mercredi, 30 décembre 2009

Seize mille mercis.

On arrivera à près de 3500 visiteurs uniques (et près de 9000 visites) en ce mois de décembre. Depuis l'ouverture de ce blog, en juin, j'ai donc eu le plaisir d'accueillir quelque 16.400 visiteurs uniques, pour 37.000 visites et plus de 120.000 pages vues. C'est ce que j'appellerais une bonne moitié d'année. Plusieurs infos se sont retrouvées sur Un Blog de Sel avant même d'être reprises en ligne par les grands quotidiens. Bon. J'avoue. Je suis un peu fier quand même. Et je remercie tous ceux qui participent à ce blog, les néerlandophones en tête, qui font généralement l'effort de communiquer ici en français ou en anglais, et pour avoir fait l'exercice inverse, je sais combien c'est difficile.

mardi, 22 décembre 2009

La Flandre promeut le séparatisme

Un carton d'invitation pour une soirée hollando-flamande envoyée par la Flanders House, « l'ambassade de Flandre » à New York, qui dépend de Geert Bourgeois, ministre du tourisme, séparatiste de la N-VA (Alliance néo-flamande, séparatistes francophobes) comprend une carte qui précise les ambitions séparatistes de la Flandre. On y voit Bruxelles déplacée au centre de la région, phagocytée, et la Wallonie assimilée par la France. Les rattachistes pro-France seront heureux. Les Bruxellois, annexés de force par une région qui veut la reflamandiser, sont tétanisés.

Je ne suis toujours pas rattachiste, ni séparatiste. Mais il faut bien reconnaître que ces jours-ci, la Flandre institutionnelle pousse assez fort. Même très, très fort. Et il y en a encore pour croire que Groen! peut comprendre Ecolo, ou que BHV sera réglé un jour ?

Pitié, les Francophones et les Bruxellois… Réveillez-vous ! La Flandre est « assertive » (incisive). Qu'attend-t-on pour envoyer un huissier constater que le parlement flamand est situé hors de Flandre, et un autre pour lui interdire d'utiliser Bruxelles dans ses dépliants touristiques et commerciaux.

dimanche, 20 décembre 2009

Le dernier des flamingants

Et voilà. Le dernier, le seul parti flamand qui n'avait pas encore un pôle flamingant vient de basculer. Groen! phagocytait aujourd'hui le S-LP (ex VlaamsProgressieven, ex-Spirit, ex-Volksunie) de Geert Lamberts, celui-là même qui fit capoter (selon tout le monde, sauf lui-même) les négociations de 2005 sur BHV et qui, dans ce cas, serait responsable de l'imbroglio inextricable que notre pays vit actuellement.

Le parti de Geert Lambert écrit notamment dans son programme au sujet de BHV que : « De plus, l'arrondissement de BHV [tel qu'il existe aujourd'hui] renforce chez les Francophones qui viennent habiter dans la Périphérie flamande autour de Bruxelles, que cette banlieue est en fait un morceau du territoire bilingue de Bruxelles (au lieu du territoire unilingue de Flandre) et qu'ils ne doivent donc pas faire d'effort pour s'y intégrer et apprendre le néerlandais. »

Tout ça est très joli, mais en vertu du principe de libre circulation des biens et des personnes, les Francophones qui vont habiter en Flandre ou ailleurs n'ont pas l'obligation de faire des efforts, de s'intégrer ou d'apprendre le néerlandais. Il y a décidément des concepts démocratiques fondamentaux que certaines personnes au Nord de la soi-disant « frontière linguistique » n'intègrent décidément pas.

