de Malines, sole à l’ostendaise, boulets liégeois, couque de Dinant, chou de Bruxelles. Noem maar op. Vous trouverez des dizaines de spécialités culinaires qui, savamment revisitées, font les belles heures de nos restaurants étoilés et qu’on ne connaît nulle part ailleurs. Stoemp, anguille au vert, chicons de toutes sortes, américain avec ou sans pistolet, tartine au fromage blanc, gaufres au Nord, à l’Est, au Sud, tarte al djote, au sucre, couques au beurre, ballekes à la marolienne, croquettes aux crevettes, et les innombrables façons bien de chez nous d’accommoder les moules !

Et la bière d’abbaye, unique au monde, qui méritait bien une reconnaissance de l’UNESCO (demandée en avril, mais pour l’ensemble des bières belges — du coup ce n’est pas gagné) mérite à elle seule une bibliothèque.

Mais laissons ça, on a surtout la frite, répond le monsieur du ministère.

Pourtant, au-delà de la gastronomie, peu de pays peuvent se vanter d’avoir une culture aussi riche, variée, contrastée que la « nôtre ». De terroir en terroir, on va d’une découverte à l’autre. Du pays le plus plat avec ses beffrois carillonnés aux hauteurs des Fagnes et ses maisons de pierre grise, notre territoire est plus que bigarré. À Alost, on parle une langue que personne ne comprend ailleurs. À Bruxelles, on en parle 150 et les gens se comprennent. Fabuleux contrastes. Incroyable trésor : même nos différences, plus exacerbées qu’ailleurs, finissent par nous réunir. Même nos querelles linguistiques, commencées dès le premier siècle avant Jésus-Christ, et pas près de se terminer, méritent plus que la frite de figurer au patrimoine immatériel de l’humanité !

Mais surtout, on est en train de commettre une énorme bourde. Car en promouvant la frite, on passe à deux millimètres d’un folklore unique qui, lui, mérite bien d’être mis en valeur. C’est celui de la baraque à frite. Le fritkot. Ce lieu où, sur certaines places encore, on se retrouve pour parler au fritman ou à la frietvrouw. Comme dans ce documentaire sublime de simplicité, Fritkot, qui nous montre la vie de tout un quartier à travers une dame friteuse qui tchatche à bâtons rompus, sans pudeur et sans reproche. Qui ziever, qui zwanze, qui babbel (trois mots de mon quartier, à traduire en français, néerlandais, wallon, flamand, gaumais, platdeutsch).

S’il y a du belge quelque part à proximité de la patate, c’est bien là. Mais pas dans la frite elle-même, cette invention française ! Pas dans sa mayo, invention baléare ! La frite-mayo, c’est tout ce qu’on a trouvé pour faire « le Belge » ? C’est vraiment tout ce qu’on a pour faire parler de « nous » ? Pitié ! Quand les Américains découvriront que les Belges veulent mettre les French Fries à leur patrimoine, ils seront écroulés de rire !

Laissons donc la frite aux dimanches pluvieux. N’assimilons pas ce légume si souvent mal cuit à de la gastronomie. Pour vous dire, il est parfois meilleur dans les Mac Do que dans certaines friteries ! Mais ça, on s’en fout. Parce que la baraque à frite, que nous partageons avec le Nord de la France et le Sud des Pays-Bas, on n’y va pas pour le goût, c’est l’antigastronomie par excellence : on y vient aux heures perdues pour se faire une crasse, avec des sauces bien gluantes, avec des voisins qui eux aussi s’en mettent plein les joues, alors, on en a plein les mains et pour pas cher encore.

Aujourd’hui, on fait des hit-parades des friteries. Ce besoin d’avoir un meilleur, un top, un summum me perturbe ! Parce que, franchement, le meilleur fritkot n’est pas celui où la frite est trop bonne. C’est juste celui d’en bas de la rue. Celui où on parle. Celui où on rencontre les gens qu’on voit trop peu. Celui où on se réchauffe. Celui où, enfant, on a pleuré, un jour, et où le frituriste nous a dit « allez, je te mets double mayonnaise, petit, tu vas voir, ça va te consoler ».

C’est cette baraque qui se trouvait près de la gare du Midi dans les années septante, et où on allait à trois heures du mat, un peu pétés, juste pour regarder le frituriste saler le cornet, puis lancer toutes les frites en-dehors, aucune ne retombait à côté. Le sel s’était mélangé de ce seul geste, qu’on était venus admirer entre deux boîtes de nuit. Une parenthèse. Un moment de joie.

