vendredi, 29 avril 2011

Bruits de couloir. Bart et le "pronégationniste".

C'est un reportage de la VRT sur le lent chemin de croix du Vlaams Belang. Et aussi sur la concurrence de la N-VA. On est dans les couloirs du Parlement. Il y a là Koen Dillen, fils de Karel Dillen. Un sérieux, celui-là : il avait rendu visite à Léon Degrelle. Une visite d'étudiant bien innocente. Rien de politique. Mais quand même quelques photos souvenirs où le jeune Vlaams Belang pose tout sourire avec l'un des SS préférés d'Hitler. Koen Dillen, c'est aussi l'homme qui a menacé de rendre sa carte du parti si celui-ci excluait… le négationniste condamné Roeland Raes. Autrement dit, le fils du fondateur du Vlaams Belang est ce que j'appelle un "pronégationniste", à savoir quelqu'un qui, sans nier lui-même la Shoah, défend bec et ongles ceux qui le font. Koen Dillen est enfin l'un des quatre militants qui portaient le cercueil de Marie-Rose Morel.

Mais revenons dans le couloir du Parlement. Au moment où la caméra arrive, Koen est en train de papoter avec — devinez qui — Bart De Wever, apparemment gêné par la caméra, qui s'éclipse en disant à Dillen : "on en reparlera dans des circonstances plus discrètes." Et le voilà parti dans les couloirs. Oups. C'était filmé. "Monsieur Dillen", dit alors le journaliste, "la N-VA… n'est-ce pas un parti pour vous" ? "Non", assure le Belanger, "c'est juste une vieille amitié [avec Bart De Wever] (…) mais d'autres (VB) ont déjà fait le pas (…) [en passant à la N-VA] : c'est un parti flamand, de droite, avec du style". Bon, ben on comprend mieux en effet que quelques membres du parti fasciste et xénophobe se soient laissés tenter par le parti de Bart. Mais chuut. Voilà les caméras. Je vous laisse. On en reparlera dans des circonstances plus discrètes… En toute amitié.

Allons. Rions un peu aux dépens de Mijnheer Frituur & Bier.

Photo 1 : "Ah tiens, on est filmés ? Qu'est-ce que je suis populaire, quand même ! Ah ja maar… huh. Verdomme. Mais je suis en train de discuter avec un pronégationniste, moi. Ouille. Ça n'est pas bon pour mon matricule. Bon, comment je fait pour me tirer l'air de rien, maintenant ?"

Capture d’écran 2011-04-29 à 14.11.03.png

 

Photo 2 : "Ouf ! La caméra est dans mon dos. Héhé. Comme ça, ils n'ont aucune chance de me reconnaître…"

 

Capture d’écran 2011-04-29 à 14.11.18.png

 

 

 

 

 

 

Erratum : j'avais écrit "Karel Dillen était l'un des quatre militants qui portaient le cercueil de Marie-Rose Morel." Il s'agissait de Koen Dillen, évidemment. Merci à Guillaume pour la remarque plus que justifiée !

14:55 Publié dans Rhumeurs | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | | |  Facebook |  Imprimer

jeudi, 28 avril 2011

Magnettisé qu'il est, le Paul !

Paul Magnette a voulu comprendre le nationalisme. Mais voilà, Paul Magnette n’a rien compris. Son nouvel opus, et surtout les commentaires qu’il a faits après l’avoir publié, font l’objet de petits articles dans la presse flamande qui doivent faire péter d’aise les plus radicaux des nationalistes flamingants de la N-VA particulièrement. Car Magnette le dit clairement : c’est un bon, un brave, un excellent parti. Il va même jusqu’à penser tout haut que c’est un parti proeuropéen ! C’est comique, ça. Parce que le même jour, la N-VA s’opposait à l’émancipation financière de l’Union européenne. On se demande si Paul Magnette a jamais lu sérieusement le programme de la N-VA ou écouté ses orateurs. L’Europe n’est pour elle qu’un moyen pour promouvoir la Flandre, rien d’autre ! Wake up for Christ sake !

Lire la suite

02:26 Publié dans Humeurs chroniques | Lien permanent | Commentaires (50) | Envoyer cette note | | |  Facebook |  Imprimer

mardi, 26 avril 2011

Uitdagende verjaardag.

