jeudi, 26 novembre 2009

Back on the belgosphere.

Mon article « De Maddens à Desmet, état des faiseurs d'opinion en Flandre » a l'honneur d'être repris dans La Belgosphere (et non « La Belgisphere » comme je l'avais écrit par erreur précédemment), où je vous propose de faire un petit tour.

mardi, 24 novembre 2009

De Maddens à Desmet, l'état des faiseurs d'opinion en Flandre.

MISE A JOUR SUR LE LOGO DU VNJ TOUT EN BAS.

Hier, sur Terzake, à la VRT, Bart Maddens, « idéologue de la N-VA et aussi un peu du Gouvernement flamand »(1) , dévoilait un nouveau pan de sa doctrine. Alors qu'il était invité dans l’émission en tant que politologue, la présentatrice n’a pas pu s’empêcher de lui demander son opinion d'idéologue. Or, l’opinion de Bart Maddens est celle qui trouve sa place régulièrement dans le magazine du Vlaamse Volksbeweging (mouvement populaire flamand), dont le trésorier est actuellement le président de la manifestation d’extrême-droite Ijzerwake, qui réunit chaque année environ 3.000 à 5.000 flamingants ultras et néo-nazis autour de l'idée d'une Flandre pure pour Flamands purs. Il est non seulement étonnant que ce personnage aux compagnonnages sulfureux soit encore invité sur des plateaux de télévision publique (sachant que la majorité du public néerlandophone n’est pas indépendantiste, on n'en voit même pas l'intérêt !) Mais il est encore plus étonnant de voir qu’il l’est à la fois au titre de « politologue » et « d’idéologue ». Et de la VRT à la presse flamande, bien peu de monde semble lui reprocher ses fréquentations. Même pas Yves Desmet, le chroniqueur politique du Morgen. Mais voyons d'abord le nouvel avenant à la doctrine de Bart Maddens…

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lundi, 23 novembre 2009

Un SEX à la tête du CDH ?

Un Néerlandophone d'Anvers vient d'obtenir la reconnaissance en tant que candidat à la présidence du… CDH (parti chrétien-démocrate francophone). Un Flamand dans un parti francophone, me direz-vous ? Oui, pourquoi pas ? Il y a bien une Francophone qui, ayant constaté que quelques centaines de voix suffisaient pour être élue SP-A à Bruxelles (contre près de six fois plus pour l'être sur des listes francophones, il y en a qui sont plus égaux que d'autres…) a bien été élue socialiste flamande ! On m'objectera que si ce sont apparemment surtout les Néerlandophones qui ont voulu la scission des partis, les voir diriger un parti francophone est un peu, disons, étrange, même si leur ouvrir la porte paraît évidemment normal dès lors qu'on ne fonctionne pas sur un mode communautaire. Je me demande toutefois ce qu'il adviendrait d'un Francophone qui poserait sa candidature comme président du CD&V.

Félicitons tout de même le CDH qui, après avoir accueilli les voiles d'une religion sœur (plutôt que les voiles des sœurs en religion), prétend valable la candidature, non pas tant d'un néerlandophone, mais d'un habitant de Flandre (oui, même moi, je reconnais qu'Anvers est en Flandre !) Cette ouverture à toute les cultures et aux autres régions est tout à l'honneur du CDH. Mais là où c'est vraiment drôle, c'est que ce candidat, Jan Lippens (« Jean Lèvres » s'il l'on traduit littéralement en français), avait précédemment créé un parti qui avait recueilli près de 2.000 voix en 2006 à Anvers, et que ce parti s'appelait le « SEX ». Non pas tant qu'il prônât un érotisme débridé, mais bien les thèmes :  Samenleving (vivre ensemble), Economie, X-tras (des extras). Vaste programme pour un parti pro-américain à un moment où les USA de Bush ne faisaient pas l'unanimité. On doit donc reconnaître à Jan Lippens un certain courage. La RTBF se moquait un peu de ce personnage haut en couleurs (il était vêtu de jaune). Pour ma part, je dirais simplement qu'un Flamand néerlandophone ex-leader de SEX à la tête du CDH, ce n'est pas très catholique. Ah ! Joëlle ! Si le pape savait ça !

jeudi, 19 novembre 2009

Au secours, Leterme est de retour !

