mardi, 31 mai 2011
Vic tord Hugo ou les chroniques de la haine (v.a.) ordinaire.
Lors de ma querelle avec Paul Magnette (on y reviendra, j’espère, lorsque mon prochain livre sera sorti, dans neuf jours ; le ministre énergique m’avait promis un débat qui ne le sera pas moins), j’avais reproché à mon camarade PS d’avoir affirmé que la N-VA n’était pas un parti raciste du fait qu’elle ne pratiquait pas l’islamophobie ouverte. Je lui faisais remarquer que le racisme le plus pernicieux, le plus dangereux, est celui que certains politiciens — des populisticiens plus exactement — développent vis-à-vis de la communauté voisine, celle avec qui l’on vit, celle qui est immergée dans notre société tout en exprimant une certaine différence (cela dit pour ceux qui regardent les différences au lieu de s’attacher aux ressemblances — ik ben een Brusseleir).
Toutes les communautés du monde pratiquent ce genre de racisme banal. C’est celui du café du commerce, celui des Francos stupidos qui affirment que les Flamands seraient tous nazis et celui desFlamins crétins qui prétendent que les Wallons seraient des chômeurs chroniques. Ça déblatère comme ça autour du zinc dans tous les sens depuis qu’un certain Neandertal a vu arriver Homo Sapiens Sapiens sur son territoire, qui a fini par en perdre — horreur suprême — son neandertalische karakter. C’est banal, universel, bénin. Mais quand les partis politiques instrumentalisent ce petit racisme du quotidien, ils lui donnent une tout autre dimension. Ces partis sont généralement nationalistes. La N-VA est nationaliste. Comme dans tous les partis nationalistes, ses ténors sont des gens banals et sans étoffe. Des gens ordinaires. De Wever et ses gaufres, Bracke et son désamour petit-bourgeois pour la grande culture flamande, Bourgeois et son jacobinisme néerlandolâtre (il critique les cours de West-vlaams, chose que je trouve insupportable ; j’ai moi aussi des «buikgevoelens», mais positifs, pour certains dialectes) ; Vic Van Aelst, esprit minuscule à la langue fourchue qui tord Hugo chaque matin pour s’assurer qu’il n’aura jamais à lire sa langue minable. Ils haïssent ceux qui savent transcender les différences et adapter leurs idéaux à la réalité humaine : Guy Verhofstadt ou Hugo Schiltz, par exemple, tous deux trop grands pour ce petit pays. Des hommes qui ont pourtant donné au mot flamand des belles lettres et de splendides reflets. Mais les frustrés de la haine ordinaire ne peuvent percevoir ce qui fait leur grandeur. Ils ne connaissent pas cette dimension.
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jeudi, 26 mai 2011
Procès Mertens : prescription médicale pour état souffreteux.
Ce mardi 24 mai, Pierre Mertens et ses avocats étaient en Chambre du Conseil pour l’affaire qui oppose l’écrivain, prix Médicis, et un homme politique néerlandophone belge du nom de Bart De Wever. Pour cause ? L’écrivain aurait accusé «à tort» le politicien de négationnisme. Petit retour historique. En août 1942, le commissaire en chef d’Anvers réquisitionne des agents de la police anversoise pour barricader les rues et procéder à «l’éloignement de Juifs». Le même mois, la police anversoise ira jusqu’à rafler des Juifs de façon autonome. Elle arrête un nombre supérieur de gens à celui demandé par l’Occupant nazi. Enfin, elle use de violence pour trouver les personnes visées et les arrêter. Il s’agit donc bien d’une rafle comparable à celle du Vel d’Hiv à Paris. La rafle du 28 août 1942 envoie ainsi 1.243 personnes dans les camps d’extermination, sur un total d’environ 3.000 arrêtés par les autorités anversoises et remis aux SS. Les trois-quart d’entre eux seront très probablement gazés dès leur arrivée à Auschwitz (si l’on prend la proportion générale de 70 à 75 % des Juifs gazés immédiatement après l’arrivée des convois). En opérant pour le compte de l’Occupant, Anvers se distingue ainsi d’autres villes et communes belges qui ont, elles, refusé de prêter leur police pour l’arrestation et la déportation des Juifs.
