jeudi, 25 février 2010

L'enseignement néerlandophone : la preuve par l'absurde.

L'enseignement flamand à Bruxelles est confronté à une drôle d'évolution. Alors qu'il était l'un des fers de lance de l'antifrancisation (ou de la reflamandisation) de la capitale, il se retrouve aujourd'hui coincé entre identité et promotion linguistique : des parents néerlandophones d'entants de primaire ne trouvent déjà plus de place pour leurs enfants dans ces écoles, alors que plus de la moitié des enfants qui les fréquentent ne parlent pas néerlandais à la maison. Du coup, le discours identitaire revient, avec une étrange question : faut-il donner la priorité aux « vrais Flamands » dans l'enseignement néerlandophone de Bruxelles. Et un cri étouffant, dans le standaard, où un article défendant une mère de famille flamande qui ne trouve pas école pour son petit enfant est titré « ils veulent nous foutre dehors ». Ils, c'est moi, c'est toi, c'est nous, c'est tout ce qui n'est pas néerlandophone à Bruxelles.

Paradoxe délirant, mais effet de la bêtise, non, de la stupidité de l'identitaire (pour paraphraser Bart de Wever) et du nationalisme : la Flandre veut promouvoir le néerlandais, et y a tellement bien réussi que les enfants flamands n'arrivent plus à trouver une place dans « leurs » écoles ! D'où un discours étrange du socialiste flamand Pascal Smet qui fait passer Bruxelles pour une vile islmaique à la télévision flamande :

« Bruxelles est une ville où l'environnement linguisitque est français, une ville où beaucoup d'enfants parlent marocain ou turc à la maison, qui ont malgré tout le français pour seconde langue, et ensuite le néerlandais comme troisième langue, et donc, on ne peut pas vouloir que tous ces enfants puissent s'adresser à l'enseignement flamand? C'est quand même arrivé assez loin, puisque les parents néerlandophones ne réussissent pas à inscrire leurs enfants dans l'enseignement néerlandophone dans une école de proximité. Je trouve qu'on ne peut pas accepter ça ». C'est donc bien que ce socialiste préconise une préférence dans l'école flamande aux enfants « de souche » flamande ? Aujourd'hui déjà, 45 % des places sont réservées aux enfants de langue maternelle néerlandaise.

Quant à Jean-Luc Vanraes, membre de l'Open VLD (libéral) et ministre bruxellois, il a une étrange vision de « sa » ville : « Autrefois, il y avait ici [à Bruxelles] des Néerlandophones et des Francophones. Aujourd'hui, plus de 50 pourcent des habitants parlent à la maison une autre langue que le néerlandais et le français. » Il a dû confondre : il y a quatre ans, une étude de la VUB relevait 68 % de personnes de langue maternelle française et 12 % de lanugue néerlandaise (y compris les membres de familles mixtes) Si je compte bien, ça nous fait 80 % et pas 50.  Drôle de portrait que ces politiciens proposent là, une fois encore, à la presse flamande !

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://blog.marcelsel.com/trackback/1901050

Commentaires

Le choix est clair: identite. On devrait reserver l'enseignement neerlandophone a 100% aux familles qui parlent neerlandais a la maison et arreter de gaspiller de l'argent sur Bruxelles en payant pour l'education des non-neerlandophones.

Ecrit par : Lieven | jeudi, 25 février 2010

Envoyez votre proposition aux partis NL, Lieven...

Ecrit par : Bxxl | jeudi, 25 février 2010

@Lieven : l'enseignement n'est pas payé par la Flandre. Dixit Van Raes en personne : « l'argent de l'enseignement est fédéral et est réparti entre les Communautés sur base du nombre d'élèves ». Où l'on apprend que le fameux « c'est nous qui payons, c'est nous qui inspectons » est un énorme mensonge ! Ce sont donc ces non-néerlandophones qui payent leur part d'enseignement… néerlandophone !

Ecrit par : Marcel Sel | jeudi, 25 février 2010

@Marcel

Peut-etre. Je ne suis pas specialiste dans la matiere. Mais Van Raes parle de Bruxelles. L'inspection dont il s'agit est en Flandre et la c'est peut-etre une autre maniere de financement.

Ecrit par : Lieven | jeudi, 25 février 2010

Non, Lieven, c'est la même manière de financer. Et même si ce n'était pas le cas, les Francophones de Flandre sont 300.000 et leurs impôts permettraient largement de financer 2500 élèves des écoles francophones. Voyez à Bruxelles : pour 100.000 néerlandophones, il y a 4,000 places… rien qu'en première année…

Ecrit par : Marcel Sel | jeudi, 25 février 2010

@Marcel

Je m'en fous eperdument. Il n'y a pas de place pour le francais dans le vie public en Flandres.

Ecrit par : Lieven | jeudi, 25 février 2010

Et de la vie privée, ça ne vous tente pas, ça ?

Ecrit par : Marcel Sel | jeudi, 25 février 2010

En prive, vous pouvez parler gothique ou frison tant que vous voulez :)

Ecrit par : Lieven | jeudi, 25 février 2010

A Lieven, Vandenbroucke entre autres (il ne doit pas être le seul) est pour l'obligation de l'usage du néerlandais dans la sphère privée. Il s'est plaint d'ailleurs de l'incapacité de réglementer cela dans une lettre envoyée à tous les bourgmestres dont les bourgmestres francophones. La bourgmestre de Rhode-Saint-Genèse avait révélé cette info à la RTBF.

