Politiques, chroniqueurs, médias. Arrêtez ! merde ! on pète les plombs !

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Arrêtez ! Merde ! Pitié ! Arrêtez !

La gueulante de Bouli Lanners contre un ministre qu’il reconnaît ne pas détester personnellement n’est qu’un sommet d’iceberg. Regardez autour de vous. Une masse de gens habituellement placides deviennent foldingues. Logique. Ils sont abreuvés d’informations contradictoires, plus anxiogènes les unes que les autres. Pas à en devenir girouettes, mais carrément hélicoptère. Le tout, sous une épée de Damoclès dont nous ne percevons même plus le danger réel !

Comme si ça ne suffisait pas, des politiques tirent à boulets incendiaires et constants sur l’équipe gouvernementale — au sens large — chargée de nous sortir de cette crise inédite. 

Et par-dessus le marché, des médias continuent à rechercher le scoop ou la polémique, à programmer des experts qui se contredisent gaillardement dans des combats épiques dignes de l’affaire Dreyfus, avec leurs partisans qui s’entredéchirent ensuite sur les réseaux. Et à l’arrivée, des gens qui, hier, n’avaient pas la moindre idée de ce qu’était un virus, débattent de la fiabilité des essais in vitro !

Please, arrêtez !

Arrêtez, tous, de vous bombarder expert express, non pas pour tenter de comprendre (ce qui est légitime), mais pour avoir une position à défendre, l’altermondialisme, la mondialisation, l’antisocialisme, l’antinéolibéralisme, le véganisme, le libertarianisme, le communisme, l’écologisme ou encore l’acupuncture balinaise par aiguille à tricoter !

Ou pire, en diffusant de fausses informations parce qu’elles vous rassurent.

Politiques, chroniqueurs, journalistes, opinionistes, militants, bordel, arrêtez de faire ce que vous avez toujours fait comme si le business as usual avait encore un sens ! Vous abusez de nos angoisses, voilà tout !

Au lieu de continuer à tirer à vue sur l’opposant ou à chercher le scoop, à donner des pourcentages de mortalité dont vous n’avez aucune idée du dénominateur, rappelez-nous plutôt systématiquement pourquoi nous nous confinons. Rappelez que ce n’est pas parce que, sinon, nous allons tous mourir — c’est pourtant l’impression qu’on retire de nos lectures, des harangues des uns sur Youtube et des luttes à mort des autres dans les cénacles !

Médias, revenez au contexte. Rappelez-nous que nous ne nous protégeons pas tant nous-mêmes. Que si notre système hospitalier tient le coup, et si nous sommes relativement jeunes, nous avons plus de chances de mourir de tas d’autres choses, dans très longtemps. Et insistez sur la raison principale de notre action commune : si notre système de santé devait être saturé — et il le sera si nous laissons l’épidémie se propager — d’autres malades, ou des blessés, non soignés ou mal soignés, succomberaient par manque de soins, de lits, d’accès aux hôpitaux. Dans des conditions dantesques. Et par dizaines de milliers. Et nous, peut-être, avec.

Rappelez-nous que, collectivement, nous faisons un geste simple : nous mettons notre ceinture de sécurité hospitalière. Rappelez que chacun d’entre nous est un maillon de cette chaîne. Rappelez que son efficacité dépendra du respect des consignes par chacun. 

Dites-le-nous comme ça. Parce que nous ne paniquons pas quand nous mettons notre ceinture de sécurité. Au contraire, elle nous rassure ! Médias, aidez-nous à comprendre notre geste sociétal !

Rappelez au passage que c’est le plus grand défi auquel nous faisons face depuis la Seconde Guerre mondiale, et pour l’immense majorité d’entre nous, auquel nous ferons jamais fait face, tout court. Tout manque de discipline constituera un risque supplémentaire. Toute rencontre entre potes retardera la sortie de crise. Tout égoïsme sera payé par l’ensemble de la société. Et c’est pourquoi nous ne pouvons pas continuer à fonctionner comme avant.

Au passage, dites-nous que c’est aussi une grande aventure humaine. Que cette histoire est truffée de courageux et de courageuses qui, parfois, se révèlent pour la première fois de leur vie.

Médias, politiques, chroniqueurs, faites de nous des soldats ! Pacifiques, humains, mais efficaces ! Donnez-nous les objectifs. Et rappelez-les-nous jusqu’à être à bout de souffle. Ils sont simples : préserver nos proches, surtout nos aînés, et sauvegarder la santé publique.

Et arrêtez, politiques et commentateurs, de profiter de notre confinement physique, moral et psychologique pour brandir vos pseudo-solutions personnelles, tellement meilleures que celles de nos gouvernants ! Ah, si vous étiez au pouvoir, tout irait tellement mieux ! Surtout votre indécence. 

Je parle par exemple des socialistes, qui auraient fait autrement, bien sûr ; des néolibérauxchépaquoi (de droite surtout), qui hurlent que le confinement tuera bien plus de monde à cause de la faillite économique, jusqu’au jour où ils se retrouvent eux-mêmes aux soins intensifs (prompt rétablissement néanmoins, Mister Johnson) ; des anticapitalistes, qui glapissent en rond que tout ça, c’est la faute au néolibéralisme et qu’il faut renverser le pouvoir. Sans compter les écologistes qui préparent déjà leur après électoral, étouffant de plaisir à l’idée qu’après ça, la mondialisation sera mal vue. Ou les collapsologues qui caressent frénétiquement leur panique fétiche et leur obsession de la fin du monde.

Pendant ce temps, et avec votre complicité active à tous — et peut-être la mienne —, le peuple se met à voir rouge ou jaune, selon le gilet. À se diviser. À perdre de vue la seule chose qui compte : sauver.

Alors, arrêtez ! Bon sang, arrêtez !

Arrêter de continuer. Arrêter de faire comme si rien n’avait changé. Arrêter vos habitudes malsaines. Arrêtez vos batailles et vos guégerres politiques, médiatiques, expertistiques : nous sommes en guerre. Une guerre bizarre, certes. Mais qui requiert toutes nos forces vives. Notre intelligence. Notre créativité. Notre solidarité.

Alors, enterrez comme une hache vos arguments pour ceci ou contre ça, ils ne nous servent à rien. Arrêtez de chercher votre petit intérêt de parti, d’idéologue, d’intello brillant-e, d’expert-e plus expert-e que tou-te-s les autres expert-e-s ! C’est devenu des activités criminelles !

Nos gouvernant-e-s sont nul-le-s ? On ne les aime pas ? 

Eh bien, on s’en balance ! Ce n’est plus la question pour les mois qui viennent. Ils sont aux commandes, littéralement. Et vous, oh ! vous ! quand ils virent 10° à gauche, vous envahissez telle une meute hurlante les pages et les écrans en gueulant que c’est à droite qu’il fallait virer, et de 8°, pas 10, parce que, oh ! brillants et formidables, vous savez. 

