mercredi, 31 août 2011
Quand des néoflamingants manipulent l'opinion contre moi. Droit de réponse.
Un certain nombre de Francophones naïfs pensent qu'en "changeant" la Wallonie, en la rendant plus performante, en étant gentils avec les néo-flamingants et en épargant Bart De Wever de toute critique, l'on coupera l'herbe sous le pied du mouvement néo-flamingant. C'est refuser de comprendre la nature absolutiste et dogmatique du nationalisme. J'ai ainsi expliqué que si les néoflamingants ne disposaient pas de la moindre "preuve avérée" d'une moindre performance wallonne, ils les fabriqueraient et n'auraient pas moins de succès auprès de leurs électeurs potentiels, pour autant qu'une partie suffisamment importante de la presse flamande les suive. Je ne croyais pas si bien dire. Voici la preuve probable que des nationalistes flamands ne reculent devant aucune manipulation, et qu'ils trouvent des journalistes (régionaux dans ce cas) pour se faire l'écho des plus grossiers mensonges.
Petit retour en arrière :
Le 27 juillet 2011, la RTBF m’interviewait au sujet d’un lièvre que j’avais levé la veille, à savoir, un texte attribué à un «Francophone impliqué» dans les négociations par David «Pappie» Geens, responsable N-VA local. Ce texte (dont vous trouverez copie ici) avait tout d’un faux grossier, probablement rédigé par des néoflamigants uniquement pour «monter» leurs troupes, et les Flamands en général, contre les Francophones. Le ton est celui de matamores soi-disant francophones, victorieux et bien contents d’avoir une fois de plus «roulé» les Flamands. Le lendemain de l’interview, plusieurs médias néerlandophones et francophones reprenaient l’information. Quelle ne fut pas ma surprise, deux semaines plus tard, de découvrir qu’un journal régional flamand, De Beiaard, publiait ce même texte, avec une traduction en néerlandais, et prétendait qu’il était de ma plume, me qualifiant de surcroît de «Vlaminghater» (flamandophobe, ou plus littéralement «haïsseur de Flamands») ! La petite histoire, qu’un journaliste de la RTBF avait mise en parallèle avec le Protocole des Sages de Sion (le principe est le même, à ceci près qu’il n’y a pas de pogroms antifrancophones en Belgique, ce qui rend la comparaison difficile), a donc rebondi de façon étonnante, et m’est retombée sur le paletot. De Beiaard a quand même 100.000 lecteurs, qui pensent aujourd’hui que je rédige des torchons flamandophobes. J’ai donc bien évidemment demandé un droit de réponse, que je publie ici en néerlandais, et ci-après en français. Ce que ma petite enquête révèle, c’est que dès le départ, j’ai probablement été une des cibles d’une jolie tentative de manipulation qui implique un certain nombre de proches de la N-VA, jusqu’à la direction du parti. Un scénario pas triste, où Guido Naets, l’un des rédacteurs du manifeste In De Warande (avec Jan Jambon de la N-VA et Bruno Valkeniers, du Vlaams Belang) a probablement joué un rôle crucial. Voici donc mon droit de réponse qui démonte une falsification digne d’OSS 117, et tout à fait inadmissible dans un État démocratique.
18:41 | Lien permanent | Commentaires (241) | Envoyer cette note |
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De leugens van de Vlaamse beweging. Mijn recht op antwoord.
Op 26 juli liet ik weten dat David "Pappie" Geens (N-VA verantwoordelijke Knesselaere) een tekst had gepubliceerd (lees hier de tekst) die volgens zijn twitter-blog door een Franstalige werd geschreven, hetgeen volgens mij "flauwekul" was. Ik werd daarover op 27 juli door de RTBF geinterviewd en legde uit waarom de tekst "Les Flamands encore roulés" volgens mij niet door een Franstalige werd geschreven, maar eerder door een vlaamsgezinde. Ik werd daarin gevolgd door oa. De Standaard. Een paar weken later publiceerde de regionale krant De Beiaard dezelfde omstreden tekst "Les Flamands encore roulés", maar beweerde plots dat ik daar de auteur van was ! Quod non. Lees hier mijn recht op antwoord aan De Beiaard en de deconstructie van een mogelijke manipulatie die zou aantonen dat nationalisten vandaag niet meer aarzelen om zelf "bewijzen" van de slechte wil van "de Franstaligen" te fabriceren.
