Brexit : l’Union européenne est devenue une marâtre revancharde.

IMG_1472Lundi, dans On refait le Monde (BelRTL), un auditeur a expliqué en substance que les Britanniques avaient voté le Brexit contre les immigrés parce que les Anglais ne sont pas des gens comme nous. L’auditeur a dû oublier qu’en rejetant les Anglais pour les différences qu’il leur attribuait, il faisait exactement ce dont il les accusait !

La confusion de cet auditeur résume bien la part d’anglophobie qui transforme aujourd’hui un processus référendaire légitime en chasse aux sorcières anglaises accusées de sodomie aggravée envers 27 nations nobles et pures. Oui, j’ai bien dit un processus légitime. Dès lors que l’article 50 existe, les États ont le droit de l’appliquer sans que l’on ne hurle au crime de lèse-européisme. Or, aujourd’hui, les dirigeants européens ne cachent même pas qu’ils veulent faire payer aux Britanniques un choix souverain. Hallucinant !

Being for the benefit of Mister Right
Bien sûr, les politiciens Britanniques, leur presse, une partie de l’opinion publique de la perfide Albion nous ont bien cassé les burnes depuis 43 ans. Depuis le « I want my money back » de Margaret Thatcher jusqu’au stop à l’immigration de David Cameron, ils n’en ont pas raté une. D’où la conviction qu’ils freinent les progrès structurels et politiques de l’Union européenne, tout en lui reprochant un manque d’efficacité dont ils seraient eux-mêmes une des sources.

Peut-être. Mais aujourd’hui, la résistance britannique est aussi le cache-sexe de bien d’autres résistances, tout aussi nocives pour l’avenir de l’ensemble, qui se situent plutôt (mais pas exclusivement) en Europe de l’Est — tiens, Viktor Orban est devenu superfréquentable, tout à coup ? Une fois le Royaume-Uni parti, les casse-couilles viendront de Pologne ou de Hongrie, si pas des Pays-Bas (Wilders pousse) ou de France (Le Pen aussi), en fonction de l’évolution politique de ces pays. Mais comme les Anglais n’en font qu’à leur tête, tirons les premiers, messieurs les Français. Ou plutôt, canardons !

La mauvaise foi est aussi de mise : une fois le Royaume-Uni parti, l’Allemagne, la France et l’Italie redeviennent le tiercé gagnant comme au bon vieux temps, représentant à eux seuls 200 des 450 millions d’européens (après Brexit). Juste après, il y a encore la Pologne et l’Espagne, en position de faiblesse. Ces trois grands-là pourront donner à eux seuls les impulsions majeures à l’Europe, puisqu’ils représenteront une grosse majorité de la population, aucun autre pays-membre ne comptant plus de 20 millions d’habitants…

Europe in the sky with diamonds
Alors, bien sûr, David Cameron a foutu le souk. Il a d’abord utilisé le référendum comme outil électoral. Une chose que l’on ne fait, en principe, que lorsqu’on est partisan du résultat le plus radical : la sortie de l’Europe. Il a été élu, il avait une promesse stupide à tenir. On peut lui jeter la pierre, mais pas trop en Belgique. Le précédent le plus récent, c’est l’élection d’Yves Leterme, elle aussi basée sur une promesse effroyable de bêtise, incluant la scission de la sécurité sociale et l’effondrement, en conséquence, de l’État belge. On a vu le résultat : 541 jours sans gouvernement et une crise continuelle de 2007 à 2011, aboutissant à un gouvernement actuel dont un parti prépare, en douce, pas à pas, l’éclatement du pays.

Une fois en poste, Cameron, encombré par sa promesse. a tenté d’en tirer le meilleur : une révision des obligations britanniques envers l’Union européenne contre une autre promesse : celle d’inciter ses électeurs à voter contre le Brexit. Bien sûr, Cameron ne l’a pas énoncée comme ça. Il a promis de défendre le maintien dans l’Union. Mais c’est comme ça que les dirigeants continentaux l’ont compris. Telle une vierge effarouchée, la classe européenne a alors accepté de négocier un package destiné à aider Cameron à convaincre les Anglais de rester. Ce package comprenait notamment un droit de regard du Royaume-Uni sur une monnaie qu’il n’utilise pas : l’euro. La contrepartie, toutefois, était absurde. Car personne ne peut prédire le résultat d’un référendum. Les dirigeants européens auraient dû exiger une autre contrepartie : que ce référendum n’ait pas lieu. Point.

Dear Prudence
Au lieu de ça, des dizaines de professionnels de la politique, dont quelques grands esprits, ont abandonné tout réalisme pour faire ce que l’on fait aujourd’hui en priorité en politique : gérer son image, faire du personal branding et au pire, résoudre les problèmes de com avec des spécialistes du damage control. Bref, on écarte tout risque électoral, mais la gestion en pâtit.

Mais pire encore : ils ont promu la signature de leur deal pourri auprès des Européens, criant au bon accord, au moindre mal, et affirmant que le problème était réglé dans les meilleures conditions alors que les sondages sur le référendum indiquaient, précisément à ce moment-là, un score de 50/50 qui ne permettait en aucun cas d’espérer que la contrepartie espérée par les têtes pensantes de l’Europe serait au rendez-vous !

Clairement, ils ont trompé le public. En février, au lieu de triompher, ils auraient dû nous dire que rien n’était fait, que le risque d’un Brexit était intact. Après, ils auraient aussi pu s’engager auprès de Cameron, communiquer aux Britanniques les vrais chiffres de l’Europe : après tout, c’est aussi l’Union qui doit se vendre dans ses pays membres quand ils perdent confiance. Une équipe de communicateurs performants aurait dû être mise à contribution pour promouvoir les « vrais » avantages d’un Remain. What does Europe do for Britain ? On ne le sait toujours pas ! Elle ne le sait peut-être même pas elle-même !

You say you want a revolution
Ensuite, la machine à faire dire « Non » (Leave, dans ce cas) a tourné à plein rendement outre-Channel. On la connaît pourtant. Ce fut la même qui faillit faire capoter le traité de Maastricht en France, la même qui valut l’abandon de la Constitution européenne en France et aux Pays-Bas. Cette machine à perdre est mise en branle à chaque référendum par des extrémistes et des opportunistes. Elle se base sur le pouvoir du mensonge et de la désinformation, sur l’illusion d’une souveraineté nationale, sur les peurs et les rejets, les instincts grégaires et les rancœurs.

On l’a vue démarrer, on a lu les unes hallucinantes des Tabloïds. On a regardé ailleurs. Côté opportunistes, on a été gâtés, avec Boris Johnson, le conservateur qui a saisi l’occasion de se faire passer pour le grand souverainiste du mois, ou Jeremy Corbyn, le leader socialiste qui n’a pas voulu trop se mouiller et s’est finalement vu tancer par (c’est un comble) David Cameron à la Chambre des Communes hier : « Bon sang, mec, pour le bien du pays, tire-toi ! »

Le camp du Brexit a donc aligné les pires mensonges. Ils étaient pourtant facile à déconstruire. Ainsi, la prétention que l’Europe coûtait 350 millions de livres par semaine. C’était aussi à l’Europe de réagir. Le chiffre, repris dans un résumé fort intéressant du Figaro, basé sur les chiffres de la Commission européenne, est de 11,34 milliards d’euros par an, soit 218 millions d’euros (et non de livres) par semaine. Mais quand on compte le coût de l’Europe, il est malhonnête de ne pas déduire ce qu’elle rend. Or, dans ce cas, le chiffre tombe à 4,93 milliards par an. Soit 95 millions d’euros. Ou encore 0,23% du PIB anglais, selon le Figaro.

Everybody’s got something to hide except me and my Ukip
Et on n’a pas encore parlé de ce que rapporte l’accès au marché unique. Rien n’est sûr, évidemment, les calculs étant toujours basés sur des simulations. Mais une étude parue sur le blog de la London School of Economics affirme par exemple qu’en cas de « soft-Brexit » (solution à l’amiable dans un style norvégien), les ménages anglais verraient leur revenu baisser en moyenne de 1,3 % par an, soit 850 livres. Et ils pourraient perdre jusqu’à 3,2 % au cas où le Royaume-Uni ne parviendrait pas à un accord avec l’Union européenne et reverrait les droits de douane oblitérer son économie.

Combien d’Anglais auraient accepté le Brexit si on leur avait dit que cela revenait à faire perdre de 850 à 2.500 livres par an à leur ménage ? Quand l’Union européenne a-t-elle acheté des pages dans les grands journaux anglais, tabloïds inclus, pour publier ces chiffres ? Ah, évidemment, l’incapacité crasse de l’UE à se vendre a joué à plein ! Et quand le groupe socialiste européen a-t-il tancé Corbyn pour qu’il s’engage résolument dans la bataille contre le Brexit ?

Non. L’Union européenne a agi comme si la préservation du Royaume-Uni en tant que membre était un problème interne aux insulaires, pour ensuite réagir au Brexit comme s’il s’agissait, au contraire d’un crime de lèse-Juncker.

Nowhere man
Le résultat est ahurissant. Les Britanniques ont répondu Leave à 52% lors d’un référendum qui n’a aucune valeur légale. Le parlement n’est pas tenu de s’y plier, le premier ministre non plus. Même si Cameron a déclaré que son successeur invoquera l’article 50 (qui décrit le processus de départ), cela n’implique que lui-même. Or, les dirigeants européens caquètent désormais en concert que le Royaume-Uni doit invoquer cet article le plus vite possible, avec la même ardeur que celle qui l’avait animée quand Schaüble martelait « il faut punir la Grèce ». Aujourd’hui, c’est Albion delenda est !

C’est grave. Parce que, ce faisant, les dirigeants européens violent à la fois leur législation, et l’un des principes les plus fondamentaux de l’Union : le principe de subsidiarité. Quant à la loi européenne, l’article 50 précise que c’est le pays sortant qui décide souverainement du moment où il l’invoque et lance donc le processus de départ. Mais il dit aussi que cela doit se faire selon la Constitution du pays.

Le Royaume-Uni n’a pas de Constitution à proprement parler mais un fatras de règles accumulées au fil des ères. Mais c’est aussi une démocratie parlementaire qui comprend des régions largement autonomes. L’article 50 ne peut donc être invoqué qu’après un vote à Westminster. Et personne, en-dehors des députés et éventuellement des Lords, ne peut présupposer que ce vote sera conforme au référendum, qui n’est pas un outil de démocratie (voir plus bas). Sans l’accessit parlementaire, le gouvernement qui invoquerait l’article 50 ne disposerait pas de la légitimité démocratique. C’est pourtant à cela que pousse le dernier sommet européen !

Cry Scottish baby cry
Mais pire encore : les Écossais, affirment par la voix de leur première ministre Nicola Sturgeon (SNP — indépendantistes) qu’au minimum, le Parlement écossais devrait être consulté. Ceci n’est pas un hasard. Lors d’une séance du comité de la Chambre des Lords sur l’Union européenne portant sur les conséquences du Brexit, lord David Edwards, ancien juge à la Cour de Justice de la Communauté européenne, a affirmé que le Parlement britannique devait obtenir l’accord du Parlement écossais avant de quitter l’Union européenne (rapport complet des débats ici). L’une des raisons qu’il invoque est que le Parlement écossais est tenu de respecter la loi européenne, conformément à l’un de ses actes législatifs. Pour abolir ce lien, il faut un nouvel acte législatif et donc le consentement du Parlement écossais. Sir David invoque alors la convention Sewel qui précise que Westminster « ne légifère pas normalement sur des matières dévolues à l’Écosse sans le consentement du Parlement écossais ». La Convention Sewel est considérée comme faisant partie de la Constitution anglaise. Et c’est là que l’article 50 est intéressant, puisqu’il exige que le départ respecte la Constitution du pays !

Bien sûr, Sir David Edward est écossais et son point de vue peut être partisan. D’autres considèrent que le Brexit n’est pas une matière « normale » et que donc, Westminster n’a pas à consulter son homologue écossais. Mais le texte circule parmi les députés écossais et l’on peut imaginer une branca au cas où le Parlement régional ne serait pas consulté.

Mais plus fondamentalement, l’Union européenne, censée respecter les droits des peuples, devrait être la première à encourager le Royaume-Uni à évaluer la nécessité de consulter ses parlements régionaux — notamment l’Écosse et l’Irlande du Nord — avant d’entériner le Brexit, dès lors qu’elle exige dans l’article 50 que la Constitution du pays partant soit respectée. Dans d’autres pays, une telle décision ne pourrait être prise sans l’accord d’une majorité parlementaire et d’une majorité des régions, sinon d’une unanimité.

Or, Juncker, Merkel, Hollande font tout le contraire : ils interfèrent radicalement dans les affaires intérieures anglaises en exigeant une invocation rapide de l’article 50 ! C’est proprement insensé et cela montre bien que c’est toute la tête de notre union qui a plongé dans l’irrationnel.