Une chose est sympathique dans la nomination de l'Europe. Si lors d'une interview, un journaliste demande à Her(bert)(man) Van Rompuy si la Flandre doit ratifier la Convention-Cadre des minorités, le Président du Conseil de l'Europe n'aura aucun autre choix que de répondre « oui ».

Pour le reste, alors que seuls 1/3 des lecteurs du Nieuwsblad est partisan de Leterme, c'est bien notre ex-ex-re-ex et sur-ex premier ministre Yves Leterme qui reprendrait son fauteuil du 16. Une perspective si joyeuse que Joëlle Milquet a déjà proposé à Herman de rester jusqu'en janvier pour trouver un compromis sur BHV. Si la partenaire francophone la plus proche du CD&V a de telles craintes, que dire d'Olivier Maingain.

Le scénario suivant n'est pas écrit, mais si l'Europe a désormais un président qui a décidé ouvertement d'être un maître es débat et consensus, sans aucun charisme particulier (mais avec érudition et un humour qui ne manque pas de charme), la Belgique entre dans la zone la plus sombre de son existence. Car il n'est plus possible, à l'heure actuelle, d'organiser des élections sérieuses sans régler le problème de BHV, et il était déjà pratiquement impossible avec Van Rompuy de trouver une solution à BHV. Aujourd'hui, il faut enlever le mot « pratiquement » à la phrase précédente.

L'Europe naît peut-être vraiment. Mais pour la Belgique, ce serait plutôt le contraire.

Pour voir mon site avec un haïku d'Herman, cliquez ICI.

mardi, 17 novembre 2009

La STIB : premiers effets de la doctrine Maddens.

C'est un délire, apparemment, mais non : la STIB menace de devoir s'arrêter de fonctionner à partir du 12 décembre. En cause, la demande de la Région-Bruxelloise de réduire son budget, alors que les transports en commun ont besoin de l'augmenter. Un impérieux besoin. Pourquoi Bruxelles n'arrive-t-elle pas à financer sa mobilité ? Parce que faute d'une réforme totale (révolution copernicienne) de l'état, la Flandre refuse de donner à Bruxelles les fonds dont la ville a besoin, et qu'elle a du reste très largement permis de récolter fiscalement (Bruxelles représente 20% du PIB national). La doctrine Maddens, visant à laisser la situation pourrir à Bruxelles et en Wallonie pour que les Francophones viennent implorer les Flamands à genoux d'accepter de rediscuter, commence donc à avoir des effets. Alors que la ville a besoin de plus de policiers (les parlementaires européens en ayant marre de se faire agresser dans les rues vides du QE, le soir), elle est aussi obligé de réduire ses ambitions de ce côté-là.

Bien sûr, la Flandre ne manquera pas de cibler les « gabegies » et les sempiternelles « 19 baronnies » pour expliquer nos problèmes. Mais bordel, on produit deux fois plus que les Flamands, on est le premier vivier d'emploi de la Flandre (plus gros que le port d'Anvers…), on envoie chaque année des milliards (entre 3 et 8) en impôts sur le travail à la Flandre. En admettant que Bruxelles soit mal gérée, vu qu'elle est aussi riche par tête d'habitant que Monaco, si on touchait vraiment l'argent qu'on gagnait, on pourrait pavoiser le goulet de l'avenue Louise d'or et de platine !

Tous les programmes de scission des nationalistes extrémistes incluent la mise en bordel de la capitale. Dites-vous que cette immobilisation de la STIB, cette réduction des effectifs policiers, les prochaines manifestations de fonctionnaires mal payés (Bruxelles a les fonctionnaires les plus mal payés du pays!), c'est avant tout la Flandre institutionnelle de Kris Peeters qui attaque "sa" capitale. Oui, ça peut en effet mettre de très mauvaise humeur. Une consolation : les Flamands de Bruxelles payeront aussi. Là, au moins, Néerlandophones et Francophones seront solidaires dans la déchéance d'une capitale de l'Europe que des crétins patentés ont cru bon de prendre en otage.

P.S. : oui, je suis furieux. Ça se voit ?

lundi, 16 novembre 2009

Licenciements en vue pour les profs francophones de la périphérie.

