James Foley, un témoin. Pas une icône.

Capture d’écran 2014-08-25 à 18.21.30

Photos du site rememberingjim.org

Depuis que le journaliste indépendant James Foley a été exécuté face caméra par un membre de l’État Islamique (je préfère ISIS, les deux S donnant plus de corps à l’épouvantable criminalité de cet État), c’est la folie sur les réseaux. Après d’innombrables articles faisant le portrait du malheureux, ma timeline Twitter est désormais envahie de selfies de personnes connues ou moins connues, avec le mot-clé #rememberingjim. Dans le meilleur des cas, ce sont des gens honnêtes qui expriment leur émotion. Dans le pire, c’est Benyamin Netanyahou qui profite de son image à des fins de propagande.

Il y a aujourd’hui une page Facebook et même un site Rememberingjim.org. Cet engouement, si j’ose dire, tient au fait que James Foley était journaliste, apprécié des gens qui l’ont rencontré, et occidental. Pourtant, il me met mal à l’aise. Pour les trois raisons précitées, probablement.

Bien sûr, les journalistes se rendent là-bas pour rendre compte. Ils prennent des risques insensés pour nous informer. Sans cette information, l’opinion publique ne peut exercer son influence sur des États éventuellement réticents à aider militairement voire humanitairement les victimes des atrocités qui y sont commises. Ce sont les articles sur les yézidis chassés, assassinés, bloqués dans une montagne, et les femmes vendues pour 25 dollars, ce sont les alertes lancées par les chrétiens de Mossoul et répercutées par la presse, qui ont — au minimum — contribué à activer l’aide humanitaire et les interventions américaines par drone ainsi que l’assistance d’États européens aux Peshmergas sous des formes diverses. La présence de journalistes est donc indispensable dans un conflit. Ils sont nos seuls points de repère, les seuls lanceurs d’alerte qui aient accès à une médiatisation et qui ne soient pas — en principe — sensibles aux propagandes diverses. Et dans un certain nombre de cas, elle sauve des vies. Sans eux, nous ne saurions pas l’ampleur et la cruauté des exactions de Bachar Al Assad d’abord, de l’ISIS ensuite. Sans eux, nous ne serions pas intéressés au sort horrible de populations entières.

La présence de journalistes en zone de guerre sauve des vies.

Alors, bien sûr, tout ça, c’est important. On a décapité un journaliste. Mais il y a dix jours, Libé publiait un article dans lequel un témoin affirmait que la Waffen-ISIS décapitait des enfants et éventrait des femmes. Sauf que là, nous n’avons pas d’images…

Pour le journaliste Foley, l’ISIS s’est au contraire fendue d’une écœurante mise en scène, décapitant le corps probablement déjà sans vie (d’après des experts en vidéo — je me suis refusé à regarder le clip) d’un compagnon de route très apprécié par ceux qui l’ont connu. La réponse du monde médiatique fut un haut-le-cœur et une condamnation absolue de cette pratique qui fut dès lors qualifiée de « moyenâgeuse ». Pourquoi cette qualification est-elle devenue « unanime » à ce moment-là seulement ? C’était un peu comme si imposer la conversion à des chrétiens sous menace de mort n’était pas suffisamment barbare. Un peu comme si assassiner des enfants sans défense pour le plaisir n’était pas déjà le comble de l’horreur, insurpassable. Ceux-là ont été exécutés pour ce qu’ils sont, des yézidis ou des chrétiens, ce qui est le fondement du génocide ; James Foley est allé là-bas délibérément, connaissant les risques (il avait déjà été enlevé en Libye). Il a été assassiné pour ce qu’il faisait et ce qu’il représentait : un Américain, un journaliste. Il ne serait pas compréhensible que son assassinat passe avant les milliers de meurtres pratiquement rituels dont les victimes sont, si j’ose dire, « encore plus innocentes ».

