dimanche, 28 novembre 2010

Les Belges du 13 lancent leur Appel du 18 juin le 27 novembre.

«Marseillais, Marseillaises, Belges, Belges, Marius, Mariette. Ici l'ombre… » C'est le début de l'appel du 18 juin des Belges du 13 (département des Bouches du Rhône),  ceux de nos compatriotes qui se sont installés dans la Cité phocéenne et aux alentours, et se sont réunis en une association qui y

 entreltient la «Belgitude et la zwanzerie». Ce samedi 27 novembre, ils ont organisé un événement d'une importance capitale pour notre pays. Ayant acheté un morceau de l'Atomium (si,si, la preuve ici avec le MIBAM, «Musée International du Bout d'Atomium à Marseille» itinérant), et tracé les plans d'une ville hybride dûs au talent du bureau d'architecture BXLMRS, il y ont lancé un appel solennel à rejoindre Marseille, où le gouvernement belge est en exil (c'est d'ailleurs pour ça qu'il n'y a pas de gouvernement en Belgique, vous n'aviez pas compris ça ?)

Dans le cadre de cet événement, conscients des turpitudes qui minent nos corons et inonde nos polders, ils m'ont demandé d'écrire et de dire un appel solennel, l'appel du 18 juin marseillobruxellois, sur le mode pataphysique, ce que je me suis empressé de faire. Le message m'a d'ailleurs paru très intéressant, puisqu'il s'agit de façon apolitique, de nous encourager à vivre ensemble ou séparément, mais dans la paix. Voici donc la version audio de l'appel du 18 juin des Belges du 13, à prendre à la fois très au sérieux et au moins autant au 13e degré. La densité et l'importance du message requiert toutefois que l'on s'assoie, le pastabière à portée de main, tout ouïe, et de se remettre dans la peau du Français écoutant avec grande attention, le 18 juin 1940, l'appel d'un certain général.


podcast

BRUZIL : République Démocratique de Brüxelles

(Images © BXLMRS, Marseille)

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vendredi, 26 novembre 2010

Krispation.

Neen. S'il y a une leçon que les «Francophones» ont apprise, c'est qu'il ne vaut pas mieux dire «non». Milquet, Maingain font encore aujourd'hui les frais d'une réputation de non(n)isme en Flandre, au point d'être associés comme «M&M» du «non». Alors, l'Olivier a pris acte de la note et dit «oui, mais». Hier matin, tôt, De Standaard titrait «Non, Neen» avant que qui que ce soit ne se prononce. Plus tard dans la journée, les partis du Sud annonçaient la reprise des négociations. Ce n'était donc pas «non», que le journal flamand avait pris soin de mettre en premier dans son titre (étrange choix, mais passons). Vers 2 heures ce matin, c'est encore De Standaard qui vint avec une nouvelle négative, mais cette fois basée sur l'interview de personne de moins que Kris Peeters, ministre-président du gouvernement flamand. C'est «neen». Parce que la Flandre serait obligée, selon ses calculs, d'économiser 2 milliards. Et Peeters, à la gauche de la N-VA, est à la fois le président (dixit son chirurgien) du Deelstaat Vlaanderen, et le vrai chef du CD&V. 

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jeudi, 25 novembre 2010

Siegfried braque.

Petite querelle rapide et amusante. Depuis qu'il a traversé la ligne, Siegfried  — la ligne qui sépare la télévision de la politique, n'allez pas mal interpréter mes propos — les journalistes sont à l'affût de chacune de ses interventions devant le lion noir (celui des indépendantistes). Et Le Vif a aujourd'hui cru comprendre lors d'une réunion de militants N-VA, que Bracke recommandait de nommer les bourgmestres francophones. Si ça c'est pas une info, se dit le magazine. Et zou, publication d'un article dont le titre donnerait à penser que le Bracke se serait tout à coup mis à aboyer moins fort (et n'allez pas imaginer que je compare le néerlandais à un aboiement, je ne connais pas ce Brel dont tout le monde me parle !) Le titre : «Bracke, ténor de la N-VA, plaide pour une nomination des bourgmestres de la périphérie». Pas sympa, Le Vif : j'ai renversé tout mon café sur un pantalon de lin tout neuf et je déteste la tête de la nana du pressing. «Quoi», sursautais-je ? «Le Siegfried serait un vrai démocrate qui tenterait de ramener la N-VA dans le concert des nations eurodémocrates ?» 

