mercredi, 30 mars 2011
Le record tient toujours !
Drame ! Alors que de 8.000 à 35.000 manifestants appelaient hier à travers tout le pays (quoique) à maintenir la solidarité, une manifestation qu'on ne peut que soutenir, l'on apprend que patatras, la Belgique n'aurait pas le record du monde. Quoi ? À défaut d'être les meilleurs en quelque chose, on ne parviendrait même pas à être les pires ?
Rassurez-vous, car tout cela n'est que de la désinformation ! Voyez. Le 27 juillet 2003 ont lieu les élections cambodgiennes. Si mes informations sont bonnes, ce sont des élections non-anticipées (je n'ai pas eu le temps de vérifier jusqu'au bout). Autrement dit, jusqu'au 26 juillet 2003, le Cambodge a un gouvernement de plein exercice. Or, ce n'est pas le cas en Belgique, puisque le roi a accepté la démission du gouvernement Leterme IIbis beta4 le 27 avril 2010. Le Cambodge a signé l'accord du gouvernement le 26 juin 2004. Autrement dit, un an moins un mois moins un jour après la caducité du gouvernement précédent. Or, si je compte bien, nous avons dépassé un an moins un mois moins un jour après la caducité du nôtre. Le fait qu'on ait voté en juin n'y change rien : le gouvernement est bien en affaires courantes depuis le 27 avril. Donc, le 26 mars, nous battions le record du Cambodge. CQFD. Ce qui fout dedans.
(merci à mon prof de math du Collège St Pierre à Jette qui, en 1971, nous a bien fait rire avec cette blague de cour d'école sur le CQFD)
Donc, je proteste, je m'insurge, je colère, je moutarde ! La presse dit n'importe quoi ! Et là, je pose la question, j'interroge, je méfie : à qui profite cette honteuse information ? A-t-on voulu décrédibilisé le Révolution des Frites (dont on ne trouve trace sur le site du Standaard, par exemple ?) Jeté tous ces manifestants solidaires et fiers dans le voelbak avec la mayonnaise et le Pickels ? Ou est-ce un coup de Draakske, qui n'a pas vendu de ballekes ce jour-là ? Il y a complot, c'est une évidence, et je ne laisserai pas une telle chose se produire sans au moins protester, voilà , c'est fait, je lance un cri de révolte : "oh" !
Et je conclus (pour autant que je ne me sois pas trompé ci-dessus,parce qu'alors là, j'aurais vraiment l'air con) par une nouvelle devise que je propose en remplacement de "L'union fait la Force" qui ne veut plus dire grand chose : "On est les meilleurs, surtout dans le pire" dont une traduction pourrait être (on me corrigera) : "Wij zijn de beste, en nog beter in het slechtste"
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lundi, 28 mars 2011
Lundi Noir - Mise à jour
Erratum sur le fichier "projections sièges" précédent, j'avais commis l'effroyable erreur de ne pas revérifier les calculs de mon logiciel graphique, et les Francophones n'avaient plus que 52 sièges au lieu de 62. J'ai corrigé le graphique ainsi que les chiffres dans le texte. Avec toutes mes excuses et mes remerciements à ceux qui recomptent pour moi.
