N-VA : la nouvelle (extrême-) droite tombe le masque.

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L’ijzerwake 2004 et sa célébration de trois collaborateurs, en présence de nombreux membres du VVB, dont le régisseur du jour.

Ce week-end, Bart De Wever était de retour de Chine et fut confronté à des questions extrêmement gênantes et à une réactivité terriblement incisive des journalistes de la VRT et de VTM. Il en tremblait. C’était la toute première fois qu’il était réellement mis sur la sellette pour sa tolérance à des déclarations sulfureuses de ses ministres et mandataires !

Bon, je rembobine. Ça, c’est en rêve. Dans la réalité, on lui a gentiment posé les questions qui ont fâché « les Francophones » (le SP.a et Groen étant désormais « francophones », bien sûr…) la semaine passée. Le tout, sur un ton posé, qui sied au spectateur du dimanche, sans trop interrompre le Président et sans aborder les sujets qui fâchent. À l’arrivée, le mal, le diable, la sorcière, la harpie, l’hystérique, c’est donc bien Laurette Onkelinx. Le bien, c’est Bart De Wever. Pourtant, il ne s’est pas contenté de soutenir ses ministres, il s’est aussi permis de renchérir suffisamment subtilement pour que le téléspectateur flamand moyen se dise que, décidément, ces Francophones sont infréquentables. Revue de détail.

De Wever trouve aussi que les Marocains, Congolais, Algériens…
Dans le journal de VTM, Bart De Wever a commencé par nier que Francken ait mis en doute sur Facebook « la valeur ajoutée » des Algériens, Congolais et Marocains, quand le journaliste de VTM Dany Verstraeten lui a cité la phrase.

Pour rappel, le texte intégral du statut Facebook incriminé de Theo Francken était : « Excellent article sur l’immigration de The Economist avec un constat interpellant : ‘beaucoup de pays occidentaux ferment leurs frontières à l’immigration sous pression de la crise, mais ils feraient mieux de les laisser ouvertes vu la valeur ajoutée de l’immigration’ avec des tas de références à la gestion de l’immigration aux États-Unis. Tout à fait d’accord, mais puis-je de manière interpellante affirmer que je conçois bien qu’il y ait une plus-value économique des diasporas juive, chinoise ou indienne, mais moins des Marocains, Congolais et Algérienns. Ou est-ce trop sulfureux ? »

Quand Dany Vertstraeten pose la question à Bart De Wever, il répond sans sourciller : « [La mise en doute de la valeur ajoutée des Marocains, Congolais et Algériens] ne s’y trouve pas (sic). Ce qui s’y trouve, c’est une comparaison du modèle américain, un modèle d’immigration active, avec le modèle européen (sic) […] » C’est exactement l’inverse : la mise en doute de la plus-value des Marocains, Congolais et Algériens s’y trouve bien. Ce qui ne s’y trouve pas, c’est une comparaison des modèles US et UE : il n’y a qu’une allusion au fait que le premier est souvent évoqué dans l’article.

Dany Verstraeten, qui a le texte de Theo Francken sous les yeux, n’interrompt pourtant pas Bart De Wever, ne le reprend pas, ne conteste pas ! Cette complaisance va permettre au président de la N-VA de dire exactement la même chose que Theo Francken, mais plus subtilement. Tout en niant le contenu de la déclaration écrite de son secrétaire d’État, il va se permettre de capitaliser placidement sur la xénophobie de son ministre de l’Asile et des Migrations pour confirmer son message :

Bart De Wever : « En Europe, […] nous avons continué à organiser l’immigration de masse — via la constitution familiale, le regroupement familial et l’asile — de gens qui ne viennent pas au premier chef pour travailler. Moins de la moitié des immigrants dans notre pays vient pour faire un boulot. […] »

Dans cet extrait, l’air de rien, le président de la N-VA remet en cause le droit d’asile : il n’y a pas de rapport entre le droit à l’asile politique et le marché du travail. Mais en sus, il soutient que l’intention de la plupart des immigrés venant en Belgique n’est pas de travailler ! Quelque part, il a raison : certains sont venus pour se battre et mourir sur nos champs de bataille. N’empêche, c’est un des arguments de l’extrême droite qu’il vient de jeter dans le pot commun. Comme si cela ne suffisait pas, il reprend ensuite avec finesse les propos que, selon lui, Theo Francken n’aurait pas tenus sur Facebook, pour s’en prendre, à son tour, aux mêmes cibles que son sbire :

Bart De Wever : « Et si on se met à regarder qui sont ces groupes qui sont venus massivement, alors, ce sont ces groupes. »

« Selon notre définition du racisme, nous ne sommes pas racistes. »
De quels « groupes » parle De Wever ? Les seuls « groupes » évoqués précédemment dans l’interview sont bien « les Marocains, les Congolais et les Algériens ». Donc, non seulement, Theo Francken n’est pas désavoué par son président de parti, mais celui-ci enchaîne, confirme et en rajoute ! Pour que le public soit définitivement mithridatisé, il y donne ensuite « sa » définition du racisme avant de conclure : « Nous sommes tout sauf un parti raciste ». C’est évidemment plus simple d’être juge et partie.

Bart De Wever : « Ce qui serait raciste, ce serait de dire ‘ces gens [Marocains, Algériens, Congolais] ne savent rien faire, ils n’ont pas de talent, on ne peut rien en faire’. Non, le constat est : on n’en a rien tiré. On n’a pas assez réussi. Et que d’autres groupes de migrations dans d’autres pays d’immigration aient mieux réussi dans ce domaine, c’est une vérité incontestable. »

Il a encore « raison » : affirmer que la majorité de ces immigrés ne vient pas pour travailler, ce n’est pas dire qu’ils ne savent rien faire ! Non, c’est bien pire : c’est dire qu’ils ne veulent rien faire !

De Wever, c’est Francken en plus gros et plus subtil à la fois.
En fait, De Wever va plus loin que Theo Francken, mais de manière plus subtile. Il profite de la polémique créée par le secrétaire d’État pour, à son tour, viser les mêmes trois groupes particuliers d’immigration massive (sachant qu’il y a en fait très peu « d’Algériens » en Belgique). Il évolue comme un serpent (Kaa ?) : il ne les nomme à aucun moment, mais utilise le contexte donné par l’interview pour les cibler. Les électeurs xénophobes, eux, ont très bien compris de qui il parlait. Les autres n’y ont vu que du feu. Dany Verstraeten aussi.

Mais il s’agit bien de xénophobie. Car même s’il fait mine de critiquer la Belgique, mais aussi la N-VA (il dit « nous »), en reconnaissant-il qu’on n’a pas « réussi » à valoriser « ces groupes », il dit bien ensuite que « d’autres groupes […] ont mieux réussi ». L’échec est donc implicitement partagé entre « nous » et les Marocains, Congolais et Algériens. Si d’autres ont mieux réussi, c’est qu’il y avait moyen de réussir sans « nous », et c’est bien les trois « nationalités » qu’il évoque, qui ont foiré. Et ça, c’est bien du racisme : il a amalgamé l’ensemble des immigrés ou descendants d’immigrés de certaines nationalités pour ensuite leur attribuer un caractère moins performant et une absence de volonté de travailler.

Cet amalgame revient à stigmatiser tous les membres de ces diasporas, sans distinction. Or, s’il y a bien sûr des « Belges d’origine marocaine » qui ne foutent rien, il y a aussi des « Belges d’origine belge » (ce sont les termes de l’accord gouvernemental — on a évité « Belges de souche » d’un cheveu) qui n’en glandent pas une. Et dans les deux catégories, une majorité travaille ou veut travailler. Les discriminations à l’emploi des « descendants d’immigrés » ont été largement démontrées, mais Bart De Wever ne les évoque à aucun moment. Toute la manœuvre a en fait consisté à ne pas regrouper les paresseux ou les travailleurs, mais à associer la paresse et l’absence de plus-value à certaines origines.

Au passage, rien que le débat sur une plus-value implique qu’on ne présente pas les immigrés comme des gens, mais comme des investissements, des machines, des choses. Si vous avez une plus-value, vous êtes les bienvenus.

Les « relents racistes » de la N-VA ? Charles Michel avait raison. Avait…
La manœuvre est brillantissime. Impossible avec ça de faire condamner Bart De Wever pour racisme. Mais cela éclaire la déclaration de Charles Michel que la N-VA a des « relents racistes ». Si la gauche a pu si facilement instrumentaliser les casseroles des nationalistes pour cibler le MR, c’est parce que le MR a sciemment pactisé avec un parti dont il reconnaissait lui-même l’infréquentabilité. Une faute politique qui démontre probablement l’absence de maturité du petit Michel.

Mais sont-ce seulement des « relents » racistes ? Changeons de perspective : il y a une petite huitaine d’années, Bart De Wever disait à feu Marie-Rose Morel (Vlaams Belang) à la télévision que la différence entre la N-VA et le Vlaams Belang, c’était que la N-VA n’avait pas « la culture de l’insulte ». Autrement dit, le racisme (latent ?) à la N-VA, on ne l’exprime pas (trop) clairement, on le travestit dans un discours apparemment généreux voire autocritique. Dans l’interview de VTM, Bart De Wever a clairement montré comment faire de la xénophobie sans insulter : il suffit de ne pas nommer les cibles, mais de les évoquer.

Bart De Wever et Theo Francken disposent aussi d’un atout-antiraciste, Zuhal Demir, une députée N-VA d’origine turque, ou plutôt kurde alévi. Et comme par hasard, la diaspora turque n’a pas été citée dans le panel de Francken, alors qu’elle est nettement plus importante en Flandre que l’Algérienne, voire que la Congolaise. A-t-il pesé ses mots au moment d’écrire son petit billet, se disant « je vais laisser Zuhal en dehors de ça ? » Lui seul le sait. En tout cas, son sujet de prédilection sur Twitter après l’immigration, c’est le combat des Kurdes pour… Kobane !

Francophobie et chinoiserie
Bien sûr, au passage, Bart De Wever en a profité pour accuser la presse francophone de se régaler des accusations contre la N-VA de Laurette Onkelinx. Comme si elles étaient les seules (la presse et Laurette) à s’être indignées des déclarations de Theo Francken. En réalité, il n’y a pas un journal flamand qui ne se soit fait écho des protestations envers le secrétaire d’État à l’Asile interdit et aux Migrations de paresseux. Les chroniques parues au Nord n’étaient pas souvent complaisantes. Et l’opposition néerlandophone n’a pas non plus hésité à rentrer dans le lard des xénophobes de service. Mais voilà, il faut bien rappeler au téléspectateur lambda de VTM que les Francophones, ils ont des politiciens de merde (sauf le MR, pour cinq ans si tout va bien) et une presse de merde. Le mot n’est pas trop fort, c’est bien Bart De Wever qui a dit que Le Soir n’était même pas bon pour se torcher le cul. Béatrice Delvaux aura beau tenter de s’expliquer par éditorial interposé, rien n’y fera, l’image de son journal ne dépend pas de ses écrits, mais des rodomontades de Bart De Wever.

Réponse de Dany Vertraeten à Bart : « Mais enfin, la presse francophone a protesté tout comme la presse néerlandophone, tout n’est tout de même pas à jeter dans le journalisme du Sud ? »

Pardon, je vous ai trompés. Il n’a pas répondu ça. Ce genre de question ne se pose pas dans le Mainstream télévisuel flamand : Bart De Wever dit, et on prend ses déclarations les plus ahurissantes pour argent comptant. Plus c’est gros, mieux ça passe. D’ailleurs, pas mal de journalistes du Nord m’ont déjà affirmé que la presse francophone était tout de même moins objective, ou moins crédible, ou carrément antiflamande, ou « à jeter ». Bizarre, la réaction de cette presse objet d’un tel mépris est souvent de temporiser. Bizarre : on l’insulte, et elle s’excuse, promet de faire mieux, se racrapote, et pense que ça va arranger son image au Nord.

Les Francophones, ces incorrigibles Interahamwe !
Étrange : dans la presse francophone, on lit régulièrement l’opinion des plus radicaux des N-VA (Hendrik Vuye, Bart Maddens…) Une chose que vous pouvez toujours chercher en Flandre. Ce weekend, dans le débat Mise au Point, il y avait un N-VA pour se défendre (Eric Defoort). Sur RTL-TVI, il y avait le flamingant Eric Donckier. Tout est fait en francophonie pour laisser une fenêtre d’explication de la culture de l’Autre. Mais dans les débats flamands, pas un PS ou un CDH pour donner son point de vue, pas un journaliste francophone pour expliquer « notre » radicalisme en matière de xénophobie et de collaboration. Les médias de la minorité francophone ne cessent de justifier les excès d’un ou deux partis du Nord en expliquant, en mettant en contexte, en calquant son mode de pensée sur celui de ses confrères flamands. Alors que celle de la majorité flamande ne daignerait pas interroger le moindre Francophone un tant soit peu critique du nationalisme pour éclairer le téléspectateur sur la culture sudiste, ses frustrations, ses colères, ses craintes et ses résistances.

En fait, depuis le « Radio Mille Collines » d’Yves Leterme qui n’a pas hésité à comparer la RTBF (chaîne publique francophone) à la radio qui a incité au génocide au Rwanda, et la mollesse de la réaction de la RTBF à cette époque, tout est permis ! Même le délire le plus absurde.

