Benjamin Maréchal, nous voilà pas !

Ce qui est presque amusant avec le départ de Benjamin Maréchal, c’est que parmi ceux qui ont le plus crié que son émission était scandaleuse, beaucoup n’ont jamais écouté. Et encore moins analysé.
 
Contrairement à ce qu’on a tenté de faire croire, le problème n’avait rien à voir avec le choix des sujets, ni avec leur énoncé. Son émission était mauvaise parce qu’il n’était pas la bonne personne pour modérer des auditeurs. Benjamin Maréchal est un mauvais animateur, il n’a pas une culture suffisamment étendue pour aborder tous ces sujets, voilà tout. Mais ça, il est loin d’en avoir l’exclusivité. D’où ma question : pourquoi est-il devenu une telle cible ?
 
Ce qui est stressant, c’est qu’il a été acculé au départ (ou, plus précisément, que la RTBF a dû accepter sa demande de départ) pour avoir 1. parlé de sécurité routière sur base d’un exemple tragique (ce que font tous les journaux et toutes les émissions) avec un titre stupide (et si tous les titres de sujets devaient être intelligents, on serait dans un monde idéal) et 2. de s’être interrogé sur une phrase largement commentée par ailleurs d’une des 100 signataires d’un texte injustement décrié (j’y reviendrai).
 
Le résultat ? D’autres émissions se seraient autocensurées, ne parlant pas de la sortie de Brigitte Lahaie parce que « trop risqué ». Ce qui signifierait que le choix des sujets n’est plus libre en Belgique, il dépend désormais des pressions éventuelles qu’on pourrait subir via les réseaux sociaux. En France, en revanche, la phrase de Brigitte Lahaie a été très largement commentée, y compris par les Benjamin Maréchal français, sans problèmes.
 
Alors, je n’ai aucune tendresse pour Benjamin Maréchal, et je ne le connais ni des lèvres ni des dents, je n’aime pas du tout sa façon de présenter ni d’orienter les débats et ses sujets étaient souvent titrés stupidement. Son départ est donc, à mon avis peu autorisé, une bonne chose pour l’émission et la prise de parole des auditeurs. Nul doute qu’on sera désormais plus attentif au titrage des sujets, plus sévère sur la rigueur du suivi, plus cohérent sur le choix des « experts ».
 
Mais ce départ soulève aussi des questions qui me paraissent fondamentales. Il faut se demander si les charges délirantes menées contre lui l’ont bien été pour les bonnes raisons. Je pense que non. Ni dans le premier cas, ni dans le second.
 
Il faut se demander si les journalistes qui ont critiqué l’émission l’ont fait sur base d’un raisonnement clairement argumenté. Je pense là aussi que non. Il est devenu avec le temps le symbole de la radio populiste, du nivellement par le bas, mais quand a-t-on réellement analysé ce que ça signifiait ? Pourquoi était-ce le cas ? Où sont les exemples d’intervention scandaleuses, remises toutefois dans le contexte de l’exercice toujours difficile de gérer des auditeurs dont, par définition, les déclarations sont imprévisibles ? À moins que, comme certains intellectuels, il ne faille conclure que de telles émissions n’ont pas à exister, le peuple étant trop con pour s’exprimer ?
 
Je pense surtout qu’il a besoin de personnes extrêmement douées, connaissant bien les sujets, capables de les écouter respectueusement autant que de les interrompre pour contrer certaines déclarations par des faits précis et convaincants, tout en laissant de côté leurs propres opinions sociétales et politiques. Et ça ne satisfera pas certains qui, par exemple, hurleraient aux corneilles si, ce faisant, l’animateur laissait une personne défendre la politique du gouvernement.
 
Déclarer que Benjamin Maréchal a atteint son niveau d’incompétence le jour où il a commencé l’exercice est une possibilité (et c’est mon point de vue), mais un bon journaliste (pas moi, ici, donc) prendrait alors quelques exemples précis pour le démontrer, et comparerait avec d’autres émissions similaires pour étayer sa démonstration. Où est cet article ? Où reste cette recherche ? Où sont les propositions pour mieux faire une émission avec les auditeurs ?
 