C'est un lundi noir. Probablement. Parce que les sondages ne sont pas des élections. Mais je pars du principe qu'ils donnent une tendance. Tout ce qui suit est donc de la quasi-fiction, mais autant en tirer les conclusions comme si c'était du vrai. Tout d'abord, les partis républicains indépendantistes sont désormais majoritaires en Flandre. J'ai prolongé mon graphique de septembre, où je distingue les indépendantistes (NVA+VB+LDD), qui sont à 50% désormais. La ligne verte est celle de l'ensemble des partis qui veulent au moins une confédération (à savoir, l'association de deux pays indépendants dans le cas du CD&V). Là, on monte encore, à 66%. La ligne orange est celle des antinationalistes (Open VLD, SP.a, Groen) même s'il y a dans ces partis des gens au profil plus "flamingant", force est de constater que des messages antinationalistes clairs ont été envoyés depuis ces partis (Niet in onze naam pour Groen! et le SP.a,, déclarations de Verhofstadt, Mathias De Clercq, Ann Brusseel, Els Ampe pour l'Open VLD). L'on constate avec étonnement que ces partis remontent tout de même très légèrement. La raison en est que le CD&V perd plus de plumes que le groupe antinationaliste. Mais c'est dans le bas du tableau. Si la progression des indépendantistes n'était pas encore suffisante pour s'alarmer gravement de la situation, j'ai encore pire…
L'Italie du Nord
Cette projection en sièges en cas d'élections avec des résultats identiques à ceux du sondage est un simple exercice : dans la réalité, la répartition des sièges dépend aussi du succès de chaque candidat dans son arrondissement. J'ai aussi pondéré le vote bruxellois selon un calcul savant. Il y a donc une marge d'erreur pouvant aller jusqu'à 3 sièges ; ainsi, le PP peut obtenir un total de 2% sur la Belgique, mais n'avoir aucun candidat élu. Il en va de même pour le FN. Mais nous faisons ici un exercice sur les intentions de vote, pas sur la réalité. Notez aussi que la progression en sièges notamment en Flandre ne se reflète pas de façon aussi radicale que dans les sondages : les sièges sont répartis en 88 "flamands" et 62 "francophones". Par ailleurs, un parti qui fait 33% en Flandre ne fait que 19,5 % dans le pays, ce qui s'exprime dans mon calcul par 1/5e des sièges (20%).
Regardez ce joli graphique, puis passons aux constatations. Mais commençons par dire ceci : la Belgique est désormais tombée dans le travers italien, à savoir l'éparpillement des voix sur un grand nombre de partis qui récoltent pour la plupart moins de 10% des sièges, avec deux partis principaux aux opinions absolument opposées, la N-VA et le PS. Si Bruges est la Venise du Nord, le parlement Belge serait, si on votait aujourd'hui, la version septentrionale du parlement romain ! Avec cette difficulté supplémentaire : l'opposition communautaire. Bref, c'est ingérable.
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samedi, 26 mars 2011
Le Voorpost sera entre Tubize et Flobecq (my guess)
En suivant les horaires des bus affrétés par le Voorpost pour la marche de demain, on peut penser qu'ils n'iront pas embêter les Tournaisiens, ni l'ouest du Hainaut. Le(s) bu(s) qui partent de Flandre orientale et occidentale démarrent bien plus tôt que ceux du Brabant flamand ou d'Anvers. Si le Voorpost voulait se promener à Commines, ce serait évidemment l'inverse. Tous les bus se retrouvent sur un parking à Ruisbroeck, qui donne sur la E19. C'est de là qu'ils partent en fin de matinée vers la ou les communes où ils iront marcher. Je doute qu'ils nous fassent le coup de le faire dans les communes à facilités de la Périphérie bruxelloise (ou flamande). On pourrait penser à Waterloo, mais ils y sont déjà allés par deux fois. Les promeneurs aiment changer de destination.
C'est donc plutôt dans le Hainaut de l'Est que nos flamingants radicaux manifesteront. Le départ à Ruisbroeck, directement connecté à l'Autoroute Bruxelles/Hal/Lille qui longe commodément la "frontière linguistique" indique plutôt que les villes les plus faciles à atteindre seraient Enghien et les communes "volées" environnantes. De Tubize à Lessines, on devrait brûler. Au pire, je pense qu'ils pousseraient jusqu'à Flobecq, symbolique s'il en est puisqu'elle était bourgmestrée par le ministre-président wallon Rudy Demotte jusqu'il y a peu. Toutefois, le point de rassemblement à Ruisbroeck est alors peu pratique. Mais bien sûr, d'une troupe aussi bien organisée que le Voorpost, on peut s'attendre à tout.