On les imaginerait protéger les citoyens écossais qui ont, eux, choisi de rester. Mais dès hier, l’Espagne laissait entendre qu’elle ne soutiendrait pas un retour de l’Écosse au sein de l’Union. Eh oui, car récompenser ainsi la sécession d’une région n’est pas du tout à son goût, ça pourrait donner des idées à la Catalogne, si pas au Pays basque. Et donc, quand Juncker reçoit la première ministre écossaise les bras ouverts, il présuppose qu’au jour de la (ré) adhésion, l’Espagne dira oui. Elle a le pouvoir à elle seule de tout faire capoter. Pire encore : Guy Verhofstadt clamait que l’Écosse pourrait intégrer l’Union immédiatement, or la Commission européenne pense tout le contraire ! Encore une catastrophe annoncée qu’on ne veut pas voir venir…

The long and brexitting road
D’autant que personne n’a expliqué aux Britanniques que le Brexit leur apporterait peut-être une forme de souveraineté, mais qu’il pourrait aller de pair avec une dissolution de la Grande-Bretagne. Aujourd’hui, seule l’Écosse est impliquée. Elle envisage déjà un second référendum sur le Scotxit, donné gagnant par les (souvent piètres) sondages anglais. Mais si demain il apparaissait que la Grande-Bretagne isolée s’enfonçait dans une crise économique grave, même les unionistes d’Ulster pourraient décider de quitter le navire : il suffirait alors d’abolir la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande pour qu’ils rejoignent, quasi du jour au lendemain, l’Union européenne et retrouvent accès au marché unique et à ses bienfaits (éventuels) !

Je doute que 52% des Britanniques — surtout les souverainistes — aient voté pour un démembrement du Royaume-Uni. C’est pourtant la menace qui pèse aujourd’hui sur le pays. Et que Juncker, Hollande, Merkel, Michel refusent même de prendre en compte.

Je le répète : les Britanniques ont le droit souverain de quitter l’Union européenne. Or, on ne houspille pas les peuples quand ils activent un droit ! Surtout quand on l’a soi-même inclus dans son traité ! Et autant les délires paranoïaques de Nigel Farage ont libéré la xénophobie de Britanniques dévoyés, autant l’attitude de « Bruxelles » et des dirigeants européens libèrent aujourd’hui l’anglophobie d’Européens déboussolés.

Please don’t please me
Mais en jetant l’opprobre sur les Britanniques, on se trompe de cible. Car le Brexit n’est pas un choix délibéré des « Anglais » et des « Gallois », ni même de la moitié d’entre eux. Et ce n’est pas un vote xénophobe — les raisons de voter étaient innombrables, on a autant choisi un espoir préfabriqué par des manipulateurs, que voté contre la morosité ambiante, l’incertitude, ou encore, une Europe perçue comme immobile, arrogante, omniprésente sans pour autant être efficace ni légitime en apparence. Si cette perception est exagérée, elle n’est pas née de rien. Pourtant, à « Bruxelles », on fait comme si ce débat-là n’avait pas d’intérêt.

Le Brexit n’aurait pas dû provoquer les arguments vengeurs qui pullulent aujourd’hui sur le Continent, et ne servent qu’à se défouler contre 17 millions de citoyens qui n’ont pas voté comme on l’aurait souhaité en Europe — ou mettons, comme les dirigeants européens auraient souhaité qu’ils votent. Du reste, le Brexit n’a pas été un choix « démocratique » du peuple britannique mais un choix autorisé par l’organisation d’un référendum que l’Union a de facto validé en négociant sur base de son résultat potentiel !

Pour rappel, le terme démocratique ne désigne pas le simple fait qu’une majorité ait exprimé un souhait. Ça, c’est la dictature de la majorité. La démocratie est un idéal vers lequel on tend. Elle ne signifie pas que les peuples savent ce qui est bon pour eux et que donc leurs choix sont une sorte de Vérité populaire. Ça, c’est le populisme. Car les peuples ne savent que ce que les experts leur racontent. Vous avez une idée du budget de l’UE, vous ? De sa répartition ? De ce qu’il coûte ou rapporte à votre pays ? Non. Donc, vous n’êtes pas en mesure de juger.

Back in the USSR
Tendre vers l’idéal démocratique impose au contraire au préalable que les politiciens, les savants, les journalistes, tout ceux qui possèdent l’expertise, expliquent le plus honnêtement possible les tenants et les aboutissants d’un choix forcément complexe aux conséquences forcément incertaines. Les Britanniques ont répondu « oui » à une question dont ils n’imaginaient pas les conséquences.

Le référendum n’est pas l’outil de la démocratie représentative telle que nous la pratiquons en Europe. Celle-ci implique au contraire que l’électeur confie les choix techniques (soit la plupart des choix politiques) aux représentants qui l’auront convaincu de leur excellence et de la supériorité de leurs qualités de leaders. Et l’outil de ce système n’a jamais été le référendum mais bien le parlement. Le référendum laisse au contraire la porte ouverte à une foire aux arguments où le menteur, le destructeur, l’effrayeur ont la part trop belle.

La déraison, aujourd’hui, l’emporte dans les Îles britanniques comme sur le continent. Outre-Manche, Boris Johnson et Nigel Farage rament dans la semoule, jurant à leurs ouailles que le Royaume-Uni aura toujours accès au marché unique. Bien sûr, il est légitime de leur répondre sèchement. Les mensonges ont assez duré. Mais sur le Continent, on ne se contente pas de ça : on crie, on hurle, on exige un départ rapide de l’enfant prodigue et on prévient que le retour (au marché unique) sera très cher. Ou ne sera pas.

Selling Britain by the pound
Or, quoi qu’il arrive, les pays de l’Union européenne ont tout intérêt à avoir un espace économique commun avec le Royaume-uni, le plus ouvert possible. La puissante place financière de Londres ne s’effondrera pas du simple fait d’un mouvement partiel de ses employés vers Dublin, Francfort, Paris, et pourquoi pas Bruxelles. Pire : les Anglais importent nettement plus depuis le reste de l’UE qu’ils n’exportent. En avril 2016, on parle de 5,2 mio d’achats en Allemagne (contre 2,7 d’exportations vers l’Allemagne), 2,8 mio des Pays-Bas (contre 1,5), 1,9 de Belgique (contre 998), 1,3 d’Espagne et d’Italie (contre 0,8). Seule les échanges avec la France sont à l’équilibre. Autrement dit, l’UE a aussi intérêt à garder l’Angleterre dans son giron. Les entreprises agitent les bras en criant aux pertes d’emploi. Les politiques regardent ailleurs.

Et c’est d’autant plus grave que si on abandonne les Anglais, ils pourraient convertir leur nation en paradis fiscal aux portes de l’Europe, un giga-tax-free-shop qui ne peut qu’inquiéter les pays limitrophes (côtiers, donc) que nous sommes. La proximité géographique ne changera évidemment pas.

Run for your life
Au lieu de ça, la politique de la punition, déjà testée avec la Grèce, est tout ce qui anime les dirigeants européens. Il faut que ce départ coûte le plus cher possible, il faut décourager les autres candidats au départ, il faut punir, humilier, châtier. Et demain, il suffit qu’un État membre dise non pour qu’à son tour, l’Écosse voie ses espoirs écrasés. Si c’est ça, l’Europe de demain, elle donne au final plus envie de partir que de rester.

Aujourd’hui, plusieurs journaux britanniques, Financial times inclus, publient des articles qui mettent solidement en doute l’invocation de l’article 50 par un-e futur-e premier-e ministre. Le Guardian martèle, page après page, qu’il faut rétropédaler. La moitié des Anglais croient encore en l’Europe.

Au lieu de les entendre, au lieu de respecter le citoyen britannique qui, aujourd’hui, est toujours un citoyen européen, nos dirigeants les houspillent, les raillent, les rejettent, tous, en bloc. Beaucoup de dirigeants nationaux salivent déjà à l’idée du départ de la Grande Bretagne. Mais si dégoûter 60 millions de sujets de l’Europe — y compris ceux qui voulaient rester — est la seule chose qui préoccupe les têtes pensantes de l’Union, elle ne devra plus se plaindre d’avoir perdu le visage d’une mère nourricière, défenderesse de l’équité, du droit et de l’humanisme, pour celui d’une marâtre revancharde, oppressive et obtuse. On ne pourra plus alors se demander pourquoi l’Union européenne est devenue impopulaire jusque dans les pays qui l’ont fondée. On aura tout fait pour.


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P.S. : un titre de chanson s’est égaré dans mon article. Saurez-vous le retrouver ?