Sur VTM, Bart De Wever a carrément appelé les Chinois à la rescousse pour démontrer que, décidément, les Francophones sont critiqués partout pour leur attitude au Parlement : « En Chine, on trouve la querelle Francken surréaliste », a-t-il affirmé. Ah ! La Chine ! Mais qu’elle est diablement bien informée sur ce qui se passe en Belgique, cette Chine ! Ong-Keuh-Linx y est bien sûr célèbre pour ses délires antiflamands ! Et l’on passe ses soirées, à Shanghai, à lire les journaux francophones pour se gausser de leur promptitude à qualifier Bart De Wever de « fasciste ». Quoi ? Les journaux francophones n’ont pas traité De Wever de fasciste ? Mais ça n’a pas d’importance, chers amis journalistes : si vous ne le dites pas, lui, il s’en fout : il affirme que vous l’avez dit !

À l’évocation de ces Chinois qui pensent exactement comme Bart d’Anvers (ville très connue en Chine, mais si, mais si), Dany Verstraeten n’a même pas sourcillé. Ce que dit De Wever est toujours aujourd’hui parole d’évangile.

À propos, comment les Chinois traiteraient-ils ceux qui diraient aujourd’hui que les collaborateurs des Japonais avaient « leurs raisons » ?

De Zevende dag, là où les flamingants sont chez eux.
À la VRT, c’est plutôt le thème de la collaboration que le journaliste Tim Pauwels a mis sur la table, avec tout de même un peu plus de réactivité que son confrère de la télévision privée. Mais sans évoquer la notion, fondamentale pour un intellectuel francophone, de crime. On a juste demandé à Bart De Wever de reconnaître que la collaboration était « une erreur » (« fout »). Celui-ci aurait pu se contenter de dire « oui, c’était une erreur ». Mais c’eût été trop simple. Et là encore, non seulement, il n’a pas condamné les propos de Jan Jambon, il a une fois encore appuyé sur l’accélérateur en prenant Mitterrand, Léopold III et Benoît XVI comme exemples de « collaborateurs ». Et ça ne pouvait servir, une fois encore, qu’à minimiser la collaboration. Car si eux (un président français, un pape, un roi) ont collaboré et n’ont pas été punis, pour les autres, vous pensez bien que ça ne pouvait pas être si grave, monsieur le Flamand moyen !

Bart De Wever : « Que des gens avaient des raisons d’entrer dans la collaboration, c’est évident [probable]. Il y en a eu tant ! Ratzinger [Benoît XVI] était dans les Jeunesses hitlériennes, Mitterrand était un collaborateur. Et après la guerre, ils ont fait leur mea-culpa [ou leur cas a été traité — la phrase est ambigüe]. Le roi des Belges a été prendre son café chez Hitler pour tenter de reprendre le pouvoir [en Belgique]. »

Pour quelqu’un qui a revendiqué sa qualité d’historien dans la même interview, il y a de quoi rougir de honte. D’abord, « Ratzinger » n’était pas un collaborateur : il était allemand et n’a donc techniquement pas trahi sa patrie. Ensuite, l’entrée dans les Jeunesses hitlériennes était obligatoire dès 1939. Benoit XVI aurait d’ailleurs rapidement séché les séances de la sulfureuse jeunesse. Enfin, il a refusé d’entrer dans la Waffen-SS et a déserté de la Wehrmacht.

Révision de l’Histoire, par Bart, l’historien.
Mitterrand a en effet adhéré au régime de Vichy et travaillé dans son administration (à la gestion des anciens combattants). À l’époque, ce régime était la France officielle, les pleins pouvoirs à Pétain ayant été votés par une majorité massive de députés et sénateurs français (569 pour, 80 contre…) On doit bien sûr reprocher à Mitterrand de ne pas en être sorti au moment des premières mesures antijuives, par exemple. Ce retard est un crime en soi. Il aurait aussi pu réagir à l’appel du 18 juin du général de Gaulle. Bon. Mais à partir de 1943, Mitterrand entre dans la résistance et fonde même son propre réseau. Il rencontre de Gaulle à Londres et sa tête est mise à prix par l’occupant nazi. Que Mitterrand ait collaboré est une évidence. Mais dire qu’il « était un collaborateur » est au minimum grossier, au pire diffamatoire : son attitude digne de 43 à 45 n’a pas effacé sa collaboration, mais lui a valu l’absolution. Un historien doit savoir ça.

Bart De Wever : « Il faut regarder [la collaboration] dans le contexte de l’époque, c’était évidemment plutôt une grosse erreur, autant sur le principe, que tactiquement. Qu’une grande partie du Mouvement flamand dont je suis l’héritier, ait participé, oui, c’est une page assez noire, mais puis-je s’il vous plaît, moi, né en 1971, m’occuper des problèmes actuels ? […]»

Tim Pauwels, de bonne volonté, n’a pas relevé les grossièretés, encore moins la minimisation de la collaboration. Il a plutôt souri, et a demandé : « Simplement dire : c’était une erreur ». Réponse de Bart De Wever : « Je l’ai dit pour la millième fois, c’était une erreur. »

Oui, il l’a dit pour la millième fois. Mais plutôt que de se limiter à dire ça (mettons qu’on puisse se contenter du mot « erreur » pour un crime — les assassinats de Landru passeraient-ils pour des « erreurs » ?), tout ce qu’il a ajouté revenait à justifier ou à minimiser cette « erreur ». D’abord, comme Jambon, il explique que les gens avaient « des raisons ». En quoi cela nous intéresse-t-il ? En soi, Pol Pot avait sûrement « des raisons ». Hitler aussi. Staline aussi. Mais on ne dit jamais de ces monstres qu’ils avaient « des raisons » parce que personne ne fait rien sans raison. Alors, pourquoi évoquer « des raisons » ? Tout simplement parce que cela permet d’humaniser le criminel. De faire apparaître sa faiblesse, oh ! si compréhensible ! Qui n’a jamais fauté ? Et cela permet de ne pas évoquer le mot « crime » — qui n’empêche pas les circonstances atténuantes. Il paraît donc impossible pour Bart De Wever et Jan Jambon qui ont, tous deux, eu des relations étroites avec l’extrême droite, côtoyé des anciens nazis, et admis que des gens de la même organisation qu’eux — parfois le président lui-même, comme c’est le cas pour le VVB « de » Jan Jambon — aient des propos glorifiants envers certains collaborateurs. Mais il est interdit, impossible, de leur poser des questions précises à cet égard. Ce sont des « foutaises francophones ».

Noircir le pape pour blanchir les collabos.
Ensuite, il y a la phrase « il faut regarder ça dans le contexte de l’époque. » Ce contexte, à nouveau, n’est là que pour minimiser : si même Benoît XVI a « collaboré », n’importe qui a pu commettre la même erreur ! Vous pensez, faire pareil qu’un futur pape, ça ne peut pas être un péché mortel ! Mitterrand est là pour satisfaire la francophobie de la N-VA. De Wever n’a pas pris l’exemple de Kurt Waldheim ou d’un ministre allemand dont on a découvert l’activité SS sur le tard, mais bien Mitterrand, dont il n’a fait apparaître que la partie collaborative, veillant bien à ne pas faire valoir sa résistance. « Regardez-moi ces Francophones dont les frères de langue français ont mis un collabo à la présidence », fait-il comprendre aux téléspectateurs.

Enfin, il y a la question royale. La royauté est toujours  présentée comme francophone par les nationalistes flamands. Elle s’oppose à la république que De Wever appelle de ses vœux. Deux coups pour le prix d’un. Mais avec un culot monstre : ce sont bien les Francophones qui ont empêché le retour de Léopold III. Pire : le fait qu’on n’ait pas écouté la majorité flamande à cette époque fut de tout temps l’un des arguments des nationalistes flamands pour prouver que la Belgique n’était pas une démocratie. Les populistes vous vendent tout et son contraire. Bart De Wever est, au minimum, un populiste.

La phrase suivante paraît étonnante : la collaboration était selon lui « une erreur à la fois sur le principe et tactiquement ». La collaboration, une erreur tactique ? Mais pour qui, bon sang ? Eh bien, pour le Mouvement flamand collaboratif, qu’il évoque d’ailleurs juste après. Ça peut avoir plusieurs sens différents : par exemple, que la collaboration n’ayant pas permis d’obtenir de l’occupant nazi l’indépendance de la Flandre, c’était une erreur « tactique » ! Autrement dit, ce n’était pas un crime vis-à-vis du concitoyen, de l’humanité, des Juifs et Tziganes, des déportés, des otages, du pays. C’était une erreur vis-à-vis du combat militant flamand. Si Hitler avait gagné sur le long terme, c’eût donc été une réussite…

Bart, l’intouchable
Le président de la N-VA finit brillamment en demandant ce que lui, Bart De Wever, aurait à voir avec cette histoire, au fond : il est né en 1971. Une façon habile de bazarder l’ensemble du débat : il n’était pas né (tout comme Jan Jambon) ! Bien sûr, Marine Le Pen non plus. Jörg Haider non plus. Ça n’a jamais été la question. La question était : Jan Jambon est-il en mesure de regretter publiquement ses propos au Sint-Maartensfonds (en substance : « les Flamands n’ont pas à s’excuser pour la collaboration » propos rapportés par Johan Sauwens), de rassurer la population sur ses fréquentations d’extrême droite : « je regrette ma participation à un think tank avec le président du Vlaams Belang ; je me désolidarise et je quitte le VVB dont le président a encore encensé un collaborateur notoire cette année, je me retire des Gouden Sinjoren où je rencontrais la fine fleur de l’extrême droite anversoise ». À ces questions-là, nous n’aurons pas de réponse, je l’ai dit, il est en pratique interdit de les leur poser. Or, ce sont ces réponses qui peuvent nous rassurer quant à la nature profonde de la N-VA. Qu’elles soient taboues n’a rien de rassurant.

Mais le fait le plus important ici, c’est que ce ne sont pas deux ministres fédéraux de la N-VA qui posent problème. Le soutien de Bart montre que le président du parti est bien en phase avec ceux-ci. Le problème n’est pas tant que Theo Francken se soit rendu à l’anniversaire d’un ancien collaborateur, mais bien que Bob Maes, ex-collaborateur, fondateur du VMO néo-nazi responsable du meurtre d’un militant francophone, membre de Protea, le cercle néoflamingant proapartheid, soit non seulement trésorier de la N-VA Zaventem, mais aussi son président d’honneur ! Si ce monsieur avait présenté des excuses et regretté son passé, on pourrait encore évoquer « un vieux monsieur sympathique qui a fait table rase de son passé ». Mais la semaine passée, il a encore refusé de se distancer du Hitler flamand Staf De Clerck face caméra !

Le problème, c’est que Bart De Wever trouve ça parfaitement normal, tout comme il n’a pas critiqué la présence de deux de ses hauts responsables à la commémoration du même Staf De Clerck en 2004, ni les commémorations annuelles du Vlaamse Volksbeweging. Or, et ceci est fondamental, il y a vingt-trente ans, aucune de ces commémorations n’aurait été tolérée en Flandre sans réaction policière. Et même en 2001, la réaction à la participation de Sauwens était radicalement différente de ce qu’on voit aujourd’hui, avec des questions vagues et un pardon immédiat ! Il suffit de voir les films du VMO d’époque pour se rendre compte du recul effarant de la répression de l’hommage aux collaborateurs en Flandre. Les 24 % d’un certain Vlaams Belang en 2004 sont certainement passés par là.

Ce ne sont pas Jan Jambon et Theo Francken qui sentent mauvais, mais les deux tiers de la tête du parti !

Au passage, Bart De Wever a qualifié la Chambre de « marché aux poissons ». La poissonnière, c’est évidemment Laurette Onkelinx, dont la N-VA tire un portrait radical. En français, on appelle ça de la diabolisation. Mais en Belgique, le terme est réservé au seul Bart De Wever. Oui, Onkelinx a exploité la situation à des fins politiques. Non, elle n’était pas la mieux placée pour le faire, après ses propos flamandophobes (la mérule flamande) d’il y a quelques années. Mais non, Bart De Wever n’est pas mieux placé pour la critiquer. Et les journalistes feraient bien de soustraire l’acte politique de l’acte moral : tous les politiciens abusent des situations qu’ils traitent. Et Bart De Wever est même passé maître en la matière. Le fait moral, lui, ne peut hélas être défendu publiquement que par eux, en notre nom.

Bart et Le Pen, le jeu des sept ressemblances
Charles Michel nous a promis l’absence du communautaire pendant cinq ans ? Mais le vrai communautaire, lui, sera présent et plus efficace encore qu’une réforme définitive de l’État : le communautaire de la communication, celui de la télévision, celui des petites phrases assassines. Parce que pendant qu’en Wallonie et à Bruxelles, la plupart des gens que je rencontre se disent effarés, effondrés, sans mots, en Flandre, même des commentateurs de gauche ont passé beaucoup de temps à expliquer que Jan Jambon était un bon démocrate bien sympathique, laissant une ribambelle de faits traîner dans son placard à casseroles. Et passant à la vitesse grand V l’éponge sur ses dernières déclarations. Pourtant, il y a au Nord aussi bien des gens qui aimeraient qu’on ouvre les yeux. Qu’on libère la parole. Elle est verrouillée. La vieille tradition conservatrice flamande n’y est pas étrangère : les personnalités de la N-VA sont « régularisées », instituées. On ne touche pas à Madame Lacoste, disait un vieux crocodile. Étrange pour une société qui, en même temps, peut se targuer d’avoir une des cultures les plus vivaces, les plus audacieuses et les plus brillantes d’Europe !

Tout ceci empêche les opinionistes francophones (mais pas que), d’interpréter ouvertement les actes et les paroles de membres éminents de la N-VA comme ils le feraient s’il s’agissait de Wallons ou de Bruxellois. Et de se demander s’il ne faut pas, à présent, classer la N-VA à l’extrême droite (mais juste à gauche du Vlaams Belang).