Ecrit par : Guillaume | jeudi, 25 février 2010

@Lieven :
Vous changerez peut-être d'avis quand toutes les entreprises auront déserté la flandre (cfr Opel hier, Carrefour aujourd'hui)? La flandre est le seul coin au monde où il est INTERDIT aux fonctionnaires de parler une autre langue que le néerlandais, même s'ils savent parler d'autres langues et même s'il s'agit d'aider des gens qui viennent y investir.

Je n'ai rien contre le fait que le néerlandais soit la langue officielle de la flandre, chaque pays à sa ou ses langues officielles. Par contre, si vous allez en France ou ailleurs, il n'y a pas d'interdiction de parler d'autres langues que la langue officielle. Si vous allez investir en France et que vous êtes anglophone, les fonctionnaires vous parleront très certainement en anglais.

La flandre est tellement prétentieuse que le gars qui vient investir de l'argent en flandre doit venir avec un interprète alors que ce serait à l'administration de fournir cet interprète, ce serait la moindre des politesses. Je ne sais pas comment vous pouvez croire que la flandre pourrait vivre en autarcie et que vous pouvez vous passer d'accueillir correctement des entreprises et des entrepreneurs étrangers. La richesse de la flandre a été bâtie sur le commerce et aujourd'hui, les flamands prétendent obliger leurs clients à parler la même langue qu'eux, à l'exception de toute autre langue.
Faut pas s'étonner de voir tous vos clients et les entreprises étrangères s'enfuir et aller ailleurs. Heureusement, il est fort probable que votre économie tombe de très très haut dans les mois qui suivent. Ca vous fera certainement vous rendre compte que vous ne pouvez pas vivre sans capitaux étrangers et qu'il vaut mieux être souple sur l'usage des langues et séduire que d'interdire tout autre usage que le néerlandais et faire fuir les investisseurs.

Ecrit par : Rodenbach | jeudi, 25 février 2010

@Lieven: tout à fait d'accord avec vous, pas de place pour le français en flandre; tout comme il ne devrait y avoir aucune place pour le flamand à Bruxelles, ville francophone. A commencer par un déménagement de toutes les institutions flamandes.

Ecrit par : benoit | jeudi, 25 février 2010

@Guillaume :
Cette bande de tarés sont si loin dans leurs délires qu'ils ont un peu oublié qu'il existe des droits de l'homme et un truc qui s'appelle la liberté d'expression...

Ecrit par : Rodenbach | jeudi, 25 février 2010

Lieven : « On devrait reserver l'enseignement neerlandophone a 100% aux familles qui parlent neerlandais a la maison… »

Et comment est-il possible de contrôler cela ? On envoie un fonctionnaire vivre une journée entière dans cette maison ? Ou on fait passer un test de langues aux parents ? Bonjour les frais… et le ridicule.

On pourrait peut-être explorer une autre piste : un enseignement régionalisé. Un enseignement wallon, un enseignement flamand, et un enseignement bruxellois. Ce dernier pourrait s'inspirer de ce qui se pratique au Grand-Duché de Luxembourg, où on parle alternativement français et allemand pendant les cours, selon le niveau d'enseignement. Évidemment, étant donné la législation et les mentalités actuelles, c'est infaisable à court terme. Mais pourquoi ne pas y réfléchir, pour plus tard ?

Ecrit par : Franck Pastor | jeudi, 25 février 2010

Guillaume : « A Lieven, Vandenbroucke entre autres (il ne doit pas être le seul) est pour l'obligation de l'usage du néerlandais dans la sphère privée. Il s'est plaint d'ailleurs de l'incapacité de réglementer cela dans une lettre envoyée à tous les bourgmestres dont les bourgmestres francophones. La bourgmestre de Rhode-Saint-Genèse avait révélé cette info à la RTBF. »

Si c'est vrai, bonjour Big Brother… Mais j'aimerais bien avoir les sources de cette affirmation.

Ecrit par : Franck Pastor | jeudi, 25 février 2010

pfffffffff, tout ça pour un problème plutôt pragmatique: les enfants qui arrivent dans les écoles néerlandophones devraient au moins avoir des notions de néerlandais.... les parents aussi! Comment voulez vous communiquer avec l'école si vous ne parlez pas la langue de l'école?

Le problème est out à fait pareil dans les écoles francophones avec des élèves et des parents qui ne parlent pas un mot de français!

Ecrit par : wanda | jeudi, 25 février 2010

A Franck Pastor,

Elle avait été invitée à Matin Première il y a un peu plus d'un an maintenant. L'info a été confirmée ensuite suite à question faite à Franck Vandenbroucke à Questions publiques toujours dans Matin Première quelques semaines plus tard, le journaliste ayant confirmé les dires de la bourgmestre avant de reprendre la question.

En fait, ce que Vandenbroucke voulait c'est comme dans les écoles interdire l'usage des autres langues mais aussi dans tout batiment privé tels que les commerces par exemple.

Ecrit par : Guillaume | jeudi, 25 février 2010

« Le problème est out à fait pareil dans les écoles francophones avec des élèves et des parents qui ne parlent pas un mot de français! »

Sauf que je n'ai jamais entendu personne en France ou en Belgique francophone exiger qu'on parle français à la maison pour s'inscrire dans une école. Ça, c'est une exclusivité flamande.

Ecrit par : Franck Pastor | jeudi, 25 février 2010

@Lieven : je suis assez tenté par le Vieux-Prussien.

@Guillaume : vous auriez une source ? (Cela dit, étrangement, Vandenbroucke a bien constaté dans un document public l'impossibilité constitutionnelle d'interdire l'usage de langues autres (que le NL) dans "l'image de rue". Or, c'était la mission que le gouvernement flamand s'était assignée dans sa déclaration gouvernementale. Dans ce gouvernement, il y avait tous les partis traditionnels (CD&V-N-VA/ SP-A / OVLD).

