Raymonde, thermomètre d’une société en perdition.

Capture d’écran 2014-12-18 à 00.27.47Raymonde Le Lepvrier a fait le buzz parce qu’elle tombait au bon moment. Le buzz est le résultat d’une espèce nouvelle de catharsis (achetez-vous un dictionnaire, bon sang !) où le spectateur se libère d’une série d’incertitudes en attribuant à une scène la qualité de vérité. Pour tous ceux à qui il manquait une « preuve » de « la violence » des syndicats, la courte vidéo de Raymonde au magasin résume et traduit en vécu les affirmations écrites, forcément moins crédibles. Ça permet aux antigrévistes de remplacer enfin des témoignages — toujours sujets à caution — par une démonstration visuelle. La preuve une fois obtenue, largement partagée, ils se libèrent de tout complexe (d’où une catharsis), en diffusant le numéro de téléphone de la coupable, jugée d’avance, et en créant une page Facebook pour exiger son licenciement.

Avouez que c’est très confortable, il suffit de cliquer de chez soi, bien au chaud, sur « je signe la pétition ». Et zou, on menace l’emploi ou la position de la dame. Un lynchage réseautique où les juges remplacent l’acte d’accusation par un clic.

Dans un monde normal, on se serait peut-être intéressé à Raymonde Le Lepvrier plus tôt. Par exemple, il y a un an, quand not’ Raymonde s’insurgeait en vidéo contre l’austérité du gouvernement Di Rupo (eh oui). Elle rappelait que sa grand-mère disait : « C’est toujours ceux qui gagnent le plus qui disent à ceux qui gagnent le moins qu’ils gagnent trop ». Une phrase extrêmement efficace et hélas terriblement vraie aujourd’hui que, par exemple, les pratiques de blanchiment fiscal au Luxembourg sont connues. Pourtant, cette vidéo-là, un peu statique il est vrai, n’a été vue que par 650 personnes. Un an plus tard, en pleine action de grève, la même Raymonde, excédée, entre dans un magasin de vêtements de la chaîne Lola & Liza, met le bazar en déplaçant quelques fringues, s’exclame « m’en fous » quand un de ses comparses se demande s’il n’y a pas de caméra, et tance la patronne de la boutique en lui disant qu’elle n’est pas solidaire. Résultat : 750.000 vues sur DailyMotion, et le compteur monte toujours.

Évidemment, choisir de mettre le souk dans un magasin qui s’appelle Lola et Liza, quand on s’appelle Raymonde, ça choque…

Raymonde, c’est le Bangladesh en pire !
Auparavant, elle avait jeté des vêtements sur le sol dans une boutique H&M. Sur le sol, rendez-vous compte ! Et il y a même une robe jaune piétinée ! De quoi pondre un article dans la pourtant vénérable Libre (Belgique). C’est une récidiviste ! Qu’on la pende à un kapstok !

Bon, ceux qui crient à l’horreur syndicale sur ce coup-là devraient tout de même se rappeler que cette même chaîne de magasins fait appel à des sweat shop (vous savez, de ceux qui s’écroulent parfois, faisant plus de mille morts, au Bangladesh), emploie des enfants et paye une misère (40 $ par mois pour plus de 12 heures par jour — non, franchement, cliquez sur le lien ci-devant pour voir quelle misère hallucinante vous permet, m’sieur dames, de vous vêtir pas cher dans ce superbe magasin honteusement saccagé par votre cible gauchiste du jour !)

Alors, oui, Raymonde y a été un peu fort. Non, elle n’a probablement même pas pensé aux travailleurs bangladais. De là à exiger son licenciement, il y a une marge.

Mais comme toujours, dans les buzz, les aveugles sont de sortie, en escadrille. Car au fond, cette vidéo n’a pas grand intérêt, si ce n’est de dévoiler le caractère bien trempé de la dame — qui manque du reste un peu de répartie. Raymonde n’a pas besoin d’être réellement violente pour impressionner. Elle entre, elle prend des cintres emplis de vêtements par dix et les plaque sur un autre rayon. Vlan. Elle n’élève même pas la voix. Elle ne blesse personne, sinon l’amour propre de la gérante. C’est vrai, elle parvient à obliger un magasin à fermer. Elle menace sans rougir. Elle a une vision désuète de la grève. On ne défend pas le droit de grève en s’en prenant à la liberté de travailler de ceux qui, le même jour, ont fait un autre choix.

Mais violer ce principe n’en fait pas une criminelle.


Les grandes grèves deux, le retour.
Ceux qui la défendent toutes griffes dehors rappellent à juste titre que les grévistes ont aujourd’hui deux adversaires : le patronat et l’État. Et ça, c’est nouveau en Belgique. Du moins, on n’avait pas vu ça depuis des décennies. Les progrèves pourraient aussi souligner que nous sommes désormais dans un monde de chiffres. Les valeurs se sont fait la malle. Dès le lendemain de la grève, les organisations patronales et les ministres ad hoc ont sorti leurs statistiques pour démontrer qu’au fond, la grève a foiré. Rendez-vous compte : 77 % des gens ont tout de même travaillé, selon les chiffres officiels. Pourtant, les villes étaient vides et les magasins clos. Le visible contredit les chiffres claironnés. Du coup, on peut comprendre que les syndicats aient simplement anticipé cette mauvaise habitude en s’efforçant de faire chômer un maximum de gens pour avoir, eux aussi, des chiffres un tant soit peu crédibles. Toute cette mobilisation pour se voir ensuite attribuer un flop, c’est insupportable pour eux.

Si des gens ne croient pas aujourd’hui aux chiffres officiels, c’est parce qu’il y a eu des Raymonde. Je ne défends pas son action, je constate les données de la guérilla entre syndicats et gouvernement.

Les syndicats ont néanmoins failli. Tout comme les organisations patronales et le gouvernement. Ils sont tous restés sur des positions idéologiques anciennes et n’ont visiblement pas encore compris que les lignes ont bougé plus vite que les organisations. Elles sont toutes, gouvernement inclus, ancrées dans une lutte capitalisme-travailleur obsolète et n’ont pas compris que la mondialisation inconditionnelle (notamment les accords avec la Chine qui lui ont permis d’inonder notre marché de produits quasi gratuits, sans réelle contrepartie) et le consumérisme requérait une distribution cohérente de la richesse. Dans un capitalisme de consommation, toute réduction du pouvoir d’achat du consommateur entraîne un effondrement égal de l’ensemble de l’économie. Un certain nombre de patrons l’ont bien compris, qui analysent l’austérité imposée par le gouvernement Michel comme totalement naast de kwestie. La plupart des acteurs patronaux trouvent d’ailleurs que le saut d’index est une mesure sans intérêt.

Tout le monde a failli. Pas seulement les syndicats !

Or, alors que les acteurs sociaux et politiques devraient baser leurs slogans sur leurs intérêts mutuels (et on voit que la concertation patron-syndicats est plus fluide que celle qui oppose population et gouvernement), l’ensemble de la société dérive vers un malstrom d’une violence toujours croissante, où les insultes sont devenues la norme.

L’arrivée d’un syndicaliste pur jus à l’ancienne comme Marc Goblet à la tête de la FGTB est mauvais signe. Elle s’accompagne de slogans dignes du Front populaire. Si la grève est absolument justifiée par l’absurde austérité européenne et l’incurie gouvernementale, la direction qu’elle a prise (solidarité des travailleurs contre le patronat) est franchement improductive. La défection d’une grande partie des travailleurs, particulièrement dans les petites entreprises, a probablement moins à voir avec le manque d’adhésion de ceux-ci à la lutte pour une société plus juste, qu’avec le constat au quotidien que l’entreprise est tout aussi menacée par l’aveuglement merkélien de nos élites politiques que ne l’est l’emploi.

Quand les plus menacés sont les plus oubliés.
Du coup, les dirigeants de petites sociétés et les indépendants auraient pu ou dû accompagner le mouvement : de plus en plus d’indépendants employeurs constatent que leur salaire est passé sous la barre de celui de leurs salariés. Selon le SNI, ils ont vu leur propre revenu net fondre de 7,5 % en cinq ans. Si l’on compare leur net sur 13,85 mois à celui des employés, ils récoltaient en 2013 en moyenne 1.482 € par mois. Ceci, sans la couverture sociale des employés, et sans aucune protection : ni droit au chômage, ni congé maladie, ni préavis. Leurs horaires de travail datent d’avant le Front populaire : 58 heures par semaine (contre 38 heures pour les employés). Et 16 % d’entre eux ont un revenu net de moins de 850 euros. Mais revenons à la moyenne : sur la même période (2008 — 2013), l’index santé a crû de 11,3 %. La crise aurait ratiboisé le pouvoir d’achat des indépendants de… 18,8 % ! Enfin, sur la même période, 23 % des commerces ont tout simplement fermé !

Alors, quand on exige d’eux qu’ils ferment boutique ne fut-ce qu’un jour pour être solidaires de salariés qui vont peut-être perdre 1 % cette année (saut d’index moins les corrections fiscales), vous comprendrez que ça leur reste en travers de la gorge. Surtout s’ils emploient du personnel. Voyant leur pécule mensuel en euros fondre d’un petit 8 %, ils ont aussi vu, sur la même période, celui de leurs employés grimper d’un bon 10 %. Et c’est sans compter la rigueur actuelle du fisc qui leur octroie de plus en plus difficilement des délais, pratique des taux usuraires et impose des amendes de retard devenues meurtrières pour les TPE en difficultés, les entraînant quelquefois irrémédiablement vers la faillite. Or, si un entrepreneur failli n’a pas droit au chômage, il n’a pas non plus le droit de reprendre ses clients d’avant la faillite, si ce n’est en les rachetant ! En d’autres termes, c’est la mort économique qui menace les plus productifs d’entre nous, chaque trimestre !

Pour un indépendant qui subit la crise, Raymonde paraît être d’un égoïsme hallucinant !

Pour un indépendant qui subit de plein fouet une crise qui le lamine à sec, l’exigence des syndicats d’une solidarité inconditionnelle avec les salariés grévistes (en lui faisant fermer sa boutique, par exemple) paraît d’un égoïsme hallucinant. En réponse, il se demande ce que les syndicats feront pour lui.

Marc Goblet répète sans cesse qu’il inclut « les petits indépendants » dans « les travailleurs » et qu’il les défend aussi. Mais il n’y a pas une mesure dans son programme qui peut atténuer, même un tout petit peu, leurs angoisses. C’est même le contraire. À l’inverse, les organisations et syndicats patronaux sont restés coincés sur un combat de riches : ils rejettent l’imposition des plus-values et encouragent de ce fait l’imposition sur le revenu du travail. Pourtant, ce ne sont pas les indépendants en difficultés qui pâtiraient d’une telle imposition, mais les rares qui parviennent encore à vendre leur entreprise en faisant une réelle plus-value — ce qui suppose déjà qu’elle soit florissante ! Le transfert fiscal est indispensable aussi entre indépendants. Les plus pauvres paient proportionnellement nettement plus en charges sociales que les plus riches. Je ne lis cette analyse et ses corollaires nulle part !

Nous sommes tous dans le même bain économique.
Là où tous se plantent, c’est qu’aujourd’hui, les intérêts de la petite entreprise et du travailleur sont plus étroitement liés que jamais. Si ce dernier perd 1 % de son revenu, l’entreprise perdra au moins 1 % de son chiffre (et plus si le revenu disponible est bas par rapport au revenu net ; donc plus sur les classes les plus pauvres). C’est aussi simple que ça.

L’économie repose désormais presque exclusivement sur le consommateur (massivement travailleur) et sur les dépenses de l’État qui, elles aussi, sont massivement financées par ce même travailleur. L’exportation, lorsqu’on soustrait les achats, apporte peu au PIB belge. Alors, affirmer que le coût de l’emploi est fondamental pour la compétitivité et qu’il doit baisser drastiquement et se focaliser uniquement là-dessus est bêtement binaire. Bien sûr, il faut le réduire, ne serait-ce que pour gagner quelques parts de marchés ou pour assurer l’avenir du travail en Belgique. Mais la majeure partie de ce coût est fiscale. Et réduire uniquement le coût patronal sans augmenter le revenu-poche du salarié donne un peu d’air aux employeurs sans alimenter la consommation. C’est boiteux. Au minimum, il fallait d’emblée proposer un transfert fiscal. Il fallait d’emblée augmenter la quotité exemptée d’impôt (et non les frais forfaitaires qui créent une inégalité supplémentaire, notamment pour ceux qui déduisent leurs frais réels). Il fallait conditionner un saut d’index à un rattrapage futur.

Au contraire, le gouvernement belge a pris des mesures purement idéologiques qui ne peuvent que précipiter la chute. Moins de consommation, moins de commerce, moins de revenus. Pour tout le monde, sauf pour les plus aisés.

Mais Raymonde révèle autre chose d’encore plus inquiétant. Les crises économiques font fleurir les extrémismes. Même en Allemagne, qui était pratiquement immunisée depuis la guerre, le mouvement PEGIDA (Patriotes Européens contre l’Islamisation de l’Occident) réunit quinze mille personnes à Dresde ! Le langage, c’est de l’ordre de « mangez du porc ou foutez le camp ». C’est dans ces moments-là que l’on devrait s’attendre à ce que les politiques cherchent par tous les moyens à apaiser les tensions. Or, ils font exactement le contraire.

L’entourage du premier ministre en plein bac à sable.
Aujourd’hui, le discours musclé des syndicats, des organisations patronales et des partis politiques font ressembler le débat sociétal à un ring de catch. Les politiciens des deux bords principaux en sont venus à présenter leurs opposants comme le mal absolu. Et les pratiques deviennent délirantes, haineuses, vengeresses, jusqu’au sommet de l’État. Hier, Frédéric Cauderlier, le « porte-parole du premier ministre de Belgique », selon son statut Twitter, alimentait la toile de plaisanteries sur Raymonde. Dans l’entourage immédiat du premier ministre, on ne comprend apparemment plus que cette fonction est censée représenter tous les Belges de façon égale. Cauderlier s’est laissé aller à diffuser des plaisanteries sur une citoyenne en particulier et prend « le peuple de droite » à témoin de ses vannes. Il ne faut pas s’étonner si, dans cette ambiance, certains pensent que foncer sur des grévistes n’est que de l’autodéfense — sans jeu de mots.

Auparavant, le même Cauderlier avait suggéré que le politologue Pascal Delwit prenait ses informations (et ses ordres) au PS. Une accusation grave envers un scientifique, souvent présent dans les médias. Une accusation qui fait écho au slogan des racistes de PEGIDA : la presse nous ment. Pendant ce temps, son homologue néerlandophone bloquait des membres du PS qui avaient eu le malheur d’émettre l’une ou l’autre critique. De mémoire de twittos, je n’avais vu une telle rage que dans le chef de Fadila Laanan, qui avait bloqué plusieurs journalistes. Mais elle n’était pas première ministre.

On crie haro sur Raymonde jusque dans le cabinet du premier ministre, censé représenter et défendre tous les Belges.

Charles Michel ne doit pas s’étonner que, dans ces conditions, une majorité de Belges et une plus grosse majorité encore de Francophones ne se sentent plus représentés par cette clique qui s’isole au point de confondre la prestigieuse fonction de porte-parole d’un premier ministre avec la gaudriole la plus basique et l’incitation à s’en prendre à une citoyenne ou à la gauche en général. Un porte-parole n’aurait pas osé ça avec Michèle Martin. Aujourd’hui, on crie haro sur Raymonde ! La direction gouvernementale s’est apparemment enfermée dans sa forteresse blindée, n’écoute plus qu’elle-même, tourne en boucle comme un logiciel bogué, et ne produit plus que de l’opposition.

