vendredi, 23 octobre 2009
Laurent Gerra sur Votez pour Moi de ce matin
Cette fois, j'ai eu l'honneur de prêter ma plume à non pas un, mais deux grands imitateurs : Lauren Gerra et André Lamy.
10:52 Publié dans Nouvelles de Sel | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
Pas de photo d'Hitler à Petit-Rechain
Une photo d'Adolf Hitler dans le local des animateurs d'un petit mouvement de jeunesse à Petit-Rechain, près de Verviers, et l'échevin en charge de la jeunesse a expulsé les responsables. Six mois plut tôt, on y avait trouvé une photo de Baudouin ornée d'une croix gammée. Jusqu'ici, l'histoire ne dit pas si les animateurs avaient un humour de mauvais goût ou si l'un d'entre eux avait un penchant pour le Führer et le nazisme, et d'ailleurs, la question ne se posa pas vraiment. En Wallonie, on ne rit pas avec certains sujets, et on n'admet pas que les jeunes soient, d'une manière ou d'une autre, confrontés à une apologie du nazisme. Une efficacité qui contraste avec les valse-hésitations d'une certaine administration responsable de l'enfance autour d'un autre portrait du même homme, à 100km de là…
10:46 Publié dans Humeurs chroniques | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
mercredi, 21 octobre 2009
Mainmise des flamingants sur l'enseignement francophone en périphérie
Il ne fait aucun doute que le gouvernement actuel de la région flamande est flamingant. Tout d'abord, il est dirigé par le confédéraliste CD&V ultraflamand Kris Peeters. Ensuite, il inclut la N-VA, parti flamingantissime s'il en est. Le parlement flamand a voté aujourd'hui, avec une urgence surprenante, que l'inspection des écoles francophones de la Périphérie bruxelloise sera assurée par des néerlandophones. Ce faisant, il ne fait aucun doute que l'objectif du Parlement flamand est de flamandiser cet enseignement primaire, dès lors qu'il devra à présent répondre aux objectifs de l'enseignement flamand, à savoir, fabriquer de bons… néerlandophones.
Or, ces écoles francophones en périphérie sont l'une des garanties données aux Francophones dans le cadre des facilités, contre l'intégration de ces communes à la Flandre. Celle-ci a déjà largement montré sa capacité de nuisance en l'occurrence, notamment en imposant que tous les instituteurs de ces écoles francophones, quelle que soit la matière qu'ils sont censés enseigner, aient un niveau pratiquement universitaire en néerlandais. De ce fait, il manque déjà des enseignants pour remplir le cadre de certaines écoles. L'objectif affiché par ces politiciens étant la fermeture. Marino Keulen, précédent ministre de l'intérieur flamand, avait déjà déchiré plusieurs nominations d'instituteurs francophones parce qu'ils n'avaient pas passé l'examen très strict de… néerlandais. L'inspection d'écoles francophones par un gouvernement aussi francophobe (la président de la N-VA comparant régulièrement les francophones de la Périphérie bruxelloise à des immigrés hors-UE) augure de multiples atteintes à la liberté d'expression et à la liberté d'être francophone dans le pays soi-disant flamand.
Mais le plus pénible dans cette histoire est de voir avec quelle unanimité le Parlement flamand, gauche incluse, vise les Francophones à travers leurs enfants. Ce n'est pas nouveau, déjà en 1944, le VNV interrogeait systématiquement les enfants des écoles francophones de Bruxelles pour tenter de prouver qu'ils étaient néerlandophones. La liberté d'enseignement a toujours posé problème aux flamingants. Aujourd'hui, ils sont en majorité en politique. Encore deux coups comme celui-là, et le pays devra cesser d'exister si les Francophones veulent pouvoir encore défendre quelque droit.
16:41 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (119) | Envoyer cette note
Le petit côté Vlaams Belang du socialisme anversois.
« Faire en sorte que les allochtones se marient plus tard ». La phrase est en exergue sur le site de Het Laatste Nieuws. En-dessous, la photo du bourgmestre (socialiste) d'Anvers. Quand on clique dessus, un petit sondage : « Quand est-on suffisamment âgé pour se marier ?» Seuls 22% des répondants pensent que 18 ans (ou 16 ans) est un âge suffisant. C'est bête : c'est l'âge légal en Belgique, et les Belges (allochtones ou pas) étant majeurs à 18 ans, on se demande comment on pourrait les empêcher d'épouser l'élu de leur cœur à ce moment de leur vie. Le plus drôle, c'est que plus de 40% des internautes pensent qu'il faut avoir plus de 24 ans pour avoir le droit à l'hyménée. Mais si l'on avait posé la question sans sous-entendre qu'il s'agissait d'allochtones, plus de la moitié des lecteurs auraient-ils recommandé de relever l'âge légal du mariage jusqu'à au-delà de 24 ans ?