Car tout ce que Bart De Wever a dit, Marine Le Pen aurait pu le dire si elle n’avait peur de la réaction de la presse française — la semaine passée, un élu N-VA a encore qualifié Mandela de terroriste. Comme au FN, Bart a protesté, lui a demandé de s’excuser. Entre-temps, les choses ont bien été dites. Et l’on repense à Bob Maes et à son mouvement pro-apartheid. Toutes ces casseroles mises bout à bout mèneraient à qualifier tout autre parti que la N-VA de parti d’extrême droite. Ou plutôt de « nouvelle droite » : une extrême droite qui ne montre pas directement son vrai visage, mais grignote petit à petit les valeurs démocratiques pour imposer un ultraconservatisme nationaliste.

Je dois probablement rappeler qu’au moment où Jan Jambon donnait son speech au Sint Maartensfonds, Bart De Wever publiait un texte académique sur le premier facho-nazi flamand, Joris Van Severen. Problème : il l’a présenté au cercle de nostalgiques du VERDINASO (fameux producteur de collaborateurs et de chasseurs de Juifs pendant la guerre), et a pris comme source de ses recherches d’autres nostalgiques du même mouvement facho-nazi, dont le représentant en Belgique de l’association de nouvelle (extrême) droite GRECE. Le constat, c’est qu’un bon tiers des têtes actuelles de la N-VA a été plus ou moins mêlé à ce genre de club. Mais on vous expliquera en Flandre que ce n’est pas « relevant » et qu’en treize ans, ils ont changé du tout au tout, tous.

La liberté d’expression ou la soumission au Bartisme.
Je ne crois pas qu’autant de gens puissent, ensemble, couvrir ce chemin qui va de l’extrémisme jeune-conservateur à un engagement sincèrement démocrate en une petite décennie, d’autant que leur core business n’a pas fondamentalement changé. Et donc, comme je le disais pour Pierre Mertens, considérer que Bart De Wever est un négationniste parce qu’il a minimisé la Shoah (« les historiens débattent encore du sujet » ; « Israël a des pratiques qui me rappellent ce sombre passé ») est un droit intellectuel fondamental. Considérer, au vu du dossier complet, de plus en plus lourd, que la N-VA est un parti d’extrême droite en est un autre, que l’on prend volontiers à l’étranger, et qu’on se refuse de prendre ici.

C’est cette liberté que je prends moi-même en déclarant qu’à mon avis, la réponse à la question que je posais dans Les Secrets de Bart De Wever : « La N-VA est-elle un parti de nouvelle (extrême-) droite ? » est oui.

Je ne prétends pas avoir raison. Je pose seulement à l’ensemble de la presse francophone la question suivante : si nous avons peur d’exprimer cette interprétation — que beaucoup d’entre nous nous feraient indubitablement s’il s’agissait d’une autre formation en Belgique francophone ou ailleurs —, parce qu’elle nous exposerait aux foudres d’un De Wever martyrisé, et des trois quarts de l’intelligentsia flamande, et à terme, à la fin de la Belgique, sommes-nous encore libres de nous exprimer et d’interpréter les faits et les déclarations, ou cette liberté est-elle assujettie à la bonne volonté du mainstream médiatique flamand, prompt à suivre aveuglement son mamamouchi ? Autrement dit : si un État est un ensemble de valeurs, devons-nous laisser tomber le droit à la libre expression au bénéfice de la seule persistance de la Belgique et nous soumettre à la vision flamande ? Ma réponse à moi est non. À chacun de concevoir la sienne.

Et qu’on arrête de me bassiner avec le fait que critiquer la N-VA reviendrait à critiquer les Flamands ou ses électeurs. Ceux-ci sont de mon point de vue enfumés de la même manière et il y a des gens très bien qui militent à la N-VA ou votent pour elle. C’était du reste le cas aussi à la Volksunie, même à l’époque où un tiers du parti était constitué de nostalgiques.

Personnellement, je ne crois pas en une Belgique où une minorité se soumettrait à la vision d’une majorité au lieu de présenter la sienne, et de la faire respecter. La simple expression « foutaises francophones » est francophobe, c’est-à-dire, pour un nationaliste flamand, xénophobe. Cette xénophobie qui nous atteint au quotidien, nous n’avons pas à l’accepter sous prétexte qu’il serait antiflamand d’y réagir.

Et enfin, un rappel : les ennemis de la liberté ne sont que modérément dangereux dans une démocratie saine lorsqu’ils hurlent leurs slogans xénophobes. On les repère de loin. On les commente. On avertit, et on a leurs mots comme preuve. Le vrai danger, c’est celui du recul de la norme démocrate, en sourdine, petit à petit. L’action récente de la N-VA fait craindre que ce parti est de cette nature, la nouvelle droite, qui prône un langage doux pour amener sans douleur à un régime dur. J’ignore si, dans leur cœur, les têtes de la N-VA que j’ai citées sont antidémocrates, et elles ont le bénéfice du doute. Mais je revendique le droit de penser tout haut que la N-VA est un parti dangereux. Ça s’appelle, tout simplement, le principe de précaution.