L’ISIS, lui, a apparemment bien compris comment fonctionne l’Occident médiatique. Vous pouvez tuer 200 hommes à la hache et poster la vidéo sur YouTube, ça ne fera pas la une pour autant. Vous pouvez lapider une femme et la mettre sur Facebook, ce sera une info parmi d’autres. Vous pouvez arracher les yeux des enfants, on publiera le récit des témoins à la page douze. Mais exécutez un journaliste occidental avec un peu de mise en scène, et vous atterrirez à la une, dans les premières secondes du journal télévisé, provoquerez des débats, des commentaires, des chroniques (dont celle-ci, bien sûr). Et dans les heures qui suivront, les conversations sur les réseaux sociaux porteront rapidement sur l’opportunité de diffuser l’exécution, alors que personne ne s’est demandé s’il fallait ou non diffuser les images de têtes coupées de notables locaux ou les corps d’enfants lacérés par un shrapnel à Gaza. Ou la célèbre photo de Huynh Cong « Nick » Ut de cette petite vietnamienne nue et brûlée par une attaque au Napalm en 1972.

Personne n’est anonyme. 

 

On m’a déjà expliqué que ceux-là, c’étaient des anonymes. Or, à ma connaissance, personne n’est anonyme. Tout le monde a une famille. La petite Vietnamienne est devenue grande et a passé des années à tenter de se détacher de cette photo d’elle en victime, en martyre, avant de comprendre que ce cliché a alerté l’opinion publique, et contribué à sauver des vies. C’est cruel, mais le journaliste est sans cesse confronté à ce dilemme : risquer de heurter les proches d’une personne photographiée morte, ou cette personne même au moment où le sort s’est acharnée contre elle, pour rendre compte ; mettre entre parenthèses le droit à l’image quand l’information de la société paraît plus importante. De ce fait, la réponse à la question de la diffusion ne devrait pas dépendre de l’identité d’une personne, mais uniquement de la valeur informative de l’image. Et l’on ne devrait pas voir surgir de campagne (spontanée) lancée par des journalistes incitant à ne pas diffuser la photo de James Foley sur une dune, à genoux, ou toute autre image « parce qu’on connaît la victime ». Il me semble que la liberté éditoriale implique que chaque rédacteur en chef devrait pouvoir décider en son âme et conscience (certains n’en ont pas, et ça ne changera jamais) de l’opportunité de publier telle ou telle image, sans que la profession ne cherche à l’influencer — surtout pas cette profession-là !

Mais « l’engouement » sur Twitter a été d’une rapidité sidérante, et les avertissements qui allaient avec, pareil. La solidarité des journalistes aidant — plus que jamais nécessaire —, chacun y est vite allé de son petit billet en hommage à James Foley. L’interview de quelqu’un qu’il connaissait. La lettre des parents. L’identité du coupable (présumé) et sa photo (de coupable présumé). Rien de ceci n’est anormal ou incompréhensible, bien sûr. Mais il y a une limite. Quand l’enquête sur « qui a tué James Foley » prend le pas sur le viol et le meurtre de masse de jeunes femmes, on dérape déjà. Quand on crée une page pour lui rendre hommage et qu’on lance une campagne de « soutien » sur les réseaux, on dépasse les bornes. En faire un Che Guevara, un Gandhi du reportage de guerre n’a pas de sens.

Ne pas se laisser impressionner par les circonstances de sa mort.

 

Car tout d’abord, des journalistes sont tués tous les jours dans le monde, et leurs photos sont rarement diffusées. Pourquoi lui, plutôt que cent autres ? Ensuite, parce que cette exagération ne sert pas la cause que James lui-même défendait en pratiquant son métier. Enfin, parce que ce faisant, on reconnaît implicitement son assassinat comme un événement hors normes, ce que, justement, ses assassins ont recherché. La mort de James Foley est un épisode de la vie de James Foley, de l’histoire du journalisme, et la revendication de l’ISIS est sans intérêt dans ce contexte. Se laisser impressionner par les circonstances de sa mort parce qu’elle était « cinématographiquement horrible » revient à reconnaître à son bourreau et à son exécution un caractère exceptionnel. Un journaliste est mort, point. Vous comprendrez que pour ma part, la réponse à la question « fallait-il diffuser l’image pour illustrer l’info » est « non ». Mais en toute indépendance, et après mûre réflexion.

