jeudi, 17 décembre 2009
La Senne est sale et la VRT promeut l'indépendance flamande !
Décidément, il y a des semaines où ça n'arrête pas. Suite à la pollution de la Senne, la VRT publie sur deredactie.be une opinion de Marc Platel, (ex-journaliste, ex-collaborateur de la Volksunie et de la N-VA, autonomiste convaincu) qu'il conclut en appelant à un conflit d'intérêt définitif entre les Néerlandophones et les Francophones. Entendez : la séparation. Le service public flamand donne ainsi libre cours à l'opinion républicaine indépendantiste. Marc Platel soutient notamment le conflit d'intérêts récent contre Joëlle Milquet et la prévient de plusieurs autres conflits d'intérêts à venir (il semble en effet que la Flandre ait plusieurs nouvelles attaques dans ses cartons). Marc Platel et Bart De Wever sont dans un même bateau. Ils déploient tranquillement leur stratégie visant à décrédibiliser définitivement l'état central. Ils ont désormais clairement la chaîne publique avec eux. Et tout ça, suite à la pollution de la Senne. La Flandre militante a un nouveau symbole. Et il pue.
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mercredi, 16 décembre 2009
Encore un petit mensonge communautaire de la VRT.
Le dernier article de la VRT sur la Senne se termine par « dans les médias francophones, les problèmes de la station d'épuration ont peu d'écho » Messieurs de la VRT, faites un tour du net avant de vendre du beau gros mensonge communautaire :
Le Soir : La station d’épuration de Bruxelles va redémarrer - Pollution de la Senne : Groen ! défend Huytebroeck - Il n’y a plus de poissons dans la Senne - La station d'épuration de Bxl nord devrait bientôt reprendre du service
La liste des articles dans la DH : http://www.dhnet.be/search/?query=aquiris&Submit.x=0&...
La RTBF : Station d'épuration à l'arrêt: la Flandre critique E. Huytebroeck - Epuration: des gravats auraient bloqué la station Nord - Station d'épuration: Aquiris va collaborer avec la SBGE - Station d'épuration: Aquiris risque des pénalités financières - Arrêt de la station d'épuration bruxelloise: une catastrophe
Et ma chaîne préférée (sisi !) RTL-TVI : Pollution Senne : la station d'épuration va être réactivée - Pollution Senne: tous les poissons ont disparu! - Senne polluée: "le premier responsable, c'est Aquiris"
22:01 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
Manneken pis est un gros dégueulasse.
Ça fait une semaine que je scrute la presse flamande et la francophone pour tenter de comprendre comment la station d'épuration de Bruxelles, ville verte paraît-il, a bien pu s'arrêter de fonctionner et qui est coupable d'une action aussi invraisemblable, ou plutôt, quel est l'épouvantable salaud (ou salope) qui vient de massacrer tous les poissons de la Senne, de la Dyle et du Rupel ! Les responsables doivent être punis. S'il apparaît que c'est le gestionnaire, il faut qu'il paye, et très cher, à Bruxelles et à la Flandre. S'il apparaît que c'est la ministre, elle doit impérativement démissionner. C'est ce qu'exigent, en chœur, la N-VA et le MR au parlement bruxellois. D'autres, comme Brigitte Grouwels, se font plus discrets. Tandis que Pascal Smet, qui oublie un peu vite qu'il était lui-même ministre bruxellois au moment d'inaugurer la station d'épuration Aquiris (et que donc, il a une responsabilité indirecte) se moque de Groen! pour sa gestion environnementale, histoire de se venger, peut-être d'avoir été évincé de la direction de la Capitale avec son parti. Bref, les poissons meurent et tout le monde en profite.
15:47 Publié dans Humeurs chroniques | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
mardi, 15 décembre 2009
L'université de Gand subsidie les néo-nazis.
