dimanche, 20 juin 2010

Alors Bart, tu vas les contester ces élections, oui ou merde ?

Ben Weyts est de son propre aveu sur sa propre page actif dans le Mouvement du Peuple flamand, le Vlaamse Volksbeweging, ou VVB. Jan Jambon, autre figure de proue de la N-VA en fut l'un des dirigeants. Bart Maddens écrit régulièrement dans Doorbraak, le magazine de cette organisation fumeuse. Les liens entre la N-VA et le mouvement nationaliste (associé aux racistes du TAK) ne sont donc un secret pour personne.

Or, la VVB vous propose désormais de contester les élections. Après avoir soutenu les bourgmestres inciviques du Brabant flamand, après avoir incité les assesseurs et présidents de bureaux de vote à refuser de remplir leur fonction, c'était logique. Et au fond, c'est formidable ! Les amis de la N-VA qui contestent la victoire de la N-VA, avouez que c'est inespéré. Je propose que nous soutenions cette initiative, et même que nous allions demander à Bart De Wever, au lieu de faire semblant de s'informer pour former un semblant d'hypothétique gouvernement, de soutenir avec ferveur cette action vitale pour notre pays. Allez tous remplir le document de contestation des élections sur le site de haviko. Aidons avec ferveur et entrain les flamingants à faire annuler les élections qu'ils viennent de gagner ! Si les cons volaient….

(Merci aux commentateurs qui m'ont fait remarquer la grosse faute d'orthographe dans le titre ("contestez" au lieu de "contester").

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samedi, 19 juin 2010

Les Flamands, une minorité à protéger. (Blague belge).

«Dans une lettre ouverte au journal anglais The Guardian, Jill Evans, président de la faction ALE (Aliance libre européenne) au Parlement européen, souligne que l'importance de la victoire électorale de la N-VA ne peut être sous-estimée par l'Union européenne.» Voilà la présentation sur le site de la N-VA d'un communiqué de presse, ou plutôt d'une carte blanche parue ce 17 juin. Le président présente son alliance comme «incluant des membres du Pays de Galles, d'Écosse, de Flandre, de Catalogne, de Corse et de Lettonie» dont l'objectif est de «faire avancer la cause des nations, régions et minorités désavantagées sans État». C'est là qu'on rigole. Toutes les régions évoquées ci-avant sont minoritaires dans leur pays, sauf… la Flandre. Eh oui ! Une nation dont certaines lois sont un exemple d'oppression contre sa minorité (Wooncode, Circulaire Peeters, Wonen in Eigen Streek, etc.)  est allée se nicher parmi des États demandant à juste titre la liberté et le soutien de leur culture. Les Francophones de Flandre, eux, sont les dindons de cette mauvaise farce. Tout subside leur est formellement interdit, les bibliothèques sont clandestines, l'accès aux centres culturels leur est fermé, ils ne peuvent pas s'exprimer dans leur langue dans les circonstances officielles, des prêtres leur refusent même l'enterrement en français. Ahlàlà, que la N-VA est mal placée, entre Cohn-Bendit et le Partitu di a Nazione Corsa. La bergerie était plutôt sympa. Dommage que le loup y soit !

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vendredi, 18 juin 2010

Walen buiten, pour comprendre un peu

Pour ceux qui ne savent rien de BHV, pour ceux qui se demandent où est Linkebeek, pour ceux qui pensent que le CD&V est un parti démocrate jusqu'au bout des ongles, pour ceux qui ne s'expliquent pas comment on laisse des bourgmestres «trier» leurs habitants dans la plus parfaite illégalité, mon livre Walen Buiten permet de comprendre sans se prendre la tête.Couverture.jpg. D'après l'auteur de la préface, Jean Quatremer, «même un Français peut comprendre, c'est dire… »

Walen Buiten est un essai romancé : d'une part, c'est une enquête scrupuleuse, aux traductions précises, richement documentée, menée, d'autre part, par deux personnages fictifs qui plongent le lecteur, belge ou non, dans une Belgique vécue. C'est un récit vivant, en partie autobiographique. Ce n'est pas tout à fait un roman, mais ça se lit comme un polar, et c'est à la portée de tous ! Le livre explique très clairement pourquoi le pays hoquette, se délite, quelles idéologies sont au pouvoir dans cette guerre des nerfs, et comment les partis traditionnels flamands se sont laissés happer par un nationalisme qui puise ses sources et ses forces les plus vives dans un passé inquiétant. Il rappelle que les partis flamands ont pris le risque de plonger la Nation dans une crise politique aux conséquences imprévisibles, pour obtenir une réforme de l'État, qui revenait à accorder à la Flandre son indépendance, tout en retirant son autonomie à Bruxelles, et en sonnant le glas de la solidarité sociale nationale.