Une fois que les rédactions ont publié les points fondamentaux de cette affaire — à savoir, d’abord, que l’assassinat de journalistes sert à décourager la présence de la presse dans une région donnée, pour s’autoriser ensuite à massacrer du civil et de l’innocent, de la grand-mère et de l’enfant, en toute tranquillité (et le rappel sur la nécessité du reportage et de la présence des médias) ; ensuite, que le journaliste a été enlevé et tué parce qu’il était journaliste, ce qui autorise bien entendu qu’on reconnaisse son courage et qu’on lui rende hommage — il faut aussi savoir s’arrêter et résister à ce qui nous fait tomber dans le corporatisme : il est tombé au champ d’honneur, mais pas plus. Rappelons ce que cela implique, commémorons-le comme il le mérite, et ensuite, n’inondons pas nos colonnes de sa photo, des innombrables hommages qui lui sont rendus, parce que justement, son engagement était de rendre compte des milliers de victimes de l’horreur syrienne et de la barbarie de l’ISIS, pas qu’on focalise sur lui ! Le journaliste est d’abord un témoin. Lui rendre justice, rendre justice aux milliers de correspondants de guerre tués et blessés, c’est aussi en faire le moins possible, s’arrêter à temps, pour regarder dans la même direction que lui, et reprendre le plus vite possible le compte-rendu des massacres qu’il aurait certainement, s’il n’avait pas été fait prisonnier et tué ensuite, contribué à médiatiser.

C’est parmi les victimes qu’ils défendent avec leurs armes pacifiques, que les reporters ou correspondants de guerre tués en faisant leur métier, ont leur place. Pas à leur tête, encore moins à leur détriment.