@Benoit : si vous ne plaisantiez pas, je vais vous envoyer en punition chez le préfet Guy Verhof (stad) avec votre petit camarade Lieven. Bruxelles est une ville cosmopolite où le français est parlé par la plupart des gens, mais dont l'héritage, et au moins 100.000 habitants, sont brabançons, un dialecte néerlandais. Merci de vous en souvenir quand vous emmènerez un ami français voir le « Manneken Pis » et non le « Petit Bonhomme Pipi ».

@Wanda : la question est : avec 20 % de non-Francophones non-néerlandophones dans la ville, sachant que logiquement, ils se répartissent moitié côté néerlandophone (plus de chances de promotion, meilleures perspectives d'avenir dans le Nord jusqu'à Amsterdam (300 km) et moitié côté francophone (plus de places à l'école, droit de parler français dans la cour de récré, perspectives d'avenir excellentes dans le Sud jusqu'à Marseille (1000 km), la question est mal posée : ce qu'il faudrait, c'est un enseignement adapté aux besoins des Bruxellois plutôt qu'aux besoins des Francophones, d'une part, et des Flamands, d'autre part. Parce que ni l'un ni l'autre n'est définissable, et qu'on ne peut pas interdire à un habitant de la Belgique d'aller dans une école néerlandophone. Vous êtes là au bout de la logique flamingante, c'est la preuve qu'elle ne fonctionne pas, et ça devrait vous réjouir, vous qui êtes libéral jusqu'au bout des ongles…

Ecrit par : Marcel Sel | jeudi, 25 février 2010

@Franck : et personne n'oserait dans l'Europe libérale émettre un règlement qui exige des parents qu'ils parlent uniquement le « néerlandais général » aux abords de l'école ! Ah ? Quoi ? En Flandre ? Où ? A Wezembeek ! Mais non, vous déconnez, c'est pas possible, même en Serbie, on en est revenu, de ces conneries !

Allez, à d'autres !

Ecrit par : Marcel Sel | jeudi, 25 février 2010

@Wanda : j'ai un ami en France dont les parents sont algériens. La mère ne parle pas le français et le père à peine. Certes, c'est regrettable. Bien sûr, on parlait uniquement arabe chez eux. Ça n'a pas vraiment joué sur le parcours scolaire de leur fils qui a toujours été un élève et un étudiant modèle. Il est professeur agrégé de mathématiques maintenant.

Des histoires semblables, il y en a depuis que l'immigration existe.

L'état, l'administration ou de l'école n'ont pas à se mêler de la langue qu'on parle à la maison. Point.

Ecrit par : Franck Pastor | jeudi, 25 février 2010

A Marcel,

L'ancien site de Matin Premiere a disparu donc on ne peut plus accéder à l'interview. Ce dont je me souviens c'est que la bourgmestre avait été invitée suite à la non-nomination des trois autres et en vue d'expliquer la difficulté qu'elle rencontrait elle-même et elle a sorti cette lettre de Vandenbroucke (c'était absolument pas prévue). Faudrait demander au journaliste de l'époque qui l'interviewait c'était l'actuel patron de l'info radio, télé et internet à la RTBF encore journaliste-intervieweur à l'époque.

Vandenbroucke a bien affirmé l'inconstitutionnalité de ce genre de mesures dans cette lettre adressée en fait plus particulièrement aux bourgmestres du brabant flamand puisqu'il était ministre chargé de la reflamandisation de la périphérie.

Ecrit par : Guillaume | jeudi, 25 février 2010

@ Marcel;

Et pourquoi on ne pourrait pas interdire qqn d'accéder à une école néerlandophone?

Sincèrement, vous trouvez cela dans l'intérêt de l'enfant (et des autres enfants dans la classe) si deux non-néerlandophones envoient leur enfants non-néerlandophone dans une école néerlandophone? Faudrait presque poursuivre ces parents pour négligence!

Si les parent persistent il devrait y avoir moyen de prévoir une année "préparatoire" pour l'enfant (et les parents). Cela pourrait ce faire pendant la maternelle, comme ça l'enfant ne perdra pas de temps, je crois même que cela existe!

Ecrit par : wanda | jeudi, 25 février 2010

@ Wanda : et pourtant cela se produit tous les jours et partout où il y a des immigrés. Et la plupart s'en sortent.

Je vous cite : « Si les parent persistent il devrait y avoir moyen de prévoir une année "préparatoire" pour l'enfant (et les parents). Cela pourrait ce faire pendant la maternelle, comme ça l'enfant ne perdra pas de temps, je crois même que cela existe! »

Ça, c'est déjà une solution bien plus intelligente. Le problème, c'est que faire si l'enfant d'immigrés en question a dépassé l'âge de la maternelle ? Un enfant arrivé à Bruxelles à l'âge de 12 ans par exemple ? Il faut bien plus de souplesse que cela dans ce système.

Ecrit par : Franck Pastor | jeudi, 25 février 2010

@ Wanda

eeuuhh, non on ne peut pas interdire qqn d'accéder à une école néerlandophone. ce n'est pas démocratique.... dans la classe de mon gosse à Anvers il y un Boaz, Roumaissa etc... dont les parents parlent très peu le néerlandais... selon votre raisonnement il n'auront pas accès, mais les enfants s'en sortent pas trop mal.... heureusement il y a le décret GOK (Gelijke Onderwijskansen)

moi je suis partisan à l'idée des écoles bilingues comme on le fait au Luxembourg..... maintenant j'habite à Anvers et j'aurais bien aimé d'envoyer mon enfant à une école bilingue NL-FR....

de l'autre côté, je comprends la mère citée par M'Cel, pas parce qu'elle a insinué qu'on veut chasser les flamands de Bruxelles, mais parce qu'elle est vraiment inquiète qu'elle trouve pas de place pour son enfant....