J’ai écouté les deux émissions incriminées avec beaucoup d’attention et un a priori : « je vais le coincer sur au moins une phrase ». Las. Hormis sa propension exaspérante à diriger le débat avec l’auditeur pour aller là où il le veut, je n’ai pas vu où et quand Benjamin Maréchal aurait commis un impair scandaleux sur l’un de ces sujets, et même pas où il aurait commis un impair tout court. Le nivellement par le bas n’étant pas en soi un impair, mais une sinistre habitude à laquelle aucun média ne me paraît désormais échapper.
 
Ses titres ne sont pas particulièrement choquants non plus, ils me paraissent être dans la moyenne.
 
Sa phrase de départ, conseillant à son successeur de ne plus faire de sujets que sur des chats, paraît à beaucoup être une ultime provocation. Mais est-ce vraiment une provocation ? Ou est-ce le reflet d’une réalité : aujourd’hui, une intelligentsia qui n’accepte elle-même aucune critique prétend peser sur la liberté éditoriale de la presse en appelant systématiquement une meute à hurler sa haine sur les réseaux contre un programme ou un animateur en particulier. Elle me dit : « on l’attendait au tournant, il fallait qu’il plonge ». Faut oser !
 
Je pense que la vraie question est là. Ceux qui se réjouissent bruyamment du départ de Benjamin Maréchal ne démontrent qu’une chose : ils ne sont pas plus analytiques que lui, pas moins tendancieux. Ils ne se compromettent pas moins. Ils détestaient quelqu’un dont ils ont eu la peau, collectivement. Et tous ceux qui n’aimaient pas Benjamin Maréchal pour une raison ou une autre ont suivi le mouvement à un moment ou un autre, mais sans l’expliquer.
 
La médiocrité n’est donc plus une exclusivité de BM, c’est devenu un mode de vie, à laquelle plus aucun d’entre nous n’échappe. Pire : à laquelle la plupart d’entre nous adhèrent sans la moindre hésitation, et sans la moindre réflexion. Par facilité.
 
Benjamin Maréchal était une cible facile, parce que populaire, parce que service public, parce que mauvais acteur, parce qu’entouré de pseudo-experts parfois cataclysmiquement mauvais et mal informés, parce que péremptoire et clivant. Mais Benjamin Maréchal n’est pas l’ordure, le facho, le salopard qu’on en a fait pour l’excommunier plus aisément. Il n’est pas le populiste qu’on a décrit. Il n’a pas rendu la société plus conservatrice ou plus injuste. Il n’a même pas été et n’est pas un danger pour la démocratie (ou alors, prouvez-le-moi).
 
Pas plus que les autres cibles définitivement excommuniées par certaines intelligentsias sans la moindre nuance et par simple opportunisme politique (qu’il s’agisse de Finkielkraut ou d’Edwy Plenel, qu’il faut continuer, dans les deux cas, à écouter scrupuleusement et à critiquer sur base de discours précis et des intentions qu’on peut leur attribuer, mais jamais sans contexte, et jamais condamner définitivement, c’est la fin de l’intellect, de la raison et du débat).
 
Tous ces gens qu’on vous recommande de ne surtout pas écouter, parce que nocifs pour une caste ou une autre. Tous ces gens qu’il faut censurer avant qu’ils ne parlent, ce qui abolit toute possibilité de débat, toute nuance, tout rapport dialectique de la société, au bénéfice des idéologues devenus censeurs. Nous sommes tous devenus des Donald Trump, nous hurlons tous « fake news » dès qu’une info ne nous convient pas. Nous entrons dans le XXIe siècle en nous bouchant les yeux et les oreilles et en hurlant « j’ai raison ». Tous les bords ont une part de responsabilité dans cette évolution.
 