Op 27 april 2010 schreef ik hier een artikel onder de titel NVaaaaaaaaargh. Ik beweerde toen dat, wanneer hij de stekker uittrok, Alexander De Croo eigenlijk niets anders deed dan een beetje voorsprong nemen en tegelijkertijd de CD&V «kapot maken». Ik voorspelde al een victorie voor de N-VA. Alhoewel. Ik geef toe : ik was er een beetje naast. Ik had voor de partij van De Wever een maximum van 25 % van de stemmen voorspeld. Ik dacht toen dat de nationalisten niet genoeg volwaardige kandidaten zouden vinden voor alle arrondissementen. Ik had dan weer geen rekening gehouden met last-minute kandidaturen zoals die van Siegfried Bracke. Ik was dus 3% onder je juiste cijfer ! Verdomme ! En erger nog, il dacht zelfs dat de Open VLD in juni 2010 een nogal goeie resultaat zou boeken. Foert. Ik ben een slechte profeet. Toegeven maakt een mens groot.

Lire la suite

19:20 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | | |  Facebook |  Imprimer

Un an et tous dedans.

Le 27 avril 2010, sur ce blog, j’écrivais dans mon article NVaaaaaaaaargh qu’en «tirant la prise» des négociations sur la réforme de l’État, Alexander De Croo n’avait rien fait d’autre que prendre de l’avance sur les autres, et «assassiner le CD&V», et je prédisais la victoire de la N-VA. Quoique, j’avoue, je me suis un peu trompé. J’avais prédit un maximum de 25 % pour celle-ci, supposant qu’elle ne trouverait pas de candidats valables dans tous les arrondissements. C’était sans compter sur des soutiens de dernière minute comme celui de Siegfried Bracke, par exemple. Je me suis donc trompé de 3 pour cent ! Argh ! Pire : j’ai même cru que l’Open VLD pouvait s’y retrouver électoralement, ce qui ne fut pas le cas. Ah ! Je suis un piètre prophète. Il faut reconnaître ses erreurs. 

Lire la suite

19:12 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note | | |  Facebook |  Imprimer

dimanche, 24 avril 2011

Vokation : xénophobe.

J’avais déjà écrit à quel point l’attitude du Voka envers les présidents des quatre principaux partis francophones m’avait parue grossière et arrogante lors de l’émission de la VRT De Zevende Dag (le septième jour) de la semaine passée. Ils se permettaient, sans autre forme de procès, de qualifier les politiciens wallons de n’être — je périphrase — pas en état intellectuel de gérer même une entreprise. Pour tout dire, l’offensive de charme des quatre partis francophones est tombée sur un gros os. Ils sont aller expliquer leur point de vue au Voka. Résultat, ils se sont fait traiter d'incapables, d'hystériques et pratiquement de débiles profonds à l'émission du dimanche de la semaine suivante. Vous n'avez pas encore compris, Milquet, Di Rupo, Michel et Javaux ? Quoi que vous fassiez avec ces gens-là, vous leur donnerez toujours des arguments pour mieux vous assommer. Moralité : il ne fallait pas aller au Voka. Mais si ce n'était que ça !

 

Cette semaine, le même Voka a fait pire encore. Ils ont dit que les Noirs avaient une culture du hamac, et grosso modo, aucune éthique du travail. Oups, non, ce n’est pas ce qu’ils ont dit. En fait, ils ont dit que les Arabes avaient une culture du hamac et aucune éthique de travail. Oups. I did it again. Ce n’est toujours pas ce qu’ils ont dit. Ah ! Voilà, je retombe sur l’article du Nieuwsblad. Que suis-je bête, ce n’est ni les Noirs, ni les Arabes qui ont fait l’objet de telle xénophobie, mais bien les Wallons. 

Lire la suite

15:57 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (167) | Envoyer cette note | | |  Facebook |  Imprimer

samedi, 23 avril 2011

Alea jacta est-ce ?