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mercredi, 25 mai 2011
Bourgeois plombe la formation (déjà).
Elio Di Rupo n'a pas encore vraiment eu le temps de commencer son travail de formateur que Geert Bourgeois et Jan Jambon lui tirent franchement dans les pattes. Rien d'étonnant : ils avaient fait exactement la même chose au début de la mission de Wouter Beke. D'après Geert Bourgeois, sur Terzake, Elio Di Rupo n'a pas de courage, il n'ose pas, il aurait dû — tenez-vous bien — rédiger sa note en huit jours ! Pffft. Même Bart De Wever a eu besoin de plus de temps que ça pour rédiger une note qui pourtant était tirée à 95 % de son programme de parti… Mais qui croit encore une seule seconde qu'il est possible de négocier avec des gens pareils ?
Ou alors, il faudrait détacher quelques partis de la sacro-sainte N-VA et former un gouvernement sans eux. Mais oublions ça, même si Karel De Gucht ou Guy Verhofstadt présentent cette solution comme la seule possible aujourd'hui, ce en quoi personne de sensé ne peut leur donner tort, ce n'est pas avec l'Open VLD, le SP.a et Groen qu'on peut réformer l'État. Ils n'ont même pas une majorité côté néerlandophone ! Et le CD&V ne décollera pas de la N-VA, ça, c'est sûr. Non pas parce qu'ils aient peur, même s'il y a de ça aussi, mais surtout parce que la N-VA est le parti par excellence qui peut mener à cette note Octopus par laquelle les deux-tiers des CD&V jurent aujourd'hui. Pour le CD&V, la N-VA est à la fois un épouvantail et un outil de travail. Un adversaire et un partenaire. La seule question que l'on peut se poser, c'est de savoir si le CD&V comprend qu'il est en train de ruiner les structures du pays, au point, probablement, de l'amener à la séparation définitive.
Le mur est donc toujours le même qu'il y a six mois ou un an. Rien, mais alors rien de rien n'a réellement bougé. Continuer à se taper la tête contre cette montagne de briques n'a aucun sens. Cela renforce la N-VA qui joue à celle qui sait ce qu'il faut faire, le dit tout haut, prétend que les autres, surtout francophones, sont des incapables. Francophones, mais pas seulement. Suite à la proposition de De Gucht de continuer sans la N-VA, Siegfried Bracke (N-VA) a pour sa part réservé ses flèches les plus invraisemblablement arrogantes à Karel De Gucht dans un billet de sa main sur son blog. Lisez plutôt : «On a d'ailleurs l'impression que les hautes fonctions européennes ont le désavantage de couper [les politiciens] des réalités. C'est pourquoi une personne plutôt arrêtée dans ses opinions comme De Gucht dit quelquefois des choses plutôt stupides.» C'est vrai qu'il arrive à De Gucht de dire portnawak, notamment sur «la communauté juive». Mais ce n'est peut-être pas le rôle d'un partenaire gouvernemental potentiel de le crier sur son blog !
Bref, la N-VA tire dans toutes les directions au moment où il est patent qu'il vaudrait mieux ne pas faire feu de tout bois sur l'ambulance. Ce qui montre bien qu'ils n'ont qu'un agenda : le pourrissement de l'État belge. On me disait que je caricaturais lorsque je disais ça il y a un an. Je constate qu'aujourd'hui, même Luc Van Der Kelen le dit. Mais il se berce toujours d'illusions. Il croit que les notations négatives de Fitch vont pousser la N-VA à faire un vrai compromis. Quelle illusion ! Tout au plus vont-elles donner du grain à moudre à ces stratèges qui utiliseraient n'importe quel argument pour fustiger l'immobilisme belge. Bref, le blocage est toujours le même, et après un an, on semble n'avoir rien appris.