Alors, évidemment, Maréchal n’est pas un penseur et la société peut largement se passer de son opinion. Mais je me demande : après Benjamin Maréchal, à qui le tour ?
 
Tous les animateurs vont-ils devoir calquer leurs choix sur ce qu’une certaine intelligentsia considère tolérable (plutôt de gauche en Wallonie, plutôt de droite en Flandre) ?
 
Tous les directeurs de radio vont-ils devoir remplacer tous les animateurs médiocres par des Bernard Pivot — et encore, même lui serait bientôt décrié pour un mot de travers ?
 
Est-on encore libre du choix des sujets qu’on veut aborder dans les médias, ou dépend-il de l’approbation d’une des multiples élites autoproclamées, désormais souvent suivie par un certain nombre de journalistes, et des plus honorables, qui ne parviennent toutefois pas à formuler clairement les raisons de leur participation à ce que je considère comme des formes nouvelles d’hystérie collective ?

Ou faut-il s’interdire de débattre de certains sujets avec cette saloperie de peuple qui ose avoir une opinion, ose dire ce qu’on n’a pas envie d’entendre, qu’on musèlerait bien pour ne pas devoir lui répondre de façon argumentée, organisée, fondée ?

 
Notre société est-elle en train d’évoluer vers un 1984 multiforme, non pas une société de pensée unique, mais une société où de multiples castes imposent chacune sa propre pensée unique, balisée et sévèrement limitée ?
 
Si on veut sortir par le haut de l’affaire Benjamin Maréchal, plutôt que de médiocrement se satisfaire d’avoir banni une médiocrité parmi tant d’autres, ces questions méritent plus qu’un court moment de réflexion. Faute de quoi, on n’aura eu raison d’une médiocrité que pour en libérer bien d’autres. Et c’est le chemin que prend notre société. Et plus que le fascisme, le nationalisme, le communisme, c’est peut-être la pire menace qui pèse aujourd’hui sur la démocratie.

Ce qui abolit les libertés n’est jamais sensible, mais insidieux. Ce n’est pas souvent ce que tout le monde croit avoir repéré, mais bien des choses que tout le monde pense normales, logiques, légitimes et positives. Bonne journée.