17:56 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note |
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dimanche, 28 août 2011
L'unitarisme est un antinationalisme.
Aujourd'hui, je vous recommande de visionner cette vidéo. Il s'agit de l'interview de Hans Van De Cauter (BUB) sur RTL-TVI. Il parle d'une Belgique éventuellement fédérale, mais divisée en provinces, et non plus en gros blocs opposés et communautaristes. C'est grosso modo le principe dont je parlais il y a un an environ sur ce blog. Ce qui mine la fédération belge, c'est le fait qu'elle est divisée en grandes entités « ethniques ». L'une des solutions les plus raisonnables, à long terme, serait de la diviser en plus petites entités, comme c'est le cas en Suisse, et les provinces sont les entités historiques les plus logiques pour ce faire. Celles-ci ne seraient plus organisées en États unilingues luttant sans cesse contre une logique absurde (« le sol flamand », « le sol wallon », etc.) et territoriale, mais seraient des États fédérés linguistiquement neutres.
15:24 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (151) | Envoyer cette note |
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vendredi, 19 août 2011
Si la presse appartient au capital, les murs sont à nous !
16:38 | Lien permanent | Commentaires (116) | Envoyer cette note |
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lundi, 15 août 2011
BHV n'est pas un diamant, c'est le Yu-Kun-Kun
Ce texte est disponible au format PDF ici
La semaine dernière, l’UCL a publié une étude de Vincent Laborderie tendant à démontrer que la scission de BHV n’aurait pas d’influence sur un éventuel tracé de frontières au moment d’un éventuel démantèlement de l’État belge. Si l’on ajoutait le mot «nécessairement» entre «pas» et «d’influence», on serait probablement plus proche de la vérité. Car la séparation d’États répond d’une part à des règles, mais d’autre part aussi à des impondérables plus triviaux. La première règle étant le commun accord. Faute d’un tel accord, l’uti possidetis juris serait appliqué. À savoir : «ce que tu as possédé, tu possèderas». Mais celui-ci n’a rien de souverain. Il ne concernerait, selon Laborderie, que les frontières externes des États. Mais dans le cas de l’ex-Yougoslavie, il fut néanmoins appliqué à des frontières administratives intérieures. Autrement dit, on ne peut exclure que BHV joue un rôle dans le dessin d’une éventuelle future frontière entre république flamande et «Petite-Belgique». Plus récemment, au Kosovo, il fut appliqué de fait à l’ancienne frontière «régionale», malgré les protestations serbes. Ce nouveau pays a ainsi emporté trois communes et plusieurs quartiers à majorité serbe qui, si on les avait sondées, se seraient certainement prononcées pour un rattachement à la Serbie. Sans compter qu’on y paye en argent serbe et que la Serbie ne s’est jamais totalement détachée de ces bourgs au plan institutionnel et surtout culturel. Dans un contexte similaire, les communes à facilités aujourd’hui en région flamande se retrouveraient en Flandre. Ce que les Wallobruxiens n’accepteraient évidemment pas. On s’orienterait donc vers de longues négociations, mais il apparaît évident que la Flandre nouvelle refuserait toute entorse à l’uti possidetis juris sur base des frontières régionales, voire communautaires actuelles. Et elle y ajouterait peut-être Bruxelles, «sa» capitale. Ce serait alors à une commission internationale de trancher. Et dans ce cas, tout peut servir, on va le voir. Oui, oui, y compris ce que les Francophones auraient préalablement cédé ou non. Car de la théorie à la pratique, il y a un gouffre.
23:28 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (724) | Envoyer cette note |
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