Selon la VRT, les jeunesses d'extrême droite de la NSV (Nationalistische Studentenvereniging - Association des Etudiants nationalistes) ont désormais droit de cité, comme n'importe quelle organisation d'étudiants, au PFK (Convention de philosophie politique) de l'université de Gent, qui réunit diverses associations d'étudiants généralement apolitiques du reste. La NSV a ainsi droit à des subsides et à la location de locaux de l'université.
J'affirme que la NSV est un groupement néo-nazi. Voici quelques pistes :
1. ci-contre, un ancien numéro de Branding, le magazine de la NSV, qui reprend très clairement ses engagements : flamand, socialiste, national. Il suffit d'inverser les mots pour bien comprendre la nature de l'association étudiante.
2. la précédente revue de la même association, co-fondée par Bruno Valkeniers, actuel président du Vlaams Belang, s'appelait Signaal, tout comme la revue nazie distribuée pendant la guerre par l'occupant.
3. la NSV jeunesse (NJSV - l'acronyme ressemble à s'y méprendre à celui de la NSJV, les jeunesses hitlériennes flamandes de l'époque) a lancé un site internet de délation des instituteurs et institutrices de gauche dans les lycées flamands où certains intervenants n'hésitent pas à signer Heil en Zege (Sieg Heil en allemand).
4. La NSV a participé et/ou co-organisé des commémorations d'ex collaborateurs nazis du niveau de Degrelle. (notamment Staf De Clercq). Elle se joint régulièrement au Voorpost ouvertement supporter de l'antisémite furieux prénommé.
5. La seconde exigence du manifeste de la formation est : « la NSV exige l'amnistie inconditionnelle pour tous ceux qui, après la seconde guerre mondiale, ont été condamnés sur base de raisons politiques. » Entendez : tous les collaborateurs.
6. Enfin, tout comme le nazisme, la NSV rejette la vision sociétale individualiste. Entendez par là que l'individu n'a aucun droit face à un état absolu. C'est aussi la base de la doctrine fasciste de Mussolini.
Saluons cet usage généreux que la Flandre fait de ses fonds publics : les étudiants de tout bord pourront désormais, à l'université de Gand, côtoyer de vrais fascistes, comme on en croisait dans les années trente, à l'époque où l'on en chassa les Francophones. Ils prendront ainsi un cours d'histoire en temps réel gratuit : les couleurs de la NSV, noir, rouge, blanc, rappellent aussi cette douce époque et je vous recommande leur site de formation, dont le decorum est sans équivoque. D'ailleurs, s'ils ont laissé traîné un S qui ressemble à s'y méprendre à celui de SS sur l'un de leurs cafés à Anvers, c'est simplement… pour faire vrai !
01:14 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
lundi, 14 décembre 2009
Ne dites plus «Royaume de Belgique», dites «Royaume de Flandre»
Les journaux annoncent au Nord et au Sud que le gouvernement fédéral a évité la crise et qu'il n'y aura pas de conflit d'intérêt flamand. Le pays est sauvé. Les mesures anticrises préservées. Mais à quel prix ? A celui-ci : la négociation finale de ces mesures s'est faite entre le gouvernement fédéral et le… gouvernement flamand. Autrement dit, quoiqu'il arrive désormais, le dernier mot, l'acceptation des lois, la force, le pouvoir, la décision définitive appartient au gouvernement flamand. C'est prouvé, démontré. Mme Milquet a bien réagi, a envoyé les explications qu'il fallait à la presse flamande au point que les commentaires des néerlandophones étaient assez partagés. Elle a bien compris le principe qui était à défendre en l'occurrence, mais là où il fallait tenir, toutes forces fédérales confondues, contre le Diktat flamand, elle s'est retrouvée seule. Où est donc passé le MR, si prompt à fustiger les Flamands quand «ses» bourgmestres ne sont pas nommés, si rapide à se plaindre au Conseil de l'Europe ? Dans un retranchement électoraliste de dernière catégorie : «c'est un problème interne aux sociaux-chrétiens». Sans ce soutien-là, sans celui de l'OVLD, qui est allé jusqu'à annoncer que, même s'il n'aime pas le principe, il soutiendrait le conflit d'intérêt en dernier recours, Joëlle Milquet a sauvé les meubles d'un gouvernement qui vient désormais de démontrer que ce ne sont pas les Belges qui dirigent la Belgique, mais bien les Flamands.