Que chacun reste parfaitement zen, cette promenade ne regarde que le Voorpost et éventuellement la police. Le meilleur moyen de répondre à la provocation, c'est de ne pas y répondre. Même pas gentiment.
13:26 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (146) | Envoyer cette note |
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jeudi, 24 mars 2011
La Belgique coulée par les affaires coulantes.
Sur Terzake, Inge Vervotte nous permet enfin de comprendre la raison d'être du gouvernement en affaires courantes et pourquoi il travaille "bien". En gros, elle lève le voile sur le mystère du "successful failed country". Le gouvernement en affaires courante a un rôle précis : il est là pour donner le temps nécessaires aux partis flamands à obtenir une grande réforme de l'État, ou plutôt, à donner vie aux résolutions votées unilatéralement par le Parlement Flamand en 1999.
En d'autres termes, deux partis néerlandophones ont pris l'État doublement en otage. D'abord, en suspendant l'arrivée d'un gouvernement "réel" à la signature préalable d'un éventuel accord. Ensuite — pour rendre cette période supportable pour le pays — en donnant à d'Yves Leterme la charge d'utiliser le concept d'affaires courantes le plus judicieusement possible pour que le temps ne soit pas un problème ; chacun sait que les réformes précédentes ont pris dix ans voire plus, cette fois, le pari est d'y arriver en cinq ou six ans, les quatre premières étant passées.
Cela explique pourquoi Jean-Luc Dehaene a annoncé que les affaires courantes pourraient encore durer 500 jours s'il le faut, une déclaration hallucinante, mais dont le sens est désormais très clair. Le CD&V n'est pas prêt à faire couler le bateau économique, mais il s'autorise à l'immobiliser pendant que les autres pays, nos amis et concurrents avancent. Les deux partis fonctionnaient jusqu'ici en symbiose : le CD&V se chargeait de verrouiller le nogov pendant que la N-VA s'assurait qu'on reste bien radical et qu'on reste bien rigide dans ses exigences face aux francophones. Chacun dans son rôle : le CD&V dans une résistance raisonnable maintient l'outil en état. La N-VA dans une résistance jusqu'au boutiste tire "les Francophones" vers le Graal flamand, un confédéralisme qui pourrait, un jour, se muter en indépendance.
C'est une adaptation géniale du concept de Bart Maddens (ne pas négocier, mais laisser la francophonie et Bruxelles se paupériser jusqu'au moment où ils demanderont grâce). Car pendant que rien ne se passe et que rien ne se décide, Bruxelles s'affaiblit, les communes à facilités se voient imposer des Lois de plus en plus rigoureuses, la Wallonie ne se refinance pas plus qu'il ne faut et cerise sur le gâteau, on avance les petits chevaux flamands dans l'administration et l'armée. Vous voulez une direction de l'armée moins flamande ? Dites oui à tout, et on pourra en parler. Vous voulez refinancer Bruxelles ? Dites oui à tout, et on pourra faire quelque chose (mais pas trop quand même). Vous voulez qu'on relâche la pression sur les communes à facilités ? Lâchez BHV une fois pour toutes et on vous donnera une cacahuète, mais ce sera bien tout.
Ce n'est donc pas la N-VA qui bloque la Belgique, c'est encore et toujours le CD&V, mais de façon intelligente. On ne bloque pas tout. On bloque surtout Bruxelles, tout en s'assurant par une gestion minimale que la population et la performance de la région flamande ne soient pas touchées. Autrement dit, on prend le pays doublement en otage pour obtenir une révision de la Constitution qui ne peut intéresser les Francophones, surtout pas les Bruxellois. On le prend une fois en otage en conditionnant son gouvernement à l'acceptation des seules conditions imposées par 60 % de 60 % de ses habitants (les électeurs du CD&V, de la N-VA, du VB et de LDD), on le prend une seconde fois en otage en utiisant même le gouvernement en affaires courantes pour empêcher que cette suspension nationale ne soit trop nocive. Dans 200 jours, on verra ce qu'il en sera de la "résistance" francophone. Sans compter le spectre des élections, qui signifieraient probablement la fin du pays. On l'agite à la N-VA, mais sans blague, qui peut être sûr qu'une telle perspective aura une majorité au parlement, sachant qu'à peut près tous les autres partis ont dit qu'ils n'en voudraient pas ?
