La RTBF et Philippe Carlot m’assignent en justice : appel au crowdfunding.

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La RTBF et son journaliste Philippe Carlot me convoquent au civil ce 12 octobre pour injures, diffamation, et harcèlement à l’égard du journaliste, ainsi que pour avoir empêché la RTBF de… mener sa mission de service public.

En trois ans, c’est la quatrième affaire juridique ou judiciaire initiée à mon encontre par des journalistes, tous du même « camp ». Et c’est la troisième fois en moins d’un an que ces poursuites bénéficient du financement et du soutien d’institutions journalistiques.

Toutes trois sont consécutives à l’affaire du balek-gate, où j’avais factuellement défendu l’Observatoire des Fondamentalismes contre deux syndicats de journalistes dans la guerre Internet de l’été passé autour du port du voile. On verra qu’en plus de ce « jihad judiciaire », « la corporation » (qui n’est pour autant pas représentative de tous les journalistes) trouve ou approuve d’autres moyens de se faire justice elle-même.

À nouveau, la profession la plus dépendante de la liberté d’expression entend la limiter pour autrui, avec l’argent du contribuable et de ses cotisants, dont je ne dispose pas. C’est Le pot de fer contre le pot de terre. Goliath contre David.

Une fois de plus, je suis donc contraint de faire appel au crowdfunding pour défendre la liberté d’expression et espérer rétablir, un jour, ma réputation salie. 

Vous pouvez contribuer librement, si vous le souhaitez, au moyen du bouton « Faire un don » au bas de cet article, ou encore sur la page dédiée GoGetFunding.

Le prix de la justice 

Une citation au civil inspire souvent un gros « bof ». Au pire, on est condamné à un euro symbolique, me dit-on. C’est oublier les dépens éventuels et qu’on passe un temps fou à faire les recherches nécessaires à sa défense, à rédiger les explications à son avocat, qu’on rémunère bien entendu (Mathieu Simonis, du barreau de Liège en l’occurrence) pour l’excellence de son travail de conclusion. C’est aussi angoissant et immobilisant.

Je dois ainsi reporter des articles de fond. De même pour mon prochain roman, déjà sérieusement ralenti par mes mésaventures de l’an dernier : les citations et affaires précédentes m’ont occupé plus d’un mois plein. Ceci reporte ou compromet évidemment aussi mes revenus. Me faire arrêter de publier des articles dérangeants était d’ailleurs la volonté exprimée de l’AJP lorsqu’elle m’a fait poursuivre dans les affaires Hainaut/Leroy.

En tout, j’ai actuellement cinq affaires sur les bras (que je résume tout au bas de l’article), dont une que j’ai dû initier moi-même pour faire respecter mon propre droit de réponse, refusé par l’AJP — eh oui —, suite à un article diffamatoire de leur magazine Journalistes.

L’affaire 

Cette fois, c’est donc la RTBF et son journaliste Philippe Carlot qui me convoquent le 12 octobre au civil, dans l’espoir de me faire condamner à payer à chacun un euro symbolique, ainsi que les dépens (1.430 €).

La raison : un simple (et court) statut Facebook de colère, récoltant à peine 30 likes, que j’ai publié suite à un article de Philippe Carlot du 19 mars de cette année, qui visait Nadia Geerts.

L’article, publié sur le site de la RTBF était titré : « Des Étudiants de la Haute École Bruxelles-Brabant votent une motion de défiance contre Nadia Geerts », et incluait l’intégralité d’une motion de défiance accusatoire et calomnieuse rédigée par le Conseil des Étudiants de la Haute École Bruxelles-Brabant. Ce même conseil qui avait, sur Facebook, soutenu, par exemple, des accusations infondées de xénophobie envers l’enseignante, après qu’elle a défendu Samuel Paty. 

Pour rappel, suite au harcèlement et aux agressions verbales qu’elle a subis, à l’attitude du conseil des étudiants et à la mollesse de sa direction, Nadia Geerts avait dû, pour se sentir en sécurité, quitter l’institution, et changer de profession. 