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74 Comments

  1. Mélanippe.
    juin 30, 09:58 Reply
    http://www.psychoanalyse.be/revue/page.php?article=58b Pas de société sans interdit, mythe et récit.
  2. Mélanippe.
    juin 30, 10:11 Reply
    L'Europe fait penser au patient d'un psychanalyste qui est confronté au chaos de son histoire et bloque devant l'indicible: La Shoah.
    • u'tz
      juillet 01, 00:26 Reply
      le shoahxit en quelque sorte...
  3. Mélanippe.
    juin 30, 10:37 Reply
    Pour construire l'Europe, la volonté de préserver la paix n'était pas suffisant. Il fallait un mythe fondateur. On a pensé construire l'Europe de Descartes, rationnelle, scientifique, progressiste, ultra-libérale, débarrassée des scories du passé. L'homme nouveau, éclairé, sûr de son avenir, Prométhéen. Et bien, non, cela ne marche pas comme cela. C'est l'inconscient historique qui fonde une civilisation.
  4. Pije
    juin 30, 11:32 Reply
    Vous avez écrit: "Les dirigeants européens auraient dû exiger une autre contrepartie : que ce référendum n’ait pas lieu. Point." Hé ben, si l'UE avait fait cette demande les populistes s'en seraient donné à coeur joie pour bashé l'UE qui ne veut pas que le people s'exprime. Non, non, non et non!!! Ce que l'UE aurait du demander c'est que le référendu soit representatif. Par ex; min 75% de participation sur le RU au complet, min de 65% de participation dans chaque composante (England, Wales,,Scotland & North-Ireland) et au moins 10% d'écart entre le oui et le non. Sinon Statu Quo.
    • marcel
      juin 30, 17:57 Reply
      Vous auriez atteint le même résultat : on aurait dit que l'UE intervenait dans les affaires souveraines du RU. En revanche, imposer la suppression du referendum, c'était imposer à David Cameron de défendre l'Europe. Mais en tout cas, dealer un package contre une potentialité de no-brexit, ça n'a juste pas de sens.
      • Pije
        juin 30, 18:30 Reply
        Après réflexion, je pense que les 2 interventions UE auraient été contre-productives au sens de la perception citoyenne. Et le package contre le no brexit était en effet aussi un non sens. Bref il restait peu d'options dès lors que la promesse du référendum a été faite par DC dans sa campagne.
  5. l'archange
    juin 30, 11:47 Reply
    Quel talent mon cher Marcel, votre article pourrait être nominé et présenté comme pièce à débat dans une haute école de la communication, félicitations. Outre cette analyse combien intéressante et passionnante, je me permets de faire une réflexion sans doute objective à mon sens, peut-être subjective par ailleurs. L'Europe est forte comment et pour qui? Elle favorise les multinationales et les banques qui traversent maintenant Schengen comme bon leur semble pour les conduire dans les paradis fiscaux, ex: Luxleaks, leaks machin chouette etc attendons les résultats des négociations en coulisses sur le TTIP et on verra qui mangera du poulet lavé au chlore et de la viande encore plus "hormonée". Les commissaires Européens ont pratiquement les mêmes droits qu'au moyen-âge et on pourrait avoir l'impression qu'on est revenu au temps des serfs et des seigneurs vu la liberté totale qu'ils ont sur tout, y compris sur le glyphosate et autres horreurs de pesticides imposés par des Monsanto, Bayer, Dupont et probablement...Durant. Les " Zélus Députés " Européens font de la représentation bien financée qui leur profite au point que l'Avare de Molière semblerait vieux jeu à côté d'eux et qu'en dehors de toute considération par rapport au bien du peuple, la plupart marchent au pas en fonction des dictats de leurs partis toujours prêts pour la bonne cause, "in my Pocket"... Revenons-en à nos English, depuis madame THATCHER, ils empochent un maximum de subsides européens et auraient voulu rééditer le coup sous Cameron le juste, mais voila BREXIT oblige...le Général DE GAULLE avait tout compris, les Anglais sont toujours en dedans tout en étant en dehors, c'est un peu trop facile de prendre ce qui vous convient et de refuser ce qui ne vous convient pas, ils sont d'abord, finance de Wall STREET oblige, avec leurs homologues financiers de New-York, des filiales de la planche à billet pour cacher les trous béants de la dette finale qui prépare la nouvelle bulle, ce sera probablement du bouillon de culture en attendant la plus grande dévaluation de tous les temps qui nous attend. Alors, si les Anglais purs et durs veulent continuer à rouler à gauche dans une Europe qui roule à droite, s'ils veulent garder leur Livre cousine germaine du Dollar, s'ils persistent dans leur " système métrique", qu'ils continuent à naviguer à vue comme ils l'ont toujours fait, en espérant que le tunnel sous la Manche ne soit jamais inondé.. Pour conclure, si je ne suis pas spécialement pro-européen ni d'office anti européen, je voudrais voir une certaine EUROPE, la vraie, celle des peuples et non celle de quelques élites dominantes qui veulent imposer leur loi car quand on sait dans quel système d'étranglement est plongée la Grèce par ses créanciers, dans quel système vivent certains pays de l'Est qui sont à des années lumières de nos systèmes sociaux et quand je vois plus près de nous comment le social se dilue dans cette Espagne si peu sociale, j'ai des doutes sur l'égalité de cette Europe si inégale, un exemple que je connais bien, une personne Belge de 45 ans qui vit en couple avec deux enfants depuis presque 20 ans en Catalogne et y a travaillé régulièrement vient de perdre son emploi mal rémunéré de puéricultrice, résultat: elle a droit à un chômage de quatre mois à 400 euros par mois et puis plus un balle, PEANUTS, il n'y a pas d'allocations familiales et pas de remboursement de soins dentaires etc... Alors mon cher Marcel, avec toute la sympathie et le respect que j'ai pour vous (et votre science), jusqu'à preuve du contraire et, ce ne sera pas demain la veille, une Europe pareille, une Europe des inégalités telle qu'elle est devenue en s'agrandissant inutilement ne fera pas les beaux jours de gens qui voudraient vivre heureux et en harmonie. Suite et pas fin mais peut-être faim... Bien cordialement.
  6. Eridan
    juin 30, 11:48 Reply
    Imaginons, comme vous dites, que l'UE ait fait campagne pour le Bremain. On peut supposer que cela aurait entraîné de vives protestations du gouvernement britannique -et de la plupart des populistes et souverainistes- pour ingérence dans les affaires intérieures du pays. On peut même supposer que cela aurait servi d''argument supplémentaire aux tenants du Brexit. Que l'UE cherche à se « vendre », c'est une bonne idée, mais qu'elle intervienne de manière explicite dans une campagne politique nationale, c'est beaucoup plus scabreux, même si elle est, comme ici, directement concernée. Et, même indépendamment de la position de l'Espagne, il serait tout aussi inélégant que l'Europe se mêle d'encourager l'Ecosse à la sécession. Mais il est vrai qu'on peut néanmoins regretter la pudeur des europhiles à expliquer les vertus de l'Europe. On peut aujourd'hui se demander s'ils ne se réveillent pas un peu tard... On peut certes s'interroger sur le degré de lucidité de certains parlementaires et dirigeants européens dans l'attitude qu'ils prennent actuellement à l'égard de la GB ; certains propos peu amènes sont effectivement pour le moins mal venus, ne tenant pas compte de la grande proportion de Britanniques qui restent favorables à l'Europe. Mais on peut penser que, ce qui motive le comportement de certains dirigeants, c'est la crainte que, après joué l'emmerdeur de service pendant 4 décennies, le gouvernement anglais ne vienne en outre bloquer le fonctionnement de l'Europe pendant tout le temps qu'il mettra à se décider pour invoquer l'article 50, puis pour le négocier (et quand on voit ce qu'ils ont obtenu en étant dedans, on peut se faire une idée de ce qu'ils exigerons pour être dehors...!), tout en encourageant en même temps les nationalismes et populismes de tous acabits. En tout cas, on ne peut que vous suivre sur l'aberration populiste que constitue le référendum -tel qu'il est pratiqué-, dont les résultats dépendent davantage de la manipulation des masses par les nuisibles que de l'explication par les sages. Mais, aujourd'hui, comment ne pas faire insulte aux populations et à la démocratie en appliquant ce raisonnement rétroactivement, après tout le tapage qui a été fait et quand on sait les vociférations que cela engendrerait de la part des composantes populistes ? Cameron a tendu un piège redoutable à son pays et à l'Europe. Et c'est sans doute cela que les dirigeants europhiles ne lui pardonnent pas.
    • marcel
      juin 30, 18:03 Reply
      L'Europe communique tout le temps, elle est probablement la première productrice de campagnes de sensibilisation, d'information et d'autopromotion au monde. Mais elle le fait en ordre très dispersé et sans la moindre efficacité. Alors, je me demande bien en quoi une campagne « vérité » aurait été déplacée (ou perçue comme telle). L'idée n'est pas de dire « vote yes » mais de donner des chiffres corrects sur le coût de l'Europe, sur les avantages des Européens. Si l'Europe ne veut pas communiquer, elle ne doit pas se plaindre non plus de n'être pas comprise. Par ailleurs, je suis évidemment conscient qu'une campagne européenne en plein Brexit eût pu être mal jugée, mais c'est bien avant qu'on aurait dû commencer.
      • Laurent
        juillet 13, 00:06 Reply
        Donner des chiffre corrects comme l'affreux gaspillage que représente la PAC? comme le financement à fond perdues de la Grèce? Comme la réglementation tentaculaires qui va jusqu'à déterminer le diamètre de la mortadelle? Comme les salaires indécents des fonctionnaires et des élus européens? Comme dirait l'autre le silence est quelquefois salvateur.
  7. Salade
    juin 30, 11:58 Reply
    Mais puisque ce vote ne changera rien, vous pouvez dormir tranquille Marcel.
  8. Eridan
    juin 30, 12:18 Reply
    @Marcel Sel « Dès lors que l’article 50 existe, les États ont le droit de l’appliquer sans que l’on ne hurle au crime de lèse-européisme. Or, aujourd’hui, les dirigeants européens ne cachent même pas qu’ils veulent faire payer aux Britanniques un choix souverain. Hallucinant !» Non, justement, c'est l'inverse : ils « hurlent » pour que les Britanniques se dépêchent de l'appliquer ! Pour éviter de laisser pourrir la situation. Ce n'est pas parce que certains journaleux -du genre de Jean Quatremer- exultent en invectivant les English que cela représente l'attitude générale de la classe politique. Par contre, certains ne cachent pas que la sortie de la GB devrait faire mal à celle-ci, non pas pour « se venger » des Britanniques, mais parce que, si ce n'était pas le cas, cela donnerait des arguments dangereux aux populistes du reste du continent. Il n'y a donc en cela aucune vengeance concernant le choix « souverain » (tiens, un mot lui aussi très apprécié des populistes...). @Marcel Sel « Or, Juncker, Merkel, Hollande font tout le contraire : ils interfèrent radicalement dans les affaires intérieures anglaises en exigeant une invocation rapide de l’article 50 ! » Idem. l'article 50 ne concerne pas les affaires intérieures, mais les relations intracommunautaires. C'est quand même bien le moins qu'ils s'en préoccupent ! Et leur empressement (d'ailleurs très relatif pour Merkel) est en rapport avec leur propre situation et celle de l'Europe en général, et non avec celle des affaires intérieures anglaises. Les Européens ne "houspillent" personne dans cette affaire. Ils se contentent de réclamer que le gouvernement britannique (et non le peuple britannique), par ses atermoiements et manoeuvres politiques, ne mette pas encore plus le foutoir en Europe qu'il n'en a déjà mis. Cela ne nie pas que la place logique de la GB est en Europe et que, ce qu'il faudrait, c'est que ce foutu article 50 ne soit jamais évoqué.
    • marcel
      juin 30, 18:05 Reply
      Désolé mais prier un État membre souverain, et reconnu comme tel par l'article 50 de le mettre en œuvre un peu n'importe comment alors qu'il est précisé que ce doit être conforme à la Constitution (et les Britanniques eux-mêmes ne savent pas exactement ce que cela signifie), ça, c'est de l'ingérence !
      • Eridan
        juillet 01, 11:15 Reply
        Peut-on dire que les Européens exigent une mise en oeuvre "n'importe comment" ? Rapide, par contre, oui. Mais attendons que Mathida vienne mettre son grain de ...sel. Je suis curieux de voir ce que cela va donner.
        • marcel
          juillet 01, 18:11 Reply
          Ben justement, il me semble difficile d'invoquer l'article 50 avant une préparation au strict minimum juridique.
  9. Tournaisien
    juin 30, 12:37 Reply