Mais Walen Buiten est aussi une promenade dans Bruxelles, en Flandre, en Wallonie, chez les gens, dans les relations humaines, dans un calme peut-être précaire, mais réel, comme s'il y avait deux pays  celui qui se bat, et celui qui s'en fout ! Les lecteurs belges sont invités à réfléchir à notre avenir commun. Les lecteurs français, les expats, les Suisses et les Canadiens, découvriront un pays bien plus profond et bien plus déchiré qu'on ne le croit généralement, où le français est interdit dans l'administration et jusqu'aux prêches de certaines églises. Où le Flamand fut proscrit sur les tombes des soldats de 14-18. Il ne s'agit pas d'un pamphlet, mais d'une base pour une prise de conscience de la situation tragique dans laquelle ce pays de cocagne est en train de s'enfoncer.

Walen Buiten est en vente dans toutes les bonnes librairies de Belgique au prix de 21,90 € en Belgique. On le trouve notammentchez Club, chez Filigranes, avenue des Arts, à Bruxelles, chez Tropismes, chez Molière à Charleroi, à la Fnac de Bruxelles (au rayon Histoire de la IIe guerre mondiale (sic)), à la Librairie de Gastuche, à Grez Doiceau, etc.

FRANCE : Pour l'instant, on le trouve ou du moins, on peut le commander à la Librairie Wallonie-Bruxelles, 46 rue Quincampoix, Paris 4. Tél 01 42 71 58 03 (préciser au besoin qu'il s'agit des Editions Jourdan) ainsi qu'en ligne sur Chapitre.com

Pour en savoir plus, regardez le petit reportage à la lisière de Bruxelles


ou écoutez quelques extraits de mon interview du 3 mars sur Bel-RTL.


podcast

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mercredi, 16 juin 2010

Canardage au Zénith

J'avais relayé l'info de La Voix du Nord via Francophone de Bruxelles sur la simulation de l'attaque du Zénith de Lille par des terroristes flamingants. Cette semaine, on retrouve une citation tirée de mon article dans le Canard Enchaîné, et le point de vue de Sorj Chalandon. On y parle de notre futur président, Nicolas Sarkozy (1). Le Canard évoque aussi un événement passé un peu inaperçu chez nous (et chez moi) entre les nationalistes belges et les vuvuzelas sud-africaines : les excuses du Royaume Uni pour le meurtre de 14 civils à Derry, le 30 janvier 1972 lors d'une manifestation pacifique par des parachutistes anglais. Pendant 38 ans, la perfide Albion a fait passer ces victimes pour des «terroristes». Après des années d'enquête, elle a pleinement reconnu ses torts et s'est excusée, rendant ainsi aux 14 morts du «Bloody Sunday» et à leur famille l'indispensable : leur vérité.

Et quoi ? Qu'est-ce que vous attendez ? Vous croyez que je vais vous en dire plus ? Photocopier l'article ? Ehoh ! Le Canard enchaîné, ça s'achète, ça se déplie, ça se lit à l'ancienne, à la terrasse. Allez ouste, allez enrichir (si peu) votre libraire et le journalisme actif, et que je ne vous y reprenne plus à vouloir tout gratuitement ! Bande de chapardeurs ! Par la même occasion, intéressez-vous un peu à l'Irlande. Demandez à votre libraire «Mon Traître» de Sorj Chalandon, chez Grasset. Il y a des leçons à tirer. Pour nous-mêmes.

(1) Mais non, je plaisante : tout le monde sait que Nicolas Sarkozy ne dirigera jamais la Wallonie. Ça sera Dominique Strauss-Kahn évidemment !

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Le Standaard ébranlé par le sexe.

Une info vient de tomber, qui me donne raison quand j'affirme (depuis un temps certain) que la presse flamande a un très sérieux problème d'éthique : quatre jours avant des élections cruciales, un article paraît dans De Standaard online, qui présente les électeurs d'Écolo sous un jour sexuellement, disons, euh… négatif : en deux mots, ce sont des branleurs. Le titre de l'article a de quoi faire bondir n'importe quel rédac' chef. Jugez vous-même : «les électeurs de l'Open VLD ont les relations sexuelles les meilleures et les plus régulières.» En publicité, ça s'appelle «un avantage client ». Autrement dit, de façon à peine subliminale, De Standaard vous dit pour qui voter pour en avoir une grosse… Le pire, c'est qu'en plus, l'info était fausse !