Pathétique !

Oui, ils commettent des erreurs, et en commettront encore, immanquablement. Mais qu’on les apprécie ou pas, aujourd’hui, pour la première fois depuis 1945, nous devons leur faire confiance, aveuglément. Quoi ? Vous pensiez que tous les Français aimaient ou même écoutaient de Gaulle en 1940 ? Vous croyiez que Churchill était souhaité ? Quand on l’a bombardé Premier ministre, on espérait qu’il s’écrase dans la semaine. Pour les mêmes raisons stupides que celles qui prévalent aux trois quarts des commentaires en réseau social aujourd’hui : on espérait qu’il aurait tort, pour mieux avoir raison soi-même ! Ou pour se donner l’illusion qu’on n’était pas vraiment en guerre. Que les actions incontournables, les bilans affreux, étaient évitables !

Alors, arrêtez ! On vous a vus. On vous a compris ! Vous ne servez à rien. 

 

Quant aux pages web des médias, franchement, regardez-vous ! Lisez-vous ! Est-il utile de publier chaque étude révolutionnaire qui conclut à l’inverse de toutes les autres, avant même qu’elles aient été revues par les pairs ? Est-il intéressant de savoir qu’un antipoux pourrait faire mieux qu’un antimalaria, avant qu’on ait la moindre idée de l’efficacité de l’un comme de l’autre, par manque de test sérieux ? Est-il raisonnable de donner la parole, chaque jour, à quelqu’un qui affirme le contraire de ce que le gouvernement préconise ? Est-il encore légitime d’aller chercher le scoop dans les erreurs passées, les calculs d’apothicaires tendant à prouver qu’on aurait négligé la Santé, les petites erreurs de com, ou la phrase qui choque les mamie Nova de la chronique politique, dans le fin fond d’un discours ?

À l’arrivée, un quotidien demande carrément à ses lecteurs s’ils pensent que tel médicament est le bon ! Vous vous rendez compte ? À cette population qui, parfois, ne sait même pas qu’un antibiotique ne tue pas les virus (et ce n’est pas un reproche, chacun son métier) ! 

Oui, à l’arrivée, on amène la population à se croire experte en tout, et à réfuter chaque déclaration gouvernementale, à douter de, et à contester chaque mesure pourtant soigneusement pesée par des professionnels de la gouvernance, avec des experts, des mesures confrontées au budget disponible, déjà explosé d’avance, des mesures confrontées aux réalités, aux pénuries, aux appels au secours de milliers de professionnels quand on a de quoi en satisfaire cinquante ! 

Apprenez l’humilité. Apprenez à reconnaître qu’à leur place, vous n’en mèneriez pas large. Apprenez à respecter ceux qui ont été élus ou désignés pour nous sortir de là, parfois par ceux-là mêmes qui, dans la seconde qui suit, les mitraillent au bazooka !

Et vous, les médias ! Apprenez à résister à l’idée de brandir le scoop du jour avec un titre bien sanglant qui crée la polémique. Youpi ! 100.000 clics ! Magique !

Sauf qu’à l’arrivée, on inonde d’insultes un-e ministre qui a simplement répété ce que son équipe d’experts prudents a conclu (oui, prudents, parce que chaque décision a un coût humain bien supérieur aux cancanages des opposants qui hurlent qu’eux, au pouvoir, feraient tellement mieux). 

Reposez-vous prioritairement sur eux, pour une fois, pour ces quelques mois, plutôt que sur ces millions d’experts immédiats, qui se sont fait une opinion si professionnelle d’un édito à un article, avec pour seul véritable objectif — humain et compréhensible — de terrasser leur propre angoisse ! 

Apprenez temporairement à admettre l’imperfection, l’hésitation, apprenez à ne pas en profiter pour signer l’édito qui affole, qui afoule, qui défoule. En guerre, tout le monde commet des erreurs. Mais c’est aussi le moment où nous avons besoin d’une direction, une seule. Où nous devons confier le volant à une équipe, une seule. Fermer les yeux. Oublier l’idée que vous pourriez mieux faire. Bref, arrêtez de les viser toutes les trois minutes avec des scoops, des insultes, des soupçons, des reproches, des commentaires définitifs. Parce que ça les atteint. Ça les perturbe. Et nous ne pouvons pas nous permettre ce luxe. Nous avons besoin, eh oui, pour réussir, de respecter ceux qui sont à la manœuvre.

Soyez de gauche en Espagne, de droite en Belgique, du centre en France. Et arrêtez, tous, de tirer sur les pompiers !

Arrêtez, parce qu’il est urgent d’être productifs. La résistance s’organisera ensemble, ou pas du tout. Nous avons besoin d’idées pour préparer la sortie de crise. Pas d’idéologies. Nous avons besoin d’échanges. Pas de querelles.

J’en entends déjà dire « Nananère, Sel, avec les potes, on a refait le monde et on a conclu : “ceci n’est pas une guerre”. D’ailleurs Macron nananère. D’ailleurs Wilmès Gnagnagna. »  

Mais de ça aussi, on s’en fout. On n’en est plus au choix des termes. Guerre ? Pas guerre ? Grippe ? Pas grippe ? Appelez ça comme vous le voulez ! Situation exceptionnelle. Combat. Lutte. Ou même dépandémisation, si vous préférez de l’original médicalisé.

Quelle importance que celui d’un mot, quand des dizaines de milliers de personnes vont perdre la vie, parfois à 30 ou 40 ans, parfois en parfaite santé ? Quand des centaines de milliers, ou des millions, vont se retrouver en soins intensifs, parfois à 20 ans ? Quand chacun d’entre nous, aujourd’hui ou demain, aura perdu quelqu’un ou connaîtra quelqu’un qui aura perdu quelqu’un ?

Quand le personnel soignant va au turbin la peur aux tripes de perdre un patient, dans des hostos où le matériel de protection manque parfois. Ou souvent. Quand des dizaines de milliers de travailleurs, éboueurs, policiers, employés de supermarchés, fonctionnaires, et j’en passe, craignent que ce travail devenu routine ne les confine, un jour, en réa ? 

Oui, de tout ça, prenez acte. Rendez compte. Mais arrêtez de chercher des boucs-émissaires ! C’est ahurissant ! C’est chacun le sien ! Et ça ne sert à rien. 

Quelle importance, aujourd’hui, que le capitalisme soit coupable, ou la mondialisation, ou la consommation d’animaux bizarres, ou les mensonges d’un État communiste dopé à l’économie de marché, ou l’agriculture de masse ?

Quelle importance, aujourd’hui, aussi, qu’on ait détruit un stock de masques périmés il y a 2, 3, 5, 10 ans ? Ils ne sont plus là. Point. 

