mardi, 18 janvier 2011

La véritable nature de la crise belge, (une Manifestation pour rien).

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les gens qui s’apprêtent à manifester ce dimanche pour exiger un gouvernement n’ont pas compris en quels termes la «crise belge» devait se définir. Déjà, ce n’est pas une crise politique. Depuis juin, les discussions n’ont pas été politiques, mais structurelles. Les dissensions entre les partis le montrent bien : il y a d’une part l’ensemble des partis traditionnels, du PS au SP.a en passant par le CDH et Ecolo (et il pourrait parfaitement y avoir dans ce camp-là l’Open VLD ou le MR), et d’autre part, les partis que je qualifie de «nationalistes» (mais à deux degrés différents), la N-VA et le CD&V. La fêlure ne se fait donc ni sur un plan politique, ni sur un plan ethnique, ni sur un plan économique, mais bien sur un plan idéologique..

 

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vendredi, 14 janvier 2011

Les relations sulführeuses de la N-VA (diabolization part 2)

Voici donc la deuxième partie de mon entreprise de diabolisation de la N-VA (ce qui n'implique aucunement ses électeurs qui pour la plupart ignorent ce que j'explique ici). Il faut dire que quand on cherche des arguments pour montrer le caractère extrémiste de ce parti, il nous aide beaucoup. Ce qui est plus étonnant, c'est que les médias flamands (et francophones) semblent systématiquement aveugles dès que l'on peut objectivement établir une relation entre la N-VA et des groupes radicaux, extrémistes. Ou carrément, le nazisme. Il faut dire aussi que depuis longtemps, certains médias flamands ont pris l'habitude de donner la parole aux pires extrémistes, et de les traiter comme n'importe quel autre politicien ou idéologue.  

La complaisance à inviter des extrémistes pour évoquer des moments clés de la délicate (ultime?) négociation belge, me laisse quelquefois pantois. Ainsi, vendredi passé, Terzake invitait Peter De Roover, le secrétaire politique du VVB (Vlaamse Volksbeweging — Mouvement populaire flamand), un groupe radical, qui appelle à l'indépendance flamande avec Bruxelles pour capitale, sachant que les «habitants francophones des 19 communes recevront leur propre structure dans laquelle ils pourront exercer des compétences données en matière d'enseignement et de culture sous la surveillance de l'Autorité Flamande.» Quant aux autres Francophones, de Rhode ou Linkebeek, ils pourront dire adieu à leurs écoles, aux facilités, aux indications bilingues. Et l'on cherchera en vain «Mons» ou «Liège» sur le ring de Bruxelles. En voilà des démocrates !

Mais le plateau de Terzake n'était pas qu'extrémiste. Face à De Roover, il y avait Jos Geysels, ministre d'État et ex-député Groen!, qui batailla dignement, mais que faire face à un ultranationaliste dont les concepts ont peu à peu été répandus dans l'imaginaire politique flamand ? Peter De Roover expliqua qu'il a été désormais démontré qu'on ne pouvait pas trouver de terrain d'entente avec les Francophones. Et de sous-entendre, sans jamais le dire bien sûr, que l'indépendance flamande était la seule issue. Au passage, ceci démontre que je ne me suis pas trompé quand j'ai expliqué que la stratégie de la N-VA était de prouver à l'électeur flamand, non-indépendantiste dans sa vaste majorité, que la seule voie possible était l'indépendance (avec Bruxelles comme capitale) : à peine les négociations ont-elles capoté que le «Mouvement Flamand» se manifeste à la télévision pour tirer les conclusions que, sagement, la N-VA laisse à son «arrière-ban». Car oui, le VVB est très proche de la N-VA, on va le voir plus loin.

Reste donc à se demander s'il est pertinent de donner la parole, à un tel moment de crise, à des organisations aussi sulfureuses que le Vlaamse Volksbeweging dans une émission aussi sérieuse. Et accrochez-vous parce que je vais de nouveau établir des liens objectifs entre l'actuel «Mouvement flamand» et le national-socialisme. 

