jeudi, 10 novembre 2011
Qui sine peccato est vestrum primus in Eliom lapidem mittat.
Sorry, désolé, pardon, Entschuldigung ! Voilà que je me surprends à faire usage du latin comme notre Jules César de pacotille — j’ai cité Bart De Wever. Mais il ne faut pas m’en vouloir. À force de le lire, de l’écouter, et d’étudier le fondement de son idéologie, j’ai fini par adopter certaines de ses habitudes, chopant un peu de son naturel, et comme chacun sait, naturam expelles furca, tamen usque recurret. Je ne vous traduirai pas cette dernière citation, vous n’avez qu’à la gougueuliser. Mais par charité chrétienne, je vous adapte quand même le titre ci-devant en français : « Que celui d’entre vous qui est sans péché lance la première pierre à Elio ».
Car Bartounet-le-tailleur nous explique que le néerlandais d’Elio est mauvais. C’est vrai que notre éventuel futur premier ministre a des formulations parfois étranges, qu’il pratique l’art subtil de l’inversion néerlandaise comme une vache hisse Pagnol, qu’il rocaille les r comme un Bulgare roule les Doubitchous sous ses aisselles, et qu’il confond le neutre et le masculin/féminin. Sans parler de l’hilarité qu’il provoque quand il dit merci pour het café (le bistrot) au lieu de koffie (la boisson). Pourtant, Bart-van-de-Fritkot-van-op-den-hoek-van-ma-strotche — l’autre premier ministre (très hypothétiquement) potentiel — ne s’est lui-même jamais mis en examen. Et il a une poutre dans son français, si j’ose dire. Comme je lui dois tout de même le $uccè$ de mon troisième essai, Les Secrets de Bart De Wever (Éditions de l’Arbre — non, je ne perds pas le nord), je pense charitable de lui donner quelques conseils afin qu’il puisse un jour, peut-être, parler quelque chose qui ressemble à du vrai français. Et pour partir du bon pied, cher Bart, voici quelques phrases prises au hasard dans votre dernière interview .
15:18 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (291) | Envoyer cette note |
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