Et à propos de ces masques qui affolent, obsèdent et déboussolent, j’ai un scoop pour vous, qui nous fait un bon exemple : un peu partout dans le monde, on a transféré la responsabilité des stocks « stratégiques » aux pouvoirs locaux, privés et/ou hospitaliers. Et absolument partout dans le monde, on a fait confiance aux flux tendus. La raison est simple : ça libérait de l’argent pour d’autres priorités de santé. Nulle part dans le monde, on n’a prévu la pénurie. Et si vous aviez été au pouvoir, politiciens, journalistes, opinionistes, il y a 99 % de chances que vous auriez fait exactement pareil !

En Allemagne, ce « si bon exemple », les masques manquent aussi. Aux USA, des médecins travaillent en sac-poubelle. On manque de masques absolument partout. Quel que soit le régime, quel que soit le parti au pouvoir, et même en Asie. Au Japon, ce pays si efficace aux yeux de certains, le Premier ministre Shinzo Abe s’est fait ridiculiser pour avoir décidé de donner deux masques en tissu à chaque Japonais ! Quant à la Corée du Sud, ce modèle absolu à en lire certains, elle a elle-même lutté des semaines durant pour pouvoir masquer sa population… alors qu’elle est elle-même un gros producteur de masques !

Alors arrêtez ! 

Arrêtez le concours morbide entre pays, et méprisable entre partis. Non, ce n’est pas à l’État qui fera mieux ceci, ou moins bien cela. Non, aucun État, ni gouvernement, ni parti, ni individu n’a le monopole des bonnes mesures et de la bonne gestion. 

Et arrêtez, bande d’experts, de vous contredire du matin au soir pour justifier votre passage télé. Vous aussi, vous jouez avec nos angoisses ! L’un assure que les masques sont indispensables, vitaux, que le virus se promène dans l’air, telle Marine Le Pen lors d’un débat présidentiel. Et ça fait bien peur, ça : un virus invisible qui flotte tout autour de nous ! J’en connais — authentique — qui n’osent plus sortir dans leur jardin ou à leur balcon parce qu’on leur a dit que le virus survivait dans l’air ! Et je ne vous parle pas d’imbéciles. Je vous parle de gens sensés, mais déboussolés. La faute à qui ?

Évidemment, l’autre expert dira précisément le contraire : pas besoin de masques ! Ou même : « c’est contre-productif ». Ou plus nuancé : « c’est peu efficace au regard d’autres mesures. »

Et là, le peuple que vous prenez à témoin, il pète les plombs ! Qui résisterait ? « Quelle horreur ! Le premier monsieur a dit que les masques nous protégeaient, et celui du gouvernement dit qu’on n’en a pas besoin ! Quel horrible menteur ! Il veut notre mort ! Au secouuuuuuuurs ! »

Et le pire, vous savez ce que c’est ? C’est que les uns et les autres ont raison, selon le point de vue qu’on adopte. Oui, les masques sont indispensables dans les services COVID19 des hôpitaux, parce que les soignants manipulent les malades, les intubent, sont exposés directement à la dispersion du virus, en toute proximité. Oui, il en faut dans toutes les maisons de repos, parce que les locataires sont fragiles. Oui, ce serait mieux si tout le monde en portait à l’extérieur. Un tout petit mieux, toutefois. Mais non, ces masques ne vont pas réduire de beaucoup les risques d’infection. La distance, l’hygiène des mains, le confinement sont nettement plus efficaces. Très, très nettement. Et oui, c’est mieux de faire encore mieux. Mais il faut en avoir les moyens.

Or, le fait est là. Il y a pénurie, et la seule chose à faire aujourd’hui, est de tenter de la gérer au mieux. Pas de mener le procès fulgurant et continu de ceux qui travaillent comme des dingues pour nous sortir de là. Et ce mieux est impossible. Alors, il est si facile de cogner, d’accuser, d’inciter à la détestation. Si facile. Et désormais, si indécent.

L’avez-vous compris ? L’obsession pour le masque ne tient pas à son efficacité, mais bien au fait que, contre un ennemi invisible, nous préférons une barrière physique, visible, nous nous y accrochons même désespérément, instinctivement. Et si on en parle autant, ce n’est pas parce que nos gouvernements ont tant failli, mais parce que nous attribuons au masque une vertu de bouclier qu’il n’a pas forcément. Et que ça permet aux opposants de capturer notre attention à leur service.

Si vraiment, vous en avez besoin, d’un masque, arrêtez d’écouter, arrêtez d’en parler. Et fabriquez-le. Il y a plein de tutos approuvés par des services médicaux. 

Et ensuite, prenez le temps d’apprendre à le porter. Parce que ce n’est pas si simple. Et parce que les uns ont raison : un masque mal porté est une illusion de protection. Il peut même vous contaminer ! Et les autres ont raison aussi : un masque bien porté ralentit la contagion. 

Mais quand il n’y a pas assez de masques pour tout le monde, au lieu de chercher les coupables, prenons simplement acte que les autres mesures (confinement, lavage de mains, distance d’1 min 50 s ou plus — je pratique les 2 m, etc.) restent bien plus efficaces. La baisse des hospitalisations dans les pays qui ne l’ont pas généralisé le démontre aisément.

Alors, commençons ! Enfin ! Commençons !

Commençons à admettre que nous n’avons besoin que de très peu de choses aujourd’hui pour affronter les mois de confinement et de mesures spéciales qui s’annoncent. Ça va être pénible. Et de plus en plus. Et donc, la dernière chose dont nous avons besoin, ce sont les psychodrames. Nous avons besoin de solidarité inconditionnelle, d’une bonne compréhension de la situation, d’idées positives, d’union, d’empathie, de soutien mutuel, d’informations claires et pertinentes, et de politiciens qui, pour une fois, pensent ensemble plutôt que séparés. 

Parce que se tirer dans les pattes est, depuis toujours, la meilleure façon de perdre une guerre. 

Et que ceci soit pour vous une guerre ou non, ceux que nous perdrons ne reviendront jamais.

 


Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à contribuer à mon travail à raison de minimum 2 € (en-dessous, la perception PayPal est prohibitive).

(Note : je n’accepte pas plus de 50€ par trimestre des mandataires politiques, quel que soit leur bord.)

 

©Marcel Sel 2019. Distribution libre à la condition expresse de citer l’auteur (Marcel Sel) et d’établir un lien avec cette page. 