C’est donc droite contre gauche et inversement, à fond la caisse. Les réseauteurs sociaux ne se contentent pas de suivre le mouvement, ils l’amplifient. Certains forums sont devenus des bacs à sable infréquentables. C’est à qui lancera le plus de « bobo gauchos » à l’autre et de « Néo-libéro-fachos » en face.

La raison a abandonné le navire. Le cénacle politique n’est plus un lieu de réflexion, mais de rixe, avec le citoyen pour spectateur, qui est prié de trouver sa catharsis quand l’un traite l’autre de collabo (CDH) ou de Pinocchio (PS), de soviétique (N-VA, en substance) ou de lâche (MR).

Les syndicats ne font pas beaucoup mieux, incapables d’analyser la situation en tenant compte des intérêts d’autrui, obsédés, les uns, par le maintien du salaire sans condition, et les autres, par le maintien du tabou sur la taxation des très hauts revenus.

Violence syndicale contre violence sociale.
Raymonde est victime de cette situation plus que coupable de quoi que ce soit. Elle se situe tout en bas de l’échelle de ce que l’on appelle « la violence syndicale ». Ses défenseurs diront vivement qu’en face, il y a la violence sociale. C’est absolument vrai. Il est insensé dans un pays qui se veut civilisé, de constater que nous avons 20 % de pauvres, ou de voir des jeunes dormir dans le froid, à même la rue, par zéro degré dehors. C’est encore plus vrai quand on justifie des LuxLeaks ou des gains d’un milliard non fiscalisés. Que Marc Coucke (Omega Pharma), si fier de sa réussite, aille leur dire en face, à ces gens qui n’ont plus rien, qu’il est normal qu’on ne lui demande aucune solidarité sociale (comme à tous ceux qui perçoivent un revenu du capital). Qu’il aille le lui dire en face, bordel de merde, et pas sur un plateau de télé, pour justifier, juste après, que l’on rabote les salaires de base.

Oui, ça, c’est un bel exemple de violence sociale. Mais à ma connaissance, on ne guérit pas la violence par la violence.

La Le Lepvrier a été violente, dans une certaine mesure. Mais elle n’a pas agi pour son intérêt personnel, au contraire. Elle a agi par conviction. Pour les autres. Pour tout le monde. On ne devient pas secrétaire régionale d’un syndicat si on ne pense qu’à soi. C’est tellement plus simple de rentrer à la maison le soir et de savourer tout ce que les syndicats ont obtenu pour nous tous depuis que la lutte ouvrière existe.

La gréviste a dit la vérité, elle doit être exécutée.

Alors, autant je ne suis pas d’accord avec ce que Raymonde a commis lundi, autant je suis sidéré quand j’entends certains réclamer qu’on la foute à la porte, qu’on la jette, qu’on la goudronne et — tant qu’on y est — qu’on la brûle, la satanique syndicaliste ! Dans les années soixante, Guy Béart aurait peut-être chanté « La gréviste a dit / la vérité / elle doit être / exécutée. »

Pendant ce temps, des automobilistes ont foncé sur des barrages et blessé des grévistes, d’autres syndicalistes ont pillé une aile de l’Université de Liège, menacé une employée de la violer. D’autres encore ont coursé des jeunes N-VA à Gand et des coups se seraient perdus. De la violence, il y en a eu dans les deux camps. Mais Raymonde était loin d’emporter la coupe. Très loin.

Contre les dérives, la raison.
Ce que le cas Raymonde nous montre donc, c’est que la société est en train de dériver. Et nous sommes coresponsables, nous, les gens des médias, parce que nous n’avons pas su calmer les ardeurs des maîtres à penser de la gauche et de la droite qui sont passés en mode agressif, en mode primitif, même. Le refus de discuter du gouvernement est oppressif. Imposer une grève à tous est oppressif.

Pour leur part, les syndicats ont raté une occasion de sortir la tête haute d’une grève nationale. À cause de quelques excès injustifiables. Du coup, au lieu de ratisser large, de tenter de rallier les indépendants à leur combat sans exiger qu’ils ferment (mais en proposant des affiches qui parlent aussi de leurs problèmes), leur attitude dégoûte bien des gens qui sont en fait leurs alliés objectifs, parce qu’ils sont encore plus inquiets pour l’avenir : les indépendants.

Et une telle union serait utile. Par nature, ceux-ci ne se mettent pas volontiers en grève. Déjà, ils sont pour la plupart incapables de militer. Trop fiers de leur indépendance. Trop inquiets de ce que la concurrence pourrait leur faire s’ils fermaient pour un jour.

Les syndicats ouvriers et employés devraient s’intéresser aux TPE parce qu’elles n’ont jamais su s’organiser. Les grandes entreprises leur imposent une pression délirante sur les prix et ils ne réagissent pas.

Indépendant cherche psychanalyste (le comptable ne peut plus rien pour lui).

De tous ces problèmes, et ils sont innombrables, les indépendants ne peuvent parler à personne. Les organisations patronales ne s’intéressent pas des masses aux TPE et quand elles le font, ce sont les indépendants aux gros revenus qui imposent leurs idées ; les autres n’ont franchement pas le temps de s’occuper de ça ! Les syndicats disent aujourd’hui parler pour eux, mais j’observe qu’ils n’ont aucune idée de ce qu’ils endurent vraiment. Ils sont d’autant moins capables de concevoir des solutions un tant soit peu crédibles. Charles Michel non plus. Isolés entre un gouvernement aveuglé par le bling-bling et des mouvements ouvriers sourds à leurs appels, les indés n’en sont que plus amers. Il faut que ça s’arrête avant que tout ne dérape !

Et vite ! Parce que les clivages actuels deviennent violents. Ceux qui clouent Raymonde au pilori haussent les épaules quand on leur dit qu’une Porsche a foncé sur des grévistes, qu’il y a eu des blessés. Comme si c’était normal, quand on est « bosseur », de casser du syndicaliste. Et les autres, qui crient à juste titre au crime à propos de ces quatre ou cinq fous du volant, ferment les yeux quand on leur dit qu’une petite dame s’est vue menacer d’un pillage de magasin et de pierres dans sa vitrine si elle osait ouvrir. Ou que des syndicalistes ivres ont saccagé des bureaux sans raison ! C’est camp contre camp, et tout le monde hurle.

Avant que tout ça ne dérape définitivement, salariés, fonctionnaires, indépendants et patrons de bonne volonté — il y en a plus qu’on ne le murmure — devraient commencer par s’écouter. Et affronter le gouvernement ensemble. Car chaque euro en moins dans le circuit est soustrait à tout le monde. Quand les protections des salariés provoquent des faillites qui les entraînent avec eux dans le monde infernal du chômage, si le gouvernement n’est pas capable de réfléchir à des solutions, c’est aux partenaires sociaux de les imaginer, sans tabous et sans manipulation.

Ça vaut la peine d’essayer d’abord de s’entendre entre nous, les forces du travail, non ? Parce que nos gouvernants, et l’Europe austère, n’entendent plus qu’eux-mêmes. La meilleure façon de les réveiller, c’est peut-être de montrer que le monde des industrieux, de la petite main au patron de PME, sait dépasser les clivages que les partis ne cessent d’amplifier, et que les réseaux sociaux rendent insoutenables. Allez, Raymonde : chiche ?