Le SLP est un parti confédéraliste, qui veut rendre la solidarité transparente, et lier l'impôt et la sécu aux régions. L'inégalité de l'imposition et des coûts de sécu entre la Flandre et la Wallonie fait donc clairement partie de ses projets. Sachant que ce qui provoque les transferts est le fait que plus de gens riches habitent la Flandre (je schématise), limiter ou réguler ceux-ci signifie en réalité que l'impôt sera moindre pour les Flamands que pour les Wallons. Toute régulation d'une solidarité nationale est à ce titre une source évidente d'inégalité. Geert Lamberts a établi un programme plutôt imprécis, où il faut lire entre les lignes pour savoir quelle est réellement l'intention du S-LP. On y trouve notamment la séparation de la Belgique en deux états, la Wallonie et la Flandre (sans la moindre précision sur Bruxelles), ce qui revient à nier le statut de la Capitale. On y trouve la considération que les facilités seraient une forme d'apartheid : permettre aux Francophones d'aller à l'école en français dans des communes à majorité francophone revient selon lui à les désintégrer de la coexistence. Il recommanderait donc de supprimer les facilités pour permettre aux Francophones d'aller à la même école que les Néerlandophones… celle où il est interdit de parler français dans la cour de récré. Quelle générosité !

On se demande quel intérêt le parti écologiste flamand peut bien avoir à intégrer quelques personnalités flamingantes de gauche (quoique le nationalisme ne soit pas une valeur de gauche…) qui tous ensemble dépassent tout juste 1% des voix. Sacrifier à son belgicanisme traditionnel pour ramasser quelques voix par-ci par-là ? Ou répondre à une constatation faite au cours des dernières élections, que beaucoup de Flamingants votaient pour Groen! (« vert! ») ? Voilà donc le dernier parti non-flamingant de Flandre qui réoriente son staff. Tous les partis politiques de Flandre ont à présent leur dose de flamingants. Il va peut-être falloir penser à la séparation, après tout.

vendredi, 18 décembre 2009

Les Misérables.

Bruxelles, capitale de l'Europe. Des familles dorment dans la rue. Elles dormiraient bien dans les gares, mais celles-ci les expulsent de une heure à quatre heure du matin. Il y a des enfants, et même des bébés dans le lot. Les gares expulsent quand même. Le ministre Schouppe (Chrétien démocrate et flamand) ne semble avoir cessé cette horreur qu'aujourd'hui (et encore ! on ne sait pas si l'ordre vient de lui !), après quelques reportages de quelques journaux et l'appel à la solidarité de Het Laatste Nieuws — apparemment le seul journal belge à avoir eu la présence d'esprit d'appeler à la solidarité. A l'opposé, la Meuse titre « Les sans-papiers [étrangers] chassent nos SDF [belges]. » C'est vrai, quoi ! Qu'un enfant au nom exotique gèle dans nos rues, c'est benêt. Mais quand c'est un SDF prénommé Jean-Marie, quelle horreur ! Il y a cinquante ans, le même titre aurait été plus franc : « les Tziganes chassent les mendiants aryens ».

Traditionnellement, l'armée servait à secourir les gens lors des catastrophes nationales. Des milliers de sans-abris en plein hiver, c'est une catastrophe nationale. L'armée du ministre De Crem (chrétien démocrate et flamand) a bien libéré 161 lits. Mais n'a vu personne arriver. Parce que ce sont les CPAS (Centres d'aide sociale) qui étaient censés payer le transport des miséreux, et qu'ils n'ont plus de moyens. Plus du tout On suppose que le ministre a immédiatement pris les devants, a envoyé les camions de l'armée chercher les sans-abris là où ils étaient. Que nenni ! D'ailleurs, le premier ministre (chrétien démocrate et flamand) a répondu à une interpellation à la chambre où on le sommait de s'intéresser aux gens de la rue, aux enfants des trottoirs, au bébés des caniveaux. Il a promis une solution. Pour dans dix jours. Dix jours ! Il fait moins huit la nuit. Et le ministre annonce une solution éventuelle dans… dix jours ! Reste Turtelboom, la ministre de l'intérieur (libérale-démocrate-flamande) probablement indiquée pour les y ramener, ces familles, à l'intérieur… Non. Des bénévoles ont bien essayé de planter des tentes. Schaerbeek a vite mit fin à l'initiative. Un commissaire a eu un geste humain. Touché de voir des gosses jetés dans la rue en pleine neige, il a laissé dormir quelques familles dans les cellules de son commissariat.