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mercredi, 12 janvier 2011

Dans la rue le 23 ou au théâtre le 21 ?

C'est sur la VRT, dans une émission que j'aime bien (oui, ça existe). Reyers Laat. On y voit des têtes qui sont plus rarement invitées à d'autres débats. Là, il y avait Felix De Clerck, l'un des organisateurs de la manif du 23 janvier (SHAME). Il y avait aussi une voix intéressante qui ose se démarquer de celle de son parti, celle de Mark Eyskens. Avec énormément de bonne volonté (et de lyrisme), notre vénérable ministre d'État nous dit qu'il faudrait qu'un politicien flamand de haut vol dise enfin à la télévision qu'il se sent plus solidaire d'un Wallon pauvre que d'un Flamand riche, et précise que c'est son cas. C'est suffisamment rare comme attitude (et il le dit lui même) pour qu'on applaudisse et qu'on ait envie d'accrocher une photo d'Eyskens au-dessus de son lit. Mais ensuite, il prend le contre-exemple, qui pour lui, serait qu'un politicen francophone dise ouvertement qu'il a plus de sympathie pour un Flamand qui va vivre en Wallonie et s'adapte que pour un Francophone qui va vivre en Flandre et ne s'adapte pas, puis demande des droits. Et Felix De Clerck acquiesce. Alors, je me demande pour quoi on va manifester, le 23… Et mon regard se tourne vers le 21… Parce que…

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België barst pour 82% d'auditeurs de Radio Een

C'est un sondage, comme on dit, «sans valeur scientifique». Juste des questions auxquelles ceux que ça intéresse répondent. La question : «Quelle est la prochaine étape nécessaire en matière de formation de gouvernement ?» Pas moins de 82% des 5622 répondants ont choisi de cocher «Négocier la scission [du pays]». 7% veulent que l'on continue à négocier, 6% un gouvernement d'urgence et 5% de nouvelles élections. Même si on ne peut pas se baser sur de tels sondages en ligne pour conclure, un résultat aussi radical est quand même révélateur. Et il ne colle pas du tout avec les soi-disant «15% d'indépendantistes en Flandre» dont on nous parle généralement. Je pense que cela provient d'un malentendu. Les sondages «sérieux» sur un panel donné posent en général la question du choix préférentiel. Et 15% des Flamands préfèrent l'indépendance, quelles que soient les circonstances. Mais ici, après 200 jours de crise, c'est peut-être le second choix qui prévaut. Celui qu'on ne manifeste pas lors d'un questionnaire à choix unique. Ce chiffre révèle peut-être simplement les indépendantistes de circonstance, ceux que les manœuvres de la N-VA (et aussi un peu du CD&V) ont fini par acquérir à leur cause, par dépit, découragement ; parce qu'ils auront réussi à «démontrer» à ces électeurs que la scission est la seule solution.

Quelques semaines avant les élections de juin 2010, j'étais parmi les premiers à prédire une large victoire de la N-VA et un recul de tous les autres partis, en me basant sur un sondage «sans valeur scientifique» du Standaard, où la N-VA s'arrogeait plus de 50% des «voix». J'écrivais alors : « Et le bénéfice que fera la N-VA sera tel qu'il n'y aura plus personne avec qui entrer en gouvernance. » C'était un mois avant les élections… Les événements qui ont suivi me donnent toujours raison aujourd'hui. Mais que faire de ces 82% ? Imaginer que la N-VA et le Vlaams Belang auraient envoyé tous leurs sbires cliquer sur «scission» ? Se dire que c'est juste une réaction épidermique temporaire ? Ou plutôt se demander si nous ne sommes pas déjà entrés dans une logique de fin de régime, que les forces en présence ne sont plus en mesure de modifier le cours des événements, et que la seule inconnue quant à la séparation des Belges est : «quand»  ? 

L'avenir nous le dira.

