vendredi, 04 juin 2010
Le français en option, la vidéo.
Voici un extrait de la conférence de presse de la police, du parquet et du ministre. Dans les deux premiers cas, les journalistes ont expressément dû demander une déclaration en français. Voyez la réaction étrange du porte-parole de la police de Bruxelles et dites-moi si vous la trouvez normale.
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Commentaires
On a vraiment l'impression que ça l'emmerde de le faire en français. Je me demande qu'elles auraient été les réactions des flamands si l'inverse s'était produit ! Parler uniquement, à Bruxelles, pour la minorité...
Serait-ce une preuve que les flamands reconnaissent les minorités ? ;)
Ecrit par : André | vendredi, 04 juin 2010
Scandaleux !
Mais c'est un fait qu'à Bruxelles il y a parfois des policiers qui semblent ne même pas comprendre le français...
Et la plupart sont des bons flamands avec un accent très pronocés.
Vivement la scission, je suis sûr qu'avec une Police de proximité issue des quartiers de Bruxelles et pas du fin fond de la flandre à causes des quotas linguistiques , ça irait beaucoup mieux à Bruxelles.
Ecrit par : fil-à-soie | vendredi, 04 juin 2010
@Marcel Sel,
Merci pour cette vidéo, qui confirme mot pour mot la relation que vous en aviez faite. Vous avez parfaitement raison sur les faits et avez souligné l'anecdote avec beaucoup d'à propos. Soyez en remercié, c'était très éclairant.
Ecrit par : JPBWEB | vendredi, 04 juin 2010
A tout le moins, il semblait avoir l'intention de ne faire son intervention qu'en néerlandais, ce qui évidemment pour un événement dans une ville majoritairement francophone, est un peu surprenant. Puis dans un deuxième temps, un instant de surprise, une pointe d'exaspération, et il s'exécute.
Ecrit par : Jilou | vendredi, 04 juin 2010
C'est la pointe d'exaspération qui est l'élément le plus significatif. On pourrait croire qu'il a pensé en bon flamand que le néerlandais suffisait. Ce serait bien sûr inacceptable mais compréhensible. Puisque lui est de toute évidence un très bon bilingue, le fait de répéter la même chose dans une autre langue pourrait lui paraitre non nécessaire. Jusque là, on pourrait croire en sa bonne foi. mais la suite?
Si, confronté à une demande de s'exprimer en français, il avait eu un bon sourire et avait dit "mais très volontiers, bien sûr, etc.", avant de s'exécuter, c'eut été assez bien.
Mais ce n'est pas comme ça qu'il a réagi. Il a eu l'air surpris, comme si on lui avait demandé quelque chose d'incongru, il a recherché l'assentiment de ses acolytes, puis il a eu ce sourire ironique en répétant "bilingue!" comme si c'était à un exercice ridicule et déplacé qu'on le contraignait. Et c'est là que se trouve la signification essentielle de ce qui par ailleurs pourrait passer pour une anecdote banale. S'exprimer en français pour un porte parole flamand, c'était déjà un exercice futile, et maintenant c'est devenu grotesque et déplaisant, voire dégradant.
J'en tire une fois de plus l'enseignement qu'il est urgent de scinder ce pays, parce que ce petit exemple nous donne un rare coup d'oeil à la manière de penser des flamands en situation d'exercer des fonctions régaliennes.
Et c'est une faiblesse du système tout entier. On peut tester l'aptitude linguistique par ces fameux examens SELOR, mais on ne peut pas tester la propension à respecter les sensibilités exacerbées des différentes tribus belges. Ce fonctionnaire de police a donné de lui même et de son corps l'image à la fois d'un excellent bilinguisme et d'une attitude sectaire très inquiétante.
Ecrit par : JPBWEB | vendredi, 04 juin 2010
Et après ça, ils osent encore parler de "respect" que les francophones devraient avoir pour le flamand alors qu'ils ne respectent même pas la langue de la majorité francophone de Bruxelles !!!
Inversez "francophones" et "flamands" et remplacez "Bruxelles" par "périphéirie" et vous avez le discours classique flamingant. Ce qui prouve encore une fois qu'il est complètement à sens unique : les francophones doivent "respectent" la langue de Vondel mais il n'est pas question que les flamands respectent les francophones. En gros, ils se comportent à Bruxelles comme une armée d'occupation.
Séparons-nous des ces fous et repoussons l'occupant sur leur terre sacrée. Nous pourrons ensuite les regarder se fâner définitivement.
Ecrit par : Rodenbach | vendredi, 04 juin 2010
je trouve cela tout à fait excellent, ... quand on est à cette place là, à cet endroit là de Belgique et que l'on est bilingue en plus, ... on ne se fait pas prier et on ne fait pas la moue non plus !!
Ceci dit, je le remercie d'avoir obtempéré, .... alleï circuleï y'a rien à voir !!
Ecrit par : jean-paul allonsius | vendredi, 04 juin 2010
ah oui, bilingue ?!?
Ecrit par : jean-paul allonsius | vendredi, 04 juin 2010
Le pauvre homme: Tellement sensible, et choquer par ce dont il doit parler, il en oublie tout bon sens.
D'autre avant lui se sont aussi laisser avoir par leurs état sentiment, non?
Et puis, où irions nous si un porte parole devait vraiment porter une parole vers le plus grand nombre, hein? Je vous le demande.
Ecrit par : Xavier | vendredi, 04 juin 2010
ik heb even naar dit filmpje gekeken.... en hierdoor zijn jullie gechockeerd? jullie zijn allemaal franstalige extremisten die hiernaar kijken als een vis in een bokaal.... my god, get a life....
d'ailleurs le gars s'exprimait très bien en français je pense....
Ecrit par : des | vendredi, 04 juin 2010
faut peut-être vous excitez sur le fait que:
- un magistrat et un greffier sont mort à Bruxelles;
- un fonctionnaire de L'UE est retrouvé mort à Bruxelles;
- une journaliste bulgare est retrouvé morte à Bruxelles..
http://www.lalibre.be/ - de maintenant
cela ne vaut pas un petit message, ou cela constituent des "faits divers"?
Ecrit par : des | vendredi, 04 juin 2010
quand je pense qu'ils hurlent au "manque de respect" quand on commande un pain en français à un commerçant francophone dans une commune à majorité francophone ... Pff mais qu'est-ce qu'on attend pour faire sécession, je vous le demande.
Ecrit par : didier | vendredi, 04 juin 2010
@Des : la juge était francophone (je sais, ce n'est pas le sujet), le tribunal était francophone, les témoins étaient francophones, la ville est francophone, mais le français est en option, avec un peu d'énervement quand même. Ce n'est pas tant que c'est choquant, c'est plutôt que c'est révélateur. Imaginez dans une ville à 88% néerlandophone (Anvers ou Courtrai) qu'après un événement pareil, on commence la conf en français, et que quand un journaliste hollandais demanderait "in het Nederlands alstublieft", le porte-parole de la police se mette à râler ?