J'avouerai, un peu penaud, que j'avais sauté de joie, moi qui me souviens encore d'une interview où Siegfried mettait Frank Vanhecke (Vlaams Belang) sur la sellette pour un site consacré à la délation des professeurs «de gauche» (entendez : ceux qui, de Groen! à l'Open VLD trouvent qu'on n'a pas le droit de reprocher au Vlaams Belang son racisme et son homophobie). Un site où l'un des commentateurs signait, en 2005 «Heil en Zege», autrement dit «Sieg Heil». Quand il s'est associé à Bart De Wever, et a laissé dire son voisin sur un plateau de la VRT que les militants N-VA étaient libres d'aller se rouler dans la boue de l'Ijzerwake (où l'on honore des nazis, mais ça, mes lecteurs le savent, je l'ai déjà si souvent répété), la Flandre a probablement perdu un humaniste. Alors, lire qu'il y aurait au fond de la pierre noire de son cœur solidifié pour avoir trop mangé de lion encore un fond de démocratie, ça peut faire plaisir.

Las. Ça n'a duré que quelques heures. Siegfried s'est senti obligé de démentir. Les bourgmestres n'ont pas respecté la Loi, ils doivent être punis. Il a toutefois oublié de préciser que les bourgmestres flamands du Brabant flamand, qui trient leurs habitants (c'est illégal), qui affichent des panneaux racistes (c'est illégal), qui refusent d'organiser des élections (c'est illégal), qui interdisent les affiches en français (c'est illégal) ou encore qui violent la Loi et l'Esprit de l'Union en écrivant carrément à leurs citoyens qu'il ne faut pas voter pour des partis francophones (c'est archi-illégal, antidémocratique, purulent, antédiluvien, du niveau de la «démocratie» algérienne dans ses pires errements), il a oublié que ces bons Flamands, donc, ne sont jamais punis. C'est à peine s'ils se prennent une remarque d'Eric Van Rompuy (qui parfois se rappelle que son parti se dit démocrate*), avant que Geert Bourgeois, autre ponte de la même N-VA, les encourage presque, parce qu'en définitive, ils le font pour le nationalisme flamand, ce nettoyage de la Terre Promise de tout ce qui serait trop franskiljon.

Finalement, l'article du Vif n'était pas si mauvais. Il montre bien que la N-VA, jusqu'aux bouts des ongles (des griffes ?) du Bracke, est un parti antisolidaire, qui veut le bien des enfants et petits-enfants… flamands. Il y a juste le titre qui ne convient pas. Au lieu de faire croire que Siegfried braque (vers les démocrates), il fallait titrer : «Siegfried se Bracke». Comme quoi un pronom (bien) réfléchi peut faire… toute la différence. 

*comprendra-t-il un jour, celui-là, que je l'ai attaqué parce que justement ses déclarations sur l'ONU étaient du niveau d'un régime totalitaire, alors qu'il a en lui les ressources pour faire beaucoup mieux ?

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Vande Lanotte en bémol (déjà).

La note Vande Lanotte est à peine arrivée dans les partis que déjà, les «non» et les «neen» se chuchotent dans les couloirs politiques. Selon De Standaard, pourle PS, elle est trop flamande, et la N-VA parle déjà d'amendements. L'encre n'est pas encore sèche que les tiraillements commencent. Le scénario de la note De Wever pointe à nouveau le nez : ce qui est insuffisant pour les partis néerlandophones est déjà trop demander aux partis francophones. On aura beau jeu de dire que tout ça, ce sont des jeux politiques, la réalité est tout autre : il s'agit de nous, de chacun de nous. Et les résultats électoraux ne permettent tout simplement pas de sortir un gouvernement, parce que l'opposition, entre nationalistes d'une part et eurodémocrates d'autre part (soit les partis qui adhèrent à l'article 2 du Traité de Lisbonne — il y en a au Nord aussi, mais ils sont aujourd'hui minoritaires) est tout bonnement inconciliable. Sans compter qu'un gouvernement avec un Muyters aux finances ou un Bart De Wever aux affaires étrangères, un Jan Jambon à la défense ou un Ben (Laden) Wuyts aux pensions serait pour tout dire ingérable. Le «Radio Mille Collines» de Leterme sonnerait alors comme une gentille plaisanterie. Du coup, seules des élections — et encore, ce n'est pas sûr — pourraient abattre le mur devant lequel nous nous trouvons à chaque nouvelle tentative de conciliation ; toujours le même mur, infranchissable, impossible à abattre autrement.

