mardi, 15 novembre 2011

La moitié des Flamands intolérants linguistiques.

C'est De Morgen qui le dit, suivi par De Standaard : une étude de la Nederlandse Taalunie révèle qu'un tout petit peu plus de la moitié des Flamands trouvent «désagréable» (niet prettig) ou «un peu menaçant» (een beetje bedreigend) l'usage de langues autres dans l'espace public. Aux Pays-Bas, ce chiffre est de 30% «seulement». À l'inverse, les Hollandais sont un peu plus de 50% à apprécier les langues étrangères en rue. L'étude souligne de grande différences entre les villes (où la tolérance est plus grande) et les campagnes. Bien entendu, l'histoire de la Flandre explique partiellement cette intolérance, mais le fait que depuis des décennies, des partis traditionnels ou non n'ont cessé de taper sur le clou facile du désamour linguistique et ethnique a peut-être joué un rôle déterminant. L'étude étant menée en Flandre et aux Pays-Bas, l'on ne connaît pas la tolérance linguistique wallonne ou bruxelloise. Mais j'ai recueilli des témoignages, tant de néerlandophones que de francophones, qui incitent à penser qu'au Sud, la tolérance envers le néerlandais a baissé depuis qu'un certain Yves Leterme, et plus encore, un certain Bart De Wever, ont joué la corde populiste et ô combien anachronique d'un nationalisme dont l'ennemi extérieur serait le Wallon et le Bruxellois. Et comme dirait Elio, «Dank u vooRRR de peilingue».

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