    Pas d'accord avec vous sur ce coup-ci, Marcel. Sans doute, il s'agit d'un choix souverain. Certes, les raisons en sont multiples, etc. etc. MAIS ... car il y a un mais, ou plus exactement il y en a quatre. (1) Cette campagne du Brexit est d'abord un coup politique intra-Anglais (j'ai bien écrit anglais), pour le leadership du parti conservateur en Angleterre, accessoirement le 10 Downing street. Il n'é échappé à personne que le choix d'organiser ce referendum était le fait de Cameron en période électorale (le coup a d'ailleurs été payant) ; (2) Cette campagne ne s'est alimentée que de mensonges, d'approximations, de fausses promesses (aussi vite reniées au lendemain de la consultation), au point que la presse, du moins la presse sérieuse du Royaume Uni en a fait ses choux gras, brocardant en particulier le cynisme de quelqu'un comme Nigel Farage ; (3) Ce vote a profondément clivé la société britannique, et ce qui est le plus grave, non tant entre régions (Ecosse contre Angleterre et Pays de Galles), mais bien entre générations. L'analyse politique et sociologique des résultats du referendum fait clairement ressortir que le vote en faveur du Brexit était en priorité le fait d'une génération beaucoup plus âgée, la jeunesse dans sa grande majorité étant en faveur du maintien dans l'Europe. Or ce maintien dans l'Europe est précisément perçu par ladite jeunesse britannique comme ce qui est de nature à leur garantir un avenir plus accessible. J'ajouterai à cela qu'en Angleterre aujourd'hui encore, à l'exception de Jersey, Guernesey et l'île de Man, on ne vote qu'à partir de 18 ans ; (4) L'attitude des Britanniques est fondamentalement malhonnête quand à son implication dans l'Europe. Je n'évoquerai même pas ici les multiples dérogations qu'ils ont exigées depuis des années. Je n'en voudrai pour preuve que leurs dernières déclarations : pour eux, le but serait de suivre le "Norwegian way", soit la position que la Norvège, qui n'est pas dans l'UE, a réussi à négocier avec les instances à Bruxelles, soit l'accès au marché libre européen (l'EEE ou Espace Économique Européen) en contrepartie d'une quote-part financière très substantielle et de l'adhésion à un certains nombres de contraintes réglementaires. Pour rappel, les Norvégiens eux-mêmes disent que le prix à payer pour cela est considérable, mais ils le font néanmoins car, exportant à 80 % en Europe, ils sont trop conscients de la nécessité pour eux de maintenir le lien économique avec l'Europe. Les Anglais prônent la même chose, sauf qu'ils veulent (relisez leurs déclarations !) une intégration dans l'EEE à coûts beaucoup plus réduits et sans l'imposition de normes et de règles contraignantes. .... En clair, nos amis anglais s'imaginent qu'ils vont pouvoir continuer à essayer d'avoir le beurre et l'argent du beurre. Eh bien, cher Marcel, quoi que vous pensiez de la marâtre de Bruxelles, sachez que cette fois-ci, c'est tintin et balai de crin. Niet, nein, finito ! On arrête de jouer. Vous pouvez penser ce que vous voulez de notre Europe, qui est certes elle-même empêtrée dans pas mal de contradictions, qui a beaucoup à rénover, dont les structures décisionnelles ne sont pas assez démocratiques, je vous l'accorde, mais je vous rappelle que l'Europe, c'est aussi un projet politique, un projet pour une stabilité, une pacification et une interculturalité qui constituent le socle d'un vivre ensemble, certes à améliorer, mais qui a déjà produit de superbes effets. ... les politiques britanniques ont joué aux cons (appelons les choses par leurs noms), qu'ils assument, eux et le peuple qu'ils représentent. Exception faite bien sûr pour les Écossais qui, eux, ont toujours été cohérents et ont toujours marqué clairement leur attachement au projet européen.
    • Eridan
      juin 30, 19:39 Reply
      Vous semblez fort affirmatif ! Pas sûr que la NV-A (qui a beaucoup plus à dire que vous en matière de politique belge) le soit autant. Elle aussi rêve d'une certaine « souplesse » de l'Europe. Mais peut-être Theresa May, la « nouvelle M. Tatcher », eurosceptique de tous les instants, mettra-t-elle tout le monde d'accord. Si elle fait respecter sa réputation, les europhiles qui « houspillent » la GB trouveront vite à qui parler !
      • Tournaisien
        juillet 02, 22:15 Reply
        Theresa May sera très probablement, de fait, la prochaine madame Thatcher d'une Angleterre plus insulaire que jamais, et elle tiendra sans doute le Royaume Uni durant au moins deux législatures, comme ce l'avait été de Thatcher si mes souvenirs sont bons. Les rapports avec l'UE, sous sa férule, seront tendus et sans concessions. Vous avez raison. Le Labour, quant à lui, va faire une traversée du désert. Corbyn est largement désavoué, et à sa suite, on ne voit pas très bien qui pourrait prendre le relais. Les Libéraux démocrates sont laminés. Quant à l'Ukip et à Nigel Farage, empêtré dans ses mensonges éhontés, il ne fera jamais le poids devant un parti conservateur dirigé par Theresa May. La seule inconnue sera celle de l'Écosse, qui aura là deux énormes raisons de tout faire pour tirer sa révérence : le maintien des Conservateurs au parlement de Londres et au 10 Downing Street et le Brexit. Il ne faut pas oublier toutefois que la constitution britannique prévoit qu'un referendum n'est accordé que sur présentation au parlement de l'UK d'un nombre minimal de signatures (ce qu'ils auront), mais que cette condition n'est pas contraignante. Londres, en clair, pourrait parfaitement faire le black out, or ce genre d'attitude intransigeante serait parfaitement dans le style et la manière de Theresa May. Thatcher avait tout fait pour récupérer les Falklands ; je ne vois pas comment May ne mettrait pas tout en œuvre pour empêcher les Écossais de faire sécession.
        • u'tz
          juillet 04, 16:45 Reply
          vous savez Tourn' les sondages britaniques... la démocrajoritaire britanike n'est pas la démocraportionnelle... et puis aujourd'hui ya des dames partout : la scotte, la schleue, la pen, la bruni... plus toute seule pour repasser le fer vote mayre térésa qui va sauver l'avenir de l'homme en glaise
  10. Salade
    juin 30, 14:05 Reply
    La chanson c'est:siffler en travaillant?
    • u'tz
      juillet 12, 23:16 Reply
      seulement si c'est:avec un coeur est vaillant
  11. Eridan
    juin 30, 17:20 Reply
    Correction : ..." Cela ne nie pas que la place logique de la GB est en Europe et que, ce qu'il faudrait, c'est que ce foutu article 50 ne soit jamais ...invoqué." Mais comment faire, maintenant, pour ramener la GB à la raison sans donner au peuple anglais l'impression de le considérer comme un demeuré, ce qui serait encore plus insultant que de mettre son nez dans ses « affaires intérieures » ? N'empêche, même s'il y a matière à être passablement outré de lire jean Quatremer (« moi, personnellement, je jouis du spectacle d'un RU qui a explosé en plein vol en croyant que l'UE c'était l'ONU... En fait, non, c'est une partie de son identité désormais et le pays est au bord de l'implosion. Pas l'UE. »), il faut quand même admettre que, après nous avoir fait ch... pendant 40 ans, les Anglais méritent un sacré coup de gueule. Le problème, maintenant, c'est de savoir si, par bon-sens, on peut encore éviter ce Brexit et comment, tout en amenant la GB à tenir compte de l'identité européenne qui, désormais, lui colle à la peau, qu'elle le veuille ou non... Autrement dit, l'amener à faire le contraire de ce qui a été défendu pendant toute la campagne... Plutôt impensable, non ? La voie médiane, le statut « périphérique » auquel semblent penser beaucoup de politiciens anglais et quelques autres, ce serait tendre la perche aux souverainistes (dont beaucoup dans les pays de l'Est), donc la mort programmée de l'Europe. La GB ne serait alors plus "périphérique" de rien du tout...! De toute évidence, n'en déplaise à J4M, le Brexit risque de porter un sale coup à l'UE, voire de la disloque à terme. Mais seuls les populistes du genre de Le Pen se réjouissent d'une telle perspective. Même en GB on ne souhaite rien de tel, excepté, toujours, chez les populistes (mais dans quelle mesure sont-ils crédibles de toute façon ?). ...Et si l'article 50 n'était jamais invoqué ? Car seuls les Anglais ont le pouvoir de le faire. On assisterait alors à un chantage interminable sur de plus en plus d' "Opt Out", de dérogations, ce qui ne pourrait que donner des idées à d'autres. Là aussi, ce serait l'impasse pour l'Europe. Il y a là tout de même des arguments pour comprendre que certains politiciens européens tendent à ...s'énerver.
  12. Dominique LE JEHAN
    juin 30, 19:41 Reply
    Merci Marcel pour votre analyse. On est dans une impasse, car des 2 côtés personne ne réfléchit vraiment et chacun continue à penser uniquement à son parcours politique. Aurons-nous enfin des Hommes capables de prendre de bonnes décisions? Comment chaque citoyen européen peut-il faire entendre sa voix en prenant le recul nécessaire face à une situation où l'unité serait la bienvenue?
    • marcel
      juillet 01, 18:09 Reply
      Voilà, c'est un bon résumé de ma question :-)
  13. u'tz
    juillet 01, 00:40 Reply
    perso je parviens pas à me brexciter sur ces englishes dedans dehors tirez les premiers après vous etc... perso je comprends que l'anglais des pakies quand je vais chez eux (pour me dépayser au plus près de chez moi) les britishes vont prouver qu'au fond ils sont comme nous, ils vont voter pour un sarko qui va leur dire peuple t'as voté pour moi je suis contre le résultat du référendum donc je m'assied dessus etc... sont aussi cons que nous qui acceptons un collabo FR de l'extrême droite (soft sauf avec les syriens) flamingante... mais de quoi y parle déjà?
  14. moinsqueparfait'
    juillet 01, 08:46 Reply
    En '14, les Britons ne voulaient pas être gouvernés par l'Allemagne. En '40, les Britons ne voulaient pas être gouvernés par l'Allemagne. En 2016, les Britons ne veulent toujours pas être gouvernés par l'Allemagne. Qu'est-ce qu'ils sont cons, ces britons, hein, ma bonne dam'... Ils seraient même en pétard avec les US (enfin, il paraît). Faut dire que c'est un peu énervant, à la fin: ils s'en vont en Afghanistan et en Irak, ils se ruinent en opérations militaires dans les secteurs de m... que l'armée mexicaine US spécialisée en bavures ultra-non professionnelle, etc. est incapable de prendre en charge et ce sont les sociétés US qui ramassent les contrats, on les laisse tomber quand il doivent envoyer leur armada aux Malouines (un de leurs deux meilleurs précieux alliés vend même des missiles à l'ennemi et l'autre est presque au restaurant avec le Sieur Galtieri), ils combattent le nazisme, se ruinent, Londres à moitié rasée, etc. et à la fin ce sont les Allemands qui ont un effacement de dette (pas comme la Grèce en 2016, ah aha ah)... Au bout du compte, ça finit par fatiguer. Moi, je dis que le Cockney de base, il n'est peut-être pas très claaaasss et parle un anglais pas très "city" mais en attendant, il a gardé une sorte de bon sens commun qui lui fait comprendre l'essentiel: on se fout de sa gueule. C'est pas le bon belch de base qui comprendrait ça, faut dire... De fait, comme à chaque fois, les "bons z€urpéens" sont tous fiers comme des caniches à sussucre d'obéir à la Germany Inc., "union toujours plus étroite"©, etc., continuez la liste des fadaises pour déficients...
    • Eridan
      juillet 01, 20:32 Reply
      Certes, le Brexit est l'expression du ras-le-bol d'une classe populaire laissée pour compte ; mais elle est aussi celle de nostalgiques de l'Empire désormais plus rêvé que réel. De tous les pays européens, la GB est de loin, depuis la brave Mme Tatcher, le plus ultra-libéral, au point que l'on peut penser que, sans elle, l'Europe serait peut-être un peu moins imbuvable pour nombre de citoyens continentaux. La seule chance pour ces laissés-pour compte serait peut-être, dans un contexte redevenu « souverain », le retour du Labour ; pourtant, T. Blair ne leur a pas non plus laissé un souvenir tellement impérissable... ! Bref, maintenant qu'on a cassé le jouet, on fait quoi ? Il y a tout lieu de penser que, de toute façon, les dindons de la farce seront toujours les mêmes, avec ou sans coupe de gueule... On peut être tenté de penser que, plus la démocratie est globale, et moins elle a de sens. Pourtant, si on observe les acquis sociaux qui ont été engrangés en Europe occidentale au début du XIXe siècle, on s'aperçoit qu'ils n'ont été possibles que sur base d'une assise (à défaut d'une compréhension) populaire très large. Le poison qui s'immisce actuellement dans l'esprit des citoyens, c'est le sentiment de n'avoir aucune prise sur la machinerie de Bruxelles et de constater que leurs politiciens nationaux se retranchent courageusement derrière l'Europe pour leur faire avaler des couleuvres. La source du problème n'est pas l'Europe, mais la couardise et/ou la traîtrise des politiciens nationaux ; à cela s'ajoute désormais le populisme qui vient de prouver en GB son énorme pouvoir de nuisance.
      • moinsqueparfait'
        juillet 03, 00:04 Reply