Mais oui, vous avez compris : c'est exactement ce qu'était la Belgique des Fransquillons. Et c'est exactement contre ça que les Flamands, à juste titre, se sont battus.
Ecrit par : Marcel Sel | vendredi, 04 juin 2010
@Des : pour ces quatre meurtres dans une ville de 1 million d'habitants, je vais peut-être pondre un billet… Accrochez-vous, quand même. Ça peut faire mal.
Ecrit par : Marcel Sel | vendredi, 04 juin 2010
@des,
En effet, le monsieur s'exprimait très bien en français, avec un vocabulaire choisi et approprié. Ce n'est donc pas par incapacité à parler la langue ou par pudeur due à une mauvaise maitrise qu'il entendait visiblement s'en abstenir. Simplement, non seulement il n'en voyait probablement pas l'utilité mais en plus sa gestuelle (son "body language" comme on dit) indique clairement qu'il considérait le fait d'être contraint à le faire comme une sorte d'exercice idiot et gênant.
Vous avez tort de minimiser cet incident qui me semble au contraire parfaitement révélateur. Pour vous montrer que je ne suis pas un extrémiste linguistique, j'irai même jusqu'à vous dire que je suis parfaitement capable d'imaginer une scène analogue où en d'autres temps un commissaire francophone aurait négligé de s'exprimer aussi en néerlandais et aurait eu exactement la même réaction si on l'avait contraint à le faire. C'est de l'arrogance linguistique, purement et simplement. Jadis, des Francophones (flamands!) s'en rendaient coupables, aujourd'hui ce sont des Néerlandophones (flamands aussi !)
Ecrit par : JPBWEB | vendredi, 04 juin 2010
@, M'sel; BXl n'est pas francophone! Bxl est bilingue! Et c'est dans notre fucking constitution, tout comme la frontière linguistique!
A lire certains francophones la constitution n'est pas encore traduite en Molièrien...
Je trouve que le garde champêtre de service s'en sort pas si mal dans les deux langues... Comme le néerlandais est la langue majoritaire du pays ce n'est pas anormal qu'il commence en néerlandais. L'évènement est de toute façon d'une importance nationale. Le pauvre blouson bleu me semble plutôt nerveux qu'autre chose. Je le comprend un peu devant un bouquet de micros.
Ecrit par : wanda (iq moins de 50) | vendredi, 04 juin 2010
Wat een ongelooflijke gemiste kans om aan het einde van zijn betoog gewoon toe te voegen: "En voor de Franstaligen: hetzelfde."
Ecrit par : Lieven | vendredi, 04 juin 2010
http://s4.concentra.be/imgpath/000/000/079/102/id79102-100604-quirit-cartoon-2-jpg-550x500-n.jpg
Ecrit par : wanda (iq moins de 50) | vendredi, 04 juin 2010
A la vrt, ce soir, on a montré l'arrestation du tueur, dans Le Warande.
Les policiers qui ont fait ça parlaient le néerlandais ; des Flamands.
Espérons que Sel ne commence pas à se complaindre de ça !
note ; ce policier est aussi l'auteur de plusieurs livres. En "Flamand", bien-sûr !
Ecrit par : amaai! | vendredi, 04 juin 2010
Bruxelles est bilingue, donc le Néerlandais suffit !
Ecrit par : Theo Simon | vendredi, 04 juin 2010
Simon Theo voulait bien admettre que les administrations bxloises sont bilingues alors que, c'est regrettable mais c'est ainsi, la population s'exprime, en 1ère ou 2ème langue en Français. Qu'en théorie, la Police bxloise se doit, elle, d'être bilingue et lorsque nécessaire, le demeurer devant les médias.
Ecrit par : Denis | vendredi, 04 juin 2010
Theo, on doit plutôt dire :"Bruxelles est bilingue, donc le néerlandophone est suffisant"
Ecrit par : Tich | vendredi, 04 juin 2010
Tôt ou tard il sera nécessaire d'examiner la composition des polices bruxelloises. Il est anormal qu'il y ait tellement de Flamands dans leurs rangs.
Sinon, on remarquera également l'air gêné du porte-parole du Parquet, Jean-Marc Meilleur, qui est il vrai un francophone bon teint.
Ecrit par : melodius | vendredi, 04 juin 2010
Tôt ou tard il sera nécessaire d'examiner la composition des polices bruxelloises. Il est anormal qu'il y ait tellement de Flamands dans leurs rangs.
Sinon, on remarquera également l'air gêné du porte-parole du Parquet, Jean-Marc Meilleur, qui est il vrai un francophone bon teint.
Ecrit par : melodius | vendredi, 04 juin 2010
@ melodius,
Effectivement, si tout ce cirque finissait par tourner mal, je crains depuis longtemps que les Bruxellois ne soient pas défendus, comme il se devrait, par leur propre police, en cas de déferlement de nasillons tatoués sur la capitale. Ça fait froid dans le dos tout cela.
Ecrit par : Denis | vendredi, 04 juin 2010
On n'y est pas encore, heureusement. Ma préoccupation est plutôt que j'en a marre de ces jobs réservés aux Flamands (spécialistes de l'emploi public à Bruxelles, on ne le soulignera jamais assez) et qui de plus n'ont souvent pas la moindre connaissance des spécificités locales.
Ecrit par : melodius | vendredi, 04 juin 2010
Si ça se limitait aux "spécificités locales".... si je le concède, certains sont très bons bilingues, d'autres ont un Français à peine compréhensible. Dans le privé, OK, mais dans la fonction publique, pour une population locale à plus de 90% francophone, ça tient de l'absurde. C'est tout aussi absurde que la situation passée (bourgeoisie flamande francophone) qu'ils nous ressortent à toutes les sauces, jusqu'à la nausée.
Mais ce qui, en d'autres temps les a choqués au point d'en justifier leurs politiques abjectes actuelles semble bien, en ces mêmes lieux et à leurs yeux, être tout à fait juste et équitable.
Ecrit par : Florent | vendredi, 04 juin 2010
@ melodius,
Et le privé? Je crois me souvenir d'un de vos posts expliquant brillamment ce qui se passe à la KBC, pour ne citer qu'un exemple. D'autre part, concernant l'emploi, que qq'un veuille bien m'expliquer la nécessité d'être encore, ou devenir bilingue, à la lecture du billet suivant : http://www.francophonedebruxelles.com/2010/01/le-vdab-pratique-la-discrimination.html
Merci d'avance et, un petit bonsoir à Marcel au passage.
