Élio Di Rupo, libérez immédiatement Dipika, 5 ans !

DipikaKatmandouLettre ouverte à Élio Di Rupo, président empêché du Parti socialiste et Premier Ministre belge.

Note : si vous êtes en phase avec ce texte, signez la pétition sur AVAAZ (vous y trouverez la traduction anglaise)

Monsieur le Premier Ministre,

Cela fait bientôt trois ans qu’une de nos concitoyennes, Bénédicte Van De Sande, est en exil au Népal dans des conditions extrêmement dures. Sa faute : avoir adopté une petite Népalaise qu’elle a élevée au quotidien comme si elle lui avait donné le jour. Mais parce qu’elle, et son mari Gyanendra Khatiwada, ont été mal conseillés, et parce qu’ils ont osé croire qu’in fine, la Belgique serait capable de comprendre leur engagement, elle ne peut revenir dans notre pays qu’en abandonnant son enfant, la petite Dipika, à un orphelinat népalais. C’est ce que la diplomatie belge lui recommande. Vous êtes responsable de cette situation.

Le pays que vous dirigez depuis 2011 refuse en effet tout visa à Dipika Khatiwada. Toutes les démarches faites par Bénédicte se sont heurtées à un mur, le mur de l’administration, le mur des Lois qui ne tolèrent plus la moindre entorse et nous prennent pour des machines, le mur des politiques qui ont oublié qu’ils étaient au service des gens et ne voient plus que la rigueur des textes. Vous leur reprochez de n’avoir pas suivi toutes les règles, mais s’ils l’avaient fait, ils n’auraient pas pu adopter, ils eussent été privés de la paternité et de la maternité à laquelle ils aspiraient légitimement. Dans un pays ouvert qui autorise à juste titre l’adoption par des parents de même sexe, faire perdurer leur situation nous renvoie au Moyen-Âge.

Le sort de Dipika vous glisse sur la peau
comme une chemise un jour de fête nationale.

Bénédicte et Gyanendra avaient fait toutes les démarches, longues, pénibles, complexes, pour obtenir le Sésame qui leur ouvrait la porte de l’adoption. Hélas, après des années d’attente, ils ont vu s’effondrer leur rêve d’adopter une petite Népalaise, de la même culture que Gyanendra : la Communauté flamande décidait d’annuler toutes les adoptions népalaises. Ils ont alors décidé de prendre le taureau par les cornes, d’aller au Népal, et d’adopter là-bas. Cette adoption est légale au Népal. Le droit international et le droit de l’enfant imposent que vous rassembliez immédiatement cette famille dans le pays dont Bénédicte et Gyanendra ont la nationalité : la Belgique. Jusqu’ici, votre administration les rejette parce qu’ils n’ont pas suivi toutes les règles. Mais vous ne trouverez pas, dans ce pays ou ailleurs, de citoyen qui puisse se targuer d’avoir suivi toutes les règles. À moins qu’à force de vous présenter sous un jour impeccable, vous ayez fini par croire que vous dirigiez des citoyens parfaits.

Depuis trois ans, Dipika — cinq ans — et sa maman sont séparées de leur père adoptif et mari, Gyanendra. Ce dernier tente, depuis sa petite boutique de Bruges, d’assurer à son épouse et à sa fille une vie plus ou moins décente dans cet exil forcé. Le Népal est un des pays les plus pauvres du monde. La femme n’y a aucune valeur. Nul ne peut envier la vie d’une mère y vivant seule avec son enfant. Nul ne peut comprendre que même la déficience cardiaque de la petite Dipika, bénigne en Europe, mais potentiellement mortelle au Népal, vous ait glissé sur la peau comme une chemise un jour de Fête nationale. Si un jour, Gyanendra ne pouvait plus subvenir à leurs besoins, leur situation serait désespérée. Or, la crise est là et la situation financière des Gyanendra — Van De Sande ne cesse de se détériorer. 

Pour avoir le monopole du cœur,
encore faut-il en avoir un.

Cela fait trois ans qu’il tient sa famille à bout de bras, pratiquement sans la voir. Cela fait trois ans que chaque jour, ils se demandent s’ils seront un jour réunis à nouveau. Cela fait des mois que la petite Dipika demande chaque soir pourquoi elle ne peut pas voir son papa. Cela fait 36 mois bientôt que, chaque matin, Bénédicte se demande si elle reverra un jour le pays qui l’a vue naître, son mari, sa maison. Depuis Giscard, nous savions que les socialistes n’avaient plus le monopole du cœur. Aujourd’hui, l’on se demande s’ils en ont un.

La raison de cet exil, que votre administration leur impose, chacun peut la comprendre. Ils ont dérogé à l’un des règlements, toujours plus complexes, d’un pays divisé jusqu’à l’absurde. Les ministères et les communautés diverses, compétentes à un niveau ou à un autre, ne veulent pas (n’osent pas serait plus juste) donner l’impression que l’on peut impunément adopter un enfant dans un pays où la Belgique l’interdit. Tout citoyen un tant soit peu responsable, et Bénédicte en fait partie, comprend ce souci. Mais combien de Belges seraient prêts à risquer une peine minimale de trois ans d’exil pour adopter un enfant ? 

Dans quelques semaines, cela fera donc trois ans que leurs appels à l’aide sont ignorés par votre gouvernement et par les administrations fédérales, régionales, communautaires ainsi que par le Corps diplomatique, censés pourtant gérer les problèmes des citoyens ici et ailleurs. Vous avez reçu deux lettres et vous y avez répondu automatiquement. Combien d’appels à l’aide faudra-t-il pour que les robots qui nous dirigent retrouvent un semblant d’humanité ?

L’envie de maternité punie plus sévèrement
que des crimes de droit commun.

