lundi, 27 février 2012
20 petits Belangers
La N-VA a donc recruté récemment une vingtaine d’élus locaux du Vlaams Belang. Freya Van den Bossche (SP.a — socialistes flamands) s’en est émue sur Twitter. «Vingt mandataires, ça fait beaucoup». Réponse de Bart De Wever : «Mais de quoi elle se mêle ?». En effet, on se demande bien pourquoi une démocrate avérée comme Freya s’inquièterait de l’arrivée dans le plus grand parti flamand de deux dizaines d’ex-membres d’un des rares partis fascistes d’Europe qui osent commémorer publiquement des nazis tout aussi avérés. De Wever se fend aussi d’un message qui se veut rassurant : «les extrémistes de droite n’ont aucune chance [d’entrer à la N-VA]».
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dimanche, 26 février 2012
Débat avec Pierre Mertens à la Foire du Livre (et signatures)
Ce vendredi 2 mars, à 19h30, j'aurai le plaisir de débattre avec Pierre Mertens sur le thème "Ecrivains et hommes politiques : où commence la censure ?" L'occasion du débat est bien entendu la décision judiciaire récente suite aux poursuites lancées par Bart De Wever contre l'écrivain pour diffamation. La chambre du conseil du tribunal correctionnel de Bruxelles a en effet émis un non-lieu pour cause de prescription. Mais elle ne s'est pas prononcée ni n'a émis le moindre commentaire sur le fond, à savoir, au vu des circonstances, Pierre Mertens avait-il le droit de qualifier Bart De Wever de «négationniste»? En l'absence d'une telle précision, le président de la N-VA aura eu et aura encore tout loisir d'accuser Pierre Mertens de l'avoir diffamé et d'être sorti des limites du droit à la liberté d'expression. Ce qui est étrange, c'est que parallèlement, Bart De Wever se prétend le chantre d'une liberté d'expression soi-disant absolue. Mais la pression qu'il exerce sur la presse particulièrement (mais pas uniquement) francophone dès qu'elle sort de ce qu'il considère comme admissible en fait un cas d'école d'incitation à l'autocensure de la part des journalistes et écrivains qui "l'attaquent".
À l'occasion de ce débat, nous aborderons entre autre la question de la frontière entre calomnie, diffamation, critique et atteinte à la vie privée et celle de la liberté d'expression en Belgique. Nous nous demanderons aussi où la censure politique commence et quelles nouvelles formes elle revêt.
Nous répondrons bien entendu aux questions du public.
À la suite du débat, je signerai pour ceux qui le voudront Les Secrets de Bart De Wever, où je consacre notamment un chapitre à "l'affaire De Wever-Mertens" et à son utilisation par le leader nationaliste, et un autre à la pression de la N-VA sur les journalistes francophones en particulier, du Monde au Soir en passant par Libération, Sud Presse, la RTBF. Mon livre, dédié à Els Ampe (Open VLD) fait aussi la part belle aux femmes et hommes politiques flamands qui osent sortir du carcan du "journalistiquement correct" lorsqu'ils évoquent la N-VA et ont du mal à trouver dans la presse du Nord la possibilité de s'exprimer.
Le débat aura lieu à la Foire du Livre, stand 330, le vendredi 2 mars à 19h30 (nocturne).
Contact presse : Lucile Poulain, attachée de presse des Éditions Jourdan et des Éditions de l'Arbre, 0496 177 422. Mail : presse@editionsjourdan.com
15:18 Publié dans Nouvelles de Sel | Lien permanent | Commentaires (60) | Envoyer cette note |
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samedi, 25 février 2012
L'index ? Je dis "pouce".