Ecrit par : Denis | vendredi, 04 juin 2010
M'enfin Denis, vous débarquez ou quoi ? C'est pas un scoop ! Vous auriez beau parler le plus pur des Néerlandais ou le plus insignifiant des patois flamands, vous êtes mal né, end of the story !
Ecrit par : Florent | vendredi, 04 juin 2010
Souvenez vous du précédent de Fourons. Après les premières "promenades" flamandes, les gendarmes wallons du Groupe Mobile de Liège tout proche ont été remplacés par ceux venus de Hasselt, mieux "acceptés" par les gentils promeneurs du TAK, du VMO et autres Flamingants "musclés".
On peut en effet penser qu'une police composée d'une forte proportion de Flamands et commandée par des Flamands du haut en bas de l'échelle ne mettra pas toute son ardeur à combattre les malveillants qui ne manqueront pas de s'abattre sur Bruxelles dans un futur proche. Comme en plus les institutions d'état sont en Belgique dans un état assez lamentable même si on ignore le clivage linguistique, on a en main tous les ingrédients pour une catastrophe.
Ecrit par : JPBWEB | vendredi, 04 juin 2010
@ Florent,
Vu l'actualité, je dirais même plus : "Ce n'est pas un Schouppe"!
Ecrit par : Denis | vendredi, 04 juin 2010
Joli, Denis !!
Ecrit par : Florent | vendredi, 04 juin 2010
La KBC, c'est l'exemple le plus caricatural. Mais il y a également bon nombre de boîtes étrangères où les Flamands qui se trouvent à des postes à responsabilités n'engagent que leurs compatriotes.
Tiens, au passage, le De Coninck qui rechigne à parler Français, c'est donc le porte-parole de la zone Bxl-XL. Comme par hasard deux communes avec des bourgmestres PS.
Ecrit par : melodius | vendredi, 04 juin 2010
@Wanda (il ne vous reste plus qu'un petit pois dans le cerveau) : il est porte-parole, c'est son métier.
La Constitution belge dit aussi que Bruxelles n'est pas la capitale de la Flandre. alors, dégagez votre parlement de la ville où j'habite, et seulement ENSUITE, osez me parler de la Constitution. Vous n'êtes même plus ridicule, vous êtes méprisable. Putain que j'ai envie de ne plus jamais entendre parler cette Flandre là qui défend les pauvres Gazaouis mais joue l'Übermensch chez elle. Ik ben van Luxembourg !
Ecrit par : Marcel Sel | vendredi, 04 juin 2010
@Wanda : et dire que Des trouvait que mon article était déplacé ! Voilà que la Flandre politique et médiatique utilise déjà ce meurtre malheureux pour une nouvelle campagne antibruxelloise.
Ecrit par : Marcel Sel | vendredi, 04 juin 2010
Amaai : il faut être cohérent. Les flamands se plaignent quand, à 10% de la population, ils tombent sur un commerçant qui n'a pas de livre en néerlandais ou dont le néerlandais est de mauvaise qualité ou inexistant. Mais si les Francophones trouvent un peu gonflé que pour 88% de la population, la langue est en option, vous foncez tête baissée pour vous moquer ? Quelle petitesse d'esprit, hein !
Ça ne me dérange pas qu'il y ait (beaucoup) de policiers flamands à Bruxelles. Ça me gène qu'il y ait tant de chômage parce que les Bruxellois, faute d'être superbilingues, n'ont pas accès à la profession.
Ecrit par : Marcel Sel | vendredi, 04 juin 2010
Ben l'autre jour vous vous montriez également agacé car j'écrivais en français sur votre blogue flamand.
Niet waar ?
Ecrit par : Pierre | vendredi, 04 juin 2010
@Denis : là, on est dans le scénario catastrophe de mon avant dernier chapitre. J'ai posé la question à un policier (bilingue) sur l'éventualité d'une déclaration de prise de pouvoir par la Flandre en vertu de l'impossibilité de gouverner la Belgique. Le scénario que mon héros décrit est en fait basé sur une série de possibles (la réalité étant l'enchaînement d'un de multiples possibles à chaque embranchement) dans le cadre d'une réaction en chaîne. En cas de ce type de déclaration, la probabilité qu'un acte violent n'entraîne que des actes violents est grande, mais dans mon chapitre, je pars du principe que des forces de paix se mobilisent malgré tout. Deux faits s'enchaînent immanquablement : la Flandre déclare son autonomie de mouvement et confirme que Bruxelles est sa capitale (et donc fait partie de la Flandre). Bruxelles vote alors immanquablement son autonomie, déclarant qu'elle est située hors de Flandre. (je rappelle que le parlement et le gouvernement flamand sont à Bruxelles et devraient alors déménager). Plus que probablement, des députés indépendantistes en appelleraient alors à la police pour arrêter les membres du parlement bruxelllois. Ce parlement lancerait un même appel pour demander à la police de rester fidèle à la nouvelle région autonome ou indépendante. Or, 70% de la police de Bruxelles et pratiquement tout son staff dirigeant habitent… en Flandre !
D'après les policiers que j'ai interrogé, il y aura alors 3 camps : les pro-flamands, probablement le camp le plus important, les pro Bruxelles, environ 30 %, et les neutres qui chercheront surtout à calmer le jeu. Qui gagnera ? La réponse de mes interlocuteurs, unanime : "le premier qui s'empare de l'armurerie". En écrivant Walen Buiten, je me suis rendu compte que depuis 2007, TOUS les leviers de la sécurité à Bruxelles et de l'armée sont passés à la Flandre. C'est forcément un hasard. Forcément. C'est un hasard. C'est sûr de chez sûr. C'est un pur hasard. Mais bien sûr. Je vous jure.
Quant à ceux qui seraient chargés de défendre le point de vue de l'un ou de l'autre à l'étranger, il n'y a là aussi que des néerlandophones.
Evidemment, il n'y aura jamais de violences en Belgique, jamais de chez jamais.
Ecrit par : Marcel Sel | vendredi, 04 juin 2010
@Marcel Sel,
Je trouve votre dernière intervention particulièrement sinistre, mais tout aussi plausible, raisonnable et raisonnée. Il parait évident que la Flandre, ou du mois ceux qui agissent pour elle, prépare un coup de force. Dire cela peut semblé ahurissant si on n'y est pas préparé, mais en y réfléchissant deux minutes, ça saute aux yeux.