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19:05 Publié dans Rhumeurs | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | | |  Facebook |  Imprimer

Des verts et des pas mûrs.

Les Verts en auraient bien besoin. Des verres. Pour voir. Parce que critiquer, ça, ils savent faire. Surtout quand ils sont dans l'opposition. Mais quant à adopter eux-mêmes la rigueur qu'ils attendent des autres, c'est Tintin ! Comme le dit bien Jean Quatremer dans son article d'aujourd'hui, Daniel Cohn Bendit ne devrait pas faire la leçon aux Flamands s'il n'est pas propre sur lui. Et quand on co-dirige le groupe vert européen dans lequel siège — outre les Ecolo et Groen — madame Frieda Brepoels, de la N-VA, on doit aimer le nationalisme. N'est-ce pas le rôle d'un co-président de chérir ses membres ?

Cher Daniel, que j'ai toujours apprécié, que ne soutenez-vous donc mieux colistière ? Exigez donc, comme elle, la rupture du «cordon sanitaire» avec le Vlaams Belang, qu'elle trouve «improductif» pour que les plusieurs centaines de mandataires publics d'extrême droite puissent agir en Flandre ! Demandez, comme son parti, le renvoi immédiat de tout demandeur d'asile refusé, et l'arrêt total de toute immigration non-sélectionnée ! C'est ça, l'écologie ! Moins il y a de gens, plus il y a de champs !

Franchement, il y a du favoritisme dans votre groupe, Daniel, et je trouve ça moyen sympa. Pourquoi la N-VA serait le seul parti de votre groupe dont les membres sont autorisés à fréquenter des nazis ? Ou à rendre hommage à des ex-collabos ? C'est vrai quoi ? Pourquoi n'autorisez-vous pas les Verts à célébrer la mémoire des grands nationalistes que furent Pétain, Laval, ou Degrelle ? Allez, un bon geste. Soyez chouette ! Bon, trève de mauvaise plaisanterie (justifiée) : les Verts, on attend d'eux un surplus de rigueur démocratique. C'est ce que vous avez promis, c'est votre Credo. Accepter des partis aux mains plus que moyennement propres pour compléter votre groupe, c'est ce que nous ne pouvons pas admettre des Écologistes. Sinon, vu que tous les partis se préoccupent de l'environnement aujourd'hui, vous ne servez à rien, et un parti qui ne sert à rien dessert la démocratie.

Cela dit, à peine Daniel Cohn-Bendit avait-il décoché ses fléchettes que les socialistes belges s'emparaient de son association avec la N-VA. Et là, je dis (sans jeu de mots) : «Minute, papillon.» (oui, bon, je reconnais, c'est avec jeu de mots, en fait). Parce que si Daniel a la N-VA dans son groupe, (pour un malheureux siège), Les socialos sont déjà en train de négocier avec un parti infréquentable. Au moins, ça — cette infréquentabilité — est réparable. Mais comment le PS peut-il s'engager dans des négociations sans exiger d'abord de la N-VA qu'elle interdise à ses mandataires et à ses membres de fréquenter les événements et/ou les groupes néonazis, extrémistes ou racistes et qu'ils cessent toute relation avec le TAK et le VVB ouvertement francophobes ? Perso, je ne vois pas. La nécessité de sauver le pays n'implique pas n'importe quelle collusion.

Je finis sur un clin d'œil ? OK.  Hé, Daniel : quand on milite pour l'Écologie, on évite les associations contre nature.

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C'est pourtant simple.

(C'est un message laissé sur un forum de Libé, un soir de novembre 2007. J'y réponds un peu longuement — comme à mon habitude — à un certain Oiges, sous le pseudo de Marcel Quaybir. Et puis, bien sûr, j'oublie ce commentaire. Mais deux ans plus tard, une amie m'envoie un texte qu'elle a reçu d'un ami hollandais, et dont il est précisé qu'il aurait été «publié» dans Libé. Je commence à le lire et je m'aperçois que ce texte est de moi. Je tape alors la première ligne pour en retrouver l'original dans Google, et je découvre que quelqu'un, sur un blog, l'a attribué à Jean Quatremer qui, en commentaire, en a évidemment décliné la paternité. Pensant alors que c'était une réaction que j'aurais laissée sur son blog, les Coulisses de Bruxelles, je me tape trois ans des commentaires kilométriques de moi-même tout en pestant sur cette détestable habitude que j'ai de ne jamais faire court. Un jour plus tard, je suis broucouille ! Rien ! Me vient alors l'idée de taper le premier paragraphe dans Google, et bingo ! je trouve l'origine de la promenade de mon texte sur le forum de RTL. Il y avait été publié le 29 novembre 2007, par un pseudonné Marc, qui avait laissait l'intitulé : «C'est pourtant simple Quaybir — lundi 26 novembre 2007 22:49». Et voilà le texte rentré à la maison. Je suis retombé dessus aujourd'hui sur Facebook. Après vérification, il apparaît 123 fois dans une recherche Google, je crois donc qu'il est temps de lui donner une page maison. Pour la bonne forme, j'ai simplement corrigé mes fautes. Par honnêteté intellectuelle, j'ai laissé les petites inexactitudes, et le ton radical qu'il faut replacer dans le contexte d'une réponse dans un blog. Bonne lecture.)