Jean-Sébastien Lefebvre (Euractiv) a eu la bonne idée de twitter la carte de l’évolution des salaires minimaux en Europe. Et c’est très intéressant à regarder. Car que constate-t-on ? Que le système de l’indexation en Belgique n’a absolument pas pour effet de faire croître le salaire minimum au-delà de celui de nos voisins immédiats. Ainsi, depuis 1999, l’évolution de ce salaire de base en Belgique est quasi identique à ce qu’elle est aux Pays-Bas ou en France. Elle est même très similaire à la courbe irlandaise, mais en dessous. Si l’Allemagne n’est pas reprise dans ce graphique, le salaire moyen brut mensuel qui y est pratiqué est aujourd’hui encore supérieur au nôtre (3.007 € SPA chez Merkel contre 2.784 chez nous). Le salaire horaire est toutefois très légèrement supérieur en Belgique (21,87 contre 21,23). Mais le salaire net, lui, est moins élevé chez nous, rage taxatoire aidant. Mais il y a mieux. Ou pire…
14:48 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note |
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mardi, 21 février 2012
De la Hollande à la France, l'extrême droite passe par la Flandre.
Chers amis, je dois vous avertir que nous avons un gros problème. L'extrême droite wallonne est en effet d'une inefficacité crasse. On le découvre à la lecture du livre de Thierry Légier, ex-garde du corps de Jean-Marie Le Pen actuellement muté à «la» Marine. On y découvre que les contacts entre le PVV hollandais et le FN français peuvent quelquefois passer par un parti néerlandophone belge, qui pourrait être le Vlaams Belang, plutôt que par les frontistes francophones. Eh oui. Car le garde du corps nous confie : « J'ai été très secoué par l'assassinat de Pim Fortuyn (chef de la droite populiste néerlandaise, NDLR) en 2002, qui avait refusé toute protection policière. Après avoir été prévenu de cette nouvelle par téléphone par des députés flamands, j'ai été voir Jean-Marie Le Pen à son domicile. Il m'a répondu : "Maintenant, il va falloir ouvrir l'oeil."» Eh oui, vous avez bien lu : des députés flamands, et non wallons. Comme quoi, quand il s'agit de garder de bons contacts entre droite extrême, ce sont toujours les mêmes qui travaillent !
Note : les billets "rhumeurs" sont à prendre au second, si pas au quatorzième degré.
Une info Le Point qui m'a été transmise par Karine.
19:34 Publié dans Rhumeurs | Lien permanent | Commentaires (67) | Envoyer cette note |
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jeudi, 16 février 2012
Saint-Pierre, l’école qu’on jette (un peu vite).
Résumé : le Sint Pieterscollege de Jette a été au centre d'une polémique sur l'interdiction du français dans la cour de récréation. Pourtant, cette école ne fait qu'adopter avec un certain retard des pratiques déjà en vigueur dans de très nombreuses écoles néerlandophones. De plus, elle va beaucoup moins loin qu'un nombre certain d'instituts du réseau flamand. Enfin, les problèmes auxquels les écoles néerlandophoens de Bruxelles doivent faire face ne sont pas immédiatement compréhensible sans une mise en contexte de leur situation très particulière. Pour autant, l'interdiction du français ou d'autres langues à la récréation n'est pas la bonne solution. Il y en a bien d'autre, et il est assez étonnant, voire inquiétant, que le corps professoral n'ait pas adopté d'autres voies moins coercitives. Plus qu'une critique (même si je ne suis pas tendre), je cherche en définitive des voies de réflexion pour des pratiques plus en phase avec le développement de nos chères têtes blondes, quelle que soit leur langue maternelle.