Ecrit par : des | jeudi, 25 février 2010

@Des : vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis content quand je suis entièrement d'accord avec vous. Je ne reproche en effet pas à la maman d'être inquiète, et je ne lui reproche même pas d'avoir insinué « qu'on » voulait chasser les Flamands de Bruxelles, je reproche très clairement au Standaard d'avoir choisi cette partie-là de son argumentaire.

Les règlements en Flandre prévoient que les enfants allophones qui n'ont pas fait au moins une maternelle dans l'enseignement néerlandais doivent d'abord passer par une année de néerlandisation (ce qui représente une année perdue pour tous ces enfants !) et je ne sais pas ce qui a été prévu pour les enfants qui arrivent plus tard. Je suis, comme Des, pour un enseignement bilingue et multicommunautaire.

Ecrit par : Marcel Sel | jeudi, 25 février 2010

@Marcel: certes, l'histoire bruxelloise (c'est à dire son passé) est bel et bien brabançon mais nous vivons dans notre temps...Sinon, pourquoi ne pas rattacher Lille ou Dunkerque à la mère-patrie

Ecrit par : benoit | jeudi, 25 février 2010

@ m'cel:

Pourqoui une année de "néerlandisation" serait une année de perdu???? L'enfant qui ne parle pas un mot de néerlandais risque fort l'échec à la première année de toute façon... et en tout cas un mauvais départ

Votre idée d'écoles bilinges? Bonjour les dégats ... en wallonie....

Dans les écoles flamandes on est déja obligé d'apprendre le français à partir de 13 ans, des heures par semaine... manu militari... Et vous me parlez de temps perdu....

Ecrit par : wanda | jeudi, 25 février 2010

Oups, c'est à partir de 10 ans que la galère commence dans nos écoles!

Ecrit par : wanda | jeudi, 25 février 2010

Wanda : « Votre idée d'écoles bilinges? Bonjour les dégats ... en wallonie....  »

Justement, on parle de Bruxelles.

Ecrit par : Franck Pastor | jeudi, 25 février 2010

A wanda,

"Votre idée d'écoles bilinges? Bonjour les dégats ... en wallonie.... "

Le problème est qu'il y a déjà pénurie d'enseignants en langue. Il y a de plus en plus d'écoles en immersion mais ça n'augmentera plus à cause de la pénurie.

Ecrit par : Guillaume | jeudi, 25 février 2010

@ Franck Pastor, allez, les Wallons de Bruxelles alors!

Ecrit par : wanda | jeudi, 25 février 2010

@Wanda : dans les écoles francophones de Bruxelles, on commence le néerlandais à 9 ans. Par ailleurs, il y a une différence entre suivre une année spéciale, où l'on apprend le néerlandais intensivement tout en ayant d'autres cours, et "perdre" totalement une année (à savoir, devoir commencer sa vie professionnelle un an plus tard) pour apprendre uniquement le néerlandais de façon accélérée. Je ne critique pas du tout qu'il faille parler correctement néerlandais pour réussir dans une école néerlandophone. En 2e secondaire, j'ai eu un ami iranien (authentique réfugié) fraîchement arrivé qui parlait très peu français, et a néanmoins réussi son année. J'aurais trouvé invraisemblable qu'on lui impose d'abord une case "one year french only".

@Franck : il y a des écoles en immersion en Wallonie, surtout le long de la « frontière linguistique », et surtout en primaire et en maternelle.

Ecrit par : Marcel Sel | jeudi, 25 février 2010

Y a-t-il un francophone dans la salle capable de m'expliquer pourquoi tant de francophones persistent à envoyer leurs enfants à une école néerlandophone, organisée par des flamands sans doute très raciste ?

A cause de la qualité ?
A cause de l'importance du néerlandais ?

merci.

Ecrit par : amaai! | jeudi, 25 février 2010

@ Wanda : dites à un Bruxellois francophone qu'il est Wallon et il vous fusillera du regard, sinon pire :-). Et vice versa, d'ailleurs !

Des écoles bilingues dans une région bilingue, moi ça me paraît logique.

Ecrit par : Franck Pastor | jeudi, 25 février 2010

@ Amaai : les deux, mon capitaine. Et contrairement aux Flamingants vis-à-vis des Francophones, tout le monde en Belgique francophone ne fait pas de généralités vis-à-vis des Flamands.

Ecrit par : Franck Pastor | jeudi, 25 février 2010

Bruxelles Trilingue immédiatement: français, Néerlandais et Arabe.
Ou au moins, le bilinguisme avec des facilités en Arabe.

Ecrit par : Jean | jeudi, 25 février 2010

A Jean,

Comme d'habitude vous faites croire encore à l'arabe comme troisième langue officielle possible. C'est impossible, il n'y aucun parti surtout flamand qui réviserait la constitution pour rajouter l'arabe. Donc c'est juste du fantasme pur.

Ecrit par : Guillaume | jeudi, 25 février 2010

@Amaai ; ne vous affolez pas. Maximum 10 % des Francophones vont à l'école flamande, et encore, sans compter les ni-Francophones, ni-néerlandophones. C'est simplement pour en faire de bons bilingues. Et l'enseignement est généralement plutôt bon. Mais j'en connais, de ces enfants. ils trouvent bizarre de se retrouver devant le préfet pour un mot de français à la cour de récré.