Alors, pourquoi cette grosse dispute aujourd'hui entre la N-VA et le CD&V, ce clash au parlement, ces cris, ces hurlements sur les bancs nationalistes, en choeur, de la N-VA et du Vlaams Belang ? Parce que Leterme dérape. Il sort trop des affaires courantes. Et surtout, il s'est mis dans la tête de faire un budget sans la N-VA. La raison est simple : il sait qu'il est impossible d'établir un budget satisfaisant à la fois le PS, le CDH et Bart De Wever. Il n'a pas le choix. Dans son rôle de garder l'outil fonctionnel, il doit garder la N-VA à l'écart. Mais De Wever ne l'admet pas. Et il peut y avoir deux raison à ça : soit il est dans sa stratégie à lui et utilise le CD&V et les affaires courantes dans le seul dessein d'aller rapidement au bout de sa logique d'indépendance. Soit, au contraire, il est toujours d'accord avec la double stratégie, mais il y a mésentente sur le point d'affaires courantes à ne pas dépasser, et il le fait savoir. D'où un clash qui ne concerne que le CD&V et la N-VA. Parce qu'il s'agit d'un désaccord sur une stratégie commune peut-être préétablie.
On notera qu'aujourd'hui, sur les bancs de la Chambre, il y avait une unanimité de discours entre le Vlaams Belang et la N-VA. Tous ensemble, contre le CD&V. Était-ce une manière pour la N-VA, qui veut la fin du cordon sanitaire, de dire à Leterme : attention, vous n'êtes pas les seuls nationalistes avec qui nous pouvons nous entendre ? Ou le Stratego groep joue-t-il aussi habilement la carte Vlaams Belang, parti mis sous contrôle de la N-VA depuis l'affaire Morel, et dont plusieurs élus locaux sont passés avec une facilité déconcertante dans le camp De Wever, avec l'aide externe de Frank Vanhecke ? On le saura plus tard, trop tard probablement.
Mais que peut-on dire aux partis francophones ? Sinon qu'ils sont en train de se faire rouler dans la farine sur toute la ligne ? Un signe : le reproche fait par les ténors N-VA est simple : en ne jouant pas le jeu comme il le faudrait, le CD&V rompt le front flamand, et donne des points aux "Francophones". Finalement, Leterme a rendu à De Wever dans De Standaard la leçon que celui-ci a voulu lui donner dans une émission lifestyle. Et ça n'a pas plu. Mais c'est un crêpage de chignon entre frères, avec le cousin Vlaams Belang brandi en réserve (très peu) potentielle. Rien de très définitif parce qu'en tout état de cause, les intérêts des deux partis sont les mêmes. Et ce ne sont pas les intérêts des Francophones.
Ce sont en définitive les petits soubresauts d'une lutte pour la disparition de la Belgique que nous connaissons. Un coup d'État lent et non-violent. Bien plus complexe et fatigant à réaliser que le même en version brutale. Rien de bien nocif. Allons, ne vous en faites pas, la Flandre avance. Et Bruxelles ? Et la Wallonie ? Elles attendent d'avoir compris que la Belgique n'est plus un pays. C'est depuis un bon moment déjà un simple outil. À destination de la Flandre. La question n'est plus de savoir si on veut sa fin, cette question est dépassée. Mais de savoir ce qu'on fait après.
Mais évidemment, je peux me tromper. Après plus de 300 jours sans gouvernement, j'en doute cependant de moins en moins.
22:09 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (95) | Envoyer cette note |
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mercredi, 23 mars 2011
Le pseudo-pays des pseudo-affaires courantes.