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samedi, 08 janvier 2011

Constat de divorce dans Face à l'Info (RTBF) ? (MàJ)

J'étais invité ce vendredi 7 dans Face à l'Info sur La Première(et non «Face à la Presse», comme je l'ai écrit un peu vite) Présenté par Philippe Walkowiak, dont les chroniques d'une lucidité rare éclairent le débat politique d'un jour toujours très intéressant. Autour de la table ronde, j'ai eu le plaisir de débattre avec Marc Sirlereau (RTBF) , David Coppi (Le Soir) et, last but not least, Boudewijn Vanpeteghem (Trends) dont je vous recommande le blog (pour lire une opinion différente, ce qui est toujours très sain).

Je vous recommande chaudement d'écouter l'émission en entier. Pas tellement pour mon opinion, que chacun connaît ici, mais pour le fait que, sur ce plateau, les quatre «Francophones» semblent bien établir un constat de fin de régime, tant le blocage est patent. «En face», Vanpeteghem donne une interprétation qui me paraît bien correspondre à l'opinion d'une partie importante de la presse flamande : c'est le peuple flamand qui a élu la N-VA, et donc, il faut aller chercher l'accord avec elle. Autrement dit, les Francophones doivent encore faire un pas en avant. Un pas que, faut-il le dire, ils ne feront plus. 

Voici l'émission : podcast

Plus que jamais, je pense donc qu'il faut, d'une manière ou d'une autre, arrêter toute négociation avec la N-VA. Assez étrangement, c'est d'ailleurs à peu près ce qu'Elio Di Rupo faisait hier après-midi, en renvoyant la balle dans le «camp flamand», et en se mettant en position d'attente. Mais cette position intermédiaire comporte le risque de donner à la N-VA la possibilité de revenir avec une note inacceptable, qu'elle présentera comme très modérée, pour provoquer un nouveau «non» francophone. Il faut sortir de ce jeu dès maintenant, le seul moyen que j'entrevois est une rupture déclarée : nous ne négocierons plus avec les partis qui ne répondent pas au minimum à certaines conditions. Le (con)fédéralisme à trois en est la première.  

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jeudi, 06 janvier 2011

De Wever, le grand foutage de gueule médiatique.

Tandis qu'un séisme politique de magnitude 206 provoquait l'agrandissement de la faille de San Albertas, Mijnheer Fricadel étalait sa confiture culturelle, et son humour tout juste pas tout à fait francophobe, sur un plateau de la VRT, dans l'émission de jeu «de allerslimste mens ter wereld» (l'homme absolument le plus intelligent du monde), où une jeune blonde lui fit un discours avec un (faux) accent «francophone» suite à quoi il répondit : «c'est effrayant de justesse» (rires). Plus tard, quand on lui demanda s'il parlait plusieurs langues, il répondit «surtout français ces derniers temps» (hilarité générale). Rien de bien méchant, en fait, dans ces deux traits d'esprits, qu'on peut prendre un peu comme on veut. La question serait plutôt de savoir s'il n'est pas complètement con de permettre à un homme politique, surtout de sa tendance, de se rendre sympathique en décochant des flèches aux Francophones, pas scandaleuses en elles-mêmes (si ç'avait été Mark Eyskens, on aurait simplement ri de bon cœur), mais bien plus significatives qu'elles n'en ont l'air dans la bouche Mijnheer Onfhankelijkheid. L'inviter à un jeu télévisé au titre aussi évocateur, c'est financer sa campagne avec l'argent du contribuable.