        Eridan, Vous avez raison de souligner que les repères politiques ne sont pas les mêmes en Angleterre que sur le continent. Mais il y a selon moi une erreur, vraie tarte à la crème reservie systématiquement, qui est d'accuser tous ceux qui sont contre la European Union Inc. d'être des "nostalgiques de X ou Y" (forcément des temps inavouables, "heures les plus sombres (..), etc.). C'est tellement répété qu'on finit par s'y laisser prendre... le meilleur moyen de sortir, c'est de s'intéresser un peu aux gens en vrai et pas à ce que la presse officielle nous raconte au sujet de leurs pensées. Et là, on a petit problème: bien sûr, il y a des xénophobes de base, des chauvins et des cons, voire des fachos, casseurs de bougnoules, etc. (mais au passage, je ne suis pas certain que tous les "bien comme il faut" du bremain verraient d'un bon oeil leur fille se marier avec un réfugié nigérian mais bon... chut, je suis une salle langue...), mais dans les FAITS, le populo britannique a très bien compris depuis longtemps que l'Angleterre n'avait plus d'empire et je doute fort qu'il en soit nostalgique car l'empire, pour lui, c'était les lords qui faisaient fortune aux Indes et lui qui faisait la chair à canon contre Rommel et compagnie et Yamashita à l'autre bout du monde, et au final 30 ans plus tard, l'Angleterre qui doit se démm. toute seule avec sa dette publique de 350% et plus... et que pendant ce temps-là, à l'issue de simulacres de procès-spectacle suivis de grandes cérémonies avec des "pères fondateurs", les Allemands sont pardonnés de A à Z et on oublie ce "malheureux épisode"... Non, en fait les nostalgiques de l'Empire, ceux qui sont toujours dans une logique d'empire, dans les FAITS, ils sont bremain et Otanistes à mort. Voilà, la vérité. Il y a, avec cette histoire de "nostalgie", une véritable arnaque intellectuelle. Vous parlez du Labour mais je vous dirais, c'est trop drôle: le Labour et la moitié des Conservateurs, c'est l'UMPS en France. Quand vous dites que "Le poison qui s'immisce actuellement dans l'esprit des citoyens, c'est le sentiment de n'avoir aucune prise sur la machinerie de Bruxelles", je réplique: il n'y a aucun poison. Ils ont parfaitement compris la vérité en pensant ça. Et là où beaucoup de gens se plantent quand ils "regrettent" le "déficit démocratique" de l'UE, appelant à "l'Europe sociale", etc., je suis désolé mais ils n'ont pas encore fini de pleurer. Car ce qu'ils identifient comme une dérive est en fait l'objectif fondamental de l'UE: restaurer l'ancien régime et mettre fin aux démocraties parlementaires. On a eu besoin du populo à une certaine période de l'histoire et pour le calmer, on lui a donné le suffrage universel. Il est maintenant temps de rectifier cette anomalie. Voilà ce qui se dit et se pense chez les successeurs des "pères fondateurs" (qui sont en fait d'excellents héritiers de ces crapules de "pères fondateurs"). Hélas, caillou dans la chaussure... comme en 40', les insulaires ne veulent pas encore faire comme tout le monde... Pire encore, il semblerait que ce soit le dernier endroit en Europe où le populo arrive encore à contrôler quelque chose... C'est impardonnable, en effet...
  15. Eridan
    juillet 01, 11:33 Reply
    Je me demande s'il est tellement important de se préoccuper de la perception que l'on pourrait avoir de l'attitude des Européens (politiciens ou citoyens) vis-à-vis de la GB. Mathilda May, la très probable future Première, a très clairement déclaré a) que « Brexit signifie Brexit". "La campagne a été menée, le vote a eu lieu, le taux de participation a été élevé et le peuple a prononcé son verdict » ; voilà qui est explicite, me semble-t-il : ceux qui rêvent d'un retour en arrière sur cette décision en seront pour leurs frais b) mais qu' « elle ne compte pas activer l'article 50, qui régit le divorce avec l'UE, avant la fin de l'année » ; autrement dit, ce pourrait aussi être bien plus tard, et elle compte donc bien continuer à faire ch... les autres Européens, comme l'avaient fait avant elle la brave Mme Tatcher et ses successeurs. Vis-à-vis du chaos que la GB se prépare à déclencher/poursuivre en UE, je trouve que la prétendue « ingérence » des Européens dans ses « affaires intérieures » est plutôt anecdotique...
    • marcel
      juillet 01, 18:13 Reply
      Je pense surtout que tout le monde à intérêt à ce que le Brexit, s'il est inévitable, se déroule pas à pas, dans les règles et sans hystérie. Sauf à vouloir décourager d'autres pays de sortir mais franchement, si on en est là, il est plus que temps que les dirigeants de l'Europe (et des pays-membres) mettent en branle le renouveau qui me paraît alors plus que nécessaire.
  16. Degenève
    juillet 01, 14:32 Reply
    Article dense qui soulève pas mal de questions sur lesquelles je souhaiterais donner mon avis. Par quoi commencer ? Par vous remercier pour cette plongée en profondeur dans les mécanismes complexes qui étaient déjà à l’œuvre avant le vote et qui n’ont fait qu’accélérer depuis même si je ne partage pas forcément toutes vos conclusions. Ce qui se produit est la fois consternant et fascinant. Consternant et fascinant de voir David Cameron lancer son pays dans une aventure qui pourrait mettre en péril son unité pour des raisons de (très) basse politique interne à son parti. On a déjà vu des hommes politiques mal inspirés, mais rarement à ce point. Consternant et fascinant de devoir constater que personne, que ce soit au Royaume-Uni ou dans l’Union européenne, n’avait manifestement réfléchi à un plan B. Du reste on en vient à se demander s’il existait un plan A. Pourtant les sondages – même s’ils sont peu fiables – montraient que la victoire du « Remain » était loin d’être acquise, en particulier compte tenu du grand nombre des indécis. Consternant et fascinant de voir la majorité des Britanniques voter pour le « Brexit » et ainsi se tirer une balle dans le pied. Parce qu’on ne m’empêchera pas de penser qu’ils ont pris – très démocratiquement – une décision dont ils auront à souffrir à l’avenir et nous aussi. Consternant et fascinant de voir les erreurs de communication et la cacophonie qui surviennent des deux côtés de la Manche. Marcel vous soulignez à juste titre le caractère apparemment revanchard de certaines déclarations de responsables européens ou nationaux mais, à mon humble avis, elles font échos à des déclarations pas plus maîtrisées de responsables (est-ce bien le terme idoine ?) britanniques, Cameron en tête. Lorsqu’au lendemain du référendum il annonce que la notification prévue par l’article TFUE ne sera pas déposée dans l’immédiat, que ce sera la tâche qui incombera à son successeur et que le Royaume-Uni prendra son temps pour négocier le meilleur accord possible, ça donne l’impression qu’il envisage déjà une situation où les Britanniques annoncent leur intention de sortir mais restent ad vitam aeternam sur le pas de la porte. Et continuent à « bien nous casser les burnes comme ils l’ont fait depuis 43 ans » voire pire parce que dans cette position (style « retenez-moi ou je pars ») ils auraient un pouvoir de nuisance certain pendant de longues années. Vous soulignez aussi le manque de communication avant le Brexit sur le rôle de l’Union européenne en expliquant que les instances communautaires (essentiellement la Commission, je suppose) aurait dû réagir plus fort par rapport aux mensonges qui circulaient dans les cercles pro-Brexit et la presse (souvent, mais pas seulement, de caniveau) qui les soutenait. En fait cette communication mensongère existe depuis des années au Royaume-Uni au point que la Commission a créé une page web en anglais (uniquement) intitulées « Euromyths »spécialement conçue pour réfuter tous ces bobards au nombre de plus de cinq cents : http://blogs.ec.europa.eu/ECintheUK/ La question qui se pose est de savoir qui lit cette page ? Certes la Commission aurait pu engager des campagnes de presse pour clarifier son rôle, clarifier ce qu’est l’Union européenne et les avantages qu’elle apporte, mais je suis à peu près certain que les pro-Brexit auraient commencé par l’accuser de gaspiller les deniers publics à des fins partisanes avant d’inventer d’autres mensonges. L’éthique et le respect des faits établis ne font pas forcément partie des éléments que respectent le camp de pro-Brexit (et peut-être pas davantage de ceux que respectent leurs opposants). J’ajoute que la question des mensonges au sujet de l’Union européenne n’est pas un apanage Briannique. Pas plus tard que hier Nicloas Sarkozy se faisait encore épingler sur Libé pour avoir – une fois de plus – raconté des « craques » lors d’une intervention sur RTL où il a expliqué sans rire qu’une directive européenne « interdisait aux apprentis de moins de 16 ans de monter sur les échelles de plus de trois barreaux ». Vérification faite cette disposition est en fait la transposition par l’administration française d’une disposition communautaire beaucoup moins contraignante. Il ne s’agit que d’un exemple parmi d’autres et si nous pouvons en avoir rapidement connaissance, dieu seul sait ce qui peut se raconter comme bêtises sur le compte de l’Union européenne dans des pays plus éloignés dont nous ne saisissons pas la langue. Néanmoins on ne peut que constater un manque total de pédagogie de la Commission qui, depuis plus de trente ans, semble incapable d’expliquer en termes simples intelligibles au commun des mortels ce qu’elle fait, les buts qu’elle poursuit et les moyens qu’elles met en œuvre pour y parvenir. La responsabilité de cet état de fait est partagée par la presse et les hommes politiques qu’ils soient européens, comme les eurodéputés) ou nationaux, comme les ministres qui jouent au Conseil un rôle clef dans le processus décisionnel au sein de l’Union européenne. Vous soulignez à très juste titre que le résultat du référendum n’a rien de contraignant. Mais ça ne concerne que le plan juridique. Sur le plan politique il en va tout autrement. Quelle majorité parlementaire et quel gouvernement britannique oserait ignorer purement et simplement le vote majoritaire exprimé le 23 juin dernier ? C’est alors que les contempteurs des « élites qui méprisent le peuple et ne tiennent pas compte de ses avis » s’en donneraient à cœur joie. Ca ne ferait que renforcer la défiance envers les gouvernements et l’Union européenne, et pas seulement au Royaume-Uni. On peut certes envisager, comme vous le faites, qu’une décision du parlement écossais pourrait bloquer tout le processus du Brexit. Mais est-ce vraiment le cas ? Le cas échéant, cela ne ferait-il pas qu’accélérer la dissolution du Royaume-Uni ? Il est maintenant grand temps que les responsables politiques des états membres se penchent sur le devenir de l’Union européenne et décident de son devenir en tenant compte des opinions publiques et en expliquant de façon claire ce qu’ils entendent faire. Je doute toutefois qu’ils en soient capables. Il est également urgent que l’Union européenne cesse d’être le vecteur privilégié de la pensée néo-libérale qui conduit ses populations à leur précarisation pour de très mauvaises raisons. Un signal fort serait l’arrêt immédiat des négociations sur le TTIP et leur ajournement sine die. J’ai malheureusement l’impression que cela n’arrivera pas et que l’Union européenne va continuer sur la même voie sans issue. Désolé pour ce long pavé, mais il y a beaucoup à dire, la question étant très complexe.
    • marcel
      juillet 01, 18:20 Reply
      Au contraire, merci pour ces réflexions, toutes très intéressantes. Je relève en particulier celle sur la communication. L'UE (Commission et PE en particulier) développe des dizaines de projets de com et se perd dans un brouillard d'une inefficacité hallucinante — pour avoir travaillé sur certains de ces projets, je peux vous dire que des dizaines de milliers d'euros partent dans des productions qui sont ensuite vues par… 200 ou 300 personnes. À l'arrivée, on a un assessment positif alors qu'il manque plusieurs millions de vues à mon avis ! C'est complètement dingue. Sur le web, il y a des tonnes de choses, mais les grands journaux accueillent rarement des initiatives européennes, et pour les radios et les télés, c'est encore pire. Autrement dit, la CE et le PE ne savent tout simplement pas communiquer et jugent avec des yeux distraits leur propre production nombriliste qui satisfait tout au plus un dircom.
  17. Mélanippe.
    juillet 01, 15:02 Reply
    N'oublions qu'un des pères fondateurs de l'Europe était un "pacifiste" prêt à plier devant l'Allemagne et de surcroit un temps pétainiste.
  18. MUC
    juillet 01, 16:49 Reply
    The United Kingdom n'est plus très "United". Les différences entres les régions (Ecossais, Irlandais, Londres...) et entre le générations sont dramatiques. S'ils vôteraient de nouveau, le résultat du scrutin serait différent... j'en suis sûr. Ils commencent à découvrir les mensonges du Brexit-team (les 20.000.000.000 euro pour le NHS par exemple)....
  19. Wallimero
    juillet 01, 17:05 Reply