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0 Comments

  1. Myckilem
    octobre 20, 19:54 Reply
    On verra dans quelques semaines, on verra l'impact de tout cela dans les premiers sondages d'opinions post-polémiques pour voir la réaction de l'opinion publique flamande. Maintenant, il me semble que Bruno Tobback a réagi dans de Knack en disant que le racisme était un problème de ce siècle.
    • Marcel Sel
      octobre 21, 09:41 Reply
      Bruno Tobback à raison. Mais ça ne pardonne pas le racisme en lui-même…
    • MUC
      octobre 21, 15:59 Reply
      Les socialistes sont au pouvoir depuis .... ? Je voudrais citer le papa de Bruno, un certain Louis Tobback "migranten zijn zoals meeuwen op een vuilnisbelt". Voilà du racisme pur sang !
      • Marcel Sel
        octobre 23, 23:44 Reply
        Les socialistes ne sont pas "au pouvoir" mais "dans la coalition gouvernementale" depuis 27 ans.
        • thomas
          octobre 24, 17:56 Reply
          On a également droit à votre opinion sur le vif du message de MUC?
      • uit 't zuiltje
        octobre 24, 17:31 Reply
        Je voudrais citer le papa de charles, un certain Louis... "Louis Michel juge qu'il seraitcatastrophique de tolérer le leader autrichien sous le prétexte que son programme gouvernemental sera «ceci ou cela». La véritable question est: comment un tel parti est-il arrivé au pouvoir à force de haine, de xénophobie, de révisionnisme?" dans le le soir évidemment...30/1/2000 un an avant l'odyssée de l'espace
  2. xavier castille
    octobre 20, 20:27 Reply
    Marcel, ik wil je bedanken voor de laatste artikelen op je blog. Tijdens de vele politieke programma's dit W.E. is benadrukt dat de perceptie en het omgaan met maatschappelijke problemen en geschiedenis anders is in elke regio. Zoals ik meermalen al heb aangehaald ben ik voor de volledige autonomie van de regio's (Brussel, Wallonie en Vlaanderen) begrenst door de kiesarrondissementen . De regio's hebben dan de mogelijkheid om de politiek te volgen die ze gekozen hebben d.m.v. verkiezingen. Eerst was ik overtuigd dat die logica van het confederalisme het zou halen maar spijtig genoeg waren de Franstalige partijen er niet voor te vinden. Waarom? Daar moet nog iemand mij een duidelijk antwoord geven want als samenwerking noodzakelijk en voordelig is voor elke regio zullen die akkoorden respectvoller en transparanter wel tot stand komen. Nu, die logica heeft het niet gehaald maar jouw artikelen, en die in de Franstalige pers in het algemeen, zorgen dermate voor polarisering dat bij volgende verkiezingen de standpunten van de verschillende regio's onverzoenbaar zullen blijken met onafhankelijke deelstaten als gevolg. Het wordt een iets lastiger weg om terug tot wederzijdse toenadering te komen but so be it. Een ding wil ik je nog wel vragen: schrijf a.u.b. geen mening meer hoe andere conflicten in de wereld op te lossen want polarisering is niet de juiste manier.
    • Franck Pastor
      octobre 23, 20:56 Reply
      Ik hoop voor Vlaanderen dat het "Vlaamse" standpunt niet datgene is wat uw proza laat gissen.
        • Franck Pastor
          octobre 24, 18:38 Reply
          Ik vind het uiterst verbazend en walgelijk dat Bart De Wever, toch de populairste politicus in Vlaanderen, iemand zoals Van Severen verdedigt. Dat is gewoon onaanvaardbaar voor een democraat. Dus, als het standpunt van De Wever ook het standpunt van Vlaanderen in het algemeen is, dan vrees ik een zeer donkere toekomst voor Vlaanderen.
  3. Peter
    octobre 20, 20:34 Reply
    Marcello, wanneer eens een biljet over de misdaden van het verzet? De crapuultjes die in overtreding met de Conventie van Genève in burger Duitsers stonden af te knallen van achter een hoekje ?
    • Marcel Sel
      octobre 21, 09:39 Reply
      Voor dat we het over de misdaden van het verzet hebben (een paar honderden slachtoffers on België) zou ik graag hebben dat men de misdaden van de collaboratie (participatie aan een massamoord, met honderden keer meer slachtoffers alleen al in België) herkent. Er waren idd midadigers in het verzet, en dat moet besproken worden, maar het was een minderheid. Er zijn trouwens misdadigers ni alle legers, dat kun je niet vermijden. Zolang men niet herkent dat de collaboratie een misdaad was, met afschuwelijke consekwenties, is dat onderwerp nog altijd mijn prioriteit.
      • MUC
        octobre 21, 18:00 Reply
        De misdaden door de nazis en hun handlangers ( collaborateurs ) zijn al 23158 keer erkend in België; duizenden veroordelingen, zéér strenge vonnissen (doodvonnissen), schadevergoedingen, monumenten, musea (Mechelen), .... Geen enkele politieke partij (buiten het ondertussen minuscule VB) heeft de collaboratie niet veroordeeld. Wie erkent de misdaden van de collaboratie niet, mijnheer Sel ?
        • Franck Pastor
          octobre 24, 22:23 Reply
          Waarom verdedigt De Wever dan één van die misdadigers ?
      • xavier castille
        octobre 24, 18:12 Reply
        En nu nog een paar artikels over de katholieke kerk die zich door de eeuwen heen niet onbetuigd heeft gelaten en als kers op de taart de vraag beantwoorden waarom Congo van Leopold II ontnomen ging worden maar nada, niks, moins que rien. Zoals eerder gezegd: polariseren is gemakkelijker dan te verzoenen.
  4. Juliette
    octobre 20, 20:36 Reply
    BDW est un manipulateur. "Etonnant, non?" (copyright Desproges)
    • Pfff
      octobre 21, 14:16 Reply
      Des centaines de milliers de flamands qui sont passés du VB à la NVa ne peuvent pas se tromper sur la marchandise.
  5. Rudy Deblieck
    octobre 20, 21:09 Reply
    Alors Marcel, en conclusion, nous les Flamands, nous sommes des cons incorrigibles? Puisque comme nos journalistes, nous refusons de voir les dangers extreme de la N-VA collabo-fasciste... Ne faudrait il pas mieux se débarasser de ces mauvais Belges, soussigné inclus et séparer le Nord du Sud ? Mais vous savez, je me rappelle vivement ma jeunesse à Bruxelles dans les années '60-'70. Et mes premières experiences avec le racisme étaient des Francophones intolerants qui m'appellaient un 'sale Flamingant' seulement parce que je parlais ma langue maternelle. Il y avait une haine inexpliquable (pour moi en tous cas) contre tous ce qui était Flamand. Mais cela ne s'appelait pas encore de la xenophobie... Croyez moi que pour un enfant c'était traumatisant, même pour un petit con. Est-ce que vous croyez vraiment que je serais devenu membre d'une partie raciste ayant été victime moi même ? Malgré mon histoire j'ai toujours eu de bonnes relations avec des compatriotes Francophones tolerants. Je suis devenu membre de la N-VA surtout parce que je veux que dans ce pays on voit enfin la vérité economique : Il n'est pas possible de depenser de l'argent qu'on n'a pas.L'adversaire objectif dans cela sont les partis socialistes. Un partenaire objectif, pour moi dans ce parcours est la MR, qui en Wallonie et á Bruxelles suit la même logique socio-economique. Je crois que notre pays a besoin d'un Gouvernement qui donne priorité a l'économie, plutot que de créer encore plus de pauvreté avec un nouveau 'plan Marshall'. Tout cela, pour moi, est infiniment plus important que des soupçons qu' un ministre ou un secretaire a dit quelques chose qu'on pourrait interpreter comme raciste. Je suis convaincu qu'il y a suffisament de conscience democratique au sein du Gouvernement CM1, mais ce qui est plus important, c 'est qu' il y a du vrai 'goesting' au sein de ce gouvernement pour attaquer les problèmes économiques et sociaux qui empechent de jeunes Belges de realiser leur vie par manque d'emploi. Et ce ne sera pas une re-édition EDR qui realisera cela je crains. Pour en finir, Marcel ne vous méprenez pas, comme vous j'ai horreur de l'extreme droite et sa glorification/justification d'un passé Nazi. Il n y avait rien de bon au troisième Reich, même les Allemands jusqu' a present doivent porter cette honte. De la même façon je n'aimerais pas me reveiller un jour dans une autre utopie gauchiste manquée, sans entreprises normaux et avec des scénarios Grecques pour sauver notre pays.
    • Marcel Sel
      octobre 21, 09:32 Reply
      Welkom op mijn blog, Rudy. Oui, il y a du racisme envers les Flamands à Bruxelles, encore maintenant. La question n'est pas de savoir s'il y a du racisme quelque part, mais de savoir si quelqu'un l'exploite. Je suis suffisamment souvent agressé sur les réseaux en tant que "domme Waal" et consorts pour savoir qu'il y a un fond dormant exploité par les populistes de droite. (Les populistes de gauche étant plutôt antisémite 3ème génération sous couvert d'amour immodéré pour la Palestine et parfois pour le Hamas). J'ai aussi des amis au faciès méditerranéen (un Italien notamment) qui me disent qu'ils sentent les regards (dans les années 40-50, il y avait le même phénomène à Charleroi ou à Liège). J'ai travaillé à Anvers et je suis parti quand le Vlaams Blok a fait 28%. J'ai quitté mon travail pour des raisons de principe. Voilà pour l'environnement. Je n'ai jamais pensé que les électeurs de la N-VA étaient des idiots, très loin de là. Sinon, que dire des électeurs de partis comme le Rassemblement Wallonie-France? J'en connais qui sont brillants. Mais il y a une analyse idéologique de la N-VA, que j'ai menée, et qui m'a amené à penser que celle-ci ne pouvait pas être compatible avec un État démocrate moderne. Et j'ai toujours espéré que le parti délaisserait un jour radicalement ses penchants vers l'extrême droite et une lecture que je considère fasciste de la collaboration. Autrement dit, que Bart De Wever déciderait un jour de privilégier son électorat socio-économique (et ses militants socio-eco) et de petit à petit laisser partir le romantisme Vlaams-nationaliste et ses casseroles. Les manipulations que je décortique ci-dessus me convainquent que cela n'arrivera pas, parce que l'entrée au gouvernement fédéral était le moment idéal pour le faire. Et ils ont plutôt fait le contraire, renvoyant aux "fouteurs francophones" les questions qui les inquiètent et soulignant les problèmes d'immigration et d'asile, qui doivent être traités, mais ne sont pas la priorité économique. Si la Belgique va mal, c'est du fait de la crise mondiale et les immigrés n'ont rien à y voir. Enfin, pour vous dire à quel point je ne vous considère pas pour un idiot, si la N-VA était constituée de gens comme vous à sa tête, je me féliciterais du renvoi du PS dans l'opposition, comme je me suis réjoui du renvoi de CVP à l'époque après 41 ans de participation ininterrompue au pouvoir. Cela dit, on est en déflation et le recul dans les dépenses de l'État provoquera une récession supplémentaire (l'État est le premier employeur et le premier client des entreprises du pays) qui ne pourra qu'impacter le chiffre d'affaires des entreprises et provoquer plus de facilités. Je reconnais aussi que je peux avoir tort et que mon interprétation de la N-VA n'est pas la bonne. Parce que leur langage n'est pas clair et qu'au top, ils continuent à avoir des attitudes et des propos douteux. Si la N-VA est un parti de nouvelle droite, on ne peut par définition le savoir que par des épiphénomènes, puisque le principe même de la nouvelle droite est de se faire passer pour des démocrates. Cela signifie que l'analyse comprend une part d'erreur et qu'il se peut que ce soit vous qui ayez raison et moi qui ait tort. Donc, si vous avez eu l'impression que je vous prenais pour un imbécile, rassurez-vous, il se peut aussi que l'imbécile, ce soit moi :-) P.s.: en Grèce, ce n'est pas "la gauche" qui est seule responsable de la situation: la droite conservatrice et "neo-libérale" a appuyé sur l'accélérateur de la dette aussi. Le problème en politique est rarement un paradigme gauche/droite (du moins si l'on parle des partis démocrates) mais une question de leadership, de cohérence et d'opportunité géographique.
      • Pfff
        octobre 21, 17:33 Reply
        "Cela dit, on est en déflation et le recul dans les dépenses de l’État provoquera une récession supplémentaire (l’État est le premier employeur et le premier client des entreprises du pays) qui ne pourra qu’impacter le chiffre d’affaires des entreprises et provoquer plus de facilités." "l’État est le premier employeur et le premier client des entreprises du pays" ... et c'est à cela que les personnes sensées voient que cela ne va pas fort. Cet état de fait est encore plus prononcé en Wallonie, que le PS a transformé en gigantesque AL*SB (non, il n'y a pas d'erreur). "on est en déflation et le recul dans les dépenses de l’État provoquera une récession supplémentaire" On est endetté jusqu'au cou. La crise est là et elle s'aggravera. Ce n'est pas en jetant de l'argent à la tête des problèmes qu'ils s'enfuient. Les shoots d'argent public n'arrangeront rien. L'économie n'est pas une mécanique avec des manettes que l'on peut actionner à sa guise. Plutôt que de dépenser n'importe comment pour "soutenir les entreprises" (et ne pas désespérer Billancourt ?), on ferait mieux de produire des biens et des services avec une forte valeur ajoutée, adaptés aux besoins d'aujourd'hui. L'argent n'est pas gratuit. *Lucrative pour le PS et ses affidés
      • uit't zuiltje
        octobre 22, 10:55 Reply
        perso je comprends pas votre "Oui, il y a du racisme envers les Flamands à Bruxelles, encore maintenant". il me semble que même dans les années 60-70 bxl était au contraire très à l'aise là-dessus (bien plus qu'au zaïre en tout cas), les bxlois à l'époque disait dans leur grande majorité nous sommes les "vrais belges" plutôt que des "zinnekes" comme c'est le cas depuis une génération il me revient dans les années 60-70 les "walen buiten" et les marches flamingantes sur bxl, et le racisme était bien dans la rue... les flamingants avait l'air de plouc mais même pas plus que les agriculteurs lorsqu'ils venaient à cheval sur leur tracteur verser des tombereaux de fumier, et que les bxlois trouvaient que ça puait, non peut'être? -p'têt bin qu'oui surtout parceque les flamingants avait l'air encadré de gens qui ressemblaient à des milices nazies... ah bon il ne ressemblaient pas, c'étaient des vrais, excusez mes foutaise FR et mon racisme bxlois anti-VL qui m'empêche de les prendre au sérieux, je me suis xcusé hein, l'incident est clos ps(wallon) avant de reclore l'incident: vu le <i> racisme envers les Flamands à Bruxelles </i> je trouve ces gens très courageux de parlez toujours une octave plus haut que tout le monde dans des bus plein de racistes anti-flamands, respect!
    • guillaume21
      octobre 21, 09:44 Reply
