Francken : non, messieurs les universitaires, on n’est pas en 1930, même pas en 1910 !

 

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Quand 67 universitaires (et non pas « le milieu académique » comme l’a titré abusivement Le Soir) signent une lettre se référant au nazisme — « ce que nous vivons rappelle effectivement les pires heures de notre histoire (ou plutôt celles qui les ont immédiatement précédées) » —, un seul mot me vient à l’esprit : populisme ! Et un autre : hystérie. Comment, sans un effet de groupe furibard devenu incontrôlé, l’élite intellectuelle de notre société, y compris le doyen de la faculté de sciences politiques et sociales de l’ULB, aurait-elle pu tomber si bas, sinon ?

Et d’autant plus pour des pédagogues qui ont la charge d’enseigner la politique (et donc l’histoire politique) à nos jeunes ! Car, sous aucun aspect, on ne peut faire un parallèle entre « les heures qui ont immédiatement précédé les pires heures de notre histoire » et la (non-)gestion des migrations aujourd’hui. Voici d’abord quelques raisons historiques.

On n’est pas avant 1930

En 1918 se termine une guerre épouvantable qui a mis l’Allemagne à genoux. La Belgique n’a plus connu de guerre depuis 73 ans et n’est pas à genoux, mais plutôt l’un des pays les plus riches, et pas le moins égalitaire, du monde.

En 1919, la ligue spartakiste (communiste) lançait une insurrection à Berlin. Accusée de fomenter une révolution, elle fut réprimée, et deux de ses leaders, Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht furent assassinés. Il n’y a plus eu d’assassinat politique en Belgique depuis Julien Lahaut, en 1950.

Dès 1919, Hitler parle de bannir les Juifs. En 2017, ni Bart De Wever ni Theo Francken n’ont évoqué le bannissement des musulmans, des Arabes, des Turcs ou de quelque population que ce soit. Et vu la présence de Zuhal Demir au gouvernement, il est douteux que ça arrive jamais. Le NSDAP n’a jamais eu le moindre candidat juif, et encore moins un-e ministre.

En 1923, Hitler tente un coup d’État militaire, le Putsch de Munich, qui fait 16 morts. Bart De Wever n’a pas encore tenté le sien. D’ailleurs, il n’a pas de milice pour ce faire.

Le 18 juillet 1925 sort Mein Kampf, qui prévoit déjà l’élimination des Juifs. Aucun livre publié par la N-VA n’a prévu l’élimination de qui que ce soit.

De 1921 à 1923, l’Allemagne connaît une inflation de 130 millions de pour cent. L’inflation en Belgique est d’un ou deux pour cent.

De même, en 1923, le taux de chômage atteint 29 % (sans le filet social que nous connaissons), et la maigreur des revenus, y compris des agriculteurs, provoque une famine. Il n’y a plus eu de famine en Belgique depuis… pfouh !

À peine six ans plus tard, en 1929, suite au krach le Wall Street, les capitaux étrangers fondent en Allemagne, le chômage touche 6 millions d’Allemands (33 %) en novembre 1932. En mars 1933, il frôle même les 44 % de la population active. Notez que ce ne sont pas les chômeurs qui portent le NSDAP au pouvoir (ils votent massivement communiste), mais la classe moyenne, face à la menace de se retrouver elle-même au chômage. Il n’y a pas 44 % de chômage en Belgique, mais en moyenne, sur le pays, un peu plus de 7 % selon nos critères actuels (incomplets, mais soit).

Parallèlement, se considérant en légitime défense mutuelle, les milices communistes et nazies s’affrontent régulièrement dans les rues. Il n’y a toujours pas de milice en Belgique. Encore moins d’affrontement. Dans ses discours électoraux de 1932, Hitler répond notamment aux critiques contre les SA en arguant de la violence communiste et en promettant que ses troupes vont rétablir l’ordre. Il n’y a toujours pas de SA en formation en Belgique.

En 1920, dans le « programme en 25 points » du NSDAP, Hitler exige des terres et des colonies, personne ne le demande en Belgique. Il refuse aux Juifs leur droit à la nationalité allemande. Rien de ce genre en Belgique (sauf peut-être, du bout des lèvres, au Vlaams Belang). Il veut la fin des « pratiques parlementaires ». La N-VA s’inscrit au contraire dans le parlementarisme. Il veut l’expulsion de tous les non-citoyens établis en Allemagne depuis 1914. Même Theo Francken n’y penserait même pas.

Voilà pour la période « juste avant ». Aucune corrélation, donc. Ni le contexte, ni le programme du NSDAP, ni la situation économique, ni l’ambiance politique ne ressemble, même d’extrêmement loin à ce qui a précédé le nazisme. Nous ne sommes donc ni en 1930, ni même en 1920.

On est encore moins avant 1930

Pour la période qui suit, la comparaison devient épouvantable et revient même à minimiser le nazisme. Exemple : on décrit les hébergeurs comme des résistants. Risquent-ils la mort pour ce qu’ils font ? Non ! Ils ne risquent strictement rien de la part des autorités. Dans l’Allemagne nazie, ou en pays occupés, il suffisait de distribuer des tracts pour être exécuté. Une manifestation de 6500 personnes, ou une chaîne humaine auraient fini dans le sang. La presse n’aurait jamais publié le moindre papier hostile au gouvernement. Aucun député n’aurait osé le critiquer.

Quant à parler de rafles, la définition du Larousse le permet. Mais lorsqu’on parle de rafles qui « rappellent un sombre passé », l’on fait directement référence aux seules rafles connues du public : le Vel d’Hiv en France ou les rafles d’Anvers et éventuellement, de Bruxelles. Comparer des rafles qui menaient droit à la mort industrielle et systématique adultes, enfants et bébés à des arrestations qui, dans le pire des cas, amènent au retour d’un migrant dans son pays d’origine, où les seuls décès relevés datent du gouvernement d’Elio Di Rupo, c’est rabaisser la gravité des rafles nazies à une pratique courante dans toutes les démocraties européennes depuis des décennies. Autrement dit, c’est minimiser la Shoah, ce qui est un délit.

Un ex-collabo parmi tant d’autres.

Certains prétendent que la différence avec l’attitude en pratique similaire de Di Rupo ou De Block, qui leur permet de « penser (ouvertement) à Hitler » chez le secrétaire d’État actuel, est que que Theo Francken s’est rendu à l’anniversaire d’un « pro-nazi », comme l’écrit tragiquement Jean-Pierre Stroobants dans Le Monde. Rien n’est moins faux.

Il s’est rendu, tout comme Ben Weyts et Karl Vanlouwe, à l’anniversaire du président d’honneur de la N-VA Zaventem, ancien sénateur et personnalité respectée — eh oui — à la N-VA. Non pas pour avoir collaboré, mais pour avoir continuellement milité pour le nationalisme flamand. Au moment de l’anniversaire, où l’on a d’ailleurs aussi vu le bourgmestre Open VLD (libéral) de Zaventem, rien n’indiquait une quelconque référence à la collaboration, ni dans le décor ni dans les discours. Personne ne peut affirmer, sur cette base, que c’est l’ex-collabo (qui du reste a purgé sa peine), et non l’ex-sénateur, que Theo Francken et les autres sont allés féliciter.

Mieux. Bob Maes était sénateur de la Volksunie au moment où elle a formé un gouvernement avec, notamment, les prédécesseurs du CHD, du PS et de Défi. Certes, il s’était mis en réserve à ce moment-là, mais au moins deux autres ex-collaborateurs ont eu un poste de ministre dans ces gouvernements (Tindemans IV et Vanden Boeynants) ou sous Martens VIII (CDH-PS) : Hektor De Bruyne (ancien rédacteur de Volk & Staat, l’organe du VNV, condamné à 10 ans, malgré un soutien appuyé de nombreux anciens étudiants, qui a regretté que le VNV ait trompé les jeunes en 40-45 à la fin de sa vie), sous Tindemans et Vanden Boeynants, et Hugo Schiltz (ancien des Jeunesses hitlériennes qui a ensuite fait un magnifique parcours vers la démocratie) sous Martens VIII.

À cela s’ajoute la présence dans les deux premiers gouvernements d’Oswald Van Ooteghem, un ex-Waffen SS (de la collaboration un chouïa plus radicale que celle du jeune Bob Maes). Sans compter Johan Sauwens (CD&V), ex-VU, qui fut député de la majorité CD&V-PS de 1985 à 1995 et qu’on retrouva, en 2001, au jubilé du Sint-Maartensfonds, une amicale d’anciens Waffen-SS.

De toute manière, ce n’est pas Theo Francken qui a inclus Maes — fondateur du premier VMO qui affectionnait les runes et fréquentait des néonazis allemands, des faits allègrement niés par la presse flamande et francophone, et qu’il a dissous il y a près de 50 ans —, dans la N-VA, mais bien Geert Bourgeois (ou Bart De Wever). Et même le CD&V Éric Van Rompuy, très antinationaliste depuis quelque temps, n’y a pas non plus vu un problème : c’est avec Bob Maes qu’il a négocié le maïorat de Zaventem pour l’Open VLD Francis Vermeiren qui, lui non plus, n’a vu aucun lézard à travailler avec l’ex-(petit)-collaborateur.