Autre détail révélateur : on sait que Nadia Geerts milite pour la laïcité. Or, la motion de défiance publiée par Philippe Carlot est ici défendue par Leila El Guenouni, qui milite pour l’autorisation du voile dans l’établissement et l’enseignement supérieur en général. Cette opposition idéologique n’est pas mentionnée par le journaliste.

De plus, publier l’intégralité d’un texte de cette taille (3.600 signes, soit une page A4) à l’intérieur d’un article n’est pas du tout habituel dans la presse. En principe, on la met en annexe, on le résume ou on en extrait des phrases. Parce que le journaliste n’a pas à se faire le porte-parole inerte — ou complice — d’une organisation. Ici, il est publié in extenso, sans le moindre commentaire.

J’ai estimé qu’un choix aussi étrange correspondait à une volonté de ternir la réputation de l’enseignante, au moyen d’un texte externe. Philippe Carlot étant prudent, il a bien sollicité Nadia Geerts pour une réponse, dont il a reproduit de larges extraits, ce qui le protégeait des critiques. Mais la défense de Nadia Geerts, envoyée par écrit, était  manifestement traitée différemment : partiellement caviardée et truffée d’intercalations. Il suffit pour se convaincre que le papier de Philippe Carlot était bien à charge, de le comparer au traitement de la même information par Le Soir. Je réserve mes autres arguments pour le tribunal.

Deux mois plus tard, Carlot ajoutait en fin d’article l’information que le pouvoir organisateur avait mis Nadia Geerts hors de cause, et changeait le titre du billet. Mais maintenait la diatribe intégrale du Conseil des Étudiants.

Le doxeur familias

Tout ceci explique évidemment déjà le ton virulent de mon statut Facebook. Mais à cela s’ajoute le fait que sept mois plus tôt, Philippe Carlot et son épouse avaient « doxé » et harcelé mes filles, sans réaction de la RTBF. J’ai raconté cet épisode violent dans un article très complet. Il s’agissait d’une agression d’un journaliste envers un autre, et une telle attitude intéresse évidemment le public.

La divulgation par Philippe Carlot de l’identité de ma fille aînée, sous prétexte de « vérification » (journalistique) et deux des nombreuses réactions…

Précision au passage : j’ai toujours demandé aux médias de préserver mon pseudonymat pour deux raisons. Tout d’abord pour préserver ma famille dès lors que j’abordais dans mes papiers des sujets sensibles (je pensais à l’époque à l’extrême droite…) et ensuite pour séparer mes activités de journaliste de celles de mon épouse — créatrice graphique et webdesigner.

Quant au doxing, nié par Carlot et la RTBF, il consiste, selon Wikipedia, « à rechercher et à divulguer sur l’internet des informations sur l’identité et la vie privée d’un individu dans le but de lui nuire. »

Or, en juillet dernier, Philippe Carlot a bien révélé sur Twitter que deux artistes non médiatisées qui m’avaient demandé de figurer dans leur premier clip étaient mes filles, une information qui n’intéresse personne et violait leur propre pseudonyme. Il a aussi donné le prénom et l’initiale du nom de l’une d’elles. Mon nom de famille étant frénétiquement partagé en MP dans son cercle d’amis, ce sont mes adversaires les plus féroces qui disposaient ainsi de l’identité précise de ma fille aînée.

Extrait d’une des diatribes d’Isabelle Chevalier, épouse et complice de Philippe Carlot, approuvée par plusieurs personnalités, notamment des médias. Elle y mentionne à plusieurs reprises le nom de mes filles, qu’elle humilie verbalement.

Son épouse, Isabelle Chevalier, a rapidement pris le relais, mais a été plus directe, en publiant le nom intégral de mon aînée à de nombreuses reprises, dans trois statuts Facebook extrêmement violents et calomnieux, rédigés, de son propre aveu, pour « défendre » son mari et Florence Hainaut (à l’origine du Balek-Gate). Elle a également fouillé dans la page Facebook personnelle de ma fille (qui a une autre page Facebook, d’artiste) dont elle a ensuite publié l’URL, et provoqué des messages méprisants et humiliants à l’égard de mes deux enfants, qu’elle n’a jamais modérés. Je garde aussi les conséquences plus graves pour le tribunal.