Bénédicte et Gyanendra auraient-ils commis un crime impardonnable aux yeux de votre administration ? Croire que la parentalité et la générosité étaient encore des valeurs fondamentales de notre société, quelle horreur ! Croire qu’au final, vous le comprendriez, quelle folie ! Croire que l’État était encore capable d’un soupçon de souplesse, quelle utopie ! Croire que nos dirigeants auraient encore un semblant d’empathie pour la population qui leur a confié la tâche complexe de les diriger, quelle bêtise ! Leur crime doit bien être monstrueux pour être puni, déjà, de trois ans d’exil, assortis d’une incertitude absolue sur l’avenir : rien ne permet de prévoir la fin de cette situation. Faut-il qu’une mère qui élève un enfant enlevé à un orphelinat, où les conditions de vie sont épouvantables, se verrait condamnée à une peine plus longue qu’un violeur, un père incestueux, un ecclésiastique pédophile ou un politicien pris en flagrant délit de corruption ? Non, monsieur Di Rupo, ceci n’est pas de la démagogie. Hélas, trois fois hélas, cette comparaison est bien tangible. Et il va falloir nous expliquer, Monsieur le Premier Ministre, la logique de cette justice-là qui, par son refus d’intervenir, punit si sévèrement l’initiative bienveillante, la maternité désespérée, la solidarité familiale, la générosité envers l’enfant abandonné !

Vous êtes coupable de cette injustice, vous, vos ministres, vos secrétaires d’État et le gouvernement flamand. Car tous autant que vous êtes, tous partis confondus, vous avez vu à la télévision, entendu à la radio, lu dans les journaux l’histoire toute simple de cette famille déchirée. Tous autant que vous êtes, vous avez regardé ailleurs, avec l’excuse facile que « la loi, c’est la loi » — une excuse que vous mettez prestement de côté quand vous avez, en vos hautes sphères, besoin de régler quelque chose à la va-vite. Mais vous avez de bonnes raisons, de belles explications, lorsqu’il s’agit de ne rien faire pour une simple citoyenne en détresse, dans l’Himalaya.

Vous avez la voix vibrante d’émotion quand vous rappelez l’histoire de votre père immigré ici, qui vous a permis d’être belge, de bénéficier de notre sécurité sociale, de faire de belles études et de parvenir, ensuite, à la tête de l’État. Splendide discours ! Vain discours. Nous sommes saouls de discours. Nous avons besoin d’actes. Celui que nous vous demandons est d’une simplicité absolue : il revient à faire usage de votre pouvoir discrétionnaire pour réunir les administrations concernées, en une heure de réunion, et de décider d’une solution — un visa humanitaire, par exemple ; une régularisation, si vous en avez le droit et le courage. Réglez donc une fois pour toutes cette situation indigne d’un État moderne. Faute de quoi, vous laisseriez perdurer un drame inacceptable au regard des droits de l’Enfant.

Dipika, 5 ans, vaut-elle un panda ?

Si Bénédicte et Gyanendra faisaient partie des « parvenus » qui vous hérissent tant, ils auraient les moyens de prendre un avocat spécialisé et auraient une chance d’imposer à la Belgique le respect de leurs droits fondamentaux auprès de la Cour européenne de Justice. Mais voilà. Dans un pays qui blanchit les escrocs pour peu qu’ils soient millionnaires, vous, président empêché du parti socialiste, le parti des petites gens, le parti des ouvriers, le parti du cœur, le parti de la solidarité, n’avez eu d’autre stratégie que de fermer les yeux. De laisser glisser. De détourner la tête.

Monsieur le Premier Ministre, les élections approchent. De nouveaux partis populistes arriveront au parlement. Ce qui les y aura amenés, ce n’est pas le désintérêt de la population pour la politique. C’est au contraire l’impression que vous ne nous parlez plus de nous. Que vous ne vous occupez plus de nous. Que les chiffres, le PIB, les grandes idées, les dogmes, la rédaction des lois, les idéologies, les slogans, les combats de coqs avec la N-VA ont pris notre place dans vos agendas. Que le fossé entre nous et la politique, censée servir le bien commun, censée s’intéresser à nos destins, s’est définitivement transformé en gouffre. Pendant quelques semaines encore, c’est à vous, Elio Di Rupo, qu’il appartient de montrer que c’est toujours auprès des partis traditionnels que nous pouvons obtenir justice. Que le cœur est encore au cœur de votre vision du monde. Que Dipika vaut bien un panda. Si vous n’êtes pas en mesure de résoudre le problème de la famille Van De Sande – Khatiwada, et donc de comprendre que le droit de la petite fille de vivre auprès de ses parents réunis, chez eux en Belgique, doit être rétabli immédiatement, dites-nous, Monsieur le Premier Ministre, quels espoirs pourrions-nous encore caresser ? Que pouvons-nous encore attendre de notre pays ? Que peut-on encore attendre d’un parti socialiste ?

Nous n’attendons plus un monde meilleur. Tous, vous nous l’avez trop promis. Nous avons compris que vous êtes vous-même désemparés face à une crise qui vous dépasse. Nous ne demandons seulement un peu de justice. Nous espérons que même ça, ce n’est pas trop demander.