Il est là, notre patrimoine humain. Dans cette simplicité. Dans cette absence totale de sophistication. Une chose qui n’a pas besoin d’UNESCO. Ni de grande déclaration. Dans nos fritkots, on pourrait tout aussi bien vendre des Churros, ou des crêpes, ou des briwats. Ça serait exactement pareil. Un morceau de notre intimité. Des moments qu’on garde au cœur. Un truc qu’on fait de temps en temps, parce qu’on a faim et que c’est pas cher, qu’il fait froid dehors et qu’un peu de chaleur, c’est pas de refus. Là-dessus, je vous laisse. Je vais finir mes asperges à la flamande.

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0 Comments

  1. Rudy Deblieck
    décembre 01, 21:05 Reply
    Une vue d' helicoptere sur Absurdistan....? tu as totalement raison, Marcel, il y a un univers complet qui reste cache derrière "la frite" . Meme si on fait tout pour denier la culture Belge, elle existe et elle est tres etendue et tres ancienne. Meme les flamingants comme je suis, sont un produit plus recent de cette culture. Ceci dit, il faut avouer que les frites Wallonnes sont encore meilleures que les frites Flamandes ?
    • Marcel Sel
      décembre 02, 11:24 Reply
      Mais non, Rudy, les meilleurs frites sont bruxelloises :-) (ben tiens !)
  2. Manu Kodeck (@kodeckmanu)
    décembre 01, 21:06 Reply
    #Belgitude Les frites et les Diables Rouges unissent les Belges Le reste du temps, il y a une difficulté pour les gens à se situer dans un pays dont on arrête pas de dire que son avenir n’est pas garanti. Marc Jacquemain, professeur de sociologie à l’ULg. http://manukodeck.tumblr.com/post/89066702262/belgitude-footballistique-et-diablesrougesmania
  3. 1348LLN
    décembre 01, 21:19 Reply
    une fille du pays prend des gaLons (avec 1 seul l)
  4. salade
    décembre 01, 21:41 Reply
    interlude culturel. Les meilleures frites sont clairement de la région de Dunkerke. C'est un belge qui vous le dit. mais tout cela ne vaut pas un merveilleux namurois acheté à 14h50, consommé à 15h42 et terminé vers 16h13.5
  5. Tournaisien
    décembre 01, 22:11 Reply
    Les asperges, Marcel, c'est au mois de mai, pas en décembre ... surtout si vos asperges, comme vous prétendez, elles sont à la flamande, et même que si elles sont à la flamande, en réalité, ce n'est pas à la flamande qu'il faut dire mais à la brabançonne ... car le pays de l'asperge, hormis celles de Kain dont on se rengorge encore dans cette banlieue de Tournai, c'est bien Mechelen et ses alentours n'est-ce pas ? ... nous disions donc que Marcel mangeait des asperges en boîte à la flamande ... des fois qu'il lui prendrait, les Flamands, de vouloir les mettre en boîte. Ceci étant dit, Marcel, faites quand même gaffe, car les asperges, même les asperges à la flamande ... euh pardon, à la brabançonne, ou à la malinoise, c'est comme on voudra, ça donne la goutte. Et qui a la goutte au pied, c'est bien connu, ne l'a pas au nez. Et comme qui dirait l'autre, celui qui n'a pas la goutte au nez ne manque pas d'air. Marcel donc, je disais, mange des asperges à la flamande ... en boîte, et il ne manque pas d'air. Et en attendant de mettre les Flamands en boîte, avec ou sans leurs asperges, c'est bien nous pour l'heure qu'il roule dans la farine ... et même dans la chapelure.
  6. moinsqueparfait'
    décembre 01, 22:21 Reply
    C'est très incomplet, le tableau de la frite mayo': il manque la canette de Jup' qui fait pshitttt! Il manque aussi le gros bourge au souper "spaghetti bolo" du P$ (oui, un gros bourge) qui redemande sa quatrième assiette de spaghetti coupés avec les fioles de tabasco disponibles entre les bouteilles de gros rouge à perforation gastrique avec une anse et de l'osier pour faire très typique. Et comme il est très "ouvert" car Belge, il trouve la cuisine "italienne" excellente, le mec! C'est trop mignon. Le Christ est passé par ici, mais il s'est vite ravisé et a poursuivi jusqu'à Eboli...
  7. lievenm
    décembre 02, 00:37 Reply
    Zelfs Audrey Hepburn was een Brusselse :)
  8. wallimero
    décembre 02, 00:42 Reply