Le totalitarisme flamand a donc fait une victime de plus : Pascal Smet. A peine a-t-il été adoubé au Gouvernement flamand comme ministre de l’éducation, que cet ancien ministre de la mobilité de la Région bruxelloise s’est brûlé les ailes à la flamme du « Tout Pour la Flandre ». Et comme il y a des précédents (Frank Vandenbroucke), il faut se faire une raison : au Gouvernement flamand, tout socialiste devient vite national…

La cause de mon ire ? Une réponse formelle de Pascal Smet à une « question écrite » parlementaire de la députée An Michiels, du parti national-raciste (1) Vlaams Belang. Elle demandait si le personnel francophone des écoles francophones (des communes à majorité francophone de la périphérie Bruxelloise) qui ne parle pas un néerlandais de niveau B1 (2)  pour le directeur et les administratifs ou A2 pour les instituteurs, serait bien renvoyé par Pascal Smet (3).

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dimanche, 15 novembre 2009

La Belgisphère, nouveau blog-portail.

Ce n'est pas seulement un blog, c'est un blog de blogs, ce que j'appelle un blog portail, réunissant des points de vue divers, que je vous encourage à visiter. Une preuve évidente de qualité : ils ont eu la gentillesse de reprendre un de mes articles :-)))

jeudi, 12 novembre 2009

Qui ne sait pas encore pourquoi la Flandre n'existait pas ? - 13,5 euros livré chez vous !

couv-products-22787.pngTrois articles, dont deux issus de ce blog et remaniés, pour comprendre où la Flandre serait en train de mener la Belgique. Ce livre, que tout Belge devrait lire pour comprendre ce qui va nous arriver, fait cent pages. Il est fabriqué à la demande (c'est-à-dire que chaque livre est imprimé à chaque commande, et non pas en série), ce qui en fait un objet plutôt écologique. Il vous est livré en une grosse semaine, ne coûte que 13,50 euros livraison postale incluse et vous permet de soutenir ce blog tout en autorisant la lecture de ses longues pages dans un transat, à écrire dans les marges, à déchirer des pages et même, pour les plus irascibles, à donner tous ces mots à votre chien.

Ceux qui désirent en acheter plus de 5 (clubs de lecture, fanclubs Marcel Sel, bibliothèques flamandes antiflamingantes, etc.) peuvent me contacter directement à marcelsel(at)gmail(point)com. Je peux évidemment aussi le mettre en dépôt chez les libraires intéressés.

Pour le commander en ligne, c'est ICI !

 

D'avance merci !

samedi, 07 novembre 2009

L'inspection scandaleuse.

Pascal Smet, ministre flamand de l'éducation flamande, a reconnu que les écoles francophones de la Périphérie étaient payées par l'état fédéral. Et voilà l'argument-maître de 99% des députés flamands qui s'envole.

Espérons que la Cour Constitutionnelle confirmera le caractère scandaleux du décret flamand sur l'inspection pédagogique des écoles francophones de « Flandre ».

Leterme, point final.

Appel à un mouvement citoyen, internaute, associatif.
Quelle déveine ! Pile la semaine où je suis en vacances, Le Soir se fend d’un édito comme je les aime. Un éditorial de presse comme on n’en lit qu’une fois par an. Une prise de position communautaire, certes, mais ô combien nécessaire. Leterme, c’est non ! Un point c’est tout ! Voilà ce que Béatrice Delvaux imprime dans le Soir, avec une force telle que De Standaard et la VRT reprennent l’information en l’amplifiant un peu sur l’air de « les Francophones ne veulent pas de Leterme ». Cet édito, c’est un geste d’honneur, un geste minimal de la part de la communauté des Francophones, giflée à plusieurs reprises par l’Yprois. Alors, pour que le Soir ne soit pas seul, pour qu’Yves Leterme et tous les autres politiciens communautaristes comprennent qu’il y a un point de non-retour à ne pas franchir si l’on veut, un jour, diriger ce pays, je propose que tous les blogs, tous les journaux, tous les groupes Facebook se mobilisent contre Yves Leterme premier ministre. Et que même si Herman restait vissé à son fauteuil du 16 pour la décennie à venir, la leçon sera utile. Elle revient à dire que le CD&V n’est pas seul maître en Belgique et qu’il y a des gestes qui interdisent l’accès de leur auteur au poste de commande national.

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