mercredi, 17 mars 2010
BHV : La conjuration des imbéciles.
Il y a une chose fondamentale dans le fonctionnement des médias : la confiance. Dans le monde internetisé où une erreur sur un site web peut avoir des conséquences foudroyantes (comme l’annonce d’un grave accident de TGV sur le site de la SNCF) en se propageant comme une traînée de poudre, chaque journaliste doit pouvoir faire confiance aux dires de celui dont il s’inspire. Or, ce matin, la Gazet van Antwerpen prétendait, sur base d’une décision de la Cour européenne de Justice, qu’il ne pourrait y avoir d’autres élections sans la scission de BHV. Car la cour exige un contrôle indépendant des résultats des élections (alors qu’en Belgique, chaque chambre s’autovalide) et que dans ce cas, selon GvA, l’inconstitutionnalité de BHV obligerait l’organe de contrôle à refuser toute nouvelle constituante. Et quelques journaux online reprenaient en chœur l’information. Or, non seulement elle était fausse, mais de surcroît, elle était imbécile.
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La conversation téléphonique qui tue le gouvernement flamand.
Merci à François Pirette et à FrancophonedeBruxelles.
13:25 Publié dans Rhumeurs | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
jeudi, 11 mars 2010
FNAC : Déjà finie la promo !
Voilà comment vont les choses. Hier, sur le site de la FNAC, on annonçait une ristourne de 10% en néerlandais et de 5% en français. N'écoutant que ma propension à voir le mal partout, j'écrivis une bafouille avec un peu d'humour piquant, sachant quand même que les livres promus sur un site (NL) et sur l'autre (FR) n'étaient pas les mêmes. Néanmoins, la méthode était étonnante. Un internaute conscient de ses droits, écrivit donc à la FNAC. Elle aurait pu répondre : « Nous comprenons que cette différence semble discriminatoire, mais comprenez que les marges ne sont pas du tout les mêmes sur les livres néerlandophones et les livres francophones ». Reconnaissons que la culture dans ce pays étant totalement communautarisée, la FNAC a le mérite d'être une des rares librairies où l'on trouve des ouvrages dans les deux langues, et que dès lors, l'entreprise doit concurrencer des marchés totalement différent en français et en néerlandais.
Mais non. La réponse fut moins explicative. Il s'agit évidemment d'une erreur :
« Là où vous voyez une discrimination linguistique il n’y a, en fait, qu’une erreur d’encodage qui a été rectifiée quelques instants après qu’elle fut publiée. Nous sommes certains que votre indignation sera apaisée par notre mea-culpa pour cette faute de frappe totalement non intentionnelle. »
Et comme toujours, les explications trop simples posent des tas de problèmes. Si l'erreur d'encodage a été rectifiée « quelques instants après qu'elle fut publiée », pourquoi est-elle restée en ligne au moins toute l'après-midi d'hier (je l'ai montrée à plusieurs personnes sur plusieurs ordinateurs) ? Et si elle a été rectifiée, on peut supposer que les deux promotions se seront égalisées ? Tous à 5% ou tous à 10% ? Mais non ! Désormais, c'est fini. Plus de pourcentage. Le vide sidéral. Plus de promo. Nada. Nothing. Rien. Comme on peut le voir désormais : 
au-dessus la promo d'hier. En-dessous, la non-promo d'aujourd'hui.
Du coup on commence à se poser des questions qu'on ne se posait pas : y aurait-il véritablement eu un caractère discriminatoire dans la promo ? La FNAC a-t-elle trouvé compliqué d'expliquer une situation différenciée sur le marché entre Nord et Sud, et préféré prétendre à une soi-disant faute de frappe ? Ou encore, a-t-elle compris que l'impression donnée par deux chiffres différents était assez mauvaise ? Ou a-t-on réellement fait une faute de frappe ? C'est vrai que le chiffre 5, sur le clavier, est juste à-côté du chiffre 10 ! Si, si ! Je vous jure ! Sur les claviers QWAZERTY.
15:11 Publié dans Humeurs chroniques | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
mercredi, 10 mars 2010
FNAC : Et pour les Flamands pas la même chose…
14:21 | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
lundi, 08 mars 2010
Freya ou le social-flamingantisme.
La jolie Freya Van Den Bossche est la ministre flamande de l'Habitat (entre autres). Elle est socialiste. A Vilvoorde, on vendait une douzaine de maisons sociales (à bas prix). L'une des conditions pour y avoir droit était de réussir un examen de néerlandais, que le conjoint éventuel devait réussir aussi (ach! on ne fa guand même bas ze mélancher afek tes édranchers* !) Un Flamand épousant une jeune Italienne, une Anglaise ou une Belge francophone n'y aurait pas eu droit. L'inspection du logement flamand a donc réagi, au bout de plusieurs années, en qualifiant le règlement de discriminatoire et demandant sa suppression, montrant ainsi qu'il y a encore des fonctionnaires courageux et respectables en Flandre. La commune a protesté auprès de la ministre : « on nous empêche de discriminer, godverdomme », a dit le bourgmestre, successeur de M. De Haene. Freya Van Den Bossche, qui est socialiste, a tranché : la commune ne peut pas exiger un examen. Ouf ! Freya serait-elle sincèrement socialiste ? Voire : au lieu de l'examen, elle impose 240 heures de cours de néerlandais à tout non-néerlandophone qui souhaiterait acheter l'une de ces maisons. C'est du reste déjà la même obligation imposée par le Wooncode (voté notamment par les socialistes flamands) dans toute la Flandre sans facilités. Discrimination oblige. Ah oui. Je crois avoir oublié de préciser que Freya Van Den Bossche était socialiste !