Dans quel pays vivons-nous ? Dans celui où Evelyne Huytebroeck s'est fait crucifier cette semaine pour n'avoir pas su imposer une réouverture immédiate d'une station d'épuration et d'avoir renvoyé trois rivières à la situation d'il y a un an. Crime ! Gravissime ! Démission ! Démission ! hurlait-on dans les partis flamands et sur quelques bancs libéraux francophones (ceux-là même qui ont choisi le gestionnaire de la station). Leterme, De Crem, Schouppe, Turtelboom, des flamands catholiques et une libérale, laissent des gosses croupir dehors. Le premier n'a pas de solution avant dix jours, et l'avoue, puis part pour Copenhague. Le second n'a même pas pensé qu'il disposait de camions. Le troisième laisse les gares expulser. La quatrième est aux abonnés absents. Quatre démissions que j'exige, dans l'heure, pour incompétence, manque total de communication, oubli d'information, et surtout, pour cruauté envers des hommes, des femmes, des enfants, des bébés. Au cœur de l'Europe, les poissons des rivières flamandes, selon une certaine presse du Nord, et « nos SDF à nous », selon une certaine presse du Sud, valent plus, tellement plus, que les sans-papiers venus d'ailleurs, fussent-ils en bas âge. Pauvre pays qui en est réduit à hurler à « l'assassinat d'une rivière » (dixit De Standaard) pour mieux se taire quand l'incompétence, délirante, de ses stars politiques (et de ceux du Sud aussi, bien sûr) oublie des enfants, dans la nuit, dans la glace, dans la rue.

jeudi, 17 décembre 2009

La Senne est sale et la VRT promeut l'indépendance flamande !

Décidément, il y a des semaines où ça n'arrête pas. Suite à la pollution de la Senne, la VRT publie sur deredactie.be une opinion de Marc Platel, (ex-journaliste, ex-collaborateur de la Volksunie et de la N-VA, autonomiste convaincu) qu'il conclut en appelant à un conflit d'intérêt définitif entre les Néerlandophones et les Francophones. Entendez : la séparation. Le service public flamand donne ainsi libre cours à l'opinion républicaine indépendantiste. Marc Platel soutient notamment le conflit d'intérêts récent contre Joëlle Milquet et la prévient de plusieurs autres conflits d'intérêts à venir (il semble en effet que la Flandre ait plusieurs nouvelles attaques dans ses cartons). Marc Platel et Bart De Wever sont dans un même bateau. Ils déploient tranquillement leur stratégie visant à décrédibiliser définitivement l'état central. Ils ont désormais clairement la chaîne publique avec eux. Et tout ça, suite à la pollution de la Senne. La Flandre militante a un nouveau symbole. Et il pue.

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mercredi, 16 décembre 2009

Encore un petit mensonge communautaire de la VRT.

Le dernier article de la VRT sur la Senne se termine par « dans les médias francophones, les problèmes de la station d'épuration ont peu d'écho » Messieurs de la VRT, faites un tour du net avant de vendre du beau gros mensonge communautaire :

Le SoirLa station d’épuration de Bruxelles va redémarrerPollution de la Senne : Groen ! défend HuytebroeckIl n’y a plus de poissons dans la SenneLa station d'épuration de Bxl nord devrait bientôt reprendre du service

La liste des articles dans la DHhttp://www.dhnet.be/search/?query=aquiris&Submit.x=0&...

La RTBFStation d'épuration à l'arrêt: la Flandre critique E. HuytebroeckEpuration: des gravats auraient bloqué la station NordStation d'épuration: Aquiris va collaborer avec la SBGEStation d'épuration: Aquiris risque des pénalités financièresArrêt de la station d'épuration bruxelloise: une catastrophe

Et ma chaîne préférée (sisi !) RTL-TVIPollution Senne : la station d'épuration va être réactivéePollution Senne: tous les poissons ont disparu!Senne polluée: "le premier responsable, c'est Aquiris"

Manneken pis est un gros dégueulasse.