Se joignent à cet appel (à la date du 7 mai 2014, 15h): 

Nadia Geerts, Hugues Lannoy, Maureen Dor, Alain Maskens, Guy de Halleux, Olivier Baum, Geneviève Lejeune, Sarah Symulak-Cornet, Frédéric Goffart, Solveig Rey, Claude Rousseau, Geoffrey Claustriaux, Maud Waregne, Greg Siebrand, Philippe Henry (pas le ministre), Franck Pastor, Brigitte Bodson, Serge Lecompte, Sandrine Devalkeneer, Serge Tholomé, Corentin Dussart, Philippe Dumont, Dan Leconte, Evelyne Flosi, Daniel Adams, Sylvain Brohée, Laurence Goubnitzki-Noailly, Magali Rouzeeuw, Fabienne Nyssen, Pierre Vidick, Christine Ergo…

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0 Comments

  1. Marcel Sel
    mai 06, 15:53 Reply
    Vous pouvez manifester votre accord avec mon appel dans les commentaires ou en m'envoyant un mail avec nom et prénom. Ceci n'est pas une pétition, mais un appel.
    • greg
      mai 06, 16:01 Reply
      Je suis entièrement d'accord avec ton appel. Greg Siebrand
    • sainte
      mai 07, 17:26 Reply
      Je suis aussi tout à fait d'accord avec ton appel, Marcel ! Serge SAINTE Arlon ;-)
    • Merci de lutter de toutes vos forces pour faire cesser cette situation kafkaïenne ....Bien que française, la maman que je suis ne peut que compatir et souhaiter à cette courageuse famille d'être bientôt réunie ....
    • nassogne
      mai 13, 11:30 Reply
      je suis de tout coeur avec vous, je vous suis
    • Tenaerts Nicole
      mai 15, 19:18 Reply
      Bénédicte a gardé mon fils il y a 25 ans lorsque je travaillais comme hôtesse de l'Air. Elle a gardé ma reconnaissance et mon amitié.J'espère que cette situation va se débloquer au plus vite. Quel gâchis humain ! Un petit oui peut faire de gandes choses ! Nicole Tenaerts
    • Poivre
      mai 15, 20:37 Reply
      Monsieur Sel... Puis-je avoir votre adresse mail pour vous envoyer un message "perso". Je ne souhaite pas le faire via votre site, car ce message implique d'autres personnes...
      • Marcel Sel
        mai 17, 14:47 Reply
        marcelsel@gmail.com (au cas où vous n'auriez pas reçu mon mail).
    • Etienne Hayez
      mai 18, 18:09 Reply
      100% avec cette cause... Bravo pour ce plaidoyer Marcel... ;-)
  2. Lebrun
    mai 06, 16:20 Reply
    Je ne comprends pas bien ce qui coince au niveau de l'administration. Si c'est la Flandre qui interdit l'adoption d'enfants népalais, pourquoi ne pas interpeller de la sorte Kris Peeters, pas une seule fois cité dans l'appel ?
    • Marcel Sel
      mai 06, 16:27 Reply
      Parce qu'il n'y a pas que la Flandre dans le magma de compétences : c'est l'Office des Étrangers qui a refusé le visa à Dipika, si je ne me trompe. En fait, seul le premier ministre peut réunir et mettre tout le monde d'accord. Cette affaire traîne depuis déjà des mois aux Affaires étrangères sans le moindre résultat.
  3. Franck Pastor
    mai 06, 17:11 Reply
    À fond avec vous et Dipika, Béatrice et Gyanendra pour qu'ils sortent enfin de cet enfer kafkaïen. Tellement typique de notre société actuelle, cette affaire. À pleurer.
  4. Andre
    mai 06, 17:17 Reply
    Merci Marcel! Votre lettre me rappelle Sel c'un certain Zola qui ecrivit un matin d'aurore. "J'accuse". Cela fit du bruit. Une bruit bienvenu et attendu. Va petite lettre et rejoint tes destinataires....
  5. uit't zuiltje
    mai 06, 17:45 Reply
    élio aurait bien besoin d'un sherpa comme vous Marxel }:^)
  6. Lejeune
    mai 06, 18:14 Reply
    Je soutiens fermement votre action. C'est une honte pour notre pays. Un sursaut d'humanité bon sang ! m... quoi!
  7. Beep
    mai 06, 18:16 Reply
    Je rejoins l'appel. De tout coeur avec cette famille.
  8. Jean Haselbauwer
    mai 06, 18:32 Reply
    Un des plus grands plaisirs de la vie est de faire ce que les autres nous croient incapables de faire. Alors oui, vous pouvez changer la loi, si elle vous parait inhumaine et il n'est besoin de grande parlotte.
  9. Guy de Halleux
    mai 06, 18:42 Reply
    Merci Marcel de l'expression de ta révolte que je partage plainement! Trop is te veel... Il est temps qu'elles reviennent et il est temps de redonner un sens humain aux temps présents qui sont les nôtres. L'appel que tu lances doit être adressé et compris par l'ensemble du gouvernement mais aussi par tous les partis qui se présentent le 25 mai 2014 ! Bénédicte Van de Sande, son mari Gyanendra et leur fille Dipika font pleinement partie de notre communauté nationale. Personnellement,je m'engage à voter pour des candidats qui parviendront avant le 25 mai à convaincre leur parti de les faire revenir! Chaque candidat que je croiserai, je leur poserai la question et les inviteront à me faire part de leurs résultats concrets avant les élections. Au travers de l'histoire de cette famille,se pose la question de la morale et de l'empathie... Au travers de cette histoire,nous ne pouvons que nous révolter de voir un pays laisser perdurer une telle situation injuste, mesquine et absurde! Dipika n'a que ses parents au monde! Nulle personne au Népal est venue la réclamer! Le comportement de ses parents adoptifs est exemplaire et aimant! Ils ont montré au pays qu'ils formaient une famille qui ne mérite pas d'être traitée ainsi. Ils sont des nôtres, tous les trois et désirons qu'ils soient réunis avant l'été! Avant que vous ne parliez de l'Europe, du pays, de la région,...parlez-moi de Dipika!