      Bonjour Rudy, Je tiens juste à dire que je ne vote pas socialiste. Je suis d'accord sur le principe qu'on ne peut pas dépenser plus que ce que l'on a. Mais il y a un groc hic aujourd'hui. La politique européenne et les normes européennes imposent des cadres qui font que le moindre investissement est un endettement, cela change pas mal de choses. Dans le cas où seul notre pays était endetté, on pourrait éventuellement se concentrer uniquement sur le désendettement et ce seraient nos exportations qui feraient tourner notre économie en attendant de retrouver un niveau soutenable mais le problème c'est que tous les pays européens veulent se désendetter en même temps. Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? Les politiques faites dans les pays qui achètent nos produits nous impactent, comme les banques sont frileuses et que tous les états veulent se désendetter, pour relancer la machine économique on mélange une réduction d'impôts pour les entreprises (souvent pour les plus grosses rarement pour les PME d'ailleurs) et une réduction du matelas social. Résultat: vous avez des gens qui face aux mesures soit ont peur et épargne et ne consomme plus autant soit des gens qui n'ont plus grand chose du tout. La faible consommation entraine une diminution des ventes qui va dégrader la situation de certaines entreprises entrainant des licenciements ce qui va de fait diminuer les recettes de l'état qui dans sa volonté de réduire sa dette va donc encore sabrer dans les dépenses et ainsi de suite pour arriver un jour à un état réduit à un budget minimal où seuls les impots des salariés et les taxes pour les particuliers seront les dernières recettes de l'état car pour rester compétitif un état ne devra plus imposer le moindre actionnaire ni la moindre entreprise importante mais seulement les petits indépendants et les TPE. On annonce selon un rapport de McKinsey du fait de l'automatisation croissante en Europe la disparition de 110 à 140 millions de postes ETP (equivalents temps pleins) d'ici 2025 autant de recettes en moins pour l'état qui devra sabrer dans ses dépenses. Après tout ça, je me demande simplement si on aura encore une sécurité sociale. Parce que l'état je crois pas qu'il aura encore assez d'argent après avoir utilisé ses maigres recettes restantes à terme pour financer les routes et les écoles qui deviendront inévitablement privées. Le libéralisme (en fait plutot le néocon-libéralisme un mélange de conservatisme, de vision libertarienne et de libéralisme avec théorie de l'évolution darwinienne => les faibles doivent crever c'est la loi de la nature seuls les meilleurs survivront) est comme le socialisme une religion qui mène nulle part. Quelle est la solution ? Je ne sais pas mais c'est pas celle qu'on nous vend aujourd'hui. La NVA propose indirectement de protéger une nouvelle élite en faisant croire à la plupart qu'on pourra y prendre part ....
      • Pfff
        octobre 21, 13:51 Reply
        Vous avez une vision très mécaniste, keynésienne de l'économie. En gros, vous réclamez que l'on augmente la demande par une politique d'endetemment public. Moins cela marche, plus il faut exagérer. C'est une vue de l'esprit et je peux en mettre en évidence la fausseté dans un de vos axiomes, qui découle naturellement de votre point de vue. "La faible consommation entraine une diminution des ventes qui va dégrader la situation de certaines entreprises." C'est croire que la propérité de notre pays est principalement fonction de la consommation des ménages. Or, particulièrement dans un pays comme le nôtre, la consommation des ménages entraine une augmentation des importations, une dégradation de la balance commerciale. La prospérité de notre pays dépend infiniment plus des exportations de biens et de services. Et c'est là que la déglingue, le décrochage wallon (et la perte de respect flamand) est la plus flagrante. Dans la part de la Wallonie dans les exportations belges. Une catastrophe.
      • Rudy Deblieck
        octobre 21, 17:38 Reply
        merci Marcel, Rassure toi, je ne me sentais pas un imbecile, ou un con. J'avais tout simplement essaye de partituren le sarcasme en Français ?. Je comprends ton point de vue, tout a fait. En ce qui concerne la N-VA, j' ai l' intention de me lancer dans la direction de la partie et de oarticiper activement aux conferences. Je verrais bien s' il y a des tendences d'extreme droite dans ce que je rencontre, mais honnetement, j' en doute serieusement. N'oublie pas que la N-VA est heritiere de la Volksunie la partie de Nelly Maes, Hugo Schiltz, Willy Kuipers, Vic Anciaux, Jan Peumans, ...rappelle toi aussi l'amitie entre Hugo Schiltz et Lucien Outers. Il y a beaucoup de bonne volonte et d'idealisme dans la N-VA contemporaine est ce que je voudrais dire et je voudrais la chance de de le prouver. Je viens de contacter Anne-Laure Moulignaux pour partager mon souci concernant l'image de notre partie en Belgique Francophone et comment on pourrais l' ameliorer et donner confiance a nos compatriotes Francophones. Je crains que sans ce support, Michel 1 ne vivera pas longtemps et ce serait desastreux pour le pays, mais tu connais mon opinion la dessus. En plus j' aime ce jeune politicien qui est notre premier, son ouverture d'esprit, son intelligence.et surtout son audace. Si je pourrais je voterai pour lui.?.
        • Marcel Sel
          octobre 23, 23:42 Reply
          Je vote pour que tu nettoies le parti de l'intérieur (avec Anne-Laure, ça doit pouvoir marcher :-)
    • Jesus Aguirre
      octobre 21, 15:25 Reply
      Pourquoi alors les miliatnts de la NVA ne demandent pas des explications à Bart De Wever et consorts s'ils ne sont pas d'accord avec les propos de Théo et Jan ? Moi en tant qu'immigré espagnol et petit-fils d'un grand-père humilié par le franquisme je ne peux accepter de tels propos et j'attends que mes amis flamands les condamnent sans relâche......
    • GeBonet
      octobre 21, 15:53 Reply
      A Rudy Deblieck, Vous avez peut-être raisons de dire qu'il vaudrait mieux s'attaquer aux problème économique si, et c'est la le problème, SI c'était la vraie raison de la participation de la NVA a ce gouvernement ! Pour moi, le passé est bien passé (je suis né en octobre 1944 a Stuttgart). Dans le fond sa raison est évidente en plaçant deux personnage polémique a des postes importants, BDW savait que cela allait provoqué une réaction et ce non pas par rapport au passé, mais aux déclarations ou fréquentations des derniers mois qui ont précédés ces élections ci. En plus en plaçant a la tête de cette coalisions très particulières un premier ministre qui a REJETÉ violemment la NVA pendant sa campagne. Gouvernement composé de 2 partis Flamands et un francophone qui faisait partis du gouvernement précédent. Forcément l'intention n'est PAS économique mais pour faire exploser la baraque BELGIQUE ! Désolé, mais j'aurais souhaiter voir vraiment parler avenir, économie etc... Mais là non plus on se fait berner, on parle relance ou mode de relance, mais de quoi ? Modèle Allemand ? Salaire a 1€, exploitation de ceux qui se cramponnent encore à leurs emplois... L'emploi fout le camp comme dit Paul Joirion, regardez : http://mrmondialisation.org/le-travail-disparait-et-c-est-ce-qu-on-voulait-paul-jorion-csoj-2/ http://www.rtbf.be/video/detail_sacree-croissance?id=1959820 (Rtbf) http://www.rendezvousdufutur.com/archive.256.Jeremy-Rifkin https://www.youtube.com/watch?v=zjq4y6115sg Vous comprendrez peut-être que notre premier problème c'est d'abord le fonctionnement de nos démocratie, ce n'est pas BDW, mais tous les politiciens "représentant qu'eux même" et pire nous obligeant ici en Belgique de voter pour s'assurer qu'en général ils serons tous bien là la prochaine fois. Regardez "Charlot 1er", un génie il a compris a l'aide de papa louis, que si il commençait a 12 ans par un discourt au lycée, il deviendrait quasi roi a 39 ans ! Bon, en roulant un peu son monde, mais ça c'est normal, c'est de la politique ! Tous vous serinent relance, croissance, compétitivité depuis combien de temps ? Depuis la crise en 2008 ? Ben,non depuis toujours et certainement plus depuis 1984 moment ou le chômage était plus haut qu'aujourd'hui... Et pourtant ou tout le monde partait en vacance et avait l'impression d'avoir du travaille quand il le voulait.. Depuis, les robots, les systèmes permettant d'écrire son courrier sans secrétaire, de payer par carte, de disposer de moyens de communication qu'on imaginait même pas en 1984 et d'avoir des système tellement intelligent que quand vous utilisez votre téléphone, vous pouvez enclencher la machine à café, surveiller la nounou, ouvrir la trappe du chien et régler votre chauffage sur 21..5° pour quand vous rentrerez, si vous n'êtes pas à la manif de Delhaise qui ferme une partie ses grandes surface les moins rentable en jetant dehors 650 personnes tout en ayant fait un bénéfice de 180 millions d'euros l'année passée... Que le gouvernement Flamand négocient avec Ford Genk ou Caterpillar, le nouveau séisme social en Wallonie avec les succès que l'on connait... L'économie, c'est ça et ça c'est qui qui contrôle ? Au niveau politique ? Personne ! Forcément, depuis les années que c'est comme ça, ça se saurais si il pouvaient faire quelques chose... Notre modèle de société doit et va changer au cours des 2 ou 3 décennies qui viennent, ça il faut le savoir, le comprendre et jeter les Bart à la poubelle, reprendre le pouvoir et non plus le laisser a des représentants qui raconte n'importe quoi depuis des dizaines d'année et qu'on s’obstine à mettre en place. Voilà, ce n'est que l'avis d'un vieux con ! Qui à compris ça depuis qu'il a installer son premier micro-ordinateur en 1978 et pu constater et le bien fait et le mal fait de par l'usage de ces engins.Ou l'on a privilégie le profit de quelques uns au bien être de tous ...
  6. thomas
    octobre 20, 21:21 Reply
    Les plus grandes victimes de la politique de migration incontrolée et peu qualifiée des dernières décennies, ce sont les immigrés hautement qualifiés. Parce que ces derniers finissent par être mis dans le même sac que la masse non ou peu qualifié, ce qui pourrait même se comprendre dans leurs yeux. Par exemple, les gens du Forem ont tellement l'habitude d'avoir à faire avec des étrangers/immigrés peu qualifiés voire même illetrés, que les immigrés hautement qualifiés sont mis dans le même sac et également dirigés vers des emplois peu qualifiés et à bas salaire. Ou ils sont dirigés vers des formations faciles, les formations difficiles leur étant découragés ("suivez plutôt ce cours là, madame, ça va être déjà assez difficile pour une étrangère"). Un autre exemple. Les institutrices d'une école primaire qui ont eu autant de mauvaises expériences avec des parents d'élèves issues de l'immigration (aucun ou très peu d'intérêt de suivre le progrès scolaire de leur enfant), que la mère issue de la migration mais dévouée et intéressée finit par être traitée de la même façon. Et le comble, c'est que ces gens comprennent d'où viennent ces préjugés et ce qui en est la cause. C'est frustrant pour eux. Je connais des gens issue de l'immigration qui ne veulent pas s'associer avec d'autres gens de leur "communauté", parce qu'ils disent qu'ils n'ont rien en commun avec eux, leur mentalité et comportement, et qu'ils leur donnent une mauvaise image. C'est ça ce que la n-va (Francken, nota bene) a dit avant les élections: il nous faut de l'immigration, ça c'est sûr, mais il nous faut une immigration active, ce qui engendre une situation win-win pour tous. Il faut voir les propos de Francken dans ce contexte là. Marcel, vous aimez donner une impresson noir-blanc de la réalité. Mais rassurez-vous qu'il n'y a pas que des flamands "blanc de souche" qui votent pour la n-va.
    • Marcel Sel
      octobre 21, 09:06 Reply
      Je sais qu'il n'y a pas que des "blancs de souche" qui votent N-VA. Mais c'est tout de même très "blanc de souche", les congres de la N-VA. Cela dit, entre votre position, respectable, et les propos de Francken et de De Wever qui confirment les gens haineux dans leur haine au lieu de faire de la pédagogie comme le font les autres partis, il y a à mon sens un gouffre. L'immigration n'est pas le premier problème de notre pays, c'est la crise qui est le premier problème et les obstacles mis au développement de nouvelles entreprises. Or, c'est de migration qu'on parle en premier à la N-VA. Si vous ne savez pas pourquoi, moi, je revendique le droit de donner mon interprétation.
    • uit't zuiltje
      octobre 21, 14:44 Reply
      "il n’y a pas que des flamands « blanc de souche » qui votent pour la n-va" non ya aussi des aspirants flamands roses
  7. Salade
    octobre 20, 22:01 Reply
    Donc Michel ne peut pas collaborer au gouvernement kamikaze (flamand), puisque c'est le régime en vigueur à notre époque?
    • Marc
      octobre 21, 11:09 Reply
      Charles Michel a très mal négocié. Charles Michel n'aurait jamais dû accepter dans son gouvernement des personnalités douteuses comme Francken et Jambon. Il n'aurait pas dû accepter que le premier ministre soit compté dans le quota des ministres francophones, en rupture complète avec la tradition belge. Il n'aurait pas dû accepter que la Défense /et/ l'Intérieur soit aux mains de ministres N-VA. Au sein de son propre parti, Charles Michel aurait pu choisir des personnalités brillantes. Avez-vous entendu le niveau de néerlandais d'un Borsus ? On n'aspire pas à etre ministre au fédéral quand on est incapable de dire une phrase correcte en néerlandais (à partir de 7:41) : http://www.youtube.com/watch?v=4vkC-fd5Y0Q Borsus à l'agriculture, c'est tout ce qu'il faut pour convaincre l'électorat flamand rural que les francophones les méprisent et qu'il faut voter N-VA. La Belgique a besoin de chemins de fer modernes et efficaces, je doute que Jacqueline Galant ait les compétences nécessaires pour mettre cela en place. Pourquoi le MR ne s'est-il pas plutôt attaqué aux avantages fiscaux exagérés des voitures de fonction ? http://www.rtbf.be/video/detail_sncb-mme-galant-change-les-chiffres?id=1964332 La mer du Nord et la Régie des Bâtiments sont deux compétences fédérales aux mains des Flamands, on devine ce qu'il adviendra du projet de construction d'une île artificielle en mer pour stocker l'énergie éolienne (vu que ce gouvernement est à la botte du lobby nucléaire) ou avec quelle absence d'énergie la Regie der Gebouwen s'attaquera à la corruption flamande qui la gangrène (entrepreneurs flamands qui graissent la patte de fonctionnaires flamands pour obtenir des chantiers en Flandre et à Bruxelles, et tout ce "goed bestuur" est financé en partie par les contribuables francophones). http://www.rtbf.be/info/regions/detail_bruxelles-ouverture-d-un-proces-pour-corruption-presumee-a-la-regie-des-batiments?id=8371393 Bart De Wever peut se frotter les mains -- Charles Michel conduit d'une main sûre la Belgique fédérale droit vers les récifs. Et Bart n'a même pas dû s'impliquer, il était au loin en Chine et n'a pas voté la confiance à ce gouvernement d'incapables.
      • Marc
        octobre 21, 11:36 Reply
        Edit: "que la Défense et l'Intérieur soient aux mains" ...
      • Marc
        octobre 23, 10:25 Reply