Ça fait une semaine que je scrute la presse flamande et la francophone pour tenter de comprendre comment la station d'épuration de Bruxelles, ville verte paraît-il, a bien pu s'arrêter de fonctionner et qui est coupable d'une action aussi invraisemblable, ou plutôt, quel est l'épouvantable salaud (ou salope) qui vient de massacrer tous les poissons de la Senne, de la Dyle et du Rupel ! Les responsables doivent être punis. S'il apparaît que c'est le gestionnaire, il faut qu'il paye, et très cher, à Bruxelles et à la Flandre. S'il apparaît que c'est la ministre, elle doit impérativement démissionner. C'est ce qu'exigent, en chœur, la N-VA et le MR au parlement bruxellois. D'autres, comme Brigitte Grouwels, se font plus discrets. Tandis que Pascal Smet, qui oublie un peu vite qu'il était lui-même ministre bruxellois au moment d'inaugurer la station d'épuration Aquiris (et que donc, il a une responsabilité indirecte) se moque de Groen! pour sa gestion environnementale, histoire de se venger, peut-être d'avoir été évincé de la direction de la Capitale avec son parti. Bref, les poissons meurent et tout le monde en profite.

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mardi, 15 décembre 2009

L'université de Gand subsidie les néo-nazis.

Selon la VRT, les jeunesses d'extrême droite de la NSV (Nationalistische Studentenvereniging - Association des Etudiants nationalistes) ont désormais droit de cité, comme n'importe quelle organisation d'étudiants, au PFK (Convention de philosophie politique) de l'université de Gent, qui réunit diverses associations d'étudiants généralement apolitiques du reste. La NSV a ainsi droit à des subsides et à la location de locaux de l'université.

J'affirme que la NSV est un groupement néo-nazi. Voici quelques pistes :

1. ci-contre, un ancien numéro de Branding, le magazine de la NSV, qui reprend très clairement ses engagements : flamand, socialiste, national. Il suffit d'inverser les mots pour bien comprendre la nature de l'association étudiante.

2. la précédente revue de la même association, co-fondée par Bruno Valkeniers, actuel président du Vlaams Belang, s'appelait Signaal, tout comme la revue nazie distribuée pendant la guerre par l'occupant.

3. la NSV jeunesse (NJSV - l'acronyme ressemble à s'y méprendre à celui de la NSJV, les jeunesses hitlériennes flamandes de l'époque) a lancé un site internet de délation des instituteurs et institutrices de gauche dans les lycées flamands où certains intervenants n'hésitent pas à signer Heil en Zege (Sieg Heil en allemand).

4. La NSV a participé et/ou co-organisé des commémorations d'ex collaborateurs nazis du niveau de Degrelle. (notamment Staf De Clercq). Elle se joint régulièrement au Voorpost ouvertement supporter de l'antisémite furieux prénommé.

5. La seconde exigence du manifeste de la formation est : « la NSV exige l'amnistie inconditionnelle pour tous ceux qui, après la seconde guerre mondiale, ont été condamnés sur base de raisons politiques. » Entendez : tous les collaborateurs.

6. Enfin, tout comme le nazisme, la NSV rejette la vision sociétale individualiste. Entendez par là que l'individu n'a aucun droit face à un état absolu. C'est aussi la base de la doctrine fasciste de Mussolini.

