mercredi, 30 juin 2010

Bart de Wouf

Image 65.pngLa soirée électorale, un programme de niche

Chronique parue dans Télépro le 10 juin 2010.

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Liane Folie

Image 65.png Sur Club RTL, la jungle sort du bois !

Chronique parue dans Télépro le 3 juin 2010.

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lundi, 28 juin 2010

Le nazisme fascine la N-VA et la presse belge n'en a rien à cirer.

Après Minneke De Ridder(N-VA) et les affiches nazies dans une vidéo sur son site (voir mon article d'hier), c'est au tour de Brecht Arnaert (N-VA aussi) de nous expliquer ce qu'il faisait (ou prévoyait de faire) à la conférence donnée le 19 octobre 2009 par Oswald van Ooteghem, ex- Untersturmführer SS flamand et ex-sénateur de la Volksunie, sous le titre «Mon temps au Front de l'Est» et organisée par le KVHV (mouvement de jeunesse proche de l'extrême-droite qui manifeste régulièrement avec les néo-nazis de la NSV). On suppose que le papy ne leur a pas raconté les pogroms, l'assassinat de près de 2 millions de soldats russes prisonniers laissés sans eau ni nourriture, les villageois brûlés dans les églises. Neen ! Oswald, c'est plus le genre à dire des Waffen SS dont il faisait partie : «Ils allaient se battre pour la Flandre et continuer à se battre pour préserver l'Europe du rouleau compresseur bolchévique. Nos combattants du front de l'est n'ont pas à être honteux… leur combat fait partie de ceux du mouvement de libération flamand.» (du moins, c'est ce qu'il en disait dans les années 80).

Mais après tout, pourquoi pas ? Ecouter ce qu'un SS peut nous raconter sur la Campagne de Russie, c'est indispensable à la Vlaamse Kultuur apparemment. Mais décidément, les collabos et les SS, ça intéresse beaucoup les membres de la N-VA, non ? Vous trouvez ça bizarre pour un parti si démocrate ? Car Brecht Arnaert est collaborateur de la fraction N-VA à la chambre où il s'occupe notamment de la… défense.

Parmi les autres invités à l'événement, on avait aussi Bert Dermaut, membre du comité de direction des Jeunes N-VA à l'Université de Gand, et des gens comme Geert Neirynck, secrétaire régional Vlaams Belang au Parlement flamand et conseiller Vlaams Belang à Lovendegem, ou encore Bert Deckers, député provincial d'Anvers pour le Vlaams Belang qui affiche tranquillement la croix celtique sur son site. Les conférences du KVHV et de la NSV sont décidément des points de rencontre bien sympathiques entre les néo-nazis et la  N-VA formidablement démocrate quoiqu'un tantinet francophobe. Partout en Europe, de tels liens provoqueraient un scandale, une enquète de fond, quant à la conférence de Bart De Wever chez les néo-nazis de la NSV, en France, ça vaudrait la Une du Monde, en Allemagne, du Welt, au Royaume Uni, du Times. En Belgique, il ne faut pas trop en parler. Pas en vingtième page du Soir. Même pas en cinquantième page de La Libre. Rendez-vous compte ! Oser relever la fascination du premier parti de Flandre pour le nazisme ! On ne va quand même pas faire ça ? Allez. Cachez ces nazis que je ne saurais voir ! Et félicitons ceux qui votent pour eux et qui deviennent premier homme politique de Belgique avec cet électorat-là !

Bon. Je m'énerve pour rien : sur sa page Facebook, Brecht Arnaert a des amis comme Luckas Vander Taelen, député Groen!

Image 53.pngDites, on fait comment pour changer de pays ?

