lundi, 14 juin 2010
Quand le populisme gagne la Flandre, c'est la Belgique qui perd.
Ce n'est pas le nationalisme qui a gagné les élections d'hier, même s'il faut plus de 40%. Ce n'est pas l'indépendantisme, même si De Wever a toutes les cartes en main pour mener la Flandre à l'indépendance dans, mettons, les cinq ans à venir. Evolution logique : nous vivons dans "deux démocraties". Nous avons tout fait pour. Les radicaux flamands, et aussi les régionalistes wallons. Les partis Flamands l'ont fait plus concrètement, concevant un État dans l'État. Les Wallons n'ont pas appris leur hymne par cœur. Ce soir, je n'ai pas vu une élection fédérale, mais deux. Une en Flandre, une fête où les Francophones n'existaient pratiquement pas. Une en Wallonie, avec une vaste majorité de Francophones sur les plateaux. Ce soir, ce sont bien, comme le dit Bart De Wever, deux pays qui ont voté. Et c'est parce que c'est deux pays que pour beaucoup, ce n'est plus ce "mon pays" qu'on n'osait pas aimer vraiment, qui paraissait fait de bric et de broc.
Mais ce qui a gagné, ce soir, c'est le populisme. Bart De Wever a mené une campagne où il n'a donné aucun chiffre, aucun argument concret. Ses barons l'ont fait pour lui. Bonne chance : 500.000 emplois nouveaux. L'indépendance de la Flandre dans moins de 10 ans. La fusion des communes bruxelloise, une seule zone de police, l'abolition de la région. Bonne chance. Le bilinguisme obligatoire de tous les fonctionnaires bruxellois. Un système de pensions pour les Flamands, un autre pour les Francophones. lL'apartheid fiscal et social. Et la flamandisation tous azimuts. Bonne chance. Voilà un programme impossible. Ça saute aux yeux. Mais parce qu'il est démagogue, parce qu'il est capable de dire le matin qu'il veut l'indépendance et le soir qu'il ne veut surtout pas une révolution, parce qu'il ne dit jamais de mal de personne ("je n'ai rien contre la Belgique. Je suis pour la Flandre en Europe, mais je n'ai rien contre la Belgieque), il a convaincu, et des indépendantistes, et des naïfs. Beaucoup de naïfs. Parce qu'il veut l'indépendance (et Geert Bourgeois, son Robespierre, plus encore que lui), parce qu'il est francophobe, parce qu'il est populiste, il devra, pour que son parti survive, faire échouer toute négociation. La Belgique a perdu. Pas particulièrement parce que les électeurs flamands ne l'ont pas assez aimée. Mais parce que des médias ont soutenu le populisme, aveuglément, d'un certain Bart De Wever, orateur surdoué, manipulateur imbattable, machiavélique, fin et d'une intelligence époustouflante. La Belgique est en rade, mais ça ne signifie pas que la Flandre ait gagné. Ce serait même plutôt le contraire. La Flandre qu'on aime, elle, a tout perdu.
01:22 Publié dans Humeurs chroniques | Lien permanent | Commentaires (42) | Envoyer cette note |
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dimanche, 13 juin 2010
Elections belges. Premiers frissons.
Vous pouvez me suivre aussi sur Twitter (http://twitter.com/marcelsel)
Une première projection d"Un Blog de Sel sur base des résultats à 17h45 en Wallonie et à Bruxelles donnerait de 27 à 29 sièges de la chambre à la N-VA, sur 150, ce qui en ferait le premier parti belge. La première famille politique devrait être la famille socialiste, avec de 35 à 37 sièges. Quant à la famille libérale, elle pourrait être deuxième, devant la N-VA, mais ce n'est pas acquis. Les indépendantistes feraient en ce moment plus de 40% en Flandre, et chacun sait que je considère la N-VA comme faisant partie des «partis antisystème » dès lors qu'il n'y a pas plus antisystème que de vouloir abolir l'État belge en annexant sa capitale.
Généralement, le roi donne mission de formation, soit au premier parti, soit à la première famille. Mais cette deuxième considération n'a pas été appliquée pour Van Rompuy (la N-VA ayant quitté son cartel avec le CD&V, les chrétiens-démocrates flamands n'étaient plus le premier parti, ni la première famille. Ces deux lauriers revenaient alors aux libéraux) ni pour Yves Leterme III. Les électeurs flamands comprendront-ils qu'on ne donne pas «une chance» à ce Bart De Wever qu'ils ont plébiscité ? Sachant bien sûr que son objectif est de pourrir au maximum l'État belge pour qu'il disparaisse doucement. Il l'a déclaré, tout son staff l'a déclaré. Cela signifie que la seule chose qu'on puisse sérieusement négocier avec Bart de Wever, ce sont les modalités de scission du pays. Au même titre que Geert Bourgeois choisit systématiquement l'intérêt de la Flandre contre la Constitution et la Loi (tendance qui ronge d'ailleurs tous les partis flamands, du SP-A (auteur de la Circulaire Peeters) au CD&V (dont les bourgmestres trient leurs habitants potentiels)), aucun accord signé avec ce parti n'a la moindre chance d'être respecté.