        Ajoutons ces éléments négociés brillamment par Charles le chauve : - Plus de 9 fonctionnaires fédéraux sur 10 sous les ordres de ministres flamands http://www.lecho.be/detail.art?a=9559472&n=3154&itm_campaign=newsstream_recent&ckc=1 Et ce sans compter les corps spéciaux (armée, police fédérale, magistrature et personnel des greffes, cours et tribunaux), tous sous les ordres de ministres flamands, ce qui donnerait un rapport final de 109.652 fonctionnaires sous les ordres de ministres flamands pour 3.968 fonctionnaires sous les ordres de ministres francophones. soit environ 3,5 % de fonctionnaires fédéraux sous les ordres de ministres francophones. - Les institutions culturelles fédérales (musées, Monnaie) sont délibérément asphyxiées. Et la région flamande envisage la construction d'un centre culturel pharaonesque aux portes de Bruxelles. Pendant ce temps, le député N-VA Koen Degroote doit prononcer le mot d'accueil ("welkmostwoord") à un colloque Joris van Severen ce samedi. http://www.demorgen.be/binnenland/degroote-n-va-op-colloquium-rond-verdinaso-oprichter-joris-van-severen-a2098857/ Si Charles le chauve n'a pas la dignité minimale de mettre sa démission dans la balance sur ce coup-là, alors c'est que c'est vraiment une tête de g... gondole francophone pour un gouvernement flamand con et fédéral à la fois. Notons que le député CD&V Ward Kennes est également membre du centre d'étude Joris van Severen, et se déclare surtout intéressé à l'idée d'une "Groot-Nederlandse samenwerking". Imagine-t-on un député espagnol participer à une réunion de l'ETA ? Imagine-t-on un député fédéral allemand prononcer le mot d'accueil au colloque du centre d'études Adolf Hitler ? Et Charles Michel pense avoir "sauvé l'État"...
        • Marc
          octobre 23, 10:45 Reply
          Edit : "welkomstwoord" et pas "welkmostwoord" naturellement...
  8. Andre Dumoulin
    octobre 20, 22:07 Reply
    Bravo pour cette réflexion -Je cite votre phrase "si un État est un ensemble de valeurs, devons-nous laisser tomber le droit à la libre expression au bénéfice de la seule persistance de la Belgique et nous soumettre à la vision flamande ? ".... Il faut evidemment voir si dans ce gouvernement l'aspect flamand est d'abord nationaliste flamand ou si la famille liberale domine...Mais il est essentiel d'analyser. Je connais des familles flamandes issues de l'immigration qui pratiquent le syndrome de stockholm: Elles affirment les theses de la NVA avec zele, se sentant ainsi davantage integrees a la Flandre...
    • Pfff
      octobre 21, 14:22 Reply
      "Je connais des familles flamandes issues de l’immigration qui pratiquent le syndrome de stockholm: Elles affirment les theses de la NVA avec zele, se sentant ainsi davantage integrees a la Flandre…" Encore un bon exemple qui vient étayer ma théorie d'un nationalisme flamand pratiquant l'intimidation sociale avec beaucoup de bonheur et de violence. Ce sont d'ailleurs les mêmes, tout attachés à leurs maîtres, qui vous haïraient pour avoir perçu le fond de lâcheté dans leur vindicte. Vite, vite, allons nous réfugier au sein de la meute flamingante, si chaleureuse, si chaude en son doux giron !
  9. Tournaisien
    octobre 20, 22:48 Reply
    On ne peut pas vous donner tort, Marcel. On pourrait longuement disserter sur les raisons du succès du nationalisme flamand sous couvert de NV-A. Vous en connaissez un bout, un méchant bout. Je crois, comme vous, que le commun dénominateur est bien en définitive le "nationalisme". Un nationalisme en Flandre qui fut multiforme, qui s'est développé à l'ombre du parti catholique flamand (mythe de l'abbé Daems oblige), d'une certaine gauche flamingante (Bert Anciaux n'y a pas vraiment été étranger), de ses relents les plus nauséeux et collaborationnistes bien sûr (VB, VNV ...), d'une soi-disant ligne de centre gauche identitaire (VU). Seuls, dans une large mesure, y ont échappé (à l'une ou l'autre exception) les Libéraux flamands, parce que probablement véritablement libéraux au sens le plus large, mais aussi en raison de leur ouverture socio-économique déclinée sur le mode d'un libéralisme économique pragmatique. Le "miracle" de la NV-A, en cette période d'effacement progressif des idéologies, est d'être parvenu à rassembler sous une même coupole tous "ces" nationalismes, et de les avoir contaminés, ce faisant, au contact de la peste brune. Il est bien connu que quand vous voulez faire mûrir rapidement un fruit encore vert, il vous suffit de le placer dans un sac de plastic fermé avec une pomme. Bananes vertes, poires ultra-croquantes, prunes encore dures ... rien ne résiste au contact avec la pomme en milieu clos, et si l'on n'y prend garde, si l'on oublie de retirer lesdits fruits après une demie heure ou une heure, c'est complètement blets qu'on les récupère, la banane noire comme du charbon, la poire jaunissante, la prune dégoulinante d'un jus déjà alcoolisé. La coupole "NV-A" est d'une certaine façon parvenue à mettre en contact ces différentes sensibilités identitaires avec les relents du collaborationnisme le plus noir, et c'est bien ce dernier qui a fini par déteindre sur les autres, et non le contraire. Tout ceci est à mon avis irréversible. La Belgique est pour moi déjà bel et bien condamnée à disparaître. Si les options financières et socio-économiques, même difficiles, pouvaient certes apparaître à certains (dont moi-même) comme "la" seule solution vraiment crédible pour éviter le débrayage de nos finances publiques et donc à terme de notre système de protection sociale, il va sans dire que les dérives assumées, même si à demis mots, voire provoquées, laissent entrevoir un fossé de plus en plus infranchissable entre les cultures "nordiste" et "sudiste". Le plus étonnant de l'histoire, c'est que ces deux sensibilités sont désormais dominées par des postures ultra-laïques, tant au nord (la NV-A ne s'en est jamais cachée) qu'au sud bien sûr, où le PS est et reste un parti radicalement anticlérical. La preuve en est, la proposition d'abaissement de l'âge de la majorité sexuelle que le CD&V sera fort probablement obligé d'avaler en faisant la grimace. Certains vous diront, ou vous disaient, que la laïcisation de la société se traduirait par une tendance à plus de tolérance et de capacité de débattre. Vous verrez qu'il en sera en réalité tout autrement. La victoire de la laïcité combattante aura tout au contraire pour conséquence une radicalisation des positions et des fractures dans notre société et, in fine, aboutira à faire le constat d'échec du vivre ensemble. Nos sociétés contemporaines n'ont eu de cesse de chercher à tuer le père symbolique. Les voici aujourd'hui orphelines, et les enfants de ce père que l'on a relégué bien au-delà des nuages s'avèrent avec le temps être des enfants terribles, qui n'en finissent plus de se déchirer. Qu'a donc gagné notre société ? Qu'a-t-elle gagné au change ? Je crains que la réponse ne soit évidente.
    • leyn
      octobre 22, 10:20 Reply
      Le "actieve welvaartstaat" de Frank Vandenbroucke (Sp.a) a fait évoluer les esprits dans la direction du néo-libéralisme. Chacun qui n' est pas un "hardwerkende Vlaming" est cible de la droite Flamande!
  10. Salade
    octobre 20, 22:58 Reply
    Plus simplement: "Charles Michel, démission!"
  11. Catherine
    octobre 20, 23:46 Reply
    Cher Marcel, Une fois de plus, vous nous offrez un beau travail de déconstruction et d'analyse du discours de Bart De Wever et de la N-VA mais aussi une belle analyse historique. J'apprécie beaucoup votre lutte anti-fasciste. Vous me remettez en mémoire des tas de choses que je savais déjà et m'en apprenez d'autres que j'ignorais. Il faudrait que ce soit lu par le plus grand nombre et que vos textes soient traduits. Ca peut paraître débile, oui, débile, mais je vous remercie du fond du coeur pour toutes ces raisons. Seul bémol que je mettrais, je n'adhère pas à la dichotomie paresseux/travailleurs et ce pour de nombreuses raisons, c'est que je ne me retrouve pas dans ces valeurs de notre "capitalisme" d'aujourd'hui. Ensuite, même en tolérant notre système économique, je pense que l'on pourrait tous travailler beaucoup moins, répartir les richesses autrement et que tout simplement qu'un grand nombre des métiers sont loin d'être passionnants, ne sont pas motivants. De plus, aujourd'hui, il est de devenu quasiment impossible de survivre en dehors du système. Encore un argument, nous ne naissons pas tous égaux, certains ont plus les pieds sur terre, sont plus solides,... D'autres sont fragiles, sont déprimés,... ou ont simplement des valeurs différentes du système dominants Et pour conclure, il n'y a de toute façon pas de boulot pour tout le monde alors si certains n'ont pas envie de travailler, cela ne me pose aucun problème. (Je n'ai jamais chômé, ne peut pas me le permettre mais cela me ferait certainement du bien et cela ne m'arrivera peut-être jamais). Tout ceci m'empêche d'accepter la dichotomie travail/paresse. J'ajouterais à vos arguments contre la vision de l'immigration marocaine de la N-VA, c'est que la Belgique a fait venir une main d'oeuvre peu qualifiée souvent illettrée pour exécuter les boulots que les belges ne voulaient plus faire sans les accueillir, sans leur donner les conditions nécessaires à une intégration réussie. Parler des ces personnes comme le fait la N-VA est profondément insultant et c'est à nouveau faire fi de l'histoire. Je me souhaite que vous écriviez encore de nombreuses années
    • Marcel Sel
      octobre 21, 09:00 Reply
      Je connais de "bons belges" qui pourraient travailler mais préfèrent végéter sur le dos de la collectivité. C'est une conséquence de la protection sociale. Mais cela représente une petite minorité et un infime pourcentage de nos dépenses sociales (contrairement à ce que disent les populistes) et c'est inévitable. On doit pouvoir leur dire que leur attitude est peu societale. En même temps, je préfère qu'ils continuent à émarger plutôt que de travailler dans des entreprises où ils seraient un boulet: on a trop peu d'emploi pour ne pas mettre ceux qui ont la niaque avec qui on peut avancer.
      • Catherine
        octobre 21, 09:35 Reply
        Sur ce point-là, je n'ai absolument pas la même vision que vous. On ne peut pas être d'accord sur tout.
        • Catherine
          octobre 21, 15:56 Reply
          Cher Marcel, Vous devriez regarder "salauds de pauvres". C'est un webdocumentaire dont l'initiative revient au Forum bruxellois de lutte contre la pauvreté
      • Pfff
        octobre 21, 13:22 Reply
        "leur attitude est peu societale" Il n'y aurait pas moyen d'assassiner le mot "sociétal", avant qu'il ne prolifère ? Au nom de la salubrité publique.
        • uit 't zuiltje
          octobre 24, 18:01 Reply
          associétalistes lucratifs sans but = végétariens sur le dos de la collectivitalité continuent à émarger plutôt que de travailler, juste des rentiers qui placent nos billes conséquence de la protection sociale ? boulet sauciétalapin sans niaque assassiner le mot « sociétal », "société" et "social" c'est déjà fait dégorger-les
  12. thomas
    octobre 21, 00:03 Reply
    "Dans cet extrait, l’air de rien, le président de la N-VA remet en cause le droit d’asile : il n’y a pas de rapport entre le droit à l’asile politique et le marché du travail." Il me semble évident qu'il parle du 80% de demandeurs d'asile qui, après examination profonde et objective de leur dossier, sont refusés l'asile ou la protection subsidiaire, mais qui continuent a prolonger la procédure avec l'aide de leur avocat, parce qu'ils sont très bien au courant qu'après 5 ou 10 ans, avec le PS dans le gouvernement, il y aura une nouvelle régularisation collective. Souvent ils savent que la possibilité d'être reconnu comme réfugié est quasi inexistante, mais ils choisissent délibérément la Belgique tout simplement parce que notre système permet tout cela (pas de reproches, je ferais la même chose si j'étais à leur place). Si vous prétendez que 100% des demandeurs d'asile en Belgique sont persécutés dans leur pays, vous êtes très naïf ou vous mentez. Ce système est largement abusé, non seulement par les demandeurs d'asile, mais aussi par les trafiquants d'êtres humains et les avocats pro Deo qui en font toute une carrière. Vous êtes un démagogue. Nulle part De Wever a dénoncé une involonté de travailler chez les VRAIS réfugiés politiques, c'est-à-dire ceux qui ont été reconnus par le CGRA. Il dit que beaucoup d'immigrés sont venus et restés ici moyennant la procédure d'asile sans jamais être reconnu en tant que tel. Renvoyer immédiatement les gens qui ont été refusé le droit à l'asile (en application des règles européennes basés sur la Convention de Genève) est beaucoup PLUS humain de les laisser trainer dans l'espoir, pour enfin appliquer la loi après 7 ans quand leurs enfants vont à l'école ici, ce qui constituent de vrais drames humaines. Et c'est à vomir qu'à l'occasion d'un tel drame, les politiciens de gauche appellent les gazettes pour hurler au scandale dans le but d'obtenir le vote de gens émus qui ne sont pas au courant de la législation, alors qu'eux-mêmes ont défini ces règles (vous disiez populisme?). Il n'a RIEN de raciste de mettre en question la politique de migration (à part les réfugiés politiques) menée jusqu'ici s'il s'avèrerait que cette migration ne nous a rien apportée sur le plan économique. Il n'est pas du tout question de renvoyer ceux qui ont déjà obtenu leur permis de séjour, il y a uniquement question de changer la politique pour les futurs immigrés. On a besoin d'une migration qui renforce notre sécurité sociale, une migration dont tout le monde peut bénéficier. De façon que les générations à venir auront encore une sécurité sociale tout court.
  13. Gilson, Mont de l'Eclus
    octobre 21, 00:07 Reply
    Je crains que la haine de mr Sel envers la N-VA et Bart Dewever trouble son esprit. Sauf l'extrême-gauche personne en Flandre se retrouve dans son discours de rancune. C'est périlleux pour la chance de survie du pays. Si vous continuez à produire cette coulée de boue vous allez aider à réaliser la fin de la Belgique. Je pense qu'un peu de modération aiderait plus la cohabitation franco-flamande. Cette rancoeur envers la Flandre ( propos 100% FDF ) est très dangereuse même rejetable..
    • Marcel Sel
      octobre 21, 08:53 Reply
      Je n'ai pas la moindre rancœur pour la Flandre. Votre remarque est ridicule. Ce que je dis, certains flamands le pensent aussi.
      • Pierre
        octobre 21, 10:23 Reply
        Marcel, Je trouve au contraire la remarque de "Gilson", pertinente. De par votre discours, on pourrait croire que toute la Flandre est anesthésiée par BDW, mais c'est loin d'être le cas ! Par contre, ce qui est certain, c'est que beaucoup de choses dites ici, dont certaines dites par vous sont vraies... Lorsqu'une cassure politique radicale se produit, comme c'est le cas en ce moment, nous avons tous du mal à nous positionner. Et force est de constater que l'on s'étonne à constater que tel est de gauche, tel de droite et qu'il y a finalement du bon et du mauvais, du très bon et du très mauvais dans les 2 extrêmes. Là où je ne vous rejoins pas, c'est quand vous dites que l'urgence n'est pas sociale, mais économique... Supprimez le problème social et vous verrez la remontée du volet économique ! Je ne vais pas tenir ici des propos populiste, vous savez très bien de quoi je parle... Mais pour la 1ère fois depuis 25 ans, j'ai l'impression que les choses peuvent changer et que c'est peut-être maintenant... Pour ma part, je trouve les propos de Franken évidemment très choquants et la manipulation de BDW également, mais pas plus que les accointances de Laurette avec des personnes peu recommandables, ex trafiquants de drogue etc. Bien à vous, Pierre
        • GeBonet
          octobre 21, 18:10 Reply