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La pauvre école Saint-Pierre de Jette s’est pris tout dans la tronche. Des articles dans la presse francophone, jusqu’en France et au Canada (Québec) l’ont présentée — erronément — comme le collège qui a «inventé» la punition linguistique. Pourtant, le nouveau règlement «discriminatoire» instauré par la direction de l’école néerlandophone bruxelloise n’est certainement pas le premier exemple du genre, et encore moins le «pire». Rappelons les faits. Il y a quelques jours, l’école néerlandophone primaire Sint-Pieterscollege (Jette, l’une des communes de la Région bruxelloise) adresse aux «parents et élèves» une «déclaration d’engagement» titrée «Le néerlandais est obligatoire dans notre école !» Le texte rappelle : «Vous avez choisi une école néerlandophone. Pour les enfants qui parlent une autre langue à la maison, ce n’est pas un chemin facile. Toute l’équipe scolaire veut donner aux enfants les mêmes chances de progression et trouve positif que les enfants «de langue autre» acceptent de s’exprimer [exclusivement] en néerlandais [dans l’enceinte de l’école]. Nous, l’équipe d’enseignants, constatons que les enfants parlent beaucoup français dans la cour de récréation. Nous voulons que les élèves découvrent eux-mêmes la nécessité d’utiliser le néerlandais comme langue véhiculaire [dans l’école] (…) Nous lançons donc une nouvelle politique linguistique : aux enfants qui parlent français dans la cour de récréation, nous donnons un ‘bon linguistique’. Si, au cours de la période allant du 2/2 au 30/0, un élève reçoit trois ‘bons linguistiques’, il devra se rendre à une étude linguistique qui se déroulera le mardi 26/03 de 15h15 à 17h45.» Allons bon !
17:48 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (97) | Envoyer cette note |
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vendredi, 10 février 2012
Geert Wilders. Populiste-raciste et fier de l’être.
À ceux qui pensaient que Geert Wilders était simplement quelqu’un qui disait «des vérités» sur l’islam, et qui étaient déjà coupables d’un aveuglement insensé suite à son «Fitna», un pamphlet extrêmement violent contre les islamistes, mais aussi tous les musulmans, je peux aujourd’hui répondre, sans trop me tromper : oui, Geert Wilders est un raciste, et oui, Geert Wilders est un populiste. Je crois que ça fait de son parti, le PVV, une formation d’extrême droite de plus. Car figurez-vous qu’il vient d’ouvrir un site de délation destiné à enregistrer les «plaintes» des gens qui subissent — tenez-vous bien — les «nuisances» de personnes originaires d’Europe centrale et de l’Est. Wilders assume. «Le PVV était l’un des rares partis à s’opposer dès le début à l’ouverture du marché du travail aux Polonais et autres européens du Centre et de l’Est. Vu tous les problèmes qui accompagnent l’arrivée massive de Polonais plus précisément, notre attitude est apparue sensée. Récemment, le PVV a donc également voté contre l’ouverture du marché du travail aux Roumains et Bulgares». La page de garde du site est décorée de divers «extraits de presse» aux titres pas tristes, du style : «les Polonais, les Roumains et les Bulgares de plus en plus nombreux dans les chiffres de la criminalité». Ou «Voleurs et fiers de l’être». Ou encore «Tu ne ferais pas mieux de retourner chez toi ?» Bigre.
Geert Wilders, tout sourire, donne le ton dans un encadré : «Diminue les nuisances, signale-les ici !» Et dans la page même, il n’a pas peur des mots, le bougre : «cette immigration laborieuse massive amène de nombreux problèmes : nuisances, pollution […]» Et de conclure par «Subissez-vous des nuisances de la part [d’immigrés] d’Europe centrale ou de l’Est ? Ou avez-vous perdu votre travail à cause d’un Polonais, d’un Bulgare, d’un Roumain ou d’une autre personne originaire d’Europe centrale ou de l’Est ? Nous vous écoutons. Le Parti pour la Liberté (PVV) (sic) vous offre sur ce site une plateforme où vous pouvez faire vos réclamations. Nous les rassemblerons et remettrons les résultats au ministre des Affaires sociales et du Travail».
On peut difficilement faire mieux en matière de xénophobie. La Pologne a d’ailleurs déjà vigoureusement protesté, à juste titre, je crois. Mais le plus beau — pour ceux qui l’ignorent — c’est que ce parti résolument islamophobe et désormais ouvertement raciste (pollution, nuisances…) est toujours dans la majorité néerlandaise, même s’il n’est pas au gouvernement. On saura dans les prochaines semaines si le gouvernement néerlandais réagira comme il se doit en rejetant cet obscène personnage dans l’opposition, ou si elle se complaira dans une situation qui n’est pas sans rappeler celle de l’Autriche il y a quelques années, avec Jorg Haïder, tout aussi démagogue, mais un chouïa moins débridé. Plus généralement, l’Europe politique ferait bien de se réveiller dans le quart d’heure qui suit. Alors que les populistes (mais aussi quelques partis démocrates) ne s’attaquaient jusqu’ici «qu’aux» Roms, musulmans et Wallons, c’est désormais les citoyens d’autres pays d’Europe qui sont visés, ceux qui ne ressemblent pas immédiatement à un Hollandais bon teint.