Il reste donc à tous les partis traditionnels à entrer dans une coalition d'union nationale, de salut public, et à négocier la réforme de l'État rendue indispensable par un certain Yves Leterme, et la scission de BHV due notamment à une plainte de la N-VA, du Vlaams Belang et de… Herman Van Rompuy au Conseil Constitutionnel. Mais pour que les droits des Francophones de Flandre puissent être garantis dans une telle négociation, il faudra que les partis du Nord reviennent sur l'ensemble de leurs promesses électorales (notamment la confédération sur base des résolutions flamandes de 1999 promise par Marianne Thyssen à la VRT). Avec des partis indépendantistes soutenus par les médias, à plus de 40% là-haut, rien n'est moins sûr.
Allez, c'est pas bien grave tout ça. J'ai emmené une petite fille au bureau de vote pour lui expliquer la démocratie. Elle a trouvé ça sympa, ce crayon magnétique et cet écran. Je lui ai promis qu'on y retournerait l'année prochaine. Mais je ne lui ai pas promis que ce serait encore le même pays. Il faut toujours rester prudent quand on fait des promesses aux enfants !
18:19 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note |
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Marcel Sel sur Twizz ce 13 juin.
Ce petit mot pour dire que je serai accueilli ce dimanche 13 juin par Charles Van Dievort, après 20h30, dans les studios de Twizz en tant que blogueur, chroniqueur (Télépro), auteur (Walen Buiten, éd. Jourdan) pour commenter les résultats des élections.
Allez et votez en paix.
13:17 Publié dans Nouvelles de Sel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Pourquoi la NVA n'est pas démocratique (suite)
Deuxième partie.
Lors de mon envoi d'hier, la seconde partie de mon article sur la N-VA n'est pas passé. Voici donc la suite pour ceux qui pensent que j'étais à court d'arguments.
12:28 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (83) | Envoyer cette note |
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Pourquoi la N-VA n'est pas un parti démocrate.
Première partie
Récemment, à la VRT, Didier Reynders a dit une bêtise. Il a dit que la N-VA était «een zeer democratische partij». Et il s’est trahi. Pourquoi «zeer»? Quand a-t-on besoin de préciser qu’un parti est «très» démocratique ? Quand on le soupçonne, pour une raison ou une autre, de ne pas l’être «du tout». La bêtise ? D’abord, quand on dit ce qu’on ne pense pas, on fait attention à ne pas se trahir. Et ensuite, je ne vois pas l’utilité de conforter les Flamands dans leur illusion d’un quelconque caractère démocratique de la N-VA. Cela étant dit, si ce parti nationaliste est éventuellement en passe d’enregistrer un gros succès, ce n’est pas à cause de Reynders, mais bien par la volonté d’Yves Leterme, Herman Van Rompuy, Marianne Thyssen, Kris Peeters, en noem maar op. Bref, à tous ceux qui ont conçu ou accepté le cartel qui a permis à un parti indépendantiste insignifiant de devenir, peut-être bientôt, le parti extrémiste le plus puissant dans une démocratie occidentale. Et à ce propos, le culot des éditorialistes flamands est édifiant : eux qui ont voué Béatrice Delvaux aux gémonies pour avoir osé prendre position contre Leterme fin 2009, tirent aujourd’hui à boulets rouges sur lui pour avoir permis l’ascension fulgurante d’un parti extrémiste. Oui, la N-VA est un parti extrémiste. Je vais vous le démontrer…
(Note : cet article, comme tous les autres, ne vise en aucune manière la population de Flandre. Elle est libre d'élire qui elle veut. Je prétends toutefois qu'elle n'est pas dûment informée de qui se présente à elle. Dans l'ensemble de cet article, il y a lieu de garder à l'esprit que si nous souffrons tous de la politique ségrégationniste de la N-VA, la population qui en pâtira à terme est la population flamande. Lorsque j'écris "En Flandre" ou "Les Flamands", il s'agit toujours de "la Flandre politique et médiatique" et "des politiciens et médias flamands", jamais de la population flamande.)
03:05 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note |
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vendredi, 11 juin 2010
Un tiers des Flamands inactifs.
Article modifié suite à une remarque judicieuse d'Amaai.