Patatras ! Johan Vande Lanotte vient d’inventer un nouveau concept constitutionnel : le gouvernement est «en fait» en «pseudo-affaires courantes». Comment mieux avouer que le pays est sorti des rails de son fondement démocratique ? Des pseudo-affaires courantes, ça n’est écrit nulle part dans la Constitution. Ça n’existe pas. Ou on a un gouvernement, ou il est en affaires courantes. Être entre les deux démontre qu’on est dans un flou artistique, que la Belgique a totalement perdu le sens de l’État de droit. La faute à qui ? Originellement, à Herman Van Rompuy semble-t-il, puisqu’il aurait été le premier à inciter à ne jamais entrer dans un gouvernement sans garantie de l’adoption par la Belgique des résolutions flamandes (illégales : le Parlement flamand n’est pas habilité à voter des résolutions) de 1999. Et ça arrange qui, ça ? Ceux qui veulent que la nation explose (VB) ou s’évapore (N-VA).
15:04 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note |
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dimanche, 20 mars 2011
La Belgique a (enfin) un gouvernement.
Ce n'est pas une blague, c'est un constat. Un gouvernement en affaires courantes ne peut régler que les affaires internes urgentes. Déjà, conclure un budget touchant à des choses aussi durables que les pensions revenait à sortir des affaires courantes, puisque c'est un acte typiquement gouvernemental. Mais ce qui me convainc que nous avons bien un gouvernement digne de ce nom, c'est notre entrée en guerre contre la Libye Ce n'est pas une affaire intérieure. Elle ne revêt de caractère d'urgence qu'en vertu des démocrates libyens, qui ne sont de toute évidence pas des résidents ou des citoyens belges. Or, Pieter De Crem lui-même a bien déclaré que la Belgique venait d'entrer en guerre contre la Libye. C'est donc bien que, par la force des choses, nous ne pouvons plus considérer le gouvernement Leterme comme un gouvernement en affaires courantes. Ce serait parfaitement inconstitutionnel, parce s'il y a bien une chose pour laquelle le gouvernement doit pouvoir être mis face à ses responsabilités, par exemple par une motion de défiance l'amenant éventuellement à la démission, c'est une guerre contre un pays étranger.
CQFD : la Belgique a, depuis vendredi, un gouvernement. Arrêtez le compteur, les négociations, le temps perdu. La Belgique est si dirigée qu'elle peut même entrer en guerre ! Place donc à Leterme III.
17:13 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (106) | Envoyer cette note |
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vendredi, 18 mars 2011
«English rats, roll up your mats» (A letter to David Cameron)
Dear British Prime Minister,
Yesterday, you welcomed Mister Bart De Wever at 10 Downing street. I hope you realize what you did. It was selling Belgium by the pound. Or maybe, did you just listen too much to morons who insured you that the N-VA was simply a right-wing party, like yours ? Or were you blinded by the obsession that people who «think like you» economically are your «natural family», whatever they say and do on other matters ?
19:42 Publié dans Humeurs d'Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (109) | Envoyer cette note |
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jeudi, 17 mars 2011
Brüxsels ist not in Flandres
A new web site promoted by the Flemish government http://theplaceto.be includes Brussels in the list of Flemish cities. Brussels is a federal region and is not part of Flanders (nor a part of Wallonia). Brussels is an urban region, officially bilingual French-Dutch, with French as lingua franca, and a duly protected minority of Dutch-speaking Brussels citizens, technically non-flemish. English is also very often used in professional and public contacts. Brussels has a mixed cultural history, partially flemish, but this does not make it a part of the Flanders Region. The flemish-nationalist minister of tourism of Flanders fights for an independant Flanders with Brussels its capital. To make this acceptable for the international community, Flanders systematically includes Brussels in its communication. Do not let this false nationalistic concept invade your mind. So, if you visit this flemish touristic web site, please note that (and tell your friends and relatives) :
Chan eil Bhruisseil anns Flainders,
chan eil Bhruisseil aon flaimingh
baile-mor
Brussels is not in Flanders.
