jeudi, 11 février 2010

Peumans peut mieux.

Après une intervention insupportable de Filip Dewinter qui, au parlement flamand exigeait d'une jeune femme se trouvant au balcon des observateurs qu'elle retire le voile musulman (très seyant au demeurant) qu'elle portait sous prétexte que c'était un signe d'appartenance politique, le président du parlement, Jan Peumans, a montré que son parti n'était pas islamophobe en priant l'extrémiste raciste de se taire, ce qui lui a valu une volée d'applaudissement. Il ne reste plus à Jan Peumans d'admettre que les membres du VNV n'étaient pas de bons patriotes et que leur exécution était un acte de guerre. Ensuite, il lui restera à comprendre que les Francophones de ce pays n'ont rien à voir avec les Fransquillions d'autrefois, et enfin à comprendre qu'en Union européenne, les minorités ont des droits.

Peumans peut mieux. Il le montre. Quoique.

lundi, 08 février 2010

Le président du parlement flamand traite les résistants de « crapules ».

Ça colle comme du sparadrap. On a beau se promettre de ne plus aller chercher la collaboration avec les nazis à chaque fois qu’on parle de flamingantisme, ça revient tout seul. Le coupable, ce week-end ? Jan Peumans, président du parlement flamand, rien de moins ! Il s’était déjà fait remarquer en refusant de se rendre avec les autres Corps constitués aux vœux royaux annuels, qui se sont donc déroulés sans représentant des élus flamands. Ce samedi, dans Le Soir, Jan Peumans traitait carrément les résistants de la Seconde Guerre mondiale de lâches.

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jeudi, 04 février 2010

Yves. Quand un Flamand devient belge.

Béatrice Delvaux, dans son célèbre éditorial antileterme a peut-être eu tort. Ou alors, est-ce justement parce que Le Soir a supplié qu'on ne nous ramène pas ce CD&V-là qu'il est devenu tout à coup un homme d'État belge, se proposant d'être aimé de tous comme seul un Verhofstad (pas même un Martens ou un Dehane) a osé, et pu le faire auparavant? J'ai moi-même peut-être eu tort — non pas de saluer l'éditorial de Béatrice Delvaux qui, quoiqu'en disent les politiques, ne pouvait en aucun cas être « déplacé », dès lors que le rôle de l'éditorialiste est de dire ce qu'il croit juste, en toute liberté et en toute indépendance — mais bien de penser et d'écrire, comme elle, comme la rédaction du Soir, comme bien d'autres personnes, et comme d'autres rédactions qui se sont tues, qu'Yves Leterme était la pire chose qui pouvait nous arriver. Depuis hier, c'est peut-être bien la meilleure. Depuis hier, je dois admettre que je me suis probablement trompé.

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mercredi, 03 février 2010

Le gouvernement flamand déclare la guerre à la Région bruxelloise.

Pascal Smet, ministre du Gouvernement flamand en charge, notamment, de Bruxelles (eh oui ! il y a un ministre flamand chargé de Bruxelles, alors que Bruxelles n'est pas situé en Flandre) a donné le point de vue du SP-A, le parti flamand qui se croit socialiste, et surtout du gouvernement flamand, à savoir aussi celui du CD&V et de la N-VA sur Bruxelles. Et cela revient à une déclaration de guerre structurelle et financière entre la Flandre et la Capitale de la Belgique. Les termes sont simple : soit la ville donne la moitié des pouvoirs aux Flamands, soit la Flandre (et les socialistes flamands) bloque tout nouveau financement de la région, qui a besoin d'un sérieux apport d'argent frais pour, notamment, combattre sa criminalité. Ce faisant, Pascal Smet confirme l'intention de mettre en œuvre la doctrine Maddens, à savoir étrangler la Capitale financièrement pour obtenir ce que la Flandre veut par-dessus tout : son contrôle. Entendez, son annexion et sa flamandisation forcée.

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mardi, 02 février 2010

Bruxelles, là où les Flamands gèrent. Et se plaignent.