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0 Comments

  1. André Bourlakoff
    décembre 18, 16:14 Reply
    Le tort de Raymonde a été d'être filmée : aujourd'hui, s'il n'y a pas d'images on n'a pas d'existence. De plus, si Raymonde avait été un jeune Top Model, l'opinion publique aurait été beaucoup plus modérée mais comme elle est ce qu'elle est, elle a joué le rôle de paratonnerre... Sinon, l'analyse de la relation qu'il y a entre les petits indépendants, les ouvriers et même les T.P.E. est mieux qu'excellente : elle est vraie ! C'est toujours un plaisir de vous lire et je me l’accorde avec fidélité.
    • Joha de Vivre
      décembre 23, 22:00 Reply
      vous ne trouvez pas étrange qu'il y ai eu une camera juste la ?( d'autant plus que c'est une des rares images de la grève ), pour ma part je ne trouverai pas ça étonnant qu'elle aie été "casté" ( a son insu ) puis fimée , ensuite les quelques images ont été manipulée par une équipe de "story teller" qui ont su créer le buzz occultant complétement le reste de la grève .ma question s'adresse aussi a marcel sel
      • uit 't zuiltje
        décembre 30, 16:17 Reply
        diab'(rouch)! y aurait donc de telles compétences chez les alphas... ça va compliquer la vie des betas alors, faudra plus qu'on tousse ensemble
  2. dufourbarbara
    décembre 18, 16:40 Reply
    Cela faisait longtemps que je n'avais plus lu quelque chose d'aussi juste... Quelle belle clairvoyance et quelle clarté dans la formulation. Mais par où commence-t-on? Comment rassembler le monde des industrieux? Qui pourra le faire? Comment trouver le fil pour dérouler toute la bobine? Votre article est-il une demande, à peine voilée, aux syndicats pour fonctionner différemment? Rassembler, rassembler, c'est le maître-mot... car il y a en effet urgence devant la violence qui monte. Et beaucoup de citoyens rêvent d'une autre société, d'une autre politique, comment se fait-il que personne ne trouve la porte d'entrée d'un réel changement? Monsieur Sel, pourquoi ne passez-vous pas à l'action?
    • Marcel Sel
      décembre 18, 20:23 Reply
      je ne passe pas à l'action parce que je n'en ai pas les moyens, à vrai dire. Et d'autre part, parce que je ne suis qu'un bousculeur d'idées :-) Mon ambition, c'est de faire aux poncifs ce que Raymonde fait aux vêtements :)
      • Navatteur
        décembre 19, 09:00 Reply
        Oh que si vous agissez' en exposant un point de vue nuancé sur une situation de plus en plus dichotomique Félicitations Je diffuse bien sûr
        • Andre Brunelle
          décembre 21, 21:36 Reply
          Méfiez-vous ! La clarté de votre analyse et de votre dialectique va vous attirer la vindicte. Vous serez aussi traité de violent et d'aucuns se lèveront pour exiger votre silence ! Et vous serez la victime de ceux qui ne cherchent qu'à diviser pour continuer à régner.
  3. beau1thiere
    décembre 18, 16:44 Reply
    ça donne la chair de poule mais c'est salutaire.Sauf que peut-être encore une fois ce billet très fouillé dépourvu d'dées toutes faites ne sera lu que par des convaincus.J'espère que non.
    • Dimitri
      décembre 18, 21:49 Reply
      Et bien non. Ce billet n'a pas ete lu que par des convaincus. Trouve par hasard sur Facebook, et alors que je ne partage pas du tout les idees et la derniere action de Raymonde, j'ai ete touche par la profondeur et l'equilibre de ce billet. Merci Sel.
      • Marcel Sel
        décembre 18, 22:35 Reply
        Merci Dimitri, ça fait toujours plaisir à entendre.
  4. sIMdLR
    décembre 18, 17:05 Reply
    Enfin une analyse non partisane de ce qui se passe à l'heure actuelle mais surtout de ce qui nous pend au nez si nous nous entêtons à ne vois que des ennemis en face de nous. Magistral. Rien d'autre à dire.
      • Juliette
        décembre 18, 21:24 Reply
        Non, non! J'ai même tout lu d'une traite! ;-) Et puis, j' l'aime bien, moi, Raymonde! :-)
  5. Pfff
    décembre 18, 17:21 Reply
    Qui veut l'émeute, le soulèvement, l'épreuve de force ? Il ne faut pas venir pleurer, après, façon Poutine. Les Belges, dans leurs immense majorité, vous connaissent, et n'hésitent pas à vous répondre. La gauche a perdu le droit de faire la morale. Il va falloir qu'elle s'y habitue.
    • guypimi
      décembre 19, 19:42 Reply
      La droite n'A JAMAIS PLUS LE DROIT DE FAIRE DE LA MORALE tant qu'elle tolère la présence de quazinazi dans ses rangs
  6. Pfff
    décembre 18, 17:24 Reply
    "il suffit de cliquer de chez soi, bien au chaud, sur « je signe la pétition »" Tant qu'on peut le faire, pourquoi se gêner. #blackoutcethivermercilegouvernementwallon
  7. Pfff
    décembre 18, 17:26 Reply
    J'ai de la sympathie pour Raymonde. Ce n'est pas très bien de s'attaquer à une "de base". C'est le bûcher des vanités inversé.
  8. Pfff
    décembre 18, 17:29 Reply
    La méchante, la stupide Europe. Alors que c'est si simple : il suffit de claquer du blé public (que personne ne devra jamais rembourser) ou d'imprimer des billets de monopoly (c'est magique). Heureusement que Marcel est là pour élever le débat.
    • Marcel Sel
      décembre 18, 20:20 Reply
      Je n'ai pas dit qu'il fallait continuer à s'endetter. Mais réduire l'endettement à marche forcée en pleine crise, c'est le meilleur moyen de courir à la faillite. C'est maintenant qu'il faut réalimenter le marché, pas ajouter de l'austérité à la rigueur. Pour rappel, les socialistes et les libéraux ont juste oublié de réduire la dette quand c'était le moment de le faire, quand le PIB croissait. Aujourd'hui qu'on est proche de l'asphyxie, on veut réduire l'oxygène. Ça mène à quoi d'après vous.
      • Pfff
        décembre 18, 22:26 Reply
        Nous n'en sortiront jamais. Vous défendez une vision mécaniste de l'économie, et moi, organique. C'est l'éternel débat Keynes/Hayek. Si nous continuons à nous endetter, quels sont les garanties que l'économie redémarre, alors que nous saurons tous que nous avons une épée de Damoclès au dessus de la tête ? Aucune. Dans le cas, que vous refusez de considérer, ou votre prescription ne fonctionne pas (et il y a une myriade d'exemples en ce sens), qu'arrivera-t-il ? Nous serons dans une situation désespérée.
        • pmf
          décembre 19, 00:36 Reply
          Et si l'Europe continue aveuglément à asphyxier la classe moyenne (comprenant les travailleurs, les petits indépendants et les dirigeants de PME), elle se fourvoie au profit des multinationales qui sont prêtes à nous réduire à néant comme au Bengladesh et en Chine et à nous faire bouffer de la merde juste au profit de 1% des plus riches de la planètes qui préfèrent acheter un Jet privé, une île etc.... plutôt que d'injecter de l'argent dans l'économie pour qu'elle tourne.
        • Sciron
          décembre 19, 01:28 Reply
          Votre argument est totalement réversible. Si nous continuons à diminuer massivement le pouvoir d'achat (et un saut d'index est une diminution on ne peut plus massive) au seul profit d'une politique de l'offre (et au seul bénéfice des grandes entreprises), quelles sont les garanties que l'économie redémarre ? Pour exemple, je soulignerai qu'on attend en vain le redémarrage mille fois annoncé de l'économie grecque, en dépit d'une politique de diminution de la dépense publique tragiquement drastique... Et le taux de chômage, de désespoir et de pauvreté démentiel atteint dans ce pays constitue une épée de Damoclès autrement plus affutée au-dessus de la tête de cette démocratie désormais en péril. L'Aube Dorée n'y a pas disparu, vraiment pas.
        • Mélusine
          décembre 19, 03:17 Reply
          2 choses: http://www.monde-diplomatique.fr/2013/12/CORREA/49902 et aussi Ploum: https://ploum.net/le-fatal-amalgame-de-leconomie-et-du-social/
        • Pfff
          décembre 19, 16:14 Reply
          "Votre argument est totalement réversible. Si nous continuons à diminuer massivement le pouvoir d’achat (et un saut d’index est une diminution on ne peut plus massive) au seul profit d’une politique de l’offre (et au seul bénéfice des grandes entreprises), quelles sont les garanties que l’économie redémarre ?" Il n'y en a pas. Je n'ai jamais prétendu qu'il y en avait une. Je m'oppose seulement au <i>fatal conceit</i> et au <i>pretense of knowledge</i> de ceux qui prétendent savoir ce qu'il faut faire : dépenser un argent que nous n'avons a pas. Ce sont les mêmes qui gueulent quand il faut se serrer la ceinture, à la suite des dérapages de notre endettements. Merveilleuse logique. Mon raisonnement est que cela n'est pas parce qu'on ne sait pas ce qu'il faut faire, qu'il faut faire n'importe quoi* (et surtout pas quelque chose qui est manifestement contre-productif). C'est évidement moins sexy que de se dire : on va claquer à tout va, et, mieux que cela, cela ne nous coûtera pas un balle, parce que 1. on fera payer les riches (foutaises), la croissance fera qu'on sera devenu tellement riches que les sommes à rembourser nous paraîtront ridicules (foutaises au carré) - avec un appel à l'inflation, par dessus le marché (qu'est-ce qu'il y a de plus proportionnel que l'inflation, qu'est-ce qu'il y a comme mesure qui entame plus durement le revenu disponible des moins lotis ? - cela n’embarrasse jamais la réflexion des camarades). La vérité est que l'économie n'est pas une machine, que l'argent n'est pas là pour jouer. L'argent "gratuit", qui est alloué en dépits des risques et des retour sur investissements, est toujours mal alloué, créée des bulles spéculatives, qui préparent des pleurs et des grincements de dents. Cet argent "gratuit" provoque plus d'insécurité, d'instabilité dans le système économique et, au final, coûte à l'économie beaucoup plus que ce qu'il lui a apporté. Nous avons cru, avec Allan Greenspan, que nous avions atteint une époque bénie, ou la croissance serait ininterrompue, ou l'accumulation des informations et des outils de mesures et de décisions,la rationalité des marchés contrebalanceraient l'abondance et la disponibilité des capitaux : Clinton a facilité la création de monnaie dans des proportions délirantes, et ... caramba, encore raté. Aujourd'hui, de nombreux entrepreneurs se plaignent d'un manque de capitaux, en Europe. <b>Mais, la vérité, est que la plupart des investisseurs se plaignent d'un manque de business plan solides et réalistes !</b> Les bons projets trouvent encore des capitaux. La croissance dépend de <b> l'innovation technique</b>, et AUCUN POLITIQUE SUR TERRE N'A LE POUVOIR DE LA SUSCITER (à part Mao et Di Rupo, bien sûr). *on aurait pu appliquer cette belle maxime à la sixième réforme de l'État, on aurait évité de condamner ce pays à la disparition à plus ou moins long terme, et les francophones à l'humiliation et la pauvreté dans l'intervalle. Il n'y avait pas de fatalité : nous avons cru les experts, la presse, la classe politique et nous avons atteint un consensus, quoique personne n'ait été capable (ou ne le soit, aujourd'hui) de m'expliquer comment nous allions nous en sortir, alors que mathématiquement, nous allions dans le mur. Ah si : il allait y avoir un sursaut, un prompt redressement national-francophone, un miracle. Je crois au miracle, Marcel, en bon catholique. Mais vous, en bon socialiste, vous comptez dessus.
      • pmf
        décembre 19, 22:27 Reply
        @sciron. L'exemple de la Grèce est le plus mauvais qu'on puisse trouver. Ils ont préféré étouffer la population plutôt que s'attaquer aux vrais problèmes à savoir la corruption mais avant tout et surtout au clergé et autres armateurs. Comment voulez-vous que l'économie grecque redémarre dans demande intérieure ? Ils en sont à attendre les touristes pour consommer. Désolée, mais on a beau être milionnaire, on ne sait pas manger plus de quelques tartines par jour et il faut plus de boulanger dans un pays que de constructeur de jet privé.
  9. Xavier
    décembre 18, 18:06 Reply
    Ca fait vraiment plaisir à lire ! Oui Mme Lepvrier a un peu dérapé, mais nondidju, il n'y a vraiement pas de quoi en faire un anti-égérie pour les propagandistes anti-grèves. Les méthodes des syndicats me déplaisent souvent, c'est pourquoi je ne serai jamais syndiqué. Mais je suis totalement écoeuré par cet acharnement, jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir contre une personne dont l'odieux crime a été de froisser une ou deux dizaines de vêtements. Cauderlier devrait avoir honte, mais on avait déjà compris que le MR était prêt à beaucoup d'arrangements avec sa conscience. La Libre aussi devrait avoir honte. Que Dorian De Meeus, son rédacteur en chef, déteste la grève, c'est son droit. Que les éditoriaux de journal soient anti-grève n'a rien d'inacceptable, c'est le propre d'un éditorial de prendre parti. Mais que chaque article, chaque opinion accueillie depuis le début de la semaine soit systématiquement orienté , c'est vraiment déplorable. Je n'ai pas lu un article sur le site depuis le 15 décembre (qu'il soit en accès gratuit ou payant) expliquant les revendications des grévistes. Et le ponpon c'est cet article de mercredi que vous évoquez sur les quelques vêtements jetés par terre au H&M. C'est purement et simplement du lynchage médiatique. Je suis très pessimiste pour l'avenir : le lendemain, c'est encore le troisième article le plus lu du site ! Preuve que le lynchage n'a pas fini de rapporter à ceux qui l'organisent ou l'entretiennent. Faudra-t-il un suicide de l'intéressée pour que cela s'arrête ? Il fut un temps où la Libre était le journal de référence, "Le Monde" belge. Il semble à présent qu'il cherche à devenir "Le Figaro". La transition est réussie. Mais elle se fera sans moi Et Félicitations aussi car il était très utile de rappeler que, alors que la vigueur de la demande intérieure nous a épargné jusqu'ici le pire de la crise, TOUT LE MONDE souffrira du saut d'index. La seule exception, ce sont les grosses entreprises qui écoulent leurs biens et services à l'exportation. Mais très clairement, le petit indépendant qui tient seul sa boutique ne peut que souffrir d'une baisse généralisée du pouvoir d'achat.
    • Juliette
      décembre 18, 21:30 Reply
      Je vous aurais volontiers topé 100 fois si cela était possible!
      • Pfff
        décembre 19, 15:42 Reply
        Juliette, Xavier, Vous me rappelez justement le cadeau que je devais me faire ce Noël : résilier mon abonnement au Monde, que je ne lis plus depuis plus d'un an. 20 euros par mois d'économie. Merci.
        • Orban Jean-Louis
          décembre 21, 13:07 Reply
          Il vous reste l'alternative du "Monde Diplomatique" mensuel , qui n'est pas à la solde de TINA , mais quand même orienté à gauche .Tous les articles sont référencés gage de sérieux ! :-)
        • MIESSE P-J
          décembre 21, 18:31 Reply
          C'est une très bonne idée, si tout le monde agissait de cette manière les médias réfléchiraient peut être à deux fois à enfoncer toujours le même clou.
    • willy stein
      décembre 19, 19:30 Reply
      Systématiquement orienté ou relation des faits comme très justement mentionné par l equipe de la Rtbf à namur Notez, mais je peux me tromper, que je n ai pas lu ou entendu d excuses de monsieur GOBLET pour les exactions de ses hommes de main avinés à l université de Liège, événement nettement plus grave qui a été bien occulté par le buzz de l égérie de la SETCA namuroise qui semble comme certains de ces collègues ne pas pouvoir accepter que l on ne puisse avoir dans une democratie une opinion contraire à la leur......
      • Xavier
        décembre 20, 12:26 Reply
        Quand je parle d'articles systématiquement orientés, je veux dire par là UNIQUEMENT axés sur les débordements. Ce qui est scandaleux dans La Libre, ce ne sont pas les articles publiés sur les débordements (ils méritent d'être relatés), c'est l'absence d'articles sur les autres aspects de la grève, notamment les revendications. C'est un peu comme si La Libre ne parlait que des accointances d'extrême-droite de certains ministres, sans jamais relater les décisions politiques de ce gouvernement.
  10. Capucine
    décembre 18, 18:29 Reply
    La montée de l extrémisme est proportionnelle a la montée de la crise économique,tout va a l eau comme le climat qui se dérègle,la planète fait une grosse dépression nerveuse,le déséquilibre général nous donne le tournis. Cette dame n aurait pas dû agir ainsi mais les réactions de certains sont tout à fait disproportionnées par rapport à ces actes ,je suis sûre que cette dame est sincère et courageuse ,elle a cru être intouchable ,j espère qu on l entoure Intelligemment. La colère et le désarroi font souvent commettre des bêtises aux gens simples,c est eux qu on vampirisera surtout s ils sont dans la solitude ,on a si peu d amis quand on se bat! si j étais elle,je m excuserais auprès de la vendeuse face à la camera avec un journaliste spécialiste en humanité .
