samedi, 27 février 2010
A paraître bientôt
Pour savoir ce qui va paraître incessamment, il faut acheter le Télépro de cette semaine et le JV Magazine de ce bimestre. Sus aux librairies !
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jeudi, 25 février 2010
Verhofstadt. Président européen des idées.
Guy Verhofstadt a écrit un brillant plaidoyer contre les dérives identitaires, dans Le Soir et De Standaard. Il a fait fort, comme il se doit, en affirmant que le stade ultime de l'identitaire, c'était Auschwitz. Il fallait du courage pour le dire — atroce constat ! C'est donc un des rares politiciens d'envergure aujourd'hui en Europe, et peut-être le seul belge. Il apporte des idées au débat, il ose appeler un chat un chat, et il tient tête à rien de moins que la force de frappe par excellence : la pensée unique sarkozienne. Guy Verhofstadt est un libéral qui ose tancer les libéraux égarés dans l'identité, et les coince au point que la réponse doit venir d'un (ex-) socialiste, Bernard Kouchner, pas gêné une seconde de la dérive puante que le débat a pris sous la direction d'un autre (ex-) socialiste, Eric Besson, sorte de Poujade new-look en devenir. Pourtant, Kouchner, qui a pas mal œuvré pour la paix au Kosovo, devrait le savoir mieux que ça, que l'identitaire poussé au paroxysme mène à Auschwitz.
Guy Verhofstad a toutefois commis une erreur. Il a oublié que quand on critique l'autre, il faut d'abord être propre sur soi. Et la région qui l'a élu est loin de l'être. Mais avait-il le moindre choix ? Non. Bart De Wever et Eric Van Rompuy sont là pour défendre coûte que coûte l'identité nationale. Et vous savez quoi ? Ils sont fâchés !
18:06 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (125) | Envoyer cette note |
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L'enseignement néerlandophone : la preuve par l'absurde.
L'enseignement flamand à Bruxelles est confronté à une drôle d'évolution. Alors qu'il était l'un des fers de lance de l'antifrancisation (ou de la reflamandisation) de la capitale, il se retrouve aujourd'hui coincé entre identité et promotion linguistique : des parents néerlandophones d'entants de primaire ne trouvent déjà plus de place pour leurs enfants dans ces écoles, alors que plus de la moitié des enfants qui les fréquentent ne parlent pas néerlandais à la maison. Du coup, le discours identitaire revient, avec une étrange question : faut-il donner la priorité aux « vrais Flamands » dans l'enseignement néerlandophone de Bruxelles. Et un cri étouffant, dans le standaard, où un article défendant une mère de famille flamande qui ne trouve pas école pour son petit enfant est titré « ils veulent nous foutre dehors ». Ils, c'est moi, c'est toi, c'est nous, c'est tout ce qui n'est pas néerlandophone à Bruxelles.
Paradoxe délirant, mais effet de la bêtise, non, de la stupidité de l'identitaire (pour paraphraser Bart de Wever) et du nationalisme : la Flandre veut promouvoir le néerlandais, et y a tellement bien réussi que les enfants flamands n'arrivent plus à trouver une place dans « leurs » écoles ! D'où un discours étrange du socialiste flamand Pascal Smet qui fait passer Bruxelles pour une vile islmaique à la télévision flamande :
« Bruxelles est une ville où l'environnement linguisitque est français, une ville où beaucoup d'enfants parlent marocain ou turc à la maison, qui ont malgré tout le français pour seconde langue, et ensuite le néerlandais comme troisième langue, et donc, on ne peut pas vouloir que tous ces enfants puissent s'adresser à l'enseignement flamand? C'est quand même arrivé assez loin, puisque les parents néerlandophones ne réussissent pas à inscrire leurs enfants dans l'enseignement néerlandophone dans une école de proximité. Je trouve qu'on ne peut pas accepter ça ». C'est donc bien que ce socialiste préconise une préférence dans l'école flamande aux enfants « de souche » flamande ? Aujourd'hui déjà, 45 % des places sont réservées aux enfants de langue maternelle néerlandaise.
Quant à Jean-Luc Vanraes, membre de l'Open VLD (libéral) et ministre bruxellois, il a une étrange vision de « sa » ville : « Autrefois, il y avait ici [à Bruxelles] des Néerlandophones et des Francophones. Aujourd'hui, plus de 50 pourcent des habitants parlent à la maison une autre langue que le néerlandais et le français. » Il a dû confondre : il y a quatre ans, une étude de la VUB relevait 68 % de personnes de langue maternelle française et 12 % de lanugue néerlandaise (y compris les membres de familles mixtes) Si je compte bien, ça nous fait 80 % et pas 50. Drôle de portrait que ces politiciens proposent là, une fois encore, à la presse flamande !
11:49 Publié dans Rhumeurs | Lien permanent | Commentaires (96) | Envoyer cette note |
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