Dead calm (le calme avant la tempête)

Le Ring de Michel Field sur LCI, auquel il a bien voulu me convier en tant qu’auteur de Walen Buiten («Valène Bouitant» en France, donc…) a surtout montré à quel point la perception de la Question belge — comme certains appellent déjà notre crise outre Quévrain(1) — change dès qu’on entre en France. Si, en Belgique, le syndrome de Stockholm nous amène à nous demander si, en effet, les Wallons et les Bruxellois ne seraient pas inconsciemment d’horribles impérialistes qui empêchent les pauvres Flamands opprimés de vivre normalement, en France, quand Luc Van Der Kelen (Het Laatste Nieuws) compare «les Francophones», ou même «les Bruxellois» à de (méchants ?) Israéliens qui coloniseraient la (gentille ?) «Flandre-Palestine», il heurte tout le monde, et de front ! Vers la fin du débat, j’ai précisé à sa décharge : «Luc Van Der Kelen est un modéré». Qu’avais-je dit là ! En sortant du studio, quelqu’un m’a glissé : «si c’est ça, un modéré, votre pays est fichu !» C’est probablement vrai. Toujours est-il qu’en Belgique, on m’aurait dit : «mais oué hein, c’est un modéré, ket ! Avec lui, tu sais discuter !» Et comme je suis belge, donc adepte de la Méthode Coué, et que Luc est un monsieur sympathique, je l’ai retrouvé à la Gare du Nord et on a papoté pendant une demi-heure. C’est comme ça que j’ai compris que les carottes sont probablement cuites, mais que personne n’ose se l’avouer…

(Ce texte est également disponible en PDF ici )

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dimanche, 27 juin 2010

N-VA et führieusement lionne.

(Mise à jour : une erreur m'avait fait mettre une photo du grand Guido Gezelle — digne défenseur des opprimés et poète de renom — à la place de celle de Cyriel Verschaeve — également curé et poète, mais épouvantablement nazi — , qui se trouvait aussi sur la vidéo présentée sur le site de Minneke De Ridder. Je suis d'autant plus désolé de cette erreur qu'à mon avis, Guido Gezelle se retournerait dans sa tombe s'il savait que des Flamands l'associent aujourd'hui à des monstres comme Staf De Clercq, ou à l'autre curé-poète complice de Génocide nazi Cyriel Verschaeve. Merci à Traveller pour la remarque justifiée.)

Minneke-la-Lionne, c'est Minneke De Ridder. Fraîchement élue à la chambre sur la liste N-VA, elle n'est pas pire que les autres N-VA, pas meilleure, mais son cas est particulièrement utile. Alors que les candidats plus mûrs ont pris la peine d'effacer tout lien entre le parti nationaliste et le (néo-)nazisme, les nouveaux siégeants n'ont pas encore fait cet indispensable nettoyage. En farfouillant sur leurs sites, on peut donc plus facilement tomber sur des vidéos compromettantes, autrement dit, des preuves que le parti de Bart De Wever refuse de couper définitivement ses liens avec le nazisme et la collaboration. Or, que trouve-t-on chez Minneke ? Comme chez beaucoup de membres du Partei, l'adhésion au mouvement indépendantiste raciste VVB/TAK qui scande «rats français, pliez bagages» (mais oui, chers lecteurs, le racisme antifrancophone, c'est un racisme comme tous les autres).

Mais mieux encore, sur son blog, la jeune représentante du peuple n'hésite pas à diffuser une vidéo qui vante l'indépendance flamande sur la chanson «papillon noyé» (verdronken vlinder, de Boudewijn De Groot, chanson dont la catharsis évoque la libération, l'envol), illustrée de portraits de nazis convaincus, comme cette affiche nationale-socialiste et collaborative de Staf Declercq («le Juif doit disparaître, c'est une question de santé publique»)avec les logos du VNV qui ne sont rien d'autres que les équivalents flamands de la croix gammée,

Image 44.png

(Voir aussi l'article original sur le site de Francophone de Bruxelles)

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lundi, 21 juin 2010

Marcel Sel chez Michel Field ce mardi.

Ce mardi 22 juin 2010, je suis invité à l'émission Le Ring de Michel Field sur LCI, la chaîne info de TF1. Seront présents également Luc Van Der Kelen, l'éditorialiste néerlandophone bien connu du Laatste Nieuws, Hugues Beaudouin, correspondant de TF1 à Bruxelles et Jacques Myard, le député UMP qui envisage le rattachement de la Wallonie à la France.

L'émission commence à 17h10 sur LCI.

dimanche, 20 juin 2010

Alors Bart, tu vas les contester ces élections, oui ou merde ?