Ecrit par : Marcel Sel | jeudi, 25 février 2010

Jean, je vous aurais bien traité de raciste, mais là, vous êtes en fait parfaitement ridicule : il n'y a même pas 5 % d'arabophones à Bruxelles ! Pratiquement aucun fils d'immigré ne comprend l'arabe, et la moitié des immigrés eux-mêmes sont berbères et parlent éventuellement le maghrebiy, qui est aussi proche de l'arabe que le westflandrien de l'allemand. Renseignez-vous avant de dire des conneries grosses comme des maisons !

Ecrit par : Marcel Sel | jeudi, 25 février 2010

@Lieven

Quid des couples mixtes comme une mère flamande et un père francophone (belge ou non), leur enfant peut-il aller dans l'enseignement néerlandophone ?

Ou alors on interdit aux flamand(e)s, d'épouser des francophones. Comme cela on garde un bon Blut und Boden. Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : Non peut-être ? | jeudi, 25 février 2010

@Non peut-etre: oui si on parle neerlandais a la maison.

Ecrit par : Lieven | jeudi, 25 février 2010

@Marcel
Les langues parlées à Bruxelles? En l'absence de recensement linguistique, les meilleures statistiques doivent se pêcher dans des études. Dont celle de la VUB (voir sur www.brusselsstudies.be):

Langues parlées "bien à parfaitement", en 2000 et 2006:

2000 2006
1 Français 95,52% Français 95,55%
2 Néerlandais 33,29% Anglais 35,40%
3 Anglais 33,25% Néerlandais 28,23%*
4 Arabe 9,99% Espagnol 7,39%
5 Allemand 7,61% Arabe 6,36%*
6 Espagnol 6,90% Italien 5,72%
7 Italien 4,68% Allemand 5,56%
8 Turc 3,33% Turc 1,47%*
9 Berbère 3,09% Portugais 1,67%
10 Portugais 1,43% Lingala 0,99%
11 Grec 1,19% Grec 0,91%
12 Russe 0,48% Russe 0,64%
13 Lingala 0,39% Berbère 0,36%

Donc un tantinet plus que 5% pour l'arabe. Mais en baisse (effet sans doute des nouvelles générations qui sont sans doute scolarisées majoritairement en français. Bref, l'intégration en marche.)

En ce qui concerne l'enseignement, je constate un succès de l'enseignement en immersion (en NL ou en EN) du côté francophone, mais apparemment rien en Flandre.

Je trouve l'enseignement en immersion une bonne idée - comme francophone, il ne me serait jamais venu à l'idée d'envoyer ma fille à l'école néerlandophone (un jour, je veux pouvoir parler avec elle de Voltaire, Baudelaire et de la révolution française), mais j'ai une idée positive de l'immersion (en NL ou EN?).

Ecrit par : thierry_bxl | jeudi, 25 février 2010

@Lieven " oui si on parle neerlandais a la maison."

Dans la même étude on trouve à propos des langues parlées à la maison en région bruxelloise:
2000 2006
NL 9,5% 7,0%
FR 51,6% 56,8%
NL/FR 9,9% 8,6%
FR/autre 9,3% 11,3%
Autres 19,7% 16,3%

Il y a donc en 2006 15,6% de ménages où le NL est parlé à la maison. L'enseignement néerlandophone accueille donc 'trois fois trop' d'élèves d'après vous.

Je vous suggère d'interpeler vos politiciens. Je suis moi-même partisan d'une partition de la Belgique, mais avec les bonnes frontières (relisez l'article de Guy Verhofstadt, et notamment l'article où il parle d'Alsace-Lorraine). Quand les politiciens flamands auront enfin compris que leur projet national ne peut se concevoir que dans les communes qui en expriment la volonté (probablement la "Flandre" actuelle sans les communes à facilités) on pourra aller très vite vers la scission que vous désirez. Et avoir des relations de voisins avec tout le respect et la coopération voulue.

Ecrit par : thierry_bxl | jeudi, 25 février 2010

@thierry_bxl

et sans Zaventem, et sans Anvers ou Zeebrugge si on doit lire Marcel serieusement, parce que c'est quand meme inconcevable que Bruxelles n'aurait pas la controle sur ses access par terre, ciel et eau.

Ecrit par : Lieven | jeudi, 25 février 2010

@Lieven

Et si on parle le néerlandais et le français à la maison, on peut quand-même ?

Comme tout est simple avec vous, comme vous avez réponse et une explication à toute chose, un peu comme les populistes. Vous devriez faire de la politique.

Pour l'air, nous avons déjà Brussels South sans embouteillage sur le ring (de Bruxelles).
Pour l'eau, il suffira d'attendre un peu car avec le réchauffement climatique, la mer va monter jusqu'aux portes de Bruxelles.

Plus sérieusement, vous pensez que Zaventem (Bruxelles National) existe sans Bruxelles ?

Ecrit par : Non peut-être ? | jeudi, 25 février 2010

@Thierry : j'avais les chiffres de 2006 en tête, et je ne parlais pas des langues qu'on connaît bien à très bien, mais de celles parlées à la maison. Ce n'est pas parce qu'on connaît l'arabe (ou toute autre langue) qu'on l'utilise chez soi Plus sérieusement, 5% de gens qui parlent arabe à la maison, c'est déjà très largement au-dessus de la réalité bruxelloise.