11:50 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
mardi, 20 octobre 2009
Olivier Maingain in het Nederlands.
Histoire de rire (jaune pour certains), Olivier Maingain était l'invité d'André Lamy dans le Vendredi de Votez pour moi de la semaine passée. Un moment de délire politique auquel Olivier Maingain s'est plié de très bonne grâce. Avec la plume de votre serviteur. Quelques semaines auparavant, c'était Jean-Michel Javaux qui s'y collait. Et l'histoire (si elle veut bien rire un peu) retiendra, comme il l'a souhaité, que le premier, comme souvent d'après lui, fut Michel Daerden. Bon amusement !
22:49 Publié dans Nouvelles de Sel | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
samedi, 17 octobre 2009
Le référendum à l'anversoise
D'aucuns prétendent que le référendum est la solution démocratique à tous les maux de la… démocratie. Au lieu de ne consulter le peuple que tous les 4 ou 5 ans, consultons-le donc chaque fois qu'il est intéressé directement par une action gouvernementale potentielle. C'est ce que s'est dit la bonne ville d'Anvers, déchirée par un nouveau projet qui permettrait de boucler le périphérique d'Anvers, aujourd'hui limité à trois-quarts de cercle. Actuellement, le trafic venant du nord et destiné à l'ouest doit parcourir l'ensemble du tracé alors qu'il ne devrait en parcourir qu'un cinquième si la boucle était fermée. Ça bouclage est « la liaison de l'Oosterweel ». Le projet du BAM (l'administration pour la mobilité anversoise) propose un tunnel sous un tronçon d'escaut assorti à un très long viaduc sur le reste du port. Mais les riverains préféreraient un tunnel plus long, enterré, moins bruyant, plus loin du centre-ville, sous l'ensemble du port d'Anvers. Mais bien que cette dernière solution soit de plus la moins chère, les administrations diverses de Flandre n'arrivent pas à se mettre d'accord avec celle(s) de la Ville d'Anvers. C'est alors qu'intervient la question du référendum qui aura lieu demain dimanche. Elle a été élaborée par des gens sérieux. Trop, peut-être. Il ne s'agit en effet pas de choisir entre deux approches, mais de répondre à une question que je vous livre avec une certaine délectation : « La Ville d'Anvers doit-elle donner un avis favorable(1) au permis d'urbanisme pour la liaison de l'Oosterweel sur le tracé actuellement prévu entre Zwijndrecht/rive gauche et Merksem/Deurne » ?
Il n'y a que deux réponses possibles : « oui » ou « non ». Je comprends mieux que Leterme ait considéré un jour que les Francophones n'étaient pas en état intellectuel d'apprendre le néerlandais : en Wallonie, on aurait dû ajouter la réponse suivante : « pouvez répéter la question ? »
(1) le mot en néerlandais est « gunstig », qui, outre « favorable », peut signifier aussi « bienveillant, propice, avantageux ».
15:33 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
mardi, 13 octobre 2009
Moureaux en flagrant délit de communautarisation.
Ah ! Chouette. Après un article qui égratigne un journal flamand, je vais pouvoir égratigner un politicien francophone, en la personne du volontairement sulfureux Philippe Moureaux, bourgmestre de Molenbeek. Sur le ton : j'ai beaucoup aidé les Juifs, et ils ne le rendent pas à mes amis musulmans, Moureaux fait assez fort dans la différenciation des « sous-nationalités » bruxelloises. Lisez plutôt cet extrait d'un interview dans Le Vif : « Si j'ai pu faire voter la loi contre le racisme, en 1981, c'est en raison de l'émoi provoqué par un attentat contre des enfants juifs à Anvers. A 20 ans, quand j'étais marxiste, je n'étais pas un grand partisan du droit à la différence (sic). J'ai évolué. Et ce qui m'a fait basculer, ce sont précisément les conversations que j'ai eues avec des représentants de la communauté juive. Cela m'attriste, aujourd'hui, de les voir refuser ce droit à la différence pour les musulmans. » Résumons : Moureaux a fait beaucoup pour la « communauté juive » et celle-ci, désormais, « refuse ce droit à la différence pour les musulmans ». Ah. Drôle d'approche. Comme qui dirait, « ça grince ». Bien sûr, la « communauté juive » (dites-moi dans quel rayon on la trouve, hein, ça fait un moment que je la cherche) a réagi avec étonnement. On en arrivera bientôt à se demander si Moureaux a fait voter la loi contre le racisme par conviction antiraciste ou parce que ça faisait bien dans l'air du temps. Avouons, Monsieur Moureaux : oui, il y a des Juifs qui voudraient voir tous les musulmans quitter ce pays, et il y a des musulmans qui voudraient éradiquer tous les Juifs de la planète. Il y a même des Flamands racistes et des Wallons xénophobes. Mais que je sache, « communauté » signifie : l'ensemble des gens qui ont quelque chose en commune. Et l'islamophobie n'est heureusement pas une caractéristique que tous les Juifs de Belgique ont en commun, très loin de là, comme vous le laissez toutefois entendre.