Car la télévision publique flamande a offert là à notre infarctus ambulant une tribune formidable. Imaginez : 1.870.640 téléspectateurs flamands, soit près d'un tiers de la population, a pu s'abreuver de la sympathique bonhomie, et de l'esprit remarquable de l'homme qui veut l'indépendance de la Flandre, mais ne le dit jamais trop fort. PDM de l'émission : 75%. À titre de comparaison, l'émission politiquement indispensable de Ivan de Vadder, le Bye Bye Belgium flamand, avait intéressé dix fois moins d'électeurs potentiels. Bien pire encore : sur la crise politique gravissime qui s'est déclenchée hier, et dont il est le principal artisan, Mijnheer DraaksevautbienBruneau n'a désiré piper mot, refusant de se rendre dans les studios de la même VRT (l'émission ayant été enregistrée, c'était à tout le moins son devoir de répondre aux citoyens). Les électeurs potentiels de l'homme aux yeux de grenouille ne le lui reprocheront pas : dame ! il fut si brillant dans son concours, de circonstance !

Si vous vous demandez demain pourquoi tant de Flamands votent pour un parti indépendantiste aux discours wallophobe, vous avez désormais la réponse. Pas parce qu'ils sont nationalistes. Pas parce qu'ils sont républicains. Pas parce qu'ils sont indépendantistes. Pas parce qu'ils sont flamingants. Non. C'est juste que Bart a beaucoup d'humour, et que la VRT a encore une fois tout fait pour lui permettre de le montrer. Quant au programme politique réel, plus il le tait, plus il gagne.

Ça s'appelle le populisme. Et certains médias du Nord feraient bien d'enfin comprendre que ce jeu, télévisuel, est tout simplement sordide.

Autant qu'une apparition de Daerden chez Cauet, me dira-t-on. C'est vrai. Sauf que Daerden ne voue pas son existence à l'anéantissement du pays.

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Arrêtez tout !

La note Vande Lanotte vient à peine d'être publiée qu'elle n'existe déjà plus. Les partis francophones disent "oui, mais" à un texte "très flamand", qui ne rencontre que peu des demandes francophones de 2007 — en fait quasi aucune. Le CD&V et la N-VA la trouvent trop compromettante, et exigent qu'elle soit encore plus "flamande". Autrement dit, la mission Vande Lanotte se solde par un échec. Au mieux, le centre gauche francophone aura sauvé les apparences en ne disant pas non. Les partis flamingants (N-VA et CD&V) relancent la manœuvre pour ne pas dire «non» tout de suite, et forcer les francophones à le faire, dans quelques jours. Vande Lanotte n'a donc pas réussi à produire un texte qui rapproche les points de vue, au contraire, les partis nationalistes flamands (la N-VA, auxquels il convient donc désormais d'ajouter le CD&V si l'on veut être raisonnable) refusent ce compromis, et de façon radicale. Il faut, disent-ils, des changements «fondamentaux». Après 206 jours de négociation et 76 jours de conciliation, les nationalistes ont donc en fait dit non. Le Soir écrivait ce matin encore qu'il fallait continuer à négocier. Je dis moi, ce soir, qu'il faut arrêter. Et tout de suite. Voici pourquoi. 

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02:27 Publié dans Humeurs chroniques | Lien permanent | Commentaires (157) | Envoyer cette note | | |  Facebook |  Imprimer

mardi, 04 janvier 2011

The Wall (ou pourquoi la Crise belge va perdurer).

 

Le jour de l’an est à peine passé que, pfuit, les manœuvres machiavéliques des flamingants ont repris. De quoi s’agit-il ? Une fois encore d’une théorie de la N-VA présentée comme une nécessité absolue, à laquelle les Francophones ne veulent une fois de plus par répondre (ça aide à les présenter sous un jour négatif, ce qui est bien utile pour améliorer le score de la N-VA). Je résume : Bart De Wever et quelques autres de son «camp élargi» (N-VA et CD&V) ont encore asséné une vérité : si Di Rupo veut être premier ministre, il doit reprendre le flambeau de la négociation dès à présent. Du coup, une partie de la presse flamande (la partie un tantinet nationaliste) reprend en chœur : «Di Rupo, reprends le flambeau et deviens formateur onmiddellijk (immédiatement) !» Sinon, tu es un lamentable labbekak. Et le lecteur flamand n’aura pas d’autre chose à se mettre dans le cerveau que cette pensée unique. Étrange pensée unique, d’ailleurs, car moi, j’ai toujours cru que ce genre d’attribution de mission était une prérogative de notre chef d’État, Albert van Cobourg machin. Non ? Quoi ? Ah ! C’est Bart De Wever qui décide ? Ah bon. D’accord. Je comprends mieux.

