jeudi, 11 mars 2010
FNAC : Déjà finie la promo !
Voilà comment vont les choses. Hier, sur le site de la FNAC, on annonçait une ristourne de 10% en néerlandais et de 5% en français. N'écoutant que ma propension à voir le mal partout, j'écrivis une bafouille avec un peu d'humour piquant, sachant quand même que les livres promus sur un site (NL) et sur l'autre (FR) n'étaient pas les mêmes. Néanmoins, la méthode était étonnante. Un internaute conscient de ses droits, écrivit donc à la FNAC. Elle aurait pu répondre : « Nous comprenons que cette différence semble discriminatoire, mais comprenez que les marges ne sont pas du tout les mêmes sur les livres néerlandophones et les livres francophones ». Reconnaissons que la culture dans ce pays étant totalement communautarisée, la FNAC a le mérite d'être une des rares librairies où l'on trouve des ouvrages dans les deux langues, et que dès lors, l'entreprise doit concurrencer des marchés totalement différent en français et en néerlandais.
Mais non. La réponse fut moins explicative. Il s'agit évidemment d'une erreur :
« Là où vous voyez une discrimination linguistique il n’y a, en fait, qu’une erreur d’encodage qui a été rectifiée quelques instants après qu’elle fut publiée. Nous sommes certains que votre indignation sera apaisée par notre mea-culpa pour cette faute de frappe totalement non intentionnelle. »
Et comme toujours, les explications trop simples posent des tas de problèmes. Si l'erreur d'encodage a été rectifiée « quelques instants après qu'elle fut publiée », pourquoi est-elle restée en ligne au moins toute l'après-midi d'hier (je l'ai montrée à plusieurs personnes sur plusieurs ordinateurs) ? Et si elle a été rectifiée, on peut supposer que les deux promotions se seront égalisées ? Tous à 5% ou tous à 10% ? Mais non ! Désormais, c'est fini. Plus de pourcentage. Le vide sidéral. Plus de promo. Nada. Nothing. Rien. Comme on peut le voir désormais : 
au-dessus la promo d'hier. En-dessous, la non-promo d'aujourd'hui.
Du coup on commence à se poser des questions qu'on ne se posait pas : y aurait-il véritablement eu un caractère discriminatoire dans la promo ? La FNAC a-t-elle trouvé compliqué d'expliquer une situation différenciée sur le marché entre Nord et Sud, et préféré prétendre à une soi-disant faute de frappe ? Ou encore, a-t-elle compris que l'impression donnée par deux chiffres différents était assez mauvaise ? Ou a-t-on réellement fait une faute de frappe ? C'est vrai que le chiffre 5, sur le clavier, est juste à-côté du chiffre 10 ! Si, si ! Je vous jure ! Sur les claviers QWAZERTY.
15:11 Publié dans Humeurs chroniques | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note |
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mercredi, 10 mars 2010
FNAC : Et pour les Flamands pas la même chose…
14:21 | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note |
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lundi, 08 mars 2010
Freya ou le social-flamingantisme.
La jolie Freya Van Den Bossche est la ministre flamande de l'Habitat (entre autres). Elle est socialiste. A Vilvoorde, on vendait une douzaine de maisons sociales (à bas prix). L'une des conditions pour y avoir droit était de réussir un examen de néerlandais, que le conjoint éventuel devait réussir aussi (ach! on ne fa guand même bas ze mélancher afek tes édranchers* !) Un Flamand épousant une jeune Italienne, une Anglaise ou une Belge francophone n'y aurait pas eu droit. L'inspection du logement flamand a donc réagi, au bout de plusieurs années, en qualifiant le règlement de discriminatoire et demandant sa suppression, montrant ainsi qu'il y a encore des fonctionnaires courageux et respectables en Flandre. La commune a protesté auprès de la ministre : « on nous empêche de discriminer, godverdomme », a dit le bourgmestre, successeur de M. De Haene. Freya Van Den Bossche, qui est socialiste, a tranché : la commune ne peut pas exiger un examen. Ouf ! Freya serait-elle sincèrement socialiste ? Voire : au lieu de l'examen, elle impose 240 heures de cours de néerlandais à tout non-néerlandophone qui souhaiterait acheter l'une de ces maisons. C'est du reste déjà la même obligation imposée par le Wooncode (voté notamment par les socialistes flamands) dans toute la Flandre sans facilités. Discrimination oblige. Ah oui. Je crois avoir oublié de préciser que Freya Van Den Bossche était socialiste !
En réalité, Vilvoorde s'apprête à vendre l'an prochain plus de 200 (deux cents, twee honderd) maisons à un prix très bas de préférence sur base d'un examen linguistique, et au mieux en imposant deux ans de cours hebdomadaires aux candidats et/ou à leur conjoint, pour s'assurer que celles-ci aillent, selon le bourgmestre, à des gens « de la région ». Ceci implique que pour Vilvoorde, les très nombreux Francophones qui y habitent depuis parfois plus de 60 ans, ne sont pas « de la région ». L'ampleur des ventes de l'an prochain (plus de 200 maisons) montre qu'il ne s'agit pas de logements sociaux, mais bien de maisons offertes par la commune à prix avantageux, à condition de parler, ou d'apprendre activement le néerlandais. Un Francophone ou un expat est de moins en mois égal à un Néerlandophone en périphérie bruxelloise. Et c'est cette fois grâce à une… dites-le avec moi : socialiste !
01:31 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note |
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