 

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38 Comments

    • marcel
      avril 07, 20:13 Reply
      Regardez sur Google. Il s’est énervé sur Clarinval.
  1. Franck Pastor
    avril 07, 19:20 Reply
    Je n'arrête pas de répéter autour de moi (par téléphone, sur les réseaux sociaux) que si le confinement nous est imposé, c'est en effet uniquement pour que les services des hôpitaux puissent fonctionner correctement, sans être débordés. À chaque fois, ceux à qui j'explique cela tombent des nues… certains n'arrivent même pas à concevoir le cataclysme que ce serait, des hôpitaux débordés, ça dépasse visiblement leur capacités d'imagination. Il suffit de voir pourtant ce qui s'est passé en Lombardie, ce qui s'est passé, en bien plus grave encore, pour la grippe «espagnole» du siècle dernier qui avait la même virulence, pour voir ce à quoi on doit échapper. C'est ahurissant, ce manque d'information, cette ignorance. Alors, oui, il faut le répéter. Sans trêve!
  2. Ludo
    avril 07, 20:17 Reply
    Si tu me censures, je te JURE que ça va se savoir partout...si tu n'es qu'un petit collabo, branleur de mots...
    • marcel
      avril 08, 20:05 Reply
      Eh bien, tant mieux si ça se sait partout. Ça permettra au moins aux gens de se rappeler que je ne me fais pas le relais de théories conspirationnistes comme celles que tu as postées dans ton commentaire précédent. Le complotisme ne passera pas par moi. Point.
  3. Edalas
    avril 07, 21:07 Reply
    Marcel, vous pouvez critiquer entre deux lignes, vous seul ; entre contrition et abnégation, mais pas nous, les insoumis. Au nom d'une solidarité qui absout à demi les morts, les gouvernements...au nom de notre commisération de sujets du roi des belges, inexpérimentés et non au faîte d'esquisses de solutions. Nous, bas peuple, sommes ignares, inconscients du non-masque artisanal. Suffit: l'incompétence est crasse. La Belgique solidaire ne veut rien dire, pas plus que ma province ou mon Occident. le mythe de l'effort et de la fierté est inique. La charge d'incompétence et la culpabilisation d'individus comme moi, issus du terreau (et non pas d'un peuple: trop facile pour l'élite, que l'éloge du peuple, son esclave) inquiets et légitimement interpelant du politique et des experts, est une honte. Je ne suis donc pas tout à fait d'accord Marcel, même si je trouve votre intervention louable. Mais vous ne me publiez plus: pas grave, cette affaire est inhumaine. Elle n'est plus ni pour moi, ni pour vous donc. Votre intervention critiquant implicitement votre critique elle-même... Alors assez: tellement facile! Vous êtes démasqué!
  4. Olivier
    avril 07, 21:45 Reply
    Merci Marcel. Ce n'est que l'adhésion à une stratégie collective qui nous sortira de là. L'Histoire a connu des périls bien plus grand. On ne nous demande que de la sagesse et un peu de discipline alors que tant de générations passées ont connus la véritable horreur.
  5. Guypimi
    avril 07, 21:51 Reply
    Apprenez l’humilité. ET empathie sont les 2 termes à retenir de cette diatribe mais pourquoi ne pas se l'appliquer alors ?
  6. P. Grégoire
    avril 08, 03:30 Reply
    CQFD Rien à ajouter. Tout est dit, poir l'essentie' Bon sens. Pieds sur terre. Les faits, rien que les faits. On se calme et recommence à utiliser son cerveau (vous savez bien, ce truc spongieux et somme toute peu ragoûtant logé au-dessus du cràne, enfin pour la plupart d'entre nous...). Respect sur ce coup là, Mssieu Sel 👏👏👏
  7. Didier Mercier
    avril 08, 08:54 Reply
    Il y a deux choses infinies : l'univers et la connerie. Mais pour l'univers, on n'en est pas certain. Voilà mon opinion (et merci à tonton Einstein au passage) quand je lis ce qu'on écrit et quand j'entend ce qu'on dit dans les médias. Depuis que le discours partisan s'en (re)donne à cœur joie, c'est encore plus vrai. Merci Marcel Sel d'un peu remettre du bon sens dans ce monde de c...
  8. Wallimero
    avril 08, 11:30 Reply
    @ Marcel, Tu vas bien ? Il y a des nr que tu peux appeler tu sais. Tu nous ponds le billet le plus populiste et idéologique depuis bien longtemps. Car qu’est-ce que tu nous proposes ? On doit faire confiance – aveuglément – à l’équipe en place, leur confier le volant et puis fermer les yeux. Jusqu’à quand ? On ne sait pas, fermez la, enfermez-la, et lui avec, ou elle avec, ou pas, peu importe. Et puis tu opposes la pauvre population aux politiques, commentateurs et médias qui osent critiquer ce gouvernement intouchable, car oh oui, nous sommes en guerre ! Et argument populiste par excellence, « jusqu’au jour où ils se retrouvent eux-mêmes » aux soins intensifs, ou face à des voyous dans une ville, ou au chômage, le populiste n’a qu’à choisir pour compléter ta phrase… Donc non, nous ne sommes pas en guerre, on est face à une crise sanitaire, qu’il faut gérer comme toute autre crise. Car non, ceci ne devrait pas être le plus grand défi auquel nous faisons face depuis la Seconde Guerre mondiale, mais on est en train de tout faire en sorte que ce le soit, pas une crise sanitaire, mais un désastre économique. Et ça c’est la responsabilité du gouvernement. La canicule de 2003 en France a causé une surmortalité de 15000 personnes, mais ce n’était pas la fin du monde. Si le problème est la saturation éventuelle du système de santé, il faut s’organiser comme tel, avec une concertation nationale de toutes les instances, fédérales et fédérées, et immédiatement mobiliser l’armée et les différents corps de santé. Et qu’est qu’on a à la place ? Un gouvernement qui a été mis en place par le mensonge et le stratagème, et qui se tient en vie en se cachant derrière des experts qui ne gèrent rien de rien, mais qui courent derrière les faits. Le simple fait que c’est un politicien qui s’occupe personnellement d’acheter des masques ou du matériel, au lieu d’un fonctionnaire est l’abdication totale de la chose publique. Quel est le plan d’achat ? Qu’est-ce qui manque en premier ? Les « experts » décident et les politiciens exécutent. Car on est face à un mauvais spectacle qui ne sert à prouver qu’une action fédérale est la seule efficace, tandis qu’en fait c’est l’état belge dans son entièreté qui est en soins intensifs sous assistance respiratoire. Et comme un groupe d’experts qui décide pendant la crise ne suffit pas, il en faut un autre groupe de 10 pour se cacher derrière pour en sortir. On ne sait pas comment ils ont été choisis, on ne sait pas non plus ce qu’ils sont censés faire, mais on a des experts. Et des experts en quoi ? Encore des virologues et des pistonnés CD&V, VLD, MR et PS venant des cénacles du consensus redistributif belge : la BNB, l’ULB, une association de la redistribution belge et une dame qui revient de l’espace