Une semaine après cet anniversaire, in tempore non suspecto donc, Bob Maes a affirmé qu’il ne se distanciait « en fait » pas du führer flamand violemment antisémite Staf De Clercq, précisant toutefois qu’il « n’était pas d’accord avec tout [dans la collaboration] ». On peut donc comprendre (mais on n’est pas obligé) qu’il était surtout d’accord avec la partie flamingante. En tout cas, au moment où Theo Francken a félicité Bob Maes pour ses nonante ans, rien ne montre qu’il connaissait la nostalgie du pépé, et encore moins qu’il était venu pour cette raison. L’affirmer est un pur procès d’intention. Ce n’est pas digne d’un journaliste.

Les réfugiés juifs seraient aujourd’hui protégés

Une autre comparaison entre la période nazie et notre époque se base sur un parallèle entre réfugiés juifs d’avant-guerre et migrants d’aujourd’hui. Or, la Convention de Genève nous oblige désormais à accueillir les réfugiés menacés dans leur pays, notamment par la guerre, selon un certain nombre de critères. Bart De Wever l’a critiquée, ce qui n’est pas d’un démocrate, mais au fédéral, elle n’est pas remise en question dans la pratique, au contraire.

Ainsi, pratiquement tous les Syriens qui fuient la guerre y ont droit. Il en va de même pour tous les Soudanais de certaines régions (soit plus de la moitié d’entre ceux qui arrivent ici), etc. Ceci signifie que si nous étions aujourd’hui en 1933, après les premières destructions de magasins et la campagne « Kauf nicht bei Juden » (n’achetez pas chez les Juifs) en Allemagne, ou en tout cas en 1938, après la nuit de cristal, il est pratiquement certain que tous les Juifs qui franchiraient la frontière obtiendraient le statut de réfugié, et auraient les mêmes droits que les citoyens belges.

Les migrants qui sont susceptibles d’être renvoyés aujourd’hui n’ont obtenu ou demandé ni droit d’asile ni protection subsidiaire. Ce ne sont donc pas « les Juifs » des années trente. Ce sont au contraire ceux qui, justement, ne sont pas menacés par une guerre ni persécutés, sauf erreur bien entendu. Et s’ils risquent effectivement la torture à leur retour au pays, c’est généralement parce que c’est ce que risquent tous les citoyens soudanais, érythréens, marocains, et de bien d’autres pays qui ont quitté leur patrie et y reviennent ou y sont renvoyés.

Un projet de loi qui tombe à pic

L’activisme contre Francken s’est aggravé avec la discussion du projet de loi sur les visites domiciliaires. Ce projet pose effectivement des questions constitutionnelles, pratiques et éthiques qui doivent faire l’objet d’une discussion. Ces questions sont bien apparues dans la presse, mais sous une épaisse couche d’autres opinions purement militantes (une partie de la Loge Droits Humains présentée comme « la Franc-Maçonnerie », les frères Dardenne brusquement devenus experts en article 3 de la CEDH, des universitaires qui voient des nazis partout…)

Les constitutionnalistes ont soulevé des arguments juridiques nécessaires (le fait que cette loi étendrait la violation du domicile à une faute administrative), Françoise Schepmans s’est très justement interrogée sur la présence d’enfants et sur la nécessité d’une fouille. Les juges d’instruction ont exprimé la peur d’être instrumentalisés. Tout cela est nécessaire. Mais parallèlement, on a aussi raconté à peu près n’importe quoi sur ce projet.

Un exemple radical de ce à quoi il peut servir m’est revenu en mémoire. Un Polonais condamné à dix ans de prison pour vol avec violence et séquestration a reçu une injonction de quitter le territoire français après sa peine. Quelque temps plus tard, il était de retour sur le territoire français, violait et tuait une fillette de neuf ans. Imaginons qu’il arrive en Belgique alors qu’il y serait interdit de résidence. Il n’est plus condamné ni suspect, simplement interdit d’entrée. On lui donne donc un ordre de quitter le territoire. Il n’obtempère pas. Quand la police vient le chercher à sa résidence (il n’a forcément pas de domicile, puisqu’il n’a pas de droit de séjour), il leur refuse l’entrée, et ils rentrent bredouilles. Ils n’ont aucun recours. De même, s’il est hébergé chez un ami qui affirme qu’il n’est pas dans la maison alors que la police l’y a bien repéré. Frustrant ? Oui. Dangereux ? Aussi. C’est un cas extrême, mais il pose la question : que doit faire le législateur ?

Lisons un peu avant de hurler

Selon l’exposé du projet de loi signé par Jan Jambon (N-VA), Koen Geens (CD&V) et Theo Francken (N-VA), sa raison d’être est donc que, même lorsqu’on repère une personne à qui l’on a ordonné de quitter le territoire, lorsque la police se rend à son lieu de résidence pour l’arrêter, il suffit qu’elle refuse de décliner son identité, qu’elle ne réponde pas, et même si elle ouvre la porte, qu’elle interdise aux policiers d’entrer, pour empêcher son identification, son éventuelle interpellation, et son expulsion.

Sur près de 2 000 personnes dans cette situation en 2016, seuls 31 % ont pu être arrêtées. Cela signifie que quelque 1 400 enquêtes et déplacement de policiers n’ont servi à rien. Et contrairement à ce qu’a affirmé Alexis De Swaef à la VRT, le gouvernement n’a pas écrit que la Loi permettrait d’arrêter les 5 % de personnes visées par une OQT qui interdisent l’entrée aux policiers (soit une centaine de personnes), mais bien une proportion plus ou moins importante des 69 % qui n’ont pas ouvert, n’ont pas pu être identifiés ou ont refusé l’entrée. Les hurlements contre la loi sont donc absurdes et improductifs. La vraie question est de savoir si l’enjeu vaut une loi, et une extension des visites domiciliaires, voire une fouille.

Contrairement aussi à ce qu’on répand encore, les hébergeurs du parc Maximilien ne risquent pratiquement jamais une telle visite. D’abord, parce que la loi vise des personnes ayant reçu un ordre de quitter le territoire (OQT). S’il peut effectivement s’agir de migrants, les raisons d’un tel ordre sont très diverses, et peuvent impliquer la sécurité. Il peut s’agir de personnes séjournant en Belgique sans visa ou sans passeport, de personnes interdites de séjour dans le SIS (système d’information Schengen ; il y en avait 2379 inscrites en Belgique en 2016), de personnes expulsées ou interdites d’entrée, de gens considérés comme dangereux par la sûreté, ou qui peuvent compromettre les relations diplomatiques de la Belgique ou d’un autre état Schengen, de travailleurs non autorisés, de personnes remises à la Belgique en vue d’éloignement, en vertu d’accords internationaux que notre pays est tenu de respecter.

Les hébergeurs « Maximilien » gardent généralement les migrants qu’ils hébergent une ou deux nuits (il y a des exceptions, certains les gardant plusieurs mois). Soit beaucoup trop peu pour permettre une enquête et l’obtention d’un mandat de visite domiciliaire (sur lequel le juge d’instruction a trois jours pour statuer). Ceux-là ne risquent absolument rien.

Le pont aux ânes

La troisième ânerie est le soi-disant « délit de solidarité » brandi notamment par l’extrême gauche. Celui-ci n’existe pas en Belgique, qui a institué l’exception humanitaire (alors qu’en France, on peut être poursuivi-e pour avoir simplement hébergé un migrant). Autrement dit, si vous hébergez une personne pour des raisons humanitaires, vous ne risquez pas d’être poursuivi-e. Il en va évidemment autrement si vous le mettez en contact avec des passeurs ; dans ce cas, vous participez à un trafic d’êtres humains en bande organisée. Les trafiquants font payer les passages horriblement cher, poussant certains candidats à des actes délictueux ; ils leur font aussi prendre des risques mortels. Il y en a très peu qui parviennent à traverser. On peut donc franchement s’interroger sur le caractère humanitaire de telles complicités.

La quatrième ânerie n’en est pas une si vous ou « l’illégal-e » résistez, refusez de reconnaître sa présence, ou s’il refuse de décliner son identité. Dans ce cas, la police pourra effectivement fouiller votre domicile (après le vote éventuel d’une telle loi), mais uniquement pour chercher et emporter des documents prouvant son identité. Si, lorsque la police se présente, la personne visée par un OQT donne son identité, toute fouille est interdite. On peut néanmoins imaginer toutes sortes de situations traumatisantes, par exemple, si la personne tente de fuir. En revanche — et ça, on n’en a pas vraiment parlé non plus —, vous assisterez certainement à ce moment pénible où votre hébergé de quelques semaines ou de quelques mois, que vous trouvez forcément sympathique, devra faire son bagage, et présenter tout objet de valeur aux policiers pour inventaire.