Voilà un titre qui va nous changer. A force de pointer le doigt sur les chiffres qui font mal à Bruxelles ou à la Wallonie (taux de chômage de 3,4 % en Flandre contre 9,5 en Wallonie et 10,4 à Bruxelles), on oublie de donner les chiffres globaux. D'après statbel, l'inemploi en Flandre touche 34 % de la population en âge de travailler. En Wallonie, c'est 46% (soit environ un tiers de plus) et à Bruxelles, 45. Il faut toutefois noter que Bruxelles apporte du travail à plus de 330.000 naveteurs. Si l'on examine la ville avec sa grande banlieue, le taux d'inemploi est donc tout à fait comparable à celui de la Flandre. C'est vrai que si la Flandre est loin de se trouver dans le peloton de tête européen (l'Estonie est loin devant), la Wallonie est dans le peloton de queue, avec des régions comme le Languedoc-Roussillon. Mais sachant que la Wallonie ne dispose pas des infrastructures flamandes (ni accès à la mer, ni l'aéroport de Bruxelles un réseau routier et ferroviaire deux à trois fois moins dense par habitant), et en ce qui concerne la capitale, que Bruxelles s'arroge à elle toute seule 45% de l'arrivage des demandeurs d'asile et des immigrés, forcément socialement fragiles, ces chiffres wallons et bruxellois ne sont pas si mauvais qu'on pourrait le penser. Et en tout cas, il est étrange de réduire la situation de Bruxelles, par exemple, à une ville «où le chômage est trois fois plus élevé qu'en Flandre», alors qu'elle apporte à la Flandre 228.000 emplois quotidiens et que le taux de chômage ne tient pas compte des autres raisons de non emploi (dont les prépensions) Et à ce propos : en 2001, l'OCDE se plaignait du nombre de prépensionnés, surtout en Flandre (66 à 70% des présensionnés de l'époque selon les catégories).
Wallons et Bruxellois, votre taux d'emploi n'est pas si catastrophique si on le compare à la région flamande qui a jusqu'il y a peu prétendu compter parmi les régions les plus formidablement industrieuses d'Europe. Avec un taux d'inactivité très au-dessus de ce qu'on pourrait attendre d'un deelstaat soi-disant si performant. Le nationalisme présente les chiffres qui l'arrangent, jamais les chiffres gênants. Le plein emploi en Flandre, c'est une vue de l'esprit national. Mais c'est sur base de mensonges aussi grossiers que la N-VA pourrait emporter les élections qui viennent. A force de répéter aux Flamands qu'ils sont formidablement meilleurs et que la Wallonie et Bruxelles sont des boulets, beaucoup d'électeurs se sont laissés prendre.
Le nationalisme est dangereux. Toujours.
00:05 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (181) | Envoyer cette note |
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jeudi, 10 juin 2010
Herman Van Rompuy, président de l'Europe ou militant flamand ?
Herman Van Rompuy, président du conseil européen, rendait visite ce mercredi au Parlement flamand. Aux critiques de certains partis — est-ce bien opportun en tant que président neutre de l'UE, de rendre visite au Parlement d'une région juste avant des élections cruciales que le parti dudit président risque de perdre ? — il a répondu que le rendez-vous avec le Président du Parlement flamand, Jan Peumans, avait été pris longtemps avant la démission de Leterme XVI (ou XXVII, je ne sais plus). Évidemment, annuler le rendez-vous eût probablement coûté trop cher en téléphone. Comme il le répète : la Belgique est en crise, l'Europe aussi. Et on s'étonne que l'euro plonge et que le taux d'intérêt de nos prêteurs augmentent… Ensuite, comme Herman est parti de son parti, il a pris parti pour lui… Explications.
22:50 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (60) | Envoyer cette note |
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De tous les peuples de la Gaule, de Standaard a les pires journalistes.
Heureux qu'ils étaient ! Enthousiastes ! Figurez-vous qu'un étudiant de Leiden (NL) a gagné un prix (rendez-vous compte : chez les «Kaaskoppen» !) pour avoir démontré que, quand Jules César écrivait «de tous les peuples de la Gaulle, les Belges sont les plus braves», il parlait en fait des Flamands (vous savez bien, les Éburons et les les zébus carrés). A peine l'info arrivée sur les téléscripteurs, les journalistes du Standaard ne se sont plus sentis et ont, en pleine campagne électorale nationaliste s'il en est, jeté l'information en pâture aux électeurs potentiels : ce ne sont pas les Belges, les plus braves, bande d'ignares, mais bien évidemment les Flamands (normal : ils sont meilleurs, un point c'est tout) ! L'info est passée tout de suite sur Facebook, Twitter, comme toute info un peu importante, et la Flandre flamingante s'est crue au Nirvâna. Les lauriers de César, ça ne se refuse pas… Oui, mais voilà ! Ce matin, Het Nieuwsblad écrivait qu'en réalité, l'étudiant en question n'a jamais existé, et qu'il s'agissait d'une blague — une dépêche que Belga n'aurait pas vérifiée d'après Vers l'Avenir, qui s'étonne même que l'agence n'ait apparemment envoyé cette info qu'aux journaux flamands. D'où une étrange réaction au Standaard…
13:36 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (49) | Envoyer cette note |
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mercredi, 09 juin 2010
Putain, seize milliards.