redistributif interstellaire européen. Pour changer de paradigme, faisons comme toujours. Bientôt ils les feront secrétaire d’état dans un nouveau gouvernement. Crois-tu que ce gouvernement non-idéologique va hésiter une seconde pour appeler aux élections anticipées si ça leur arrange ? Donc non, on n’a pas besoin de plus de solidarité inconditionnelle, c’est cette solidarité inconditionnelle qui permet aux états et régions de creuser des déficits, de dépenser sans penser, et aux citoyens de hurler qu’il faut tout leur organiser quand ça va mal, car en effet, c’est la première crise de l’après-guerre dans nos contrées où il le citoyen belge est touché physiquement. C’est cette solidarité inconditionnelle qui creuse la tombe de la Belgique et qui creuse la tombe de l’Europe. C’est qu’il faut c’est la responsabilité. La responsabilité pour ses actes, en tant qu’état par rapport aux autres nations et sa population, et en tant qu’individu envers son voisin et les autres membres d’une société. Et pour avoir cette responsabilité il faut une adhésion et un contrôle. Et c’est à l’opposé de ce que tu nous proposes.
    • marcel
      avril 08, 19:57 Reply
      Oui, Wallimero. On sait que tu es accroc à la N-VA :-)
      • Edalas
        avril 08, 21:33 Reply
        Ah mais la NVA va gagner haut la main: car c'est tellement offert sur un plateau! Pour le PTB aussi. Et en quoi auraient-ils tort A CE SUJET? Car la machine économique s'enraye. Ils forceront le déconfinement en convainquant par les masques éternels le peuple lascif occidental, las de confinement. Car si on colmate une fuite par le confinement, une autre reste ouverte: celle du travail non confinable ou essentiel. Et si une linéarité (malgré l'endiguement de l'exponentialité par le confinement très nécessaire) de nouveaux cas perdure? Et si le temps suspend son vol? ON fait quoi??
      • wallimero
        avril 18, 09:29 Reply
        voilà donc la version de OK Boomer des grands unionistes belges..., comme quoi ça ne sert à rien de discuter avec les francos, et c'est l'erreur stratégique que la N-VA a commise: croire qu'en Belgique un Flamand peut être un interlocuteur au lieu d'une nuisance. Espérons que c'est la dernière fois. Je constate seulement que mon analyse du grand n'importe quoi est partagé de plus en plus en Flandre. Surtout la position du CD&V et du VLD dans ce gouvernement me paraît intéressante: nulle part. Ce ne sont même pas les politiciens qui parlent au public, ce sont les experts, et chacun exclusivement devant sa communauté. Il n'y a aucune communication unifiée, et encore moins un gouvernement unitaire. Si c'était pour sortir renforcés et faire une arc-en-ciel, ça me paraît raté, ils n'ont pas brillé pendant la crise où ils étaient seuls au pouvoir, et ne peuvent que reculer dans un nouveau gouvernement avec un PS marxiste et des verts qui auront un besoin d'exister. Mais bon, on sait qu'ils sont prêts à n'importe quelle trahison.
  9. Edalas
    avril 08, 11:50 Reply
    Il y a aujourd'hui autant de nouveaux cas en Wallonie qu'en Flandre...alors que la population flamande est double de la Wallonie: cherchez l'erreur. Et on ne peut plus analyser, m... c'est ça Marcel? Pic et pic et colégram Si on avait fait des mourroirs, ce qui est inhumain, il y aurait eu moins de mort dans les homes... Quand on n'a que...pas de masques, pour unique raison... Jacques! Heureux que tu n'a pas connu ça...
  10. Alexis EWBANK
    avril 08, 11:52 Reply
    Cet article n'étant pas un scoop, il ne faudra pas en déplorer la diffusion. Qui ne risque cependant pas de se propager. Pour absence de polémique.
  11. mich
    avril 08, 19:31 Reply
    Moi au contraire, je dis merci. Merci aux politiciens, de faire de leur mieux s’ils sont en charge et aux autres, de contrôler le travail des premiers. Ils font leur travail. Merci aux médias, de m’informer sur l’évolution de la pandémie, sur comment les autres vivent ces difficultés et de m’informer sur le monde extérieur où je ne peux plus aller. Ils font leur travail. Merci aux scientifiques et médecins de se battre contre la maladie et de prendre le temps de prendre le temps d’élever notre niveau de connaissance sur la maladie, sa diffusion, son fonctionnement. Ils font leur travail. Au silence du faux consensus, je préfère le débat démocratique, l’information et la science. Il faut faire confiance à l’intelligence des êtres humains. Sur la durée, c’est la vérité qui rassure, pas la dissimulation ou le mensonge. Et sérieusement, quelle logique à demander à la population de cesser de débattre sur la fiabilité des essais in vitro pour se lancer dans une démonstration sur le masque, son utilité, sa fabrication et son usage ? PS : Enfin, pour information, oui, certains virus se "baladent" dans l’air. Ca s’appelle la transmission par aérosol. Des virus, il y en a de toutes sortes autour de moi au moment où j’écris et autour de vous au moment où vous lisez. Sur cette planète, la masse totale des virus est supérieure à la masse totale des êtres humains. Mais ce n’est pas pour autant qu’on tombe malade et ce n’est certainement pas par cette voie-là qu’on a le plus de risques d’attraper le Covid-19. C’est par contre bien connu dans le cas de la rougeole par exemple.
    • marcel
      avril 08, 19:56 Reply
      Eh bien, je ne suis pas « la population ». Je me suis dûment informé à charge et à décharge avant d'écrire la partie sur le masque :-)
      • mich
        avril 08, 20:38 Reply
        Je suis admiratif. Vous rendre compte que vous écriviez une énormité sur la diffusion des virus par aérosol (mécanisme dont vous ignoriez visiblement tout) et fanfaronner dans la foulée sur votre propre supériorité et votre capacité à vous informer de manière supérieure à la population, ça demande une estime de soi hors du commun. Je suis jaloux :-) Au fait, tenez-vous un historique des modifications de vos billets ?
        • marcel
          avril 09, 16:53 Reply
          Je vous concède volontiers que j'ai simplifié les choses. Je ne fais pas un papier sur la circulation du Sars-CoV-2 dans l'air (par aérosol, si vous préférez) — ce que je laisse aux — mais sur l'attitude des politiques, chroniqueurs et commentateurs. Et je parlais en particulier aux gens qui n'osent plus aller dans leur jardin parce qu'ils pensent que des virus peuvent y "voler", ou qui sont terrorisés à l'idée de croiser quelqu'un à moins de 10m. Je pense qu'on peut aisément se moquer de l'idée qu'il circulerait dans l'air (entendez, qu'il y flotterait un temps certain) sans pour autant avoir besoin de faire référence aux études (que j'ai lues, rassurez-vous, donc, bis repetita). En général, quand je fais un changement dans un de mes articles, je l'indique précisément en début d'article, sauf si j'estime qu'il s'agit d'une pétouille.