Brussels is not a Flemish city.
Brussel ligt niet in Vlaanderen.
Brussel is geen Vlaamse stad.
Brüssel liegt nicht in Flandern.
Brüssel ist keine flämische Stadt.
Bruxelles n'est pas en Flandre.
Bruxelles n'est pas une ville flamande.
ブリュッセルはフランダ
ースにありません
Brusel n'eo ket e bro Flandrez.
Brusel n'eo ket eun kêr flamank.
Bruselo ne estas en Flandrio.
Bruselo ne estas flandra urbo.
Bréissel as net a Flanderen.
Bréissel as keng flammennesch Staadt.
Brusselnestukh vlonderen ?
wapaïsdeh ghaïna ! Dagô nâ
niwozanzeikerh ! Endazûk nifloms,
zenneh. Jommo nagommenegangh !
Eh pélon, Brussal ca n'é nîn
en Fland', siss.
Eh choutez bîn : Brussal è co
moinnse one vil' flamînde.
Mijââr.
Brussels 'oH ghobe' Daq Flanders.
Brussel es zeiker ni in Vlôndere.
Brussel es ginne ville flamande.
Bruselas no està en Flandes.
Bruselas no es una ciudad flamenca.
Brussèle n'est nin one ville.
do payis flamind.
Briuselis néra Flandrijoje.
Briuselis néra Flamingo miestas.
Bruxelles non è nelle Fiandre.
Bruxelles non è una città fiamminga.
بروكسل ليست في فلاندرز
. بروكسل ليستا دينة هولندية
בריסל היא לא באזור הפלמי
. בריסל היא לא עיר פלמית
Bruxelas não é em Flandres.
Bruxelas não é uma cidade flamenga.
Broossels is nut in Flunders.
Broossels is nut a Flemeesh ceety
börk börk börk (swedish chef)
Brussèl ça ne sait pas être en Flandre
Brussèl ça n'est pas une fois
une ville flamande.
Οι Βρυξέλλες δεν είναι στη Φλάνδρα
Bryssel är inte i Flandern.
Bryssel är inte flamländskspråkiga
Брюссель не во Фландрии.
Брюссель не является
фламандским городом
Bruksela to nie we Flandrii.
Bruksela nie jest flamandzki
Brüszelzk eszt nietzk in Vlanderska,
Brüszelzk eszt ginnska Vlamszkaya stadzsj
(Eih Benek, eih blavek).
Bruxelles pa ena lor la Flandre.
Bruxelles pa éne lavil flamande.
Bryssel er ikke i Flandern.
Bryssel er ikke en flamske by.
布鲁塞尔不在法兰德斯。
布鲁塞尔不是法兰德斯的城市。
Брюксел не е във Фландрия. Брюксел не е
фламандски град.
Brussèle, çi n'è nin one ville flaminde
Bruxelles nije u Flandriji.
Bruxelles nije flamanski grad.
Brüksel Flandrada ve Flaman bir şehir değildir.
(French Eurocrat) : "Le quartier européen
n'est pas en Flandre"
CAPITO, GODVERDOMME ?
(Pardon pour les fautes d'orthographe et de grammaire. Niemand is perfekt. Many thanks to all the absolutely monolingual French-speaking readers who gave me additional languages — Chinese, Japanese, Russian, Letzebuergisch, Walloon, Scottish Gaelic, Breton, Syldavian, Danish, Swedish, Greek, Muppet-showish Swedich, Klingon, Jivaro, … , etc.)
Note : added the fact that Brussels is officially bilingual French-Dutch, as suggested by Franck Pastor.
17:51 Publié dans Rhumeurs | Lien permanent | Commentaires (158) | Envoyer cette note |
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mercredi, 16 mars 2011
Du café du commerce à l’institut de sociologie.