On peut au passage se poser des questions sur l’attitude de ce que j’ai appelé « la gauche Maximilien » : en prétendant qu’il existerait un délit de solidarité et en faisant croire aux hébergeurs qu’ils risquent des perquisitions, ils effraient ces derniers presque toujours inutilement. Agissent-ils vraiment dans l’intérêt de ceux des migrants qui ont absolument besoin de cet élan citoyen ? Où sont-ils aveuglés par leur haine envers Theo Francken ? Notons aussi qu’ils sont les premiers à reprocher à Francken d’utiliser les peurs… Ce qu’ils font eux-mêmes.

En revanche, on doit en effet discuter sereinement des exceptions à l’inviolabilité du domicile, jusqu’ici réservées, selon les constitutionnalistes, à des crimes et délits. Il faudra tout de même leur rappeler que parmi ces exceptions, il y a aussi la visite domiciliaire des chômeurs (une loi d’abord instituée en 1999 par le dernier gouvernement De Haene CVP-PS — encore des nazis ? —, annulée par le gouvernement VLD-PS de Verhofstadt, et réintroduit par la suédoise), ou lorsque vous avez oublié de payer votre électricité (bonjour, monsieur l’huissier).

En réalité, le domicile est aujourd’hui plus violable si on n’a pas les moyens de payer quelqu’un (un avocat, par exemple) que si on héberge une personne considérée dangereuse par la Sûreté de l’État. Faut-il légiférer ? La question est bien plus complexe et les enjeux, bien plus étendus que ce qu’on laisse entendre à droite, où l’on aime trop la mathématique de l’expulsion, comme à gauche, où on mélange tout, avec un goût prononcé pour les années trente.

La citoyenneté en jeu

Au-delà du projet de loi et des gesticulations maximiliennes se pose enfin une question fondamentale qui n’a pas été évoquée : celle de la citoyenneté. Ma position « philosophique » est que tout humain a le droit de tenter sa chance en Europe. Mais je partage avec tous les partis gouvernementaux précédents — y compris ceux qui, lorsqu’ils sont dans l’opposition, font semblant de l’oublier (coucou le PS) — la certitude qu’une telle perspective est irréalisable. C’est non seulement une question d’ordre public, mais aussi un aspect fondamental de notre démocratie.

Car si tout le monde peut se promener en Belgique, avec ou sans papiers, avec ou sans autorisation, et sans le moindre contrôle, quel est encore le sens de la citoyenneté qu’on enseigne désormais à l’école ? Si toutes les personnes qui, de leur propre chef, ont décidé d’émigrer en Europe doivent être de surcroît accueillies, logées et nourries (ce qui ne coûte pas forcément très cher, et peut même « rapporter », à condition que ces migrants trouvent majoritairement un emploi réel — alors que selon l’OCDE, à peine un quart des réfugiés reconnus en Belgique ont un emploi après cinq ans —, et qu’il n’y ait pas un afflux d’aubaine : pourquoi des migrants se trouvant dans d’autres pays se refuseraient une telle protection ?), comment les citoyens qui ont lourdement contribué à la sécu et aux impôts vont-ils le prendre ? Vous allez leur injecter l’humanisme à la seringue ? Le leur administrer en suppositoire ? Les gaver d’humanité ?

Et la criminalité collatérale (extrêmement élevée chez les migrants non réfugiés et non reconnus, comme l’a récemment montré une étude allemande en Basse-Saxe — mais pas chez les réfugiés) ne va-t-elle pas provoquer le contraire de ce qu’on recherche, à savoir une montée de l’extrême droite, et un recul violent du droit d’entrée ? Pour rappel, en Allemagne, Angela Merkel est en train de reculer sur ce dossier après la traumatisante arrivée massive de l’extrême droite au Bundestag.

Nos pays sont fondés sur la citoyenneté et l’Europe elle-même consacre cette petite différence invisible, la nationalité d’un État membre. Elle différencie les citoyens d’un État membre et les citoyens de pays tiers. Autoriser l’entrée et la résidence illimitée des migrants sans visa revient à saper les fondements mêmes de notre organisation en nations. Et résister contre toute expulsion est un leurre : même si on régularise massivement, il y en aura encore. Penser que le fédéral peut organiser l’accueil de tous en est un aussi : si c’est si simple, pourquoi la région bruxelloise le fait-elle si peu ?

Le concours du plus populiste

Si le gouvernement (ou certains de ses membres) a effectivement des discours populistes — notamment quand il prétend que les migrants n’ont qu’à demander l’asile, sachant que dans la plupart des cas, cela les renverrait vers des pays qui l’accordent moins souvent que la Belgique, et probablement vers leur pays d’origine —, c’est bien la dernière raison de faire comme lui. Or, comparer notre époque à l’occupation ou au nazisme est, comme je viens de le montrer, aussi du populisme qui — circonstance aggravante — brouille les repères fondamentaux de notre société.

Et c’est la preuve que, même dans l’élite intellectuelle, même au sommet de l’ULB, et dans bien des partis, on a aujourd’hui complètement perdu les pédales. Or, quand le populisme est devenu le discours majoritaire tant à droite qu’à gauche, les spécialistes en la matière ont une longueur d’avance. Autrement dit, tomber dans ce panneau, et massivement, revient à soutenir les pires populistes. Il est confondant que ce soient des personnalités « de droite », comme Richard Miller ou Christine Defraigne, qui ont ramené le débat à ses justes et nécessaires proportions. Sans exagération, sans recours au nazisme, sans hargne et sans haine. Avis à une certaine gauche.


Si cet article vous a intéressé n’hésitez pas à contribuer à mon travail à hauteur de minimum 2€. 

(Note : je n’accepte pas plus de 50€ par trimestre des mandataires politiques, quel que soit leur bord.)

 