En réalité, Vilvoorde s'apprête à vendre l'an prochain plus de 200 (deux cents, twee honderd) maisons à un prix très bas de préférence sur base d'un examen linguistique, et au mieux en imposant deux ans de cours hebdomadaires aux candidats et/ou à leur conjoint, pour s'assurer que celles-ci aillent, selon le bourgmestre, à des gens « de la région ». Ceci implique que pour Vilvoorde, les très nombreux Francophones qui y habitent depuis parfois plus de 60 ans, ne sont pas « de la région ». L'ampleur des ventes de l'an prochain (plus de 200 maisons) montre qu'il ne s'agit pas de logements sociaux, mais bien de maisons offertes par la commune à prix avantageux, à condition de parler, ou d'apprendre activement le néerlandais. Un Francophone ou un expat est de moins en mois égal à un Néerlandophone en périphérie bruxelloise. Et c'est cette fois grâce à une… dites-le avec moi : socialiste !
01:31 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
vendredi, 05 mars 2010
Dédicaces ce vendredi à la Foire du Livre
Je serai à votre disposition pour dédicacer Walen Buiten ce vendredi 5 mars 2010 de 16h à 17h sur le stand Jourdan Éditions (stand 228) à la Foire du Livre de Bruxelles (Tour et Taxis). Le livre est en vente sur le stand.
10:22 Publié dans Nouvelles de Sel | Lien permanent | Commentaires (40) | Envoyer cette note
jeudi, 04 mars 2010
La chronique de Marcel Sel dans Télépro
Lisez ma première chronique dans Télépro cette semaine, en page 8. C'est une chronique hebdomadaire télé/réalité (de la télé à la réalité, et pas de la télé qui se croit réalité) avec une vraie morale. Je n'en dévoile rien, il faut acheter le Télépro et soutenir les libraires !
(Note de Marcel Sel le censeur : vu les accusations déplacées et infondées postées par les commentateurs, je ferme les commentaires.)
15:12 Publié dans Nouvelles de Sel | Lien permanent | Envoyer cette note
mardi, 02 mars 2010
Apartheid à la côte belge.
Le mot est-il trop fort ? Un couple de Bruxellois se voit refuser le droit d'acheter une maison à Oostduinkerke parce qu'ils ne présentent pas « un ancrage local ». Ils possèdent pourtant un appartement à St-Idesbald depuis 1975, d'après La Libre Belgique. Mais ils ne seraient pas tout à fait flamands. C'est la commission d'évaluation provinciale qui leur a interdit l'achat, alors qu'ils avaient déjà passé le compromis de vente. Suite à cela, le couple risque de perdre son acompte ! Il faut dorénavant être doublement prudent lorsqu'on achète un bien en Flandre si on n'est pas Flamand « de souche » (les Hollandais sont aussi visés par ce décret !) Parmi les 69 communes où les autorités peuvent interdire la vente à des non-Flamands, il y a toutes celles de la périphérie bruxelloise. Le Francophone et l'expat européen ou non sont donc évidemment visés par cet arbitraire, qui constitue une forme évidente d'apartheid et confirme l'idéologie d'un droit du sol lié à une identité particulière, et donc à un droit du sang.
14:36 Publié dans Rhumeurs | Lien permanent | Commentaires (113) | Envoyer cette note
samedi, 27 février 2010
A paraître bientôt
Pour savoir ce qui va paraître incessamment, il faut acheter le Télépro de cette semaine et le JV Magazine de ce bimestre. Sus aux librairies !
17:06 Publié dans Nouvelles de Sel | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
jeudi, 25 février 2010
Verhofstadt. Président européen des idées.
Guy Verhofstadt a écrit un brillant plaidoyer contre les dérives identitaires, dans Le Soir et De Standaard. Il a fait fort, comme il se doit, en affirmant que le stade ultime de l'identitaire, c'était Auschwitz. Il fallait du courage pour le dire — atroce constat ! C'est donc un des rares politiciens d'envergure aujourd'hui en Europe, et peut-être le seul belge. Il apporte des idées au débat, il ose appeler un chat un chat, et il tient tête à rien de moins que la force de frappe par excellence : la pensée unique sarkozienne. Guy Verhofstadt est un libéral qui ose tancer les libéraux égarés dans l'identité, et les coince au point que la réponse doit venir d'un (ex-) socialiste, Bernard Kouchner, pas gêné une seconde de la dérive puante que le débat a pris sous la direction d'un autre (ex-) socialiste, Eric Besson, sorte de Poujade new-look en devenir. Pourtant, Kouchner, qui a pas mal œuvré pour la paix au Kosovo, devrait le savoir mieux que ça, que l'identitaire poussé au paroxysme mène à Auschwitz.
Guy Verhofstad a toutefois commis une erreur. Il a oublié que quand on critique l'autre, il faut d'abord être propre sur soi. Et la région qui l'a élu est loin de l'être. Mais avait-il le moindre choix ? Non. Bart De Wever et Eric Van Rompuy sont là pour défendre coûte que coûte l'identité nationale. Et vous savez quoi ? Ils sont fâchés !
18:06 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (124) | Envoyer cette note