@Lieven : ni Antwerpen ni Zeebrugge. Dans l'hypothèse hypothétique d'une indépendance de la Flandre, Bruxelles ne doit exiger que le minimum vital confortable pour une mobilité bruxelloise et en tout cas pas accepter d'enclave. Zaventem doit au moins faire l'objet d'un traité international de libre circulation. Idéalement, un référendum par ancienne commune, histoire d'être démocrate, et si l'une d'entre elle (par exemple Diegem intra-ring) veut aller à la Flandre, qu'au moins l'administration du ring revienne à Bruxelles. Ensuite, au minimum le tracé du chemin de fer vers la Wallonie via Hal (on ne veut pas du centre-ville) et idem vers Lille (on contournera par ailleurs).

Ecrit par : Marcel Sel | jeudi, 25 février 2010

NL 7,0%
FR 56,8%
NL/FR 8,6%
FR/autre 11,3%
Autres 16,3%

Mon raisonnement : quand deux langues sont parlées à la maison, c'est dans la plupart des cas parce qu'il y a couple mixte. Je divise donc ces couples en deux.

FR : 56,8 + (1/2 NL/FR:) 4,3% + (1/2 FR/autre:) 5,6 % = 66,7 %
NL : 11,3
Autres : 21,9

Ecrit par : Marcel Sel | jeudi, 25 février 2010

@Marcel - Pas de polémiques de chifres entre nous ;-) Je voulais juste donner des chiffres (et on a pas beaucoup à ce sujet) plutôt que de lire les délires flamingants qui voudraient que, Bruxelles étant "perdue" pour la Flandre, elle soit devenue une immense zone de non-droit où il faut s'exprimer en arabe pour se faire comprendre.. (je caricature un peu, mais c'est bien l'idée sous-jacente de certains flamingants).

Ecrit par : thierry_bxl | jeudi, 25 février 2010

@Thierry_bxl, Sel & Co

Aujourd'hui, on a acceuilli Sarkozy en Rwanda ... en ANGLAIS. En effet, on a laissé tombé le français, comme symbole du passé, de l'oppression. Après le peuple flamand, les africains ont découvert la grande et horrifiante vérité ; le français est con.

Quand est-ce que les Bruxellois suiveront-ils ? The Bulletin ; 20.000 exemplaires par semaines, ....

Ecrit par : amaai! | jeudi, 25 février 2010

Alors, Trilingisme de francais, Néerlandais et Anglais ou au moins le bilingisme avec des facilités en Anglais.

Ecrit par : Jean | jeudi, 25 février 2010

PARDON Thierrt et FDB : je suis pris dans mon élan, ne prenez pas ma virulence pour une attaque contre vous, hein ! Mais je ne m'atendais pas à de telles réponses :-))))

Ecrit par : Marcel Sel | jeudi, 25 février 2010

@Jean : pourquoi pas ? Ça ne me pose aucun problème, ce serait même intelligent !

Ecrit par : Marcel Sel | jeudi, 25 février 2010

Au Luxembourg, c'est facile, on parle le luxembourgeois à la masion, l'enseignement est en Allemand pendant les primaires puis tout passe en français dés les secondaires. Bien entendu on doit prendre une langue étrangére en plus (99% du temps en Anglais).

Et bien devinez quoi: tout le monde parle Luxembourgeois, Allemand, français et Anglais. Et tout le monde trouve ça bien ;)

Ecrit par : David | vendredi, 26 février 2010

Je connais de plus en plus de jeunes qui font un voyage en Erasmus en Flandre. A mon époque, c'était carrément impossible, on pouvait aller dans n'importe quel pays mais pas en Flandre, une aberration corrigée depuis. Faut pas se leurrer aujourd'hui ceux qui veulent rester travailler en Belgique sans partir à l'étranger faudra avoir plus qu'une très bonne connaissance du néerlandais.

Ecrit par : Guillaume | lundi, 01 mars 2010

Je viens de terminer la lecture du livre de Pascal Verbeken: "La terre promise: les Flamands en Wallonie."

Cet excellent travail journalistique, primé à l'étranger, fait la lumière sur un passé oublié par la classe politique flamande: l'émigration des Flamands en Wallonie.

Ce livre comporte de larges extraits d'un autre livre aujourd'hui introuvable: "A travers les Flandres (Door Arme Vlaanderen)" d'Auguste De Winne, qui retrace l'exploitation des Flamands obligés de travailler pour la bourgeoisie flamande (avec la complaisance du clergé) à l'époque ou la Wallonie était la troisième puissance économique au monde.

Dans un des commentaires de cet ouvrage, quelqu'un affirme que se lecture devrait être imposée à tous nos étudiants.

Ce travail de mémoire est très certainement ignoré volontairement par les nationalistes de tout bord qui combattent aujourd'hui les descendants de ces Flamands émigrés en Wallonie.

A cette époque, personne ne s'est inquiété de la langue qu'il fallait parler dans une région. Poussés par la faim, ils se sont intégrés.

Ecrit par : Non peut-être ? | lundi, 01 mars 2010

C'est bien entendu que la wallonie ne puisse être la troisième puissance économique du monde à cette époque la que par les ouvriers flamands qui travaillaient en wallonie, en s'adaptant à la langue locale ! Une grande différence vis-à-vis- le macchiavellisme linguistique des francophones dans la périphérie tout d'abord et dans toute la belgiek ensuite.

Ecrit par : Jean | lundi, 01 mars 2010

A Jean,

On s'adapte effectivement toujours à la langue du plus offrant. Ca a toujours été comme ça. Et dans l'histoire, y en a des exemples.