    • Juliette
      décembre 18, 21:31 Reply
      Pas un "journaliste" de Sudpresse, donc.
  11. Hansen
    décembre 18, 18:46 Reply
    A mon avis cette dame a dépassé les bornes mais c'est un incident mineur dans une manifestation citoyenne où les grévistes se sont montrés très respectueux mais ont essayé de faire comprendre à tous ce qui se passe en Belgique pour le moment. Un parti isolé parmi tous les partis wallons a eu la prétention de nous mettre un gamin pretentieux comme premier qui veut faire la loi avec la fédération patronale sans concertation préalable. Du jamais vu. Triste à voir. Il a fallu que toute la Belgique se mette en grève pour qu'il réalise peut-être enfin que ce n'est pas comme cela qu'on nous gouvernera. il'est urgent qu'il laisse la place à Kris Peeters ou que ce gouvernement démissionne.
    • willy stein
      décembre 19, 19:36 Reply
      Des grévistes respectueux au sein d une démocratie sont en théorie sensés accepter que l on puisse ne pas partager leurs opinions ou méthodes et ce sans risquer des violences verbales, matérielles et malheureusement physiques.
  12. N Jacobs
    décembre 18, 19:11 Reply
    Merci pour ce texte qui modère les "2 camps", mais pourquoi vouloir allier ces 2 camps "contre" les gouvernements, plutôt qu'"avec" puisque ces gouvernements ce sont nos représentant qu'on a choisi. Je pense que notre système pour choisir nos représentants est loin d'être parfait, mais je n'ai aucune idée de comment l'améliorer et les propositions de changements que j'ai entendu ne m'ont pas convaincue du mieux de ses propositions. Donc, nous avons des gouvernements (pour ma part, je préférais n'en avoir qu'un, mais une majorité a décidé que c'était mieux de diviser pour régner...) laissons les travailler en montrant nos désaccord et nos accords, mais sans blocage. Si une majorité désire un blocage, celui-ci devra s'exprimer au moment des élections .
    • Marcel Sel
      décembre 18, 20:16 Reply
      Parce que pour la première fois en Belgique, nous avons un gouvernement vraiment clivant. Celui-ci aurait pu travailler hors des idéologies et lancer un vrai renouveau, mais il n'a pas pu, tout englué qu'il est dans ses concepts vieux-jeu. C'est véritablement une occasion ratée. Donc, puisque les élections n'ont pas permis de retrouver un semblant d'espoir, je dis que c'est au tour des acteurs sociaux de réfléchir un rien plus intelligemment, pourvu qu'eux soient en mesure de réussir ce que le gouvernement n'a pas réussi jusqu'ici : faire table rase des poncifs et observer la société avant de prendre des décisions issues de manuels incomplets et inefficaces.
      • N Jacobs
        décembre 18, 22:18 Reply
        Le gouvernement n'a pas 6 mois, rien n'a encore pu concrètement être mis en place et vous parlez déjà de ratage...Manifestement, vous n'auriez pas pris les mêmes décisions, moi non plus, mais nous n'avons pas été élus et même pas essayer d'être élus (en tout cas pour ma part). Donc, je le répète donnons notre avis, mais n'essayons pas déjà de bloquer l'action d'un gouvernement qui représente une majorité d'électeurs et que les acteurs sociaux réfléchissent à la concertation avec le gouvernement plutôt qu'au blocage.
        • Marcel Sel
          décembre 18, 22:34 Reply
          Les décisions ont été prises au moment de la négociation et visiblement, le gouvernement ne veut rien remettre en question.
        • thomas
          décembre 19, 02:29 Reply
          Waarom zou een centrumrechtse regering nu ineens linkse eisen moeten inwilligen terwijl de PS daar 50 jaar de tijd voor heeft gehad?
        • guypimi
          décembre 19, 19:48 Reply
          Il n'est vraiment pas nécessaire d'attendre pouse faire une opinion les idées nauséabondes de ce gouvernement sont parfaitement claires c'est sa composition incluant des quazinazis qui est le TROUBLE PUBLIC récurent et sa politique néolibérale a bien montré ses limites ses dérives ses excès et ses dégâts.
      • Rivière
        décembre 20, 20:22 Reply
        Mais non Msieur Sel ils ne sont pas vieux jeu voyons voyons : ils sont avant gardiste ! si si, £Il font tout ce qu'ils peuvent pour faire le buzz en suivant le proverbe "en bien ou en mal, ça n'a pas d'importance tant qu'on parle de moi" Un peu comme les jeunes de banlieue en France qui se défient entre cité sur le nombre de voiture cramée et la violence des émeutes par médias interposés... Vous voyez le genre ?
    • christian
      décembre 19, 19:42 Reply
      Les Francophones n'ont pas choisi ce gouvernement. Ils sont déjà minoritaires dans le pays et en plus un seul parti qui n'a fait que 25% aux élections est censé les représenter...
  13. Rinus
    décembre 18, 19:41 Reply
    Moi, la Raymonde elle me fait peur.....Je ne voudrais pas la rencontrer le soir ai coin d'un bois. .....
    • pmf
      décembre 19, 00:41 Reply
      Il y a 30 ans, un métallo en colère, vous en auriez pensé quoi ? et on a pas fait un tel foin. A croire que maintenant, si on est pas "bcbg", on a plus le droit à la parole. Mais bon dieu, est-il encore possible d'avoir un avis, de se mettre en colère ? évidemment ça change des affiches électorales avec le sourire, c'est beaucoup moins glamour.
    • Ernest M
      décembre 19, 12:14 Reply
      Moi, je la connais depuis 35 ans et c'est une personne douce, gentille et généreuse et très tendre dans sa vie privée . Et de plus intelligente et attachante et très compassionnelle .Ce n'est pas parce qu'elle est grande et qu'elle s'est enrobée avec l'âge, que c'est une brute. Si elle a agit ainsi c'est qu'elle était probablement épuisée et excédée, car les syndicats lorsque des magasins sont fermés veille aussi qu'il n'y ait pas de concurrence entre eux . Le syndicat contrairement à ce que l'on croit , c'est très difficile à tout point de vue , et en particulier nerveusement . Les permanents syndicaux n'ont pas d'horaires et doivent souvent faire plus de 60h par semaines . Et une secrétaire générale de province doit être sur tous les fronts .
      • willy stein
        décembre 19, 19:44 Reply
        Dommage que cette gentillesse et autre générosité ne l aient pas spontanément amenée à ne fut ce que présenter spontanément un semblant de début d ébauche de timides excuses aux victimes de ses intimidations.....? Cela aurait pu couper les ailes au buzz.....mais je constate qu elle persiste et signe dans la presse de hier et aujourd'hui.
        • Pfff
          décembre 21, 06:12 Reply
          Le fond du problème est que, voyez-vous, à Namur (et je ne vous dis pas à Charleroi et à Liège) quand un juge enquêtait sur la probité des zamis-du-peuple, il y avait toujours des gros bras bienveillants pour venir visiter sa baraque. La culture de la violence "révolutionnaire" et la terreur au petit pied est bien implantée dans le PS wallon (pendant logique de la corruption et du clientélisme), avec, on le voit ici, toute la complaisance de ce qui nous tient lieu d'intelligencia. Et à Namur, précisément, on a viré les socialistes et tout le monde est d'accord pour qu'ils ne reviennent plus. Jamais. Le bourgmestre fait des scores énormes. Ce qui les rend dingues. Cette histoire est aussi une agression des hennuyers qui nous ont imposé Anselme (avant, comme tout le monde, je votais socialiste mon cher Uit´, pour Close, petit-fils de Bovesse).
      • Lhermitte Jean-Marie
        décembre 19, 22:08 Reply
        Eh ben ! J'en apprend des choses aujourd'hui !? Raymonde gentille, quand elle est affalée avec des camarades à picoler des pintes ! Elle lâche aussi des "crasses " blagues aussi ! Et aussi, soucieuse que des méchants indépendants ne profitent pas de la situation ! Quel sens de l'équité !C'est beau !! Les grèves, c'est fatiguant ! MH Ska qui dit qu'ils vont maintenant se reposer ! C'est vrai, pendant les grèves, c'est le seul moment où ils travaillent !!!
        • Marcel Sel
          décembre 20, 00:22 Reply
          On ne peut plus s'affaler et picoler, maintenant?
        • pmf
          décembre 21, 04:15 Reply
          Affalée à picoler des pintes ?????????où avez vous vu ça ? c'est pas parce que (la photo) a été prise 2 ans avant alors qu'elle était à la terrasse d'un café, qu'elle picolait. Un café, un thé, un chocolat chaud, un jus de fruits ........ vous savez encore ce que c'est ? Pas vu de "pintes sur la table", juste une mégaphone.
      • MUC
        décembre 22, 10:22 Reply
        Douce, gentille ??? Elle ne s'est même pas excusée à ces victimes. Je peux comprendre qu'un syndicaliste frustré s'énerve aux gens qui refusent de suivre leurs ordres, je peux comprendre qu'une femme simple commence à menacer des employées quand elle perd la discussion ... mais après, on pourrait s'excuser.
    • Rivière
      décembre 20, 20:24 Reply
      @sel Très bon article Msieur Sel mais vous aussi vous ne pouvez vous ne pouvez vous empêcher de chiffrer vos affirmations et comme pour les autres, je n'ai ni le temps, ni la possibilité ni même l'envie de vérifier leur justesse. Pour moi cette obsession des chiffres pose problème car dans notre société où l'éducation part en vrille, beaucoup de gens ne savent pas vraiment ce que représente un pourcentage tout comme ils ne savent pas ce qu'est une marge d'erreur (chose qui est souvent plus importante que les variations d'opinions dans les sondages) ! Et pour Raymonde : une bonne grosse dame figée sur le passé qui se défend en disant qu'elle n'a pas attaqué de petit indépendant mais une grande enseigne --> je ne crois pas que la gérante en était propriétaire mais bon votre mention de cette employée menacée de viol par des grévistes saouls et ces cinglés qui trouvent normal d'écraser des grévistes m'interpellent beaucoup plus. J'entends encore ma mère se plaindre d'avoir été bloquée à un barrage de gréviste : bon, que la rue soit bloquée, ça l'emmerdait mais ce qui l'énervait le plus, c'est que certains des grévistes se soient installés dans des chaises de camping dans le passage pour bloquer.... Ma mère n'est pas une idiote peu éduquée, elle était enseignante... Ce que je veux dire c'est que face à une contrariété, plus personne ne réfléchit : on grogne, on aboie, on mord, on est aussi con qu'une foule même seul. Vos idées sont très belles, justes et sensées mais c'est trop tard : les tambours de guerre (si vous me permettez l'expression) résonnent déjà en chacun de nous !
      • uit 't zuiltje
        décembre 22, 22:22 Reply
        "on est aussi con qu’une foule même seul." bon petit phrase pour faire un grande Rivière
  14. diedens
    décembre 18, 19:58 Reply
    Un seul mot :"bravo" . Non, deux :" merci "
  15. lamoureuxt
    décembre 18, 20:25 Reply
    La difficulté avec les pro-grève c'est de vous faire réaliser que les piquets de grèves et les intimidations syndicales sont perçues comme des agressions par les travailleurs. Moi je ne partage pas les discours alarmants scandés par les syndicats et les socialistes, moi j'espère que ces mesures permettront à notre pays de remonter la pente et le retard accumulé par plusieurs années de socialisme. J'ai enfin un gouvernement qui se décide à remonter les manches et je suis content. Après des choses ne me plaisent pas (soins de santé...) mais c'est mieux que rien. Du coup quand je décide d'aller bosser et que des ivrognes bagarreur me menacent à un piquet de grève, quand je vois la vidéo d'une décérébrée jeter des habits et bien la colère monte. Quand j'apprends le nom de cette décérébrée, qu'une pétition est lancée j'en profite pour signer. Je signe quoi? Pas qu'elle soit virée, je m'en fou... je signe pour dire aux syndicats : terminé l'impunité. Nous sommes 23 000 à avoir signé. 23 000 qui en ont marre de subir une prise en otage par des gens mécontents. 50 % des travailleurs sont syndiqués, parmi eux, la moitié au mieux fait grève, encore la moitié vient gérer les piquets... et cette petite fraction de la population décide d'imposer son point de vue aux autres qu'ils traitent allégrement de jaunes. Alors que fait-on nous le reste des mécontents? On crée un anti-syndicats? On vient poser des bombes? Des piquets devant chez vous? Je ne sais pas mais pour le moment on signe des pétitions car ça a le mérite de montrer qu'on existe. Dans tous les cas, que je signe ou pas, que Raymonde soit virée ou pas, que les vandales de l'ULg soit attrapés ou pas, les syndicats ont perdu la guerre de l'image et de la communication. Ils se sont tiré une balle dans le pied en se foutant à dos la moitié de la population sans que le gouvernement n'ait rien à faire. Les grévistes et syndicats pensent que leur cause est tellement juste qu'elle n'a pas besoin de justification et c'est là qu'ils se perdent et qu'ils perdront à terme leur puissance car ils sont loin d'engranger de nouvelles adhérence en agissant ainsi. Ils faudra bientôt comprendre qu'on ne mène plus de combat comme en 1920 et que les combats actuels passent par les écrans (télévision et ordinateur) et qu'on a plus d'impact en suscitant l'empathie que la haine.
    • Pfff
      décembre 19, 16:43 Reply
      23.000 contre Raymonde, tout de même. On n'est jamais trop prudent. http://youtu.be/IZRQHkEgX9g
    • Rivière
      décembre 20, 20:35 Reply
      Vous voyez Msieur Sel : On entend, on lit, ci ou ça qui est déformé dans un sens ou un autre (ce dont tout le monde se doute) mais on s'en fout, on se fait son opinion et puis quand on tombe "par hasard" sur l'autre camp, on interprète tout comme une agression et on a la haine ! Les tambours de guerre battent la mesure de tout ! Merci à Mr lamoureuxt et autres non cité de démontrer mon point de vue avec tant d'éloquence
      • Rivière
        décembre 20, 21:14 Reply
        J'ai fait plusieurs grèves, plusieurs manifs mais pas celle-ci. Je trouve qu'il y a une radicalisation malsaine et, oui, je trouve que ce n'est pas normal que certains boivent de l'alcool pendant la manif ou le piquet. Pour moi, si on fait grève, il est évident que l'on doit participer aux actions (sauf excuse valable), la grève, ce n'est pas un jour de congé en plus, c'est comme un jour de boulot, c'est un jour de combat pour ses droits. Manifester : aucun problème, si c'est sans violence Le piquet m'ennuie plus : je ne pense pas qu'on aie le droit d'empécher les gens de bosser ou de les intimider parce qu'il n'ont pas la même vision que nous, même si on pense qu'ils sont con, idiot ou lâche,... Je serais plus pour placer un stand à l'entrée pour expliquer nos vues, nos craintes et ce que nous proposons et être ouvert au débat L'ennui c'est qu'une brute avinée ou non n'en sera pas capable. Je pense aussi l'excuse d'éviter la concurence entre indépendant est idiote ! si l'un d'eux décide de faire gève, il choisit d'être fermé quand d'autres seront ouvert, c'est son choix, ses risques, sa vie : personne n'a le droit d'intervenir ! Au fond, si pas assez de gens se bouge le popotin pour changer les choses, c'est qu'il sont content comme ça et même si ça me fait "chier grave" la majorité a parlé et basta ! Et quand ceux qui sont restés à genoux subiront de plein fouet et en faisant les caliméros le résultat annoncé, et bien... comme dirait Boris Vian : "J'irai cracher sur leurs tombes"
  16. Hansen
    décembre 18, 21:04 Reply
    J'ai travaillé dans une société ou usa les membres du personnel recevait des actions de leur société au lieu de primes en cash. La filiale belge ne le faisait pas. Cela ne se fait-il toujours pas en Belgique?Je crois pourtant que cela fidélise les collaborateurs qui s'attachent encore plus à faire marcher le business pcq ils en sont actionnaires eux-mêmes.
    • Marcel Sel
      décembre 18, 22:37 Reply
      Ils ne sont jamais qu'actionnaires d'un petit bout, sans compter qu'il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier…
    • pmf
      décembre 19, 00:46 Reply
      Désolée de vous contredire. Dans la boite où je travaillais, on nous a proposé des actions disons "prioritaires" lors de la mise en bourse, et vous croyez que ça change quelque chose ? Ce n'est pas quand on a 10 ou 20 actions qu'on en prend moins dans la figure quand on est pressé comme un citron. Fidéliser les collaborateurs...... pffffff Un collaborateur n'est jamais qu'un salarié qui certes veut que son entreprise perdure mais bon........... on travaille pour vivre ou on vit pour travailler ? L'entreprise dont je parle avait (et a toujours) comme leitmotiv : l'entreprise c'est la famille. Désolée, moi ma famille c'est mon mari, mes enfants, mes petits enfants et le travail c'est pour les rentrées à la fin du moi.