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mercredi, 24 novembre 2010

«Walen buiten», mais vraiment.

Proxis.be, l'une des rares plateformes en ligne belges d'achats de livres, vient de s'associer à azur.be. Résultat, le français a disparu. Et mon livre «Walen Buiten» du même coup. Lorsqu'on clique sur l'onglet «FR», la librairie online vous affiche un joli texte qui sent bon la Belgique :

Chèr (sic) client 

Nous vous souhaitons la bienvenue sur le nouveau site web de proxis.be & azur.be. proxis et azur unissent leurs destinées et forment (sic) désormais le plus grand magasin en ligne de livres, dvd's et musique en Belgique où vous pouvez acheter en toute sécurité et confiance. 

Nous vous invitons à venir y jeter un œil, mais à notre grand regret, nous devons vous avertir que le site n'est plus disponible en français. Par conséquent, nous vous renvoyons à nos partenaires et/ou collègues mieux équipés pour le marché francophone

Nous continuons à traiter toutes vos commandes de manière habituelle. 

Nous tenons également à vous remercier de la confiance que vous nous avez accordée et nous vous souhaitons beaucoup de plaisir avec vos achats en ligne. 

On suppose que le marché belge du livre francophone n'intéresse plus cette entreprise. Les anglophones ne sont pas à la fête non plus : toute la navigation de la version anglaise est en… néerlandais. Mais là, bizarre, bizarre, le client n'est pas du tout renvoyé ailleurs : on lui propose de regarder les livres anglophones.

Dear customer

Welcome to the new site of proxis.be & azur.be proxis and azur have joined forces and are now the largest online media store in Belgium where you can shop in all safety and confidence. We gladly invite you to come and have a look and browse our English books section below. We are sure you will find what you need. We have to announce that the site does not support English as a main language anymore.

Toute la finesse de l'esprit commercial de la nouvelle société s'étale ici. Si vous êtes francophone, allez voir ailleurs. Si vous êtes anglophone, achetez chez nous, bien sûr ! Mais l'interface est uniquement en néerlandais. On suppose que les anglais n'auront aucun mal à comprendre les conditions de vente. Genre : «hoe weet ik dat mijn bestelling is afgerond ?» Ça ressemble un peu à un «adaptez-vous ou allez vous faire voir, ici on ne parle que Vlaams.» It's the economy, stupid.

Bien sûr, il reste une sélection française, uniquement pour les Néerlandophones. Donc, mon livre «Walen Buiten» est buiten dans tous les sens du terme, et les Walen par la même occasion. Or, c'était jusqu'ici la seule plateforme en ligne qui le vendait. Ce n'est pas de la censure, bien sûr, mais le résultat est le même pour les gens qui voulaient acheter le livre depuis un pays étranger. Et puis, pour la nouvelle clientèle cible, le site est quand même plus propre sans Walen Buiten qu'avec, peut-on supposer. Sachant que les enseignes culturelles française s'intéressent elles aussi très peu à la Belgique, un marché comparable à beaucoup de grandes régions françaises, l'on aurait envie de crier «Rattachez-nous ! Vite !» tant l'impression qui est donnée par ce genre d'attitude est que la francophonie belge n'est même plus un marché. Petit détail : le site de proxis.be/azur.be est hébergé par Nucleus, la société de David Geens (N-VA), qui avait notamment enregistré quelques adresses électorales pour le parti voici un mois ou deux. Mais ça n'est qu'un détail.

Walen Buiten, donc. Au sens propre. Et c'est «le plus grand magasin média en ligne de Belgique» (slogan du site) qui vous le dit.

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Europaïsche pagina of the insulte (malaka!)

Ces enflures de Recyclart hébergent ce soir la putain de 5ème rencontre internationale de l'insulte. Celle-ci est notamment «soutenue» par cette connerie de présidence belge de l'imbécile Union Européenne. 

Mon blog servant de temps en temps de lupanar d'invectives à certains de mes cons-mentateurs, j'ai ressenti une putain d'envie de donner l'occasion aux têtes de nœuds qui le veulent de s'en donner à cœur joie, podvermilliaarde. 