Ecrit par : Guillaume | lundi, 01 mars 2010

Ha! Ha ! Jean : si vous n'existiez pas, il ne faudrait pas vous inventer ! :-))))

Ecrit par : Marcel Sel | lundi, 01 mars 2010

Tijd om eens een grote uitzondering te maken.
De onderdrukte meerderheid die zich losmaakt van de onderdrukkende franskiljonne minderheid. Wie laatst ...., best ....

Ecrit par : Jean | lundi, 01 mars 2010

Tu as vu ça dans les nouvelles aujourd'hui, le gouvernement vénézolenne (ultrasocialiste et égoiste, comme d'habitude) à supporté l'ETA, le mouvement nationaliste basque (selon les franskiljonnekes de belgiek, automatiquement extrème-droite, raciste et fasciste). Het is waar gaat de wereld toch naar toe, mon spitaels ?

Ecrit par : Jean | lundi, 01 mars 2010

Jean : j'ai parlé d'UN Basque. Pas de tous les Basques. Au contraire, je soutiens l'autonomie basque. La différence ? La Belgique n'a jamais bombardé Wetteren, alors que l'Espagne a bombardé Guernica… Ça fait toute la différence (sans compter qu'en Espagne, les fascistes, c'était Franco, alors qu'en Belgique, c'était les Flamingants). En fait, l'équivalent du mouvement autonomiste basque, c'est le mouvement rattachiste wallon.

Maar bon, u bent te dom om zoiets te verstaan. Tenminste weet ik wanneer ik u lees dat er toch één domme Vlaming is.

Ecrit par : Marcel Sel | lundi, 01 mars 2010

@ Sel
"en Espagne, les fascistes, c'était Franco, en Belgique ... c'étaient les flamingants"

Quelle connerie. Pas mal de fascistes Belges n'étaient pas du tout flamingant ; Rex, par exemple. Et le Verdinaso. Et pas mal de flamingants n'étaient pas du tout fascistes ; Camille Huysmans, Frans Van Cauwelaert, le Chiro, le VVKS, le Boerenbond et le Kredietbank.

Mais probalement, je n'ai pas compris "les nuances du français", ...

note ; le bombardement de Guernica, c'étaient les Stukas du Condorlegion ; pas vraiment des Espagnols.

Ecrit par : amaai! | mardi, 02 mars 2010

@Amaai : je parlais précisément du VNV, pardon d'avoir fait ce raccourci. Ce n'était pas pour le coup une nuance du français, je rappelais simplement que la différence fondamentale entre le flamingantisme post-VNV (dont se réclame explicitement Filip De Winter, et dont Bart De Wever n'arrive pas à se détacher, via le VVN, Bart Maddens, le Tak et l'Ijzerwake) et les mouvements indépendantistes et/ou autonomistes basque et catalan, c'est que les seconds sont issus de l'antifascisme, alors que les premiers sont issus du fascisme. Ça me semble être plus fondamental qu'une nuance du français. Je ne suis pas pour autant pro-ETA, parce que je suis contre l'assassinat politique, sauf en cas de légitime défense populaire (l'ETA du temps de Franco, par exemple). En revanche, en Flandre comme ailleurs, je suis pour le droit des habitants à un enseignement, une culture, une justice, dans leur langue, et s'ils le souhaitent, dans leur langue y compris locale, ainsi que pour le droit à la propagation de leur langue. Ceci revien par ailleurs à, justement, ne pas opprimer les locuteurs de la langue d'à-côté !

Désolé, par contre, d'avoir mélangé flamingants non- et antifascistes aux flamingants fascistes. Toutefois, en ce qui concerne la KBC, son ex-CEO ayant écrit un livre avec le président du Vlaams Belang, je ne dédouanerais pas la banque si facilement… Quant à Guernica, on ne sait pas si Franco était instigateur, s'il était pour ou contre. Ce qu'on sait de source sûre, c'est que les Allemands étant les alliés de Franco, lui étant l'Espagnol responsable de ses alliés, les nationalistes espagnols sont donc responsables de Guernica. Ce qu'on ignore encore aujourd'hui, parce que les témoins ont des versions divergentes, c'est à quel niveau.

Un peu comme Sharon à Sabra et Chatila. Il est à peu près certains qu'il n'a pas mesuré ce que les phalangistes allait commettre dans les deux quartiers. Mais en tant que chef de la force occupante, il était pleinement responsable de ce qu'ont fait ses coallisés. De la différence entre la responsabilité et la culpabilité… 

Ecrit par : Marcel Sel | mardi, 02 mars 2010

@Jean

Vous avez tout compris, la Wallonie était la troisième puissance économique mondiale grâce aux ouvriers flamands. J'adore votre bonne foi et votre façon de ne retenir de l'histoire que ce qui arrange vos thèses nationalistes.

Moi je comprends plutôt que nos compatriotes wallons ont donné du boulot à leurs compatriotes flamands en leur permettant d'échapper à l'état d'asservissement et de famine que leur imposait (avec l'aide bienveillante du clergé) la bourgeoisie flamande.

Des enfants de 5 ou 6 ans devaient travailler avec leurs parents dans des conditions déplorables (truck system: ils n'étaient même pas payé en argent mais en marchandises payées au prix fort dans les magasins de leurs patrons).

A côté de cela, Zola c'est le paradis.

Ecrit par : Non peut-être ? | mardi, 02 mars 2010

@ chère selleke, ma delleke
Het is ik ben werkelijk onder den indruk van uwen parlé.
Het is ik heb den gesproken met un Basque - d'er zijn er 3 miljoen. Is dat het sterk !