Je comprends qu'on tente tout pour montrer, au moins, que le PS n'abandonne pas et que les médecins resteront près du malade quoiqu'il en coûte. C'est logique. Mais c'est peut-être tout aussi dangereux que de quitter la chambre et d'exiger qu'il prenne ses médocs plutôt que de le regarder se suicider à petit feu tout en tirant à boulets rouges sur le coupable désigné : le docteur Belgique et ses étudiants. Aussi reviens-je avec toujours la même proposition : la grève des négociations, en réponse d'une part à l'idée brillantissime de notre bien aimé président européen de bloquer l'État tant «qu'on» n'aura pas la certitude d'une réforme à la flam(ing)ande, et d'autre part aux sempiternelles manœuvres de pourrissement de la N-VA. On est bien d'accord que cela risque de nous mener à la fin du pays. Mais ce qui se passe aujourd'hui comporte le même risque. À ceci près que personne ne comprend vraiment pourquoi, et qu'à l'arrivée, c'est l'ensemble de la classe politique belge qui se retrouvera dans le coin des incapables congénitaux. Refuser tout net toute nouvelle négociation avec la N-VA (et éventuellement le CD&V) aurait des conséquences difficiles à prévoir, mais aurait au moins le mérite d'être clair et d'imposer que l'on se pose des questions autres que celle de la capacité des Francophones à faire preuve de «responsabilité».
Or, si l'on doit négocier la scission, ou (soyons fou) un vrai gouvernement avec d'autres partenaires, il me paraît indispensable que les politiciens qui en seront chargés devront pouvoir compter sur le soutien de la population. Et à chaque jour qui passe, ils perdent une belle proportion de convaincus, de partisans, de téléspectateurs. Pour vous dire, mon billet «Belgian Circus» a été lu par quatre fois moins de gens que celui sur Fukushima ou que mon coup de gueule sur le «soutien» des partis traditionnels flamands à la proposition d'amnistie du Vlaams Belang que je continue à considérer comme négationniste. Autrement dit, les petits et les gros scandales intéressent toujours les Belges, mais la négociation, absolument tout le monde s'en bat les coucougnettes. Je l'avais dit déjà, et je le répète : insensiblement, chaque «avancée» des négociations nous rapproche du gouffre. Alors, autant dire stop. Dans trois ou quatre semaines, quand il sera patent que la mission Di Rupo est tout aussi impossible que les précédentes, je me demande bien qui regardera encore les infos politiques. Mais bon, les vacances approchent. Il paraît que les révolutions sont plus courantes en été. Tous à vos frites !
03:26 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (119) | Envoyer cette note |
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mardi, 24 mai 2011
La crise politique belge est le miroir de la crise de l’Union Européenne.
Par Paul N. Goldschmidt
Directeur, Commission Européenne (e.r.)
Membre de l’Institut Thomas More
http://www.paulngoldschmidt.eu
Il ne faut pas se leurrer : l’embellie réconfortante de la reprise économique tant à l’échelle européenne que belge, reflétée par la croissance du PIB, cache une crise politique profonde alimentée par le fossé croissant entre nantis et démunis.
Si la Belgique est sans gouvernement de plein exercice depuis « seulement » un an, le début de la crise remonte au moins à 2007 lorsqu’il a été impossible de concrétiser une réforme institutionnelle, pourtant nécessaire. Au niveau européen, cela fait 12 ans, depuis l’introduction de l’€, que l’Eurozone cherche à se doter d’un gouvernement « économique », censé compléter le dispositif pour en faire une « Union Economique et Monétaire ».
Dans les deux cas, un évènement spécifique a servi de révélateur : en Belgique ce fut la victoire incontestable de la NVa lors des élections législatives de 2010 et, en Europe, la crise financière qui, à partir de 2008, allait se transformer en crise économique engendrant à son tour, à partir de 2010, celle de la dette souveraine limitée à ce jour à des pays périphériques de la zone Euro.
14:41 | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note |
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dimanche, 22 mai 2011
Manifestation ce lundi devant le ministère de la Justice
COMMUNIQUE DE PRESSE DE l'ASSOCIATION POUR LA MÉMOIRE DE LA SHOAH
«L'Association pour la Mémoire de la Shoah organisera un rassemblement contre l'amnistie devant du ministère de la justice, ce lundi 23 mai, 115 boulevard de Waterloo à Bruxelles, de 12:30 à 13:30.
