mardi, 19 janvier 2010

Daerden flamand.

Yves Desmet se trompe décidément quelquefois de combat et de cible. Dans son édito d'aujourd'hui, il écrit « Jusqu'ici, la réprobation principalement flamande sur la performance clownesque de Michel Daerden avait été recouverte dans le Sud par un manteau communautaire d'amour (?). Ce qui provoquait la stupéfaction en Flandre était présenté par la presse francophone comme la énième campagne de moquerie anti-wallonne par une presse flamande qui s'ingénierait à se mettre chaque matin un politicien wallon sous la dent. » Il se félicite ensuite que la justice ayant pris le dossier du révisorat d'entreprise Daerden en main, tout à coup, la presse francophone doive bien reconnaître que Daerden, c'est pas ça. Et ce faisant, il montre qu'il n'a rien compris, ni au cas Daerden, ni à la presse francophone.

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dimanche, 17 janvier 2010

Francis Delpérée dans le Vendredi de Votez pour Moi.

J'ai eu le bonheur de prêter ma plume au constitutionnaliste Francis Delpérée, sénateur CDH, qui s'est révélé plus fin comédien que certains ne le pensent. Voici donc le duo Lamy - Delpérée, comme dit Pascal Vrebos : « avec la plume de Marcel Sel ».

La VRT au choix : nationaliste ou flamingante.

La VRT ayant perdu son leader, il est déjà établi que son remplaçant sera issu, soit des rangs de la très nationaliste N-VA (qui calque désormais sa stratégie sur la doctrine quasi-raciale de Maddens qui consiste à « affamer » les Francophones), soit du très épars CD&V, au programme si large — entre le fédéralisme de coopération d'Yves Leterme et la révolution copernicienne de Kris Peeters — qu'il est plus rapide d'énumérer ce qu'il ne contient pas (en l'occurrence le droit des minorités), que ce qu'il contient (en néerlandais, on dit : van alles en nog wat : de tout et encore quelque chose de plus). Et il apparaît que le CD&V a avancé son pion. Et lequel ! C'est presque pire que s'il s'agissait d'un N-VA. L'homme que le parti centriste-décentaliste-centrifugiste met en avant pour diriger la télévision et la radio publiques flamandes, c'est Luc Van Den Brande. Celui-là même qui a fait voter les cinq résolutions ultraflamandes en 1999. Qui a dénié officiellement le droit de la minorité francophone de Flandre. Qui exigea l'annexion de Bruxelles. Bref, l'architecte du flamingantisme institutionnel moderne, qui menace aujourd'hui la pérennité de la Belgique. Opposé comme il est aux facilités, résolu comme il est à amplifier les discriminations envers les Francophones, on ne doute pas que ce choix délirant permettra à la Flandre de s'offrir encore de grands moments de francophobie sur sa chaîne publique.

Note : Luc Van Den Brande avait été évincé de la présidence du Conseil de l'Europe, probablement en raison de certaines de ses déclarations en opposition totale aux principes des droits de l'homme.

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