    @ Marcel, Ce que tu nous ponds là est un bel exemple de l'incroyable arrogance déplacée des illuminati de la lanterne rouge franco-gaucho. Merci de me rappeler Ô Vénérable Maître que le terme démocratique ne désigne pas le simple fait qu’une majorité ait exprimé un souhait. "Ça, c’est la dictature de la majorité." Ah, oui, souvenons-nous de la pauvre francogauchie belge qui subit la dictature flamande. "La démocratie est un idéal vers lequel on tend. Elle ne signifie pas que les peuples savent ce qui est bon pour eux et que donc leurs choix sont une sorte de Vérité populaire. Ça, c’est le populisme. Car les peuples ne savent que ce que les experts leur racontent. Vous avez une idée du budget de l’UE, vous ? De sa répartition ? De ce qu’il coûte ou rapporte à votre pays ? Non. Donc, vous n’êtes pas en mesure de juger." C'est à tomber de sa chaise. Il n'y a donc que les "savants" qui peuvent s'exprimer et le reste n'a qu'à la fermer, c'est du vrai délire PTB, qui est tellement démocratique que ses statuts sont confidentiels. Mais peu importe hein Marcel, pourvu que c'est à gauche. "Tendre vers l’idéal démocratique impose au contraire au préalable que les politiciens, les savants, les journalistes, tout ceux qui possèdent l’expertise, expliquent le plus honnêtement possible les tenants et les aboutissants d’un choix forcément complexe aux conséquences forcément incertaines." Est-ce que Merkel a expliqué l'impact budgétaire avant d'accueillir 1 million de réfugiés? Est-ce que Magnette a expliqué qu'il demande la régionalisation de l'éducation bruxelloise parce qu'avec 24000 de nouveaux inscrits elle risque de couler celle de la Wallonie et qu'il faut urgamment passer la facture des conneries franco à la Fladre? C'est vraiment de hauts principes de chewing-gum à géométrie variable qu'on peut utiliser pour justifier sa pensée purement dogmatique. En parlant de démocratie, peut-être est-il utile de regarder les élections (oh! quelle idée révolutionnaire!) https://en.wikipedia.org/wiki/European_Parliament_election,_2014 et qu'est-ce qu'on voit? Les anglais ont voté à droite et ils ont droit au centrisme socialiste, ça te rappelles quelque chose? Voilà ta démocratie européenne. On impose la vision de la gauche italienne, portugaise, suédoise, française, grecque, espagnole et allemande au reste de l'Europe. Quel Bonheur! Pas étonnant qu'il y en a qui n'en veulent pas. ça me rappelle cet article qui prônait le fédéralisme européen, où l'on pouvait rejoindre la France, le Portugal, la Grèce et l'Italie. Youpi! Parlons des vrais chiffres de l'Europe et du RU, avec 2.1 million de citoyens UE incontrôlables et un rythme de 300 000 nouveaux par an, il y a peut-être de quoi se poser qq questions? Non? Et si le RU ne veut pas de la monnaie innique, elle se fait q-m ponctionner à travers l'EFSM. Mais à part ça le Brexit n'est pas un choix délibéré, ah non, car sinon tu ne pourrais plus croire à tes propres conneries. Plus concrètement, maintenant qu'ils ont décidé à juste titre que partir est mieux que de rester dans ce Walhalla rouge, on ne peut qu'adopter une position ferme. Sinon on risque de se retrouver avec un paradis fiscal à nos portes. Le plus intelligent que j'ai lu sur la matière vient du Clingendael dans de Morgen, tous les deux connus pour leurs positions d'extrême droite, et en plus en néerlandais, donc totalement insignifiant... http://www.demorgen.be/opinie/eurolanden-moeten-stoppen-met-hun-heil-van-de-eu-te-verwachten-b69b95b7/ En tendant vers l'idéal de l'autre rive, le lemming se noie dans la réalité de la rivière. Mais comme comme tu te sens obligé de penser, tu connais sûrement la musique We're on the highway to Hell... joli Marcel, vraiment joli VV
    • marcel
      juillet 01, 18:22 Reply
      Merci de m'apprendre que Cameron est un centriste socialiste. Je suppose que ça place Bart De Wever à l'extrême gauche de Merkel :-) Haha Wallimero, toujours aussi drôle.
      • Wallimero
        juillet 01, 18:56 Reply
        @ Marcel, haha Marcel, élections européennes, donc parlement européen et Commission Européenne, haha rien à voir avec Cameron, haha. Purez, il n'y a pas de limite à la superficialité... joli Marcel, vraiment joli VV
    • marcel
      juillet 01, 18:23 Reply
      Ah oui, regardez BX1 demain à 12h30 — c'est accessible en direct sur le web —, en fin d'émission (vers 13h20), je défends… je vous laisse la surprise.
      • Wallimero
        juillet 03, 21:17 Reply
        @ Marcel, oui, je connais, c'est mon aquarium préféré, rien que des poissons rouges qui tournent en rond... Tu fais référence à cette fausse blonde qui se maquille pour ressembler à une victime de l'Innovation et qui insiste à afficher son ignorance que les textes de l'UE sont toujours traduits en FR et DE et EN avant l'adoption, ou cette verte qui veut qu'on abandonne les victimes des extrémistes en Syrie en échange de votes des salafistes bruxellois? à force de baigner dans le rouge, il y a le modérateur qui par désespoir commence à poser des questions sensées... remarque, Grosfillet n'avait pas ce problème et il a su obtenir un poste à Radio PS. Ah non, tu fais peut-être référence à ton intervention Wikipedia sur De Laet, ach wi, wiki dit en effet qu'on ne lui a pas empêché de preter serment en néerlandais, mais remarque, le vraiment problème ne se pose que si on attend d'un fonctionaire francophone qu'il le comprenne, n'est-ce pas... il aurait pu parler chinois, c'aurait été la même chose joli Marcel, vraiment joli VV
    • u'tz
      juillet 12, 23:25 Reply
      "illuminati de la lanterne rouge franco-gaucho" Walluminati Marcel juste Walluminati
  20. Mélusine
    juillet 02, 00:08 Reply
    (Marcel: Seuls* les échanges avec la France sont à l’équilibre - dans Selling Britain by the pound ;) Heu, on dirait qu'il n'y a pas moyen d'aller à la ligne dans les commentaires, quand je vois les pavés indigestes (à cause du manque de mise en page hein, pas sur le contenu des réflexions - enfin, quasi pas) du coup je teste...
  21. Eridan
    juillet 02, 10:37 Reply
    @ Marcel Sel : « Je pense surtout que tout le monde à intérêt à ce que le Brexit, s'il est inévitable, se déroule pas à pas, dans les règles et sans hystérie. Sauf à vouloir décourager d'autres pays de sortir mais franchement, si on en est là, il est plus que temps que les dirigeants de l'Europe (et des pays-membres) mettent en branle le renouveau qui me paraît alors plus que nécessaire. » Vis-à-vis des enjeux auxquels est confrontée l'U.E., le Brexit est plutôt anecdotique (et bien plus encore l'attitude de tel ou tel politicien) et ce n'est pas comment va se passer ce Brexit qui est important. Rien n'empêche d'espérer -comme J4M, si j'ai bien compris sa pensée- qu'il soit l'amorce d'un renouveau, maintenant que l'UE a des chances de se débarrasser du frein constant qu'imposait la GB. Là se trouve l'enjeu, bien plus important. Indépendamment de son organisation, le problème flagrant auquel est confrontée l'UE, c'est celui de la confiance des citoyens. De toute évidence, l'organisation du pouvoir politique en UE ressemble à un bricolage brouillon qui, jusqu'ici, a notamment servi à mieux dissimuler divers pouvoirs occultes (dont ceux de la finance et des multinationales). Il est urgent que l'on réfléchisse à ce que signifie « démocratie » dans le contexte d'une structure aussi lourde. Quel citoyen se sent réellement représenté aujourd'hui par le Parlement européen ? Et je ne parle même pas de la Commission... Ce qui a du sens au niveau national n'en a pas nécessairement au niveau d'un assemblage tel que l'UE. On est peut-être passé un peu vite par-dessus la tête des états, les seuls endroits où les citoyens se sentent encore plus ou moins représentés par leurs gouvernements nationaux (...sauf en Wallonie !) qui tirent de plus en plus prétexte de l'UE pour excuser leurs carences. Il y a peut-être une voie médiane rationnelle entre le « souverainisme » et le fédéralisme, histoire d'essayer de récupérer une partie de ceux qui se laissent séduire par le populisme, comme en GB. En GB, ce n'était pas possible, du fait de la longue tradition europhobe affichée (à défaut d'être sincère) de sa classe politique. Ce l'est peut-être encore sur le reste du continent.
  22. Shanan Khairi
    juillet 03, 04:53 Reply
    Pas d'accord avec la conclusion. L'UE n'a aucun intérêt à assurer un accord de marché aux britanniques à leurs conditions (ce qu'ils veulent c'est du national-libarélisme). L'accès au marché européen doit aller de pair avec la libre circulation des personnes, le respect des droits fondamentaux politiques et sociaux de base exigés par l'UE et une participation au budget. C'est le minimum. Déjà l'UK avait été traitée de façon privilégiée en étant déliée de toute une série d'exigences imposées à tous les autres. Si on lui permettait un accès libre au marché en laissant tomber tout le reste, de nombreux pays risqueraient de suivre et l'UE d'éclater. Une courte majorité de britannique a voté pour le Brexit. C'est regrettable. Mais c'est leur choix. Il revient à leur gouvernement de prendre ses responsabilités et d'activer le processus de sortie. Mais une prise de décision implique une responsabilité. Le Brexit va de pair avec une sortie du marché européen, les britanniques devront l'assumer. Et s'ils veulent négocier des accords économiques, il faudra les traiter comme n'importe quel pays non membre de l'UE. Ca n'a rien à voir avec un "esprit revanchard". Ca a à voir avec préserver les intérêts et la viabilité de l'UE
  23. Tournaisien
    juillet 03, 09:32 Reply
    http://www.lesoir.be/1256028/article/actualite/union-europeenne/2016-07-02/l-onde-choc-du-brexit-michel-onfray-se-rejouit-ce-vote ... Onfray nous ressort Orwell. Dans sa bouche, ça ne pouvait pas rater. ... À mon tour : le British National Front fondé en 1967, dirigé par Martin Webster, mouvement ouvertement raciste et fascisant et anti-européen ... britannique ! Le Monday Club, courant d'opinion au sein du parti conservateur, ouvertement d'ultra-droite, anti-européen et suprématiste ... britannique ! Le British National Party de Nick Griffin puis d'Adam Walker, parti raciste, suprématiste, nationaliste, anti-européen et ouvertement islamophobe ... britannique ! La British Union of Fascists fondée en 1932 par Oswald Mosley, qui avait soutenu ouvertement Adolf Hitler et Benito Mussolini, interdit en 1940 ... britannique ! L'English Defence League fondée en 2009 par Tommy Robinson, ouvertement islamophobe, dont certains membres paraissent avoir été personnellement liés au Norvégien Anders Breivik ... britannique ! ... et je peux continuer comme ça sur plus d'une page A4. ... Onfray, ferme ta grande gueule ! Elle pue la suffisance et les clichés. Ce que les gens oublient, ou feignent d'oublier, c'est que la Magna Carta de 1215 n'explique pas tout et que le vieux système bicaméral anglais, qui fait du système politique anglais certes le premier exemple abouti de démocratie représentative au monde, n'exclue nullement les remugles d'extrême-droite de toutes natures. Or en Angleterre, ces remugles ont la vie tenace, très tenace. Churchill a relégué aux limbes de l'oubli Oswald Mosley, pourtant ce dernier avait remporte un succès politique qui était plus que simplement anecdotique. On oublie trop facilement que la British Union of Fascists était un mouvement très puissant en Angleterre dans les années '30. Ces relents de fascisme, de racisme assumé, de suprématisme sont très forts aujourd'hui encore ; ce sont eux qui, notamment, alimentent la hargne et la bave des tabloïds tels que le Sun ou le Daily Mirror et ce sont eux que l'on retrouve à l'œuvre dans le parti Ukip de Nigel Farage, dont certains analystes n'hésitent pas à dire qu'il est bel et bien un parti d'extrême-droite, en tout cas un parti qui est largement phagocyté par des éléments d'extrême-droite. Pour rappel, ce sont la campagne de l'Ukip en grande partie et surtout les mensonges d'un cynisme fou de Nigel Farage qui ont emporté le referendum en faveur du "leave". ... Onfray est vraiment un ahuri de première comme ce n'est pas possible ! Il projette sur le vote des British des modèles explicatifs qui ne tiennent que pour la gauche franchouillarde et mélenchoniste en France, ne se rendant pas compte, ou feignant de ne pas se rendre compte, qu'au Royaume Uni, si l'on retirait les votes assimilables à l'extrême-droite de près ou de loin, ceux des suprématistes, des orangistes de l'Ulster, des ultra-nationalistes de droite, le "leave" n'aurait pas passé la barre des 30%. Oui ... ce qui revient à dire, bel et bien, que l'extrême-droite assumée ou non assumée en Angleterre flirte avec les 15 à 20% ! Pourquoi voudrait-on donc que le Royaume Uni soit épargné par la merde du FN de Lepen, du FPÖ (Freiheitliche Partei Österreichs) de Heinz-Christan Strache, du SVP (Schweizerische Volkspartei) de Christoph Blocher ou du PVV (Partij voor de Vrijheid) de Geert Wilders ?
  24. Eridan
    juillet 03, 10:26 Reply
    Encore un grain de ...poivre ? pour essayer d'expliquer (justifier ?) la nervosité de certains politiciens européens (sauf Merkel ?) La GB assurera la présidence du Conseil de l'UE de juillet à décembre 2017. On y sera vite. Dans ce cas, la GB pourrait se retrouver en position pour perturber sérieusement le fonctionnement de l'UE si on ne se soumet pas à ses exigences. Or, Theresa May annonce déjà qu'elle ne compte pas activer l'article 50 avant le début de 2017... Mais "pas avant" ne dit pas non plus quand. La GB pourrait même décider de ne jamais invoquer l'article 50 et de maintenir l'UE sous son chantage permanent. Et les statuts de l'UE ne permettent pas à celle-ci d'imposer un planning à l'Etat sortant. On peut comprendre que, devant cette perspective -qui ne peut que conforter les eurosceptiques-, certains dirigeants européens se sentent extrêmement mal à l'aise et s'expriment d'une manière assez "rugueuse". En outre, les Brexiters ne cachent pas que, non contents de vouloir provoquer la séparation de la GB d'avec l'UE, ils veulent aussi le démantèlement de celle-ci, en encourageant d'autres départs. Nous parlions d'ingérence ? Or, il n'y a pas que le Brexit qui menace l'UE : dans son blog, Thomas Piketty résume les dysfonctionnements démocratiques et économiques flagrants de l'UE : http://piketty.blog.lemonde.fr/2016/06/28/reconstruire-leurope-apres-le-brexit/ Donc, oui, il y a matière à nervosité.
  25. Hachiville
    juillet 03, 12:13 Reply