  10. Salade
    mai 06, 19:03 Reply
    quel est le point de vue de Didier Reynders, ministre des affaires étrangères?
    • Marcel Sel
      mai 06, 19:21 Reply
      Ses services s'en occupent, mais bon, il y a le Congo aussi…
  11. Christine Ergo
    mai 06, 19:51 Reply
    J'adhère entièrement et de tout coeur à votre appel, cette situation a assez duré, c'est inacceptable, c'est faire preuve d'une inhumanité sans borne que de ne pas laisser revenir cette maman et sa fillette.
  12. De groote
    mai 06, 20:15 Reply
    De tout cœur avec ces pauvres gens... Que notre pays est misérable.. Nos administrations insensibles à l'amour et sans aucune humanité.. Courage.. Peut on verser une aide quelque part? Et si pétition il y a, je la signe volontiers.. Merci à vous pour çe beau message pour eux...
    • Marie Van de Sande
      mai 10, 16:46 Reply
      Bonjour, une aide peut être bien sûr versée pour les aider financièrement dans leurs démarches bien coûteuses. Il suffit de se rendre sur la page facebook unvisapourdipika (Un visa pour Dipika) où vous trouverez les coordonnées de leur compte bancaires. Déjà merci pour eux ! :-) Marie Van de Sande
  13. Magali
    mai 06, 22:16 Reply
    Bonjour, je vous suit dans vos démarches, tout d abord pour soutenir cette famille et mettre fin a ' leur détresse . Je vous remercie pour votre intervention envers le représentant de notre monde politique . Je ressens, trop souvent l impression de vivre dans un état absolu , ou' l homme politique vit dans un autre monde , éloigné du citoyen et de ses besoins. Ou' les règles remplacent le bon sens.
  14. uit 't zuiltje
    mai 07, 00:02 Reply
    @Marcel je suis totalement d'accord avec votre energie à aider cette "famille" , je n'ai pas dit bien que ça m'aurait semblé plus juste ce "couple avec son enfant",car je trouve tous ces trucs de parentalité très pourri... j'ai ma propre expérience de parenté biologique, de parenté biographique et ce cas anecdotique d'adoption ne m'intéresse perso pas du tout si vous l'abordez point de vue qualité particulière de "mère" de la personne de genre féminin et surtout belge souffrante de vivre dans un pays dont ont veut un enfant mais pas le pays... ah lala ! si l'État belge ne fût juste concerné qu'en sa qualité particulière de vl-gemeenschap? parler à élio eût été futile... mais voilà, revoila la grosse déblock secrétaire d'État à l'Asile et de la Migration,que tous les belges adorent, élio va pas nier une libérale flamande populaire (grâce à sa haine bon enfant des étrangers) j'ai la honte de mon pays, ya pas un nègre à lunette intelligent et tout le bazar qui peut avoir un visas pour venir dans ce pays parceque qu'il n'y a pas de règle, tout est décidé à la gueule du client plus on soutient un cas plus les bouffons arbitraires réagiront, c'est ça le traitement à la tête du client très spécifique à la majorité NL de ce pays
    • uit't zuiltje
      mai 07, 16:43 Reply
      "le traitement à la tête du client très spécifique à la majorité NL de ce pays" était juste un dérapage dû à mon petit côté reynders foireux... l'opacité absolue sur l'attribution ou non de visas à ceux d'hors europe qui veulent entrer en belgique, même juste en visite chez des indigènes de notre pays, m'a fait glissé un raccourci rapide et inutile pour exprimer le fond de ma pensée... ya juste que maggie n'est ni FR, ni ps, ni ptb, ni etc... (FR elle pourrait l'être sans problème; et ps, ou ptb, ou etc...je ne pense pas) a) la majorité des gens de ce pays est NL ; b) le comportements du service des étrangers de ce pays est excécrable; il y a pas de relation entre a) et b) ; et b) n'est d'ailleurs même pas "spécifique" à ce pays ; et je me demande ce que je penserai lorsque le service des étrangers laissera entrer une mére avec son enfant adoptée hors-la-lettre-de-la-loi... avec mon petit côté reynders foireux };^/ je poserais en faisant un v avec mes doigts
  15. Maureen Dor
    mai 07, 11:04 Reply
    Parce que vous écrivez très bien et décrivez avec clarté cette situation, je vous soutiens.
  16. xavier
    mai 07, 14:08 Reply
    D'un côté la détresse de cette famille est réelle. D'un autre côté il y a un règlement qui limite le droit à l'adoption. Je suppose que c'est pour éviter qu'il existe un trafic d'enfants entre d'une part une mère pauvre et d'autre part des occidentaux riches sans enfant. Résoudre cette détresse serait faire preuve d'humanité. Il ne faut pas envoyer un mauvais signal en ce qui concerne les règles encadrant l'adoption sauf si on est d'accord avec le laisser faire où c'est le marché, les rapports de force économique qui jouent pleinement sans intervention de l'état. C'est le système libéral, américain où on peut payer une mère porteuse en toute légalité avec un contrat entre deux parties consentantes. Philosophiquement je suis assez favorable au système US mais je suis conscient que ce système peut être très dur envers les économiquement faibles. Il y a bien des cas où la loi protège le plus faible vis-à-vis du plus fort.
  17. Daniel Adams
    mai 07, 14:15 Reply
    Avec vous pour l'arrivée de Dipika en Belgique et la réunion de cette famille divisée par la volonté de nos politiques et de leurs administrations aveugles.
  18. FLOSI Evelyne
    mai 07, 15:07 Reply