Citoyens européens, vos yeux qui se sont complaisamment fermés de 1918 à 1939, voulez-vous bien les ouvrir aujourd’hui ? Ou allez vous, une fois encore me prier de me taire, fermer vos paupières, boucher vos oreilles et dormir en attendant le prochain cataclysme ? L’Europe vire à l’extrême droite, c’est aussi simple que ça. Il ne tient qu’à nous d’alerter nos contemporains, d’expliquer, d’argumenter, de résister. Pensons à Benjamin Franklin : à un citoyen qui lui demandait, au sortir de la Convention constitutionnelle de 1787: «Eh bien, Docteur, qu’avons-nous [obtenu]? », il répondait : «Une république. Si vous êtes capables de la préserver». La même question se pose aujourd’hui à nous, citoyens d’Europe. Qu’avons-nous ? Une démocratie. Mais serons-nous capables de la préserver ? Qu’en restera-t-il si nous continuons à laisser faire les pires parmi nous ?
Allez, là dessus, je vous souhaite une bonne journée !
01:02 Publié dans Humeurs d'Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (115) | Envoyer cette note |
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jeudi, 09 février 2012
Burqa blabla ou le jeu avec nos libertés.
Caroline Fourest est une journaliste. Elle a écrit un livre sur Tariq Ramadan et débattu avec lui dans Ce Soir ou Jamais sur France 3. Un débat disponible sur YouTube que vous devez regarder attentivement du début à la fin pour comprendre ce qu’on reproche à Caroline Fourest dans certains milieux. Mais surtout pour réaliser que du début à la fin de l’émission, Tariq Ramadan donne (sans le vouloir) raison à la journaliste, en la coupant sans arrêt, en décrédibilisant son livre à partir de détails ridicules (je sais ce que c’est…), en bottant en touche dès qu’elle met le doigt là où ça fait mal (je connais, j’ai l’habitude…), en prétendant qu’elle tronque des citations qu’elle n’a pas tronquées (on me l’a fait aussi…). Il n’a juste pas pu lui reprocher de ne pas l’avoir interviewé (tiens, ça me rappelle quelqu’un…) parce qu’elle a répondu d'emblée : quand on interviewe Le Pen pour lui demander s’il est raciste, il répond évidemment «non», et ça n’a aucun intérêt. Autant dire que cette femme me fascine…
02:40 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (136) | Envoyer cette note |
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mardi, 07 février 2012
Civilisation. Un trou Guéant.
La civilisation, ça n’existe pas. La civilisation est, en principe, un but à atteindre. Un objectif visant à créer une société juste en partant du citoyen, civis en latin. Et non pas de l’État. Ainsi, le fascisme, instituant un idéal étatique par opposition à un idéal citoyen est le contraire de la civilisation. Le communisme, dans son application (soviétisme, castrisme, etc.), en est l’échec. Le nationalisme (identitaire), dès lors qu’il réserve la civilisation aux citoyens identifiés, s’en écartera au fur et à mesure qu’il deviendra lui-même. Bref, la civilisation est, aujourd’hui, un trou béant. Ou plutôt, depuis quelques jours, un trou Guéant.
01:54 Publié dans Humeurs d'Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (132) | Envoyer cette note |
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vendredi, 03 février 2012
Bart De Wever est-il négationniste ?