  17. Capucine
    décembre 18, 21:09 Reply
    Monsieur Sel ,vous pourriez peut être ETRE ce journaliste humain ,il ne faut pas de grands diplômes pour faire cela,il suffit d'être un echte Brusseleir ,un mannekenpies frondeur qui au lieu de pleurer fait pipi pour diminuer ses larmes.
  18. Hansen
    décembre 18, 21:24 Reply
    Les média nous annoncent une collaboration entre les présidents de Flandre et de Wallonie. Enfin une Bonne Nouvelle. C'est dans les régions que tout se passera. L'Etat s'évertue encore de prendre des mesures Qui concernent de la même façon les 3 régions et cela créera encore plus de discordance entre ces régions. Le gouvernement devrait être plus modeste et laisser les régions decider chacune pour elle-même, sinon pourquoi avoir régionalisé la Belgique. Il n'y a plus que des partis régionaux. Il y a cinquante ans que Gaston Eyskens nous a dit que la Belgique de papa c'est fini. 50 ans plus tard, il y en a encore au gouvernement national qui s'imaginent encore avoir le pouvoir alors que le pouvoir est dans les régions. Ces régions doivent pouvoir se coordonner directement sans intervention d'un quatrième pouvoir imaginaire. Je rêve tout haut ou pas?
  19. salade
    décembre 18, 21:37 Reply
    Marcel, vous écrivez: "Pour leur part, les syndicats ont raté une occasion de sortir la tête haute d’une grève nationale. À cause de quelques excès injustifiables." vu le nombre de grévistes, de piquets, de travailleurs "entravés", vous pensez qu'il est possible d'éviter tout débordement? Il est sans doute possible de les réduire fortement, sans doute, oui.
    • JM
      décembre 19, 00:31 Reply
      "vu le nombre de grévistes" ? Il me semblait que justement il n'y avait que 2-3 grévistes par zone bloquée. C'est à dire très peu. En fait, je ne pense pas qu'on puisse parler de "trop grand nombre de grévistes" pour justifier les débordements.
      • salade
        décembre 19, 22:23 Reply
        je n'ai pas utilisé de le mot "trop" je n'ai rien justifié. J'ai posé une question. je pensais aussi au pbm survenu avec 2 ou 3 dockers où il y avait PLEIN d'autres grévistes. Vous m'instrumentalisez.
  20. moinsqueparfait'
    décembre 18, 21:56 Reply
    Les syndicats, solidaires avec les indépendants? Pour un syndicaliste, un chômeur malade, c'est un malheur. Un indépendant qui crève, ça se fête. Il faut voir et ressentir la bave de haine qui sort de leurs lèvres quand parlent des indépendants. Et qu'on ne m'attaque pas trop: c'est quand on est indépendant soi-même en étant... d'extraction très modeste et... très syndicalisée qu'on sait à quel point c'est vrai. Pas en étant "engagé" (= bourge abonné à tous les clubs et magazines de bien-pensance pour favoriser son avancement). Ils voudraient donc que les indépendants fassent grève avec eux. Eh bien, qu'attendent-ils pour ouvrir des centrales "indépendants", qui outre la défense de leurs intérêts collectifs avec l'appui des autres centrales au besoin, verseraient donc une petite indemnité à l'indépendant "gréviste et solidaire"? Oh, elles pourraient en faire des choses, ces centrales "indépendants"... Mais elles s'entrechoqueraient très vite avec les centrales "fonction publique", par exemple, sur la définition des revendications communes. Car quand l'un aura versé 8000 euros par an de cotisations sociales personnelles, il aura 900 euros de pension par mois à 65 ans, alors que l'autre, dans l'hypothèse où il aurait versé 8000 euros de cotisations personnelles, partira avec 2500 euros par mois à 60 ans (et encore: faut voir avec le médecin, il y a moyen de faire valoir son DROIT à la maladie...). Les nantis ne sont pas toujours là où on le croit...
    • Ernest M
      décembre 19, 12:22 Reply
      "Un indépendant qui crève, ça se fête."???? Mais où allez vous chercher ça ? J'hallucine ... J'ai été syndicaliste lorsque j'étais plus jeune et jamais je n'ai vu quelqu'un avoir ce genre de réactions contre les petits indépendants ....!!!! Sauf p-e des exceptions qui se comportaient très mal avec leur personnel , mais c'était à cause d'actes , pas de statuts .
      • moinsqueparfait'
        décembre 19, 13:53 Reply
        En fait, une bonne partie des indépendants n'ont pas du tout de personnel. Ce n'est pas comme certains leaders syndicaux, dont le respect de leur propre personnel n'est pas toujours le point fort -à ce propos, juste en passant: à quand le rétablissement des élections syndicales dans la fonction publique?-. Par contre, les indépendants ont le tort d'exister, en ce qu'ils sont "pas dépendants". Vous n'avez jamais entendu ce genre de réactions? Ouvrez mieux les oreilles, alors. Raymonde n'a pas commis un excès. Raymonde a ouvert les yeux sur ce que pensent les syndicats de la valeur du travail et de la situation financière d'un commerçant et même de sa personne. Ces pratiques à la limite de l'intimidation mafieuse sont courantes et durent depuis des décennies dans les bassins syndicalisés. Certains ont même déjà dû PAYER pour qu'on ne saccage pas leur vitrine. pas seulement la fermer et perdre un jour de recettes. Jusqu'ici, la presse et les autorités judiciaires ont toujours fermé les yeux et vont vraisemblablement continuer de le faire, vu la politisation de la magistrature et de l'appareil policier. Seul un journal à sensation s'amuse à relever ça pour vendre. La centrale à laquelle appartient Raymonde n'a même pas pris la peine de se distancier ni de démentir, bien au contraire. Le consentement à la grève de la population wallonne devient de plus en plus ténu car l'emprise syndicale se réduit. C'est très ennuyeux pour les syndicats et pour la politique car ils ont toujours été un des bras armés assurant le contrôle de la population. Une bête blessée réagit toujours avec vigueur. Il faut donc s'attendre à de nouveaux incidents, mais je leur conseille de faire attention quand même: un jour, un syndicaleux bien aviné comme il faut se trompera d'adresse pour exercer son droit démocratique à la contrainte et se ramassera une décharge de chevrotine. Il n'y a pas qu'eux qui soient blessés. L'auteur ira logiquement en prison mais la responsabilité morale sera peut-être ailleurs.
  21. SIMON Jean
    décembre 18, 22:24 Reply
    Parmi les effets pervers du droit de grève on peut recenser: la non conformité au principe de continuité du service public (pas de service minimum) ; la prise en otage des usagers au nom d'intérêts qui leur sont étrangers ; le blocage de secteurs entiers de l'économie et des transports ; le non-respect souvent du droit des employés non grévistes, qui ne peuvent travailler : entrave à la liberté du travail (présence de piquets de grève) ; les pressions parfois exercées par les salariés grévistes sur les non-grévistes (mis à l'index) Par ailleurs la coercition pour le moins zélée dont ont fait preuve certains groupes d'activistes syndiqués de Namur et de Liège, pour ne citer qu'eux, disqualifient définitivement ses auteurs en tant qu'interlocuteurs responsables d'une concertation sociale qu'ils disent par ailleurs souhaiter de leurs voeux. Le "droit" de grève est trop souvent l'exemple typique d'un faux droit qui s'exerce au dépens de personnes non consentantes ; dans ce sens il s'agit d'une agression contraire tant aux principes du droit qu'à l'axiome de non-agression libertarien.
    • pmf
      décembre 19, 00:52 Reply
      On faisait beaucoup mais alors là beaucoup moins de foin il y a 30 ans comme en 1984 quand le pays a été bloqué par une grève de 3 semaines Ah, là où ils ont parfaitement réussi, c'est la lobotomie via l'individualisation et le manque de solidarité. Ceux qui travaillent stigmatisent les chômeurs et les profiteurs, d'autres stigmatisent les étrangers Et quand je vois l'évolution de la presse........... manipulation au travers de gros titres derrières lesquels souvent il n'y a rien, encore faut-il lire les articles (quand ils sont gratuits) Un constat quand même ces dernières semaines, le vif semble modifier quelque peu ses vues. Mais qui a les moyens d'acheter les journaux toutes tendances confondues, ensuite, il en faut du temps pour lire tout ça et se faire une opinion. Trop d'information tue l'information.
      • werynice
        décembre 19, 19:29 Reply
        vous dites que ceux qui ne pensent pas comme les grévistes ont été lobotomisés... Mais ceux qui se lancent dans le mouvement, ne le sont ils pas également? La grève découle d'une lecture à sens unique de l'accord gouvernemental. Avons nous le droit, sans être taxé d'individualiste, de ne pas être d'accord avec les syndicats et avoir une autre lecture de l'avenir? jusqu'à preuve du contraire, personne ne peut prédire l'avenir. Ni moi, ni une organisation syndicale, ni Charles Michel, ni PWC... Donc, quel sont les moyens d'action de millier de personnes (si la moitié des Belges sont syndiqués, on peut raisonnablement penser qu'une autre moitié le n'est pas...) qui veulent donner une chance au gouvernement? Je respecte qu'il y ait des syndicats mais pas une dictature des syndicats. Il est lamentable de constater toutes les justifications donnés par les dirigeants syndicaux sur les témoignages de choses inacceptables: tout est justifié sous "ce sont des actions isolées". Que des travailleurs non grévistes se fassent insulter et menacer par ceux qui pensent autrement, ça s'appelle une dictature. Que des travailleurs soient interdit d'accéder à leur lieu de travail, c'est anormal. Qu'ils foncent sur les grévistes aussi. Mais comme le signale très bien Mr Sel, ceci résulte d'un manque d'écoute mutuel. Mesdames et messieurs les syndicalistes, faites grève un dimanche. Prouvez que vos idéologies d'antan peuvent évoluer. Pourquoi ne pas essayer? Ils viennent de le faire en Italie et ils étaient 1,5 millions! Votre objectif de bloquer l'activité économique d'un pays pour forcer le dialogue ne peut plus être en 2014 un modèle de discussion. Car vous entraînez dans votre sillage des dégâts collatéraux collectifs et non individuels comme certains tentent de nous le faire penser (ou tentent de nous faire culpabiliser). Faites également preuve d'écoute envers ceux qui ne pensent pas comme vous. Nous ne sommes pas contre vous idéologiquement et aveuglement. Nous avons juste d'autres idées. Et comme vous refusez de l'admettre en nous menaçant, nous devenons contre vous en réaction. Et nous en venons à créer des pétitions car nous nous sentons menacés et non pas écoutés. Comme vous. En fait, nous voulons les mêmes choses mais nous ne sommes pas d'accord sur les moyens d'y arriver. Respectez le. Et nous le respecterons aussi.
    • Xavier
      décembre 19, 01:29 Reply
      Vous avez en grande partie raison, mais votre indgnation est sélective. Il y a les pressions des grévistes sur les non grévistes, mais il y a aussi d'autres rapports de force inacceptables, comme les employeurs qui font pression sur leurs employés en position précaire pour les contraindre à ne pas faire grève. Les deux "camps" ont commis des méfaits, mais pas autant que le gouvernement qui ment à longueur de temps ("le saut d'index n'est pas une baisse de salaires") et passe son temps à contredire tous les experts, dont PWC, quant aux conséquences potentiellement désastreuses de sa politique. Pour citer Catherine Fonck : "Donc pour Charles Michel l'opposition se trompe avec ses chiffres, mais L'Echo et PwC aussi. On est tous des cons quoi..."
  22. lievenm
    décembre 18, 23:30 Reply
    { Je gaat deze waarschijnlijk ook wel censureren zoals de meeste van mijn recente berichten maar ik ga nog eens een poging wagen :) } Het wordt dringend tijd dat de overheid - die immers een monopolie op geweld opeist en eerlijke burgers het recht op wapendracht om have en goed te verdedigen ontzegt - ingrijpt en deze misdadigers van gemeen recht arresteert en strafrechterlijk vervolgt waarna iedereen die door hun onwettige activiteiten schade heeft geleden zich burgerlijke partij kan stellen. De hardwerkende burger zou niet moeten geterroriseerd worden door de acties van een dronken bende krapuul.
  23. Hellriel
    décembre 18, 23:49 Reply
    Hello, je me pose la question suivante: n'est pas à cause de la législation qui fait en sorte qu'il faille un nombre minimum de salarié pour avoir une délégation syndicale qui fait en sorte que les premier employeurs du pays, les tpe, n'intéressent que mollement les syndicats? Sans doute que cela est un début de réponse à votre message fédérateur ;)
  24. louis
    décembre 18, 23:54 Reply
    Enfin une analyse...enfin des arguments...qui valorisent le vivre ensemble...qui essayent de trouver les points de vue qui pourraient rapprocher les travailleurs (independants, salariés ou sans travail)...je serai très a l'aise de faire la promotion de cette interdependance entre pouvoir d'achat et chiffre d'affaire des petites entreprises...
  25. uit 't zuiltje
    décembre 19, 00:05 Reply
    ah si raymonde avait tout bousiller au dessous de la taille 42 plutôt que de dire la vérité de notre cherche société, nous serions enfin entré dans la quatrième dimension...
    • uit 't zuiltje
      décembre 19, 00:10 Reply
      @Marcel sorry ai oublié de dire que votre analyse dit bien les réelles dimensions, ça allait trop de soi pour moi
  26. JM
    décembre 19, 00:19 Reply
    Très chouette article... même s'il manque 3 détails importants à mes yeux : - c'est la SETCa du Brabant Wallon qui a commencé le lynchage communautaire.... avec leur flyer qui visait à attaquer ouvertement toute personne ne faisant pas la grève. - ce n'est ni la grève, ni les manifestations qui ont déclenché cette vague de protestations.. mais bien le comportement de certains grévistes envers ceux qui ne faisaient pas la grève. Car ceci n'est pas "le seul" exemple de débordements faits par les grévistes envers ceux qui ont décidé de travailler. - l'employée de L&L n'a rien demandé à cette dame, elle est restée correcte du début à la fin.. et ce n'est peut-être pas elle qui a décidé de ne pas faire grève ce jour là et d'ouvrir le magasin. Mais apparemment les syndicats l'ont oublié elle... et apparemment ils oublient beaucoup de travailleurs en ce moment ! Et puis... ce 3ème point est important car en fait il y a une erreur (certe pas énorme) dans votre article. Ce n'était pas la gérante du magasin qui était là, mais bien une employée. Personne ne sait le rapport qui existe entre la gérante et son employée. Personne ne semble se soucier du statut de celles-ci. C'est vrai, c'est plus facile d'attaquer la marque L&L dans sa globalité (je serais curieux d'avoir votre avis sur Primark.. mais là n'est pas la question) que de s'occuper de savoir quelle est réellement la situation de ces personnes (gérante et employée). Je pense qu'au-delà de la grève et de défendre nos intérêts, il y a un cruel manque de communication entre les syndicats, les grévistes, et ceux qui travaillent. Pour moi le problème en fait est le même que celui qui se pose entre les syndicats et les politiques. Les syndicats reprochent aux politiciens de ne pas les écouter... mais les syndicats n'écoutent pas les travailleurs, pourtant ceux-ci qu'ils défendent non ? Je ne suis ni pour, ni contre les grèves en général. Mais je pense qu'il est préférable d'avoir un avis objectif pour pouvoir écrire un article aussi long et aussi argumenter. Car même si je partage pas mal la vision de cet article, je le trouve totalement subjectif et sans contre-poids.
    • Marcel Sel
      décembre 19, 13:14 Reply
      JM, mes article de blog présentent une opinion et ne prétendent pas donner tous les points de vue. Ils sont donc forcément partiaux. Après, il y a les commentaires où j'encourage les débats. Sur la vendeuse ou gérante de L&L et sur L&L proprement dit : je ne pense pas avoir critiqué la marque mais il se fait que la personne a d'abord été présentée comme "une indépendante" par certains médias. J'ai écrit gérante en me basant sur la matière que j'avais au moment d'écrire. il n'y a aucune mauvaise volonté là-dedans, et d'ailleurs, je ne vois pas bien ce que ça change : il ne s'agit pas d'un magasin indépendant mais bien d'un point de vente d'une enseigne, c'est ce que je voulais souligner.
  27. thomas
    décembre 19, 01:33 Reply