Saluons cet usage généreux que la Flandre fait de ses fonds publics : les étudiants de tout bord pourront désormais, à l'université de Gand, côtoyer de vrais fascistes, comme on en croisait dans les années trente, à l'époque où l'on en chassa les Francophones. Ils prendront ainsi un cours d'histoire en temps réel gratuit : les couleurs de la NSV, noir, rouge, blanc, rappellent aussi cette douce époque et je vous recommande leur site de formation, dont le decorum est sans équivoque. D'ailleurs, s'ils ont laissé traîné un S qui ressemble à s'y méprendre à celui de SS sur l'un de leurs cafés à Anvers, c'est simplement… pour faire vrai !

lundi, 14 décembre 2009

Ne dites plus «Royaume de Belgique», dites «Royaume de Flandre»

Les journaux annoncent au Nord et au Sud que le gouvernement fédéral a évité la crise et qu'il n'y aura pas de conflit d'intérêt flamand. Le pays est sauvé. Les mesures anticrises préservées. Mais à quel prix ? A celui-ci : la négociation finale de ces mesures s'est faite entre le gouvernement fédéral et le… gouvernement flamand. Autrement dit, quoiqu'il arrive désormais, le dernier mot, l'acceptation des lois, la force, le pouvoir, la décision définitive appartient au gouvernement flamand. C'est prouvé, démontré. Mme Milquet a bien réagi, a envoyé les explications qu'il fallait à la presse flamande au point que les commentaires des néerlandophones étaient assez partagés. Elle a bien compris le principe qui était à défendre en l'occurrence, mais là où il fallait tenir, toutes forces fédérales confondues, contre le Diktat flamand, elle s'est retrouvée seule. Où est donc passé le MR, si prompt à fustiger les Flamands quand «ses» bourgmestres ne sont pas nommés, si rapide à se plaindre au Conseil de l'Europe ? Dans un retranchement électoraliste de dernière catégorie : «c'est un problème interne aux sociaux-chrétiens». Sans ce soutien-là, sans celui de l'OVLD, qui est allé jusqu'à annoncer que, même s'il n'aime pas le principe, il soutiendrait le conflit d'intérêt en dernier recours, Joëlle Milquet a sauvé les meubles d'un gouvernement qui vient désormais de démontrer que ce ne sont pas les Belges qui dirigent la Belgique, mais bien les Flamands.

 

Allons donc au bout de la logique flamande. Ne disons plus que nous habitons le Royaume de Belgique. Nos représentants à l'étranger sont tous flamands, notre conseil de sécurité intérieur est flamand, et ceux qui ont le dernier mot sur nos lois fédérales sont les membres du gouvernement flamand. Nous habitons depuis ce matin dans le Royaume de Flandre. Euh… pardon. Het koninkrijk Vlaanderen.

vendredi, 11 décembre 2009

La journée noire que personne n'a vu passer

Et on n'est même pas le treize ! Sale vendredi, en tout cas ! D'abord ce matin sur Bel RTL, on apprend qu'Alexander De Croo, qui est le challenger de Marino Keulen à la tête de l'Open VLD, ne sera pas plus tolérant que le blond flamingant du point de vue communautaire. Les Trois Bourgmestres sont donc des méchants dûment punis par une mesure tout à fait régulière, selon Alexander : la non-nomination. L'élection ? La démocratie ? Le Conseil de l'Europe ? Ça n'intéresse visiblement plus personne au Nord. En revanche, pas un mot des treize ou quinze bourgmestres flamands qui ont purement et simplement refusé d'organiser les élections, ni de celui qui a organisé le guichet de délation (Overijse), ni de celui qui a envoyé des recommandations de vote antifrancophones AVEC ses convocations électorales (Ternat se hissant ainsi au niveau de l'Irak sous Saddam). Donc, c'est dit, au Nord, on a le droit de violer le sacro saint principe démocratique de la neutralité politique du pouvoir organisateur. On a le droit de promouvoir le TAK (entreprise de nettoyage linguistique limite très raciste) en leur ouvrant un bureau de délation (mais si !) Mais envoyer une convocation en français à un francophone, ça doit être puni ! Vendredi noir, donc : comme il n'y aura pas un De Croo pour rattraper un Keulen, il va falloir se faire à l'idée qu'en Flandre, pour absolument tous les partis, un Francophone n'a pas les mêmes droits qu'un Néerlandophone. Et ça n'est que la première m… du jour…

 

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