    De tout coeur avec Dipika et ses parents. Unissons toutes nos forces pour que cette situation désastreuse trouve enfin une solution. Vite vite, maintenant. Ca ne peut plus durer. Que cette adoption se conclut par une décision positive et rapidement. Courage Bénédicte et Gyanendra. J'ai bon espoir que vous soyez enfin réunis.
  19. Capucine
    mai 07, 15:19 Reply
    Enfin,des paroles humaines !Je suis de tout cœur avec vous et j espère de tout mon cœur une écoute plus proche mais surtout des solutions aux problèmes des gens dans le chagrin. ON NE SAIT PLUS A QUELLE PORTE IL FAUT FRAPPER POUR ÊTRE ÉCOUTER J'APPELLE CELA LE CAROUSEL DE L INDIFFÉRENCE .Beaucoup de blabla pour aucun résultat.
  20. Mungersdorff
    mai 07, 16:57 Reply
    Ne pourraient-ils pas plus simplement déménager en Wallonie ? Hormis les détails au sein desquels je ne risque d'ailleurs pas de plonger, bénéficiant d'une connaissance insuffisante du dossier, cette affaire me semble être un bel exemple de "dégât collatéral démocratique". Et sans vouloir offusquer qui que ce soit, des enfants aux yeux mouillés, et des adultes qui pour moi ne valent pas moins qu'un enfant, ce n'est pas ça qui manque. Alors pourquoi Dipika, et elle seule ? Et on en arrive à cette terrible question : où place-t-on la limite ?
    • Marcel Sel
      mai 08, 01:12 Reply
      Les droits de l'enfant sont consacrés et supérieurs aux droits d'un adulte. Ici, il s'agit en sus de citoyens belges, qui ont aussi des droits particuliers, du moins en Belgique.
      • Mungersdorff
        mai 08, 10:07 Reply
        Bonjour ! Je repose ma question. Leurs problèmes ne se résoudraient-ils pas, totalement ou partiellement, en cas de déménagement vers la Wallonie ? Pour ce qui est du droit des enfants je ne partage pas votre point de vue. Tout être, quel que soit son âge, doit bénéficier des mêmes droits humains. Enfant, adulte, âgé, jeune, pensionné, pré-pensionné, responsable, irresponsable... Tous ces qualificatifs sont arbitraires, définis par des humains pour des humains. Un adulte, n'est-ce finalement pas autre chose qu'un enfant ayant amassé un certain savoir, sur lequel se structure ensuite une personnalité toujours en mouvement, et toujours plus dépendant des autres que lorsqu'il tétait le sein de sa moman ?
        • Jérôme Longer
          mai 10, 23:39 Reply
          Je partage ce point de vue. Pourquoi faut-il, en présence d'un accident, ou d'une expulsion, que l'on dise "... x personnes, dont Y enfants" ? Une vie est une vie, un enfant doit avoir les mêmes droits qu'un adulte - mais pas PLUS de droits. Et n'évoquons même pas ici la problématique des devoirs, qui n'a rien à faire dans le débat. Ceci était d'ailleurs un commentaire en marge, sans aucun lien avec l'affaire Dipika
  21. Gyanendra Khatiwada
    mai 07, 18:58 Reply
    UN GRAND MERCI MARCEI !!!!! Nous aimerions Bénédicte et moi remercier toutes les personnes qui nous soutiennent. Merci mille fois à vous tous ! visit - http://unvisapourdipika.be/ https://www.facebook.com/groups/230581567118327
  22. Andre
    mai 07, 22:31 Reply
    Je me suis permis de traduire votre lettre et de l'adapter a l'anglais, en modifiant quelques metaphores. Veuillez la lire ici et me faire savoir si nous pouvons utiliser cette version pour elargir la campagne. http://pataconandchocolate.blogspot.com/2014/05/mr.html
  23. Andre
    mai 08, 05:13 Reply
    Je m'unis a votre appel, et suggere de le lancer egalement sous forme de petition sur Avaaz
  24. miyovo
    mai 08, 19:53 Reply
    Dear Mr Sel you look like a generous man. Here is my proposal, to you and to all men (and women) of goodwill who read your Blog and feel like doing something to help you out on this. Honestly, I doubt Mr di Rupo is reading your Blog (no offense meant). I doubt any politician, except maybe your own personal bête noire (Alain Destexhe), is reading your Blog. So if the mountain does not come to Muhammad, let's bring Muhammad to the mountain. Or something to that effect. Here's the idea. For the moment, my mail box is flooded with political pamphlets "vote for me, no, don't vote for him / her vote for me instead aw come off it don't listen Miyovo girl, vote for me I'm simply the best" I mean they are all trying to seduce me into casting my ballot in their favour. Ha ! Oftentimes, these pamphlets give an email address - "dear Miyovo, if there is something, anything, you want me to do for you, just drop me a line and I'll oblige. Here's my e-mail address, I look forward to hearing from you". Well, I will start sending them e-mails. Simple ones, like "here is a link to a guy's blog. He's talking about a rather strange adoption case that seems to have turned pear shape. Please tell me, what are you going to do about this ? What is your party's position on this ? I don't doubt you and / or your party think something has to be done about it, and since your party has been in power in the last government (after all, there were more parties IN than OUT, weren't there), could I possibly maybe perhaps beg to be informed about what your party has done, and will do, about this ? Looking forward to hearing from you, I have the honour, dear Sir / Madam, to be your most humble and obedient servant, yours truly and so forth and so on. PS: why would I vote for you if you don't even bother to answer this email ?" In other words, let everybody around here start sending mails straight to those who claim to be willing to make us permanently and for ever blissfully happy. Challenge them. We'll see what comes out of it. Jeez, that'd be funny. Thousands of mail flooding them. Can't wait for it to happen. Love and peace miyovo PS: yesterday I got a pamphlet from MR with .... 27 e-mail addresses of candidates. That's 27 e-mails gone 10 minutes ago. I must say, I am enjoying myself. Right, I am a bit childish but still, getting at them politicos and candidates is kind of fun.