    Ce n'est pas la valeur de quelques vêtements qui suscite l'indignation, c'est l'usage de l'intimidation pour forcer les gens d'avoir la même opinion qu'eux. Les bottes, vous savez.
    • bocodojunior
      décembre 19, 16:57 Reply
      Exactement. La même intimidation que j'ai ressenti aux barrages des grévistes. Et c'est bien pour cela que cette histoire prend tant d'ampleur.
      • pmf
        décembre 21, 04:20 Reply
        C'est bien à cause de l'individualisme que ça prend autant d'ampleur. Chacun pour soit et dieu pour tout mais dieu........... Si nos grand parents avaient pensé comme vous, nos enfants travailleraient encore dans la mine ou équivalent.
        • thomas
          décembre 21, 22:57 Reply
          Non. Grand nombre de gens trouvent les mesures prises par le gouvernement nécessaires, voilà pourquoi ils sont contre les grèves. Est-ce tellement dur de comprendre?
  28. Hansen
    décembre 19, 01:39 Reply
    Vous avez bien décrit que les indépendants contaminés par le mépris de la droite vis avis du PS et des grévistes encore exprimé par BART ne sont pas mieux traités que leurs employés par les politiciens de droite et se font bouffer par les grands groupes. C'est l'évolution moderne qui a remplacé la majorité des petits commerçants par les super marchés et le comble c'est que maintenant ces mêmes grands groupes Imposent leur marque par des supérettes dites de proximité reprenant la place des petits commerçants disparus. Les jeunes résoudront peut-être cette contradiction entrepreneurs-employés en s'associant à plusieurs sous forme de coopératives en se répartissant les taches entre eux et en cherchant ensemble les meilleures stratégies. On a besoin de tous et il faudra que les jeunes abandonnent ce repli identitaire et cette lutte des classes de ceux qui les ont précédé. Ce n'est pas adéquat dans le monde contemporain. Il ne doit plus y avoir de place pour les individualistes purement spéculateurs. Ce n'est pas une utopie quand on y croit. Il faudra peut-être que notre monde s'écroule pour qu'un autre puisse renaître. Quant aux immigrés, on voit souvent beaucoup de solidarité entre eux et de réussite en toute discrétion. Ils nous enrichissent en apportant leur idées et leur culture.
  29. thomas
    décembre 19, 02:07 Reply
    Vous vous basez sur quoi pour décréter qu'une majorité des belges ne se sentent plus représentés par le gouvernement?
      • thomas
        décembre 19, 15:13 Reply
        avez-vous un lien? je ne le retrouve pas...
      • Pfff
        décembre 19, 15:45 Reply
        Une majorité de Wallons se sentent <b>encore moins représenté par le gouvernement wallon</b>.
        • pmf
          décembre 21, 04:22 Reply
          Parlez pour vous, eux,ils ont la majorité en termes de voix, ce qui n'est pas le cas au fédéral. Pour ma part, au fédéral, on est revenu en 1830, on est gouverné par les orangistes. Je suis dégoutée du reportage de la RTBF sur Durbuy.
        • Pfff
          décembre 21, 23:49 Reply
          Marcel se base sur un sondage pour discréditer le gouvernement fédéral et il se garde bien de dire <b>qu'il ressort de ce sondage que les wallons soutiennent encore moins le gouvernement wallon</b>. Pour le reste, vous entendez les flamingants de ce forum : la majorité, c'est eux. Il est bien dangereux de refuser toute représentativité à ces gugusses. Quant à la dictature orangiste, depuis le temps que nous subissons la malveillance de la Flandre, au point qu'ils se croient tout permis, au point que nous croyions devoir tout accepter, il est un peu tard pour se rebeller. Nous aurons donc la honte, la ruine, et, peut-être enfin, la liberté.
      • thomas
        décembre 19, 22:26 Reply
        Bent u zeker dat het niet gewoon een natte droom was, Marcel? Want ik vind niets over die sondage.
          • Marcel Sel
            décembre 20, 00:21
            Bekijk de itw van Charles Michel op RTL-TVI.
        • thomas
          décembre 21, 22:59 Reply
          Helemaal bekeken, niet gevonden
    • wallimero
      décembre 20, 15:32 Reply
      ça fait belle lurette que la majorité des français ne se sentent plus représentés par leur président, ça n'en a fait démissioner aucun que je sache pour ton info: la majorité des belges sont représentés par leur gouvernement, et les partis de gauche ne représentent qu'une minorité, ah oui, comme il y a une boite qui dit qu'il y en a plus qui disent ne pas se sentir représenté, il faut que ceux qui représentent démissionnent pour faire la place à ceux qui ne représentent pas... c'est la dictature de la minorité, et en Belgiekske, nous connons... VV
  30. DUPONT Léopold
    décembre 19, 02:49 Reply
    L'effet purificateur de la catharsis n'est pas produit par la seule vision d'une scène dramatique, mais par le fait que le spectateur (d'une tragédie) s'identifie à un personnage de théâtre animé de sentiments inavouables ou coupable de comportements répréhensibles. Lorsque le personnage sera puni par le destin, le spectateur qui s'y est identifié se sentira délivré et purifié moralement. Bien que la catharsis n'existe pas en dehors du contexte théâtral et même si elle induisait la banalisation d'un acte, elle n'aurait pour effet que de rendre acceptable la commission du même acte.
    • Marcel Sel
      décembre 19, 13:25 Reply
      C'est bien pour ça que j'ai parlé "d'une espèce nouvelle de catharsis". Je visais la libération d'affects retenus sauf qu'ici, ce n'est pas la culpabilité délivrée par le destin qui provoque cette libération, mais bien la concrétisation d'un crime "caché" (non révélé visuellement) d'autrui qui provoque une exultation de l'opposant qui se laisse ensuite aller à une dénonciation libératoire sans plus se donner de limites commettant un excès à son tour. Sinon, pour moi, on peut tout autant parler de catharsis (au sens classique) dans n'importe quel récit (littérature, cinéma).
      • Pfff
        décembre 19, 18:28 Reply
        Catharsis ou transgression : on se soulage, ou on se lâche ? Et après l'hybris ? <a href="http://www.alkaseltzer.com/as/as_extra_strength.html" rel="nofollow">Némésis</a> et gueule de bois.
  31. Gaëtan
    décembre 19, 07:43 Reply
    J'aimerais vous voir un jour au plus près du pouvoir. Cela me rassurerait sur l'équilibre et sur l'intelligence de l'action politique. Toujours nuancé, prenant en compte la situation de toutes les parties, envisageant des solutions justes à partir de constats vrais, utilisant un langage précis et clair, vous nous apparaissez dans la posture d'un réel homme d'état. Pourquoi ne peut-on pas compter sur des personnalités de la même clairvoyance au sein de notre classe politique? Ceux qui paraissent en être doués se frottent malheureusement très rapidement aux jeux du pouvoir, aux luttes internes qui corrompent leur motivation et aux "campagnes" électorales dont la bataille se livre à coups de calculs démagos et de mesures sondées au profit d'intérêts particuliers additionnés au lieu de l'intérêt général risqué. Ce sont les intérêts particuliers qui votent. Voilà la tragédie de cette démocratie qui n'est plus celle d'un demos mais bien celle de la somme d'individus juxtaposés. Aristote avait prévu la chose en distinguant république et démocratie. Nous sommes en plein dedans.
    • Marcel Sel
      décembre 19, 13:25 Reply
      Il y en a, vous savez. mais vivre dans un parti n'est pas simple…
  32. Hansen
    décembre 19, 08:57 Reply
    Comparaison n'est pas raison, mais quand je lis votre message je ne puis m'empêcher de penser à François Bayrou que les français n'ont pas suivi, préférant continuer à s'entredéchirer entre droite et gauche. Il n'y a de pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre. La Suisse avec ses votations n'est-elle pas un exemple dont la Belgique pourrait s'inspirer?
  33. Solcom
    décembre 19, 08:59 Reply
    Malgré le fait que je sois pas forcément de votre avis, je vous ai lu jusqu'au bout. Ce que je n'aime pas dans cette grève est qu'elle est de mon point de vue partie du fait que le PS soit relégué dans l'opposition au fédérale. Et exclusivement dirigé contre ce gouvernement alors que les entités fédérées décident des économies qui touchent autant le porte feuille du citoyen. J'avoue que j'ai vraiment aimé vous lire tant je pense que votre analyse est la plus constructive et plus objective possible (Subjectivité qui me vient à l'esprit: Que la majorité des belges ne supportent pas/plus le gouvernement. Malheureusement, pas de moyen de vérifier cette information...). Pour moi, le problème est que la Belgique comme elle existe ne fonctionne plus et attise les violences dans l'incompréhension. Il faudrait une belle confédération à la Suisse avec les 10 provinces + Bxl + la communauté germanophone. Chaque commune/arrondissement pouvant rattaché une communauté voisine. Qui dit que le Limbourg ne voterait pas avec les fédérés wallons et le Brabant wallon avec les flamands ? Malheureusement, pour moi, la réaction du PS au lendemain des élections avec la formation du gouvernement wallon à la hâte a signé le coût fatale à la Belgique actuelle en montrant à tous les belges ce que la NVA défend depuis des années: Il y a au moins deux démocraties en Belgique ... Je finirais par parler de l'index qui est limité... Pensons à nos partenaires européens français dont le salaire ne va augmenter que de 0.5% et ne suit plus l'inflation depuis longtemps, espagnols, grecs et portugais qui ont vu leur rémunération décroître fortement. Notre système n'est pas le meilleur mais nous permet de vivre assez bien: + de solidarité oui mais il faut que chacun reprenne son destin en main!
  34. Octave Poivre
    décembre 19, 09:12 Reply
    Qui sème le vent récolte la tempête ! Marc Goblet (qui est avec Thierry Bodson bien des membres du bureau du PS) clamait le 9 octobre avant la formation du gouvernement) "Nous allons former une guérilla permanente contre la suédoise" Guérilla, c'est bien de la logique de guerre ! Faut pas s'étonner qu'il y ait de la violence ensuite qu'elle soit verbale ou physique. J'ai vécu cela il y a quelques années et lorsque vous voyez un groupe menaçant venir vous intimer l'ordre de fermer boutique sous peine de voir tout saccager, vous vous demandez ce qui vous arrive. Si vous résistez vous vous ferez tabasser. C'est la méthode FGTB. S'attaquer en bande à une seule personne, si ce n''est pas de la lâcheté comment qualifier cela, mais c'est coontraire à tous les droits élémentaires. D'accord que le monde est dur pour les "petits" mais alors que Goblet et sa bande regardent d'abord dans leur parti le PS, parti gangréné par des personnes comme Labille qui cumule 50 mandats et gagne 400.000 EUR par an alors qu'il fustigeait les managers du public gagnant plus de 290.000 par an. Le PS dont la FGTB est le bras "armé" est le champion du népotisme. L'ex-mari d'Onkelinx a travaillé à 5000 EUR/mois dans son cabinet, puis a été placé à Beliris pour finir commissaire du gouvernement bruxellois à la STIB. Si ce n'est pas du conflit d'intérêt comme qualifier cela. Pour revenir à Raymonde, lors des grèves, tout le monde perd, le salarié gréviste qui reçoit 30 EUR, le patron qui doit payer ses charges mais n'a pas de revenu excepté les syndicalistes professionnels qui sont des glandeurs professionnels car grève ou pas grève, ils sont payés leur salaire plein, tout comme les employés de la mutualité socialiste qui sont aussi payés sans travailler (merci Mr Labille) Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise, car le cas de Raymonde est un révélateur du raz-le-bol du citoyen lambda qui veut la paix et qui n'a pas à subir le diktat de bandes incontrôlées comme on l'a vu au Sart Tilman ou en plus marrant à Anvers ou les grévistes préfèrent aller "aux putes" ou au piquet jouant au kiker en buvant de la "Jup"
  35. Hugues CREPINhcrepin
    décembre 19, 10:55 Reply
    Si si, il reste quelqu'un pour écouter et s'occuper des indépendants: les contrôleurs fiscaux ...
  36. Vincent
    décembre 19, 10:59 Reply
    Bravo! Cette mise en perspective fait du bien à lire! Puis-je vous inviter, dans un même ordre d'idée, de parcourir l'article suivant: http://www.pauljorion.com/blog/2014/12/18/apres-la-greve-par-serge-boucher/ Vincent
  37. serge
    décembre 19, 11:26 Reply
    Quant à Raymonde: je pense que la plupart des gens n'ont pas spécialement envie de la voir virée. Elle est simplement un symbole, commodément fourni par les réseaux sociaux, de tous les exces des grévistes. Elle est le symbole du dévoiement d'un concept, initialement très acceptable, qui est parti du refus de travailler à l'interdiction de travailler faite à ceux qui veulent le faire pour finir à la paralysie d'une économie, la prise en hotage, le dommage maximum censé élever la pression sur le gouvernement. Cette bonne Raymonde est innocente dans sa culpabilité. Sa hiérarchie lui a répété qu'elle pouvait forcer la fermeture des magasins. Elle pense que sa mission est sacrée. Elle oublie la confortable majorité de gens d'un autre avis que le sien qui ont élu le gouvernement en place. Elle est en croisade et ne compte pas s'embarrasser de trop longues réflexions. On a déjà pensé pour elle. Elle aussi a entendu tous les ténors socialistes, ulcérés d'être dans l'opposition, mauvais perdants en somme, rager sur un gouvernement des droites, des riches, contre les travailleurs. Raymonde les croit. Elle fait de la politique en croyant faire du syndicalisme. La gréviste n'a pas dit la vérité, elle a cru l'entendre. Mais, in fine, je vous avoue qu'ils m'ont profondément irrité ces syndicalsites qui se croient tout permis. J'ai vu des milliers de mes collègues se lever à 3 heures du matin pour passer le ring de Bruxelles avant un hypothétique blocage. Quelle violence faites à ceux qui veulent travailler! Quant au debat de fond: il est en effet un debat de fond. Et il devrait le rester. Vos arguments, Marcel, sur les danger d'asphyxier l'économie sont de bon sens. Les arguments qui prônent l'orthodoxie budgétaire sont également convaincants. C'est un debat d'idées qui ne devrait pas être pollué par la politique, la haine du riche (Mr Omega Pharma), les simplifications hâtives, les grèves excessives et intempestives, la peur du changement. Je pense que nous sommes d'accord la-dessus. Vous trouvez aussi que la réflexion a déserté le debat public. Mais je vous avoue que je pense vraiment que ce sont les socialistes qui ont entamé et continue à alimenter l'escalade de la mauvaise foi et des attaques tous azimuts. Ils ont vraiment du mal à digérer leur eviction. D'accord avec vous sur la difficile position des indépendants. D'accord avec vous sur la communication partisane, inadéquate et irrespectueuse de Cauderlier. Votre court passage sur la politique de production de H&M, sûrement scandaleuse, est néanmoins totalement dénué de pertinence dans ce debat, à mon sens. Mais, comme chaque fois que je vous contredis un tant soit peu, je m'empresse de vous remercier pour votre brillant travail et la réflexion qu'il suscite chez moi!
  38. JF
    décembre 19, 11:36 Reply
    Tres bon article! Je connaissais deja le blog mais j'ai trouve le lien sur la page FB d'un syndicaliste convaincu!! A mon avis, il pensait que Marcel prenait la defense de Raymonde alors qu'il ne fait que remettre l'eglise au milieu du village! Assez comique quand, au final, une partie de l'article pointe le fait que les syndicats sont completement a cote de la plaque ;-)
    • Pfff
      décembre 19, 18:36 Reply
      "A mon avis, il pensait que Marcel prenait la defense de Raymonde alors qu’il ne fait que remettre l’eglise au milieu du village!" Je ne sais pas. Le titre "Thermomètre en perdition" me semble assez tragico-dramatique et laisse entrevoir la mesure de la déception de la gauche, suite aux résultats imprévus des manifestations.
  39. Lily
    décembre 19, 12:03 Reply