          • mich
            avril 09, 18:14
            Merci d'avoir pris le temps de préciser votre point de vue.
          • marcel
            avril 09, 19:28
            Avec plaisir, ce sont de bonnes questions.
          • mich
            avril 12, 12:15
            Bonjour, Je vous invite à prendre connaissance de la carte blanche d'Etienne Decroly, virologue et directeur de recherches du CNRS parue ce jour dans l'écho sur les mesures à prendre pour sortir du confinement : https://www.lecho.be/dossiers/coronavirus/que-faut-il-pour-sortir-du-confinement/10220290.html Il insiste sur la contamination par aérosol dans le cas de la pandémie actuelle (velle qui vous faisait ricaner), ce qui, selon lui, justifie le port obligatoire du masque : "Adaptation des gestes barrière, incluant l’obligation générale du port du masque. (...) Contrairement aux idées répandues, le SARS-CoV-2 se transmet à la fois par microgouttelettes et par aérosolisation sur des distances plus importantes qu’un mètre. L’usage systématique de masques de protection respiratoire individuelle dans les commerces, les transports en commun, les lieux de rassemblement, les écoles et les universités viendra renforcer les mesures de “distanciation” sociale et d’hygiène qui resteront applicables." Vos conclusions sur le port du masque sont erronées. Y a-t-il consensus sur cette question? Soit oui et vos conclusions sont erronées, soit non et ce n'est pas à vous d'arbitrer le débat par des phrases telles que : "Et le pire, vous savez ce que c’est ? C’est que les uns et les autres ont raison, selon le point de vue qu’on adopte. ". Un débat scientifique, ça se règle entre pairs et pas sur le blog d'un polémiste. Par votre article, vous participez à l'hydroxychloroquinisation du débat sur le port du masque. Quand vous écrivez "Mais non, ces masques ne vont pas réduire de beaucoup les risques d’infection. La distance, l’hygiène des mains, le confinement sont nettement plus efficaces. Très, très nettement." ce sera interprété comme "Oui mais Marcel Sel a dit que ça servait à rien et qu'il suffisait de se laver les mains". Ce virologue signale que le masque est nécessaire et qu'il faudra le rendre obligatoire. De grâce, ne participez pas à l'amoindrissement de mesures qui risque d'être nécessaires et vitales en propoageant votre avis sur un dossier qui n'est pas de votre expertise. La toutologie a ses limites.
          • marcel
            avril 12, 18:21
            Vous vous basez sur un avis, je me base sur tous les avis et je maintiens. La transmission par aérosols est pour l'instant une hypothèse, pas une certitude. On ne sait pas non plus dans quelle mesure. C'est un point de vue. La réponse est le confinement et la distanciation, le plus possible. Le masque est efficace s'il est bien porté, et ce n'est pas le cas dans ce que j'observe. Raison pour laquelle je continue à dire que les deux parties ont raison (du moins jusqu'à ce qu'on démontre le contraire). De plus, quand on lance des politiques publiques, il faut qu'elles soient réalistes, et l'absence de masques (due notamment au fait que les pays qui en produisent les gardent pour leur propre population) rend une politique du masque pour tout le monde irréaliste. Si l'on partait sur une logique masque + déconfinement, il faudrait un à trois masques par jour en moyenne pour 11,4 millions de Belges (avec des modèles enfant). Soit jusqu'à un milliard par mois. On n'arrive visiblement pas à en trouver beaucoup plus que 10 millions par semaine sur le marché. Quant à es fabriquer « nous-mêmes », une production a été lancée en Suisse avec deux machines capables d'en produire chacune (si j'ai bonne mémoire) 32.000 par jour. Il lui faudrait 178 jours pour satisfaire les besoins de la population belge pendant… un jour. Enfin voilà. Le plus simple est que l'on suive les décisions des groupes qui ont toutes les données du problème plutôt qu'un épidémiologue qui ne voit qu'une partie du problème, ou les idéologues qui inventent des réussites masquées dans tel ou tel pays en les sortant du contexte.
          • mich
            avril 13, 10:35
            1. Sur la diffusion par aérosol "C'est un point de vue." Non. Il s'agit d'une question scientifique, pas d'une opinion. Soit il y a consensus dans le monde scientifique sur le fait scientifique en question et il s'impose à nous, soit il y a débat et il se règle entre pairs, pas sur la voie publique. Sinon le débat est "hydroxychloroquiné" ou pire, on tombe dans l'obscurantisme. Choisir l'hypothèse qui vous arrange parce qu'il vous semble qu'il n'y a pas de consensus est une faute de raisonnement. S'il n'y a pas consensus, il faut prendre toutes les hypothèses en débat et pas faire son shoppping. 2. Ce qui fait consensus, c'est qu'il faudra déconfiner la population en gardant le R0 inférieur à 1. Avec les mesures de confinement actuelles, on y arrive de toute justesse. Dans ce contexte, que la contamination par aérosol soit significative ou non, on ne peut pas écarter l'option du masque sur base des raisons que je vous ai vu avancer. Toutes ont une solution. --> disponibilité: "y en n'a pas assez" : on adaptera la population qui peut sortir à hauteur des masques disponibles. Il n'est pas exclu que des masques réutilisables soient utilisés, la stérilisation est possible à domicile (machine à laver, eau bouillante ou micro-ondes). --> usage: "la population ne sais pas les utiliser" : on lui apprendra. C'est quand même pas plus compliqué que de conduire une voiture ou s'occuper h24 d'un nouveau-né. --> faux sentiment de sécurité: argument systématiquement démenti par les faits. Si on l'avait suivi on n'aurait pas de ceinture de sécurité ou d'ABS dans les voitures, pas de prep, pas de balise epirb sur les bateaux, pas de DVA ou d'airbag en ski hors-piste, pas de casque pour les motards. Tous ces systèmes ont conduit à une réduction du nombre de victimes malgré les conservateurs qui préconisaient de s'en passer à cause du "faux sentiment de sécurité". J'ai juste pas envie de mettre un masque, encore moins de me promener en rue avec ça sur la figure. Mais dans l'attente d'un vaccin, je ne vois pas comment on pourra relancer l'activité de manière vaguement normale en ne mobilisant pas tous les moyens à notre disposition pour garder l'épidémie sous contrôle. Le masque en fait partie. J'espère que vous aurez cet échange en tête dans deux mois, quand tout ce que j'ai écrit ci-dessus vous semblera une évidence.
          • marcel
            avril 26, 10:26