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67 Comments

  1. Antoine Dellieu
    février 01, 13:34 Reply
    Les gens manquent d'imagination, et croient que l'histoire se répète. La réalité, elle, ne manque pas d'imagination et parvient toujours à surprendre les experts les plus visionnaires. Alors que le danger d'aujourd'hui tourne autour de la prise de pouvoir du monde corporatiste et de la confrontation US-Asie, nos "intellectuels" se goinfrent de références au nazisme, qui est un peu à l'humaniste laïque moderne ce que devait être le diable à un inquisiteur du XIIème (siècle, pas arrondissement). Bien que fervent partisan (par principe) de l'ouverture totale des frontières, je ne peux que suggérer aux Godwinistes impénitent la lecture d'un bon vieux cyberpunk, parce que ce sous-courant de la science-fiction est en train de sortir de la science-fiction, justement. Quant au contrôle de l'immigration, il est a rattacher au contrôle du citoyen, moins libre aujourd'hui qu'hier, mais plus libre aujourd'hui que demain. Les accès se font maintenant à travers des portiques filtrants, et si je n'ai aucun problème à me rendre en Afrique pour y dispenser d'hautaines leçons, les Africains, eux, doivent montrer patte blanche (jeux de mots involontaire quoique). Au final, gauche et droite font le jeu des mêmes qui veulent contrôler, catégoriser, classer, autoriser de manière conditionnelle et organiser en coulisse et à leur profit notre belle société. Le gouvernement ? Ce sont à peine des complices de cette mécanique , plutôt les idiots utiles d'un système qui les dépasse et les écrase. Marchands d'armes, de caméras, de pétrole, de rêve, de silhouettes et de statuts sociaux, ce sont les CEO de tous poils, qu'on peine à nommer tant ils sont discrets, qui mènent la danse. Lorsqu'un Bolloré fait plus pour museler un média subversif que n'importe quel contrôle étatique, il est tant de se demander qui détient encore le pouvoir, histoire de savoir où diriger nos efforts afin de récupérer ne serait-ce qu'un souffle de liberté...
  2. guypimi
    février 01, 14:37 Reply
    Bon Marcel, d'accord sur pas mal de points qui "situent" mieux au moins votre position ACTUALISéE ! MAIS dire qu'il n'y a pas de milice pouvant être utilisée par la NVA c'est un racourci qui risque de déraper d'autant plus vite fait que BDW envisage sérieusement de recruter et n'oubliez pas l'assassinat de Georgin par la VMO dont certains membres sont bien présents. La quasi révolte actuelle est un signe positif de la très saine capacité de réaction de vrais démocrates face à des dérives pestilentielles. Avez-vous entendu un de nos ministres flamingants et "fier de l'être" récuser l'idéologie nazie ? NON ! Juste du bout des lèvres concéder que dans ce contexte les collaborateurs "avaient leurs raisons" et que simplement c'était "une erreur de collaborer avec les perdants" mais surtout ne JAMAIS dire que ces perdants étaient issus du ventre de la bête immonde qui reste hélas fertile ! Même les plus doux des "démocrates" libéraux comme LOUIS Michel ont tragiquement évolués depuis que des ministres que vous avez-vous même considérés comme quazinazis sont dans le gouvernement qu'ils soutiennent. Et pire pour la démocratie et la liberté d'expression qui en est la base c'est que des sanctions soient prises à l'égard de journalistes qui se contentent de diffuser des documents AUTHENTIQUES qui aujourd'hui dérangent aussi rageusement leurs auteurs. OUI notre démocratie est en danger et face à l'anomie sociale générée par les politiques délétères il est à craindre que toutes les dérives ne deviennent """""justifièes"""""". Bien cordialement
    • marcel
      février 01, 16:27 Reply
      Juste une réponse, rapidement : oui, j’ai entendu des N-VA dire quelque chose du genre : https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_bart-de-wever-la-collaboration-etait-une-erreur-terrible-a-tout-niveau?id=8974553
      • u'tz
        février 01, 21:21 Reply
        "oui, j’ai entendu des N-VA" mais jamais LA n-va
          • u'tz
            février 23, 22:34
            ma ja de führer allez
  3. miyovo
    février 01, 14:48 Reply
    What a cheap, dishonest and ill conceived rant. The original text (http://plus.lesoir.be/136970/article/2018-01-30/le-milieu-academique-demonte-la-politique-migratoire-federale) isn't AT ALL what you make it out to be. You take one part of a sentence totally out of its context and you blow it out of all proportions. Pure lies and propaganda. Not to speak of you cheap, petty, below the belt shots at the Hébergement Plateforme Citoyenne. Yuck.
    • marcel
      février 01, 16:22 Reply
      No shots at the plateforme citoyenne, only at surrounding people that use it as a vase for politics. And sorry, I took one sentence out of the academics’ text because it should never have been there, exactly like I or you take excerpts of N-VA speeches when it contains a sentence that should never have been pronounced (in our opinion).
      • miyovo
        février 01, 17:57 Reply
        Last week, BDW published an oped in De Morgen, full of sentences that should never have been there. You did not bat an eyelid. TF's Twitter account is full of hateful and simplistic posts that should never be there, and enthousiastic supporters egging him on. You keep mum. Last week, Denis Ducarme tabled a proposal on "aide médicale urgente" that is simply scandalous, but again commentators in Le Soir and on FB uttered simply revolting comments. Not a word from you. Just read the readers's comments on Le Soir, on De Tijd, and come and tell me (I am Jewish, incidentally) that the public opinion is not, gradually but surely, oriented towards one direction, that of demonizing the "foreigner", just like it was in 1938 (just go and read "La Belgique docile Les autorités belges et la persécution des Juifs en Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale", https://www.senate.be/event/20070213-jews/doc/rapport_final.pdf, esp. page 78 et sq). Your attitude is simply complicit and, honestly, revolting. We are, gradually but surely, returning to a climate of fear and hate, just like, whether you recognize it or not, we were in 1938.
        • marcel
          février 02, 14:25 Reply
          First, I did not publish a blog paper ont those subjects because everybody did. Second, I did react on Twitter, where I was among the firsts to protest against the racist reactions on Francken's Facebook page. I was also the only one to publish a copy of a Facebook status where Theo Francken asks his followers to stay polite and respect each other, with a picture that shows four human brain (caucasian, african, asian) of equal size and a fourth one, much smaller, labelled « racist ». In other words, the guy that leftists absolutely want to present as a sort of nazi told his racist followers that their brains were smaller. No fascist would ever promote such a picture. In the above article, I do refer to BDW's prevention that 35 million Sudanese could come in Belgium if we opened borders, qualifying it as populism. It is. But frankly, calling our present situation « social genocide » as did a socialist recently is as populist and probably even worse. From that point of view, Ducarme's statement is comparable to De Block's ones during the Di Rupo government. Using populist terms to counter populist messages is absurd and non-productive. Read my column in La Libre, you might understand what I mean more concretely. <a href="http://www.lalibre.be/debats/opinions/paves-de-la-memoire-a-anvers-l-occasion-manquee-pour-bart-de-wever-opinion-5a733b7acd70f924c7c7ef55" rel="nofollow">http://www.lalibre.be/debats/opinions/paves-de-la-memoire-a-anvers-l-occasion-manquee-pour-bart-de-wever-opinion-5a733b7acd70f924c7c7ef55</a>
    • Antoine Dellieu
      février 01, 19:24 Reply
      I read the text, And I am sorry to tell I can find nothing in it that explains the "how and why" of the opposition to this law. It is really bad as it comes from specialists! I must say that I am totally opposed to any form of private intrusion at the home place (including for unemployed people by example), and that I think that borders should be totally open. But I have to agree with Marcel on this : we need another form of public debate, because what we can hear these days is just, how you say ? ill conceived rants. By their astounding mediocrity of speech, the belgian political opposition is NOT helping. Coming from the intellectual elite of the nation, we could at least hope for some form of logical reasoning. The NVA is not a nazi or fascist party. It is a modern ultraliberal and nationalist party. By attacking them on something they're not, such rants give them credentials, and reinforce them. On a more global way, they developed on a very subtle manner a new approach to security, using terrorism and migration to target poverty, the allocation system, workers union (these are easy to target as they "offer the staff to get beaten"), and empower the economic actors (ie commercial companies). Also they are succeeding in stealing power from traditional entities (the "Franc-Maçon" and the "humanist" think tank, among which one finds ULB), which doesn't change too many thing for the normal Joe (or Jan), but quite explains why some people feel the need to express such radical views. Guess what ? With any these political currents, Belgium and EU will keep on pillaging Africa (or bombing it like the terrorists we are cfr. Lybia ), thus generating migrations and tremendous human losses. Would someone dare criticizing them (PS,NVA or MR, they all look quite the same to me, Godwin point or not, Parc Maximilien or not) on this bases ? I am still waiting... PS/ Why the use of English ?