    Bonjour, J'apprécie toujours lire vos articles mais cette fois, je suis quand même outrée que l'on omette une chose au débat! Je comprends qu'on fasse la grève, qu'on bloque les moyens de production de son entreprise, mais de là à bloquer l'espace public, il y a une fameuse marge! Moi, je suis révoltée que ma liberté de mouvement soit restreinte pour un combat que je ne partage pas (pour plusieurs raisons qu'il n'est même pas la peine de détailler car ce n'est pas l'objet). Quand je suis contre quelque chose, je ne vais pas empêcher ceux qui sont pour de se mouvoir, car se mouvoir dans l'espace public, c'est bien le premier droit qu'on ait! Même si la jurisprudence en veut autrement, la loi interdit le bloquage de l'espace public, là où il est permis sur l'espace privé. Imaginez une femme accoucher dans une voiture, coincée dans un embouteillage qui fait des kilomètres de long car une sortie d'autoroute est bloquée, et que c'est justement celle qui mène à l'hôpital. On crie à tout va que ces gens-là on ne les bloque pas, mais avant de voir qu'on les a bloqué, le mal est fait! Personnellement, je trouve cela aussi grave que d'enchaîner un enfant pour l'obliger à coudre des heures durant, c'est le même type de privation - celle du mouvement; et sincèrement, tant que cela sera d'application, je ne vois pas comment faire d'autre, si l'on doit vraiment aller quelque part, après avoir demandé plusieurs fois un droit de passage qui est censé être naturel que de passer en force. Pourquoi la réaction devrait-elle être systématiquement effacée ou moindre que l'action? Ne pensez-vous pas que travailler sur cela résoudrait déjà pas mal de problèmes? Chacun son choix, chacun sa voie et pas d'impacts à déplorer sur les voisins?
    • Pfff
      décembre 19, 17:15 Reply
      Tous ces salaires "moyens" de fonctionnaires qui se roulent par terre, crient à la mort, à l'assassinat, parce qu'on va leur retirer 20 € par mois de salaire poche, alors que le côté moralement contestable des réformes est que l'on s'en prend aux chômeurs, aux plus faibles. Il n'y a pas de scrupule à avoir avec ceux qui "se paient sur la bête" de nos impôts, mais avec les plus faibles, où est la solidarité de la gauche ? Nulle part. Et dans cet article ? Nulle part, ou presque : rubrique chiens écrasés. Mais les chômeurs, pour un socialiste, c'est plus loin encore qu'un travailleur du privé, c'est plus loin que le Bangladesh.
    • pmf
      décembre 19, 22:47 Reply
      Comme vous dites, se mouvoir dans l'espace public est un droit mais pourquoi ce droit n'est-il que l'apanage de certains ? Regardez un peu ce que vient de faire la SNCB....... tout le sud du sillon sambre et meuse est touché et comme dit François Belot (MR), on dirait qu'on nous prend pour une réserve d'indien. Dans cette région, parfois pour une crise cardiaque, ce n'est pas la voiture ou l'ambulance mais l'hélico qui est nécéssaire......... Alors, qu'est-ce qu'un petit barrage filtrant une fois de temps en temps. AU cas où, je n'ai pas lu ou entendu UN seul commentaire dans la presse où une personne n'a pas pu se rendre à l'hôpital pour cause de barrage. Par contre, j'ai lu,il y a un peu plus de 2 ans en France (c'était encore sous Sarko) qu'une femme avait perdu son bébé parce qu'elle devait faire plus de 100 km pour accoucher suite aux restrictions budgétaires. Les barrages étaient prévus comme les bouchons lors des départs en été. Il est où le problème. A toutes fins utiles, ils n'ont fait que des barrages filtrants qu'aux ronds points et pas sur les autoroutes. Et puis en Belgique, il y en encore des nationales. Au fait, qu'en dites vous des policiers qui ont fait la grève du zèle en contrôlant tous les papiers ? Et c'est parfaitement légal. Car si certains n'ont pas apprécié, en cas de cavale comme cela s'est produit plusieurs fois, vous seriez heureuse d'être contrôlée et de rester dans un bouchon.
  40. Onckelinx
    décembre 19, 15:05 Reply
    99,9% en accord avec l'article. il doit y avoir une union sacrée, repenser les valeurs que nous devons défendre ensemble mais pour cela nous devons combattre cette violence permanent sur les réseaux sociaux. Raymonde doit avoir du courage car avec une telle agressivité à son égard...certains seraient tentés par un geste irréversible. Canalisons cette énergie pour combattre une austérité aveugle dont peu de monde sortira vainqueurs. Pas le politique qui sera de plus en plus critiqué et qui laissant des citoyens désabusés sur le bord de la route les pousseront dans les bras de l'extrême droite, pas les petites entreprises ou indépendants qui se retrouveront aux bord du gouffre, pas les citoyens dont le fossé ne cessera de grandir entre les aisés et les autres.avec un risque grandissant de montée de tension et de violence dans nos rues. Notre premier combat est de rendre un visage humain et social à l'Europe et de mener une lutte sociale et internationales afin de donner des conditions de travail identique à tous et ainsi éviter les invasions du marché économique par des produits à moindre coûts mais généralement confectionner pas des ouvriers dans des conditions dignes du moyen-âge. C'est ce message que j'ai envie de me battre dans ma vie de tout les jours pour faire passer aux citoyens et principalement à la jeunesse qui est en mesure de préparer un monde plus égalitaire pour demain. Désolé pour les fautes.
    • Pfff
      décembre 20, 22:47 Reply
      On ne l'avait pas vendue au Anglais, Jeanne d'Arc ?
  41. Lemmi
    décembre 19, 15:14 Reply
    analyse assez juste... Mais qui oublie (étrangement?) de préciser que le moteur principal de cette scission entre les différents acteurs du monde de travail sont les manœuvres du PS qui veut provoquer le renversement du gouvernement et le retour au pouvoir. N'oublions quand même pas ques les syndicats avaient annoncé les grèves tournantes même pas 1 mois(!) après la formation du gouvernement (et donc exclusion du PS) avant meme d'entamer la moindre tentative de négociation, sans oublier l'imge d'une certaine Onkelinx qui hurlait comme une histérique lors de la déclaration de constitution du gouvernement Michel. Lorsqu'on inclut les tentatives de manipulation du PS dans l'équation, l'analyse devient nettment plus pertinente...
  42. miyovo
    décembre 19, 15:29 Reply
    Ces fanatiques fous furieux Abreuvés de haine et de bière Défiant les crétins en bleu Insultant les salauds en vert
  43. galagod
    décembre 19, 17:11 Reply
    1. Un certain de degré de solidarité est essentiel dans une société : elle en constitue la base. Il ne faut toutefois pas confondre « solidarité » et « acquis-sociaux-intouchables-quelles-que-soient-les-circonstances-sinon-t’es-qu’un-facho-capitaliste-qu’on-devrait-mettre-au-bûcher». En effet, le degré de solidarité dépend par définition du disponible de chacun. Une grande majorité d’indépendants – qui constituent l’essentiel des fournisseurs d’emplois en Belgique (n’employons pas le mot de « patrons », ça crispe) – travaillent davantage que leurs salariés et voient leur rémunération diminuer en fonction des aléas (sans parler des risques pris, des investissements personnels réalisés, des cautions sur leur maison etc…) là où les syndicats hurlent à la mort pour un saut d’index. Une charité bien ordonnée ne commence-t-elle pas par soi-même ? Vu comme ça, les ardents défenseurs d’une véritable solidarité ne devraient-ils pas inciter leurs ouailles à accepter avec fierté ce saut d’index (Félicitations les gars, vous mettez vos actions en pratique avec vos slogans)? 2. La Raymonde… Les quelques fringues jetées ne sont en soi pas d’une importance capitale… Le dérapage fondamental c’est l’absence de « condamnation » des syndicats quant à ces méthodes inacceptables : tantôt la Setca annonce son « soutien total » à Raymonde, tantôt Goblet rétorque que des grévistes ont été attaqués avec des barres de fer et des battes (A moins que l’attaquant ne portait un t-shirt de L&L ce qui expliquerait le traumatisme de la Raymonde, je ne vois pas de rapport)… Ces réactions font passer un message d’approbation, voire d’encouragement, de ces intimidations. Et ça c’est non seulement dangereux mais également un reniement des droits fondamentaux d’autrui. Charité bien ordonnée… disais-je…
    • moinsqueparfait'
      décembre 20, 23:25 Reply
      C'est en effet le plus dangereux, sans oublier que des faits bien plus graves se sont apparemment produits à l'Ulg. L'indépendant est évidemment et toujours par définition une cible à abattre mais ils ne sont pas les seules victimes. Vu la politisation de la magistrature et de l'appareil policier (liégeois en particulier), il n'y aura probablement aucune poursuite. Je crains de gros débordements lors des prochaines actions, car quand même les autorités administratives et judiciaires officielle couvrent l'intolérable, certains sont vite tentés de régler le problème autrement. Je conseille vivement aux syndicaleux de se contenter d'intimider les boutiques tenues par des femmes de petite taille de préférence, comme ils savent si bien le faire. Car ailleurs, il risque d'y avoir d'autres types de réactions.
  44. Hervé Bourgeois
    décembre 19, 17:30 Reply
    Très fine analyse de la situation actuelle. Je pense que nous sommes, partout en Europe, à un tournant sociétale important: - d'un côté nous avons une société de type "empire romain" càd du pain et de jeux où finalement l'avenir des travailleurs (leur) importent peu pour autant qu'on puisse consommer au risque de se surendetter. Un petit groupe maintient la tête des autres hors de l'eau (qu'il s'agisse de la sécurité sociale ou autre chose) tout en tentant de ne pas couler à son tour. - de l'autre côté, les systèmes traditionnels tant de la concertation sociale que de la solidarité interpersonnelle ont fait leur temps mais personne n'ose le dire ni même proposer une piste de changement. Les syndicats ont beaucoup à y perdre en tant qu'organismes de paiements des allocations de chômage notamment (tous syndicats confondus ce sont près de 170 millions d'euros qui sont versés en frais de gestion). On peut d'ailleurs s'interroger sur la pertinence de permettre encore aujourdh'ui aux syndicats d'agir comme comme tel puisque c'est l'Etat qui en principe a repris cette mission via les cotisations sociales. Si la guerre civile n'est pas encore à nos portes, la révolte gronde. De Rome à Bruxelles en passant par Zurich, les gens ont cessé de s'indigner et commencent (enfin?) à se révolter. Les partis politiques comprennent un peu tard que le citoyen n'y croit plus (les sondages comme les dernières élections l'ont bien montré). Les gens craignent de perdre le peu qu'ils ont et se tournent vers les partis extrémistes de gauche comme de droite. Chacun pour soi et la télé pour tous. Aujourd'hui, le travailleur n'est plus maître de son outil de travail, informatisation oblige. Les syndicats devraient assurer une qualité de travail aux travailleurs (télétravail, accès facilité aux transports publics, crèches dans les entreprises, formation continue pour garder son emploi...) en plus d'une qualité de traitement, cesser de défendre la prépension, qui n'était au départ qu'une mesure temporaire avant de devenir un "acquis social" et de n'y recourir que dans les seuls cas de fermeture d'entreprises. Ils devraient également peser sur les choix politiques en matière d'investissements pour l'emploi (défendre les secteurs d'avenir, la reconversion des travailleurs, la diminution des cotisations sociales qui pèsent aussi sur les travailleurs, ....). Malheureusement, les gens préfèrent s'indigner du sort réservé aux oies qu'on gave plutôt que de se révolter contre le fait qu'une famille n'a pas de quoi manger à sa faim...
  45. Jonathan Elias
    décembre 19, 18:42 Reply
    Bien qu'étant "simple employé" de la FGTB Namur (Service chômage), je dois avouer que cette histoire a été épuisante, et je ne suis pourtant pas directement concerné. Votre texte "attaque" (attaquer dans le sens de critiquer ; et toute critique est bien évidemment bonne à prendre quand elle est justifiée/argumentée, qu'elle soit positive ou négative) autant les syndicats que les autres parties, mais cela ne m'empêche pas d'être d'acore avec votre analyse, mais avant tout heureux de voir que les commentaires ont l'air d'approuver votre bon sens, et que ce dernier à l'air de procurer le même plaisir de lecture aux autres qu'à moi-même :-D Comme quoi, le but n'est pas d'avoir raison ou de gagner (mon entreprise est critiquée), mais bien de se comprendre. La seule chose pour laquelle j'avoue encore avoir du mal, c'est l'utilisation du mot syndicaliste à l'heure actuelle. On parle de tous ces syndicalistes qui bloquent, manifestent, font grève, etc ... les opposants à la grève (dont je respecte le choix) devraient se rappeler que la majorité des manifestants/grévistes sont des citoyens qui ont peur de l'avenir et qui décident d'agir, et non des syndicalistes (si les 3 syndicats employaient les 120000 manifestants de Bruxelles, ils seraient les partenaires privilégiés de la FEB ^^) ou des ignares qui suivent "l'ordre du syndicat" sans savoir réellement pourquoi ils manifestent. Et allons même plus loin, même si certains ont peut-être du mal à expliquer ce qu'ils estiment injuste dans les mesures annoncées, cela ne les empêche pas d'être inquiets au jour le jour (et de l'avenir) je pense. Le malheur a-t-il à présent besoin d'être justifié pour être compris et mériter l'empathie? Car comme vous le dites bien: peu importe notre statut social, notre origine, nos croyances et/ou convictions, nous sommes tous dans le même sac. Et la solidarité est avant tout une valeur humaine et non un slogan syndical. Bref, après cette semaine tumultueuse, il est apaisant de lire cette analyse le vendredi soir avant un week-end tant attendu! Merci!
    • wallimero
      décembre 20, 15:42 Reply
      ah bon, donc, les caisses sont vides et je m'inquiète de pas pouvoir garder tout les avantages dont je bénéficie aujourd'hui, donc je bloque je pays. ce n'est pas du syndicalisme, c'est de l'égoïsme
      • moinsqueparfait'
        décembre 20, 23:32 Reply
        Hugo Schiltz disait qu'il faut avoir grandi parmi eux pour percevoir clairement les menées foncièrement totalitaires d'une frange du mouvement flamand. Moi je dis qu'il faut avoir grandi parmi eux pour percevoir le niveau d'égoïsme, de prédation et d'insensibilité pour les malheurs de "ceux qui n'en sont pas" de ce qui forme le syndicalisme institutionnel belge. Si pouviez seulement imaginer le train de vie que certains mènent. À gerber.
      • Lachmoneky
        décembre 21, 06:50 Reply
        Wallimero, les syndicats ne s'opposent pas au renflouement des caisses vides, Ils estiment que ce ne sont pas les plus démunis, les moins nantis, qui n'arrivent que très difficilement à boucler leur mois qui doivent payer autant ou même plus que les nantis... ou que d'autres formes de revenus, qui, eux, échappent totalement à cette cure d'amaigrissement. Ce que vous ne saisissez pas vraiment, c'est que la disparition progressive de la classe moyenne débouche sur une dualité de la société. Petit à petit, nous retournons une centaine d'années en arrière.
        • moinsqueparfait'
          décembre 22, 00:19 Reply
          Ce que vous, vous ne saisissez pas très bien, je crois, c'est le réajustement en cours au niveau mondial qui ramène la population européenne à son niveau de richesse réel, à savoir nettement plus bas que ce qu'on lui avait fait croire. Voilà le fond du problème. Ce n'est sûrement pas en travaillant moins et moins longtemps et en ayant peur du nucléaire, du charbon, de l'acier, du gaz, et d'un peu tout que ça s'arrangera... L'austérité merkelienne non plus, c'est fait.
        • uit 't zuiltje
          décembre 30, 16:32 Reply
          @Moinsque' Lach' a raison c'est vous qui êtes un peu grippé du neurone déjà que vous mettez sur le même pied nuc charb acier... votre "la population européenne à son niveau de richesse réel" montre que vous ne comprennez pas qu'il ya rien de mondial au retour à l'ancien régime chez nous...
  46. L'enfoiré
    décembre 19, 19:42 Reply
    Raymonde aurait dû aller (ou a peut-être été) dans la fille lors de l'ouverture du grand magasin Primark. Là, elle se réservait une pièce de vêtement avec les quelques euros qui lui restaient. http://www.rtl.be/info/regions/bruxelles/les-files-devant-primark-enervent-les-autres-commercants-je-commence-a-regretter-video--685145.aspx :-))
  47. guypimi
    décembre 19, 20:01 Reply
    Nous atteignons un stade manifeste d'anomie sociale générateur de coûts sociétaux insupportables pour tous les citoyens = sauf les 4% ( chiffre recensé officiellement) de vacanciers d'hiver qui vont dépenser leur primes de fin d'année à l'étranger tout en s'offusquant que l'on puisse avoir BESOIN des 2% d'index pour SURVIVRE. Les citoyens lamda dépensent TOUT ce qu'ils gagnent dans notre économie. Il serait temps qu'ils manifestent leur indignation aux mesures iniques plus efficacement qu'une grève en observant où va leur argent = dans les poches des actionnaires du VOKA pour une part trop importante. Les TRANSFERTS SUD=NORD sont plus importants que ceux mégotés par le VOKA vers le sud. La richesse flamande résulte pour une part trop importante des achats de francophones qui devrait avoir un réflexe identique aux flamingants qui achètent flamand.