Les manifestants demanderont la démission du ministre Stephaan De Clerk qui a invité à oublier le passé, s'opposeront à l'adoption de la loi sur l'amnistie ouverte à la discussion par les partis flamands, demanderont en revanche la constitution d'une commission d'enquête parlementaire sur la responsabilité de l'État belge dans la déportation des Juifs de Belgique ainsi que la modification de la loi relative aux pensions de dédommagement des victimes civiles de la guerre en sorte que toutes les victimes de la Shoah de nationalité belge et résidant en Belgique puissent enfin en bénéficier.
L'AMS invite les associations, les groupes culturels et les partis politiques qui se sont opposés à la loi sur l'amnistie à la rejoindre ce lundi, avec leurs drapeaux, calicots et slogans.»
Indignez-vous !
16:19 Publié dans Rhumeurs | Lien permanent | Commentaires (99) | Envoyer cette note |
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samedi, 21 mai 2011
Stefaan de Clerck : une gerbe belge qui donne la gerbe.
On savait que Stefaan De Clerck (CD&V) semblait tenté par l’oubli de la collaboration, de la délation et de la déportation des Juifs belges (tout cela va de pair). On découvre aujourd’hui qu’il s’est en sus laissé aller à «célébrer» la mémoire de l’icône virginale du fascisme flamand, Joris Van Severen, le Leider du Verdinaso (Association des Nationaux-Solidaristes pannéerlandais). En 2010, au nom du ministre de la Justice Stefaan De Clerck, c’est carrément l’État fédéral belge qui a donc envoyé une gerbe de fleurs (une couronne, en fait) orner une plaque commémorative en mémoire du premier fasciste flamand, dont le mouvement, qui oscillait entre mussolinisme et nazisme, était de surcroît virulemment antisémite et a d’ailleurs fourni les plus brutaux parmi les chasseurs de Juifs de la Vlaamse-SS, particulièrement à Anvers. Je démontre dans mon prochain livre à paraître début juin aux Éditions de l’Arbre, que l’image de brave flamingant catholique-conservateur antinazi et philosémite que les nationalistes néo-flamingants ont construite autour de ce personnage est très largement usurpée, et que Van Severen s’apprêtait plus que probablement à collaborer. Maurice De Wilde, historien flamand bien connu, a notamment relevé que le Verdinaso avait approché le NSDAP d’Adolph Hitler dès 1932 pour obtenir des subsides et que des sommes auraient été versées par les nazis au Verdinaso via les Pays-Bas. En apéritif à cette plongée vertigineuse dans la haine du Verdinaso envers les Juifs que vous pourrez lire d’ici deux semaines, je vous propose une petite page d’histoire pour comprendre pourquoi Stefaan De Clerck est pour le moins malvoyant en matière de collaboration et d’antisémitisme, et pourquoi le débat sur une potentielle amnistie est faussé dès lors que des politiciens «démocrates» du CD&V et de la N-VA, représentant Bruges et la province de Flandre orientale, n’hésitent pas à soutenir des commémorations intolérables.
(Illustration : dessin paru dans Hier! Dinaso, organe du Verdinaso, en 1933. L'on voit ici l'ordre des "menaces" sur le monde. Le Juif d'abord, le franc-maçon ensuite, le communiste enfin.)
18:07 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (102) | Envoyer cette note |
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jeudi, 19 mai 2011
Discrimination linguistique : la Belgique «condamnée» par l'Europe.
Patatras, crac boum hue et boem pataat. La Belgique est enfin "condamnée" par la Commission européenne pour discrimination à l’embauche sur base linguistique. Ceci concerne la fonction publique locale. Sur plainte d’un citoyen autrichien (non, non, mijnheer De Wever, pas d’un Wallon, d’un Au-tri-chien), la Commission fustige le fait que « les candidats à un poste dans la fonction publique locale sont tenus d’obtenir en Belgique un certificat prouvant leurs connaissances de la langue de la région d’affectation (francophone, germanophone ou néerlandophone) s’ils n’ont pas fait leurs études dans la langue de cette région. À la suite d’une plainte déposée par un citoyen autrichien, la Commission européenne estime que ces dispositions sont discriminatoires, disproportionnées et contraires à la législation de l’Union en matière de libre circulation des travailleurs. C’est pour cette raison que la Commission a demandé à la Belgique de supprimer ces conditions discriminatoires et de mettre sa réglementation en conformité avec le traité et la législation européenne. »
15:27 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (87) | Envoyer cette note |
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mercredi, 18 mai 2011
Belgian Circus : tout est mini dans notre nid.