      • marcel
        février 02, 13:58 Reply
        Miyovo uses english because all the languages that I understand are allowed on my blog :-)
    • PH
      février 01, 22:53 Reply
      no counter arguments ? only "disgusting", "lies and propaganda", ... does it mean you have nothing else to bring to the discussion ? in that case it shows a shallow intellectual depth. I often don't agree with Marcel but he brings arguments and facts to the discussion. So either become an adult and bring arguments or get a life
  4. Salade
    février 01, 19:40 Reply
    "En 1918 se termine une guerre épouvantable qui a mis l’Allemagne à genoux. La Belgique n’a plus connu de guerre depuis 73 ans et n’est pas à genoux, mais plutôt l’un des pays les plus riches, et pas le moins égalitaire, du monde." Je ne comprends pas la juxtaposition de ces deux phrases. C'est quand que la Belgique n'est pas à genoux? Maintenant? Vous voulez dire en 1945+73 = 2018? Quelle différence entre la Belgique et l'Allemagne actuelle?? Ou bien 1918-73 = 1945 Il y a eu une guerre en 1845 en Belgique? Parce que les destructions c'était en Belgique et en France et pas en Allemagne en 1918. Enfin je ne comprends rien. Dsl.
    • marcel
      février 02, 13:52 Reply
      Les réparations exorbitantes ont mis l'Allemagne à genoux quelques années avant l'arrivée du nazisme. La Belgique n'a pas connu de guerre depuis 73 ans.
      • Salade
        février 02, 17:03 Reply
        Oui et le lien entre les deux phrases? L'Allemagne non plus n'a pas connu de guerre depuis 73 ans. Vous voulez dire que la situation n'est pas la même? Que nous ne sommes pas dans une situation de revanche? Et l'Italie avec Mussolini? Une revanche de l'Autriche-Hongrie? Mais je ne vois pas de réparations Enfin, je ne comprends toujours pas. L'histoire est toujours différente et en même temps elle se répète, tout simplement il parait utile de mettre en perspective, malgré les différences.
        • marcel
          février 03, 13:15 Reply
          Je compare l'Allemagne de l'époque de la montée du nazisme et la Belgique d'aujourd'hui pour démonter l'idée qu'on serait dans les années vingt ou trente.
          • Salade
            février 03, 14:46
            Et la comparaison avec les USA des années 30? Il y a toujours des éléments qui collent et d'autres qui ne collent pas. http://divergences.be/spip.php?article1023 extrait: "Les courants de pensée et les formations politiques fascistes ou fascisants des années 1930 sont bien dans la continuité des précurseurs de la décennie précédente. Henry Ford, l’American Legion, le Ku Klux Klan et l’émergence d’un courant populiste de droite dans les années 1920 prépare les Etats-Unis à l’émergence du fascisme. Mais si le fascisme est une affaire des élites, il implique immanquablement toute la population. Dans les années 1930, un mouvement, ou plutôt le ferment d’un mouvement fasciste se concrétise dans le courant populiste et non par la formation d’unités paramilitaires. "
  5. Salade
    février 01, 19:44 Reply
    Je parle des destructions sur le front Ouest, evdt.
  6. u'tz
    février 01, 21:58 Reply
    1918 pauvres genoux allemands : "La Belgique n’a plus connu de guerre depuis 73 ans et n’est pas à genoux," Marcel ! Marcel ! la flandre n'a jamais été alors aussi valorisée depuis 4 ans dans son ontologie germanique et la wallonie complètement bousillée ( le plus gros des réparations à payer par "l'Allemagne à genoux" ) pauvre Marcel "Aucun livre publié par la N-VA n’a prévu l’élimination de qui que ce soit." Marcel ! Marcel ! l’arrêt de l'immigration non aryenne non plus sans doute mais l'élimination de la belgique là ... c'est pas "qui que" quoique..."selon nos critères actuels (incomplets, mais soit)" vous êtes amorti Marcel : "ni Bart De Wever ni Theo Francken n’ont évoqué le bannissement des musulmans, des Arabes, des Turcs ou de quelque population que ce soit. Et vu la présence de Zuhal Demir au gouvernement, il est douteux que ça arrive jamais" bien sûr vous pensez qu'il n'y a aucun hiérarchie darwiniste entre israélite flamand et musulman flamand concept peu compréhensible aux renégats apostats etc (j'ai pas dit collabo)
    • Eridan
      février 02, 21:56 Reply
      Peut-être faudrait-il tenir compte du contexte. Vous aurait-il échappé que notre manière de penser d'aujourd'hui présente de nombreuses et significatives différences avec celle de l'époque en question ? Et ne pensez-vous pas que notre manière de penser a beaucoup à voir avec notre environnement, notre conditionnement, notamment médiatique (le "politiquement correct") ? Mais celui d'aujourd'hui. Comment pouvons-nous comprendre -de très-très loin-, aujourd'hui, ces poilus qui, en 1914, partaient au massacre "la fleur au fusil" et ne parlaient que de "revanche" ...? Il en fut de même de l'autre côté, plus tard. Aussi absurde ! Et on peut poursuivre pour la suite... Donc, prêter des intentions est facile. Comprendre l'est moins. Mais nous sommes d'accord : un tel principe n'excuse pas tout !
      • u'tz
        février 23, 22:48 Reply
        absolument ça m'avait échappé que mon papy de 14.18 n'aimait plus les boches qu'il appréciait pourtant avant la première guerre en elsass lothringen, et que ma grany n'en avait rien à foutre d'être plus ou moins juive avant la seconde...
  7. Bernard Lambeau
    février 01, 22:40 Reply
    Aie aie aie, encore une fois... "Il n’y a plus eu d’assassinat politique en Belgique depuis Julien Lahaut, en 1950.". Ah vraiment? Vraiment vraiment?
    • marcel
      février 02, 13:50 Reply
      Dites toujours, ça m'intéresse…
      • Eridan
        février 02, 22:03 Reply
        Celles qui ont entouré les "tueries du "Brabant wallon", par exemple ? Leur particularité est qu'elles sont moins claires, mais probablement bien plus graves. Aujourd'hui, c'est généralement bien plus "soft" (plus vicieux, plus discret), puisque l'ultralibéralisme n'a (pratiquement) plus rien devant lui...
        • marcel
          février 03, 13:10 Reply
          Le caractère politique des tueries est certes « séduisant », on va dire, mais ce n'est qu'une des multiples théories, non démontrée. Si c'était le cas, on peut dire que notre démocratie a bien résisté.
          • Eridan
            février 03, 19:53
            « Le caractère politique des tueries est certes « séduisant », on va dire, mais ce n'est qu'une des multiples théories, non démontrée. » Séduisant !? Vous avez de ces mots ! Multiples ? Tant que ça ? Evidemment, on peut en inventer autant qu'on veut, mais elles ne sont pas toutes du même niveau de crédibilité. Les multiplier, c'est la technique du brouillard. « Si c'était le cas, on peut dire que notre démocratie a bien résisté. » Vous voulez dire que celle que nous vivons vous plaît bien : celle qui a résulté de l'influence des sympathiques Ronald Reagan (réincarné en un Donald) et Margaret Thatcher. Mais cela ne veut pas dire qu'elle est la même que ce qu'elle aurait été sans ces « interventions ». Donc, pour ce qui est de sa « résistance », c'est plutôt une question de point de vue.
  8. u'tz
    février 02, 00:25 Reply
    arbeit macht frei, werk is gratis, que le gouvernement de l'Entité "fédéral" tombe et qu'on ne s'enMRde plus, qu'ils chutent, vive les élections, si les flamands sont assez cons pour vouloir plus d'n-va, [censuré]
  9. Gabriel
    février 02, 00:57 Reply
    REMARQUABLE, à faire passer chez les étudiants en DROIT, bravo MARCEL...
    • marcel
      février 02, 13:49 Reply
      Quand même pas :-) Je ne suis pas prof !
  10. Marc Lemaitre
    février 02, 03:30 Reply
    Perso je suis bien d'accord [une fois de plus - vais-je devenir suspect d'être un Marcel déguisé? - héhé] avec ce que vous écrivez Marcel. Cela dit, il y a une parenthèse dans votre texte dont je ne saisi pas le sens. Y manquerait-il quelque chose au niveau "... alors que le réfugiés, et qu'il n'y..." ? >> (ce qui ne coûte pas forcément très cher, à condition que tous ces migrants trouvent un emploi réel alors que les réfugiés, et qu’il n’y ait pas un afflux d’aubaine : pourquoi des migrants se trouvant dans d’autres pays se refuseraient une telle protection ?) Et sans conflit d'intérêt aucun, si "des gens" veulent se rendre compte de ce que vous écrivez a propos de vivre en Allemagne sous le nazisme, je me permets de recommander la vision du film de Vincent Perez "Seul dans Berlin" [2016] ou de lire le livre ayant servi d'inspiration au film [Seul dans Berlin (titre original : Jeder stirbt für sich allein) un roman de Hans Fallada publié en 1947]. Enfin, concernant le populisme qui devient le discours majoritaire tant à droite qu’à gauche, je ne peux que constater avec effroi et désespérance le développement de cela aussi aux USA entre les "pro-" et les "anti-" Trump. Le monde va mal. Et pendant ce temps, si vous me permettez de m'égarer un peu, dans une indifference et un silence assourdissant, après avoir emprisonné des milliers de personnes, Erdogan et son armée ont commencé le massacre des Kurdes, pourtant eux de vrai résistants [selon moi]. Mais c'est évidemment une autre histoire.
    • marcel
      février 02, 13:48 Reply