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34 Comments

  1. Salade
    janvier 15, 12:42 Reply
    Benjamin Maréchal? Connais pas. (Je ne regarde pas non plus les séries TV. Mais rien à voir) Ah l'élite n'est jamais que le peuple qui a "réussi".
  2. Paul Mélot
    janvier 15, 12:44 Reply
    Je souscris entièrement à cette analyse lucide. Sur le fond, bien entendu !!! Ceci dit, cet animateur n'a fait que flatter d'une certaine manière une opinion qui n'attend que l'occasion pour s'épancher sur la bêtise....et sur SA bêtise Il restera cependant, dans mon chef, que j'ai, depuis tant de temps, pensé que son rôle consistait avant tout à tenter de décrier tout qui n'est pas d'accord avec lui. Particulièrement à gauche . Soit. Paul Mélot
  3. Gérard
    janvier 15, 12:44 Reply
    Bonjour, Personnellement, je n’aimais pas trop ce présentateur pour des raisons de feeling sans doute. De plus, je n’ai jamais suivi une émission en entier donc je ne peux juger globalement. Pour sa décharge, il suivait l’actualité d’assez près avec quelques sujets polémiques parfois. Donc, s’informer sur tous les sujets aussi rapidement suppose ou bien une énorme culture ou bien beaucoup de temps pour s’informer. Je ne sais pas s’il orientait ses auditeurs pour aller là où il voulait mais il recadrait toujours les personnes au bout du fil pour qu’ils ne dévient pas du sujet présenté. Cela supprimait peut-être des nuances. 3 sujets ( je crois) pendant l'émission ne permet jamais d'approfondir. Cela restait, pour moi, superficiel. Cependant, je reconnais avoir appris, nuancé mes opinions en entendant certaines personnes. Rien n’est tout blanc ou tout noir. Et on apprend toujours des autres. Je suis assez d’accord avec Benjamin Maréchal lorsqu’il dit à son successeur de ne parler que de chats. La censure est revenue au galop dans nos sociétés. Il faut être lisse de préférence, calme, zen. Rien ne doit dépasser, la pensée unique, c’est mieux.
  4. Stéphane Vanden Eede
    janvier 15, 12:45 Reply
    Cher Marcel, J'ai donc lu scrupuleusement tes propos de sorte que je réagisse sur base de discours précis et des intentions qu’on peut t' attribuer. Il me semble que ce qui est reprochable à BM est son manque d'empathie vis--à-vis des victimes, qu'elles soient violées ou écrasées par un chauffard et que sa titraille soulève une émotion, réouvre des blessures difficilement gérables tant pour les victimes que pour leurs proches (ce qui fait un paquet de monde). Pour ne pas avoir compris cela, Catherine Deneuve s'excuse et BM se retire. Et c'est là, je pense, tout ce qu'il faut en dire. Cordialement.
    • marcel
      janvier 15, 14:49 Reply
      Justement non. On entre dans une sorte de dictature de la victime, souvent en dépit des victimes elles-mêmes. Je n'ai pas vu une victime de viol s'insurger contre Catherine Deneuve (il y en a peut-être eu), j'ai surtout vu des activistes accuser Catherine Deneuve d'insulter les victimes de viol, alors qu'elle n'a même pas parlé de viol.
    • u'tz
      janvier 15, 23:22 Reply
      belle élan bien orignale qui six mules...
  5. JP Gaillard
    janvier 15, 13:51 Reply
    Je suis bien content de ne plus entendre la voix exaspérante de BM...ce qui me permettra enfin d'écouter Vivacité !
    • marcel
      janvier 15, 14:47 Reply
      Si c'est sa voix le problème, je comprends tout :-)
  6. Eridan
    janvier 15, 15:25 Reply
    C'est fou ce que je suis d'accord avec vous, ces derniers temps. Bizarre ! Je n'aime pas la manière de Maréchal, trop rugueuse à mon goût, manquant certainement de finesse. Mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit, ni du style, ni des sujets. Ce dont il est question, c'est de la liberté de s'exprimer sur des sujets divers, les plus intéressants étant justement aussi les plus scabreux. Et les détracteurs de Maréchal démontrent ce que devient aujourd'hui la liberté d'opinion ; le pire, c'est que les plus virulents adversaires de cette liberté semblent se trouver aujourd'hui dans le monde des gens qui font le métier de s'exprimer. Un comble, tout de même, non ? Cette allergie à la liberté de pensée et d'expression ne nous aurait-elle pas été inspirée insidieusement, patiemment, par des courants étrangers, venus de milieux qui ignorent le sens du mot « tolérance » quand il s'applique à d'autres qu'à eux-mêmes... ? Une sorte de contamination, en somme ; une attaque virale d'un autre genre... Jusqu'où ira l'épidémie ?