Ben Weyts est de son propre aveu sur sa propre page actif dans le Mouvement du Peuple flamand, le Vlaamse Volksbeweging, ou VVB. Jan Jambon, autre figure de proue de la N-VA en fut l'un des dirigeants. Bart Maddens écrit régulièrement dans Doorbraak, le magazine de cette organisation fumeuse. Les liens entre la N-VA et le mouvement nationaliste (associé aux racistes du TAK) ne sont donc un secret pour personne.

Or, la VVB vous propose désormais de contester les élections. Après avoir soutenu les bourgmestres inciviques du Brabant flamand, après avoir incité les assesseurs et présidents de bureaux de vote à refuser de remplir leur fonction, c'était logique. Et au fond, c'est formidable ! Les amis de la N-VA qui contestent la victoire de la N-VA, avouez que c'est inespéré. Je propose que nous soutenions cette initiative, et même que nous allions demander à Bart De Wever, au lieu de faire semblant de s'informer pour former un semblant d'hypothétique gouvernement, de soutenir avec ferveur cette action vitale pour notre pays. Allez tous remplir le document de contestation des élections sur le site de haviko. Aidons avec ferveur et entrain les flamingants à faire annuler les élections qu'ils viennent de gagner ! Si les cons volaient….

(Merci aux commentateurs qui m'ont fait remarquer la grosse faute d'orthographe dans le titre ("contestez" au lieu de "contester").

samedi, 19 juin 2010

Les Flamands, une minorité à protéger. (Blague belge).

«Dans une lettre ouverte au journal anglais The Guardian, Jill Evans, président de la faction ALE (Aliance libre européenne) au Parlement européen, souligne que l'importance de la victoire électorale de la N-VA ne peut être sous-estimée par l'Union européenne.» Voilà la présentation sur le site de la N-VA d'un communiqué de presse, ou plutôt d'une carte blanche parue ce 17 juin. Le président présente son alliance comme «incluant des membres du Pays de Galles, d'Écosse, de Flandre, de Catalogne, de Corse et de Lettonie» dont l'objectif est de «faire avancer la cause des nations, régions et minorités désavantagées sans État». C'est là qu'on rigole. Toutes les régions évoquées ci-avant sont minoritaires dans leur pays, sauf… la Flandre. Eh oui ! Une nation dont certaines lois sont un exemple d'oppression contre sa minorité (Wooncode, Circulaire Peeters, Wonen in Eigen Streek, etc.)  est allée se nicher parmi des États demandant à juste titre la liberté et le soutien de leur culture. Les Francophones de Flandre, eux, sont les dindons de cette mauvaise farce. Tout subside leur est formellement interdit, les bibliothèques sont clandestines, l'accès aux centres culturels leur est fermé, ils ne peuvent pas s'exprimer dans leur langue dans les circonstances officielles, des prêtres leur refusent même l'enterrement en français. Ahlàlà, que la N-VA est mal placée, entre Cohn-Bendit et le Partitu di a Nazione Corsa. La bergerie était plutôt sympa. Dommage que le loup y soit !

vendredi, 18 juin 2010

Walen buiten, pour comprendre un peu

Pour ceux qui ne savent rien de BHV, pour ceux qui se demandent où est Linkebeek, pour ceux qui pensent que le CD&V est un parti démocrate jusqu'au bout des ongles, pour ceux qui ne comprennent pas comment on laisse des bourgmestres «trier» leurs habitants dans la plus parfaite illégalité, mon livre Walen Buiten permet de comprendre sans se prendre la tête.Couverture.jpg. D'après l'auteur de la préface, Jean Quatremer, «même un Français peut comprendre, c'est dire… »

Walen Buiten est un essai romancé : d'une part, c'est une enquête scrupuleuse, aux traductions précises, richement documentée, menée, d'autre part, par deux personnages fictifs qui plongent le lecteur, belge ou non, dans une Belgique vécue. C'est un récit vivant, en partie autobiographique, la façon la plus agréable de comprendre enfin pourquoi la Belgique pourrait disparaître. Ce n'est pas tout à fait un roman, mais ça se lit comme un polar, et c'est à la portée de tous ! Le livre explique très clairement pourquoi le pays hoquette, se délite, quelles idéologies sont au pouvoir dans cette guerre des nerfs, et comment les partis traditionnels flamands se sont laissés happer par un nationalisme qui puise ses sources et ses forces les plus vives dans un passé inquiétant. Il rappelle que les partis flamands ont pris le risque de plonger la Nation dans une crise politique aux conséquences imprévisibles, pour obtenir une réforme de l'État, qui revenait à accorder à la Flandre son indépendance, tout en retirant son autonomie à Bruxelles, et en sonnant le glas de la solidarité sociale nationale.

