
Paris. Ceux qui nous tuent nous rendent plus forts.
Au petit matin, toujours à un doigt de fondre en larmes, j’ai regardé ces dizaines de visages envoyés par leurs amis, frères et sœurs, parents inquiets, terrorisés, à la recherche d’un proche, désespérément, sur Twitter ou Facebook. Avec des messages si terriblement simples. Il était au Bataclan. Elle était au Petit Cambodge. Pas de nouvelles depuis hier. C’est l’angoisse. Quelqu’un l’a vu ? Sa sœur le cherche. Il cherche sa soeur. Retwittez s’il vous plaît. Retwittez absolument. Ça fait 10 heures.