    Vosken is niet meer, Vlaanderen is in rouw, Mia is haar vader kwijt, geen Waalse haan die ernaar kraait en de kiekenvreter jammert vanuit zijn ivoren toren over de teloorgang van een zak frieten van bijna een halve eeuw geleden... Depuis que je me présente comme Flamand à Paris, on ne me fait plus de blagues belges et je touve la critique sur le nombrilisme provincial très cliché, j'ai l'impression que dès que quelqu'un sait jouer trois notes ou écrire trois pages ou un blog en francophonie, il essaye de se faire découvrir au marché français par simple attractivité financière. En Flandre, les artistes de qualité on trouvé un marché local (Sam Dillemans), et beaucoup de ceux qui ont percé sur l'international ont été promu par des compatriotes (Jan Fabre, A-T De Keersmaeker), comme pe Jan Hoet. Il y en a qui passent à l'étranger, mais rarement sans connection interne. VV
    • Marcel Sel
      décembre 02, 11:23 Reply
      Faux, Walli, on a parlé de Voske côté francophone. Il y a en Belgique des stars internationales, nationales et régionales. Les stars régionales, qu'elles soient flamandes ou wallonnes, ne touchent que leur communauté, aussi importantes soient-elles aux yeux de chaque communauté.
      • MUC
        décembre 02, 21:17 Reply
        Bon. J'ai fait le test, en jettant "vos / de vos / luc de vos" dans les 'moteurs de recherche' du "Les Soir" et "La Libre"... le résultat : nada, niente, rien de knots...
        • Willy Stein
          décembre 03, 17:16 Reply
          MUC U bent weer aan het liegen... Google + luc de vos en In 0.05 sec tijd: http://www.dhnet.be/actu/belgique/le-chanteur-et-artiste-flamand-luc-de-vos-est-decede-547a0bef3570a0fe4c7a3516 http://www.lesoir.be/720704/article/actualite/fil-info/fil-info-culture/2014-11-29/chanteur-flamand-luc-vos-est-decede http://focus.levif.be/culture/musique/deces-de-l-artiste-flamand-luc-de-vos-chanteur-de-gorki/article-normal-355561.html http://www.lalibre.be/culture/musique/le-chanteur-et-artiste-flamand-luc-de-vos-est-decede-547a172635707696baa5a035 enz......
          • Marcel Sel
            décembre 03, 22:28
            Pan dans la tête de MUC. Ou alors, son browser spécial N-VA éliminé d'office les résultats qui pourraient lui donner tort :-)
        • Franck Pastor
          décembre 03, 18:48 Reply
          À part ça, en Flandre tout le monde connait Julos Beaucarne ou William Dunker, c'est bien évident…
        • MUC
          décembre 03, 23:19 Reply
          Ce n'est pas ma faute que les moteurs de recherche du "Le Soir" et "La Libre" ne fonctionnent pas, quand on y entre " Luc de Vos" ou "vos". Mais j'avoue, La Libre a écrit NEUF lignes, Le Soir ... SIX. C'est tout. Vraiment convaincant, en effet.... quand on prétend - comme monsieur Sel - quand on s'y intéresse côté francophone...
        • MUC
          décembre 03, 23:48 Reply
          Bon, jon m'accuse d'être menteur, .... je me permets de citer Walter Pauli, (www.knack.be) : "België rouwt niet om hem. Le Soir en La Libre Belgique reduceerden zijn doodsbericht tot een kwart van een kolom. De eerste krant gaf ootmoedig toe: 'Dans la partie francophone du pays, Luc De Vos est un parfait inconnu... UN PARFAIT INCONNU DANS LA PARTE FRANCOPHONE selon Le Soir. Donc, monsieur Sel, qui a raison ? note : en Flandre, en utilisant "google", on reçoît - en première place - les résultats néerlandophones. Il est grand temps que vous découvrez le nationalisme de 'Google", ... mais faites attention, en Wallonië, Google commence avec les résultats "francophones". Google a compris la Constitution... et la réalité Belge...
          • Marcel Sel
            décembre 04, 10:24