(Tout d'abord, je vous recommande l'édito de Philippe Walkowiak sur le délire de la presse flamande. J'aime bien, de temps en temps, être rejoint par les chroniqueurs « nationaux ». )

La presse flamande est unanime. Bruxelles est une ville épouvantablement dangereuse. Et le coupable, ce sont les 19 « baronies ». Dix-neuf bourgmestres élus démocratiquement. A remplacer, d'après absolument tous les partis et absolument toute la presse flamande, par le seul gouvernement de la Région. En commençant par retirer aux bourgmestres leurs prérogatives sur la police locale. Mais faisons un peu de benchmarking : quelle ville peut fonctionner avec un seul gouvernement central ?

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lundi, 01 février 2010

Les médias Flamands ont une poutre dans l'oeil.

On est halluciné. Alors que les politiciens de Flandre et leurs médias associés, pour des raisons de basse politique, font feu de tout bois sur la tolérance soi-disant totale à Bruxelles envers la criminalité, on apprend qu'un braqueur de Waasmunster (Vlaanderen) qui avait attaqué une agence de la Record Band de Termonde, a été remis en liberté au lendemain de son arrestation par manque de place en centre fermé.

Pourtant, les médias flamands n'en font pas la une (ou alors, j'ai mal lu). Et au contraire, la Flandre se targue d'être un lieu sûr (sauf en Brabant flamand, mais là, évidemment, on vous dire que c'est encore à cause de Bruxelles — ce qui n'est pas tout à fait faux : là où il y a beaucoup d'argent, il y a beaucoup de criminalité, et à Bruxelles, il y a deux fois plus d'argent qu'en Flandre). Mais dites-donc ! Si dans une région aussi sécuritaire, on ne trouve pas place en centre fermé pour UN malheureux braqueur de 17 ans avec une pistolet 7,65 et des balles réelles, où allons-nous ? Ou alors, serait-ce la presse flamande qui fonctionne étrangement au rythme de l'agenda de ses politiciens ?

Un bourgeois et des néo-nazis.

Le Taal Aktie Kommitte est un groupuscule qui côtoie de près le VVB, dont le trésorier est président de l'Ijzerwake, fête néo-nazie flamingante où l'on a déjà, dans un passé récent, honoré des antisémites et des nazis notoires. Geert Bourgeois est ministre flamand de l'intérieur, nationaliste et républicain. Un jour, le TAK s'en va occuper la maison communale de Linkebeek avec une violence passive (en gros, on s'assied, on reste debout, on bloque les passages et on attend d'être évacué). On rappelle que quelques mois plus tôt, le même TAK avait carrément muré l'édifice. Pour des raisons évidentes de sécurité, le Conseil perturbé par les flamingants s'est alors tenu à huis clos. Geert Bourgeois, nationaliste convaincu, et le gouverneur socialiste du Brabant flamand Lodewijk De Witte, nationaliste par défaut, ont donc tenu à montrer leur solidarité avec les groupes de pression et leur sens aigu de l'injustice et de la francophobie, puisqu'ils ont annulé toutes les décisions prises par le Conseil ce jour-là, amputant une fois de plus la démocratie francophone en périphérie. On n'en attendait pas plus de Geert Bourgeois, qui montre que la N-VA n'a pas le moindre sens de la nuance, et qu'ils ne comprennent rien au mot « droit ». Peut-être comprennent-ils trop bien le mot « Übermensch. » On m'a dit que l'un empêchait l'autre.

Les photos sur le site de Francophonedebruxelles sont éloquentes sur l'ambiance que le TAK fait régner, avec la complicité active de ministres flamands, dans les communes qui ont l'audace d'élire des Francophones.

Turtelboom et les baronnies.