Maintenant, que la Flandre prépare un coup de force et un jour prochain mette son projet à exécution, c'est une chose, mais rien ne garantit que son coup de force réussisse. Nous ne parlons pas d'une île du Pacifique, la Belgique est au milieu de l'Europe et Bruxelles ou milieu de la Belgique. L'UE y est très présente, de même que des tripotées de journalistes et de diplomates accrédités représentant le monde entier. Tout le monde a le téléphone et internet, la première exaction flamande fera le tour du monde, comme ce fut le cas récemment à Bangkok. Comment serait il possible à un pouvoir flamand insurrectionnel de se voir reconnaitre comme légitime s'il commençait à faire main basse sur la police, à imposer la loi martiale et ce genre de choses? Et quelle pérennité aurait ce genre de mesure au delà de quelques heures?
Et si en poussant le délire, une clique militaro-fasciste s'emparait des leviers de la Flandre et se mettait à utiliser l'armée ex-belge contre la population, quelle serait la réaction du monde civilisé?
Je conçois bien qu'il doit se trouver en Flandre des gens qui s'imaginent pouvoir passer en force, et je n'ai pas de peine à croire qu'il s'en trouve suffisamment et haut placés pour activement préparer la chose, mais franchement, comment pourraient ils réussir? C'est la malédiction belge vue par les Flamands. Quoi qu'ils fassent, même le recours délirant à la violence militaire nécessite la coopération de ces Francophones honnis. Le gouvernement bruxellois mis sur la touche, si le gouvernement wallon à Namur n'est pas d'accord et conteste, il se retournera forcément vers l'UE pour la forme et vers Paris pour les blindés.
Ecrit par : JPBWEB | samedi, 05 juin 2010
@JPBWEB
Le coup de force est d'autant plus plausible qu'aujourd'hui les milices flamandes fanatiques comme le voorpost s'arment en toute discrétion.
Mais vous avez raison sur un point : grâce aux nouveaux moyens de communication, dès qu'un coup d'état sera tenté, le monde entier sera au courant. Mieux, en traitant tous les étrangers comme les francophones, y compris les diplomates, ils n'ont aucune chance de pouvoir défendre leur légitimité à l'étranger. Et il y aura forcément une intervention militaire d'autre pays pour protéger les institutions européennes, l'OTAN, le SHAPE et tout ce que le pays contient comme diplomates. En tout cas, des supers beaux prétextes pour débarquer en force à Bruxelles. Et à ce moment, la flandre aura tout perdu.
Le problème avec des intégristes comme les milices flamingantes, c'est qu'ils sont tellement fanatisés qu'ils ne réfléchissent pas rationnellement et n'ont aucune idée des implications de leurs actes. Ils est donc tout à fait possible que ce scénario se produise.
Ecrit par : Rodenbach | samedi, 05 juin 2010
@JPB et Rodenbach : ce n'est pas parce que les Flamands ont pris les postes sécuritaires et internationaux qu'ils préparent un coup de force, hein. On peut le faire pour des tas de raisons. Par précaution, parce que les Francophones occupent le social, parce qu'il faut un dur pour réformer l'armée, etc. Toujours est-il que la politique linguistique taboue (Leterme est resté calé sur "j'ai confiance dans les jeunes allochtones pour qu'ils apprennent le néerlandais" quand on lui a posé la question d'alléger les normes linguistiques à Bruxelles — ça ne se fera donc pas) a petit à petit mis en place un système de sécurité bruxellois presqu'exclusivement néerlandophone, et même flamand.
Que cela soit pertinent dans un futur de scission éventuel, c'est certain. Que ce soit conçu pour, c'est évidemment possible. Mais dans ce cas, on n'aurait pas mis Turtelboom à l'intérieur mais Marino Keulen. Annemie, c'est une dame qui n'a pas que des défauts et que je crois à ltrès peu flamingante.
Ecrit par : Marcel Sel | samedi, 05 juin 2010
@Marcel Sel,
Je ne connais pas Annemie Turtelboom aussi intimement que vous, mais je sais au moins une chose à son sujet, c'est que c'est une Flamande. Et les Flamands sont toujours d'accord entre eux sur les questions communautaires et s'alignent sur la position haute. [Attention, JPB, vous êtes très proche de l'amalgame. Je l'interprète comme "les politiciens flamand (actuels) et non comme "les Flamands" (habitants de Flandre] En plus , il me semble que la dame, qui est probablement très honnête par ailleurs, n'a en réalité qu'assez peu de pouvoir. Par exemple, elle n'a visiblement aucune autorité sur les bourgmestres qui ne veulent pas organiser les élections fédérales, ni sur le ministre régional qui en a la tutelle. Bref, pour une ministre fédérale de l'intérieur, elle n'a qu'une prise limitée sur ce qui se passe en Belgique, et ce dans l'application de la structure de gouvernance légale. Si on se mettait à faire voler en éclat ce cadre de référence et qu'on en appelle à des allégeances tribales chez les forces de l'ordre, qui peut imaginer comment les intéressés réagiraient? Vous nous disiez vous même avoir reçu à ce sujet des avis particulièrement tranchés.
La Flandre prépare-t-elle un coup d'état? A-t-telle placé ses pions dans cette perspective? Mystère. Mais le fait est que ces pions sont en place. Quand on a un jouet, il est très tentant de s'en servir. La situation de mainmise flamande sur les outils de maintien de l'ordre est plus que préoccupante.
Ecrit par : JPBWEB | samedi, 05 juin 2010
@ JPWEB : il est vrai que la Belgique n'est pas une île du Pacifique, mais ....
J'habitais à BXL dans les années 80, à l'époque des CCC et des tueurs du Brabant.
Et je me souviens très bien de la présence des para-commandos dans les rues de la capitale. Il fallait s'écarter du trottoir pour pouvoir passer devant certains bâtiments.
L'armée était dans les rues de BXL et personne n'a moufté.
Je trouve d'ailleurs assez troublant que les CCC aient été attrapés après trois mois, alors que les tueurs du Brabant courent toujours.
Je trouve aussi troublante cette profession de foi de l'époque, d'un ami flamand étudiant chez Solvay, affirmant que "le pays serait mieux géré si la Gendarmerie s'en occupait".
Encore troublante cette histoire du réseau "Gladio" et l'attaque de la caserne de Vielsalm....
En résumé, les Belges sont capables d'encaisser vraiment beaucoup avant de se poser des questions, ne parlons même pas de réagir aux événements.
Beaucoup de choses peuvent donc se passer avant que l'impression de normalité soit altérée.
Et beaucoup de chancelleries fermeront les yeux sur les éventuelles violations de la démocratie ou des droits de l'homme, pourvu qu'un semblant de stabilité soit préservée.
Ecrit par : Pazunbrin | samedi, 05 juin 2010
Pazunbrin
La caserne de Bourg-Léopold a été pillée cette semaine.
Curieusement, aucune alarme n'a fonctionné et la brigade canine de surveillance n'a pas levé l'oreille ni reniflé quoique ce soit.