 

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La Panne sèche.

La citoyenneté belge n’a pas beaucoup de valeur pour certains. Juste avant de réveillonner, on découvre ainsi que des Wallons relevant du CPAS (Centre public d’action sociale, communal, qui délivre le RMI en Belgique) sont indésirables à La Panne, ville flamande côtière frontalière de la France. C’est l’échevin local qui le dit. Monsieur Serge Van Damme. Un libéral. On lit dans Het Nieuwsblad du 30 décembre : «L’échevin libéral des finances de La Panne en a marre des nombreux ‘parasites’ de Wallonie dans sa commune». Et il enfonce le clou : «Ces gens ne viennent ici que pour se coucher dans le hamac social. Pour eux, pas de solidarité !» Le bourgmestre de la station balnéaire trouve lui-même les déclarations de son échevin «un peu exagérées». Selon le journal, le budget du CPAS pannois devrait cette année être augmenté de 600.000 euros à 1,5 Mio (sic). «La raison de cette forte augmentation ? ‘L’arrivée massive de touristes-CPAS (sic). Principalement en provenance du Hainaut, du Borinage’ dit [le bourgmestre]. Suite à quoi l’échevin alla, lui, au bout de sa logique : ‘ce sont des secondes générations de chômeurs sans le moindre sens des responsabilité ni le moindre sens de l’éthique du travail. Ces gens parlent également uniquement le français, ce qui aggrave encore la francisation (sic) de La Panne. Pour eux, nous ne devons pas faire fonctionner la solidarité.» 

 

On apprend donc, toujours de la bouche de Serge Van Damme, que ce serait le Borinage qui enverrait ces «touristes wallons» volontairement vers La Panne. Ah ! Ces services sociaux  borains sont d’une efficacité redoutable, ma foi ! Et pour ne rien gâcher, l’échevin finit sur une note très stylée «eigen volk eerst» : «Ils prennent ainsi une fois de plus la place de nos propres citoyens». Ça ne le place pas à l’extrême droite, mais dans ce contexte, je vois mal ce que le Vlaams Belang aurait pu dire de pire ! Car voilà une fois encore la question mise à nue : il y a «nos propres citoyens», et «les autres». On se demandera si les premiers sont les autochtones de La Panne (ce qui serait bizarre, vu qu’il y en a très peu), ou les Flamands en général. Mais au-delà de ces propos choquants, il y a second un problème : la plupart de ces affirmations ne résistent pas à un examen un chouïa plus approfondi. 

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mercredi, 22 décembre 2010

Quand les journalistes flamands donnent raison à Di Rupo. (mise à jour du 23/12)

(Mise à jour tout en bas de l'article)

Elio Di Rupo reproche à certains journalistes flamands leur engagement nationaliste, ou du moins de défendre celui-ci plus que de raison. Le même jour, Bart De Wever reproche aux Wallons de tolérer plus facilement les malversations de leurs élus que les Flamands. Voilà ce qu'on peut apprendre dans la presse francophone. Les deux sons de cloche. Aussi bien dans Le Soir que dans La Libre.

Les journalistes flamands traitent apparemment, du moins pour certains, l'info différemment. Ainsi, il n'est pas question dans De Standaard Online de l'insinuation de De Wever, qui est tout de même un grossier amalgame envers une population. En revanche, il est bien question de la critique de Di Rupo, un constat qui n'a rien d'un amalgame, et qu'on peut probablement vérifier. Dans Het Nieuwsblad online, pareil. Dans De Morgen itou. 

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19:46 Publié dans Rhumeurs | Lien permanent | Commentaires (286) | Envoyer cette note | | |  Facebook |  Imprimer