Et voilà. Un an que Vincent Vanslowenborne a gazouillé «Alea jacta est». Dans cinq jours, il y aura aussi un an que la Belgique vit officiellement sans gouvernement, puisque le 26 avril 2010, le roi acceptait la démission du gouvernement Leterme. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le préavis n’est, dans leur cas, pas du tout en relation avec la durée de travail préalable de ce gouvernement : douze mois après ils sont toujours au travail, ils sont toujours payés, ils ne risquent qu’une chose, qu’un nouveau gouvernement voie le jour, et ce n’est pas demain la veille. On a une petite pensée pour tous ceux qui, n’ayant juste pas été d’une efficacité surhumaine, se sont fait remballer de leur boulot moyennant trois mois de préavis. Nos ministres démissionnaires, eux, se pavanent comme s’ils étaient les rois du monde ! Ah ! Mais voyez, nous disent-ils, même en affaires courantes, le gouvernement fonctionne ! Merveilleux mépris pour la réalité, le quotidien de chacun. Un ton plus bas, messieurs les responsables de l’échec, des élections, du marasme, du mur ! Un ton plus bas ! Car vous n’êtes pas innocents dans l’histoire. Aucun de vous.

Lire la suite

00:43 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note | | |  Facebook |  Imprimer

lundi, 18 avril 2011

Une tripartite ? Dans quel film ?

Dans quelques jours, on saura qui est qui. À la fin de ce mois, la N-VA devrait logiquement se retirer des non-négociations qui durent depuis septembre de l’année passée, ou peut-être depuis juin 2007. Sauf si, comme en août, comme en septembre, comme en octobre, comme en février, l’ultimatum mène à un « bon, allez, dans l’intérêt du pays, on essaye encore un coup, mais après, c’est juré, ça ne va pas pouvoir savoir rester continuer durer permanenter. » Mais ce serait étonnant : les ténors du parti ont été jusqu’à «utiliser» un congrès du groupe européen dont ils font partie, l’ALE (associée aux Verts de Cohn-Bendit…), pour expliquer qu’ils arrivaient au bout de ce qui était possible. Alors, fin avril, on aura le patatras du badaboum. Mais, oh ! tiens ! le CD&V regimbe, rue, s’énerve. Et un certain nombre d’éditorialistes de conclure que les partis traditionnels flamands seraient en train de lâcher la N-VA. Ô joie, il y de l’espoir !

Lire la suite

23:35 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (96) | Envoyer cette note | | |  Facebook |  Imprimer

vendredi, 15 avril 2011

Tchernobyl forever

(Erratum : merci à Denis d'avoir corrigé la date de la diffusion de Tchernobyl Forever, le 26 avril et non le 29)

Prenons un peu de hauteur, mettons notre vision à "loin dans le temps". La Belgique, le gouvernement belge, ce n'est pas important en soi. C'est un peu comme l'argent. Ce n'est pas ce qu'il est qui compte, mais ce qu'il permet. Or, tout comme le flouze, sans gouvernement, nous stagnons, et l'un des pays les plus riches de la planète ne remplit pas ses fonctions internes, ni externes. Non seulement nous mettons en péril l'avenir des citoyens, mais en plus, cette stagnation ne peut que compromettre d'autres projets à plus long terme, en matière de coopération, d'intervention — ou non — dans des conflits extérieurs, en soutien aux populations opprimées.

La crise de Fukushima le montre, autant que les premières traces de plutonium au large de la… Corée du Sud, le nucléaire ne peut être une solution à long terme, et certainement pas une solution générale — tout au plus une source d'énergie d'appoint. Quoique nous fassions, la terre sera toujours plus puissante que l'homme. Un tremblement, un tsunami, et toutes les mesures de protection que nous avions prévues tombent à l'eau, sans mauvais jeu de mots. La privatisation d'une petite centaine de Fukushima à travers l'Europe est un péril de plus, où la main d'œuvre, élément crucial de ce type de technologies, est exposée à des risques invraisemblables qui ne l'incite pas à l'optimisme.

Nous devons entamer notre sortie du nucléaire. Ce n'est pas (plus) une question de prudence, c'est le seul constat intelligent auquel Fukushima nous invite. Aujourd'hui, nous ne consommons plus japonais, et qui sait quand nous le ferons à nouveau ? Une catastrophe de cette nature peut arriver en Europe, et qui sait le crash économique que cela impliquerait ? Les ravages invraisemblables d'une seule catastrophe nucléaire sont tels qu'il n'est pas possible de parier sur cette solution pour l'avenir. Au même titre qu'Einstein a supplié le gouvernement américain de ne pas utiliser la puissance nucléaire qu'il avait contribué à développer, au vu de ce qui se passe au Japon, il ferait de même pour le nucléaire énergétique aujourd'hui, je pense.