            <blockquote>1. Sur la diffusion par aérosol « C’est un point de vue. » Non. Il s’agit d’une question scientifique, pas d’une opinion. Soit il y a consensus dans le monde scientifique sur le fait scientifique en question et il s’impose à nous, soit il y a débat et il se règle entre pairs, pas sur la voie publique. Sinon le débat est « hydroxychloroquiné » ou pire, on tombe dans l’obscurantisme. Choisir l’hypothèse qui vous arrange parce qu’il vous semble qu’il n’y a pas de consensus est une faute de raisonnement. S’il n’y a pas consensus, il faut prendre toutes les hypothèses en débat et pas faire son shoppping.</blockquote> Tant qu'il n'y a pas de travaux convaincants sur la question, c'est un point de vue, ou, si vous préférez, une opinion sur la pertinence des travaux menés. La question de l'aérosol est d'ailleurs accessoire, la vraie question est celle de la contamination possible par aérosol. Si la charge virale transmise de cette manière est insuffisante pour contaminer, on s'en fiche un peu, du voyage du virus dans l'air. Cette semaine, j'ai vu quelques personnes brandir un article de la Reppubblica qui semblait confirmer le fait que le virus pouvait se fixer sur des particules fines, alors que le même article expliquait que la charge virale était alors trop faible pour contaminer. Bref, chacun cherche les arguments qui démontrent des certitudes préfabriquées. J'ai fait l'inverse : partisan des masques pour tous au départ, c'est en lisant les études et les avis de virologues, en plus de mes propres observations empiriques sans valeur scientifique que j'ai cru pouvoir constater que j'avais fait fausse route. <blockquote>2. Ce qui fait consensus, c’est qu’il faudra déconfiner la population en gardant le R0 inférieur à 1. Avec les mesures de confinement actuelles, on y arrive de toute justesse. Dans ce contexte, que la contamination par aérosol soit significative ou non, on ne peut pas écarter l’option du masque sur base des raisons que je vous ai vu avancer. Toutes ont une solution. –> disponibilité: « y en n’a pas assez » : on adaptera la population qui peut sortir à hauteur des masques disponibles. Il n’est pas exclu que des masques réutilisables soient utilisés, la stérilisation est possible à domicile (machine à laver, eau bouillante ou micro-ondes).</blockquote> Bien entendu. Mais j'ajoute que la population doit être formée à l'utilisation du masque et je vois trop peu de cette formation dans la presse. Elle s'occupe plus de critique que de pédagogie. <blockquote>–> usage: « la population ne sais pas les utiliser » : on lui apprendra. C’est quand même pas plus compliqué que de conduire une voiture ou s’occuper h24 d’un nouveau-né.</blockquote> J'attends toujours les travaux pratiques dans les médias à cet égard. J'ai compté la semaine dernière dans les supermarchés : une personne masquée sur deux environ avait de mauvaises pratiques au moment de mon passage. En gros ; masque porté sous le nez (caissière), grattage de nez sous le masque (caissière), masque au cou pour fumer (employé de supermarché), doigt sur le tissu du masque (client), personne ôtant son masque pour parler à une vendeuse (client), personne masquée s'approchant à moins de 50 cm que j'ai dû renvoyer d'un tonitruant "1m50" (ça m'est arrivé aussi avec deux non-masqués), personne mettant son masque dans sa poche à pleine main à la sortie du magasin, dame ayant monté son masque dans les cheveux pour téléphoner. Autre personne masquée passant à quelques centimètres d'elle alors qu'elle parlait fort au téléphone, etc. etc. <blockquote>"–> faux sentiment de sécurité: argument systématiquement démenti par les faits. Si on l’avait suivi on n’aurait pas de ceinture de sécurité ou d’ABS dans les voitures, pas de prep, pas de balise epirb sur les bateaux, pas de DVA ou d’airbag en ski hors-piste, pas de casque pour les motards. Tous ces systèmes ont conduit à une réduction du nombre de victimes malgré les conservateurs qui préconisaient de s’en passer à cause du « faux sentiment de sécurité »."</blockquote> Comparaison n'est pas raison. L'ABS donne aussi un faux sentiment de sécurité parce que les utilisateurs ne savent généralement pas qu'il freine plus long que le blocage des roues, ce que j'ai pu constater lors d'une formation au pilotage à Francorchamps avec une équipe de spécialiste de chez Mercedes. Seulement, dans ce cas, on a estimé que l'inconvénient était moins grave que l'avantage (de pouvoir freiner tout en tournant sur un sol mouillé ou gelé). Dans le cas du masque, c'est l'inverse quand il est associé à des pratiques telles qu'en vigueur actuellement. <blockquote>"J’ai juste pas envie de mettre un masque, encore moins de me promener en rue avec ça sur la figure. Mais dans l’attente d’un vaccin, je ne vois pas comment on pourra relancer l’activité de manière vaguement normale en ne mobilisant pas tous les moyens à notre disposition pour garder l’épidémie sous contrôle. Le masque en fait partie."</blockquote> Dans le cadre d'un retour au bain de foule, vous avez raison, mais il est probable que le Ro remontera, masque ou pas. <blockquote>"J’espère que vous aurez cet échange en tête dans deux mois, quand tout ce que j’ai écrit ci-dessus vous semblera une évidence."</blockquote> Je garde tous les échanges en mémoire :-)
    • Edalas
      avril 08, 20:50 Reply
      Tiens, Jérome: "je fais confiance à la science" :-). Tel n'est pas le pbm ni la question. A quand un tableau de chiffres établi par des journalistes?? Ils ne connaissent visiblement pas excell. Alors ce n'est pas cinsano qui va nous donner cette base analysable par tous. Il est bien connu que les financiers ont de bien meilleurs outils d'analyse. Ce sont eux qui vont déconfiner illico.
  12. Edalas
    avril 09, 21:35 Reply
    Emission RTBF avec Sacha Daoust: invitée Super Maggy Le mot "home" n'a pas été prononcé.
  13. Edalas
    avril 10, 22:36 Reply
    Alors 135000 personnes contaminées par le covid seraient sorties de l'hôpital dans le monde (et donc considérées comme "guéries"), et on ne serait toujours pas capable de savoir si certaines d'entre elles ont pu être une deuxième fois malade depuis?? Ce que je sous-tend ici c'est la question de l'immunité. Statistiquement, on se fout de notre gueule!
  14. Edalas
    avril 11, 12:33 Reply
    Le seul port du masque (artisanal jusque quand??) pour les travailleurs (et dans la foulée pour tous) est un faire-valoir (et un blanc-seing) pour les actionnaires et les entrepreneurs...et une déresponsabilisation des politiques. Sans dépistage et confinement strict, la pandémie tuera.
  15. Maurice EINHORN
    avril 12, 08:50 Reply