Ecrit par : Pierre | samedi, 05 juin 2010
Je me souviens de l'époque noire des CCC et des tueurs du Brabant. J'étais à Liège à l'époque et je me souviens de la Banque Nationale Place Saint-Paul gardée par des Chasseurs Ardennais avec des mitrailleuses. La concomitance des tueurs et des CCC était en soi un phénomène troublant.
Il faut se remettre dans l'état d'esprit de l'époque. Les gouvernements Martens successifs, les magouilles diverses, l'endettement sans fond, les querelles communautaires (déjà!) avaient miné la crédibilité du système. Il y avait une lassitude dans l'opinion et en effet j'ai moi aussi entendu des gens appeler de leurs voeux une solution extracontitutionnelle, et pas seulement émanant de Flamands.
A la place de ça, on a acheté des Golf GTI à la Gendarmerie et tout est apparemment rentré dans l'ordre, mais il reste l'impression que notre pays est passé à travers une expérience curieuse dont on ne connait toujours pas trente ans après tous les tenants et aboutissants.
Ecrit par : JPBWEB | samedi, 05 juin 2010
@Pazunbrin : mais à l'époque, les libertés individuelles n'étaient pas en jeu (quoique je me suis quand même fait mettre la Vigneron sur la tempe…) comme elles sont aujourd'hui, ni le droit de chacun, ni l'augmentation éventuelle de la sécu (de 15 à 25% en Wallonie si Madame Non avait dit Oui).
Ecrit par : Marcel Sel | samedi, 05 juin 2010
Ocharme toch, sukkelaars.
Leren jullie dan geen Nederlands op school?
Ecrit par : Ben | samedi, 05 juin 2010
@Ben : de journalisten uit Frankrijk, Engeland, Duitsland, Italië, Spanje die hier gestuurd worden voor de Europese zaken (in het Engels en in het Frans) coveren vaak ook meer lokale zaken, zoals deze. Te dom om te verstaan dat Nederlands niet voor alle internationale journalisten in Brussel een prioriteit is ? l'esprit de clocher tape dur dans certains clochemerles !
Ecrit par : Marcel Sel | dimanche, 06 juin 2010
Om te beginnen: dat heerschap had in de hoofdstad van Europa best de aankondiging eerst in het Engels gedaan. Vervolgens in het Nl/Fr en niet noodzakelijk in deze volgorde. Als hij echt neerkijkt op het Frans, kan hij uiteraard beter een postje zoeken in Zichem of zo.
Maar het argument "Brussel is grotendeels Franstalig" (correct) dus "het moet in het Frans" is onzin. Tot spijt voor wie het benijdt, Brussel is de hoofdstad van België en moet zich zo internationaal gedragen.
Ook, het feit dat internationale journalisten hier niet in het Nederlands mogen bediend worden is ook lachwekkend, want in Nederland is dat wel normaal. Door de uitsluitend Franstalige communicatie naar buiten toe minacht men dus het meertalige karakter van het land, en meer bepaald de taal van de meerderheid. Gebruik dan liever Engels dat Nl en Fr talige opinies evenwaardig naarbuiten komen.
Maar dat is de bedoeling van onze politiekers he, vechten om de macht en dus de taal van de hoofdstad "controleren". Vandaar de aberraties van sommige taalgevoelige en communotair gevoelige partijen.
En beste heer Sel, U trapt daar volmondig in, vele Vlamingen trappen daar volmondig in en vele Walen doen dat ook. Arm België.
Ecrit par : Geert | dimanche, 06 juin 2010
@Geert : niet totaal onjuist, maar
1. l'anglais n'est pas une langue nationale
2. Bruxelles appartient aussi un tout petit peu à ses habitants. La Belgique a signé notamment la charte des pouvoirs locaux qui dit que chacun doit pouvoir comprendre toute activité démocratique. Ne pas utiliser la langue la plus parlée au profit de celle de la minorité est totalement antidémocratique.
3. Si le français doit disparaître dans lla police bruxelloise sous prétexte que Bruxelles est la capitale de la Belgique, je préfère que la Flandre se détache de Bruxelles.
4. Vos déclarations, qui nient à la majorité le droit à sa propre langue, vont à l'encontre de l'intérêt de la minorité, et l'on comprend mieux pourquoi certains militent (à tort) pour l'abolition du néerlandiais dans l'administration bruxelloise.
5. Il n'y a pas de siège de la commission, du Conseil et partiellement du parlement européen, ni de l'Otan à La Haye ou Amsterdam. Les journalistes qui vont en Hollande y vont pour des affaires exclusivement hollandaises. Personne, de surcroit, ne parle français en Hollande.
6. Le grand pays le plus proche qui ait une langue commune avec la Belgique et particulièrement avec Bruxelles est la France
7. Si Bruxelles est la capitale de la Belgique et que tout doit se faire en conséquence, alors le texte DOIT être dit en Français, faute de quoi vous considéreriez les 4,5 millions de Francophones de ce pays comme des Untermensch.
8. Je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas de déclaration en néerlandais. J'ai dit qu'il fallait impérativement (aussi) une déclaration en français, et que la courtoisie eût voulu que l'un commence en NL (ou en F), l'autre dans la langue alternée et ainsi de suite.
9. L'idée de 'langue de minorité' n'a pas d'intérêt dans ce contexte : il y a deux communautés, l'une de 57,5%, m'autre de 42,5% d'habitants. Si les deux communautés n'ont pas les mêmes droits pour une raison mathématique, la Belgique n'est pas une démocratie.
10. Neen : u bent in dat trap gevallen door de Nederlandstaligen te beschouwen als "de meerderheid", tov een Franstalige "minderheid" dat dus logischerwijze minder rechten mag hebben.
Ecrit par : Marcel Sel | lundi, 07 juin 2010
Marcel,
Ik denk echt dat je de openingszin van m'n originele post nog eens moet lezen:
"Ce bonhomme aurait mieux fait son annonce en Anglais dans la capitale d'Europe. Et puis en Nl/Fr, pas nécessairement dans cette ordre."
Is dat een beetje juist vertaald? M'n Frans is niet zo goed als jouw Nederlands, denk ik. Ik reken erop dat we voor alle gemak beide onze taal blijven spreken.
Dit zou toch de meeste van jouw bezwaren moeten wegnemen: ik pleit helemaal niet voor een unieke Nederlandstalige aankondiging. Uiteraard moet Frans zeker in Brussel gebruikt worden, vooral na aanvraag.
Mocht (hypothetisch) morgen bvb. Antwerpen hoofdstad van België worden, moet deze stad meertalig worden.