 

 

 

Chacun selon ses moyens

Simultanément, d’autres se sont chargés de diffuser notre adresse privée, l’identité de mon épouse, le nom et le site web de son activité professionnelle (again, je ne suis que cogérant de cette entreprise familiale, à travers laquelle je facture uniquement aux médias qui m’emploient), allant jusqu’à propager l’information d’une relation imaginaire avec un magnat… russe.

Ce schéma m’était connu : à plusieurs reprises par le passé, j’ai constaté que Philippe Carlot ne dépassait les limites que jusqu’à un certain point. C’est ensuite sa femme qui embrayait en grillant tous les feux, jusqu’aux menaces physiques ou l’idée d’avoir « ma peau ». Elle se vantait par exemple de pouvoir me « mettre un pain dans la gueule » sans risque de perdre son emploi, puisqu’elle n’en a pas…

Voyant que Philippe Carlot utilisait des méthodes similaires, à la fois hypocrites et vénéneuses, envers Nadia Geerts — que je n’ai pas consultée —, j’ai donc rédigé un court statut Facebook que j’estime factuel, et dont quelques termes virulents (« parodie de journaliste », « pourri parmi les pourris », « fascisme islamiSTE ») sont non seulement justifiés, mais restent aussi très raisonnables à côté des insultes et menaces proférées auparavant à mon égard par le couple malveillant : sous un statut Facebook où elle me compare à un chien qui « chie partout et aboie en permanence » et demande comment s’en débarrasser, un de ses amis propose « calibre 12 ou 25 » ? Madame Carlot « like » la proposition de meurtre.

Entreprise de démolition

L’entreprise de dénigrement ne s’arrête pas aux attaques en meute et aux poursuites judiciaires en cascade. En mars de cette année, pour le même statut Facebook, j’ai aussi fait l’objet d’un signalement sur la « Plateforme de promotion de la protection du Journalisme et la Sécurité des Journalistes » du Conseil de l’Europe pour « harcèlement et intimidation de journaliste ». Je m’y retrouve en compagnie de Loukachenko et de mafieux slaves au titre de danger pour le journalisme et la démocratie ! L’État belge est censé s’expliquer sur mon comportement… excusez du peu.

Ce signalement a été opéré par Ricardo Gutiérrez, secrétaire général de la Fédération européenne des Journalistes, à la demande de son ami Philippe Carlot, et avec les remerciements publics de son épouse — que Gutiérrez avait d’ailleurs soutenu dans le doxing de mes enfants. Mais ça ne suffisait apparemment pas. 

J’ai en effet décrit Carlot comme « un pourri parmi les pourri qui n’hésite pas à attaquer des jeunes femmes ». Il est clair dans le texte que je faisais allusion à mes filles qui, pour rappel, sont des femmes. Gutiérrez ne peut l’ignorer. Il a soutenu le doxing. Il connaît toute l’histoire.

J’ai ensuite été brocardé par le même Gutiérrez lors d’un forum de la Commission européenne, le 23 mars 2021, en présence d’Anna Herold, cheffe du service Politiques des Médias et de l’Audiovisuel de la DG Connect. Le thème du forum portait sur la sécurité des journalistes. Ricardo Gutiérrez a pris mon statut Facebook comme exemple de menace en ligne, dans un module intitulé « Journalists’ protection – addressing online threats and digital empowerment ». Quand on sait les vraies menaces auxquelles les journalistes sont confrontés en Europe — et je peux en produire des dizaines personnellement, ce choix est des plus incongrus.