Je n'ai jamais fait mystère de mon soutien à Pierre Mertens dans l'affaire qui l'oppose à Bart De Wever. Ce dernier lui reproche en effet de l'avoir diffamé en le qualifiant de "négationiste". C'est ce mardi 7 février 2012 que la chambre du conseil se prononcera dans cette affaire. Il est très probable qu'elle se contente d'évoquer la prescription, ce qui permettrait à Bart De Wever d'une fois encore manipuler l'opinion publique en faisant usage d'un droit qu'il sait par avance tronqué. Quoi que la justice décide, il pourra tirer un profit politique de la situation, comme je le montre dans l'extrait des Secrets de Bart De Wever que je vous offre pour l'occasion, à savoir tout un chapitre (dans la suite de l'article). Au minimum, la question n'est pas tant de savoir si Bart De Wever est ou non un négationniste, mais bien si l'on a encore le droit en Belgique, à partir des propos pour le moins révisionistes qu'il a tenus, d'écrire tout haut qu'on le pense. Autrement dit, de savoir si notre pays est encore une terre de liberté où la mémoire du pire événement de tous les temps peut être défendue, ou un espace étriqué où l'homme politique peut se permettre toute fantaisie sur le sujet sans avoir à en répondre, d'une part, et en traînant ceux qui le critiquent devant une justice (devenue symbolique) d'autre part.
Dans le communiqué de presse diffusé par Pierre Mertens à l'occasion de ce procès, les défenseurs de l'écrivain s'interrogent : "Saura-t-on enfin ce que recouvre le terme de négationnisme au cœur de la loi du 23 mars 1995 tendant à réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l’approbation du génocide commis par le régime national-socialiste allemand pendant la Seconde Guerre mondiale ? Dans l’Affaire De Wever contre Mertens, le procureur a requis de classer sans suite sur base de la courte prescription prévue par le décret de 1831 sur la presse. Dans ce cas, Bart De Wever – qui a attaqué Pierre Mertens pour diffamation - serait certes débouté, mais le débat sur le négationnisme de « minimisation » porté par Pierre Mertens, n’aura pas été pleinement entendu par ses juges. Dans le climat actuel, peut-on se permettre d’enterrer cette affaire initiée par le leader nationaliste, alors qu’elle met en lumière les enjeux éthiques d’un populisme nouvelle vague qui réapparait partout en Europe, et qui développe une nouvelle version du négationnisme, fondée sur la banalisation des actes de complicité de la Shoah? C’est le mérite de Pierre Mertens, professeur de Droits de l’Homme à l’U.L.B., d’avoir osé ce débat."
Et de préciser que la Chambre du conseil pourrait — ou non — à la fois reconnaître la prescription, ce qui est difficilement évitable, et "ajouter des considérations sur le fond. Comme de déclarer la plainte irrecevable parce que traiter le plaignant de “leader résolument négationniste” ainsi que l’a fait Pierre Mertens dans son article publié dans Le Monde en 2007, ne relève ni de la diffamation ni de la calomnie. Dans ce cas, il faudra bien que soit acté ce fait grave : l’homme politique populiste, historien de formation, a bien nié publiquement un fait historique avéré par la commission parlementaire consacrée à la responsabilité des certaines autorités belges dans la déportation des Juifs à Anvers en 1942. L’utilisation de termes polémiques exprimant l’indignation d’un écrivain renommé ne peut justifier sa condamnation, comme le réclame l’homme politique. (…) Poser la question préjudicielle ce serait aussi rappeler que la loi doit être respectée et que le débat judiciaire est un droit. Il est trop facile de déposer plainte en justice en sachant d’avance que les juges vont acter l’inévitable prescription… et de profiter de l’effet d’annonce de la plainte pour occuper le devant de la scène médiatique. La justice ne peut être instrumentalisée." À présent, pour mieux comprendre ce dossier, voici le chapitre Le Démocrate ? des Secrets de Bart De Wever parus aux Éditions de l'Arbre en juin 2011
(©Marcel Sel et Éditions de l'Arbre, reproduction interdite de l'extrait sauf mention expresse du copyright comme ci-avant et de l'URL de ce billet).
14:11 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (105) | Envoyer cette note |
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mercredi, 01 février 2012
Étude Mise au Point : Magda Michielsens me répond.
13:02 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (94) | Envoyer cette note |
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