C'est pourtant simple.

Imaginez que de l'autre côté du périphérique parisien, l'on parle flamand et qu'à Boulogne-Billancourt, qui compterait 80% de Francophones, il soit interdit à ces derniers de parler le français au conseil municipal, sous peine de poursuites…

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01:15 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (84) | Envoyer cette note | | |  Facebook |  Imprimer

mardi, 15 juin 2010

Quand notre premier ministre donnait cours aux nationaux-socialistes (mise à jour)

MISE À JOUR

Les partis démocrates belges s'apprêtent à négocier avec Bart De Wever. Il pourrait être nommé premier ministre et nous représentera, Flamands, Francophones, Germanophones, de par le monde. En cherchant très peu, la presse internationale découvrira alors l'image d'un nationaliste apparemment bon teint, mais qui fréquente l'extrême droite néo-nazie comme vous et moi allons chez l'épicier.

Ce soir, je découvre que le 14 février 2008 (et non 2007, comme je l'avais écrit précédemment)(1), l'éventuel futur premier ministre belge donnait une conférence sur la Réforme de l'État au cercle d'étudiants national-socialiste de Gand, la NSV (Nationaal Studenten Verbond). S'il obtenait le poste "suprême", un journal suisse, français, pourrait alors titrer comme ci-dessus : "quand le premier ministre belge donnais cours aux nazis".

Si 30% des Néerlandophones veulent se choisir un dirigeant de cette nature, c'est leur choix. Que des partis flamands dirigent la Flandre dans une telle ambiance de compromission, c'est leur problème. Mais en tant que Belges, citoyens d'une des forces fondatrices de l'Europe des libertés, accueillant les Institutions européennes, en tant que démocrates refusant toute résurgence du national-socialisme, en tant qu'humanistes, nous ne pouvons en aucun cas admettre que nos partis de gauche comme de droite puissent engager des négociations avec l'homme qui explique ci-dessous aux jeunes nationaux-socialistes gantois comment il conçoit l'indépendance de la Flandre, avec Bruxelles comme capitale.

Si vous pensez que je délire, que j'hallucine, que je vois des nazis partout, vous trouverez dans la suite 13 (nous sommes le 13) indices concordants. Prévoyez un petit sac en papier avant de lire, on ne sait jamais.

(1) à cette époque, la N-VA faisait partie du cartel CD&V-N-VA d'Yves Leterme et de Herman Van Rompuy, et faisait partie de la majorité gouvernementale.

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15:25 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (188) | Envoyer cette note | | |  Facebook |  Imprimer

Un Bart en orbite.

Image 65.png Life on Mars sur la Deux : l'avenir, c'est vieux jeu.

Chronique parue dans Télépro le 27 mai 2010.

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lundi, 14 juin 2010

La KBC fait TAK-TAK.

Sur le site de ces joyeux rigolos du KVHV (Association des étudiants supérieurs catholiques flamands), on découvre tout le piment de l'humour flamand. Sous le logo notamment par la banque KBC (mais aussi du journal d'extrême droite Pallieterke), l'on trouve des photos de soirées estudiantines super amusantes, où des étudiants posent en treillis, cagoule et faux flingues devant, notamment, un drapeau du TAK. Vous savez bien, le TAK est l'organisation qui crie "rats français, pliez bagages" chaque semaine dans les communes flamandes où des Francophones ou des expats osent (les salopards !) élire domicile. Merci, la KBC, de soutenir ainsi un mouvement ouvertement raciste. Après Partena, c'est vrai qu'on se demandait quelle entreprise serait la suivante sur la liste de ceux qui n'hésitent pas à plonger les bras dans le cambouis flamingant. Ik ben van Luxembourg.

Merci à Ben pour m'avoir donné cette information.

Image 28.png

23:33 Publié dans Rhumeurs | Lien permanent | Commentaires (56) | Envoyer cette note | | |  Facebook |  Imprimer