          Excusez moi, Pierre, mais je ne comprends pas cette phrase "Mais pour la 1ère fois depuis 25 ans, j’ai l’impression que les choses peuvent changer et que c’est peut-être maintenant… " ? Moi cela fait au moins 25 ans que je ne vote plus ! ¨Pas moral, pas bon citoyen ? Non parce que simplement depuis presque toujours (40 ans au moins), j'ai l'impression d'être obligé de voter pour des gens qui devraient me représenter ou pour le moins défendre ce qu'il me propose comme société et voilà, ça n'arrive jamais... Je ne suis pas de gauche ou droite mais pour un minimum de bon sens, d'honnêteté, de respect de sa parole et à la longue ça use de ne pas être entendu ou de voir que ce que X à dit et ce pourquoi vous avez voté n'est même pas évoqué et quand je dit vous, je suppose bien que vous comprenez que j'entends nous désirons ! Alors voilà, j'ai arrêter de voter trouvant absurde de donner un avis qui ne compte pas ! Déjà si on pouvait voter Blanc et que ça compterais, comme par exemple si il y a plus de 20% de blancs on recommence.... Ou on leurs demande pourquoi que l'on traduit en questions à résoudre par le gouvernement qui va se former... Mais même pas ça ! Maintenant vous dites que ça 25 ans que le PS à régné ? Ha ! J'ai pourtant toujours entendu que pendant ce temps là, distraitement comme ça, qu'il y en avaient d'autres avec lui. Il n'était jamais tous seul lui ! La dernière fois par exemple, il y avait... Le CDH, puis le MR, et Ecolo pour faire le nombre afin d'éliminer le problème de BHV et aussi le CD&V et le VLD qui avait fait capoté le gouvernement précédent justement sur BHV qui trainait la depuis la création de la frontière linguistique et la promenade des flamingants autour de Bruxelles une fois par an pour commémorer l'encerclement de la capitale et que personne n'avait réussi à résoudre. ET là, eux ils y ont réussi cette fois ! Tout comme a la fin, juste avant les élections ce gouvernement là avait l'approbation de 51% de TOUS les Belges... Mais, en fait cela ne compte pas.... Ce que le Belge pense, ça ne compte pas voyez vous Monsieur Pierre... En plus cette fois ci, c'est les mêmes enfin presque, le PS et le CDH sont remplacé par la NVA ! C'est vrai que c'est plus économique et là vous avez raison, un parti au lieu de deux, c'est mieux... sauf que du point de vue francophone... Ben ça fait, 7 ministres qui parle français donc et du coté Flamand, ben ils sont aussi 7 ministre plus un rabais en plus avec 4 secrétaire d’États, des presque ministres. Pas très équilibré tout ça, hein... Mais nous on a le MR qui seule face à la horde flamande (11 en tout) va se dresser contre l'adversité jusque la fin... Qu'elle fin ?
        • Catherine
          octobre 21, 20:28 Reply
          Faudrait vérifier peut-être de vos sources avant de dire que Laurette fréquente des ex trafiquants de drogue, d'où vous vient cette information ? Au contraire lorsqu'une cassure radicale apparaît les gens ont tendance à mieux se positionner sur l'échiquier politique. Vous dites : "Supprimez le problème social et vous verrez la remontée du volet économique ! Je ne vais pas tenir ici des propos populiste, vous savez très bien de quoi je parle…" Vous n'êtes pas clair et vos sous-entendus me font peur... Les choses vont changer, ça oui, mais pas dans le bon sens. Ce sont les personnes qui ont le moins bon niveau de vie qui vont trinquer. Le gouvernement ne va pas chercher l'argent au bon endroit, ils vont le chercher chez ceux qui en ont le moins et laisse bien tranquilles les personnes et les entreprises qui en ont le plus. Lisez l'accord de gouvernement et les articles qui paraissent sur le sujet dans différents médias. Le durcissement des règles, le recul des acquis sociaux ne vont qu'accroître les malaises sociaux et interethniques. Ca me rend profondément triste que des gens pensent que ça va aller mieux avec ce gouvernement. Ce sera juste le pire recul social qu'on ait jamais connu en Belgique jusque maintenant. Bonne soirée
    • Catherine
      octobre 21, 21:35 Reply
      Cher Gilson, Marcel Sel, au contraire de ce que vous dites, a un discours qui est vérifiable, qui se base sur des faits établis ce qui est le contraire du populisme, Il ne propage absolument aucune haine, ni rancune. Il tente de déconstruire des discours qui tentent de nous faire gober des vérités qui n'ont aucun fondement historique, scientifique, ou encore qui ne sont basées sur aucune étude sérieuse.. Tout l'inverse de ce qui est fait par certains en Flandre qui propagent des stéréotypes à propos des francophones et plus particulièrement des Wallons. Et beaucoup de personnes à la N-VA et Bart De Wever en premier contribuent à alimenter une image négative et erronée du francophone. Cette attitude se base sur une rancune historique qu'ont certains flamands à l'égard des francophones. Je pense que l'origine cette rancœur historique est compréhensible, basée sur des faits de domination francophone sur les flamands. Cependant, je pense que notre système politique actuel a rétabli, donné la place que les flamands étaient en droit de revendiquer. Tout n'est pas parfait évidemment mais la non-perfection de notre système touche nos deux communautés.. Je pense qu'aujourd'hui, il est temps que ces rancoeurs soient rangées au placard. Ce sont ces rancoeurs qui risquent de mener notre pays à la séparation, pas le discours de Marcel Sel qui justement essaie de combattre toutes ces idées, images, stéréotypes que certains essaient de nous faire avaler et qui sont de plus en plus communément admises, intégrées, prises pour des vérités. Heureusement que des personnes diffusent ces idées, se renseignent, étudient sérieusement certaines problématiques.pour pouvoir contredire les diffuseurs de propos erronés voire insoutenables, Marcel Sel, il me semble, aime la Belgique et ne perçoit pas les flamands comme des étrangers qu'il faudrait combattre. Moi, en tout cas, qui suis bruxelloise, je sens que mes origines culturelles sont et bruxelloises et wallonnes et flamande et je crois que c'est ce que Marcel Sel ressent aussi. J'ai des ancêtres français, hollandais, flamands, wallons et bruxellois tout comme de nombreux belges. J'aime entendre parler le flamand. Depuis plusieurs années, je suis triste de la tournure que les événements prennent au niveau communautaire, je préfèrerais qu'on s'entende bien, qu'il n'y ait pas tout ce mépris, cette haine. Si vous avez lu poste de Marcel Sel qui mentionne l'épisode du gâteau (le lion qui encule le coq) réalisé lors d'une fête de flamingants vous comprendrez que la haine à l'égard du wallon est clairement établie. Enculer quelqu'un cela signifie manifester son mépris, duper, tromper, défier, avoir quelqu'un, lui jouer un sale coup. Je pense qu'il est nécessaire de ne pas laisser dire des bêtises sous prétexte que cela pourrait mener à la fin du pays. P.S. ; je n'ai jamais voté FDF Bonne soirée
  14. thomas
    octobre 21, 01:06 Reply
    "c’est bien du racisme : il a amalgamé l’ensemble des immigrés ou descendants d’immigrés de certaines nationalités pour ensuite leur attribuer un caractère moins performant et une absence de volonté de travailler" C'est votre interprétation, et je ne suis pas d'accord. Dans tous les pays, peuples, cultures... il y a des gens plus performants et des gens moins performants/motivés. Cela a surtout à voir avec l'éducation et le niveau de scolarisation. (chez les belges "de souche" on connait aussi la transmission intergénérationnelle de la pauvreté, e.a. parce que ces élèves sont moins stimulés et suivis par leurs parents peu scolarisés, un cercle vicieux difficile à briser). De Wever n'a pas dit que tous les Maroccains sont génétiquement prédestinés à être moins performant (cela serait du racisme). Il fait juste le constat objectif qu'en Belgique (qui appartient à tous les belges, pas uniquement du PS) la politique de migration menée jusqu'ici a probablement surtout attiré des gens du groupe moins instruit. Ou surtout des gens provenant de pays où le système et la politique de l'éducation sont beaucoup moins avancés qu'ici. Raison pou laquelle beaucoup d'entre eux (pas tous, mais plus de la moitié) entrent ici dans le cercle vicieux de la transmission intergénérationnelle de la pauvreté. Donc une perte net pour la sécu. Est-il raciste de dire ça si les chiffres le montreraient?? Ou doit on dire que tous les individus dans le monde sont autant performants et scolarisés, et que le niveau de l'éducation est le même dans tous les pays du monde, pour éviter d'être raciste? Et pourquoi pas essayer d'attirer surtout les Africains, Américains du Sud, Asiatiques... les plus qualifiés? Pour que le groupe de performants soit plus élevé que le groupe de moins performates? Il y aurait déjà beaucoup moins de préjugés envers "les étrangers", les immigrés déjà performants vous en remercieront. Cette politique est d'application dans beaucoup de pays. En Belgique il est même interdit d'y réfléchir.
    • Zénobie
      octobre 21, 13:52 Reply
      Cela s'appelle piquer les élites des Etats les plus faibles. Il est normal que les gens qui demandent l'asile soient peu instruits car leurs pays d'origine, du fait de la guerre et/ou du faible développement économique et social, permettent à une faible part de leur population de s'instruire.
    • Pfff
      octobre 23, 11:23 Reply
      Il n'est pas interdit d'être en faveur de l'immigration choisie. On devrait pouvoir défendre cette option, en discuter, sans se faire traiter de fasciste, de nazi, etc. Mais entre ceux qui utilisent ces épithètes à tout va pour disqualifier tout ce qui n'a pas l’honneur de penser comme eux, et ceux qui disent "boh, le nazisme, pô grave" ET défendent l'immigration choisie, le débat disparait quelque part dans le triangle des Bermudes.
      • uit 't zuiltje
        octobre 24, 18:09 Reply
        "Il n’est pas interdit d’être en faveur de l’immigration choisie. On devrait pouvoir défendre cette option, en discuter, sans se faire traiter de fasciste, de nazi, etc." dans quelle belgie vivez-vous Pfff, c'est bien ce qui se passe ici... connaissez-vous un seul frnaçais émargeant à l'isf qui se retrouve dans un charter après avoir demandé l'asile fiscal... ya pas besoin de débat
      • Démocrate
        octobre 30, 04:09 Reply
        C'est très bien de se positionner sur un socle nous - intelligents, arbeiters acharnés, instruits, etc....- et eux. Après avoir c h o i s i les immigrés - faire le tri du bétail rentable ou pas - il faudra faire la même chose avec les belges (tous métissés depuis des siècles).. non? Parce que des c.ns satisfaits et imbus belges, il y a en a énormément. Outre l'illettrisme politique, remplacé par l'opinion-dogme et croyance comme socle, les oeillères gigantesques, étroites, les limites des habitudes de petits qui trimbalent leur "moi-je-suis-parfait" mon colon, je sais, je colonise, j'en ai le droit (dehors ou dedans), je suis supérieur. Cette question ne se pose pas. Il suffit de lire la prose sur-satisfaite du petit (psychologiquement fragile) qui a besoin de se prendre au sérieux, moi, môssieur, je dis ce qu'il faut et ne faut pas... C'est du Balzac et c'est du Flaubert, entre Mme Bovary et Mr. Grandet Pontifiant paternalisme rance, culte de petit se croyant parfait (alors qu'il suffit de les lire pour apercevoir très rapidement les limites intellectuelles patentes et récurrentes, l'impossibilité psychologique de comprendre les notions abstraites, confondant ses petites certitudes enflées avec science et affirmant des croyances de petit ventripotent dignes du provincial satisfait du 19è siècle, qui prend sa foi pour un fait établi et universel.). Beeuuuuuuuurkk
        • uit 't zuiltje
          octobre 30, 23:45 Reply
          "Outre l’illettrisme politique, remplacé par l’opinion-dogme et croyance comme socle, les oeillères gigantesques, étroites, les limites des habitudes de petits qui trimbalent leur « moi-je-suis-parfait » mon colon, je sais, je colonise, j’en ai le droit (dehors ou dedans), je suis supérieur. Cette question ne se pose pas. Il suffit de lire la prose sur-satisfaite du petit (psychologiquement fragile) qui a besoin de se prendre au sérieux, moi, môssieur, je dis ce qu’il faut et ne faut pas…" chapeau bas sire Dém', quel bel autoportrait comme on en fait plus depuis le xviiie
        • Hansen
          novembre 06, 11:40 Reply
          @democrate "Après avoir choisi les immigrés, il faudrait faire la même chose avec les belges..." Il me semble que pour les belges, c'est ce qui se fait depuis longtemps quand on ne "donne" plus de travail à Bruxelles qu'à ceux qui connaissent le néerlandais même si la clientèle ne s'adresse à eux qu'en français, ou quand on dit tout le temps que les fonctionnaires sont des gens qui ne travaillent pas ou que les malades sont des gens qui se négligent ou que les chômeurs sont des gens qui ne veulent pas travailler. Tout cela ce sont des généralisations racistes. Il y a aussi des fonctionnaires qui travaillent figurez-vous, des malades qui n'ont pas eu la même chance que ceux qui sont restés en bonne santé et des chômeurs qui restent sur le carreau, surtout s'ils ont un nom qui ne "sonne" pas très comme il faut ou n'ont pas la bonne couleur de peau. Nos autorités devraient activement lutter contre ce racisme rampant et avoir plus de courage pour contrôler les abus qui existent évidemment. Les "bons" belges sont d'ailleurs les premiers à chercher tous les trucs pour éviter l'impôt. C'est un sport national et le travail au noir se répand plus que jamais. Quant au FDF, son président assure que dans sa commune, il soutient les employés néerlandophones. A l'école primaire, tous les bruxellois apprennent les rudiments de langue neéerlandaise. En est-il de même à Anvers pour le français, MR De Wever?
    • thomas
      octobre 24, 19:28 Reply
      @Zénobie La raison principale pour immigrer vers la Belgique de presque 70% des immigrés est le regroupement familial (et pas de travailler ni étudier, comme c'est le cas dans d'autres pays) Par exemple la 3ieme génération d'une certaine communauté dont une majorité des hommes préfère aller chercher une femme au pays d'origine parce que les femmes d'ici sont trop occidentales. Le procès d'intégration est donc chaque fois à refaire à partir de zéro, puisque ce sont souvent les femmes qui s'occupent des enfants. A part cela, on peut se poser la question combien de ces femmes n'ont pas la permission d'aller travailler ici (danger du contact avec d'autres hommes / mécréants, etc.). Il y a quelques mois j'ai écrit ceci sur ce blog: "Quant à la xénophobie, il est vrai que le taux d’emploi des gens d’origine étrangère par rapport à celui de la population dite « autochtone » est trop bas en Belgique si l’on compare avec la moyenne européenne. On devrait en effet faire mieux. [...] D’autre part, on pourrait argumenter que certains pays font mieux que nous, parce que la politique de migration qu’ils mènent favorise une migration plus qualifiée qu’en Belgique. La facilité de l’accès à la sécurité sociale et la politique menée dans le domaine de l’intégration jouent aussi un rôle important. Est-ce qu’on tient compte de tous ces paramètres pour comparer le niveau de discrimination sur le marché de travail des différents pays? Pour le dire crûment, serait-il possible que la migration en Belgique est surtout une migration passive par rapport à d’autres pays? C’est-à-dire une migration dont la motivation de venir ici n’est pas toujours de venir étudier/travailler/s’intégrer, ce qui expliquerait en partie le mauvais score? Je sais, je m’aventure sur un terrain glissant, poser cette question est subversif en PS-Land. La xénophobie de certains employeurs belges contribue au mauvais score, sans aucun doute, et c’est répréhensible. Le fait que certains parents laissent trainer leurs enfants de 7-8 ans dans la rue après 22h, sans jamais se préocuper de leur progrès à l’école, contribue aussi." Bizarrement, Marcel a répondu ceci: "thomas : le taux d’emploi, en Flandre, des gens peu qualifiés est de 47% (de mémoire). C’est très proche du taux d’emploi des étrangers. Autrement dit, il ne suffit pas de regarder ce taux d’emploi, il faut aller chercher les raisons." Donc il a affirmé que la Belgique, par sa politique de migration, attire surtout des gens peu qualifiés. Et pourquoi n'aurait-on pas le droit de changer cette politique?