  48. Arnaud
    décembre 19, 23:22 Reply
    Splendide billet, c'est la première fois que je vous lis, et ce ne sera certainement pas la dernière. Merci. A diffuser autant que possible...
  49. Alex
    décembre 20, 02:12 Reply
    Quand les éléphants se battent seul l herbe souffre
  50. 1/2KL
    décembre 20, 16:41 Reply
    "On ne défend pas le droit de grève en s’en prenant à la liberté de travailler de ceux qui, le même jour, ont fait un autre choix" Sur le droit de grève et le droit au travail, voir : http://www.canalc.be/droit-de-greve-et-droit-au-travail/?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook
  51. henry
    décembre 20, 17:56 Reply
    Il est bon de rafraîchir les mémoires : les salariés non solidaires d'un mouvement de grève bénéficient aussi d'un avantage (par ex. augmentation salariale) obtenu par l'action syndicale. Un peu gênant, non ?
  52. Rege
    décembre 20, 21:48 Reply
    Mmmh Ce qui est le plus décevant et que tout le monde oublie,,, C'est que les sociétés qui abusent du ruling luxo ont des administrateurs qui sont sensés être les garants de l'éthique de ces sociétés.. Ce sont eux qui peuvent êtres poursuivis pénalement par exemple.. Quand on regarde les administrateurs de ces sociétés .. On voit que beaucoup sont issus des mêmes bureaux que les dirigeants des syndicats.. Du PS et du CVP! Alors, quand on est un petit entrepreneur comme moi... Qui n'a pas un salaire garanti, à qui les banques ne prêtent pas, qui n'a pas les fonds que pour profiter des intérêts notionnels, qui n'a pas les moyens d'échapper à 38% d'impôt plus 25% de précompte qui ne me donnent pas droit à grand chose (parlez pas des routes, je parlerai des taxes de circulation etc) ... On a envie d'un gouvernement sans ps, sans CVP (hélas) et on a pas envie d'avoir de pitié pour les ânes qui supportent ce système qui nous réduit en esclavage. Quand à cette pauvre dame pas très intelligente qui supporte avec violence les affairistes les plus cyniques que je connaisse, elle n'est que la partie visible de cet iceberg d'injustice. La Wallonie est devenue une Ineptocratie et j'ai délocalisé le maximum. Et si ça vous choque, déshabillez vous, achetez des tickets services et faites coudre vos vêtements par des Wallons! Ou alors arrêtez de faire la morale. Si le différentiel entre le net et les coûts patronaux diminuaient de moitié et si cette mentalité de "je fais partie des 3% des plus riches sur terre et je fais grève pour que les 2% plus riches que moi soient taxés" arrêtait d'être .. Alors peut-être j'envisagerais de recréer quelques emplois en Wallonie. Mais je pense malheureusement qu'il faudra une catastrophe économique encore plus forte pour que l'on se rappelle que pour survivre, on nourrit les pompiers avant de nourrir les sinistrés.
  53. Roland
    décembre 20, 22:09 Reply
    Quand j'étais gamin, les commerçants qui ne baissaient pas le volet recevaient un joli pavé dans leur vitrine. On devrait peut-être y revenir ? Cela créerait de l'emploi chez les vitriers (appréciable en temps de crise) et surtout, cela mettrait un peu de plomb dans la tête de ceux qui manquent de réflexion et de solidarité. Pour le reste, la presse de m... fait ce qu'elle fait habituellement : 120 000 personnes manifestent et on retient quelques dizaines de casseurs. Un pays en grève et elle se focalise sur trois vêtements froissés. La presse (de caniveau) en reste au fait divers. "Le fait divers fait diversion" disait Bourdieu : il occupe l'espace médiatique pour occulter le débat de fond. Cela empêche de réfléchir.
  54. Véronique
    décembre 20, 23:14 Reply
    Imaginez que la plupart des psychanalystes sobt des indépendants! (cfr dernier sous-titre) :-p
  55. salade
    décembre 20, 23:21 Reply
    Société en perdition? Faudrait demander à Joelle Milquet de discuter avec Jo Cornu pour adapter DE FACON VARIABLE les horaires scolaires aux horaires de la SNCB. Voila de quoi occuper nos politiques. Vive la démocratie "il faut que tout change pour que rien ne change" au fric que, moi politique, je gagne.
  56. Christophe
    décembre 21, 10:35 Reply
    Un texte qui fait réfléchir. Même moi, l'antigrève stéréotypé qui va bosser en passant par les bois pour rentrer dans le zoning alors qu'il peut faire du télétravail. J'émets cependant des réserves par rapport aux idées exprimées ici. Contrairement à ce qui semble sous-entendu au début de cet article, beaucoup de non-grévistes ne tolèrent pas plus les excès des uns que les excès des autres. Oui nous blâmons les menaces de violence aux piquets de grève, oui nous blâmons Raymonde pour son comportement inacceptable, oui nous blâmons les crétins qui pensent qu'ils ont droit de blesser un syndicaliste mal luné qui reste devant leur bagnole, oui nous blâmons le débile qui a diffusé le numéro de téléphone de Raymonde. Car il y a un principe élémentaire à la vie en société : la liberté des uns s'arrête là où celles des autres commence. Diffuser des informations privée n'est pas défendable, et n'est pas à assimiler à la masse des "non-gréviste". Non, les ennemis de mes ennemis ne sont pas mes amis ! Cette allusion au Bangladesh me fait sourire. Où sont fabriquées les vestes FGTB portées par ces gens qui défendent les droits des travailleurs ? Leur sacro-sainte solidarité est-elle à ce point raciste qu'elles se limite aux belges ? Je constate également que vous vous en tenez aux faits pour les faits. Effectivement, une robe piétinée ce n'est pas bien grave. Ce qui est grave c'est la démarche d'intimidation, les menaces sous-entendues de saccage du magasin. Cela contredit clairement l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. "Pourtant, les villes étaient vides et les magasins clos. Le visible contredit les chiffres claironnés." => Les chiffres montrent également que le télétravail à été 5x plus utilisé qu'en 2012. Dans mon entreprise, que je sache personne ne s'est mis en grève. J'ai pu me rendre sur mon lieu de travail, la plupart de mes collègues ont fait du télétravail ou ont pris un jour de congé qu'ils avaient prévu pendant les vacances de Noël. Le facteur est passé, la plupart des magasins que j'ai rencontré sur mon trajet étaient ouverts le matin. Je n'ai pas une vue d'ensemble, mais l'échantillon statistique que j'ai pu observer valide que cette grève était un flop. Et merci pour le juste mot "catharsis" que je ne connaissait pas.
    • thomas
      décembre 21, 23:37 Reply
      Peut-être grâce aux insultes que Raymonde a dû subir, elle se rend compte pour la première fois dans sa vie qu'il existe des gens qui soutiennent le gouvernement ou qui ne sont pas forcément d'accord avec les syndicats. Jusqu'ici elle pensait avec ses trois cellules cérébrales qu'un non-grèviste ne peut être autre chose que quelqu'un qui est contre le gouvernement, comme tout le monde, mais qui est trop égoiste, ou un lèche-cul du patron.
  57. Tournaisien
    décembre 21, 11:59 Reply
    Marcel, Les syndicats ne se trompent pas de cible, mais bien de stratégie de communication. L'histoire de Raymonde en est la preuve par quatre. En définitive, si elle est à tancer, ce n'est tant parce qu'elle a fait fermer manu militari le magasin d'une chaîne commerciale (par ailleurs bien nantie) que parce que cette action "tête brûlée" n'aura non seulement servi à rien, mais qui plus est se sera complètement retournée contre la cause défendue par le monde syndical. À vrai dire, je constate que les travers sont toujours les mêmes : des revendications brandies sans argumentations solides, qui sont du pain béni pour le chat qu'est le monde de l'argent (et donc le grand patronat). Les syndicats seraient, il me semble, beaucoup mieux inspirés de porter le glaive là où cela fait mal : la démonstration "pédagogique"', et chiffrée, des abus manifestes et de situations parfois hors légalité. Il seraient de même plus crédibles si, au lieu de remettre "par principe" en question les mesures sur l'allongement du temps de travail, qui est une nécessité pour tenter de maintenir un tant soit peu en équilibre notre système de protection sociale (je rappelle qu'aujourd'hui, nous en sommes arrivés à une situation où 23% des retraites sont payées sur l'assiette fiscale, et non plus sur le fonds des pensions !), ils négociaient pied à pied, d'une part un aménagement des fins des carrière (suppression des horaires coupés par exemple, règlementations sur les professions à pénibilité ...) et un traitement au cas par cas dudit allongement selon la pénibilité des professions (des enseignants, à mon sens, peuvent travailler plus longtemps que des maçons ou des infirmières), et de l'autre des mesures, même si globalement elles seraient plus symboliques qu'autre chose, de répartition un tant soit peu équitable de l'effort à fournir (taxes sur les revenus locatifs, taxes sur les transactions boursières, etc.). De telles revendications, tenant compte de la réalité socio-économique et budgétaire réelle de nos pays, apparaîtraient beaucoup plus crédibles que des black out unilatéraux qui, dans les faits, ne prennent pas en compte la réalité des chiffres. Un vrai syndicaliste, responsable et collaborant au devenir de son entreprise dans une relation adulte avec le patron (et l'état quand ce dernier est le payeur), gagnerait beaucoup plus à porter son combat là où les choses peuvent être améliorées et rendues plus équitables sans remettre en cause pour l'avenir les équilibres de notre système de solidarité sociale. Je rappelle à ce propos que le coût des pensions aujourd'hui impose des mesures, au risque de reporter une facture insupportable sur les générations futures. Souhaitons-nous vraiment faire porter par nos enfants le coût de nos inconséquences. Une attitude responsable recommande, me semble-t-il, que nous prenions dès maintenant toutes les mesures nécessaires pour répartir ces coûts sur notre génération et la génération future de façon équilibrée et raisonnable. À cela aussi, je suis convaincu qu'un syndicaliste constructif et vigilant peut adhérer. À l'analyse, en définitive, l'image qu'a renvoyée Raymonde Le Liepvre est précisément celle d'une syndicaliste unilatérale et doctrinaire refusant par principe de prendre en compte les réalités qui la dérangent. Or, à leur corps défendant, certes ici très maladroitement, ce que les internautes ont exprimé était à l'évidence la perception diffuse de cette forme d'inconséquence. À tout le moins, madame Le Liepvre aurait dû se rappeler que la culture de la communication actuelle n'admettait plus ce genre de débordement. Je serais donc tenté de dire, même si je suis radicalement opposé à cette pétition sur Facebook et cette forme de lynchage électronique, qu'elle n'a récolté que ce qu'elle avait semé.
  58. Libion
    décembre 21, 12:50 Reply
    Bien vu ! Il faudrait même aller plus loin et voir que aujourd'hui n'est pas le début, mais la suite logique du début il y à 20 ans. J'adhère totalement et Raymonde me fait rire. Je suis indépendant et ne lui souhaite pas d'essayer de faire la ''chef'' chez moi. L'idée soumise de proposer aux indépendants d'informer par une annonce qu'ils soutiennent le principe, même si ils ne font pas grève est pour moi une bonne idée. Comme les asiatiques qui font grève avec juste un brassard pour signaler qu'ils sont contre une idée, mais ils travaillent !
  59. Philippe
    décembre 22, 02:53 Reply
    L'equation a plusieurs degres et plusieurs inconnues: > Le budget du gouvernement n'est pas a l'equilibre. S'endetter plus revient a emprunter plus aux banques et les rendre encore plus riche. Les gouvernements precedents portent l'entiere responsabilite de cette derive et une action corrective doit etre entreprise. On ne peut garder son train de vie au crochet de la dette laissee a nos enfants > La lutte entre patrons et ouvriers est souvent depassee. Le profit des PMEs ne cessent de s'eroder et comme le dit Marcel, un patron de PME gagne souvent moins que ses employes. Les syndicats ne se sentent a l'aise que dans le clivage patrons/ouvriers des anciennes grosses industries (siderurgie, charbonages et autres)...Toutefois, meme ces grosses societes ne font plus beaucoup de profit et en dehors de l'informatique ou de la medecine, le profit est plutot maigre. Certainement pas dans la siderurgie ou dans la construction automobile. Toutefois, tout le monde continue a acheter des Iphones (Apple ne paie pas toutes ses taxes sur les revenus generes en Belgique) et l'on est bien content de profiter des derniers medicaments produits par les societes pharmaceutiques > Les societes sont cotees en bourse et donc detenues entre autre par des petits epargnants. Le carnet d'epargne n'a plus d'epargne que le nom. Le petit epargnant a donc un interet directe dans la profitabilite des societes > Les grosses fortunes sont mouvantes et prettent a quitter le bateau Belgique pour d'autres rivages au premier signe de tempete. Le resultat de cette fuite de capitaux serait une augmentation des taux d'interets et donc du niveau de vie du belge moyen. > Les ouvriers votent avec leurs Euros. Combien sont-ils a payer plus cher un article produit en Belgique plutot que l'equivalent "low-cost" produit en Asie. > La solidarite internationale si souvent appellee a grands cris par les organisations caritatives semble etre l'enemi public numero 1 lorsqu'il en resulte des pertes d'emplois en Belgique. On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre. > Depuis Henry Ford, les grosses societes savent tres bien que produire des biens et services pour des gens qui ne peuvent les acquerir est une chimere. Les syndicats devrait prendre cela en compte aussi est travailler de maniere collaborative avec le patronnat plutot que leur proceders confrontationnels > En dehors des grosses fortunes (bien planquees) les patrons sont des peres de famille egalement. Il est offensant de pretendre qu'ils sont tous des enemis publics . > Tout le monde est pret a decrier le salaire des patrons mais personne n'est choque par les revenus des footballers et autres vedettes sportive....deux poids deux mesures > En dehors des grands conflits du travail au 19 et debut 20e siecle, je ne voie pas vraiment de luttes syndicales ayant profites a la societe au sens large du terme. Cela me conforte dans ma position que les syndicats font partie d'un autre age qui ne se sont pas remis en question dans les annees soixantes septantes et quatre-vingts, peiode de mutation cruciale > Le droit de greve et droit au travail sont fondamentaux et doivent etre respectes avec la meme ardeur. Raymonde devrait garder cela a l'esprit. A la reflexion de ces quelques points enumeres, la greve est une chimere et les grevistes cherchent a apporter une solution simpliste a une situation qui leur echappe et qui ne peut perdurer. Liege, Charleroi etaient de veritables bastions economiques et nos grands-parents n'avaient pas peur de mouiller leur chemise. A nous d'en faire autant.
  60. LaCrise
    décembre 22, 11:18 Reply
    Même si je ne suis pas toujours d'accord avec vos propos, force m'est de constater que votre billet tape juste là où il faut : la conscience. Très bien écrit, fouillé, sans tomber dans la caricature, vous avez dit les choses juste comme il fallait.
  61. MUC
    décembre 23, 14:14 Reply
    Un aspect qui n'est pas formulé ; l'employée qui était victime de l'aggression de cette syndicaliste (le poids de cette femme = environ 1/3 du poids del'ours attaquant - qual courage - !), ... était membre du même syndicat ! Elle a quitté le syndicat en disant "je ne vais pas continuer au salaire de quelqu'un qui m'attaque". Le syndicat = K.O. !
  62. Anne Godart
    décembre 28, 18:45 Reply
    Excellent article que je viens de lire à tête reposée. Plusieurs jours après avoir fait partie de la meute des pourfendeurs de Raymonde, dont l'attitude m'avait semblé vraiment "dégobillatoire" (mais j'ai une longue histoire de fille et épouse de TPI pour me justifier un peu!). Un seul passage me fait tout de même tiquer dans votre analyse : "On ne devient pas secrétaire régionale d’un syndicat si on ne pense qu’à soi". La fréquentation de certaines personnes qui occupent précisément ce genre de fonction me permet vraiment de nourrir quelques doutes sur cette considération un peu trop générale. Là comme partout ailleurs vous trouverez une bonne dose d'arrivistes. Hélàs. Encore bravo pour l'ensemble de votre blog et meilleurs vœux pour l'avenir.

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