Si la souffrance d'un peuple compte pour son voeux d'être indépendante, les Flamands l'ont mérité surtout, déjà 180 ans d'oppression lingistuique. L'apartheid totale en belgiek.
En plus, les francophones peuvent baisser leurs mains car on n'a jamais eu une attaque violente (wat niet is kan nog komen natuurlijk) par un mouvement extrême natioanliste comme l'ETA. Mais oui, pour les francophones deux poids, deux mesures: si c'ets pas en belgiek c'est autorisé.

Wie zei er weer dat rechtstreekse beledigingen niet konden, o ja, jij zeker ma chère delleke. Qui est le dommerik ici, mon spitaels ?

Ecrit par : Jean | mardi, 02 mars 2010

Jean : Sous la répression franquiste, l'ETA était en légitime défense. Les Franquistes torturaient et tuaient. Sous la répression nazie du VNV, les résistants flamands et francophones étaient aussi en était de légitime défense.

Ecrit par : Marcel Sel | mardi, 02 mars 2010

@ Sel

Je parlais du Kredietbank, pas du KBC. Nuance. D'ailleurs, de quel livre parlez-vous ? Je suis curieux.

Le Kredietbank, comme le Boerenbond, Le KUL, le V.E.V., des industriels comme Gevaert et Bekaert etc ... ont été beaucoup plus important pour l'émancipation Flamande que le maudit VNV ou le VB.

Ils ont donné un sentiment difficile à traduire en français (pour moi en tout cas ) : zelfrespect.

Mais vous êtes tellement obsédé par "les nazis" que vous ne comprendrez jamais ce qui s'est passé dans ce pays.

note :l''ETA a commis 70 % des ses attentats dans la période post-Franco .... leurs victimes : en général des petits policiers.

Ecrit par : amaai! | mardi, 02 mars 2010

@ amaai
Kroot Kelijk !

Ecrit par : Jean | mardi, 02 mars 2010

YL zal toch gelijk hebben gehad.

Ecrit par : Jean | mardi, 02 mars 2010

je constate que la plupart n'ont toujours pas saisi que la raison principale du choix de l'enseignement néérlandophone réside dans le fait que le futur de nos enfants en dépend. En effet, il suffit de voir combien le marché de l'emploi est devenu exigent et sans pitié pour les personnes non bilingues!!!!
Auparavant le néerlandais appris dans l'enseignement francophone nous permettait de trouver un emploi, notre néerlandais était "correct" et "suffisant" pour acquérir un job....aujourdh'ui plus aucune place n'est disponible "sorry het is niet genoeg"....j'ai pourtant suivi des cours à la vdab om "mijn nederlands te verbeteren", et rien n'y fait....ce sont toujours les nérlandophones qui eux parlent "à peine le français" venant de flandre qui sont embauchés!!!!

alors oui moi mes enfants je les ai mis à l'école néerlandophone et à dilbeek svp...çà s'appele la politique d'intégration!!!

Ecrit par : rajaa | dimanche, 25 avril 2010

@Rajaa. Oui. C'est exactement ce que le Mouvement Flamand reprochait aux Francophones au début du siècle passé. Aujourd'hui, ils prennent leur revanche. Amère victoire.

Ecrit par : Marcel Sel | dimanche, 25 avril 2010

et c'est pourtant eux qui continuent à se plaindre....aujourd'hui ils se plaingnent qu'il n'y a plus de place ou que le niveau de l'enseignement néerlandophone a considérablement diminué....ce qu'ils ne s'avent pas c'est que les parents non néerlandophones eux n'ont pas vraiment le choix....c'est çà ou nos enfants auront un diplôme francophone au chômage!!!!!!! je préfère donc malheureusement leur assurer un avenir "moins dramatique"...et tanpis si on "bouscule" leur petite vie tranquille, si les politiciens avaient compris qu'il fallait vivre avec la "diversité" linguistique et "culturelle"...bcp de solutions auraient fait le bonheur de chacun sans léser l'autre!!

Ecrit par : rajaa | lundi, 26 avril 2010

@Marcel

La vengeance est un plat qui se mange tres tres froid.

Ecrit par : Lieven | lundi, 26 avril 2010

@Lieven
Le pot finit toujours pas se retourner sur le cochon...alors ne vous réjouissez pas trop vite.

Ecrit par : Non peut-être ? | lundi, 26 avril 2010

Oink Oink!

Ecrit par : Lieven | lundi, 26 avril 2010

Lieven, je ne savais pas que vous parliez suédois.

Ecrit par : Marcel Sel | lundi, 26 avril 2010

http://www.nieuweorde.be/blog/category/insignes

Ecrit par : Ben | lundi, 21 juin 2010

@ amaai

http://www.nieuweorde.be/blog/category/fotos

Il y a quand meme souvent le mot Vlaams...non???

Ecrit par : Ben | lundi, 21 juin 2010

Made in Belgium in Aalst "La nominette"....

http://www.ereitzuniformwerke.be/Whome.htm


et autres...

http://www.military.be/blog/category/cloth-metal-insignia/cap-insignia-arm-eagles/

Ecrit par : Ben | lundi, 21 juin 2010

http://www.flandersmilitaria.be/

Dedicasse a Theo Simon...

Ecrit par : Ben | lundi, 21 juin 2010

Qui est Luc De Bast???

http://www.military.be/web/en/index.htm

Ecrit par : Ben | lundi, 21 juin 2010

Vous noterez que la plupart des intervenants sont Americains ou ...flamands...


http://www.wehrmacht-awards.com/forums/showthread.php?t=26867&page=97

Ecrit par : Ben | lundi, 21 juin 2010

Écrire un commentaire