    Europe, love it or leave it! En six mots (et ils ne sont pas de moi), tout est dit. Le reste n'est que littérature.
    • moinsqueparfait'
      juillet 07, 19:34 Reply
      Et la différence avec "La France, tu l'aimes ou tu la quittes", elle est où? Ah oui, la European Union Inc., c'est le bien. La France, c'est le mal. Suis-bête... L'axe du bien, l'axe du mal, etc.
  26. Manwe
    juillet 04, 10:51 Reply
    Bonjour Mr Sel, Vous partez du principe que la décision de quitter l'Union n'est pas actée. Que l'on pourrait l'éviter en négociant, hors il y a déjà eu une négociation avant le référendum. Et ces négociations allaient très loin et ce à l'avantage des seules Britanniques. Si les personnalités politiques outre manche étaient attachées au projet européen on pourrait sans doute trouver un arrangement, hors ce n'est pas le cas. Le peuple s'est prononcé et la classe politique qui défendait le "in" a montré le peu de cas qu'elle faisait de la construction européenne, elle n'a fait campagne que sur la peur, la peur du marasme économique car elle ne voit l’Union que sous l’angle économique et rejette le reste. Jo a défendu le projet européen et en est morte, cela n’a pas remis en cause leur vision étriquée de l’Union Européenne. Maintenant pourquoi l'Union Européenne et certains dirigeants ont demandé à ce que l'article 50 soit déclenché rapidement? Ce n'est pas pour les faire payer, c'est pour mettre un terme rapidement à l'incertitude, incertitude qui va plomber nos économies et en premier lieu celle de la Grande Bretagne. Oui mais voilà personne ne s'imaginait à Bruxelles et dans les capitales européennes que la classe politique britannique qui ferait campagne pour le « leave » n’aurait pas de plan de sortie de l'Union (et non ce n’est pas seulement le cas de Boris Johnson). Et c'est bien cela le drame actuellement, même ceux qui veulent le "leave" n'ont pas de plan autre que: "on va garder accès au marché commun et prendre le règles qui nous arrangent" bref "on a pas de plan à vous proposer mais on va continuer à faire du chantage en attendant, on ne sait jamais sur un malentendu ça peut passer". Déclencher l’article 50 les obligerait à négocier mais là ils veulent clairement faire pourrir la situation et nous forcer la main en s’appuyant sur les pays les plus liés à la Grande-Bretagne et donc les plus affecté par une crise de l’économie britannique. Vous trouvez cela idiot ? Moi aussi ,mais nous ne sommes pas nationalistes vous et moi leur logique jusque boutiste nous échappera toujours. Alors oui maintenant on va attendre, attendre que les dirigeants britanniques réalisent que la seule solution possibles est que la Grande Bretagne réintègre l'EEE c'est à dire accepte de traduire dans leur droit les directives européennes, respectent les libertés de circulation des biens, des services et des personnes et continue en plus à contribuer dans une moindre part certes au budget européen. Ou alors on cédera une fois encore et l’Union en sortira plus affaiblie que jamais. Négocier un accord similaire à celui de la Suisse n'est pas réaliste, trop long de plus si la Suisse dispose d'un traitement particulier c'est uniquement parce que l’exercice de la démocratie y est particulier (référendums en permanence sur à peu près tout). Cela rendrait presque impossible tout autre mode de fonctionnement. Vous trouvez que la campagne sur l'immigration intra-européenne n'était pas humiliante pour les Européens que nous sommes alors vous tendez l'autre joue ? Tenez, la Grande-Bretagne a décidé de se lancer dans la concurrence fiscale. Les traités qu'ils ont signés stipule que la sortie d'un pays de l'Union se fait dans les deux ans pour éviter de prolonger inutilement une crise. Qu'ils respectent l'esprit de la lettre et cessent de jouer avec nos économies et donc nos emplois. J’adore la Norvège et la Suisse et respecte leur volonté de ne pas faire partie de l’Union, mais que les Britanniques respectent notre volonté de chercher un projet commun pour le continent pour faire face ensemble aux défis du XXI siècles. J’ai déjà été trop long et je ne vais pas m’attarder sur la communication de L’Union, je vais juste vous donner un indice : « qui n’a aucun intérêt à ce que l’Union communique correctement sur ces politiques et en particulier sur ces réussites ? »
    • marcel
      juillet 07, 17:09 Reply
      Non. Les négociations étaient entre l'UE et le Royaume-Uni, pas l'électeur référendaire britannique. Ensuite, l'incertitude est en effet un problème. Mais pour les deux parties. L'invocation de l'article 50 entraînerait une autre incertitude dès lors qu'il faudrait au moins 2 ans pour savoir quelles relations l'Europe entretiendrait avec le Royaume-Uni ensuite. Donc, je ne pense pas que l'invertitude soit la raison pour laquelle les dirigeants européens enfreignent leur propre règlement en exigeant une invocation rapide. Mais n'hésiteras à être long, c'est intéressant :-)
  27. paul
    juillet 05, 16:55 Reply
    Marcel l’Europe n'est pas revancharde ,mais en panique. Les europeistes sont semble dépassés par les conséquences du vote L'union utilise la stratégie de l’ignorance La presse, les politique, les cadres du syndicats appliquent la stratégie de garder les citoyens dans l'ignorance. Il faut éviter les débats de fond comme expliquer le fonctionnement réel, les articles du traité , le fonctionnement de la commission ,les gopees ect Je remarque que subitement la population découvre l'existence de l'article 50 du traite de lisbonne pourquoi la presse n'a jamais parlé de l'article 50 avant et pourquoi ne pas parler de l'article 106 ou articles 32,63 et des conséquences . La raison est que si les citoyens belges en avaient connaissance ils voudraient partir. Les britannique vont démontrer qu'il y une vie hors de l'europe qu'il y pas d' apocalypse et puis contrairement a la propagande il y eu un débat sur le fonctionnement de l'europe dans les détailles article vidéo ect. Des analyses qui ont déjà passé les frontières parce que le débat a ete tenu en anglais et que les européens parlent l'anglais Des articles d'universitaire de politiciens économistes ,des analyses pointu sur les articles du traite de lisbonne du fonctionnement démocratique ou pas et des conséquences comme jamais il n y en eu en Europe le tout en anglais donc accessible a beaucoup de citoyens européen dans les mois sur internet. L'union est une démocratie d'apparence .Le Brexit est pour moi le début de la fin de l'union qui agonisera peut être 5 ou 10 ans mais a terme l'union disparaîtra.
    • moinsqueparfait'
      juillet 07, 20:05 Reply
      Bonne analyse. Elle pourra éventuellement renaître sous une autre forme, avec des objectifs plus réalistes. Il se peut aussi que cela dégénère en conflit de grande ampleur si les fous persistent et signent et qu'on les laisse faire. Mais ils sont en panique, en effet. Ridicules, comme toujours. Les voilà déjà en train de dire que le vote n'est pas valable au motif que les partisans du Brexit "auraient menti"... On n'a jamais vu un politicien mentir ailleurs que dans la "vieille Angleterre rance", sans doute... Parce que le camp d'en face n'a pas menti, lui, en promettant le retour de toutes les plaies d'Egypte et pourquoi pas une chute de comète en plein sur Londres en cas de Brexit? Et le splendide Obama, nullissime comme il sait l'être et qui s'est une nouvelle fois surpassé dans le ridicule: ah la la, il débarquait chez les Britons pour les menacer de relégation en queue de peloton s'ils osaient mal voter... Et le lendemain, après qu'il eurent de fait mal voté, magnifique communiqué de la Maison blanche: "notre relation privilégiée demeurera inchangée"... Du grand art. Et tous ces cons qui, sous prétexte que l'Angleterre n'a plus d'empire, voient ce pays comme l'Afrique du Sud de Pieter Botha doublée du Zaïre de Mobutu... Allons, allons... Et les Américains coordonneraient une vaste opération punitive envers les mal-votants... LOL (comme on dit). Ils calmeront le jeu car ils commencent à comprendre qu'il n'y a pas qu'eux qui décident, justement... l'Occident, ce n'est pas que les USA et l'Allemagne. Les relations de la GB avec les pays du Commonwealth vont très au-delà de la relation bilatérale et de ce que la France entretient comme relations avec la "Francophonie". Bien sûr, l'Angleterre n'est plus le "chef de l'empire" mais bon... si leurs relations avec l'Inde sont parfois tumultueuses, avec le Canada, l'Australie, la NZ, Singapour, etc., elles sont plutôt pas mauvaises du tout voire franchement très bonnes et -comme je l'ai dit- très au-delà de la relation diplomatique traditionnelle (d'ailleurs leurs ressortissants résidents permanents ont pu voter!). Et il y en a qui croient qu'on va convaincre tous ceux-là de "punir" l'Angleterre parce qu'elle en a ras la casquette des crises d'hybris et des inconséquences allemandes et de leurs toutous franco-belges. Bin voyons... Ils vont s'en sortir, avec pertes et fracas sans doute, mais ils s'en sortiront. Nous, par contre, je crois que si nous continuons à faire les idiots utiles du pan-germanisme soft version 4.0, on ne va pas s'en sortir du tout, mais alors pas du tout.
  28. Salade
    juillet 10, 14:23 Reply
    http://www.lavenir.net/cnt/dmf20160710_00852049/bourgeois-la-frontiere-linguistique-est-celle-de-la-greve-les-flamands-crachent-sur-cela quand NVA fachée elle toujours faire ainsi
  29. Eridan
    juillet 10, 19:27 Reply
    @Paul + @moinsqueparfait. « L'union utilise la stratégie de l’ignorance ». Mais qu'est-ce qui empêche les politiciens nationaux de combler cette ignorance ? Ne serait-ce pas d'ailleurs leur rôle ? Si stratégie il y a, elle n'est pas spécifique à l'Union. (Repris d'un peu plus haut : ) « Pire encore, il semblerait que ce soit le dernier endroit (la GB) en Europe où le populo arrive encore à contrôler quelque chose... ». Mais contrôler quoi, en effet ? Je trouve que vous dédouanez les Anglais à bon compte : si l'Europe s'est engagée dans l'ultra-libéralisme, elle le doit en grande partie à la GB ; d'ailleurs, celle-ci n'est pas encore partie qu'on y parle de diminuer drastiquement l'impôt des sociétés ; de quoi remplir les poches des banquiers et actionnaires de multinationales, mais sûrement pas celles du « populo ». Croire que la balance des intérêts sera modifiée en GB par le seul Brexit me semble fort peu réaliste ; mais au moins celui-ci aura-t-il peut-être la vertu de donner aux classes laborieuses l'illusion qu'elles seront davantage maîtres de leur sort... Jusqu'ici, l'Europe a été utilisée pour soigner les intérêts des possédants, notamment ceux de la City, et pour créer l'excédent budgétaire de l'Allemagne qui, comme le fait remarquer Piketty, ne pourrait pas exister sans les contraintes qui ont été imposées aux autres pays. Je pense que, compte tenu de leurs atouts multiples, aussi bien la GB que l'Allemagne sortiront avantagés de la tourmente actuelle. Les pays dits « nordiques » et de l'est, intoxiqués d'Atlantisme, accrocheront sans doute leur char à l'un ou l'autre des membres de ce couple ; mais les pays dits « du sud » risquent de trinquer copieusement. Il est tentant de penser que ce qui se passe actuellement n'est que la partie visible d'une lutte d'influence entre les deux poids lourds de l'UE (même si on y pilote souvent au jugé), les autres n'étant à peu près que des dindons observateurs. Dès lors, je trouve assez amusant, dans ce contexte, de parler d' « anglophobie ».
    • moinsqueparfait'
      juillet 14, 15:33 Reply
      @Eridan: "qu'est-ce qui empêche les politiciens nationaux de combler cette ignorance ?" Mais c'est simple: eux-mêmes et les intérêts qu'ils défendent, à savoir une upper class qui ne veut plus de la démocratie en Europe. Vous savez, ceux qui décident lors des grands caucus du jeudi soir à Brussels (au Conseil, à huis clos, bien entendu), ce sont les mêmes que ceux qui désignent les commissaires européens, les membres de l'Eurogroupe, voire les représentants au directoire de la BCE par cooptation: ce sont les politiciens nationaux justement. Pas toujours directement, mais c'est le même monde. Ce sont d'ailleurs toujours les mêmes têtes qui reviennent, surtout dans la représentation belge, d'ailleurs (le Luxembourg et la Belgique, sans doute les plus corrompus de toute la bande, sont les grands spécialistes des "gens de qualité" "ministres de Quelque Chose" pendant 15 à 25 ans, suivez mon regard...). C'est là que se situe la duperie: des "élus nationaux" (dont la représentativité est de plus en plus sujette à caution) vident eux-mêmes leurs propres États de leurs prérogatives en vendant à la plèbe du "rêve européen" pour maquiller le déshabillage... Mais quand la plèbe ne sourit plus, alors, ils disent que ce n'est pas de leur faute, que c'est Bruxelles qui veut ceci ou cela (mais "Bruxelles", c'est eux!). Et quand même ça, ça ne marche plus, alors ils menacent carrément: "il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités"... ou "il faut que le Brexit soit le plus douloureux possible" pour les mal-votants... En tout cas, je ne sais pas si ça finira en illusion mais de toute évidence, si le Brexit va à son terme, ce n'était pas le choix de la classe dominante et elle va devoir s'adapter car elle, elle n'en voulait pas. Pour le reste, à très long terme, je ne sais si ce sont vraiment les pays du sud qui vont trinquer le plus. L'Allemagne fonce tête en avant vers un gouffre démographique qu'elle a tenté de combler en provoquant des déplacements de population du bassin méditerranéen (en principe, organiser des déplacements de population, c'est à la limite de la pratique génocidaire... je sais que je vais me faire rabrouer mais c'est bien ce qu'il s'est passé sous une forme "moderne"). Ils ont d'abord tenté le coup avec les Grecs, les Espagnols, les Portugais, les Italiens du Sud en flinguant leur économie pour tenter de faire venir du monde mais hélas, ça n'a pas donné les résultats escomptés: le Grec moyen préfère être un pauvre Grec en Grèce avec la météo grecque qu'un pauvre Grec+paria+"bougnoule" en Allemagne... Alors ils ont été chercher plus loin et ont renoué leurs vieilles amitiés orientales... Mais il va falloir intégrer tout ce beau monde... J'ai toujours plaisir à entendre les germanolâtres qui pullulent en Belgique et en France pétainiste mais ils ont un problème qui les attend: soit l'Allemagne échoue et dans 20 ans, ce pays est au fin fond du trou (je ne vous ai pas encore parlé de l'état de leurs banques, et espérons qu'ils ne décident pas une nouvelle fois de se relancer par l'industrie militaire (... soupirs...)), soit elle réussit mais alors, cette Allemagne sera devenue un pays vraiment très différent de l'Allemagne toujours pure, belle, parfaite, blanche et vierge élue de Dieu qu'ils fantasment...