      En effet, my fault. J'ai corrigé, voici : Car si tout le monde peut se promener en Belgique, avec ou sans papiers, avec ou sans autorisation, et sans le moindre contrôle, quel est encore le sens de la citoyenneté qu’on enseigne désormais à l’école ? Si toutes les personnes qui, de leur propre chef, ont décidé d’émigrer en Europe doivent être de surcroît accueillies, logées et nourries (ce qui ne coûte pas forcément très cher, et peut même « rapporter », à condition que ces migrants trouvent majoritairement un emploi réel — alors que selon l'OCDE, à peine un quart des réfugiés reconnus en Belgique ont un emploi après cinq ans —, et qu’il n’y ait pas un afflux d’aubaine : pourquoi des migrants se trouvant dans d’autres pays se refuseraient une telle protection ?), comment les citoyens qui ont lourdement contribué à la sécu et aux impôts vont-ils le prendre ? Vous allez leur injecter l’humanisme à la seringue ? Le leur administrer en suppositoire ? Les gaver d’humanité ?
      • u'tz
        février 04, 21:16 Reply
        "comment les citoyens qui ont lourdement contribué à la sécu et aux impôts vont-ils le prendre ?" rassurez-moi Marcel, vous dites que moins on y contribue plus on le prend mal ?... injection, suppositoire, gavage...rassurez-moi Marcel vous parliez vraiment d'"humanisme" ?(vu que vous navet pas mis de smiley humanitaires)
  11. Cédric Boitte
    février 02, 11:30 Reply
    Mais est-on pour autant en 2018 ? On peut aussi souligner cette hypocrisie qui consiste à s'alarmer du moindre fait concernant les migrants en Belgique tout en fermant les yeux sur ce qui se passe en Turquie ou en Libye, pays qu'on paie pour éviter que les réfugiés n'arrivent jusqu'ici...
  12. Serge
    février 02, 11:31 Reply
    J'aime votre combat contre la paresse intellectuelle, le politiquement correct, le populisme et les simplifications abusives, d'oú qu'ils viennent. Je me sens toujours mieux informé après vous avoir lu. Merci!
  13. Duck Henri
    février 02, 12:26 Reply
    Que cela fait du bien de lire cet article.
  14. Salade
    février 02, 13:04 Reply
    http://www.lalibre.be/actu/belgique/23-cadres-de-publifin-depassent-allegrement-le-plafond-de-remuneration-5a74438ecd70fdabb9c4d019 http://www.sudinfo.be/archive/recup/1863039/article/2017-06-13/decouvrez-combien-gagne-le-belge-moyen
  15. Salade
    février 02, 17:22 Reply
    http://www.lesoir.be/137845/article/2018-02-02/la-bourgmestre-de-waterloo-confirme-que-carles-puigdemont-sest-installe-dans-une Carles avec sa garde rapprochée!! Vous connaissez la différence entre le train et la gare? La gare demeure et ne se rend pas.
  16. Salade
    février 02, 18:37 Reply
    http://www.lesoir.be/137888/article/2018-02-02/charles-michel-au-soir-en-trois-ans-transforme-le-pays-video Ca c'est bien vrai, ça! 3 ans et la Flandre contrôle tout le pays!! Bravo Charles.
  17. Eridan
    février 02, 21:39 Reply
    @Serge : "J'aime votre combat contre la paresse intellectuelle, le politiquement correct, le populisme et les simplifications abusives, d'où qu'ils viennent." Je suis TRES d'accord avec ça ...sauf "votre" combat. C'est un beau très beau combat. Celui de Marcel Sel actuellement, semble-t-il. Et un combat très difficile, car c'est celui où l'on se met tout le monde à dos... Mais je ne suis pas certain de ce que, antérieurement, son combat était aussi distant du "politiquement correct". Difficile de rompre avec une mode. Quoi qu'il en soit, je ne peux que me réjouir de voir la clarté de vues avec laquelle M. Sel s'exprime aujourd'hui. Texte remarquable de pertinence.
    • marcel
      février 03, 13:13 Reply
      On peut dire que je me bats, non pas contre « le politiquement correct », mais contre « les politiquement corrects ». Chaque bord a son politiquement correct, qui n'est pas uniquement une manière de tronquer la réalité, mais aussi principalement une marque de civilisation (ex. ne plus utiliser publiquement des mots méprisants envers des minorités). Je me bats surtout contre les pensées uniques, à nouveau, multiples et constituées de concepts présentés comme incontestables, qu'il s'agisse de la pensée unique de droite, de gauche ou des extrêmes.
  18. Neufcour
    février 03, 12:02 Reply
    A discuter en atelier, ce texte! Par contre, l'assassinat de Cools, ne serait-il pas "politique" lui aussi
    • marcel
      février 03, 13:05 Reply
      La théorie que l'assassinat de Cools ait pu avoir des origines politiques est difficile à défendre.
  19. Luc Lefebvre
    février 03, 12:21 Reply
    Vous oubliez les assassinats de Jacques Georgin en 1970 et d'André Cools en 1991
    • marcel
      février 03, 13:04 Reply
      Pour Jacques Georgin, on ne peut pas à proprement parler d'un assassinat politique (c'était un militant, pas une personnalité politique comparable à Rosa Luxembourg ; la Cour n'a pas retenu la préméditation) même si l'aspect politique n'est pas absent. Pour André Cools, ce n'était pas un assassinat politique mais maffieux. J'admets qu'on puisse considérer l'assassinat de Jacques Georgin comme politique, mais pas de l'ampleur de celui de Rosa Luxembourg ou Karl Liebknecht en Allemagne. Rosa (!) a été tuée par l'escorte policière qui l'emmenait en prison, et on peut penser que le gouvernement avait quelque chose à y voir.
      • u'tz
        février 04, 20:54 Reply
        "Pour André Cools, ce n'était pas un assassinat politique mais maffieux" :) dire que le politique est une maffia est une chose mais penser que la maffia n'est pas politique... oups georgin renaix ce weekend , sûr que sosotte wilmès du gvt.fed.be va pouvoir dire «Ce que le gouvernement met en place, c’est un programme libéral, pas celui de la NVA» en FR et de faciliteiten zijn niet bespreekbaar in het NL... mon cher Marcel il faudrait suggérer quelques coups de bâton dans les jambes des indigènes FR des Communes à facilités pour qu'ils puissent profiter de cours de NL bon marcher dans les alpages en tong à moins trente
  20. Salade
    février 03, 17:11 Reply
    http://www.lalibre.be/economie/digital/laurent-alexandre-l-intelligence-artificielle-est-deja-superieure-aux-gens-peu-formes-5a74845bcd70fdabb9c588e5 dans les années 30, c'était quoi qui était supérieur, encore?
  21. Salade
    février 03, 17:48 Reply
    Les années 30 ce n'est pas que l'émergence et la programmation complète de l'horreur ultime que fut la "solution finale". Ce n'est parce qu'il y a l'horreur ultime que toute horreur émergée du fascisme (d'une époque, par ex ici les années 30) ne peut pas être comparées avec l'époque actuelle. Et bien entendu que la dimension est autre. Un corollaire est que l'horreur ultime (j'utilise le mot : la shoah) n'est pas une raison suffisante d'une "appropriation" exclusive (et universelle) de cette période de l'histoire qui serait opposée aux analyses (comparatives par ex) "extérieures", et aussi face à toutes les autres horreurs du fascisme mondial (idéologie pas uniquement nazie evdt) de cette époque étudiée ici. J'ai passé beaucoup de temps à écrire ces lignes, étant donné la gravité des événements. Malgré ces précautions, rien ne me permet de dire que j'ai réussi à ne vexer personne. Faut-il pour cela ne plus écrire sur le sujet, en temps que personne "extérieure"? Malheureusement, cette situation contribue, il me semble aussi, à ce malaise.
  22. Tournaisien
    février 03, 17:51 Reply
    Tout est dans tout. La communication se déploie aujourd'hui sans plus de limites, de règles. La Presse est débordée de tous côtés par les réseaux sociaux, blogs, twitter, facebook, badoo etc. ; elle sur-réagit donc et entraîne dans son sillage d'autres cénacles qui avaient jusque là coutume de distiller leurs commentaires de façon très professionnelle (Justice, milieux académiques ...). Avec l'accélération anarchique de cette communication décomplexée et "décodifiée", la parole se libère, jusque et y compris dans ces milieux très hiérarchisés où l'on avait coutume de peser les propos, si ce n'est de les réserver à des porte-voix mandatés pour le faire. Mais avec cette libération de la parole, la teneur des prises de position perdent aussi, très logiquement, de leur épaisseur et de leur rigueur. Tout est dans tout ! Que dire d'autre ?
  23. Eric Lesage
    février 03, 20:46 Reply
    Article super intéressant et bien étayé, comme souvent chez vous, Monsieur Sel...Pour moi, un reproche quand même, qui est quasi universel aujourd'hui : débattre sur la forme est malheureusement le meilleur moyen de nuire au fond, et ici, le fond est super important...même si il ne me semble pas que telle était votre intention, puisque vous traitez du fond plus tard. Trop tard je le crains, en attendant, en lisant l'intro, le mal est fait : les interlocuteurs, les orateurs ne sont plus dignes pour le lecteur...et on le voit dans les commentaires, qui vous reprennent ici ou là pour une éventuelle imprécision historique, alors que le vrai débat est là: "...on doit en effet discuter sereinement des exceptions à l’inviolabilité du domicile, jusqu’ici réservées, selon les constitutionnalistes, à des crimes et délits." Et comme vous le soulevez, des exceptions apparaissent, et il est a craindre que le phénomène se propage...
  24. Eridan
    février 05, 12:15 Reply
    Est-on vraiment sûr que quelqu'un comprend quelque chose au sujet ? L'une des multiples absurdités de la comparaison (même de loin) avec certains aspects de la shoah, c'est que les Juifs de l'époque étaient des résidents permanents et de longue date, constituant un groupe qui pouvait être caractérisé, délimité, dénombré. Trois caractéristiques parmi d'autres de l'immigration actuelle sont, au contraire, que celle-ci est très diverse, à la fois du point de vue ethnique et de celui des motivations, qu'elle correspond à des populations en mouvement et que personne ne semble bien savoir le nombre des personnes concernées sous les différents statuts concernés. Ce qui, pour les populations d'accueil, est susceptible de constituer une importante source d'inquiétude, de sentiment d'insécurité. Sentiment d'insécurité qui n'est certainement pas atténué par l'ouverture des frontières et l'abandon par les Etats d'une grande partie de leurs compétences entre les mains d'une Europe au fonctionnement opaque.