  7. Eric HAUWAERT
    janvier 15, 16:14 Reply
    B.M. mis au placard ( voir au surgélateur) et Nawal de la DH persona non grata à la RTBF ?
  8. DANIEL
    janvier 15, 22:57 Reply
    Je ne suis jamais arrivé à ecouter plus de 15 minutes. Je ne comprends pas à quoi sert un impôt qui finance une émission où le public occupe le temps d'antenne et remplace les journalistes. C'est tres interessant financierement pour la RTBF mais innacceptable que ce type de concept soit finance par la communauté.
  9. Anne-Marie Bolle
    janvier 16, 06:57 Reply
    bonjour Marcel, l'émission de Benjamin Maréchal m'insupporte depuis des années, je dirais même plus, elle m'horripile ... j'ai pris le temps de l'écouter ou de la regarder, objectivement, avec neutralité. Mais rien n'y a fait. Dans la forme, la présentation des sujets est biaisée dès le départ, incitant les auditeurs à exprimer via le téléphone et en quelques minutes maximum, des avis et opinions invérifiables et trop souvent provocateurs, sur des sujets volontairement polémiques. Et B. Maréchal, dans sa manière de présenter le sujet et de diriger les propos vers le sens qu'il souhaite, attise les controverses en jouant avec nos émotions. Cela soi-disant modéré par des intervenants, journalistes ou 'experts' du jour, n'ayant souvent aucune connaissance approfondie du sujet. Est-ce une ligne éditoriale imposée ? Sur le fond, on assiste à un faux débat, sans médiation, sans pédagogie, sans prise de recul, de la provoc pour la provoc. Et c'est volontaire. La course à l'audience n'autorise pas tout, en particulier sur ce qui s'appelle encore le 'service public'. On ne traite pas de sujet existentiels essentiels dans ce style et cette forme, c'est vain. A force de racler la vase, on touche le fond. Benjamin Maréchal est un animateur sympathique et compétent, sans doute, mais comment n'a-t-il pas compris plus tôt qu'il devait passer à autre chose ? Cette tendance populo-démago-racolo s'est généralisée dans les media ... la course à l'audimat et aux parts de marché justifie tous les excès ... auparavant, je pensais qu'un diffuseur public, tel la rtbf, avait une éthique, une déontologie, un souci de pluralité ontogénique et un mercantilisme moins affirmé que les chaînes privées ... il y a bien longtemps que j'ai fait le deuil de cet idéal. Bien à vous ... et merci pour ce blog sagace
  10. Alexis Ramacciotti
    janvier 16, 10:46 Reply
    Vous avez mis le doigt sur le coeur du problème: Benjamin Maréchal était un exécrable animateur bien trop peu cultivé pour animer une telle émission, et bien trop mal entouré pour assurer sa mission de modération et d'information. Le virer n'était qu'une première étape: c'est toute l'émission qui est à revoir! Il faut un présentateur capable d'animer le débat avec intelligence (ce qui n'exclus pas l'humour), entouré de personnes capables de répondre aux auditeurs intervenants de façon claire et précise, afin d'élever ce débat. La faute de Maréchal, c'est d'avoir surfé sur les plus bas instincts de son auditoire, sans garde-fous ni contre-argumentaire, et d'avoir donc laissé le champ libre à des opinions parfois inadmissibles voire aux limites de la légalités (ses multiples émissions sur la crise des réfugiés sont un cas d'école), et d'avoir donné une tribune large à ces idées. Sa faute, c'est d'avoir symboliquement validé ces opinions douteuses en ne les contredisant pas. Ce genre de faute est intolérable sur le service public, d'autant plus au vu de la tendance lourde à la libération de la parole raciste, homophobe et xénophobe, et un camouflet à celles et ceux qui luttent contre la montée des extrêmes, pour l'égalité homme/femme, pour une société plus juste et plus belle. C'est pour cela que je me réjouis de son départ. Je reste cependant attentif: si son remplaçant tombe dans les mêmes travers, si cette émission ne change pas de modèle pour aller vers un mieux, je continuerai de la dénoncer. Maréchal n'était après tout qu'un exécutant.