      • Eridan
        juillet 25, 10:53 Reply
        La complexité du sujet du Brexit est telle -la coexistence de multiples réalités- qu'on peut y trouver suffisamment de matière pour défendre n'importe quelle thèse et son contraire. Seules les grandes tendances historiques sont clairement discernables. Et, parmi celles-ci, le fait que la Grande Bretagne a été historiquement tiraillée entre ses sympathies anglo-saxonnes du « grand large », bien compréhensibles, et la défense de ses intérêts sur le continent, bien plus cynique. Quoi qu'il en soit, pour ce qui concerne l'analyse à court terme, il est vrai que le Brexit est sans doute le résultat du refus par les classes laborieuses de la concurrence déloyale des pays de l'Est (et qui énerve de plus en plus -mais tardivement- d'autres pays de l'ouest ; sauf l'Allemagne), concurrence qui avait elle-même été imposée à l'Europe ...par le gouvernement britannique. Ce qui fait du Brexit un sujet foncièrement (et logiquement) britannique. Les Anglais sont des gens fort sympathiques et intéressants, mais trop individualistes, trop remuants, pour participer à un projet commun. C'est notamment pourquoi, contrairement à ce dont Marcel Sel semble s'inquiéter, je ne crois pas qu'il sera nécessaire de créer une nouvelle S.P.A. (« Société Protectrice des Anglais »). Ils sont assez grands pour se débrouiller et se défendre tous seuls. Le sujet est déjà suffisamment compliqué entre eux pour que nous n'y mettions pas, en plus, notre grain de Sel. Il est donc légitime que les autres Européens se tracassent de savoir dans quel état la GB va nous laisser l'Europe. Mais les antagonismes dans celle-ci sont sont de plus en plus flagrants, et la GB ne sera pas le seul de leurs soucis. Il est manifeste que l'Europe connaît une panne très grave dont le Brexit n'est sans doute que le révélateur.
      • Eridan
        juillet 25, 19:24 Reply
        @moinsqueparfait : "il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités". Effectivement, là, vous avez résumé un aspect important de la fumisterie européenne.
  30. u'tz
    juillet 10, 23:41 Reply
    tiens je résiste pas à donner là-dessus la conclusion du dernier édito dans le libé d'un type avant de partir en congé payé : "De l'avis général, le Brexit ouvre une période d'incertitude en Europe,même si l'on peut difficilement prétendre que les certitudes étaient ce qui caractérisait le continent ces derniers mois. Si j'ai bien compris, rarement le moment a été aussi bien choisi pour ne pas en savoir plus"
  31. u'tz
    juillet 11, 21:08 Reply
    11/7 défaite de l'arogante équipe de flandre FR, merci guido van namen, bon aït des éperondeurs aux chers cons patriotes, aux bons marchés aussi, à l'heure goût du sport... à geert bi rupo enz http://www.hln.be/hln/nl/957/Binnenland/article/detail/2664446/2016/04/02/Dertigtal-anti-islambetogers-houden-korte-actie-in-Dilbeek.dhtml?utm_medium=twitter&utm_content=volghetnieuwsvanvandaaguitbelgi%C3%ABenhetbuitenlandopdevoetophlnbe&utm_source=dlvr.it
  32. LilAngel
    juillet 12, 20:56 Reply
    'exiger en contrepartie que le référendum n'ait pas lieu'.... Euh? Pourquoi? S'ils veulent partir, on ne va pas les en empêcher. C'est le même principe que dans un couple, si quelqu'un veut rompre (ou même y pense), il est temps de se séparer: on ne va pas faire des concessions pour que celui qui pense à partir reste tout de même! Le départ du Royaume Uni peut être une chance pour redémarrer l'Europe sur des bases sociales et non plus économiques. Arrêter avec l'Euro fort et le carcan budgétaire par exemple. Arrêter de sauver les banques mais subsidier des emplois si le privé ne peut pas en créer, et ainsi de suite. Bref, l'opposé de ce qui se fait jusqu'à présent
  33. Salade
    juillet 13, 20:31 Reply
    http://www.lesoir.be/1265827/article/actualite/monde/2016-07-13/accident-trains-en-italie-bureaucratie-italienne-mise-en-cause extrait: "Manque d’équipements modernes de sécurité et non-exécution de travaux pourtant financés par l’Europe expliquent en partie pourquoi les deux trains se sont télescopés, tuant au moins 23 personnes." Sur le coup j'ai cru qu'on parlait du TBL1, du RER et de la catastrophe d'Hermalle ou de Buizingen ou Pécrot..., bref de la SNCB!
    • u'tz
      juillet 18, 14:00 Reply
      Vive les vacances et le net à un doigt....Accident de camion à Nice, autoroute sans bouchon de camionneur gréviste... françois dutch gelly (flamby)va résoudre tout ça en fermant les frontières (de la raie publique enfermée), nice capitale of telesurveillance..., et quoi? tous les ambigus sexuels tunisiens...dards de daesh? coup des tas chez les négationnistes du génocide arménien... Tourn' va encore s'acharner sur les laïques, ses chères têtes de turc, à moins qu'il ne leur préfère quelqu'anglosaxophone trumpique genre bobo ou maymay teresa
  34. Tournaisien
    juillet 14, 08:48 Reply
    Bojo au Foreign Office ... ou comment en politique la cohérence ne constitue en rien une donnée susceptible de conduire à une compréhension rationnelle des modes de gouvernance. La question de fond est bien sûr : pourquoi ? Je crains que la réponse, pour l'essentiel, ne se résume à la réponse suivante : parce que la politique n'est en définitive qu'un jeu de pouvoirs (House of cards), pré carré d'un certain type de personnalités aux profils psychologiques d'ordinaire narcissiques, en attente de revanches sur le monde et quoi qu'il en soit le plus souvent profondément perverses. Dès lors que l'on a compris cette loi fondamentale qui met en mouvement nos hommes et femmes de pouvoir, il est clair que la politique est le champ de tous les possibles, pourvu qu'elle serve leurs "ego". L'intérêt collectif n'est, à bien y regarder, qu'une donnée subsidiaire, déterminante uniquement en ceci qu'il constitue une contrainte en forme de balise pour qui entend conserver le pouvoir au-delà d'un simple mandat. En somme, la dialectique présente quelque chose d'éminemment schizophrénique. Le champ politique serait rendu virtuellement impossible sans l'existence des institutions, gage de stabilité de nos sociétés, mais ce même édifice institutionnel serait promis à la plus terrible des inerties si ledit champ politique n'était à l'œuvre, dont les ressorts profonds, pourtant, ne sont en rien liés à une améliorations de son fonctionnement interne mais bien à des considérations extérieures à la réalité institutionnelle elle-même. La démocratie réussit ce tour de force de tirer l'essentiel de sa dynamique d'énergies individuelles, viscéralement contraires au bien collectif, mais dont l'efficience tient précisément à ce qu'elles affrontent d'autres énergies individuelles et avec elles se neutralisent, les institutions conservant quant à elle le peu d'énergie nécessaire à leur vitalité du fait de cette confrontation des contraires, en apparence contreproductive. De ce point de vue, le spectacle que viennent de nous offrir les Britanniques, initiateurs de nos systèmes de démocratie parlementaire, est tout à fait symptomatique. Bojo est a priori un élément objectivement contraire aux intérêts économiques et sociaux immédiats de la Grande-Bretagne, mais il est aussi le parangon de cette démocratie fondée sur l'équilibre du "facing each other" sans lequel l'efficience du modèle britannique ne serait pas ce qu'elle est. Avec Theresa May, modèle de résilience typiquement British, il incarne dans une certaine mesure l'Angleterre éternelle, insulaire et si imprévisible pour les continentaux que nous sommes.
  35. Salade
    juillet 15, 06:44 Reply
    qu'est ce qui est le plus simple à faire pour un dirigeant occidental? interdire les camions? interdire la foule? interdire les bombardements en syrie? interdire de penser à des modes opératoires encore plus sanglants et facile à faire? rien de tout cela le plus simple: prolonger l'état d'urgence pour 40 ans, un peu comme prolonger les centrales nucléaires.
    • u'tz
      juillet 18, 14:38 Reply
      Ps(wallon) : Sorry avait oublié ma source antisémite dans mon maillot... https://nl.express.live/2016/07/18/107718israel-antiterrorisme/
  36. Salade
    juillet 16, 13:00 Reply
    Pusch avorté en Turquie: coup de théatre avec pour le prix de la mise en scène Erdogan. Les décors sont de Roger Hart.
  37. Tournaisien
    juillet 17, 08:56 Reply
    Qu'est-ce qu'on attend pour imposer définitivement le Turxit ? Pas besoin d'islamofascistes en Europe !
  38. Tournaisien
    juillet 21, 22:12 Reply
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/07/21/la-turquie-derogera-a-la-convention-europeenne-des-droits-de-l-homme-pendant-l-etat-d-urgence_4972830_3214.html ... Enfin une excellente nouvelle! Ces connards de Turcs viennent de signer ce qu'ils étaient : des fachos, à mi-chemin entre un islamisme larvé et un nationalisme d'arrière-garde. On avait déjà compris qui ils étaient quand, collectivement, ils avaient refusé de reconnaître leur responsabilité dans le génocide arménien. Aujourd'hui, on sait ce qu'ils sont vraiment : des brutes épaisses sans finesse, sans ouverture, sans la moindre hauteur de vue. Voilà au moins un point positif de cette crise : leur intégration dans l'Europe, c'est fini et bien fini. Bon vent !
    • hilarion lefuneste
      juillet 28, 19:50 Reply
      "Ces connards de Turcs" "des fachos, à mi-chemin entre un islamisme larvé et un nationalisme d'arrière-garde" "des brutes épaisses sans finesse, sans ouverture, sans la moindre hauteur de vue" que de nuances, de subtilité, d'intelligence dans l'argumentation.... Et Marcel Sel qui laisse passer cela....
  39. Tournaisien
    juillet 23, 17:45 Reply
    http://www.lesoir.be/1273933/article/actualite/monde/2016-07-23/fusillade-munich-pas-lien-entre-tueur-et-daesh-selon-police ... Le scénario était écrit : le pouvoir politique, en accord concerté avec les directions des grands médias, commence à cadenasser l'information et à manipuler. Des organes de presse bien informés en Israël ont, quant à eux, réuni plusieurs témoignages explicites qui font état du fait que le germano-iranien, soi-disant dépressif, avait crié en tirant sur ses victimes "Allahou akbar". Qui d'un peu sensé pourra-t-il croire un traître instant que cet attentat-ci, perpétré par un musulman, n'a rien à voir avec la litanie des attentats et tentatives d'attentats (car les attentats réussis ne sont encore, fort heureusement, que la face émergée de l'iceberg) que nous subissons depuis des mois déjà ? Qui ? ... maintenir ainsi le couvercle de l'information est la meilleure façon de pousser la population dans la direction exactement opposée à celle souhaitée. C'est quand même fou : nos dirigeants viennent d'en avoir la démonstration avec le Brexit, et c'est comme si ils n'avaient toujours rien compris.
  40. Salade
    juillet 25, 21:12 Reply
    http://www.lalibre.be/actu/international/etats-unis-vers-une-reglementation-des-emissions-de-co2-des-avions-commerciaux-57966429357086b3e0d92b80 A vitesse égale, c'est tout simplement IMPOSSIBLE, le kérosène étant le plus pur des comburants et le rendement des avions sera quasi au maximum avec le bout des ailes relevées et le fuselage enduit d'une peinture en écailles de requins. Il s'agit donc d'un énorme mensonge mondial.
  41. Salade
    juillet 27, 15:32 Reply
    http://www.lalibre.be/culture/medias-tele/le-bon-bulletin-des-radios-avant-2017-57978b91357086b3e0d9e11f on est très loin des radios LIBRES, dans ce monde libéral
  42. Salade
    juillet 27, 20:42 Reply
    Si on fait des parties de Pokémon GO dans les églises, plus besoin de flics ...
  43. Capucine
    août 02, 10:47 Reply
    Ce Brexit est peut être voulu par l'Europe afin d'avoir un pays libre des lois européennes pour mieux agir face à une guerre contre laquelle nous voilà bien démunis?

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