La mollusqueté de ce pays est à l’image de la mollusqueté de sa classe politique et inversement. Elio Di Rupo vient d’être nommé formateur. Bien. Il n’a pas l’ombre d’une chance, et s’il en avait une, pouvons-nous vivre avec un ministre des finances N-VA, Jan Jambon par exemple, qui s’est un jour écrié «sortez les Wallons de leurs hamacs», ou avec un ministre de la défense genre Ben Weyts que les négociateurs appellent «Ben Laden» ? Pouvons-nous penser l’espace d’une seconde que nous pouvons donner des responsabilités internationales à des gens qui veulent la fin du pays ? L’espace d’une microseconde ? J’ai ma réponse.
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Vendredi 13 à Fukushima. L'épouvante crève l'écran.
Par Guy De Halleux, citoyen radio-créatif.
Je me réveille ce vendredi 13 et allume mon ordinateur… Le Soir nous parle de Michelle Martin désirant faire son Monseigneur Vangheluwe, de Wouter Beke qui nous dit qu’il a bien fort bossé, des trains en rade à Namur et, surtout, des 120 millions d’euros qui sont à gagner en ce jour de chance. Comme chaque matin depuis deux mois, je me mets à surfer sur les sites donnant des informations sur Fukushima ! En consultant le site de la NHK (télévision publique du Japon), j’apprends que Tepco annonce la fusion totale du combustible du réacteur 1 et que la cuve est trouée en plusieurs endroits. Les Japonais disaient donc au monde que l’accident majeur, celui redouté par tous, avait lieu depuis deux mois. Le corium (magma nucléaire issu de la fusion) ronge donc la cuve depuis le premier jour ! Dominique Leglu (directrice Sciences et Avenir) est la seule francophone à publier un article très clair sur son blog où elle évoque la très forte probabilité de la fusion totale des deux autres réacteurs ! Je n’en crois pas mes yeux ! Je vais sur tous les sites de nos médias francophones de notre beau pays du temps suspendu pour voir si ces informations capitales sont relayées. Eh bien non ! Rien… RAS, rien à signaler ! Je me dis que ce n’est pas possible, qu’ils sont tous endormis. Je m’en vais les réveiller ! À la rédaction du Soir, on me branche sur l’adjoint de madame Delvaux… Et c’est un répondeur qui me prie de laisser un message. Ce que je fais en disant le pourquoi de mon appel, donnant les références des publications et en laissant mon GSM ! Idem pour la libre Belgique ! Aujourd’hui, j’attends toujours un retour de leur part ! Seule la Dernière Heure (oui, oui la DH) a répondu à mon appel et a sorti une demi-page dans l’édition de samedi « De nouvelles fuites à Fukushima ! » Ils signalent la fusion du cœur dans l’article où l’on apprend que la sûreté nucléaire était au courant « Ce n’est pas nouveau ! ». Pour eux, peut-être pas, mais pour le vulgum pecus, c’est une révélation d’Apocalypse !
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Virus négationniste au CD&V.
Ce qui est honteux dans l'attitude des partis démocrates flamands, c'est qu'en faisant mine de « comprendre» la loi négationniste du Vlaams Belang (voir plus bas), ils disent en quelque sorte aux Flamands : « vous avez tous collaboré, mais vous aviez de bonnes raisons de le faire». Double mensonge. Aux élections de 1938, à peine 14 % des Flamands ont voté pour le VNV (parti national-socialiste et antisémite flamand). Pas pire que la Hollande ou la France d'aujourd'hui. Dire ou faire mine que la Flandre était un pays de collabos est donc une véritable insulte envers tous ceux qui n'ont pas participé à cet incivisme organisé, c'est-à-dire, la grande majorité des Flamands d'alors. Or, en permettant l'examen de la Loi du Vlaams Belang, les partis flamands pratiquement unanimes (à l'exception remarquable de Groen!) donnent corps à ce fantasme qui n'arrange en fait que les extrémistes qui, depuis 1946, travaillent d'arrache-pied à la reconnaissance du fait que les collaborateurs n'étaient rien d'autre que des héros.
00:56 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (101) | Envoyer cette note |
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