Mais Walen Buiten est aussi une promenade dans Bruxelles, en Flandre, en Wallonie, chez les gens, dans les relations humaines, dans un calme peut-être précaire, mais réel, comme s'il y avait deux pays  celui qui se bat, et celui qui s'en fout ! Les lecteurs belges sont invités à réfléchir à notre avenir commun. Les lecteurs français, les expats, les Suisses et les Canadiens, découvriront un pays bien plus profond et bien plus déchiré qu'on ne le croit généralement, où le français est interdit dans l'administration et jusqu'aux prêches de certaines églises. Où le Flamand fut proscrit sur les tombes des soldats de 14-18. Il ne s'agit pas d'un pamphlet, mais d'une base pour une prise de conscience de la situation tragique dans laquelle ce pays de cocagne est en train de s'enfoncer.

Walen Buiten est en vente dans toutes les bonnes librairies (au besoin, vous pouvez le commander à votre libraire en précisant qu'il est distribué par Jourdan Distribution en Belgique et par UD-Flammarion-PUF en France) au prix de 21,90 € en Belgique (je ne connais pas le prix français).

On le trouve notammentchez Club à Bruxelles, chez Filigranes, avenue des Arts, à Bruxelles, chez Tropismes, chez Molière à Charleroi, à la Fnac de Bruxelles (au rayon Histoire de la IIe guerre mondiale (sic)), à la Librairie de Gastuche, à Grez Doiceau, etc.

FRANCE : Si votre libraire ne peut l'obtenir ches Flammarion, il est aussi disponible en ligne chez PROXIS.

Pour en savoir plus, regardez le petit reportage à la lisière de Bruxelles


ou écoutez quelques extraits de mon interview du 3 mars sur Bel-RTL.


podcast

mercredi, 16 juin 2010

Canardage au Zénith

J'avais relayé l'info de La Voix du Nord via Francophone de Bruxelles sur la simulation de l'attaque du Zénith de Lille par des terroristes flamingants. Cette semaine, on retrouve une citation tirée de mon article dans le Canard Enchaîné, et le point de vue de Sorj Chalandon. On y parle de notre futur président, Nicolas Sarkozy (1). Le Canard évoque aussi un événement passé un peu inaperçu chez nous (et chez moi) entre les nationalistes belges et les vuvuzelas sud-africaines : les excuses du Royaume Uni pour le meurtre de 14 civils à Derry, le 30 janvier 1972 lors d'une manifestation pacifique par des parachutistes anglais. Pendant 38 ans, la perfide Albion a fait passer ces victimes pour des «terroristes». Après des années d'enquête, elle a pleinement reconnu ses torts et s'est excusée, rendant ainsi aux 14 morts du «Bloody Sunday» et à leur famille l'indispensable : leur vérité.

Et quoi ? Qu'est-ce que vous attendez ? Vous croyez que je vais vous en dire plus ? Photocopier l'article ? Ehoh ! Le Canard enchaîné, ça s'achète, ça se déplie, ça se lit à l'ancienne, à la terrasse. Allez ouste, allez enrichir (si peu) votre libraire et le journalisme actif, et que je ne vous y reprenne plus à vouloir tout gratuitement ! Bande de chapardeurs ! Par la même occasion, intéressez-vous un peu à l'Irlande. Demandez à votre libraire «Mon Traître» de Sorj Chalandon, chez Grasset. Il y a des leçons à tirer. Pour nous-mêmes.

(1) Mais non, je plaisante : tout le monde sait que Nicolas Sarkozy ne dirigera jamais la Wallonie. Ça sera Dominique Strauss-Kahn évidemment !

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