            MUC, personne n'a jamais nié que Luc De Vos était un parfait inconnu en Belgique francophone, tout comme la mort de Pierre Rapsat ou de Jean Vallée n'a pas eu de répercussions en Flandre. Sans parler de Marc Moulin qu'on ne connaît la haut que comme chanteur de Télex, et encore, alors que côté francophone, c'était une star de la radio. Comme je disais, Luc De Vos était une star régionale, et il est tout à fait normal que son décès frappe uniquement dans la région où il est connu. En revanche, Tom Barman, Adamo, Arno, Brel sont des stars nationales. Le retentissement sera donc national. On n'oblige pas les Flamands à connaître Julos Beaucarne, Jacques Duvall, Jeff Bodart (récemment décédé), Bert Bertrand, André Bialek, Daniel Hélin, Jeronimo ou Mousta Largo. Votre exigence de deuil pour des gens que les Francophones ne connaissent pas, f´est au mieux de l'ethnocentrisme, au pire de l'Überménchisme: vos BV seraient si importants pour le monde que les gens de l'autre culture sont des salauds s'ils ne les connaissent pas ou ne portent pas le deuil pendant 40 jours avec vous? Franchement, pour qui vous vous prenez?
      • MUC
        décembre 04, 15:51 Reply
        Monsieur Sel, je réagis tout simplement à votre phrase "Faux, Walli, on a parlé de Voske côté francophone". Non, je ne demande pas de "période de deuil de 40 jours". Je constate tout simplement que votre "Faux, Walli, on a parlé de Voske côté francophone" est fautive. Personne en Wallonie / Bruxelles n'y parle, de ce chanteur LDV, un Gantois sympa. C'est tout. Je ne reproche rien à personne. En ce qui concerne votre "pour qui est-ce que vous vous prenez ? " ... une bonne question. Pour quelqu'un qui préfère entendre la vérité. Même de vous....
        • Marcel Sel
          décembre 04, 19:18 Reply
          "On a parlé de Voske" signifie qu'il y a eu des articles. Il y a aussi eu des échanges facebook et des twits. Perso, j'ai twitté Lieve Kleine Piranha, par exemple. Enfin voilà. Maintenant, vous savez que "on en parle" signifie juste qu'il y a quelque chose d'écrit ou de dit à ce propos, pas forcément que les gens en parlent entre eux.
    • Franck Pastor
      décembre 02, 19:56 Reply
      J'écoute régulièrement Radio Één, et je dois bien avouer que ce nom de Luc De Vos ne me disait rien. De temps en temps j'entendais parler de son groupe Gorki, mais du diable si je connaissais leur chanteur. Maintenant qu'ils diffusent ces «Mia», «Anya», etc. en boucle sur les oudes, je connais… et je n'aime pas du tout. Je commence même à être allergique à force de n'entendre plus que ça depuis deux jours ! Les seuls artistes flamands qui m'ont accrochés pour le moment demeurent le groupe Laïs et Raymond van het Groenewoud.
    • Pfff
      décembre 03, 11:54 Reply
      "dès que quelqu’un sait jouer trois notes" C'est vache pour Stromae. Mais cela en fait quand même deux de plus que David Guetta. Au royaume des sourdingues ... "par simple attractivité financière" Vils belges francophones qui ne vivent même pas du Lard pour Lard, comme un n'importe quel cochon tatoué flamand. Certes, le flamand a cédé à l'obscénité de la démesure protestante. Ce n'était qu'une question de temps, cher Tourn, vous au moins l'avez compris. Ils ne se sentent plus péter, au diapason d'une époque vraiment nulle, mais qui convient parfaitement à leur génie. Par ailleurs, les francophones tout aussi incultes crèvent d'envie de se faire reluire comme ces petits vernis de vernissage. Vlaamse kaai, terminus des culs terreux du culturel. Célebra-cons.
  9. xavier castille
    décembre 02, 09:37 Reply
    Les plus grandes faiblesses de notre économie sont commentés chaque jour dans les médias: - le nombre de files auxquelles les navetteurs sont confrontés chaque jour - notre économie se met pratiquement à l'arrêt pendant 2 jours chaque semaine (le WE) - le travail est imposé d'une manière telle qu'il freine l’embauche - la formation des jeunes ne répond pas à la demande du marché du travail - l'efficacité dans le privé est supérieure à celui du publique - la dette de l’état frôle les 100% du BNB - la population active vieillit - les intérêts notionnels ne sont pas liés aux nombre d’emplois existants ou à leur création - les revenus du travail comparés à d’autres revenus sont lourdement taxés - il y a une somme record qui dort sur les carnets d’épargnes qui ne rapportent rien - le sens d'entreprendre n'est pas stimulé - complétez la liste svp Autrement dit: quand on atteint le fond on commence à creuser. Pourtant je suis convaincu qu’on peut renverser la vapeur: Il est important de définir la société vers laquelle nous voulons évoluer. ("Sans port comme destination aucun vent est