jeudi, 16 février 2012
Saint-Pierre, l’école qu’on jette (un peu vite).
Résumé : le Sint Pieterscollege de Jette a été au centre d'une polémique sur l'interdiction du français dans la cour de récréation. Pourtant, cette école ne fait qu'adopter avec un certain retard des pratiques déjà en vigueur dans de très nombreuses écoles néerlandophones. De plus, elle va beaucoup moins loin qu'un nombre certain d'instituts du réseau flamand. Enfin, les problèmes auxquels les écoles néerlandophoens de Bruxelles doivent faire face ne sont pas immédiatement compréhensible sans une mise en contexte de leur situation très particulière. Pour autant, l'interdiction du français ou d'autres langues à la récréation n'est pas la bonne solution. Il y en a bien d'autre, et il est assez étonnant, voire inquiétant, que le corps professoral n'ait pas adopté d'autres voies moins coercitives. Plus qu'une critique (même si je ne suis pas tendre), je cherche en définitive des voies de réflexion pour des pratiques plus en phase avec le développement de nos chères têtes blondes, quelle que soit leur langue maternelle.
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La pauvre école Saint-Pierre de Jette s’est pris tout dans la tronche. Des articles dans la presse francophone, jusqu’en France et au Canada (Québec) l’ont présentée — erronément — comme le collège qui a «inventé» la punition linguistique. Pourtant, le nouveau règlement «discriminatoire» instauré par la direction de l’école néerlandophone bruxelloise n’est certainement pas le premier exemple du genre, et encore moins le «pire». Rappelons les faits. Il y a quelques jours, l’école néerlandophone primaire Sint-Pieterscollege (Jette, l’une des communes de la Région bruxelloise) adresse aux «parents et élèves» une «déclaration d’engagement» titrée «Le néerlandais est obligatoire dans notre école !» Le texte rappelle : «Vous avez choisi une école néerlandophone. Pour les enfants qui parlent une autre langue à la maison, ce n’est pas un chemin facile. Toute l’équipe scolaire veut donner aux enfants les mêmes chances de progression et trouve positif que les enfants «de langue autre» acceptent de s’exprimer [exclusivement] en néerlandais [dans l’enceinte de l’école]. Nous, l’équipe d’enseignants, constatons que les enfants parlent beaucoup français dans la cour de récréation. Nous voulons que les élèves découvrent eux-mêmes la nécessité d’utiliser le néerlandais comme langue véhiculaire [dans l’école] (…) Nous lançons donc une nouvelle politique linguistique : aux enfants qui parlent français dans la cour de récréation, nous donnons un ‘bon linguistique’. Si, au cours de la période allant du 2/2 au 30/0, un élève reçoit trois ‘bons linguistiques’, il devra se rendre à une étude linguistique qui se déroulera le mardi 26/03 de 15h15 à 17h45.» Allons bon !
17:48 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (97) | Envoyer cette note |
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