  11. ADAM
    janvier 16, 16:54 Reply
    Ce type BM m'ébervait car son émission C'est vous qui le dite ces sujets n'était pas souvent très releve et en plus il coupait sans cesse la parole aux auditeurs donc je ne vois pas l'intérêt.
  12. Eric269
    janvier 16, 18:13 Reply
    Très cher Marcel, je retiens la photo d'illustration habilement dénichée ; un élan avec le regard bovino-ferroviaire. Je suis sûr que vous l'avez fait exprès. Je retiens aussi l'expression du rêve et des dents ; une pensée à Jef Kazak, qui aurait eu un avis singulier sur le sujet. Non mais sans rire, vous avez débouché le jerricane à encre surplombant votre plume pour un sujet pareil ? Nous savons que la seule et unique formule de réussite est le diplôme de journalisme ou de communication où des sommités comme Benjamin Maréchal, Adrien Devyver sont nées (je ne sais pas d'où vient Eric Boever, mais il est aussi sur le podium) conjugué au réseautage Ertébéen (Voir entre autres Pauline Saive dans Max & Vénus). Ce qui coince pour ma part, c'est l'égo équivalent aux deux quintaux dudit quidam, l'amateurisme complet de l'exercice du style, le manque de finesse, de ménagement de l'auditeur et des sujets, l'omniprésence, sans oublier l'arrosage des rires intempestifs de Sara De Paduwa, le tout payé par nos impôts. J'avoue objectivement que tout ceci est subjectif, mais l'humilité aurait pu permettre à Mr Maréchal d'être plus digeste. Rendez-nous service Marcel, postulez sans tarder à "C'est vous qui le dites". Le service public a besoin de vos talents.
  13. lievenm
    janvier 18, 21:31 Reply
    Grappig verhaal dat nauwelijks de Vlaamse pers gehaald heeft. Hij kan zoals Jurgen Verstrepen destijds in de politiek gaan.
  14. Legille
    janvier 19, 21:17 Reply
    Cher Marcel, Sans rapport avec l'article et dans un tout autre registre, arrête de ne pas arrêter de demander à ma femme, sur Facebook, de te dire qu'elle t'apprécie!!! Tu manques d'affection et de reconnaissance ou quoi??? Essaie de régler et dominer tes algorithmes sous risque de plainte pour harcèlement!!!! Legille
    • marcel
      janvier 28, 01:50 Reply
      Euh… je n’ai jamais fait une chose pareille.
  15. Tournaisien
    janvier 26, 09:07 Reply
    À contre-pied du thème de ce post : http://plus.lesoir.be/136106/article/2018-01-25/bart-de-wever-raison-il-faut-discuter-de-louverture-des-frontieres-pour-francois Position intéressante ! À lire et à méditer ...
  16. Serge Dielens
    janvier 26, 15:04 Reply
    "Notre société est-elle en train d’évoluer vers un 1984 multiforme, non pas une société de pensée unique, mais une société où de multiples castes imposent chacune sa propre pensée unique, balisée et sévèrement limitée ?... Ce qui abolit les libertés n’est jamais sensible, mais insidieux. Ce n’est pas souvent ce que tout le monde croit avoir repéré, mais bien des choses que tout le monde pense normales, logiques, légitimes et positives." Oui, voilà bien le sujet :) Serge Dielens aka sergeDedge
  17. Tournaisien
    janvier 28, 00:02 Reply
    http://www.lalibre.be/actu/international/catalogne-la-cour-constitutionnelle-suspend-l-investiture-de-puigdemont-comme-president-regional-5a6ce5b9cd70b09cefe6077e ... commentaire hors propos, mais tellement d'actualité ! ... Les masques tombent ! Voici lancé à la face de tous le vrai visage de la démocratie espagnole. C'est incroyable. Toutes proportions gardées, eu égard au fait que les moeurs d'aujourd'hui ne sont plus vraiment (heureusement) celles des années '30, force est de constater que les Espagnols n'ont toujours tiré aucune leçon de leur passé. Et toutes proportions gardées encore, quand on y regarde bien, l'écart existant entre Erdogan et Rajoy n'est pas aussi important qu'on pourrait le penser. Dans les deux cas, les maîtres-mots sont : déni, mépris, abus d'autorité, non respect du principe d'indépendance de la justice. Et tout ceci, dans les limites