Soulignant que j’étais un blogueur très connu en Belgique, « avec des milliers d’abonnés », il a prétendu qu’accuser Philippe Carlot (qui a 8.000 abonnés sur Twitter) de soutenir « le fascisme islamique » revenait à le menacer de violence. Même à supposer qu’on pût admettre un tel raccourci, dans mon statut Facebook, cette accusation ne visait en fait pas Philippe Carlot, mais bien « son camp idéologique ».

Ma phrase complète : « Je suis violent ? Non, je suis au contraire extrêmement modéré face à ce qu’on ne peut plus qualifier que de fascisme de gauche, abonné aux coups bas, au doxing, à la dénonciation, au cancelling, le tout au service du fascisme islamiSTE, mouvement politique qui veut asservir les femmes une bonne fois pour toutes. » Je décrivais donc un ensemble de pratiques qui ne concerne pas que Philippe Carlot.

De plus, j’avais écrit Fascisme islamiSTE (avec iste en majuscules dans le texte) et non fascisme islamiQUE, une formule que je n’aurais jamais utilisée. La manipulation de mon texte est avérée.

Si une telle opinion est interdite, ou même simplement risquée, il n’y a tout simplement plus de débat, ni d’opinion possible en Belgique sur ce sujet (et sur d’autres).

Kafka inside

Plus gros encore : lors de ce forum public et officiel, Ricardo Gutiérrez s’est lui-même abandonné au doxing, livrant mon vrai nom, et précisant que j’étais cofondateur d’une agence de communication — qu’il a bien entendu citée. Or, la seule personne qui utilise le nom de cette petite entreprise familiale est mon épouse, active dans le secteur européen. La brocarder ainsi auprès de clients potentiels revenait à menacer ses revenus et sa tranquillité, ce que Gutiérrez ne peut ignorer : je l’ai maintes fois expliqué.

Il a ensuite fait de même dans un statut Facebook où il se vantait de m’avoir dénoncé publiquement lors de ce forum. C’est là que « madame Carlot » l’a remercié.

Dès lors que l’an dernier, j’avais mis le même Ricardo Gutiérrez en cause dans le Balek-gate, je m’estime en droit de me demander s’il n’y a pas là une forme de vengeance personnelle : mon nom et celui de l’entreprise dont seule mon épouse se sert, n’ont en effet aucun intérêt dans cette affaire, sinon celui de faire pression sur moi et ma famille. 

Service public en service privé

La RTBF elle-même, n’en est pas à son bout d’essai en ce qui me concerne. En 2019, sur La Première, et sans la moindre raison, une chroniqueuse a affirmé que je dégageais une odeur de caniveau ; un humoriste m’a fait dire (maladroitement selon lui) « je suis une merde », m’associant à l’extrême droite française — ce pour quoi j’ai obtenu des excuses de l’intéressé —, l’an dernier, une animatrice de la matinale a arboré un doigt d’honneur sur un mug en faisant allusion à mes réactions au doxing de Carlot, et a — ainsi qu’une autre — reproché à Georges-Louis Bouchez de… me retweeter.

Mais c’est donc moi qui « harcèlerais » le service public ! 

De son côté, parmi bien d’autres agressions gratuites, Carlot me comparait à Léon Degrelle en 2016. En 2017, il me doxait, ainsi que son épouse, et menait combat sur Twitter et Facebook pour que je n’obtienne pas le Prix Rossel (alors qu’il avait au moins un membre du jury parmi ses abonnés), n’hésitant pas à m’accuser de « cracher sur le cadavre d’un enfant mort » (quod non, bien sûr).

J’avais alors demandé par mail à Jean-Pierre Jacqmin, son supérieur hiérarchique, de ne pas le sanctionner, mais de lui imposer un pacte de non-agression. Il a effectivement été respecté jusqu’en juillet 2020. Philippe Carlot l’a alors brisé en impliquant mes enfants.

Loin de remettre les idées de son journaliste en place, la RTBF l’a soutenu contre vents et marées, et s’est donc joint à lui, peut-être pour « avoir ma peau », comme le dit si bien sa femme.

