
10 jours après, en Flandre, championne du jihadisme, on vomit Bruxelles.
C’est un billet cinglant, antibruxellois et francophobe, que l’éditorialiste de Het Laatste Nieuws, Jan Segers, a pondu pour son million de lecteurs flamands.
Je pense, donc je ne suis personne

C’est un billet cinglant, antibruxellois et francophobe, que l’éditorialiste de Het Laatste Nieuws, Jan Segers, a pondu pour son million de lecteurs flamands.

Certains se demandent pourquoi la Belgique va à vau-l’eau. Une info du Standaard nous donne un indice aquatique qui, au jour du décès de Jean-Pierre Coffe, me semble approprié. Elle démontre par l’absurde que la communautarisation de notre pays complique plus qu’il ne simplifie, menant à des situations kafkaïennes où même les truites doivent choisir leur couleur linguistique ! Oui, les truites. Et probablement aussi les brochets. Ça se passe à la frontière d’Écluse, en Brabant-Wallon, et de Hoegaarden, en Brabant-Flamand.

Les Flamands existent. En tant que concept. En tant que «peuple». Avec des mythes, des couleurs, un drapeau, des termes comme confédéralisme, la langue est tout le peuple, des héros, parfois contestables. La Flandre communique et réagit comme un État. C’est devenu normal, c’est même inclus dans le paquet standard. Mais quand les «Belges francophones» appliquent la même logique, c’est le tollé. À présent aussi dans De Morgen. Je pose donc la question : les Francophones peuvent-ils exister, Bart Eeckhout ? (hier
Les mauvais réflexes sont de retour. Il a suffi que la N-VA lance un nouvel assaut séparatiste début janvier. Plusieurs éditorialistes du Sud et quelques chefs de partis ont répondu : « Mayday, mayday, il faut réveiller le projet francophone ! » Cela s’est notamment traduit par le retour de l’improbable « front francophone ». Très concerné, Benoît Lutgen est illico monté avec sa truffe de sanglier en première ligne pour grogner qu’il fallait remettre ce front en route, en appelant, bien sûr, le

Régulièrement, la N-VA sort un gros lapin de son chapeau. Les autres partis réagissent. Et certains Francophones leur crient de se taire ! Nan ! Ça favorise Bart quand vous répondez, godverdomme ! Et quoi ? Il faudrait les laisser dire que la Belgique est une abomination ? Que les Berbères sont un problème ? Que les réfugiés ont trop de confort dans les tentes du parc Maximilien ? Que Bruxelles est une catastrophe ? Que Viktor Orban est formidable ? Il faudrait se taire quand Bart et sa
La ministre de l’Intérieur de la Région flamande, Liesbeth Homans (N-VA) a donc désigné Eric De Bruycker (CD&V) bourgmestre de Linkebeek. Or, celui-ci appartient à la minorité communale néerlandophone (21 % des voix). Il ne tiendra pas longtemps : il n’a dans son camp que deux sièges de conseillers communaux, contre 13 au parti du bourgmestre Damien Thiéry (MR) que le gouvernement flamand a toujours refusé de nommer. De Bruycker n’a aucune légitimité. Il n’a lui-même obtenu que 168 voix de préférence
C’en est presque comique. Du moins, je vous recommande d’en rire. Ook Vlamingen inderdaad ! Certains clients Colruyt néerlandophones sont si touchy sur l’usage des langues qu’ils réclament haut et fort quand on leur envoie un email contenant des traces d’ignoble français. Quelle horreur ! Quelle atteinte insensée au droit du sol ! Quel danger pour les pupilles jaunes et noires de Jan met de Flamingante pet ! In Vlaanderen Vlaams (1). Oups, non, il faut dire : In Vlaanderen Nederlands (2) (sinon, on est un

La presse francophone s’emballe pour la reconnaissance de Bart De Wever de « l’erreur criminelle » que fut la collaboration, notamment du nationalisme-flamand. Elle devrait pour le moins nuancer. Cette reconnaissance est partielle et n’engage pas son parti, comme je vais le montrer ci-après. L’essentiel n’étant pas dans ce qu’il a dit, mais bien dans ce qu’il n’a pas dit, ou a refusé de dire. La même presse fustige à juste titre l’attitude d’Emir Kir face au génocide des Arméniens. Plus encore,

Décidément, les effets d’annonce de Bart affolent la presse. Voilà qu’il serait candidat premier ministre. Du moins, si on insiste très fort. Et qu’il ne le serait pas si on insiste fort aussi. Et le lendemain, Geert Bourgeois annonce qu’il répondrait favorablement à une demande de son parti de devenir ministre-président flamand. S’il insiste. Alors qu’en principe, la candidate serait plutôt Liesbeth Homans, l’adjointe de Bart à Anvers. Si celui-ci ne part pas au fédéral. Parce que sinon, elle deviendrait

Le nationalisme mène toujours à une exclusion. C’est inévitable. Même quand la direction d’un parti nationaliste tente désespérément de le cacher ou de l’empêcher en inventant un soi-disant « nationalisme inclusif », comme Bart De Wever le fait. Cette fois, c’est apparemment le bourgmestre de Denderleeuw qui nous offre une démonstration de xénophobie, ou plutôt de noirophobie. Du moins, si l’on en croit la Chaîne TV-Oost et le magazine gratuit Goeiedag Denderleeuw. Ce dernier rapporte que la dixième édition de Denderleeuw
Marcel Sel est auteur, romancier, journaliste, chroniqueur et satiriste.
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Une émission satirique avec André Lamy et Olivier Leborgne, coécrite par Michaël Albas et Marcel Sel.
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