Wat ik we duidelijk las is dat je het argument gebruikt van een verpletterende Franstalige meerderheid in Brussel, en die is niet geldig t.o.v. een internationaal publiek. Meer nog, de hoofdstad van Europa mag zelfs niet beperken tot onze landstalen. Wat ik toch ook begreep is dat je de keuze voor het Nl niet goedkeurde (maar dat moet ik dus misbegrepen hebben).
Dus geen nood, ik ben niet in de val van een meerderheid-neemt-alles argument, hetwelke uiteraard niet democratisch zou zijn. Ik vraag me eerlijk gezegd af welk van m'n uitspraken dit suggereerde?
Ecrit par : Geert | lundi, 07 juin 2010
@Geert : Ik schrijf graag in het Nederlands, hoor. Mais bon, je suis plus à l'aise en français. But anyway, as you recommended, some English might be useful. Sorry if I misunderstood you.
Voor de vorm, hoewel je zin zeker niet slecht was, is dit een iets verbeterde versie (verbeteringen in hoofdletters) : "Ce bonhomme aurait mieux fait DE FAIRE son annonce en Anglais dans la capitale dE L'Europe. Et ENSUITE (ipv.puis) en Nl/Fr, (QUOIQUE) pas nécessairement dans cette ordre."
Er was dus geen fout in uw vertaling, enkel sommige ongebruikelijkheden (sic). "Quoique" is niet verpliche, maar is duidelijker en zou ook "mais" "bien que" kunnen zijn.
Bon, je n'ai pas critiqué l'usage du néerlandais. Si je mentionne l'écrasante majorité francophone à Bruxelles, ce n'est pas pour diminuer l'importance du néerlandais, mais pour contrer les arguments de pratiquement tous les partis flamands qui tentent de prouver que Bruxelles est une ville où il n'y a pas de majorité francophone sous prétexte qu'un certain pourcentage de Francophones seraient des fils d'immigrés. Je trouve ça déplacé : un Belge ou un "allochtone" a le droit de choisir une des langues nationales, et ensuite, de ne plus être considéré comme "fils de Marocain", mais comme "Belge" francophone ou néerlandophone. Il y a de ce fait peut-être un peu plus de néerlandophones en pourcentage, du fait des gens de 2e génération qui vont à l'école en néerlandias, et je n'ai aucune critique contre cet état de choses. Qu'on me dise qu'il y a 20% de Néerlandophones, tant mieux. Mais qu'on ne tripote pas les chiffres pour essayer de faire croire que Bruxelles n'est ni flamande ni francophone. Bruxelles est une ville d'origine flamande devenue très internationale où la langue véhiculaire principale est le français.
Comme je suis pour le bilinguisme des services (j'ai bien dit des services), il est évident pour moi que l'annonce devait être faite dans les deux langues, obligatoirement, et que l'anglais pouvait être ajouté par courtoisie. Ce qui m'a choqué (et me choque encore) c'est l'impression qu'on fait comme si le français n'était pas très important…
C'est d'ailleurs une mauvaise chose pour la minorité néerlandophone : plus les Francophones ont l'impression d'être "oppressés" (non pas "opprimés") par les partis flamands, plus ils risquent de devenir agressifs envers les Néerlandophones (et j'ai déjà vu des conversations déraper).
La phrase qui m'a fait bondir (un peu trop vite) sur "meerderheid" était : "Door de uitsluitend Franstalige communicatie naar buiten toe minacht men dus het meertalige karakter van het land, en meer bepaald de taal van de meerderheid."
Je n'ai jamais dit que je voulais une déclaration en français. Si aucun journaliste n'avait réagi, tout se serait passé en néerlandais. J'aurais trouvé aussi étrange qu'on ne parle que français, d'ailleurs !
BTW : welkom op deze blog.
Ecrit par : Marcel Sel | lundi, 07 juin 2010
C'est juste hallucinant comme réaction. Je ne sais pas si je dois être choqué ou même plus étonné, en fait (le regard vers le ministre, le soupir ou encore le "bilingue" qui veut tout dire... )
Faudrait juste lui rappeler qu'il y a (encore) pas loin de 90% d'habitants francophones dans cette ville, que ça pourrait (peut être) les intéresser une communication dans leur langue...
Ecrit par : Julien | lundi, 07 juin 2010
@Sel,
Bedankt voor het verbeteren m'n zinnetje Frans. Ik ga wat meer Frans lezen om het niveau op te krikken.
In ieder geval, ik begrijp en apprecieer je standpunt nu beter.
Ik leer er wel uit dat we elkaars standpunt veel te makkelijk verkeerd interpreteerden. Het blijkt menselijk te zijn om te lezen wat we VERWACHTEN dat de andere denkt (vanuit z'n etnische groep). Een lesje dat ik in ieder geval ga proberen te onthouden voor mezelf (maar ik blijf menselijk, tja...).
Let wel: ik hoop, vooral dan voor de woordvoerder van de politie zelf, dat je eigenlijk z'n lichaamstaal verkeerd interpreteerde. En dat hij zeer graag ook iedereen in het Frans tewoord wou staan. Ik verwijt je hier niets, een woordvoerder moet een perfecte ambassadeur zijn voor ons land. Het is zijn taak om het juiste signaal uit te zenden.
Ecrit par : Geert | mardi, 08 juin 2010
re: woordvoerder : daat zijn wij nu al mee eens :-))
Ecrit par : Marcel Sel | mardi, 08 juin 2010
Je trouve que c'est beaucoup faire de foin sur une attitude dont on ne sait finalement pas grand'chose sur les causes. Quand il dit « bilingue » par exemple, en souriant, il voulait peut-être partager une plaisanterie d'initié avec son voisin. Genre « rappelle-toi notre discussion d'avant sur le bilinguisme » ou un truc du genre.
En fait, on projette sur lui nos craintes linguistiques, en quelque sorte…
D'autre part, certains employés de services ou entreprises à Bruxelles sont tenus d'alterner les langues dans leur travail : un jour c'est exclusivement le français, le jour suivant exclusivement le néerlandais, etc.
De la même façon, le roi (par définition le porte-parole de tout le pays :-)) alterne le français et le néerlandais dans ses discours à l'étranger. Par exemple, il emploiera systématiquement le néerlandais lors d'une visite, en France par exemple, s'il avait employé le néerlandais lors de sa précédente visite, mettons en Allemagne.
Je me demande si ce porte-parole pensait que ce serait également le cas ici.