favorable." Seneque) Cette idée devra être un consensus entre l’économie, la philosophie, la psychologie, l’environnemental , la sociologie, la démographie, la démocratie, la technologie etc. Chaque problème cité dans le paragraphe précédent doit recevoir la même priorité vu qu’ils sont étroitement liés les uns aux autres. (Ce qui partage la plus part du temps les partis politiques qui préfèrent se focaliser sur l'un ou l'autre point.) L’état doit donner l’example par une fiscalité juste, transparente et proportionnée. Il devra gérer son budget en bon père de famille et conforme à l’idée issue du consensus élaboré dans les différents domaines. Au lieu de perdre inutilement de nombreuses heures précieuses à se rendre à son lieu de travail il est préférable que les travailleurs, les entreprises utilisent ce temps perdu à augmenter leur flexibilité. Travailler près de ou chez soi est primordial pour le bien-être des citoyens. Le stress diminuerait et la productivité augmenterait. Il serait aussi plus facile et encourageant de travailler plus longtemps. La pollution en prendrait aussi un sale coup. Nous vivons au début de l’age numérique et les technologies déjà existantes (VPN, conference call etc) nous donnent la possibilité de déplacer des données au lieu de personnes physiques. Ceci implique des travaux d’infrastructures et de maintenances qui à leur tour créent des emplois durables. Ce serait bénéfique pour la recherche de nouvelles technologies et la formation. Nos villes seraient désengorgées et plus agréables à vivre. Au lieu de payer des loyers exorbitants beaucoup d’entreprises gagneraient à investir dans ces nouvelles technologies, dans des agences locales. Plus délicat et qui prendra plus de temps à implémenter est l'idée de passer à une économie qui passe de 5 à 7 jours. Avoir 2 jours de repos d'affilé est un droit qu'il faut préserver. Ceci influencera, j'en suis conscient, les familles (la garde des enfants, family time ...) , les associations (sportives, culturelles et autres), l'éducation (pourquoi pas à distance?) et d'autres domaines. Je crois qu'en ce moment les salariés sont payés à 130% le samedi et à 200% le dimanche. Ne serait il pas bénéfique et solidaire en réduisant (à terme) ce différent important afin de créer plus de jobs? On pourrait stimuler les entreprises par une fiscalité avantageuse et du coup attirer des investissement étrangers. Avec une une vision positive il sera plus facile d'encourager de pomper l'argent bloqué sur les comptes d'épargnes dans l'économie. Ah l'espoir ... (qui est resté collé au fond de la boîte)
  10. HACHIVILLE
    décembre 02, 21:08 Reply
    Comme le disaient les célèbres duettistes belges Con et Fucius (un Wallon et un Flamand!) : "La Belgique mène à tout, à condition d'en sortir". A l'exception (notable) des peintres et des dessinateurs, les Belges qui ont fait du chemin dans la littérature, la musique, la chanson, le théâtre, le cinéma, etc. (et pas qu'en France, je pense à Jean-Claude Van Damme), ont quitté la Belgique très vite, très tôt, pour n'y revenir qu'épisodiquement et presque à contre-coeur ("Mais non, Tata Gigique, je t'aime bien, je ne t'oublie pas. Tiens! puisqu'on en parle, je reprendrais bien des frites..."). Et on s'étonnera, après cela, que ceux qui sont restés au pays ont la nostalgie du grand large...
    • Hansen
      décembre 31, 15:14 Reply
      Vous avez raison. Cela me rappelle que les coloniaux appelaient ceux qui gardaient la maison, des belgicains. Maintenant il n'y a plus de coloniaux et la maison s'écroule.
  11. Rivière
    décembre 02, 21:32 Reply
    @ Marcel : "Ainsi, juste après s’être pris la blague belge qui nous a presque fait rire sincèrement, on s’empresse d’énumérer, à l’audacieux franchouillard qui nous l’a servie, l’étourdissante liste de nos talents devenus internationaux grâce à un passage à Pêris." Vous faîtes ça vous, marcel ? vous êtres un droll' ! Si vous vous sentez agressé, vous feriez mieux de balancer une blague sur les français à ce français ou cesser d'écouter l'impudent... Perso, Je ne vois pas de raison de commettre une telle tartine (que je n'ai pas lue au delà du paragraphe commenté ci dessus) pour une débilité pareille... A croire que cela blesse votre fierté de belge ! J'aurais compris que vous fassiez ce tintamarre si l'Unseco avait accepté la proposition belge mais ce n'est pas encore le cas, si ? Et encore, un ton désespéré de la bétise du monde eut mieux convenu que ce ton outré grandiloquent....