Allons donc au bout de la logique flamande. Ne disons plus que nous habitons le Royaume de Belgique. Nos représentants à l'étranger sont tous flamands, notre conseil de sécurité intérieur est flamand, et ceux qui ont le dernier mot sur nos lois fédérales sont les membres du gouvernement flamand. Nous habitons depuis ce matin dans le Royaume de Flandre. Euh… pardon. Het koninkrijk Vlaanderen.
14:19 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (55) | Envoyer cette note
vendredi, 11 décembre 2009
La journée noire que personne n'a vu passer
Et on n'est même pas le treize ! Sale vendredi, en tout cas ! D'abord ce matin sur Bel RTL, on apprend qu'Alexander De Croo, qui est le challenger de Marino Keulen à la tête de l'Open VLD, ne sera pas plus tolérant que le blond flamingant du point de vue communautaire. Les Trois Bourgmestres sont donc des méchants dûment punis par une mesure tout à fait régulière, selon Alexander : la non-nomination. L'élection ? La démocratie ? Le Conseil de l'Europe ? Ça n'intéresse visiblement plus personne au Nord. En revanche, pas un mot des treize ou quinze bourgmestres flamands qui ont purement et simplement refusé d'organiser les élections, ni de celui qui a organisé le guichet de délation (Overijse), ni de celui qui a envoyé des recommandations de vote antifrancophones AVEC ses convocations électorales (Ternat se hissant ainsi au niveau de l'Irak sous Saddam). Donc, c'est dit, au Nord, on a le droit de violer le sacro saint principe démocratique de la neutralité politique du pouvoir organisateur. On a le droit de promouvoir le TAK (entreprise de nettoyage linguistique limite très raciste) en leur ouvrant un bureau de délation (mais si !) Mais envoyer une convocation en français à un francophone, ça doit être puni ! Vendredi noir, donc : comme il n'y aura pas un De Croo pour rattraper un Keulen, il va falloir se faire à l'idée qu'en Flandre, pour absolument tous les partis, un Francophone n'a pas les mêmes droits qu'un Néerlandophone. Et ça n'est que la première m… du jour…
19:36 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note
Minarets : Koekelberg menacée
Suite au référendum qui a amené 59,3 % des Belges à demander qu'on interdise les minarets, la célèbre basilique de Koekelberg est sommée de faire détruire les deux tours qui entourent son élégant fronton. La loi, c'est la loi, fait-on savoir dans l'administration ad hoc : la forme de ces deux tours est évidemment celle des minarets, et une personne pourrait parfaitement se glisser entre les fentes supérieures pour aller y chanter des appels aux fidèles. Bismillah etc. CQFD (ce qui fait détruire) Reconnaissons que deux minarets, rien que pour Koekelberg, c'est beaucoup. Trop is te veel ! Un lecteur averti nous a d'ailleurs informé que la coupole fait aussi un peu trop orientale au goût local. Une question qui fera sûrement l'objet d'un référendum suivant : faut-il interdire les coupoles ? Parmi les autres référendums intérsssants, pensons à interdire les babouches, les darbukas, et bien entendu, les chiffres arabes.
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mardi, 08 décembre 2009
Waar muslims thuis zijn.