  25. etienne
    mai 10, 10:34 Reply
    espérons que cet ultime appel fasse fondre la glace qui entoure le cœur de ces politiciens ,sinon comment encore croire "a l'humanité",,
  26. Andre Dumoulin
    mai 10, 13:04 Reply
    Cher Marcel, Au Panama ma collegue Gerti, qui est Allemande, s'est proposee pour traduire l'appel en allemand. Voici le resultat: Herr Elio Di Rupo: Lassen Sie die 5 Jahre alte Dipika auf der Stelle frei Warum dies wichtig fuer mich ist Folgendes Problem: Die im Jahre 2009 in Nepal geborene Dipika wurde ,als sie ein Monat alt war, ausgesetzt und wurde von der Belgierin Benedicte Van de Sande und ihrem Ehegatten Gyanendra nach nepalesicheem Gesetz adoptiert. Gyanendra ist Nepalese und sesshaft in Belgien. Seit drei Jahren verweigert Belgien das Einreisevisum fuer Dikipa unter der falschen Begruendung, dass die Adoption illegal sei.Dadurch wurden Benedicte und Dipika gezwungen, seit drei Jahren in Nepal zu bleiben. Loesung: Belgien muss aufhoren, von Benedicte zu verlangen, ihre Adoptivtochter zu verlassen und beiden erlauben, nach Hause zu kommen.Loggen Sie sich ein zur Unterstuetzung der Kampagne “Ein Visum fuer Dipika”... http://unvisapourdika.be/ Herr Elio Di Rupo: Lassen Sie die 5 Jahre alte Dipika auf der Stelle frei Offener Brief an den belgischen Premierminister Elio di Rupo Sehr geehrter Premierminister, Seit fast drei Jahren lebt eine unserer Buergerinnen, Benedicte Van de Sande, unter extrem harten Bedingungen in Nepal im Exil. Ihr Vergehen----ein kleines nepalesisches Maedchen adoptiert zu haben und sich um sie gekuemmert zu haben als haette sie es auf die Welt gebracht. Aber weil sie und ihre Nepalesischer Ehemann Gyanendra schlecht beraten wurden und weil sie daran glaubten ,dass Belgien letztendlich ihr Engagement verstehen wuerde,kann sie nun nicht in unser Land zurueckkehren, es sei denn sie liesse ihre Tochter Dipika in einem nepalesischem Waisenhaus zurueck.Dies ist ,was die belgische Diplomatie ihr empfiehlt. Sie sind fuer diese Situation verantwortlich Das Land, dass Sie seit 2011 fuehren, hat Dipika Khatiwada jegliches Visum verweigert. Alle von Benedicte und Gyanendra Beauftragte sind gegen eine Mauer gerannt, eine Behoerdenmauer, eine Mauer von Gesetzen , die nicht laenger den kleinsten Verstoss toleriert und uns fuer Maschinen halten, einer Mauer von Regelungen, die entstanden ,um der Menschheit zu dienen und Menschen, die nur nich die Buchstaben dieser Regelungen lesen , nicht ihren Geist.Dem Paar wird vorgeworfen, nicht allen Regelungen Folge geleistet zu haben, haetten sie das aber getan,waeren sie an der Adoption gehindert worden und die Moeglichkeit ,Vater und Mutter zu werden ,waere ihnen vorenthalten worden..Wir glauben, dass das Weiterfuehren der gegenwaertigen Situation Belgien zurueck ins Mittelalter versetzt. Die Gleichgueltigkeit des Staates Dipikas und Benedictes Schicksal gegenueber gleicht dem Epitom des Boesen Benedicte und Gyanendra haben in Belgien all die zeitfordernden,schmerzlichen und komplexen Schritte fuer den “Sesam”, der angeblich zur Adoption fuehren sollte unternommen.Ungluecklicherweise sind ihre Traeume,ein nepalesiches Baby zu adoptieren, nach Jahren des Wartens zusammengebrochen. Warum???Weil Belgiens Flaemische Gemeinschaft eines Tages beschloss, alle anliegenden nepalesischen Adoptionsantraege zu stornieren ,weil sie das Land Nepal als unzuverlaessig einstuften. Das Paar entschloss sich, den Bullen an den Hoernern zu fassen und ging zur Adoption nach Nepal.Diese Adoption ist legal in Nepal , und das Kind,welches sie adoptierten, war kurz vorher aufgegeben worden. Die internationale Gesetzgebungund das Recht des Kindes verlangen es, dass sie die Familie ohne Verzoegerung in dem Land auufnehmen, in dem Benedicte und Gyanendra Staatsbuerger und wohnhaft sind, das heisst in Belgien Bis jetzt verweigert ihre Regierung dies unter dem Argument , dass sie der Regelung , Nepal sei nicht fuer Adoptionen zugelassen,nicht Folge geleistet haetten.Aber weder in diesem Land noch einem anderen werden sie jemanden finden, der immer allen Anordnungen folgt.Seit drei Jahren nun sind Dipika—inzwischen fuenf Jahre alt-- und ihre Mutter von ihrem Mann und Adoptivvater Gyanendra getrennt.Gyanendra hilft ihen mit den Einkuenften aus seinem kleinen Geschaeft in der flaemischen Stadt Bruges und versucht ,seiner Frau und seiner Tochter ein mehr oder weniges dezentes Leben in ihrem erzwungengen Exil zu ermoeglichen.Nepal ist eines der aermsten Laender der Welt.Niemand kann auf das Leben einer Mutter,die dort mit ihrem Kleinkinde lebt, neidisch sein.Niemand kann verstehen, dass sie nicht bedenken, dass Dipika an einer Herzinsuffizienz leidet, leicht zu behandeln in Europa,moeglicherweise toedlich in Nepal..Dies scheint von ihrer