    "À l’arrivée, un quotidien demande carrément à ses lecteurs s’ils pensent que tel médicament est le bon ! " En effet ahurissant, mais les médias sociaux stimulent fortement ce que j'appellerais la mort de l'expertise, l'avis de Dupont, surtout exprimé avec virulence, valant pour certains, d'ailleurs fort nombreux, celui d'un prix Nobel.. Sur Facebook des gens qui n'y connaissent strictement rien en virologie, en épidémiologie et en médecine tout court donnent des avis péremptoires au sujet de ce qui est en jeu et surtout au sujet de ce qu'il faudrait faire et qui n'est pas fait.
  16. Edalas
    avril 12, 17:18 Reply
    Si dans un mois le flux de morts est pareil, il faudra bien considérer que ces morts sont générés par l'activité des travailleurs qui ne font pas du télétravail (essentiels ou non, par ailleurs) ou par les activités essentielles des confinés (qu'on peut enchaîner dans leur maison alors) . Dans ce cas les confinés le seront jusqu'à ce que cette population de travailleurs meure ou s'imunise. Puis quand tous les travailleurs non confinés seront immunisés, on déconfinera par tranche d'âge (ou tout autre critère) et on attendra qu'elle soit immunisée, etc... Les derniers déconfinés le seront dans 5 ans (comme il serait logique que ce soit les plus vieux, ils seront peut-être morts de mort naturelle d'ici là et leur fin de vie aura été géniale par ailleurs...)? On peut espérer un vaccin entretemps, enfin si c'est comme la grippe, jusqu'à l'année prochaine et on recommence si on a ciblé la mauvaise souche. C'est ça le plan des épidémiologistes?
    • marcel
      avril 12, 18:10 Reply
      Le nombre de morts est théoriquement proportionnel au nombre d'entrées à l'hôpital + le nombre de jours moyens entre l'entrée et le décès (que je ne connais pas pour la Belgique). Mettons 8 jours. Dès lors que le nombre d'entrées à l'hôpital diminue depuis plusieurs jours (ou connaît un plateau), le nombre de morts suivra avec (dans ce cas) 8 jours de retard. Ce qui se passe, c'est qu'on est en train de compléter le nombre de décès avec les informations des jours et semaines précédentes, ce qui donne une photographie assez juste mais donne l'impression que le nombre de décès continue à monter. Le nombre d'entrées à l'hôpital étant en baisse ou du moins, ayant cessé d'augmenter, on peut compter sur une stabilisation et ensuite une baisse des décès. Je pense que le nombre de cas réels en Belgique est de plusieurs centaines de milliers. Des cas mettent un mois à se remettre (une personne de mes connaissances, considérée pratiquement guérie a eu une rechute et a dû retourner à l'hosto après quelque chose comme 20 jours) Si c'est souvent le cas, il faudra plus de temps que prévu pour que les effets du confinement se manifestent. Or, ils se manifestent déjà dans la stabilisation. Voilà. En gros.
      • Edalas
        avril 12, 20:48 Reply
        Oui, en gros sel. Si on demandait à tous les experts de donner une date de déconfinement, on pourrait prendre la moyenne ?Enfin c'est pour donner de l'espoir au gros du peuple
      • Edalas
        avril 13, 09:34 Reply
        Avant de punir, tancer les confinés et cela avec des épidémiologistes dont on découvre le nom chaque jour... https://www.lalibre.be/economie/entreprises-startup/on-joue-avec-la-sante-des-travailleurs- 85-des-entreprises-controlees-ne-respectent-pas-la-distanciation-sociale-5e9402917b50a6162b1d10c1 Tant qu'il y aura des homes et tant qu'il y aura des non confinés non essentiels... Ici aussi c'est la guerre des confinés contre les non confinés! Les politiques se cachent: entre les deux mon coeur délate
      • mich
        avril 25, 15:01 Reply
        Aujourd'hui sur la RTBF, Marius Gilbert reconnaît que la consigne relative à l'utilisation des masques par le grand public aurait pu être donnée plus tôt. Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi il y avait tant de réticences autour de cette question chez beaucoup de personnes et notamment chez vous. J'ai expliqué l'intérêt des mesures de sécurité bien choisies par rapport au mythe tenace du "ça crée un sentiment de sécurité donc c contre productif" il y a un bon moment dans un message qui n'a visiblement pas passé le cap de la modération. Mais soit, le débat est aujourd'hui clos. Le masque est très utile voire indispensable suivant les circonstances. Bonne journée.
        • marcel
          avril 26, 10:07 Reply
          Le débat n'est pas celui que vous dites. D'abord, il y a celui du masque en milieu médical, indispensable tout le temps. Le seul débat est alors sur les moyens d'en fournir à tout le monde en temps de pénurie mondiale. Ensuite, il y a celui du masque public. Le masque n'est pas une mesure utile lorsqu'on respecte les geste barrières. Ce n'est pas pour s'amuser que l'OMS ne l'a pas recommandé. De nombreux spécialistes reconnaissent qu'il est contre-productif parce que ceux qui le portent se pensent protégés, alors qu'ils ne le sont en aucun manière. Pire : tout mauvais usage du masque peut le rendre contaminant. La population générale ne sait pas l'utiliser, et pour avoir été "collé" en grande surface par des gens qui le portaient (bien plus souvent que par des gens qui ne le portaient pas, ce qui arrive évidemment aussi), j'ai constaté empiriquement qu'en effet, ceux qui le portent se sentent immunisés alors qu'ils ne le sont absolument pas, surtout quand il ne couvre pas le nez, qu'ils y mettent les doigts, qu'ils se grattent le nez avec les doigts pour ensuite toucher des produits, etc. C'est la raison pour laquelle Check news écrivait encore cette semaine qu'il peut être contre-productif. Ce qui marche, ce sont les gestes-barrière, et ça n'a pas changé. Le masque (bien porte) est en revanche indispensable dans des interactions proches (ex. transports en commun), parce que même si 50% des gens le portent mal, il reste alors efficace dans l'autre moitié des cas. C'est donc un moindre mal qui réduit globalement la contamination potentielle de moitié. Encore qu'un masque bien porté et efficace à 70% ne compensera pas une distanciation efficace qui, bien respectée, le serait à plus de 90%. Raison pour laquelle même à Hong Kong, souvent pris en exemple, le masque n'est recommandé QUE pour les bains de foule, et il n'est même pas obligatoire dans ce cas. Le masque n'est donc pas utile dans les circonstances où nous nous trouvons encore aujourd'hui, il le sera en revanche dans les circonstances à venir. Ce que dit Marius Gilbert est une opinion qui ne fait pas consensus.
  17. Edalas
    avril 13, 18:42 Reply
    On voit bien que , si on compare à l'Allemagne (et les Pays-Bas Marcel!) , la Belgique n'est PAS un pays social, c'est un pays dirigé par des bourgeois depuis 1831. Je vais souvent en Allemagne: là il y a des tables et des bancs partout, des chemins aménagés, des escaliers avec rampes dans les parcs, etc, etc..

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