Le corollaire, c’est que je peux considérer que la RTBF estime donc qu’on a le droit de s’en prendre à mes enfants quand on est journaliste dans sa rédaction, de doxer, d’insulter et de diffamer, mais que je n’ai pas le droit de réagir, d’exprimer un sentiment de colère, de laisser libre cours à ma verve.

Double acquittement, double peine

Je pensais qu’après mon double acquittement dans les affaires Hainaut et Leroy, ça se calmerait enfin, après des mois épuisants à subir des insultes, manips et fausses rumeurs en cascade. 

Là aussi, une institution utilisait l’argent de ses cotisants et des contribuables pour servir deux de ses membres en me traînant en correctionnelle, où je fus, pour rappel, acquitté. 

Face à leur échec, Florence Hainaut et Myriam Leroy ont prétendu que je n’étais pas vraiment acquitté, que c’était plus compliqué que ça, pour ensuite profiter de l’audience qu’allait leur donner le documentaire #SalePute (cofinancé par la FWB et coproduit par… la RTBF) pour m’accuser publiquement de harcèlement, sans me nommer, mais en s’assurant que je serais reconnaissable — ce dont plusieurs tweets de téléspectateurs attestent. Personne, au sein de la RTBF, n’a réagi. 

Question : quel genre de journaliste faut-il être pour profiter d’un reportage financé par les deniers publics pour se venger du double acquittement d’un adversaire ? Vous avez 2 secondes.

Conclusion

Pour certains journalistes chéris de la corporation et du service public, tous les coups sont donc apparemment permis. Et les institutions du journalisme s’associent alors à ce que je ne parviens plus à voir autrement qu’une vaste entreprise de persécution qui perdure en fait depuis 2015. Le mot persécution n’est pas de moi, mais d’un lecteur. Des journalistes m’ont également confié qu’ils ne comprenaient pas l’acharnement dont je fais l’objet.

Un moment, il faut donc réagir. J’ai demandé à mon conseil d’examiner la possibilité de porter plainte au pénal pour harcèlement. Ceci permettrait de rappeler à l’AJP, au CDJ, à la RTBF et à l’EFJ que le journalisme n’est pas une zone de non-droit où l’on peut se prétendre victime tout en tirant à la sulfateuse sur les opinions qui vous déplaisent usant des pires moyens, jusqu’à menacer la famille.

Toutefois, le dépôt de ma plainte dépendra de l’évaluation de nos chances de succès par mon conseil, (et dans une moindre mesure, de votre contribution). Je suis aujourd’hui manifestement considéré comme un pestiféré dans les médias. Mon dernier roman a fait l’objet de boycott. Le résultat de tout ceci est que j’ai beaucoup de mal à travailler au suivant. Et de plus en plus de difficultés à gagner ma vie.

Votre aide me permettra de rémunérer mon avocat. D’assurer un coussin de sécurité dans les cinq (!) affaires en cours. Peut-être même de pouvoir rebondir. Et, je l’espère, d’écrire encore.

AFFAIRES EN COURS :

  1. Collon vs Sel : En 2018, Michel Collon me poursuit au civil pour l’avoir accusé d’antisémitisme. Débouté en première instance, il fait appel. La date n’est pas encore fixée.
  2. Hainaut vs Sel et…
  3. Leroy vs Sel : En 2020, Florence Hainaut et Myriam Leroy me citent séparément en correctionnelle avec le soutien financier et stratégique de l’Association des Journalistes Professionnels (AJP) pour refus de publier cinq droits de réponse impubliables. Le tribunal reconnaît dans les deux affaires que les répliques sont injurieuses, et mettent des tiers en cause. Je suis acquitté et totalement blanchi dans les deux cas. Confrontés à la sévérité des attendus, les deux journalistes renoncent à faire appel sur le fond, mais font appel sur le montant des dépens auxquels elles sont condamnées. Pour réduire ceux-ci de moitié, elles demandent que leurs deux causes soient jointes, ce qu’elles m’ont pourtant refusé en première instance. Audience d’appel (et paiement éventuel de mon dû) dans… deux ans.
  4. Sel vs AJP : Suite à mon acquittement, l’AJP a publié dans son mensuel Journalistes un article diffamatoire visant à le minimiser, dans lequel le journaliste m’accuse, a contrario de la décision judiciaire, d’avoir refusé d’appliquer la loi. J’ai déposé plainte au CDJ et demandé un droit de réponse. L’AJP a refusé mon droit de réponse sans explication sérieuse. Je l’ai donc assignée au civil. Audience et décision début 2022.
  5. RTBF-Carlot vs Sel : La procédure de la RTBF décrite ci-dessus, au civil.