Règle du jeu : les enfoirés qui veulent s'insulter, m'insulter ou insulter sans but ont toute fucking freedom ci-après. Il y a toutefois deux règles fondamentales, bandes de schmocks : tout d'abord, seuls les connards qui commentent ci-après peuvent être insultés. (donc, Endadine Akass, si traveller ne pointe pas son nez ici, toute injure à son égard sera bloody effacée.) Ensuite, il est interdit d'insulter une Arschlocht de personne publique sans finir par un smiley, qui revient à dire que l'insulte n'a été émise que dans le cadre de cette journée. :-)

Enfin, il est obligatoire de godvermille truffer vos commentaires de jurons. et si vos têtes d'enclumes en sont capables, d'être drôle. Toutes les insultes sont acceptées, même les politiquements incorrectes, mais alors dans tous les sens: gros, maigre, aveugle, sourd, voyant, entendant, extrémiste, populiste, libéral, centriste, socialiste, communiste, pédé, gouine, bi, hétéro, hermaphrodite, homme, femme, garagiste, ministre, pizzaïolo. A la seule condition que celles-ci n'aient pas un caractère raciste dans le contexte.

Allez tous vous faire mettre chez ces pédés de Grecs, bande d'hétéros mal baisés :-)

La soirée de l'insulte, c'est chez ces connards de Recyclard, rue des Ursulines 25, à 1000 Bruxelles, à 20h.

 

A ce propos, Allonsius JP me fait remarquer que j'ai, dans ma carrière de d'auteur-compositeur-interprète mondialement inconnu, enregistré une chanson composée d'une bonne centaines d'insultes. Bonne écoute !


podcast
 

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mardi, 23 novembre 2010

Z comme Zemmour, F comme Flamingant.

Dans sa chronique de ce jour, Eric Zemmour, que certains prennent pour un intellectuel cultivé et un économiste subtil (alors que ce serait plutôt un culturiste intello et un subtil économiste), a fait preuve, soit d'une connaissance crasse du pays le plus proche de la France, soit d'une empathie tout à fait étrange pour les théories de la N-VA. La phrase : «(…) Soit on veut construire une monnaie unique, par l'économie, et il faut alors déterminer une zone économique optimale. Or, seuls les Pays-Bas, l'Autriche et la Flandre (sic) ont un mode de développement cohérent avec celui de l'Allemagne. Ce sont d'ailleurs les seuls pays (sic) d'Europe dont la croissance est repartie depuis 2008. Tout le reste plonge.»

Eh oui, vous l'avez bien lu : pour Eric Zemmour, la Flandre est un état membre de l'Union européenne au même titre que les Pays-Bas, l'Autriche et l'Allemagne. On ose espérer qu'il aura tenu compte des résultats économiques de la Padanie, de l'Écosse, et pourquoi pas, de Hambourg ou du quartier Nord-Est de Copenhague avant de décerner ses lauriers. L'idéologie qui pointe le bout du nez dans le billet (c'est le cas de le dire) du comique français — le prendre au sérieux le rendrait par trop antipathique — est celle d'un euro réservé aux régions les plus riches, les autres pouvant alors, on le suppose, «crever la gueule ouverte». Voilà notre Zemmour : un économiste bricolo qui aimerait faire l'économie (justement) de tout ce qui n'est pas économiquement ultraperformant et se range donc, de lui-même, tout naturellement, dans le même placard que les nationalistes flamands qui, eux aussi, voudraient se débarrasser de tout ce qui n'est pas «performant». Un placard dans lequel on prendra soin de placer des boules de naphtalines. Je sais, ça ne sent pas bon, la naphtaline. Mais ça sent toujours moins mauvais que ces idéologies-là !

Mon cher (très cher) Zemmour, puisque vous en êtes à réserver l'euro aux régions financièrement les plus profitables et que vous donnez, l'air de rien, crédit au séparatisme nationaliste éconophile, je vous propose de militer dès à présent pour la scission de l'Allemagne : figurez-vous que les Länder issus de l'ex-DDR font encore moins bien que la Wallonie ! Et puis, pourquoi se limiter à l'étranger ? Quand la France se débarrasser-t-elle des DOM-TOM, du Nord, du Languedoc-Roussillon, ou mieux encore, de tout ce qui n'est pas le bassin parisien, ou Paris intra-muros, autant de régions qui font dangereusement baisser la productivité française ? A moins, bien sûr, que vous ne soyez janséniste que quand il s'agit de la République, et opportuniste quand vos idées peuvent s'appliquer ailleurs.