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0 Comments

  1. Tournaisien
    août 25, 22:02 Reply
    Emotivité si typique de notre époque ! J'étais en 1997 à la marche de Bruxelles, j'ai vu partir les ballons blancs ... j'y étais comme environ 300.000 belges, parce que la volonté était forte d'exprimer toute l'horreur ressentie et le désaveu d'un système grippé. Mais ensuite, pendant encore au moins dix ans, on a continué à voir de temps à autres des ballons blancs avec cent ou deux cents personnes tout au plus ... les irréductibles de l'émotion entretenue. Il y a un peu de cela sans doute dans le culte médiatique rendu à Foley, dans cette avalanche de twitts, de mails, de commentaires sur les blogs.
  2. Tournaisien
    août 26, 07:35 Reply
    Plus fondamentalement, ce qui se profile derrière cette affaire et derrière tout le contexte politique proche-oriental de même qu'européen est le problème du suivisme de la politique européenne derrière les Etats-Unis. Les événements qui se succèdent en cascade depuis deux à trois ans en sont une illustration éloquente : Irak : deux guerres du golfe, voulues par les équipes Bush père et Bush fils L'Europe suit vaille que vaille (au moins le Royaume Uni de Tony Blair).. Elimination d'un dictateur sans foi ni loi, certes, mais porte ouverte aux groupes islamistes terroristes d'Al Qaida. Le pays reste très déstabilisé. Syrie : dénonciation tous azimuts de Bachar El Assad; aide aux insurgés, parmi lesquels se trouvent des groupes d'islamistes qui, à la faveur de la rébellion, prennent de plus en plus de puissance. Minoration de la politique russe pro-alaouite. Suivisme ici encore des Européens. Résultat : une situation qui est devenue incontrôlable et la mise en selle d'un pouvoir islamiste fort, l'EIL, qui s'avère encore plus toxique qu'Al Qaida. Retournement de la stratégie à 180°, rapprochement avec Bachar El Assad et, dans la foulée, avec l'Iran. Ici encore, suivisme des Européens. Caucase : présence importante des Etats-Unis en Géorgie (pipeline pétrolier venant d'Iran, vers la Méditerranée). Soutien américain au régime de Sakhachvili, ouvertement anti-russe. Suivisme des Européens. Réaction russe : affaire de l'Ossétie du Sud. Les Géorgiens en sont pour leurs frais. Ukraine : révolte de la place Maïdan dont on ne sait exactement quel a été le rôle des groupes d'inspiration nationalo-fasciste du mouvement Svoboda. Qu'importe ! Soutien unilatéral des Etats-Unis à la révolte ukrainienne (l'occasion est trop belle de fragiliser encore un peu plus la Russie de Poutine). Suivisme de l'Europe, qui avait commencé à mettre le feu aux poudres en suscitant un accord économico-politique avec Kiev. Renversement du pouvoir à Kiev. Révolte des pro-Russes dans l'est de l'Ukraine et en Crimée. Dénonciation de ces derniers par les Etats-Unis; suivisme des Européens. Prise de la Crimée par les Russes, sanctions américaines, suivies des sanctions de l'Europe (sans chercher à savoir la légitimité historique de la présence russe en Crimée). Affaire de l'avion de la Malaysian Air Lines abattu au-dessus de l'est de l'Ukraine. Les Etats-Unis dénoncent illico un coup des pro-russes, avec en arrière-plan la Russie qui les aurait surarmés; ils sont suivis par les Européens. Une enquête est ouverte, et puis plus rien. Il semble en réalité que les choses aient été moins claires. Certaines parlent même de la possibilité que l'avion ait été abattu par les Ukrainiens eux-mêmes, volontairement, aidés en cela par des agents américains sur le terrain. Black out, y compris en Europe. Et on pourrait continuer comme cela longtemps. Il suffit d'ailleurs de considérer le profil de l'ex-secrétaire général de l'OTAN, le Danois Rasmussen. Plus pro-américain, ce n'était guère possible. Jamais la politique atlantiste ne s'était portée aussi bien que sous sa direction. Le résultat des courses : au lieu d'encourager une politique d'ouverture, à la fois économique et culturelle de la Russie en direction de l'Europe, jamais comme aujourd'hui on n'aura plus recréé les conditions de la guerre froide ... une situation qui est tout profit pour les Etats-Unis qui n'avaient qu'une peur, celle d'un rapprochement fort entre l'Europe et Moscou.
    • Pfff
      septembre 04, 15:16 Reply
