dimanche, 26 février 2012
Débat avec Pierre Mertens à la Foire du Livre (et signatures)
Ce vendredi 2 mars, à 19h30, j'aurai le plaisir de débattre avec Pierre Mertens sur le thème "Ecrivains et hommes politiques : où commence la censure ?" L'occasion du débat est bien entendu la décision judiciaire récente suite aux poursuites lancées par Bart De Wever contre l'écrivain pour diffamation. La chambre du conseil du tribunal correctionnel de Bruxelles a en effet émis un non-lieu pour cause de prescription. Mais elle ne s'est pas prononcée ni n'a émis le moindre commentaire sur le fond, à savoir, au vu des circonstances, Pierre Mertens avait-il le droit de qualifier Bart De Wever de «négationniste»? En l'absence d'une telle précision, le président de la N-VA aura eu et aura encore tout loisir d'accuser Pierre Mertens de l'avoir diffamé et d'être sorti des limites du droit à la liberté d'expression. Ce qui est étrange, c'est que parallèlement, Bart De Wever se prétend le chantre d'une liberté d'expression soi-disant absolue. Mais la pression qu'il exerce sur la presse particulièrement (mais pas uniquement) francophone dès qu'elle sort de ce qu'il considère comme admissible en fait un cas d'école d'incitation à l'autocensure de la part des journalistes et écrivains qui "l'attaquent".
À l'occasion de ce débat, nous aborderons entre autre la question de la frontière entre calomnie, diffamation, critique et atteinte à la vie privée et celle de la liberté d'expression en Belgique. Nous nous demanderons aussi où la censure politique commence et quelles nouvelles formes elle revêt.
Nous répondrons bien entendu aux questions du public.
À la suite du débat, je signerai pour ceux qui le voudront Les Secrets de Bart De Wever, où je consacre notamment un chapitre à "l'affaire De Wever-Mertens" et à son utilisation par le leader nationaliste, et un autre à la pression de la N-VA sur les journalistes francophones en particulier, du Monde au Soir en passant par Libération, Sud Presse, la RTBF. Mon livre, dédié à Els Ampe (Open VLD) fait aussi la part belle aux femmes et hommes politiques flamands qui osent sortir du carcan du "journalistiquement correct" lorsqu'ils évoquent la N-VA et ont du mal à trouver dans la presse du Nord la possibilité de s'exprimer.
Le débat aura lieu à la Foire du Livre, stand 330, le vendredi 2 mars à 19h30 (nocturne).
Contact presse : Lucile Poulain, attachée de presse des Éditions Jourdan et des Éditions de l'Arbre, 0496 177 422. Mail : presse@editionsjourdan.com
15:18 Publié dans Nouvelles de Sel | Lien permanent | Commentaires (60) | Envoyer cette note |
|
Facebook |
Imprimer | | |
samedi, 25 février 2012
L'index ? Je dis "pouce".
Jean-Sébastien Lefebvre (Euractiv) a eu la bonne idée de twitter la carte de l’évolution des salaires minimaux en Europe. Et c’est très intéressant à regarder. Car que constate-t-on ? Que le système de l’indexation en Belgique n’a absolument pas pour effet de faire croître le salaire minimum au-delà de celui de nos voisins immédiats. Ainsi, depuis 1999, l’évolution de ce salaire de base en Belgique est quasi identique à ce qu’elle est aux Pays-Bas ou en France. Elle est même très similaire à la courbe irlandaise, mais en dessous. Si l’Allemagne n’est pas reprise dans ce graphique, le salaire moyen brut mensuel qui y est pratiqué est aujourd’hui encore supérieur au nôtre (3.007 € SPA chez Merkel contre 2.784 chez nous). Le salaire horaire est toutefois très légèrement supérieur en Belgique (21,87 contre 21,23). Mais le salaire net, lui, est moins élevé chez nous, rage taxatoire aidant. Mais il y a mieux. Ou pire…
14:48 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note |
|
Facebook |
Imprimer | | |
mardi, 21 février 2012
De la Hollande à la France, l'extrême droite passe par la Flandre.
Chers amis, je dois vous avertir que nous avons un gros problème. L'extrême droite wallonne est en effet d'une inefficacité crasse. On le découvre à la lecture du livre de Thierry Légier, ex-garde du corps de Jean-Marie Le Pen actuellement muté à «la» Marine. On y découvre que les contacts entre le PVV hollandais et le FN français peuvent quelquefois passer par un parti néerlandophone belge, qui pourrait être le Vlaams Belang, plutôt que par les frontistes francophones. Eh oui. Car le garde du corps nous confie : « J'ai été très secoué par l'assassinat de Pim Fortuyn (chef de la droite populiste néerlandaise, NDLR) en 2002, qui avait refusé toute protection policière. Après avoir été prévenu de cette nouvelle par téléphone par des députés flamands, j'ai été voir Jean-Marie Le Pen à son domicile. Il m'a répondu : "Maintenant, il va falloir ouvrir l'oeil."» Eh oui, vous avez bien lu : des députés flamands, et non wallons. Comme quoi, quand il s'agit de garder de bons contacts entre droite extrême, ce sont toujours les mêmes qui travaillent !
Note : les billets "rhumeurs" sont à prendre au second, si pas au quatorzième degré.
Une info Le Point qui m'a été transmise par Karine.
19:34 Publié dans Rhumeurs | Lien permanent | Commentaires (67) | Envoyer cette note |
|
Facebook |
Imprimer | | |