Un braquage à Bruxelles. Un policier blessé à la jambe. Les auteurs arrêtés. Une belle performance policière, un drame évité de justesse, somme toute, une journée comme beaucoup d'autres dans beaucoup d'autres grandes villes. Bien sûr, le système policier bruxellois doit être encore amélioré. Bien sûr, une zone de police serait peut-être une bonne idée. La couverture en Flandre est un peu différente : tous les partis flamands exigent la fusion des six zones de police bruxelloises. Et ils hurlent à la tolérance zéro. Bon, ça fait plaisir de voir que les 12 pour cent néerlandophones de Bruxelles se démènent pour trouver une solution. Formidable. C'est juste un peu gênant qu'on n'entende qu'eux à la VRT, comme toujours, et dans les journaux flamands. Comme d'hab, aucune contre-attaque, aucune interview d'un membre de gouvernement bruxellois (à 50% néerlandophone). Et évidemment, personne pour rappeler que si les partis flamands tiennent tant à unifier la zone de police, puis les communes bruxelloises, c'est pour que la parité de pouvoirs linguistiques en vigueur au gouvernement régional (50% flamands pour 12% max. de la population - déjà quelque chose de peu démocratique, mais j'ai toujours prôné qu'on défende les minorités) soit distribué partout au niveau communal, menant à un droit de vote municipal cinq fois supérieur chez les néerlandophones.

En ce qui concerne la tolérance zéro, c'est toutefois l'incompétence éventuelle du ministre de la justice qu'il faudrait étudier. Il est néerlandophone, et il est du CD&V. Quant à l'efficacité de la police, il faut notamment s'interroger sur la capacité de Mme Turtelboom à résoudre des problèmes. Elle est de l'OVLD. Elle est néerlandophone. Et quand elle parle des 19 communes de Bruxelles, cette ministre fédérale utilise un mot d'une énorme condescendance. Elle ne dit pas « les communes » elle dit « les baronnies ». Or, il n'y a de barons à Bruxelles qu'au cinéma, et en tant que ministre fédérale, la moindre des choses qu'on pourrait attendre de Mme Turtelboom est qu'elle ne tombe pas (mais c'est trop tard) dans ce triste populisme d'obédience flamingante et s'occupe de chercher des solutions plutôt que d'insulter la structure et les instistutions bruxelloises, auxquelles, mais le sait-elles, les Bruxellois sont très attachés.

On notera que la moitié du journal francophone présentait le drame de Liège, la moitié du journal de la VRT de ce midi caquetait son fiel sur un braquage à Bruxelles et montrait, une fois encore, que quand il s'agit, avec beaucoup d'hypocrisie, de pointer des manquements bruxellois (entendez : francophones), elle est toujours en tête. Le plus débile étant que c'étaient cette fois les deux ministres qui, dans n'importe quel pays, auraient été sur la sellette, qui pointaient un doigt accusateurs.

Mme Turtelboom ferait bien mieux d'autoriser le financement des pompiers de Bruxelles. On a là un énorme problème, et la cause n'est à chercher ni à Bruxelles, ni chez les Francophones, mais bien dans la mainmise, via la Flandre et ses partis d'un pourcentage limité (10 à 12 %) de la population sur toute politique sécuritaire dans la Capitale. Quand ce n'est pas la Flandre qui crie au scandale bruxellois, c'est le gouvernement fédéral par le truchement de ses ministres néerlandophones, et quand ce n'est pas le premier ministre, ce sont les partis néerlandophones de Bruxelles déjà surreprésentés (une fois encore, je ne conteste pas cette surreprésentation). Et si, un jour, les Bruxellois avaient le droit de faire leurs choix eux-mêmes ? Avec leur argent ? Celui qui va à la Flandre par le biais de l'impôt sur le revenu des travailleurs bruxellois qui vivent en Brabant flamand ? Quand on sait qu'une indépendance bruxelloise lui amènerait 3 à 8 milliards d'euros annuels, on comprend que certains aient envie de tenter l'aventure !

samedi, 30 janvier 2010

Rudy Aernoudt teste le socialisme dans Votez pour Moi.

Ce matin dans le Vendredi de Votez pour Moi (cliquez donc ici pour voir la vidéo)i, André Lamy recevait Rudy Aernoudt, le co-président du Parti Populiste… ouille non, du Parti Populaire pour quelques scènes mémorables, dont une transformation en socialiste dont vous me direz des nouvelles.

Avec les rires de Barbara Mertens et de Pascal Vrebos, et comme le dit si bien ce dernier, la plume de Marcel Sel. Amusez-vous bien !