***


Si vous souhaitez m’aider à me défendre, vous pouvez le faire, soit via gogetfunding, soit en versant un don de minimum 2€ ci-dessous (en dessous, la perception PayPal et prohibitive)

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12 Comments

  1. Frédéric Mascetti
    septembre 29, 16:13 Reply
    Bonjour. Un ami a publié votre appel sur Facebook. J'ai lu en diagonale, j'ai modestement participé. Bon courage !
  2. Léon
    octobre 04, 12:39 Reply
    Et pendant ce temps, pas un journaliste de la RTBF pour dénoncer le licenciement de la lanceuse d'alerte qui avait publié le salaire du patron de la RTBF, bien supérieur au montant maximal imposé par la Communauté française. Se faire payer (détourner) des centaines de milliers d'euros est visiblement moins grave que de le dénoncer... Tout cela démontre l'entre-soi du journalisme en Belgique francophone auquel je n'accorde plus aucune crédibilité.
  3. Rybido
    octobre 05, 20:58 Reply
    Et voila, après avoir financé via mes impots une des parties, j'ai versé mon obole à la seconde. En y réfléchissant, cette plainte qui arrive juste après la décision (ou son report) sur les dépens des 2 dames est-il intriguant, du au hasard ou de la parano?
  4. Uit 't Zuitje
    novembre 25, 22:31 Reply
    salut Marcel salut mâle blanc 50+ déjà reçu votre 3e dose ? désolé je visite votre blog par hasard j'avais oublié vos ennuis j'espère que tout va maintenant pour vous (jusqu'au prochain problème passionant)
    • marcel
      décembre 07, 18:31 Reply
      Ah ben, j'en suis à le visiter de temps en temps moi-même… J'aurai ma troisième dose dans quelques jours :-)
  5. Marre des mensonges
    décembre 07, 18:18 Reply
    "on sait que Nadia Geerts milite pour la laïcité. Or, la motion de défiance publiée par Philippe Carlot est ici défendue par Leila El Guenouni, qui milite pour l’autorisation du voile dans l’établissement et l’enseignement supérieur en général" Ma foi, c'est assez original de lire cela. Quel est donc le rapport avec la motion de défiance précédemment abordée et comment pouvez-vous prêter ce genre d'idée sur un simple prénom et nom de famille ? Auriez-vous oublié que dans ledit article, Madame El Guenouni s'exprimait en tant que co-présidente du conseil des étudiants ? Ou aimez-vous sélectionner les informations pour arranger votre vérité ? Est-ce donc cela que vous appelez du journalisme et de la transmission d'informations ?
    • marcel
      décembre 07, 18:37 Reply
      Ça n'a rien d'original. C'est purement factuel. Et ça n'a rien à voir avec son prénom ou son nom de famille. Madame El Guenouni milite pour le voile à l'école notamment sur sa page Facebook, mais aussi en répondant, par exemple, à une interview dans le magazine Lallab, bien connu pour ses positions sur le voile. Alors que Philippe Carlot se sent obligé de préciser que Nadia Geerts est « militante laïque », il omet de préciser que Leila El Guenouni est militante pro-voile. Et même en tant que co-présidente du conseil des étudiants, Leila El Guenouni aborde clairement le sujet dans son pamphlet. Oui, c'est ça, le journalisme : aller un peu plus loin que ce qui est donné à voir, pour essayer de mieux comprendre le problème.

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