  12. uit 't zuiltje
    décembre 02, 22:54 Reply
    perso la pomme de terre me rappelle notre passé espagnol prédateur les civilisations sans fer asservies, anvers port esclavagiste tout ça... beaucoup trop de tristesse dans cinq francs d'andalouse
    • uit't zuiltje
      décembre 03, 17:24 Reply
      par contre quatre frites (trois courtes et une plus longue) placées comme les quatre branches d'une croix sur un fond bleu outremr rechtangulaire dont langueur et lorgeur feraient deux frites de long chacune...
    • Pfff
      décembre 03, 21:26 Reply
      "notre passé espagnol prédateur les civilisations sans fer asservies" Heureusement, le duc d'Albe avait inventé la roue : http://youtu.be/IzLw3elS73I
  13. Cidrolin
    décembre 03, 10:39 Reply
    Dans le genre incongruité presque rigolote, ça me rappelle qu'on a donné le Nobel de la Paix à Kissinger...
  14. leyn
    décembre 03, 14:17 Reply
    A lire par tous les gens qui veulent comprendre les Flamands: ROLAND WILLEMYNS, Dutch. Biography of a Language, Oxford University Press, 2013, 289 p.
  15. moinsqueparfait'
    décembre 03, 16:43 Reply
    Un autre grand classique du Bonbelch, c'est le barbecue! Dès qu'il y a un rayon de soleil, on se tape les Dupont et Dupond de l'a-gastronomie, j'ai nommé : les D&L Sauzenmakers. À taaaaaaaap'! Cette année, ce fut l'orgie: on a dû se taper ces deux dikke nekken-buiken en association avec les Djaaap'. Un véritable enfer pour celles et ceux qui sont déjà sortis de leur trou autrement qu'en voyage en ottokar avec la mutuelle ou avec Jet(...)(...)mann en Olinclusiiiiifff.
  16. Verlaine
    décembre 03, 17:03 Reply
    M’as-tu tout dit ma patate Ovale et grosse Ou Petite et ronde Tu gaves nos gosses Avant qu’on les ponde Molle ou croquante Rouge ou blonde Tu es bedonnante Comme nos Joconde M’as-tu tout dit ma patate ,m’as-tu tout dit ? M’as-tu tout dit ma patate , de mon pays ? Souvent une belle coupe Te donne grâce, ô frite Qu’on sert après la soupe Avec toute la suite Tu es ambassadrice Comme bière et chocolat (Chez nous, oui, oui , chez nous…) On pratique tous les vices Du plus gras au plus bas M’as-tu tout dit ma patate , m’as-tu tout dit ? M’as-tu tout dit ma patate, de mon pays ? Né avec toi, patate Vivant dans la choucroute Sommes-nous bonnes pâtes Pour tolérer ces croutes Alors ma chère petite N’est-il pas enfin temps De manger du bon riz Pour goûter le printemps Tu m’as tout dit ma patate, tu m’as tout dit Tu m’as tout dit ma patate de mon pays Guy de H.
  17. mbo
    décembre 03, 21:03 Reply
    Ce qui pose question dans ce billet, c'est le mélange de 'on' et de 'les belges'. Marcel, faites vous pzrtie des 'on', faites vous partie des 'belges'? Que vous répondiez oui ou non, cela démontre que ces catégories n'existent pas. C'est juste une construction qui est utile, mais qui n'a pas de réalité. Le statisticien Quetelet (belge) a provoqué à l'époque un grand débat lorsqu'il a introduit dans certain domaine la notion de 'moyenne'. Pour certaine le belge moyen n'existait pas parce qu'aucun belge ne correspondait à ce portrait. Pour d'autres ce belge moyen n'existait pas mais cette notion existait parce qu'elle permettait de construire une politique. Donc il n'y avait pas de blagues belges, il y avait deq blagueq racontées par Coluche. Et beaucoup m'amusaient....
    • Marcel Sel
      décembre 03, 22:26 Reply
      Je suis de nationalité belge. Donc, ce qu'on fait au nom de cette nationalité me regarde (aussi) Quant aux blagues, c'est un sentiment que j'ai recueilli chez un certain nombre de gens.
  18. Capucine
    décembre 05, 23:50 Reply
    je n apprécie pas tellement les blagues faites sur les Belges ,ce qui est important ,c est le dosage de SEL!

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