  15. uit 't zuiltje
    octobre 21, 01:49 Reply
    bravo merci aussi suis perso sur le cul de lire exactement ce que je pense depuis vachement longtemps, et n'ai aucune haine contre les électeurs n-va/vb et ne suis pas dupe anvers le peuple flamand
  16. thomas
    octobre 21, 01:55 Reply
    "Au passage, rien que le débat sur une plus-value implique qu’on ne présente pas les immigrés comme des gens, mais comme des investissements, des machines, des choses. Si vous avez une plus-value, vous êtes les bienvenus" Remarque ridicule. C'est grâce à des gens performants, productifs, qu'on a une sécu et qu'on peut donner de la dignité aux plus faibles. Sans cela, pas d'État de droit, ce serait le jungle et chacun pour soi. Comme je disais, l'immigration doit toujours être gagnant-gagnant, on a le droit de assurer pour nos enfants le même niveau de vie que nous. Vous habitez dans le bois des contes? Dites bonjour à Bambi
    • paworms
      octobre 21, 21:32 Reply
      C'est évidemment grace a la productivité croissante que l'état peut financer la sécu (et la police, et l'armée, et les routes etc.) Mais cette productivité n'est pas le fruit de "gens performants", mais de la combinaison des quatres facteurs de production: travail, capital, terre, progrès technologique. J'y rajoute le tissu institutionnel qui fait que les contrats soient respectés, qu'on n'ai pas besoin de générateurs diesel pour son électricité, ou qu'une serrure suffit pour empêcher la plupart des vols (au Kenya, ou je suis souvent pour raisons professionnelles, les gens comme vous et moi tremblent derrière des hauts murs surmontés de barbelés électrifiés, avec un garde armé à la porte). Ce miracle, nous le devons au fait que la vaste majorité des gens de ce pays contribuent à la société qui le compose dans la mesure de leurs moyens. Et cela inclus des gens de toutes les origines et de toutes les éducations - madame pipi autant que le jeune loup de chez McKinsey. Comme me le disais un ami pakistanais, poète et journaliste, arrivé ici il y a quelque années pour épouser son amour, une flamande de la périphérie: "Patrick, I really don't understand why Belgians complain all the time. They've built paradise here!"
  17. guillaume21
    octobre 21, 08:33 Reply
    Le problème c'est qu'on ne peut pas convaincre des adeptes d'une religion à en sortir alors qu'ils viennent de gagner contre l'enfer (pour eux le PS). Moi c'est surtout une réflexion faite à Mise au Point qui m'a fait frémir, quelqu'un a dit dans Revu et Corrigé mais je n'ai pas vérifié l'info que Bart dans une interview a dit qu'il fera tout pour que le PS même s'il revient au pouvoir ne puisse modifier la politique d'immigration qu'ils vont mettre en place. Dans une démocratie, je ne vois pas comment c'est possible à moins que nous soyons entrés dans une dictature sans le savoir qui inscrira quelque part que tout ce que fera la NVA en loi ne pourra JAMAIS être modifié par aucun gouvernement suivant. Bart détient la vérité et tout ceux qui pensent pas comme lui sont des ânes.
  18. Wallons
    octobre 21, 11:01 Reply
    Monsieur Sel, vous défendez vos idées avec beaucoup de panache mais cela ne devient-il pas épuisant de nous rabâcher toujours les mêmes thèmes éculés chers aux politiques et syndicalistes wallons et bruxellois francophones ? A toutes les époques les peuples ont collaboré avec l' occupant; il faut survivre ! Mais collaborer ne signifie pas pour autant trahir et n'empêche pas, si faisable, de résister. Evidemment, il faut tenir compte du néologisme né de la seconde guerre mondiale. Collaborer, oui, mais avec l'Allemand, non ! Pour abréger ce propos, les Wallons qui s'acharnent, aujourd'hui, à s'accrocher aux basques des Flamands méritent le qualificatif de collaborateurs puisqu'il est évident que les Flamands veulent divorcer après les avoir vampiriser. Il faut rester logique. Quant aux Bruxellois qui s'entêtent à entraîner les Wallons dans une union foireuse avec les Flamands afin de conserver leur titre de capitale, cela s'appelle aussi de la collaboration et au sens de votre article. Question : si par hasard Bart est raciste que sont donc les migrants qui profitent largement de notre accueil, nous haïssent, nous abreuvent d'injures et nous imposent leurs traditions religieuses ? A certain moment, il est agréable d'entendre quelqu'un qui balance un autre discours que le conventionnel des droits-de- l'hommistes subventionnés.
    • Marcel Sel
      octobre 21, 12:18 Reply
      L'ami, il n'a jamais été question de "passivité" ni de collaboration économique dans ce débat, mais bien de collaboration administrative et militaire.
    • uit't zuiltje
      octobre 21, 17:37 Reply
      "...que sont donc les migrants qui profitent largement de notre accueil, nous haïssent, nous abreuvent d’injures et nous imposent leurs traditions religieuses ?" les autres je sais pas, mais yen avait un là qui en profitait pour conduire mon lijn ce matin, aussi bien je dois reconnaître que bdw conduisant où il veut son laboratoire mr de sexués linguistiques collaborants... il m'a abreuvé d'un goeimorgen mais à vrai dire c'était moi qu'avait commencé et qu' "il est agréable d’entendre un flamand qui" a un autre accent FR que le votre le bounty rouge assis sur la banquette à côté profitait largement de l'accueil de la bounty bleu assise derrière moi, ils n'avaient pas vraiment le discours "conventionnel des droits-de- l’hommistes subventionnés", ils n'avaient pas l'air non plus de nous zaïre; l'hijab de ma voisine de devant servait manifestement plus à s'éviter le shampooing qu'à nous imposer sa religion... ... dank u Heer voor deze morgen zonder veel n-va's geur :)
  19. Vincent Collin
    octobre 21, 11:56 Reply
    Cher Marcel, Comme souvent, une bonne analyse. Je note juste un point qui me fait tiquer ou que je comprends mal. Quand tu écris « Je ne prétends pas avoir raison. Je pose seulement à l’ensemble de la presse francophone la question suivante : si nous avons peur d’exprimer cette interprétation — que beaucoup d’entre nous nous feraient indubitablement s’il s’agissait d’une autre formation en Belgique francophone ou ailleurs —, parce qu’elle nous exposerait aux foudres d’un De Wever martyrisé, et des trois quarts de l’intelligentsia flamande, et à terme, à la fin de la Belgique », s'agit-il d'une supposition que tu mettrais dans la "bouche" (ou à la tête) des francophones ? Si oui, ok. Si non, si tu penses vraiment qu'on ne peut pas exprimer cette interprétation sans s'attirer les « foudres (...) des trois quarts de l'intelligentsia flamande », il faudra m'expliquer de quelle intelligentsia tu parles et d'où tu tires ce chiffre. Perso, les Flamands que je rencontre (pour la plupart faisant effectivement partie des métiers culturels, intellectuels et/ou artistiques -- ce qu'on appelle l'intelligentsia donc) sont globalement opposés à la N-VA. Et pas qu'un peu ! D'où mon étonnement face à ces 3/4 de... Merci de m'éclairer (j'allais terminer cette phrase par une blagounette mais nous ne sommes pas sur Twitter;)
    • Marcel Sel
      octobre 21, 12:16 Reply
      Je parle de l'intelligentsia médiatique, pas culturelle. Tu as raison, j'ai été imprécis sur ce point-la.
    • uit 't zuiltje
      octobre 22, 02:22 Reply
      intelligentsia à l'ordre (rêve flamand notament n-va) intelligentsia transgressive (flandre universelle)
  20. MUC
    octobre 21, 13:30 Reply
    Je constate que hier et aujourd'hui les trains en Wallonie ne roulent pas, contrairement aux trains en Flandre. Voilà du racisme (victime : les voyageurs Wallons)
  21. francolatre
    octobre 21, 16:11 Reply
    Marcel, combien de tribunes libres, de pétitions, de démission d'élus en Flandre contre les déclarations de la N-VA? A peu près autant que de mouvement de grèves sauvages en Flandre depuis la prestation de serment du gouvernement Michel. Nous sommes bel et bien dans un pays à deux vitesses pour autant qu'il existe encore.
  22. Pfff
    octobre 21, 16:36 Reply
    Sur Ong-Keu-Linx, Moi, j'avais envie de dire : "Lorsqu'on a passé son enfance sordide au-dessus d'une scouterie nazie et qu'on est le petit-fils du secrétaire du VNV, le fils d'une brute du VMO, on clot's'gueu et on rase les murs. En Chine, avec la grande muraille, il avait pourtant de quoi faire. Mais non." Mais je suis beaucoup trop poli pour écrire un truc pareil.
  23. lempereur patrice
    octobre 22, 09:41 Reply
    J'ai l'impression que pour des raisons purement politiques on fait beaucoup de bruit pour rien. L'accusation de racisme et de xénophobie est surtout utilisée pour brimer la liberté d'expression. Quand Theo Francken dit : " je conçois bien qu’il y ait une plus-value économique des diasporas juive, chinoise ou indienne, mais moins des Marocains, Congolais et Algériens." il exprime un opinion - qu'il a le droit d'avoir et d'exprimer- il ne dit pas que les diasporas marocaines, congolaise et algérienne n'ont pas apporté de plus value, il exprime son appréciation ; selon lui notre pays a plus bénéficié des autres diasporas. Cette opinion personnelle (exprimée avant qu'il ne soit ministre) peut-être fausse ou exacte . Au lieu de le critiquer les bien pensants donneurs de leçons feraient mieux d'apporter la vérité sur cette opinion. La lui reprocher c'est du fascisme. En ce qui concerne la situation actuelle si le ministre responsable de l'immigration, du droit d'asile est soucieux de la qualité des immigrants candidats à entrer dans notre pays, de l'intérêt pour notre pays à les accueillir , des talents qu'ils peuvent apporter à la Belgique, si ce ministre veillent à ne pas laisser venir des gens qui pour raisons religieuses, politiques ou autres n'adhèrent pas à notre culture, à notre société mixte et laïque et à notre système politique, il est dans l’exercice attendu de sa fonction. Ce faisant il agit "en bon père de famille" pour la Belgique pour qui il travaille. Comme de plus ce gouvernent vient juste de démarrer avant de crier haro sur le baudet il serait plus sage de le laisser agir et gouverner, et d'attendre quelques mois le résultat concret de son action avant de le vilipender.
  24. leyn
    octobre 22, 09:46 Reply
    Ik ben 60 jaar maar wist tot hiertoe weinig of niets over de collaboratie. Mijn ouders waren nochtans alle twee Belgicisten en over Vlaamse gezindheid en leeuwen mocht er bij ons thuis niet gesproken worden. Als ik nu lees dat er ooit 400.000 "collaboratiedossiers" zijn geweest dat lijkt me dat toch wel een bijzonder onderschat probleem dat altijd sluimerend is blijven bestaan. In de meeste van de publicaties vindt men alleen de namen van het topje van de ijsberg (die de dans niet zijn ontsprongen), maar vele namen hebben een collaboratieverleden en daar is blijkbaar weinig of niet over geschreven, tenzij misschien de eerste 5 jaar na WO II. De ideologie is in al die families blijven bestaan en is van generatie tot generatie door gegeven. De greep naar de macht is blijkbaar opnieuw aangebroken?
    • Pfff
      octobre 24, 20:14 Reply
      C'est bien ce qu'on pense en Wallonie, avec Bruno De Wever.
  25. Lison
    octobre 22, 12:53 Reply
    Marc : « Avez-vous entendu le niveau de néerlandais d’un Borsus ? On n’aspire pas à être ministre au fédéral quand on est incapable de dire une phrase correcte en néerlandais (à partir de 7:41) » : C'est bien là le problème de ce non-pays (pas comme en Suisse) ! Un unilingue a-t-il le droit d'être belge en BelgïeBelgiqueBelgien ?
  26. atc666
    octobre 23, 06:12 Reply
    apres avoir piller sans vergogne les richesses materielles de ces pays voila qu on voudrait piller leurs richesses intellectuelles en les privant de leurs meuilleures cerveaux ? Et si au lieu de cela , on aidait ces migrants incultes ignares sous eduques a ne plus l etre ? si on les aidait a atteindre un meuilleur niveau de comptence , et qu apres on les aides a rentres chez eux avec leurs competences nouvellement acquises afin de creer chez eux de la richesse et de l emploi pour la population de leur pays ? ah ben non car cela leur permettrai de devenir nos concurents ... suis je bete !!! monsieur sel , si j ai bien compris cet article emane de vous. a ce que je comprend en vous lisant , vous etes surement un ancien militant du psc ... ce qui est assez amusant quand on sais d ou vient le racisme ... la notion de peuple elu doit vous dire quelques choses ;) otez moi un doute , ce bdv , n etait pas un membre de la direction du vb a une epoque ? passe dans le parti catho flamand pour s occuper un moment de l aile jeunesse de ce parti ? j avoue ne pas m etre interesser depuis un moment a la politique belge etant moi meme immigre dans un autre pays loin de l europe
    • Marcel Sel
      octobre 23, 23:24 Reply
      Je ne suis pas PSC et ne l'ai jamais été. BDW a été proche du VB mais jamais membre à ma connaissance.
    • Pfff
      octobre 24, 10:23 Reply
      "la notion de peuple elu doit vous dire quelques choses " Ah, monsieur est une petite merde ! Mais cela change tout !
  27. Peter
    février 28, 15:29 Reply
    Voilà Mijnheer Sel, waarschijnlijk ben je nu tevreden dat er toch geen rascisten zitten in de federale regering.... Heb hierover evenwel niets gelezen in de franstalige leugenpers. Hoop dat Francken nu niet op de idee komt om klacht neer te leggen tegen jouw beledigend discours en jouw onterechte beschuldigingen ! http://deredactie.be/cm/vrtnieuws/politiek/1.2252922
    • Marcel Sel
      mars 01, 04:00 Reply
      Het is niet omdat de zaak geseponeerd was vooraleer het tot aan een rechter kwam dat er geen sprake van racisme is. Nu, wilt Francken mij vervolgen dan kan hij dat natuurlijk doen. Het zou eerst al bewijzen dat hij. weinig respect heeft voir de vrijheid van meningsuiting heeft en ik vraag me af waarover zo'n klacht zou kunnen gaan.
      • Peter
        mars 01, 12:10 Reply
        Marcel, in de brief die Francken ontving, staat duidelijk dat zijn "uitpraken" géén misdrijf inhouden en dat de klacht dus geseponeerd wordt. Iemand onterecht van een misdrijf beschuldigen is laster en eerroof.

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