      "les Etats-Unis qui n’avaient qu’une peur, celle d’un rapprochement fort entre l’Europe et Moscou." Je crains que les États-Unis ne fassent pour vous figure de bouc émissaire. La Russie a une tradition d'impérialisme bien ancrée, confortée par le cynisme d'une ploutocratie dictatoriale. Moscou essaie depuis des siècles la prédation à l'Ouest ou à l'Est, avec l'opportunisme des grands prédateurs : c'est toute l'histoire russe.
      • uit 't zuiltje
        septembre 05, 21:10 Reply
        mettons poutine en parallèle avec hitler et la tchéco-slovaquie et la pologne.... et donald tusk avec donald duck... super! l'otan va créer de l'emploi
  3. uit 't zuiltje
    août 27, 16:43 Reply
    perso je suis comme tout le monde touché par la violence utilisée comme moyen d'expression, ça montre le délire des auteurs et ça donne tellement d'arguments aux maîtres politiques du monde... perso je pense intimement sans en faire publicité dans ma (vraie) vie sociale que toute religion est évidemment une puissante et sublime erreur et même si c'est parfois une brillante superstructure humaine capable d'inspirer de merveilleuses réalisations (peut-être je n'en conviens que parce que je suis né dans l'athéisme sec, conscient et sans fierté particulière) toute religion instrumentalisée par des criminels a un solide problème, le pire des problèmes l'islam (il y a aussi tous les médiocres à degré divers), le pire est sa criminalisation par ses ennemis, c'est une religion qui a besoin d'aide et ne l'admettra pas... d'ailleurs quelle aide pourrait être bienveillante dans un monde où il n'y plus que des ennemis, c'est tragico-comique les territoires de l'hégire se débattent dans les guerres civiles déclenchées dans le but de la domination de l'occident et forcément de la survie de l'État d'israël son appendice colonial, historiquement intenable sauf à sublimer la "terre sainte" dans le sens : se débarrasser des juifs en europe, avec la shoah des nazis comme argument. dans ma vraie vie je suis très familier de l'islam à bruxelles et ne ressent aucun rejet envers lui plus qu'envers le christianisme ou le judaïsme de mes ascendants ... ce qui me frappe c'est que l'islam est une religion d'interdits et que tous les connards écoutés en islam sont juste des crétins capables d'énoncer des listes de trucs interdits, avec bien entendu l'incapacité d'ouvrir l'esprit des croyants vers le mieux... je ne parle pas ici de tarek ramadan, qui m'apparaît plutôt comme un joli prince souisse (très bon pour séduire les sottes en rimmel hidjab), je parle de provinciaux maroxellois ou pire ya sans doute pas de bon pasteur, il n'y a que de bons croyants... je suis frappé que les militaires islamistes se cachent (comme des femmes sous niquab) preuve qu'ils ont totalement honte de ce qu'ils font, qu'ils ont conscience d'être des criminels et non des militants... seul dieu pourtant est à même de les juger, s'ils ont si peur du jugement des gens... c'est que dieu est mort (ce que perso je crois "dieu" = "mort")et que seul compte le jugement de des gens you tube etc je conchie tous ceux qui déteste l'islam comme envahisseur de l'europe "chrétienne"
    • Tournaisien
      septembre 01, 15:46 Reply
      Sacré Uit'zuitje ... "Conchie" ... j'ai appris un nouveau mot. J'imagine que ça veut dire quelque chose comme "je chie sur". Envahisseur de l'Europe chrétienne ? Le problème n'est pas là. Si l'Islam, dans tout son spectre, était une religion de tolérance, ouverte au débat, voire même disposée au rapprochement avec les autres religions ou systèmes de pensée (tel que l'athéisme, qu'il soit ou non d'origine judaïque), il n'y aurait aucun problème, sauf à chatouiller quelques vieux grognons de Chrétiens intégristes qui seraient de toute façon minoritaires. Je le répète une fois encore : on parle d'œcuménisme avec l'Islam dans l'Eglise chrétienne (même catholique ... surtout catholique), mais cette notion par contre est inconnue dans l'Islam, du moins encore pour l'instant. S'agissant des religions, il faut en revenir au contenu spirituel et moral des textes, du moins dans les religions du Livre. Ce que l'on a fait ensuite en leur nom, je pense en particulier à l'Eglise catholique (les Croisades, l'Inquisition), est une affaire d'homme. Cela appartient à l'histoire de l'humanité. Entre Torquemada ou Bernardo Gui et les évangiles, je vous mets au défi de trouver le fil conducteur.
      • Pfff