  25. Salade
    février 05, 12:37 Reply
    Davignon ou monsieur j'enfonce le clou depuis quasi un siècle.
  26. Guillaume van Steenberghe
    février 05, 14:31 Reply
    Et de grossière distorsion de l'Histoire. *La ligue spartakiste proclama la république le même jours que les sociaux-démocrates et les chrétiens. La révolution internationaliste et constante qu'elle appelait était alors dans la droite ligne du Parti Communiste d'Union Soviétique et de l'Internationale ouvrière. C'était autant une figure de style qu'une action politique. *Vous affirmez ensuite qu'il n'y a plus eu d'assassinat politique depuis celui du républicain Lahaut en 1950... Et le meurtre d'André Cools?! *Jamais la NVA n'a évoqué le bannissement de quelque population que ce soit... Pardon?! Et les actions répétées contre les belges francophones? Et le ciblage constant frôlant le célèbre slogan de Le Pen: "3 millions de chômeurs c'est 3 millions d'immigrés de trop"? *"Bart de Wever n'a pas milice pour le faire", vous oubliez le Voorpost et le TAK qui sont fort proches de la NVA au point qu'ils aient à plusieurs reprises menés des actions communes notamment lors des tensions autour de l'arrondissement judiciaire de BHV...! *"Aucun livre publié par la N-VA n’a prévu l’élimination de qui que ce soit.", c'est oublier les liens de la NVA avec les mouvements collaborationnistes qui participèrent activement à la Shoah durant l'Occupation. D'ailleurs le scandale actuel autour des pavés de la mémoire à Anvers prouve bien que De Wever, fils de collabos, a encore des problèmes avec cela. *Vous évoquez la crise économique conséquente à la guerre, au Traité de Versailles et à la crise boursière de 1929 aux USA (je complète vos blancs). Et aujourd'hui? Nous sortons difficilement 10 ans plus tard de la crise des subprimes de 2008 et de ses conséquences... *Vous affirmer qu'il n'y a pas de milices ajd en Belgique... Ce qui est faux! Suffit de voir le Voorpost, le TAK, il y a aussi présence de Blood & Honor et d'autres mouvements d'extrême-droite comme le rappelle régulièrement le site Résistances.be. Et sans doute que si cela se prêtait le PTB mettrait sur place de semblable formation prêt à en découdre dans les rues. Il y a déjà eu des affrontements de rue pour des questions linguistiques en Belgique, ces gens-là n'ont pas disparus comme par magie! *"La NVA s'inscrit au contraire dans le parlementarisme (...)", si il est clair que le contexte est moins violent qu'en 1933-1934 dire que la NVA respecte les règles démocratiques n'est pas vrai non plus. Faut-il rappeler les non-nominations de bourgmestres élus, les multiples décisions de justice jamais appliquées, le fait qu'un secrétaire d'état qui ment est toujours en poste et que la NVA trouve cela normal?! *Vous dites que ceux qui héberge des réfugiés ne risquent rien et que donc tout est différent comparé à 1933-1945. C'est actuellement vrai bien que l'on assiste à des tentatives de la NVA de progressivement criminaliser ce comportement comme cela est déjà le cas en France pour certains forme d'assistance. En Allemagne aussi les règles antisémites ont été appliquées graduellement... *Vous dites qu'il ne faut pas voir ou faire de liens entre l'anniversaire de Bob Maes, les félicitations de Francken et le VNV qui est bel et bien un parti d'extrême-droite? Pourtant c'est bien Francken qui s'amusait à se déguiser en soldat de la SA et ne voyait pas le problème ensuite! (rappel et liens très justement fait plus tard par la section jeune d'Ecolo...) *Encore heureux que la Convention de Genève soit appliquée par le gouvernement fédéral, quoique avec l'histoire des soudanais on peut douter de sa réelle application... *A propos des visites domiciliaires vous omettez le fait que "la police pourra effectivement fouiller votre domicile (...) mais uniquement pour chercher et emporter des documents prouvant son identité." est volontairement une description d'action assez imprécise. Puis vous parlez du rôle des juges d'instruction que justement (et comme par "hasard") la NVA voudrait bien faire disparaitre... Donc avant de faire l'intellectuel éclairé, qualité que visiblement vous refusez d'accorder à vos adversaires d'opinions, soyez au moins précis dans le sujet que vous traitez et enlevez vos œillères que vous conservez volontairement afin de mieux appuyez votre discours faisant ainsi preuve de malhonnêteté intellectuelle... Bien à vous.
    • marcel
      février 05, 15:26 Reply
      À malhonnêteté intellectuelle, malhonnêteté et demie. <blockquote>Distortion de l'histoire : *La ligue spartakiste proclama la république le même jours que les sociaux-démocrates et les chrétiens. La révolution internationaliste et constante qu’elle appelait était alors dans la droite ligne du Parti Communiste d’Union Soviétique et de l’Internationale ouvrière.</blockquote> Ça ne modifie en rien la validité de ce que j'ai écrit, puisque je parle des événements de 1919, pas de 1918. <blockquote>*Vous affirmez ensuite qu’il n’y a plus eu d’assassinat politique depuis celui du républicain Lahaut en 1950… Et le meurtre d’André Cools?!</blockquote> Le meurtre d'André Cools n'était pas un assassinat politique. Il n'a été abattu ni pour des raisons politiques, ni par un parti adverse ou le pouvoir. En tout cas, ces thèses ne sont pas évoquées. On parle plutôt de dossiers qu'ils possédait sur certaines personnes (Agusta notamment), ou de conflits à l'intérieur même du PS. En tout cas, il est incorrect d'affirmer que c'était un assassinat politique dès lors que la vérité judiciaire n'a pu être établie sur les commanditaires. Et même si c'était le cas, c'était interne à un parti, et non pas la liquidation d'un opposant politique. <blockquote> *Jamais la NVA n’a évoqué le bannissement de quelque population que ce soit… Pardon?! Et les actions répétées contre les belges francophones? Et le ciblage constant frôlant le célèbre slogan de Le Pen: « 3 millions de chômeurs c’est 3 millions d’immigrés de trop »? *</blockquote> La N-VA a ciblé les Wallons dispendieux et les Francophones de la périphérie qui refusaient d'apprendre le néerlandais. Dans ce second cas, ils ont repris un slogan très populaire au… CD&V. Mais seul le TAK criait « Waalse ratten, rol uw matten ». J'ai souligné les liens à l'époque entre le TAK et la N-VA, mais jamais je n'ai lu de la plume d'un N-VA qu'il fallait éliminer les Francophones. Ce qui était demandé, c'est qu'ils apprennent le néerlandais, ce que faisaient à l'époque tous les partis politique flamands de centre et de droite. Je n'ai pas de souvenir d'un slogan N-VA du type lepéniste comme celui que vous brandissez. Vous devez confondre avec le Vlaams Belang. <blockquote> »Bart de Wever n’a pas milice pour le faire », vous oubliez le Voorpost et le TAK qui sont fort proches de la NVA au point qu’ils aient à plusieurs reprises menés des actions communes notamment lors des tensions autour de l’arrondissement judiciaire de BHV…!</blockquote> Le Voorpost est proche du Vlaams Belang, pas de la N-VA (même si certains N-VA manifestaient avec le Voorpost), et il n'est pas armé. Le TAK est encore moins armé. Par ailleurs, on parle de quelques dizaines d'individus. Aucun rapport avec les milices communistes et nazies. <blockquote> * »Aucun livre publié par la N-VA n’a prévu l’élimination de qui que ce soit. », c’est oublier les liens de la NVA avec les mouvements collaborationnistes qui participèrent activement à la Shoah durant l’Occupation. D’ailleurs le scandale actuel autour des pavés de la mémoire à Anvers prouve bien que De Wever, fils de collabos, a encore des problèmes avec cela.</blockquote> Voir à ce sujet mon article sur Bart De Wever, qui s'est distancié officiellement de la collaboration (qualifiée d'erreur terrible) et a déposé des gerbes à plusieurs reprises au monument aux déportés juifs à Anvers. S'il y a bien eu un certain héritage, il a progressivement été nettoyé, même si ce n'est pas encore satisfaisant. Quant aux pavés de mémoire, je connais bien le sujet pour avoir suivi les dernières cérémonies avec l'AMS. Patrick Janssens aussi refusait ces pavés parce que la communauté juive anversoise n'en voulait pas. La collaboration a peut-être un rapport, mais il est incorrect de l'affirmer. Par ailleurs, si c'était le cas, il aurait rejeté toute discussion sur le sujet, or il en a eues. <blockquote> *Vous évoquez la crise économique conséquente à la guerre, au Traité de Versailles et à la crise boursière de 1929 aux USA (je complète vos blancs). Et aujourd’hui? Nous sortons difficilement 10 ans plus tard de la crise des subprimes de 2008 et de ses conséquences…</blockquote> Comme je l'ai montré, il n'y a aucun rapport entre les crises d'alors et celle d'aujourd'hui. Deux chiffres suffisent pour s'en assurer : une inflation sous les 2% et un chômage sous les 8%. <blockquote> *Vous affirmer qu’il n’y a pas de milices ajd en Belgique… Ce qui est faux! Suffit de voir le Voorpost, le TAK, il y a aussi présence de Blood & Honor et d’autres mouvements d’extrême-droite comme le rappelle régulièrement le site Résistances.be. Et sans doute que si cela se prêtait le PTB mettrait sur place de semblable formation prêt à en découdre dans les rues. Il y a déjà eu des affrontements de rue pour des questions linguistiques en Belgique, ces gens-là n’ont pas disparus comme par magie! *</blockquote> Je répète : il n'y a pas de milice armée aujourd'hui en Belgique. Le reste est imagination. L'ensemble des groupes d'extrême droite que vous évoquez rassemble au plus quelques centaines de personne. En 1930, les SA étaient 100.000, en 1934, ils étaient 3 millions. Prévenez-moi quand vous voyez débouler une troupe, à l'échelle belge, de 15.000 ou de 400.000 hommes. Merci. <blockquote> »La NVA s’inscrit au contraire dans le parlementarisme (…) », si il est clair que le contexte est moins violent qu’en 1933-1934 dire que la NVA respecte les règles démocratiques n’est pas vrai non plus. Faut-il rappeler les non-nominations de bourgmestres élus, les multiples décisions de justice jamais appliquées, le fait qu’un secrétaire d’état qui ment est toujours en poste et que la NVA trouve cela normal?!