De Standaard s’est empressé de titrer : «Le gouffre entre Flamands et Wallons plus profond que l’on croyait». La Libre : «Les vrais problèmes sont culturels», la RTBF : «L’union fait… la différence». Trois titres sur base d’une étude sociologique des professeurs Mark Elchardus de la VUB et Olivier Servais de l’UCL. Trois titres qui à eux seuls méritent une étude sociologique à leur tour. À partir des mêmes données, De Standaard semble conforter la théorie de Bart De Wever de deux cultures coexistantes, éloignées, impossibles à réconcilier. La RTBF suggère que les différences ne sont pas incompatibles avec l’union, même si la conclusion de Philippe Walkowiak, «la Belgique n’a plus de projet commun» semble suggérer le contraire. La Libre Belgique prend position. C’est le tout au culturel. En gros, battez votre coulpe, peuples qui vous éloignâtes, et construisez des ponts pour que tout aille bien. À lire nos deux profs au travers du prisme médiatique, la «scission belge» ne serait en tout cas pas politique. Ni médiatique. Les Belges seraient-ils donc tous des saucissonneurs-nés ? Ou confond-on désormais deux choses qui n’ont que peu en commun, la culture et la politique ?
18:52 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (93) | Envoyer cette note |
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mardi, 15 mars 2011
Nucléaire : rien à signaler
La RTBF diffuse ce soir à 20h15 des extraits du documentaire Nucléaire : RAS (rien à signaler) d'Alain de Halleux. Ce documentaire, que j'ai vu, témoigne — et c'est rarissime — d'une situation proprement atterrante dans le microcosme des travailleurs du nucléaire, ceux qui entretiennent les centrales, notamment. Ce film, que j'ai pu voir il y a quelques mois, doit être vu avant de prendre position sur la question. Il montre à quel point les "impératifs économiques" pèsent sur la sécurité des centrales. Si la situation au Japon réveille aujourd'hui certains débats, et particulièrement celui du nucléaire, c'est bien parce qu'en l'absence de catastrophe, ceux-ci sont généralement mis de côté, les antinucléaires présentés comme des idéalistes à la barbe fleurie, et le thème réservé aux "gens sérieux". Mais justement, Alain de Halleux est quelqu'un de très sérieux : c'est un ingénieur nucléaire, devenu réalisateur. Il sait filmer, et il sait de quoi il parle. Mieux que les politiciens arc-boutés sur des idéologies ou des partis(-pris), il va au fond de la question, il présente une vision pragmatique, quotidienne du problème. Celle qu'il faut connaître avant d'en parler. Avec effroi.
Parce que ce que montre le drame japonais, c'est que — quelles que soient les certitudes des scientifiques, les marges de sécurité ou les assurances données par le monde médiatico-politique (malgré les résistances au sein de ce monde) — la qualité d'une chaîne dépend toujours de la qualité de son maillon le plus faible. Au Japon, c'était la résistance sismique. En Europe, c'est peut-être la gestion du personnel. Les discours des ingénieurs, des scientifiques engagés dans l'industrie seront toujours rassurants. C'est là que le bât blesse. On fera toujours appel, en télévision, aux experts, qui seront souvent des gens convaincus, puisqu'employés d'une manière ou d'une autre par l'industrie électrique. Ils sont juge et partie. Face à eux, les écologistes, les Greenpeace feront toujours figure de rigolos excités, qu'ils aient raison ou non. Il faut alors qu'une catastrophe survienne — malheureusement — pour contrebalancer cette inégalité dialectique. Ce fut le cas pour quelques catastrophes ferroviaires qui ont fait avancer, mais trop tard, la sécurité. Loin des auditoires, des studios, des expertises, des certitudes scientifiques, il y a le réel. Les choses arrivent. Fukushima nous le rappelle. C'est un rappel qu'il faut prendre à la lettre. Si nous ne nous posons pas sérieusement la question aujourd'hui, nous ne nous la poserons jamais.
17:59 Publié dans Rhumeurs | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note |
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