        septembre 05, 16:22 Reply
        "je conchie tous ceux qui déteste l’islam comme envahisseur de l’europe "chrétienne"" C'est beau, la tolérance à la culture d'autrui. Vous ne seriez pas un peu colonialiste sur les bords ? Et revanchard ? Attention au grand chasseur blanc, il pourrait en avoir marre qu'on lui chie dans les bottes. " je pense en particulier à l’Eglise catholique (les Croisades, l’Inquisition)" Alors, cela, c'est original. On peut aussi varier l'ordre de l'énumération (l'Inquisition, les Croisades). Je vais en parler à mon fidèle destroyer. Ca-ta-clop, ca-ta-clop, comme diraient les Monty Python. "Entre Torquemada ou Bernardo Gui et les évangiles, je vous mets au défi de trouver le fil conducteur." Joseph De Maistre. Voilà, c'est fait. On peut ajouter - Dostoïevski - Marx - Freud - Poutine, mais cela nous amènerait fort loin dans l'étude de la cathophobie millénaire.
        • uit't zuiltje
          septembre 10, 17:36 Reply
          ""je con[...]étienne"" C’est beau, la tolérance à la culture d’autrui. Vous ne seriez pas un peu colonialiste sur les bords ? Et revanchard ? Attention au grand [...] dans les bottes." Pfff, pas vu pas re-pondu, sorry pour limage qui va à mes narines avec le scatolique verbe "conchier" : c'est le gars qu'étronne sur le gars qu'étronne sur d'autres(qui font ièch éventuellement, mais en se qui me concerne perso pas essentiellement...) mon côté nonostalgique vieille peau FR des plasticiens primitivistes flamands si l"occident" existe bien "l’europe "chrétienne"" sion parle de l'ue est un peu une imposture, et pas qu'un peu pour les non-chrétiens, vous voyez bien de quoi je parle mon vieux, de mon point de vue mécréant : "l’islam comme envahisseur de l’europe "chrétienne"" = délire de membre d'États belligérants "occidentaux" envahisseurs en terre d'islam (pas tellement plus "musulmane" que l'europe n'est "chrétienne", bien entendu...) Ah lala là le ciel de bxl envahi par les avions d'emirates airwick avec ses hôtesses à niqab homéopathique... un vrai nineeleven ii potentiel qui pourrait déferler sur tous ces ouvriers roumains soustraités par des polonais et qui travaillent sans casque dans les bâtiments de bxl... "C’est beau, la tolérance à la culture d’autrui" wiwi d'acc' sauf si "culture d'autrui" = "détestation d'un autre autrui" à mes yeux d'ex-colonial (dans la marmite)et ex-néo-colo et post-coloscopique...: toute revanche est contreproductive, les riches sont responsables de toute la misère du monde (la connerie humaine aussi, mais les égoïstes riches sont plus coupables que les égoïstes pauvres)et à la colo la religion était assumée comme superstructure à fonction civilisatrice, d'inburgering dans l'apartheid, comme aide au développement séparé, chacun sur son lopin... obama (prix nobel de la shoah par drône) est accessoirement le "grand chasseur blanc" choisi au casting par le peuple anticolonialiste dingo d'in god we trust "chier dans les bottes" est utile, ça sali le pli de pantalon de ceux qui font le pas de l'oie, ça atténue le bruit des bottes, ça emmerde aussi les lèche-bottes, puis paraît xa porte chance de mettre son pied dans la merde... trop brave con est
      • uit 't zuiltje
        septembre 05, 21:04 Reply
        salut Tourn' je voudrais pas trop vous fatiguer, perso je suis d'accord avec vous ce que vous dites me paraît sensé... je suppose que vous ne trouvez pas que l'europe doit inscrire quelque part qu'elle est le produit de la civisalition chrétienne dans l'esprit, la lettre, tout ça... bon ben vous n'excitez pas ma défécation... l'humanité à plus de problème avec sa connerie qu'avec ses religions, même si perso j'en suis pas toujours sûr
  4. L'enfoiré
    août 28, 14:25 Reply
    Bien d'accord avec le billet. Je le reprendrai dans le mien de ce dimanche. :-)
  5. Valerie Chaste
    octobre 22, 22:12 Reply
    Tout ça est bidonnant tant c'est BIDON... Complètement comme tous les autres des cas pités y compris celui à la françouski en Algeria sont de la même veine de faux grossiers...
  6. Valérie Chaste
    décembre 28, 16:11 Reply
    Sa mère aussi est bidon et tout ce qui entoure ces "acteurs de crise" comme on dit aux USA. Boston marathon a été une expression consommée de ces faux grossiers mais avalés tous crus... Et ça va continuer... Pitoyable.

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