On notera que le clown blanc de Ruquier signe audacieusement «Z comme Zemmour» en référence à «Z comme Zorro». Il y a des jours où l'on se demande si ce n'est pas plutôt «Z comme Zéro».

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lundi, 22 novembre 2010

L'arroseur arrosé

Marcel étant momentanément absent, je le remplace. Qui je suis ? Carmel Mel, son nègre. Son Wallon, quoi. Oui. Noir, à cause du charbon. Nègre, parce que j’écris souvent à sa place. Et comme il est parti, je vais vous raconter une histoire. Vous connaissez celle de l’arroseur arrosé ? Elle commence par «il était une fois Marcel Sel.» Et tout de suite après, elle embraye sur : «choqué par la présentation télévisuelle d’un spectacle qu’il n’avait pas vu, il écrivit une lettre ouverte». Il faut dire que Marcel est en guérilla, une guérilla pacifique, contre l’injustice, pour la démocratie, pour l’équité, et qu’il ne fait pas de prisonniers sémantiques. Il pense avoir de bonnes raisons : la dernière fois qu’on en a fait, ce fut une hécatombe.

 

La lettre a fait son petit effet, et Marcel a cru pouvoir s’en réjouir. Pas tant pour lui-même (bon, il admettra, mais uniquement en privé, qu’il a crié «ah ! chouette» quand il a lu son nom dans le journal), mais pour son engagement. Seulement, voilà, le spectacle qu’il attaquait était une bonne action. Et la version filmée aurait été tronquée par un journaliste qui confond scoop et info. Bon, en matière de B.A., Un Blog de Sel en est une aussi, permanente. Quant à être arrosé à son tour… Vous allez rire !

 

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dimanche, 21 novembre 2010

Un million de Belgiques en sommeil.

La vidéo «Do you want to know more about Belgium» vient, toutes versions confondues, de dépasser le million de téléchargements. La version sous-titrée bilingue a désormais dépassé la version anglaise, et depuis deux semaines, la version allemande fait son petit bonhomme de chemin, bien que loin encore des espérances cachées de Paul Magnettenkühlschranck. Cela dit, comme elle peut être téléchargée, les chiffres réels sont probablement bien plus élevés (on m'a dit qu'elle circulait aussi par email). La revoici, dans les trois langues nationales, pour la personne dans le fond de la salle à droite qui ne l'a pas encore vue. Et, une fois n'est pas coutume, les Germanophones sont gâtés, puisqu'ils pourront entendre la délicieuse voix de Sabrina Heuer dans la délicieuse langue de Goethe.

Do you want to know more about Belgium? (subtitled NL/FR) from Jerome de Gerlache on Vimeo.

Wollen Sie mehr über Belgien wissen? Do you want to know more about Belgium ? (GERMAN speaking) from Jerome de Gerlache on Vimeo.

Plus d'info dans l'article de lancement.

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jeudi, 18 novembre 2010

Philippe Geluck et Marcel Sel dans Terzake ce soir.

Robin Ramaekers, journaliste de l'émission Terzake (VRT), nous fait l'honneur de réaliser un sujet sur la (petite) polémique entre Philippe Geluck et moi-même, suite au reportage de la RTBF sur le spectacle du célèbrissime père du Chat (qui vient de sortir son dernier album en date), à ma lettre ouverte, ainsi qu'à leurs répercussions, notamment dans Le Soir. La diffusion est prévue ce jeudi 18 novembre, sur Canvas (VRT) dans l'émission Terzake, qui commence à 20h.

Il s'agira d'un reportage de six minutes, basé sur pas moins de trois heures (eh oui!) d'interview. Un travail de montage évidemment titanesque, dont j'attends de voir le résultat avec impatience, tant la matière première fut dense et délicate.

Robin Ramaekers a notamment réalisé deux reportages d'excellente qualité, qui avaient attirés mon attention à l'époque, l'un sur Eric Defoort parti promouvoir l'indépendance de la Flandre en Écosse, et l'autre sur la frontière entre la Région bruxelloise et la Région flamande, dont le journaliste relevait certaines absurdités, comme la présence en «territoire flamand» d'un cimetière bruxellois.

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