Ecrit par : Franck Pastor | mardi, 08 juin 2010
Nan, mais c'est pas un peu débile, franchement, d'employer le néerlandais au lieu du français face à 65 millions de personnes lors d'une visite en France, uniquement parce qu'il doit y avoir alternance linguistique, 1 jour sur 2 ? L'inverse serait tout aussi baltringue : parler français lors d'une visite au Pays-Bas. C'est ça la définition du bilinguisme en Belgique ? Mdr. J'ai toujours cru que l'atout du bilinguisme, voire du multilinguisme permettait une plus grande facilité d'expression et/ou de compréhension. Ah ben merdre, tiens, on est chez Ubu roi, là. Même Benoît XVI fait mieux que ça ! Et ça vous parait satisfaisant ? Acceptable ? Normal ? Crédible ? Communiquant ? Moi, franchement, ça me paraît suprêmement naze de ne pas parler la langue de l'auditoire quand on la connaît. Full stop.
Ecrit par : Karine | mardi, 08 juin 2010
Je rectifie une erreur : « Par exemple, il (le roi) emploiera systématiquement le néerlandais lors d'une visite, en France par exemple, s'il avait employé le français lors de sa précédente visite, mettons en Allemagne. »
@ Karine : moi, ça ne me choque pas, si on considère que le roi représente son pays et s'adresse aussi à lui. Tony Blair avait beau parler un excellent français, il ne parlait qu'anglais publiquement, même en visite officielle en France. Il est fort probable qu'en Suisse ou au Canada, pays multilingues, le système de choix des langues lors des discours officiels soit analogue à celui en Belgique.
De plus, lorsque le roi utilise éventuellement le néerlandais en France, c'est lors de discours officiels. Lors de ses contacts moins formels (réunions, repas, etc.), il va de soi qu'il emploie alors le français.
Ecrit par : Franck Pastor | mardi, 08 juin 2010
Tout de même, il n'est pas rare, Franck, de voir certains chefs d'états, représentants religieux ou têtes couronnées qui en ont la capacité, faire tout ou partie de leurs discours dans la langue du pays d'accueil. Ce n'est ni obligatoire ni systématique, certes, mais c'est une forme de diplomatie qui n'est pas exclue. La Reine Elisabeth d'Angleterre en est un excellent exemple. Lors du centenaire de l'Entente Cordiale en 2004, elle s'est exprimée face aux élus du Sénat et de l'Assemblée Nationale dans un français parfait. Ce qu'elle fait régulièrement lors de ses visites en France.
Ecrit par : Karine | mardi, 08 juin 2010
Il y a une petite nuance. Quand Elisabeth II s'exprime en français lors d'une visite d'état en France, elle fait de la diplomatie. C'est courtois pour ses hôtes et c'est très bien parce que le français n'est pas une langue officielle du Royaume-Uni. Si elle était en visite au Canada, dont elle est également la souveraine, elle n'aurait pas la même latitude et devrait respecter les usages canadiens en matière de langue, qui sont aussi crispés que les nôtres. On dit du Premier Ministre canadien Steven Harper qu'il adore monopoliser la parole et que le bilinguisme de son pays lui donne l'occasion de parler deux fois plus longtemps, un peu comme Guy Verhofstadt à l'époque, parait il. Cependant quand Steven Harper est à l'étranger, il alterne les deux langues de son pays dans ses interventions officielles mais ne se répète pas. Il répond aux questions qui lui sont posées dans la langue de la question, et personne ne lui demande de se traduire lui même. Il est vrai qu'il s'agit de l'anglais et du français, deux langues mondiales que tout un chacun est assez susceptible d'au moins comprendre.
Ecrit par : JPBWEB | mardi, 08 juin 2010
@ JPBWEB
J'utilisais l'exemple de la Reine d'Angleterre pour répondre au comportement linguistique de Tony Blair que m'opposait Franck. Maintenant qu'un chef d'état alterne les langues qu'il représente quand il discourt à l'étranger, je le conçois évidemment, mais que celle-ci ne soit pas adaptée à son auditoire alors qu'elle pourrait l'être m'apparaît protocolairement absurde, surtout quand le reste des échanges avec les journalistes et l'hôte recevant, se poursuivra naturellement dans la langue commune.
Ecrit par : Karine | mardi, 08 juin 2010
Ça peut paraître absurde, mais c'est ainsi que le veulent les usages ici. Il a certainement fallu pas mal galérer pour trouver un compromis acceptable entre les deux langues principales du pays en diplomatie étrangère. Car qu'on le veuille ou non, les interventions du roi sont suivies de très près dans son pays, même s'il se trouve en Ouzbékistan.
Je cite souvent l'anecdote du mariage d'Eddy Merckx, le champion cycliste belge, pour montrer combien les gens ici sont susceptibles pour tout ce qui concerne l'usage de la langue. Il se trouve que la femme de Merckx est francophone (lui-même est Bruxellois né de parents flamands), et que les cérémonies de mariage du couple, civile et religieuse se sont déroulées entièrement en français. Aucun des présents n'y a trouvé à redire, mais croyez-le ou non, cela a déclenché un véritable scandale public en Flandre. On a accusé Merckx de trahir la Flandre ! Il était devenu déjà un personnage public, représentant les deux communautés, et il ne s'appartenait déjà plus, au même titre que le roi lui-même…
Ecrit par : Franck Pastor | mardi, 08 juin 2010
@Frank Pastor : la langue de 80% des habitants d'une ville DOIT être utilisée dans toute communication officielle, au même titre que la langue des minorités historiques, donc le néerlandais. C'est une obligation constitutionnelle. On n'aurait pas dû lui demander de le faire. De plus, à Bruxelles, en principe, le français prime, et non le néerlandais.
Ecrit par : Marcel Sel | mardi, 08 juin 2010
Était-ce une communication bruxelloise ou nationale ? Dans le premier cas, français et néerlandais sont officiellement sur un strict pied d'égalité, quel que soit le pourcentage de locuteurs (que cela soit injuste ou non). Dans les deux cas, quelles sont les règles lors d'une communication ORALE officielle ? Employer les deux langues nationales (et l'allemand alors dans le cadre national ?) ou bien l'une d'entre elles suffit ?
Outre l'alternance que j'ai déjà mentionnée, dans certains organismes on laisse chacun s'exprimer dans sa langue maternelle. L'un parle en français, l'autre répond en néerlandais, et vice versa. Pour ma part, je préfèrerais l'alternance.
Mais en fait, on perd du temps. Avant de le condamner, quelqu'un a-t-il interrogé directement l'intéressé sur cette nouvelle affaire linguistique ? Marcel ?
Ecrit par : Franck Pastor | mardi, 08 juin 2010
Franck : ik paes da dat in den officièle communicôses in't brusselse excluséf oep zâ brussels mo geklapt weure, da mo nen klaene pourcentâch van de populôase vertstoet.