Comment ne pas nous inquiéter quand nous avons vu des responsables de l'énergie nucléaire belge ou française nous assurer que les centrales japonaises avaient subi de simples incidents au moment où il était clair que les Nippons étaient confrontés à une catastrophe de grande ampleur, dans un cadre toujours pas maîtrisé aujourd'hui, avec des implications pour l'avenir que nous ne mesurons pas ? La gravité de toute fuite est telle que les entreprises privées chargées de gérer nos centrales atomiques auront toujours tendance à minimiser les dangers et à qualifier d'incidents ce qui ne peut être vu que comme des accidents. On a vu cette propension à l'euphémisme tant à Tchernobyl (et à l'époque, on pouvait encore parler de vétusté et de mentalité plus ou moins communiste) qu'à Fukushima, dans une société moderne et démocratique. Jusque là, l'exploitant n'était pas franchement plus suspect qu'un autre, depuis, on lui attribue tous les défauts du monde. La même chose arriverait dans une centrale occidentale. Silences, non-dits, attente du dernier moment pour évacuer les gens — on parle de trois heures avant le commencement de fusion, dans un rayon de quelque 20 kilomètres. Regardez ce qu'il y a dans ce rayon à Doel, et essayez d'évacuer Anvers en 3 heures, vous m'en direz des nouvelles !

Alors, la première chose à faire, c'est de s'informer. C'est pourquoi je vous recommande de regarder l'interview d'Alain de Halleux sur Arte, et de ne pas rater la diffusion de Tchernobyl forever le 26 avril à 20h40.

Il s'agit ici d'un problème fondamental de notre société, une question, littéralement, de vie ou de mort. Il est temps que les idéologues dogmatiques cessent de prendre notre société politique en otage de leur nationalisme anachronique. Nous avons d'autres problèmes bien plus importants à régler que de savoir si le méchant francophone a opprimé le pauvre flamand ou l'inverse. Il est temps que les électeurs se réveillent et prennent parti pour des décideurs courageux ayant le regard tourné vers l'avenir, comprenant le sens de la solidarité, cherchant à établir des ponts plutôt qu'à creuser des fossés. Il y a chaque jour un combat de plus que nous perdons faute d'y prendre part.

À bon entendeur, salut.

15:48 Publié dans Humeurs d'Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (65) | Envoyer cette note | | |  Facebook |  Imprimer

samedi, 09 avril 2011

Sel revoit et corrige.

Danielle Welter, Pierre Kroll et Marcel Sel seront demain dimanche 10 avril à 11h30 les invités de Revu et Corrigé, la séquence des tops et des flops de la semaine de Mise au Point, à la RTBF, à 11h30. 

Bon 300e jour sans gouvernement à tous !

12:25 Publié dans Nouvelles de Sel | Lien permanent | Commentaires (112) | Envoyer cette note | | |  Facebook |  Imprimer

jeudi, 07 avril 2011

Coup bas dans le débat.

Désolé, les amis, si je suis très absent en ce moment, je suis concentré jour et nuit sur mon prochain livre. Je reviens la semaine prochaine. Mais quand même une manchette : le ministre de l'Asile et de l'Immigration Melchior Wathelet (CDH) était invité à débattre au Vlaamse Debatclub Lubbeek, codirigé par le N-VA Theo Francken, et auquel devait aussi participer le Vlaams Belanger Gerolf Annemans. C'eut été la première entorse au cordon sanitaire à la francophone, où les mandataires politiques refusent tout débat avec le Vlaams Belang. Mais ouf ! On apprend qu'à la grande consternation du Vlaams Debatclub, Melchior Wathelet aurait annulé dès qu'il aurait appris qu'Annemans était également invité. Bruno Tobback (SP.a), en revanche, lui, il y va. C'est beau, la tolérance.

Bon, si quelqu'un écrit un commentaire déplacé, n'hésitez pas à m'envoyer un petit mail à marcelsel@gmail.com. 

À lundi ! 

03:54 Publié dans Rhumeurs | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note | | |  Facebook |  Imprimer

Toutes les notes