</blockquote> Les non-nominations ne sont pas une exclusivité de la N-VA. Elles sont aussi sur recommandation du gouverneur qui, si je ne me trompe, est CD&V. Auparavant, le ministre Open VLD avait pris les mêmes mesures. Ces non-nominations ont de surcroît été avalisées par le Conseil d'État. Les décisions de justice non appliquées contredisent d'autres. On peut se poser des questions à ce sujet. Enfin, si l'on devait virer toute personne qui ment au gouvernement, il n'y aurait plus grand monde. C'est d'ailleurs pareil en France. <blockquote>*Vous dites que ceux qui héberge des réfugiés ne risquent rien et que donc tout est différent comparé à 1933-1945. C’est actuellement vrai bien que l’on assiste à des tentatives de la NVA de progressivement criminaliser ce comportement comme cela est déjà le cas en France pour certains forme d’assistance. En Allemagne aussi les règles antisémites ont été appliquées graduellement…</blockquote> Il n'y a pas de criminalisation de l'assistance aux réfugiés. Je l'ai montré dans mon article. <blockquote> *Vous dites qu’il ne faut pas voir ou faire de liens entre l’anniversaire de Bob Maes, les félicitations de Francken et le VNV qui est bel et bien un parti d’extrême-droite? Pourtant c’est bien Francken qui s’amusait à se déguiser en soldat de la SA et ne voyait pas le problème ensuite! (rappel et liens très justement fait plus tard par la section jeune d’Ecolo…)</blockquote> À ma connaissance, Francken ne s'est jamais déguisé en SA. Si vous avez une source, produisez-la, SVP. <blockquote>*A propos des visites domiciliaires vous omettez le fait que « la police pourra effectivement fouiller votre domicile (…) mais uniquement pour chercher et emporter des documents prouvant son identité. » est volontairement une description d’action assez imprécise. Puis vous parlez du rôle des juges d’instruction que justement (et comme par « hasard ») la NVA voudrait bien faire disparaitre…</blockquote> Je décris les conséquences d'une éventuelle visite domiciliaire, c'est tout. Vu les bêtises qui ont été colportées, c'est bien le moins d'être un peu concret. Quant aux juges d'instruction, si un jour, ils disparaissent, la loi devra confier à un autre juge la remise d'un mandat de visite. <blockquote> Donc avant de faire l’intellectuel éclairé, qualité que visiblement vous refusez d’accorder à vos adversaires d’opinions, soyez au moins précis dans le sujet que vous traitez et enlevez vos œillères que vous conservez volontairement afin de mieux appuyez votre discours faisant ainsi preuve de malhonnêteté intellectuelle… Bien à vous.</blockquote> Je pense que je viens de montrer que les œillères ne sont pas chez moi.
  27. Salade
    février 05, 18:11 Reply
    Les deux grands points communs entre les années 20 et actuellement: -la dérégulation (càd l'état est considéré comme mauvais) -les écarts astronomiques de niveau de vie entre le 1% le plus élevé et le reste (Davos et ses patrons, en est un symptôme, qu'on retrouve avec Ford, Good Year et Edison et qu'on pourrait comparer à Microsoft, Google, Amazon par ex) Dire que il n'y a aucun rapport relèverait de l'interdiction de comparer le passé au présent.
    • Salade
      février 09, 11:29 Reply
      Quand Elon Musk envoie une Tesla en orbite, on est dans la même veine que quand Citroën écrit son nom en ampoules électriques sur la tour Eiffel. Tellement évidents ces exemples!
  28. Salade
    février 06, 15:51 Reply
    Puigdemont et Moreau sont dans un bateau. Qu'est ce qu'ils restent, dis-donc!
  29. Salade
    février 06, 22:20 Reply
    RTBF : s'il n'y a pas de neige à Bxl, il n'y pas de neige nulle part. Même pas un sujet au JT si une très grande partie de la wallonie est sous la neige. Il y a peu c'était l'inverse : (légère) neige à Bxl et pas de neige en Wallonie : tout le JT parle de neige. Conclusion RTBF = BXL (+ un tout petit peu Liège à cause des bâtiments liégeois de la RTBF). Vivement la régionalisation de la communauté wallonie bruxelles, pour avoir enfin une télé wallonne.
  30. Salade
    février 07, 10:54 Reply
    Davignon: étape 1 http://www.lavenir.net/cnt/dmf20180204_01120876/davignon-sur-brussels-airlines-j-ai-des-raisons-de-ne-pas-etre-content-mais-je-ne-suis-pas-inquiet étape 2 http://www.lalibre.be/economie/libre-entreprise/etienne-davignon-il-n-y-a-pas-de-plan-social-pas-de-bain-de-sang-chez-brussels-airlines-5a789f58cd70f924c7dc7e13 étape 3 http://www.lesoir.be/138683/article/2018-02-07/etienne-davignon-il-y-des-inquietudes-pour-lemploi-chez-brussels-airlines étape 4 (en construction)?? Prolongeons la pensée de ce génie Bilderbergien : un plan de restructuration "léger" à venir?? étape 5(en gestation) "Je n'ai jamais dit que la compagnie resterai belge"???? (par exemples)
  31. Salade
    février 09, 17:58 Reply
    Ici la Wallonie profonde! Ici l'Igloo wallon. Est-ce que vous m'entendez, Bruxelles?? Vous avez votre ARVA? On arrive pour vous sortir de l'avalanche de neige médiatique.
  32. Salade
    février 09, 18:01 Reply
    http://plus.lesoir.be/139263/article/2018-02-09/les-marches-baissent-faites-comme-ulysse-attachez-vous-un-mat sans blague? comme en 2008? "attendez, je vends" "c'est fait, allez-y!"
  33. Salade
    février 09, 22:07 Reply
    http://www.lesoir.be/139339/article/2018-02-09/un-episode-neigeux-moins-important-que-prevu les médias bruxellois parlent aux médias bruxellois. La neige en Wallonie, on connait mais on ferme sa gueule;
  34. Salade
    février 09, 22:09 Reply
    http://www.lalibre.be/sports/omnisports/pourquoi-la-presque-totalite-des-athletes-belges-envoyes-aux-jo-d-hiver-sont-flamands-5a7de3e8cd70fdabb9ea7295 Parce qu'en Wallonie, on s'en fout et qu'on a bien raison!
  35. Tournaisien
    février 10, 18:40 Reply
    Autre registre ... L'affaire de la chanteuse Mennel et celle de l'article paru dans Libé, signé Saïd Benmouffok. La France, dans toute sa splendeur ! Déchirée comme jamais, radicalisée, France contre France. Et le déchaînement sur internet, la kyrielle des sites et des blogs de plus en plus ouvertement islamophobes, xénophobes : "larealiteenface", "fdesouche.com", "islamisme.fr", "Prêchi-prêcha", "nouvelordremondial", ... j'en passe et des meilleurs. Ce type de site, c'est à la pelle aujourd'hui qu'on les ramasse sur le Web. ... on n'a manifestement pas fini de rire. Ca fait froid dans le dos. Et le pire, c'est qu'en face, bien sûr, la radicalisation n'est pas moindre. Où et comment cela va finir ? On ne le devine que trop.
  36. Bernard Lambeau
    février 11, 21:25 Reply
    Tout cela est bien écrit, bien analysé, bien argumenté, et fait preuve chez vous (bien sûr) d'un bel esprit critique et d'une grande connaissance historique. Ce que je respecte. Je vous offre, néanmoins, une pure observation de "terrain". Je suis la plateforme citoyenne (cette gauche maximilienne, vous savez) sur Facebook depuis des mois maintenant. Et quelque chose à déjà changé. Les premiers témoignages arrivent: "Je suis hébergeur, des voisins ont enquêté, ont découvert que j'hébergeais ; la police a débarqué ; une voiture et 4 combis au total, 1 agent de quartier, 5 flics d'une brigade d'intervention" Ce genre de témoignage n'existait pas il y a quelques semaines encore. Gageons qu'il sera récurrent dans quelques semaines seulement. Qui donc, et par quel moyen, a donné cette idée très subtile a des gens que la délation et l'appel aux flics était une démarche parfaitement normale et respectable (qui passe avant même le fait d'aller voir ses voisins d'abord)?. Et qui donc, et par quel moyen, a donné cette idée subtile a des policiers que ça nécessitait une forme d'artilerie lourde? La loi sur les visites domociliaires n'est même pas encore passée, et ne passera sans doute pas... trop tard bien sûr. Puissiez-vous, vous les bloggeurs cultivés, nous autoriser à penser, voire écrire, "fichtre, ça fait foutrement penser aux années 30", sans nous faire incendier. P.S. Comment passer, par ailleurs, sur le fait que la carte de blanche incriminée ne fait pas (en substance à tout le moins) de tel rapprochement avec les années 30. Pour quelqu'un qui défend le journalisme de qualité et tire à boulet rouge sur les médias mainstream, pondre une telle tartine ainsi titrée révèle d'une honnêteté intellectuelle discutable... et se rapproche des techniques de fake news. Espérons que pas trop de vos fans ne partagent sur Facebook... la carte blanche originale aura changé de couleur tout d'un coup...
    • marcel
      février 14, 00:59 Reply
      Je n’ai pas retrouvé ce témoignage. Si vous pouviez me donner un lien… Ensuite, je n’ai pas inventé les mots, ils viennent directement de la carte blanche. Et en substance, c’est bien la comparaison qu’elle établit.

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