Vous m'énervez. une communication publique DOIT êtres compréhensible par le public. Il n'y a pas d'alternance qui tienne autre que d'utiliser, par exemple, d'abord le néerlandais dans la première intervention, ensuite d'abord le français, et enfin d'abord le néerlandais. Il s'agit du meurtre d'une juge francophone dans un tribunal principalement chargé d'affaires francophones d'une ville à 88% francophone siège d'institutions dont l'une des langues de travail est le français et non le néerlandais. Voilà pour la logique. Vous n'avez pas le choix, Franck. Pour moi, il s'agit d'une affaire locale, et d'ailleurs, les personnes présentes sont un procureur bruxellois, un porte-parole bruxellois et le ministre fédéral. Dans les trois cas, les deux langues sont obligatoires. Mais si, pour des affaires judiciaires concernant au premier chef des Francophones, on doit supplier pour obtenir le français (de mauvais grâce face caméra), il va vraiment y avoir une guerre civile dans cette ville où comme par hasard, les chômeurs sont francophones et les policiers, flamands !
Il y a des inégalités qui, à un moment donné, poussent les gens à des gestes imbéciles.
Ecrit par : Marcel Sel | mardi, 08 juin 2010
Si ça peut vous rassurer, Marcel, je suis bien d'accord pour que toutes les interventions de ce genre soient bilingues. Mais là où je ne vous suis plus, c'est quand vous faites une affaire d'état de cette histoire qui ne devrait même pas retenir notre attention plus longtemps que le temps que dure cette interview. Ce gars-là a peut-être fauté, mais lui n'a tué personne.
Mais si je vous énerve pour un truc comme ça, ce n'est plus la peine que je vienne donner mon opinion ici sur d'autres sujets, ou vous ferez une crise d'apoplexie lorsqu'à nouveau on ne sera pas d'accord.
Ecrit par : Franck Pastor | mardi, 08 juin 2010
@Franck : ben, ce n'est pas tant vous qui m'énervez que le fait que je dois sempiternellement revenir sur des évidences pour défendre le minimum du minimum. La manie qu'ont certains Flamands ici de toujours tout remettre en question, au pourcentage près, commence à me sortir par les oreilles, et votre message est arrivé au mauvais moment et je n'ai absolument pas compris votre prise de position, voilà tout. Mais évidemment, c'est votre droit. Désolé de m'être énervé sur vous.
(pour info : 70% des Bruxellois ne parlent pas bien néerlandias, pour une raison quelconque. Ils ont droit à une conférence de presse dans une langue qu'ils comprennent, un point c'est tout. Ça me semble fondamental dans tous les pays du monde, et ça fait partie de la Charte des poouvoirs locaux que la Flandre a ratifiée et qu'elle ne respecte pas.)
Ecrit par : Marcel Sel | mardi, 08 juin 2010
@Franck : et pour info, oui, j'en fais une affaire d'état, parce que des policiers crient à des jeunes ici de "retourrnez dans votre pays, sales métèques" avec ou sans un gros accent flamand, et que je leur retirerait bien leur badge pour le donner à des jeunes issus de l'immigration qui ne demandent qu'à travailler, mais ne sont pas assez bons néerlandophones. Toute cette misère ignorée, rejetée, balayée d'un sourire ou rejetée sur les Bruxellois soi-disant incapables de s'assumer par des Leterme, des De Wever ou même des Marianne Thyssen, j'ai bien envie de la leur faire ravaler, cuillérée par cuillérée, à ces salauds-là qui n'ont en tête que leur succès électoral et les sacro-saints critères linguistiques censés maintenir Bruxelles dans une Flandre dont elle n'a jamais fait partie.
Merde ! A Rhode St-Genèse, commune largement francophone, on interdit à des Francophones de voter parce qu'ils ont rempli un document en français, et à Bruxelles, on devrait pouvoir faire des déclarations officielles en néerlandais uniquement ? Mais ça va pas la tête ? (je ne vous dis pas ça à vous, hein. C'est une remarque générale).
Ecrit par : Marcel Sel | mardi, 08 juin 2010
@ Marcel
"à des jeunes issus de l'immigration qui ne demandent qu'à travailler"
Alors la il faut pas pousser bobonne hein??? ;)))
Je n'aime pas les generalités je viens encore de le mettre sur un de vos autres sujet.
Pour y avoir bcp d'amis je peux vous dire qu'il y a un rëel problème surtout coté garçons, alors vous n'allez quand même pas jouer non plus à celui que mets tout et tout le monde dans le même sac, que ce soit un sac positif ou négatif, il faut rester réaliste.
La plupart des fille que je connais ont fini leurs études et je vous jure que dans les bureau d'interim coté Saint-Jos et Schaarbeek on se les arrache. Trilingue pour la plupart, français, arabe, néerlandais elles sont idéales pour le secteur de la télécommunication par exemple.
Les garçons avec bcp de volonté qui ont fini leurs études et obtenu un beau diplome j'en ai vu défilé au interviews d'embauche et j'en ai aussi bcp vu être engagé.
Mais on ne peut quand même pas en vouloir aux employeurs de ne pas engager ceux et il y en a malheureusement de trop qui n'ont même pas fini leurs humanités, ça aussi c'est la faute au flamand peut-être, allez Marcel un peu de retenue svp. ;))
Je vous connais plus juste et plus cerné que ça, un petit coup de fatigue peut-être, une overdose de fièvre pré-electorale?
Je compatis, vous n'êtes pas le seul.
Ecrit par : Isa412 | mardi, 08 juin 2010
@Isa : je pousse bobonne quand j'écris « les jeunes issus de l'immigration ne demandent qu'à travailler » ? Donc, vous affirmez que les jeunes issus de l'immigration ne veulent pas travailler ?
Ecrit par : Marcel Sel | mardi, 08 juin 2010
Marcel, Marcel, troisiéme fois que je le dis aujourd'hui ici, je ne généralise jamais, mais il faut pas se mettre des oeilléres ça ne fait pas avancer le monde non plus.
Pour être kind aan huis chez plusieurs familles marocaines ou j'ai des copines je vois bien ce qu'il si passe surtout coté fistons et les parents sont impuissants et ne veulent pas ça non plus mais que faire?
Mais ceci est un sujet très long et dont je veux bien débattre mais je ne sais pas si c'est le moment ni l'endroit, mais svp ne venez pas me mettre la regaine de racisme svp, c'est un problème de societé auquels on devrait trouver une solution mais moi non plus je ne sais pas comment, j'ai déjà passer des heures avec des gamins de 15/16 ans à essayer de les motiver et faire comprendre que sans l'école ils n'auront pas d'avenir, sans bcp de résultats néanmoins, malheureusement.
Ecrit par : Isa412 | mardi, 08 juin 2010
@Isa : je n'ai pas dit que c'était facile. Mais j'en rencontre, moi, des jeunes qui aimeraient travailler et n'ont pas d'avenir.
Ecrit par : Marcel Sel | mercredi, 09 juin 2010
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