Ce n'est pas tout à fait une bonne nouvelle, mais c'est une moins mauvaise information qui nous parvient de Flandre, si on la compare à la Wallonie ou à Bruxelles. C'est dans ces deux dernières régions que l'on trouve le plus grand nombre d'opposants à la construction de minarets. Selon une étude à paraître demain dans le Soir Magazine, les Flamands sont en effet les moins nombreux à être « tout à fait partisans » de l'interdiction. On en saura plus à l'aube, mais il apparaît déjà que les Wallons et les Bruxellois sont plus enclins que les Flamands à se prendre pour des Suisses de droite musclée. Et comme le Parti Populaire de Modrikkamen a déjà annoncé qu'il était contre les minarets, je recommanderais aux musulmans d'apprendre le néerlandais. Il semble que la population flamande soit, sur ce thème, un rien plus mûre que les Francophones. Flandra, aina'l muslim fî'l baytuhum (ou quelque chose du genre). Traduction ? Vlaanderen, waar muslims thuis zijn.
Et tenez, en illustration, la photo de l'église de Mahommedia. C'est une des nombreuses églises du Maroc. Un pays où l'on tolère beaucoup plus facilement les lieux de culte d'autres religions que dans certaines nations qui se croient, se disent, et se déclarent « plus civilisés ».
18:49 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note
mardi, 01 décembre 2009
Les Belges minarrêtent aussi.
Plus de 63 % des lecteurs du Standaard se prononcent pour une interdiction des minarets en Belgique. C'est pire encore que les Suisses. En Belgique Francophone, la situation est tout aussi inquiétante : plus de 63% des lecteurs du Soir trouvent que « la question mérite d'être posée. » On pari qu'ils répondraient « non aux minarets » si la question se posait ? Une chose toutefois : la liberté religieuse est, heureusement, garantie par la Constitution. La liberté religieuse, c'est évidemment aussi la liberté d'organiser ses lieux de cultes comme on le souhaite. Etre choqué par la présence d'un minaret, c'est la même chose qu'être choqué par une croix ou une étoile de David au-dessus d'un bâtiment. Je croyais que notre société valait mieux que ce minable racisme latent. Qu'elle n'aille donc pas donner des leçons aux pays qui voilent leurs femmes. Ici, c'est toute une population qu'on voile. Hommes, femmes et enfants.
13:40 Publié dans Rhumeurs | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
Olivier Maingain chouchou des Flamands.
L'opposition néerlandophone de sa commune, Woluwe-St-Lambert, donne à Olivier Maingain le score plutôt flatteur de 7,5 points sur 10. Pour un personnage présenté comme l'antiflamand primaire, oppresseur et fransquillon rabique par la presse flamande, c'est assez cocasse. Or, les Flamands (ou plutôt les Néerlandophones) de Woluwe prétendent qu'ils sont bien traités par l'administration et qu'ils disposent d'une excellente offre culturelle. Mais alors, Olivier n'est pas un extrémiste wallingant raciste ? Il n'aurait donc jamais mangé de petits enfants vlaams ? Et il n'a jamais planifié de génocide culturel ? Eh bien, non ! Olivier Maingain est un démocrate qui considère que tous, Néerlandophones ou Francophones, doivent bénéficier des mêmes droits et de bonnes facilités, notamment scolaires et culturelles. Il respecte le caracère historique flamand de Bruxelles et d'ailleurs, sa maman est flamande et lui a raconté son désarroi quand, arrivant dans la capitale, on l'a mise dans une école francophone où elle ne comprenait rien.
Il va donc falloir arrêter de le comparer à Bart De Wever qui tient les ficelles du ministère qui pourrait nommer les Trois Bourgmestres, et qui a déclaré qu'ils ne seraient jamais nommés, et pire, qu'il avait expressément demandé ce ministère pour pouvoir s'en assurer. Non seulement Maingain est plutôt un humaniste, mais en plus, le Flamand à qui les Flamands le comparent en général n'est même pas capable d'accepter le résultat d'un vote démocratique quand il s'agit de francophones. Et si on devait opposer la cote du bourgmestre de Woluwe par les Néerlandophones à celle du patron de la NVA par les Francophones des communes à facilités, on obtiendrait assurément : Maingain 7,5 — De Wever dikke nul.
11:39 Publié dans Rhumeurs | Lien permanent | Commentaires (84) | Envoyer cette note