Haut abzuprallen wie ein Regentropfen am Nationalfeiertag. Wenn Gyanendra eines Tages nicht mehr fuer ihre Beduerfnisse aufkommen kann, wird ihre Situation hoffnungslos werden. Durch die Wirtschaftskrise hat sich die oekonomische Situation der Gyanendra-Van de Sande Familie verschlechtert. Sie geben vor ein Herz zu haben-----zeigen Sie es dochj!!! Seit drei Jahren unterstuezt Gyanendra seine Familei aus grosser Entfernung, ohne seine Frau und Tochter sehen zu koennen.Seit drei Tagen, fragen sie sich jeden Tag,ob sie wohl jemals wieder zusammen sein werden.Seit Monaten fragt die kleine Dipika jeden Abend , warum sie ihren Vater nicht sehen kann. Seit fast 36 Monaten fragt sich Benedicte , ob man ihr jemals erlauben wird, ihr Land, ihren Mann ihr Haus wiederzusehen. Die Gruende fuer dieses von ihrer Regierung aufgezwungene Exil sind verstaendlich. Sie reflektieren die immer komplexeren ,immer absurderen Regelungen unseres geteilten Landes.Die verschiedenen Ministerien, Abteilungen und Gemeinden ,an irgendeiner Stelle zustaendig, wollennicht (oder wagen es nicht, um genauer zu sein) den Eindruck zu erwecken, dass man straflos ein Kind in einem Lande adoptieren kann, in de Belgien es berboten hat. Jeder nur halbwegs verantwortungsbewusste Staatsbuerger(und Benedicte eingeschlossen) versteht diese Befuerchtung. Aber wie viele Belgier wuerden mindestens drei Jahre Exil riskieren, um ein Kind zu adoptieren??In ein paar Wochen werden es drei Jahre sein, dass ihre Regierung ihre Hilferufe ignoriert,genauso wie die nationalen und regionalen Behoerden Belgiens so wie ihre Bootschaften and der Diplomatenstab, die eigentlich die Probleme der Staatsbuerger hier und im Ausland loesen sollten. Sie haben zwei Briefe erhalten und mit zwei formalen Briefe geantwortet. Wievile Hilferufe werden noetig sein bis die Roboter ,die uns regieren, Anzeichen von Menschlichkeit zeigen werden? Adoptiveltern werden haerter bestraft als paedophile Verbrechen Haben Benedicte und Gyanendra in den Augen ihrer Regierung ein nicht unverzeihliches Verbrechen begangen?Sie glaubten, Elterntum und Grosszuegigkeit seien immer noch die fundamentalen Werte unserer Gesellschaft, wie schrecklich!! Sie glaubten letztendlich an Verstaendnis. So eine Verruecktheit!!!Sie dachten , der Staat sei immer noch zu einer Spur Flexibilitaet faehig, welch ein Utopie! Sie glaubten, dass unsere Fuehrer noch so was aehnliches wie Sympathier fuer die Menschenempfinden wuerden ,die ihnen die komplexe Aufgabe des Regierens anvertraut hatten. So ein Unsinn!Ihre Vergehen muss monstroes sein, dass es schon seit drei Jahren mit Exil bestraft wird, verbunden mit einer absoluten Unsicherheit fuer die Zukunft. Das Ende dieser Situation kann nicht vorhergesehen werden. Sollte ein Mutter, die ein Kind aus einem Waisenhaus, in dem schreckliche Zustaende herrschen, aufzieht, haerter bestraft werden als ein Vergewaltiger,ein Inzest betreibender Vater,ein paedophiler Priester oder korrupter Politiker?Nein, Herr Di Rupo, die ist keine Daemogagie.Leider, und dreimal leider, sind dies gueltige Vergleiche. Und, Herr Premierminister, sie werden uns die Logik dieser Justiz erklaeren muessen, die dadurch , dass sie sich weigert, einzugreifen, eine wohlgemeinte Initiative so hart bestraft. Sie sind Schuld an dieses Ungerechtigkeit, Sie, Ihre Minister, Ihre Staatssekretaere und die flaemische Regierung. Sowohl Sie als auch die anderen Politiker haben die simple Geschichte dieser auseinandergerissenen Familie im Fernsehen gesehen,daruerber im Radio gehoert und in der Zeitung gelesen.Trotz allem , was Sie gesehen haben, haben sie mit der einfachen Entschuldigung “Gesetz ist Gesetz” woanders hingeschaut---eine Entschuldigung , die so wohl geschmiert aus dem Wege geraeumt wird, wenn es sich darum handelt , von ihrer hohen Position heraus schnell etwas zu adjustieren. Aber Sie haben gute Gruende,schoene Erklaerungen, wenn es darum geht, fuer eine einfache Buergerin im Himalaya etwas zu tun. Ihre Stimmung vibriert vor Gefuehl, wenn sie sich daran erinnern, wie Ihr Vater nach Belgien auswanderte und Ihnen die belgische Staatsbuergerschaft verschaffte und Ihnen dadurch die Vorzuege unseres Sozial- und Erziehungssystems zugaenglich machte, Sie zu einem erfolgreichen Berufstaetigen werden liess und schliesslich unser Staatsoberhaupt. Ausgezeichnete Rede, aber umsonst! Wir sind es muede, Reden zu horen, wir wollen Handlungen. Was wir von Ihnen wollen, ist sehr einfach: Benutzen Sie Ihre Macht , um sich mit den entsrechenden Autoritaeten zu treffen und sich fuer eine Loesung zu entscheiden---ein humanitaeres Visum zum Beispiel, oder eine Regulierung der Adoption, falls Sie dazu das Rcht oder den Mut haben.Berichtigen Sie ein fuer alle Mal diese fuer einen modernen Staat unwuerdige Situation.Andefalls waeren Sie schuldig, einen Mitbuerger aufgegeben zu haben und eine unakzeptable Tagoedie hinsichtlich der Rechte dieses Kindes erlaubt zu haben. Ist Dipika soviel Wert wie ein Panda? Waeren Benedicte und Gyanendra Teil der gutsituierten Leute, die Sie so gerne kritisieren, haetten sie einen guten Anwalt genommen und haetten eine Chance gehabt, ihre Recht am Europaeischen Gerichtshog anzufordern, um Belgien zu zwingen, ihre fundamentalen Rechte anzuerkennen. Aber da sind wir.In einem Land, in dem internationale Gesetzesuebertreter