Le grand mensonge flamand, celui sur lequel ce crétin de Leterme s'est basé pour lancer une politique antibruxelloise, celui qui a coallisé les Flamands contre les Wallons et les Bruxellois, qui a fini par amener un nationaliste virulent à la limite du pouvoir, qui a amené à cracher sur le drapeau belge et à des heures et des heures d'émissions condescendantes de la VRT et de VTM, des lignes et des lignes de haine économique dans De Standaard, Het Nieuwsblad, Het Laatste Nieuws, et même De Morgen, ce grand mensonge s'écroule comme un décor de carton pâte le lendemain d'un Western. C'est Trends-Tendances qui vous le dit, sur base des chiffres Eurostat : Bruxelles transfère, non pas 3, ni 6, ni 8, ni 12, mais bien 16 milliards d'euros par an à la Flandre. Le sous-financement, en pleine tronche de ce Vlaamse cake qui n'était donc qu'une baudruche gonflée à l'hélium du mépris. Putain ! Seize milliards par an ! Et on doit supplier pour obtenir 500 millions ? Et on doit céder des droits élémentaires pour n'en avoir que 100 ou 200, et encore, avec un geste de dédain de toute, oui, toute la classe politique ménapienne (mais non Simone, je ne m'énerve pas, je jouis!)
Oui, je jouis. Parce qu'en 2008, j'ai écrit ce livre qui est sorti cette année (Walen Buiten, aux éditions Jourdan) et que tout ce que j'y décris est en train de se vérifier, y compris les transferts. A lire page 123 :
«En cherchant peu, j’appris qu’en réalité, la Wallonie était le premier client de la Flandre. Que Bruxelles était le premier pourvoyeur d’emplois aux Flamands. Que certaines provinces francophones étaient plus riches que plusieurs provinces flamandes. Que ma ville produisait un cinquième du revenu national, pour un dixième des habitants. Qu’elle transférait à tout le monde, Flamands et Wallons, sans trouver ça bizarre ni scandaleux. En consultant les statistiques officielles européennes, je constatais même que la Flandre, qui nous disait être l’une des régions les plus riches du monde, n’était même pas dans le top-20 européen. Elle était en fait aussi « pauvre » par rapport au Danemark qu’elle était « riche » par rapport à la Wallonie ! Je me pris un coup de massue en découvrant que quand les Wallons recevaient 1,5 milliard d’euros d’aide structurelle européenne (preuve, pour certains flamingants, de son effroyable pauvreté), les Flamands en recevaient tout de même 1 milliard ! Riche, la Flandre ? Les chiffres me prouvèrent que les politiciens flamands, tous ou presque, mentaient sciemment depuis des années à leurs électeurs.
Je fus convaincu que ces mensonges cachaient quelque chose. On ne pousse pas les gens à la haine sans raison. « Haine » n’est pas trop fort. À chaque visite sur les sites flamands de journaux modérés, je finissais épuisé, abasourdi. Ça empirait. Le portrait qu’on faisait de nous était abominable. Nous étions officiers fransquillons, noblions, profiteurs, misérables et voleurs à la fois. Nous étions aussi des immigrés, des rats. Ils nous décrivaient sales, envahisseurs, idiots, inadaptés, incapables de parler néerlandais. Nos journaux étaient des torchons. Nos hommes politiques, des vendus. Nous les opprimions. Nous les méprisions. Nous étions leur vivante humiliation.»
(Walen Buiten, Marcel Sel, Ed. Jourdan)
Mais putain ! Seize milliards !
12:49 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (255) | Envoyer cette note |
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mardi, 08 juin 2010
Le parti d'Herman Van Rompuy s'oppose au Traité de Lisbonne.
Suite à un courrier envoyé par l'APFF (Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre) demandant aux partis flamands de préciser certaines de leurs positions afin de permettre aux 6% de Francophones de Flandre de faire un choix électoral, le CD&V a répondu de façon pour le moins inquiétante. L'APFF demandait la reconnaissance de la minorité francophone historique de Flandre, ainsi que des garanties pour la libre installation des Francophones en Flandre (ce qui paraît être le droit le plus élémentaire dans l'UE) . La réponse du parti d'Herman Van Rompuy, qui est censé faire respecter le Traité de Lisbonne, est «non» dans les deux cas !
16:12 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (110) | Envoyer cette note |
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