Il y a des jours où l'on regrette que la loi contre le racisme s'appelle « Loi Moureaux ».
12:05 Publié dans Rhumeurs | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
Les Belges pas égaux devant la statistique.
Aujourd’hui, sur le site du Morgen (le grand journal flamand de gauche), je tombe sur une étrange information, titrée : « De plus en plus d’Espagnols d’origine marocaine au Centre Public d’Aide Sociale d’Anvers ». Je me dis — peut-être à tort — qu’un tel titre aurait été inimaginable dans un journal de gauche francophone. Pour m’en assurer, je fais une recherche dans la Dernière Heure (journal de droite qui ne mâche pas souvent ses mots). Depuis 2001, aucun article ne contint la phrase « Espagnol d’origine marocaine ». Histoire de chercher la petite bête, je tape « Français d’origine marocaine » dans le même canard. Et là, j’obtiens quelques résultats. Mais aucun ne stigmatise les « Français d’origine marocaine » en général. Les Francophones, quand ils citent l’origine d’un Européen, ne le font apparemment que pour informer sur des cas précis. Comme les assassins de Massoud dont l’un était, si je me rappelle bien, Belge d’origine tunisienne. Ce qui permettait de mieux comprendre son geste : Massoud n’ayant jamais critiqué les frites, pourquoi un Belge de Klemskerke, par exemple, aurait-il cherché à l’éliminer ?
01:42 | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
samedi, 10 octobre 2009
Obama. Les bonnes intentions, c’est ça de prix.
Que l’on soit à Taïwan ou au Caire, à Londres ou à Rome, les éditoriaux sur Obama sont mitigés. les uns, enthousiastes en diable, disent à quel point cette idée est bonne, d’influer sur le président débutant de la nation qui gouverne le monde, pour tenter de l’améliorer (je parle bien sûr du monde. Non, de la nation. Non, du président). Les autres préviennent que c’est là lui donner un blanc-seing un peu rapide, un Nobel dont il pourra autant se prévaloir pour faire de bonnes choses que pour en excuser des mauvaises, et ce n’est pas faux. D’autres encore rappellent, non sans justesse, qu’Obama est le président d’un pays qui n’est pas en paix, puisqu’il est en conflit en Afghanistan (bon, d’accord, on dirait que c’était avec l’ONU). Pourtant, je n’ai pas lu cette question au fond très simple : pourquoi a-t-on donné le prix Nobel de la paix au président d’un pays qui pratique toujours la peine de mort et n’a, apparemment, pas l’intention (réelle) ni surtout le pouvoir de l’abolir ?
15:40 | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mercredi, 07 octobre 2009
367.000 Francophones en Flandre, mais aucun dans la presse flamande.
Une association de Francophones de Flandre a eu l'idée étrange de commander un sondage indépendant pour tenter de savoir combien il y avait de Francophones en Flandre. Le sondage, mené sur un « panel représentatif » (j'adore ce mot) de plus de 2000 personnes, révèle que près de 6% des Flamands sont des Francophones, et qu'en Brabant Flamand, ils seraient plus de 166.000, ce qui confirmerait l'estimation basse de 120.000 Francophones dans Hal-Vilvoorde, soit un quart des habitants. Ces chiffres semblent suffisamment étonnants pour que toute la presse francophone en fasse état. Mais alors que la presse flamande est généralement friande de chiffres (combien coûte le roi, par habitant, combien chaque Flamand transfère à chaque Wallon,…), après avoir fait une recherche sur « Franstaligen + Vlaanderen », je n'ai trouvé que des articles plutôt négatifs envers les Francophones. Et aucune mention de la présente étude. Pourtant, les Flamands aiment le français. La preuve ? Le même sondage montre que plus de la moitié d'entre eux regardent régulièrement une chaîne… francophone !
14:57 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (56) | Envoyer cette note