de l'Europe, au nom de l'Europe et avec la caution de l'Europe. Quand ouvrira-t-on donc les yeux ? Quand donc comprendra-t-on que nous sommes engagés sur une pente dangereuse, celle d'un recul unilatéral des principes démocratiques ? Qui aujourd'hui s'offusque, pour évoquer la Turquie, des massacres de Kurdes sur territoire syrien par l'armée turque ? ... Pessimiste, je suis de plus en plus pessimiste : montée du racisme, montée de l'antisémitisme, recul des libertés civiques, recul des droits en matière économique, fiscalité de plus en plus inégalitaire. Une fuite en avant dont on ne devine que trop où elle nous mènera tôt ou tard.
    • marcel
      janvier 28, 01:48 Reply
      Vous avez bien lu qu’il s’agissait de la Cour constitutionnelle ?
      • Tournaisien
        janvier 28, 14:16 Reply
        Cette même cour constitutionnelle dont le cheptel avait été en partie renouvelé en 2010 ... oui, j'ai bien lu.
        • u'tz
          janvier 30, 11:33 Reply
          Tourn'ez mènage à la basse-cour constitutionnelle Tourn'
  18. Salade
    janvier 28, 19:13 Reply
    Salade, nous voilà plus ! :-)
    • marcel
      janvier 28, 19:31 Reply
      Je vous avais prévenu. Je ne peux pas gérer le fait que vous alimentiez de commentaires hors sujet quotidiens une page qui n'a rien à voir. Ce blog me prends du temps, la relecture des commentaires aussi, respectez au moins ça ! Par votre attitude, vous puisez sur le peu de temps que j'ai pour répondre aux commentaires (un peu plus) sérieux (que les vôtres). C'est pas sympa.
      • u'tz
        février 01, 01:47 Reply
        otez-moi d'un doute Marcel, à l'époque où vous teniez ce blog heure par heure, vous etiez conscient et desespéré ou au contraire c'est seulement le cas maintenant ?
        • marcel
          février 01, 16:28 Reply
          J’étais moins occupé à répondre aux attaques sur Facebook et Twitter, c’est tout.
  19. Salade
    janvier 29, 18:25 Reply
    http://www.lalibre.be/debats/opinions/affaires-caekelberghs-et-marechal-il-n-y-a-pas-de-journalisme-neutre-opinion-5a6ddae5cd7083db8bd15b09 Ceci me parait plus intéressant. Qu'en pensez-vous?
  20. Salade
    février 01, 11:19 Reply
    http://www.lesoir.be/137492/article/2018-02-01/olivier-chastel-nous-sommes-dans-un-parti-liberal-nos-membres-peuvent-sexprimer Ah je comprends : Eddy Kakelberghs n'est pas membre du MR.
  21. Salade
    février 01, 12:07 Reply
    http://www.lesoir.be/137487/article/2018-02-01/le-senat-polonais-adopte-une-loi-controversee-sur-la-shoah Au fait Breendonck est un camp de concentration belge ou pas? C'est bien belge, non? Il me parait aberrant que l'on ne puisse pas poursuivre des complices de quelque nationalité soient-ils, si cela est induit par cette nouvelle loi polonaise. Quant aux responsabilités de l'Etat, je ne suis pas qualifié: il faut demander aux historiens. La collaboration existe mais dans quelle mesure a-t-elle pu être élaborée par un régime avec une certaine autonomie (face aux occupants). En France c'est clair.que oui. En Belgique, comme en Pologne et même en France (avec De Gaulle), il y avait un gouvernement belge en exil, ce qui ne dédouane pas d'exactions du gouvernement d'occupation (militaire puis civil nazi!) dont de nombreux postes (subalternes) étaient occupés par des belges. On connait les postes obtenus par les membres des partis fascistes du nord comme au sud du pays... . Pour la France, la collaboration d'un régime, le régime de Vichy est évidente. Pour la Pologne est-ce semblable à la Belgique? Y avait-il beaucoup de sympathisants nazis (ou russes? : la pologne a été divisée) en Pologne à cette époque... Je ne suis pas qualifié, je répète. Par ailleurs l'historiquement "éternelle" Israel n'a qu'à se rhabiller elle-même quand à la ritournelle de la réécriture de l'Histoire.
  22. Doc Snafu
    février 02, 20:16 Reply
    Le seul problème de B. Maréchal est d'avoir transformé l'émission 'C'est Vous Qui le Dites" en "C'est Moi qui vous le ferait Dire" en fonction des ordres et du le couleur du socialisme régional !

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