entschuldigt werden, solange sie Millionaere sind , haben Sie, der Praesident der sozialistischen Partei, der Partei des Herzens, der Partei der Solidaritaet, Sie haben keine andere Strategie gefunden, als Ihre Augen und Ihre Herz zu verschliessen,Herr Premierpraesident, die Wahlen kommen.Neue populistische Parteien werden mit Kraft ins Parlament kommen. Was sie gebracht hat, ist nicht der Mangel an politischem Interesse. Es ist vielmehr der Eindruck, dass Sie nicht zu uns reden.Die meisten von uns sind Ihnen egal.Zahlen, GDP,grosse Ideen,Dogmen,Gesetzesentwurf,Ideologien, Slogans,Hahnenkaempfe mit der N-VA haben unseren Platz in ihrem Terminkalender eingenommen.Die Bresche zwischen Buergern und politischen Fuehrern , die dem Allgemeingut dienen sollen und ihr Augenmerk auf unser Wohlergehen legen sollen, ist definitiv zu einem Abgrund geworden.Noch sind Sie, Herr Elio Di Rupo, in den naechsten Wochen dafuer verantwortlich, zu zeigen, dass die politischen Partein doch noch um die Justiz bemueht sind. Vor einigen Monaten waren wir alle erfreut zu sehen, wie sie ein Paar Pandas aus China in Belgien begruesst haben.Dipika ist bestimt einen Panda wert. Wenn sie die Probleme der Familie Van de Sande-Khatiwada nicht loesen koennen und nicht verstehen koennen, dass das Grundrecht des Kindes mit seinen Eltern zu Hause in Belgien zu leben, unverzueglich wieder hergestellt werden muss, dann sagen Sie uns bitte, Herr Premierminister, welche Hoffnung koennen wir noch hegen?Was koenne wir von unserem Land noch erwarten? Wir erwarten keine bessere Welt. Alles ,was uns schon vor langer Zeit versprochen wurde.Wir verstehen, dass Sie selbst einer Situation ,die Ihnen ueber den Kopf gewachsen ist,ratlos gegenueber stehen. Wir fordern nur ein Grundrecht.Wir hoffen immer noch, dass wir nicht zuviel verlangen
    • Marcel Sel
      mai 10, 15:31 Reply
      Pouvez-vous m'envoyer les versions étrangères par mail à marcelsel@gmail.com ? Je ne peux rien faire avant mardi ou mercredi, mais je les publierai. Merci !
  27. Hoornaert
    mai 10, 15:51 Reply
    Des fois, faire appel au palais royal a plus d'effets qu'aux politiques. En effet, en 2001, mon épouse étant dans le coma et ma fille décédée dans un accident de voiture, ma situation était catastrophique. A l'époque, j'ai écris au ministre des Finances de l'époque, Didier Reynders pour pas le siter, pour demander un étalement de mes contributions. J'ai reçu de celui-ci une belle lettre me disant qu'il comprenait ma situation et que cela était malheureux, mais que la seule solution de s'en sortir était de vendre ma maison...... Très humain comme réponse alors que ma fille était décédée et mon épouse risquait à tout moments de la rejoindre..... Au même moment, j'avais écrit à la princesse Mathilde qui attendait son premier enfant, en me disant qu'une future maman pourrait comprendre. Ce n'était sans me douter qu'au moment de la réception de cette missive, elle aurait accouchée. Du coup, la lettre fut remise au souverain. Il y a donné immédiatement suite en contactant le ministre de finance pour qu'il fasse le nécessaire en ce sens. Ça a marché. Le ministre n'a même pas fait le rapprochement entre les deux lettres........ Et ai reçu une très belle lettre, me disant qu'il était chagriné par les faits et qu'il mettrait tout en œuvre pour que ma situation soit naturellement prise en compte vu la tristesse des faits.......... Deux lettres opposées de sens mais qui auraient permis un dénouement heureux. Dans ce cas, ce fut pas le cas, parceque, après la lettre du roi et de ces recommandations, la lettre de monsieur le ministre à son administration.... La réponse du percepteur de ma commune fut..... Je suis le seul à prendre une décision et c'est non. M'enfin, la missive envoyée au palais avait eu malgré tout une bonne suite et une bonne influence sur le politique. À mon avis, ça coûte rien d'essayer. En tout cas, je souhaite à cette famille un dénouement plus que heureux...... Tenez nous au courant.. Merci
  28. Capucine
    mai 11, 14:30 Reply
    Bonne fête a toutes les mamans courageuses.
  29. Ergo
    mai 11, 18:50 Reply
    Mille mercis Capucine. Beaucoup sont oubliées, d'autres sont orphelines d'enfant, mon amie a perdu sa fille vendredi, c'est à elle que je pense. Et à toutes ces mamans qui attendent. A celles dont les enfants ont été enlevé(e)s,
  30. Karine
    mai 14, 11:06 Reply
    Merci de m'ajouter aussi. Évidemment :-)
  31. Carthago
    mai 17, 21:27 Reply
    Ils ont bien, pour la belgique, adopté illegalement comme vous l avez demontré.
    • Marcel Sel
      mai 18, 12:30 Reply
      Et la punition pour avoir adopté "illégalement", c'est quoi ? L'exil à perpétuité ? Après trois ans, il me semble que c'est le droit de l'enfant qui doit primer.
    • Marie Van de Sande
      mai 18, 22:50 Reply
      Votre commentaire sert à quoi ?? Il faut donc les punir à vie ?? Précisions : il ne s'agit pas d'un criminel ou d'un terroriste, mais d'UNE PETITE FILLE DE 4 ANS !!
  32. Mélanippe
    juin 27, 13:05 Reply
    Pourquoi les enfants qui souffrent d'avoir été arrachés à leur milieu d'origine, ne connaissent rien de leur génèse et ancêtres ou apprennent un jour qu'ils ont été tarifés pour leur naissance (GPA), n'ont pas droit à la même compassion?

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